- Speaker #0
Zolux, marque française dédiée au bien-être des animaux de compagnie, s'engage activement pour la cause animale. En tant que membre fondatrice de la Demeur Monday, l'entreprise a développé une gamme d'accessoires d'hygiène canine solidaire, permettant de soutenir concrètement les animaux en refuge. Le principe est simple, pour chaque produit acheté, Zolux finance un repas pour un animal recueilli, en partenariat avec YouCare, l'ONG à l'origine du label 1% pour les animaux et de la Demeur Monday. Cette gamme comprend une vingtaine d'accessoires. indispensable pour les promenades de nos compagnons à quatre pattes. Sac à déjection, distributeur, pelle, bouteille rince-urine, Ausha. Soucieuse de son impact environnemental, la marque propose des sacs fabriqués à base d'amidon de maïs, 100% compostable. Déclinés dans les teintes printanières, lilas, kaki, bleu marine, bleu ciel, ces produits sont disponibles en animalerie, jardinerie et grandes surfaces de bricolage. Enfin, Zolux va encore plus loin dans son engagement en ayant déjà labellisé plus de 1100 produits de son catalogue avec le label 1% pour les animaux, faisant d'elle l'entreprise la plus impliquée dans cette démarche. A découvrir sur zolux.com Un grand merci à Zolux d'être le sponsor de cet épisode aujourd'hui et de soutenir cette initiative. Et maintenant, place à l'épisode ! Bienvenue sur Mordant, le podcast sur la santé et le bien-être animal. Je m'appelle Mathilde Chalut-Natal et je suis ostéopathe animalier. Passionnée par mon métier, j'avais envie d'aller plus loin dans la connaissance du vivant et c'est ainsi que j'ai décidé de partir à la rencontre des acteurs de la santé animale. Dans ce podcast, je vous partage mes discussions avec des vétérinaires, des ostéopathes, des comportementalistes, des sportifs de haut niveau et bien d'autres. J'espère qu'à votre tour, vous enrichirez vos connaissances sur le monde du vivant. Bonne écoute ! Aujourd'hui, j'ai l'immense plaisir de recevoir Oli du compte Oli & Monday pour une conversation à la fois inspirante et engagée. Elle nous partage son parcours hors du commun, entre un coup de pouce du destin qui l'a mené jusqu'à Sciences Po Paris et un grand oral marquant autour de la question du sans-abrisme, une prise de parole forte en résonance avec son engagement actuel, notamment sur les réseaux sociaux. Sa notoriété a émergé presque du jour au lendemain grâce à des vidéos mettant en lumière l'intelligence impressionnante de son chien Monday. Mais au-delà du divertissement, Oli utilise aujourd'hui sa visibilité pour sensibiliser à des causes qui la tiennent à cœur, qu'elles soient animales ou humanitaires. Elle revient également sur une rencontre bouleversante, celle avec Patoche, une personne sans abri, qu'elle a connue grâce à Monde et qu'il a même désigné comme personne de confiance. On parle aussi des liens uniques qu'elle a tissés avec ses chiens Monde et Elios, son malinois. On aborde l'importance de l'éducation, notamment chez les petits chiens, ainsi que son expérience avec les chiens réactifs et la manière dont ils sont réactifs. dont cela peut transformer le regard des autres. Enfin, on évoque ses engagements, ses collaborations avec des marques en accord avec ses valeurs, son rôle de marraine chez YouCare et son projet La Demeure Monday qui mêle réinsertion et lien précieux entre humains et animaux. Je vous souhaite une très belle écoute. Salut Oli, comment ça va ?
- Speaker #1
Ça va et toi ?
- Speaker #0
Je suis trop contente. Franchement, je suis trop contente que tu sois là sur le podcast Mordant.
- Speaker #1
Mais en vrai, je suis trop contente aussi. Je suis hyper contente. Enfin, tu m'en avais déjà parlé et je trouve qu'aborder ce sujet-là, dont on ne parle pas souvent souvent, c'est trop chouette de le faire comme ça et de vivre un post-cast. Et j'ai plein de choses à apprendre aussi, donc trop trop contente.
- Speaker #0
Pour la petite histoire, on s'était croisés sur le tournage d'une émission, Animalement Votre, pour une mission Monday qui allait chez l'ostéo. Enfin, c'est plutôt l'ostéo qui allait chez Monday. Et on a discuté et en fait, t'es vraiment à fond. t'es vraiment engagée dans la vie de tous les jours t'es aussi à fond en vrai que sur les réseaux et je me suis dit déjà je te trouvais dingue c'est hyper rare les filles comme toi les influenceuses comme toi engagées et tout et je me suis dit c'est pas du fait qu'elle est vraiment comme ça donc il y aurait trop de trucs à lui demander donc
- Speaker #1
merci beaucoup d'avoir accepté je me rappelle que j'étais tellement happée par tout ce que tu racontais j'étais là moi je posais tellement de questions après je me disais bon Oli calme toi parce que là il y a peut-être un peu trop de questions Et là, tu fais ça pour quoi ? Et machin. Ah mais oui, d'accord, c'est ça et tout. Mais après, c'est passionnant. Moi, je trouve que c'est passionnant. En soi, quand tu aimes ton animal, c'est passionnant de pouvoir vraiment comprendre tout ce qui englobe ton chien et tout ce qui peut lui permettre d'avoir une vie plus agréable. Et l'ostéopathie en fait partie. Et toi, tu m'as fait comprendre ça aussi. Donc, je suis trop contente.
- Speaker #0
Trop cool que tu te sentes vraiment passionnée par n'importe quel sujet qui tourne autour des animaux. Alors, pour commencer, j'ai une question parce qu'à chaque fois, je suis passionnée par les parcours. Et le tien est quand même, je pense, super intéressant. Comment on passe d'étudiante à Sciences Po Paris, à influenceuse, militante dans le secteur animalier, puis un peu humanitaire aussi ? Et comment tu te définis là ?
- Speaker #1
En fait, je ne sais même pas comment je me définis, parce que je ne sais même pas encore foncièrement qui je suis. Je pense que je suis juste quelqu'un de très intuitif, et très dans l'émotionnel, et en fait, je suis ce que je ressens, et c'est pour ça que je pense que... Je ne fais pas les choses tellement avec logique. Je fais les choses en fait comme je les ressens. Et je suis un peu obsédée par le destin. Donc pour moi, tu vois, s'il y a des choses qui viennent à moi, c'est que c'est sûrement mon destin et que c'est sûrement ça que je dois faire. Parce que... A la base, je n'étais pas dédiée à avoir un parcours même à Sciences Po Paris. Parce qu'à la base, j'étais à Bruxelles. J'avais fait des études de sciences politiques, mais classiques. J'avais ma petite vie avec Mondé à côté, mais très classique. Et je faisais du babysitting chez une dame. Et elle me dit, tu vas faire quoi après ? Et je lui dis, je ne sais pas, je vais sûrement faire un master à Bruxelles ou quoi. Et c'est elle qui me dit, mais pourquoi tu ne postules pas à Sciences Po Paris ? Et je lui dis, mais oui, mais dis donc, pourquoi je ne postulerais pas dans une des meilleures écoles de sciences politiques ? Ben oui, dis donc. Et je lui dis, ben non, je ne serai jamais prise, ce n'est pas possible, etc. Et en plus, tu vois, je me rappelle, c'est très important, qu'à ce moment-là, enfin c'est toujours le cas, mais qu'uniquement pour postuler, tu devais payer 100 euros juste pour postuler. Même si tu n'étais pas prise. Et en fait, moi, je lui disais, mais moi, ce n'est pas possible. Je ne peux pas prendre le risque de perdre 100 euros. juste pour postuler. Et un jour, au moment où elle me donne, tu vois, l'argent pour la journée, quoi, elle me donne un billet de 100 en plus. Et elle me dit une phrase, mais vraiment, je le jure sur tout ce que j'ai de plus cher que c'est vrai. Elle me dit, si tu ne crois pas en toi, moi, je crois en toi. Et elle m'a donné 100 euros pour que je postule. J'ai postulé et j'ai été prise. Et c'est comme ça que, du coup, j'ai déménagé à Paris pour Sciences Po. Et en fait, c'est là que toute ma vie a changé parce qu'en fait... Avant, je vivais avec ma mère et mon chien. Et là, en fait, Monday est vraiment devenue mon chien à part en terre. Donc, ça m'a responsabilisé aussi beaucoup. Et je pense que c'est important parce que l'air de rien, je me reposais aussi beaucoup sur ma mère. C'est ma mère qui faisait toutes les balades du matin, moi l'après-midi. Mais c'est elle qui se chargeait un peu de tout ce qui était nourriture, soins, etc. Donc, ça m'a beaucoup responsabilisé par rapport à mon chien. Et ensuite, j'ai rencontré Patoche. Par la suite après, les réseaux sociaux ont démarré, j'ai adopté Elios. Et en fait, tout s'est fait un peu sur un concours de circonstances. Et c'est pour ça que je dis souvent, je ne suis pas venue à Paris pour l'influence. Je suis venue à Paris pour mes études, mais après l'influence a démarré. Et heureusement que j'étais à Paris parce que c'est là que tout se passe.
- Speaker #0
Ouais, carrément. Et quand tu es partie en sciences politiques, tu avais un métier en tête ?
- Speaker #1
Ah oui, oui. Après, vraiment depuis que je suis toute petite, j'ai toujours été très sensibilisée à tout ce qui était... inégalités sociales et mondiales tu vois j'ai toujours été passionné par ça vraiment depuis toute petite depuis que j'ai 16 ans je suis dans plein d'associations d'éducation développement tu vois pour comprendre les inégalités entre le continent africain l'europe quand tu vois la dette la colonisation et tout j'ai toujours été extrêmement passionné par ça et à la base du coup moi je voulais vraiment bossé là dedans je voulais bosser dans la coopération entre Europe et Afrique et dont on peut... un souci je pense je voulais un peu à ma petite échelle essayer de casser un peu tu vois des des dynamiques un peu néocolonial et donc j'étais passionnée par ça et c'est pour ça que j'ai étudié la géopolitique donc moi j'ai fait un master en donc le rôle de l'europe en fait dans le monde à Sciences Po et donc enfin vraiment j'étais passionnée par ça et en fait mais je pense que au delà de ça j'étais plus passionnée par le fait d'avoir un impact positif dans le monde C'est juste ce que je voulais faire, avoir du sens dans ce que je faisais. Et en fait, c'est quand j'ai rencontré Patoche, donc dans ma dernière année de master, que là, en fait, tu sais, il y avait la grosse question de ton grand oral, tu le fais sur quoi ? Et en fait, tout le monde à ce moment-là faisait des grands oraux sur l'Ukraine, sur toutes les grandes thématiques géopolitiques. Et en fait, moi, je me suis dit, en fait, moi, je vais le faire sur le sans-abrisme et sur comment est-ce que les réseaux sociaux peuvent aider, en fait, les personnes sans-abri à trouver une solution de réinsertion sociale. Et comment est-ce que les animaux, les chiens, peuvent les aider là-dedans ? Et en fait, pour moi, ça a été une évidence de... En fait, je me rends compte que j'ai beaucoup plus d'impact avec mon métier de créatrice de contenu qu'un métier dans un bureau. Et je ne minimise pas du tout, et je ne méprise pas du tout le métier de bureau. Je dis juste qu'en fait, par rapport à ce que je voulais faire, les réseaux sociaux, ils sont tombés dessus. Je n'ai jamais voulu devenir créatrice de contenu. Je n'ai jamais voulu avoir de la célébrité. Jamais, jamais, jamais. Mais ça m'est tombé dessus et je me suis dit, ça m'est tombé dessus, comment est-ce que maintenant j'en fais quelque chose de bien ? Et comment est-ce que ça, ça peut aider d'autres personnes ? Et donc c'est juste comme ça que ça a démarré.
- Speaker #0
Incroyable. Et à quel moment tu t'es dit, je vais partager ça, ce moment-là avec Monday ? Comment c'est venu votre relation sur les réseaux ?
- Speaker #1
Et bien en fait, c'est dingue. Pareil, c'est vraiment un malentendu et c'est pour ça que j'insiste sur le fait que j'ai jamais eu... Déjà, j'étais genre de meuf avec... Genre 300 abonnés sur Insta avec un compte privé. Ouais,
- Speaker #0
classique privé quoi.
- Speaker #1
Ah ouais, pas du tout, du tout dans les réseaux sociaux. Et en fait, ce qui s'est passé, c'est que pendant que j'étudiais... Pour mes études, j'ai toujours eu beaucoup de problèmes de concentration. Et surtout quand j'ai mon petit Monday tout mignon à côté de moi, dès que je le vois, il est trop mignon, donc je vais vers lui et je suis déconcentrée. Et en fait, j'avais toujours ça. Et donc là, je me dis, bon, là, il faut que je me concentre vraiment. Et donc, j'étudie un cours et je surligne, Et j'arrive à être super concentrée. Et en fait, une fois, je fais tomber le surligneur par terre, mais je suis tellement concentrée dans mon cours que je ne le ramasse pas. Et là, je tourne la tête. Et je vois Mondé, qui est avec ce petit surligneur en bouche, et qui me le redonne.
- Speaker #0
Oh non,
- Speaker #1
tellement. Qu'est-ce que c'est que ça ? Qu'est-ce que c'est que ça ? Et donc, vas-y, j'en fais pas. Enfin, voilà, j'en fais pas un fromage non plus. Je passe à autre chose. Et dès que je fais tomber quelque chose, il me le ramène. Je me dis, mais toi, mais toi. Et du coup, vu que j'avais beaucoup de problèmes de concentration, eh bien, en fait, j'envoyais des petites vidéos de ce que Mondé faisait à mes amis. Et donc, mes amis, ils disaient, ah, c'est trop bien et tout. Et en fait, ensuite, je me suis mise à la peinture. Et c'était un peu le début de TikTok, mais c'était pas le tout début. C'était genre le deuxième confinement. Et là, ma cousine me dit, mais tu devrais tellement poster tes peintures sur TikTok. C'est un nouveau réseau social. Ça permet de la viralité, que beaucoup de monde tombe sur tes peintures. Fais-le. Moi, je lui dis, non, j'ai pas envie du tout. Donc, c'est elle qui le fait pour moi. Elle fait des vidéos de mes peintures et elle les poste sur TikTok. Et là, c'est le flop. Mais le flop !
- Speaker #0
Mais je savais pas que tu peignais. Tu peins quoi comme style ?
- Speaker #1
Bye ! peins des... En gros, ce que je voulais, c'était peindre des femmes racisées, pour permettre, tu vois, d'avoir une visibilité qu'elles n'ont pas. Donc ouais, j'ai peint plusieurs personnes. Ouais, je peignais et du coup, ça avait bien pris, tu vois, ça avait bien pris.
- Speaker #0
Non mais génial.
- Speaker #1
Mais j'avais jamais eu l'audace de me lancer et en fait, du coup, ça floppe et là, mes potes, elles me disent, mais pourquoi tu poses pas les petites vidéos que tu nous envoies de Monday sur TikTok ? Et là, j'en ai posté genre une. Et dès la première, ça a fait 800 000 vues. Puis j'en ai posté une deuxième, ça a fait 2 millions. Puis une troisième, ça a fait 2 millions. Et en fait, c'était parti, quoi. Ouais, c'était parti. Mais instantanément. Ouais, mais je le prenais pas du tout au sérieux. C'est-à-dire que pour la première vidéo et la deuxième, je sais pas, il y a peut-être un mois. De nouveau, entre la deuxième et la troisième, il y a peut-être deux mois. Là,
- Speaker #0
c'était à quel moment de tes études ? Eh ben là,
- Speaker #1
j'étais en dernière année de ma licence.
- Speaker #0
Ok, t'étais encore à Bruxelles ?
- Speaker #1
Ouais, j'étais à Bruxelles, je finissais ma licence. Et justement, à ce moment-là... j'étais en train de candidater à Sciences Po et en fait à ce moment là tu vois les gens ça a primé tellement vite, ils ont adoré mais d'abord je pense que les gens ont adoré parce que c'était juste l'intelligence de modder, c'était les gens modder le chat intelligent et en fait là où les gens ils ont appris à connaître notre relation c'est justement quand j'ai déménagé à Paris pardon, et bien en fait quand j'ai déménagé d'abord je l'ai pas pris avec moi parce qu'en fait j'étais un peu dans une vision de me dire bah Moi j'habite à Bruxelles dans un appartement avec ma mère, il y a tout le temps quelqu'un, je vis en face d'un parc. Un parc pardon, c'est plus adapté à un chien pour qu'il soit heureux. Alors que moi je me disais là je vais avoir cours toute la journée, je suis dans un 20 mètres carrés, il va pas être heureux quoi. Et en fait je suis partie du coup un semestre et Monday comme moi on a été au bout de notre vie quoi. Enfin vraiment Monday il arrêtait de manger. il restait toute la journée sur mon lit c'était plus ton chien pardon je te coupe c'était plus ton chien celui de ta mère c'était famille les deux bah en vrai en fait c'était considéré comme mon chien c'est à dire que depuis le début il était à mon nom c'était mon chien mais en vrai tu vois dans la charge c'était le nôtre quoi tu vois c'est elle qui achetait la nourriture c'est elle qui le prenait le matin moi l'après midi enfin tu vois c'était quand même c'était quand même une dimension de de co-parentime un peu mais moi l'enfant qui qui prend un peu de tout qui est genre chouette à faire quoi et voilà et en fait c'est à ce moment là que vraiment je me dis mais en fait moi j'étais trop malheureuse et c'est là aussi où je fais une énorme dépression et je pense que ça a joué aussi tu vois de pas avoir Monday avec moi je fais une grosse dépression et là ma maman elle me dit mais en fait c'est impossible que vous viviez loin de l'un de l'autre et du coup deuxième semestre de mon master à Sciences Po là je prends Monday avec moi dans mon 20 mètres carrés et en fait il a jamais été aussi heureux quoi parce que du coup J'ai fait appel à des doxiteurs. Donc, des doxiteurs, ils venaient, ils le promenaient. Donc, ils promenaient, mais six fois par jour. Il était, mais trop heureux, quoi. Trop heureux. Et c'est pendant, du coup, ma deuxième année à Sciences Po que j'ai rencontré Patoche. Et voilà.
- Speaker #0
Grâce à Monday. Grâce à Monday. Et comment tu qualifierais ta relation avec Monday ? Parce que tu lui as dit tout à l'heure, les gens, ils cliquaient, ils regardaient la vidéo par rapport à son intelligence. C'est ça qui frappe d'abord chez Monday. Mais ensuite, tu as dit, ils savent... pas à notre relation.
- Speaker #1
Et en fait, ils ont appris à connaître notre relation quand on était séparés et quand, en fait, à chaque fois qu'on se retrouvait, c'était vraiment, tu vois, l'émotion, l'amour, Et moi, ma relation avec Monday, moi, je le dis, et j'aime de tout mon cœur, Elios, de tout mon cœur. Elios, c'est mon deuxième chien, mais je l'aime de tout mon cœur. Mais Monday, c'est le chien de ma vie. Je le sens. Monday, c'est... Enfin, il m'a littéralement sauvé la vie, tu vois, quand j'étais en dépression, quand j'étais au plus bas. C'est lui qui m'a donné la force. De sortir de mon lit, de m'occuper de lui, de faire des choses. Et c'est aussi ça qui m'a motivée. Et c'est comme ça aussi que les réseaux ont démarré. C'est qu'en fait, à la base, j'étais capable de rien faire. J'étais au plus bas. Mais en fait, je me disais... au plus bas ou pas, il faut que je sorte mon chien, il faut que je m'en occupe. Et donc en fait, je me suis dit, mon objectif par jour, ça va être de faire une petite vidéo, une toute petite vidéo de TikTok, une vidéo, ça va être mon objectif de la journée. Et en fait, ça me permettait, tu vois, de juste filmer mon quotidien avec lui, mais au moins, ça me faisait me sortir de mon lit, ça me faisait m'occuper de lui. Et en fait, il m'a sauvé la vie, il a changé ma vie, tu vois. C'est lui qui aujourd'hui me permet de pouvoir, tu vois, vivre de ma passion, de soutenir des causes qui me tiennent à cœur. que tu... tout part de lui, tu vois. Et en fait, honnêtement, c'est mon enfant, c'est mon meilleur ami, c'est ma meilleure compagnie, tu vois. Moi, je suis vite... Je pense que je me considère quand même comme quelqu'un de quand même un peu solitaire. Et j'adore la présence de mes chiens parce qu'en fait, ça ne me draine pas. Tu vois, je suis vite drainée par les humains.
- Speaker #0
T'es un... Comment on dit ? Un... Attends.
- Speaker #1
Non, j'ai vu que c'était ambivert. En gros... Moi, j'ai vu ambivert parce qu'en fait... en gros c'est je suis extravertie c'est introvertie non mais en fait justement c'est le mix c'est ça qui est trop bizarre c'est le mix entre extravertie et introvertie en fait ambivert c'est que tu es très sociable je suis très sociable je parle aux gens mais ça ne me nourrit pas c'est à dire que vraiment ma batterie sociale elle diminue tu vois je suis KO après avoir rencontré des gens et j'ai besoin de me ressourcer avec mes chiens et après une fois que je suis ressourcie je peux de nouveau sociabiliser et tout mais je ne me nourris pas des gens tu vois Et c'est pour ça que du coup, ça me fait énormément de bien d'avoir mes chiens, parce que du coup, j'ai quand même cette présence avec moi, mais sans me drainer, quoi.
- Speaker #0
Et qu'est-ce que tu penses que Monday dirait de toi s'il pouvait parler ?
- Speaker #1
Ah, waouh ! Je pense qu'il dirait que je suis un peu folle, je pense qu'il dirait que je suis un peu folle. Je pense qu'il dirait que je suis très gaga, parce que même lui, je pense qu'il se rend compte que je suis très gaga. Je pense qu'il dirait que je m'en occupe quand même bien. je pense que Je pense que vraiment, je réponds à leurs besoins. Je suis très attentive. Et en tout cas, je les mets vraiment en priorité de ma vie. En fait, vraiment, mon bonheur passe vraiment, pour le coup, à travers le leurre. Donc là, quand je dis le leurre, c'est celui de Elio, c'est une monnaie. Parce que du coup, j'ai un deuxième chien maintenant. Et vraiment, moi, si par exemple, je sens que mes chiens ne sont pas bien, je vais annuler le plan que j'avais prévu le soir même. C'est impossible. C'est mes amours. C'est l'examen des enfants, quoi. Ah c'est toute ma vie, c'est toute ma vie. Maintenant j'ai quand même appris à un peu doser, et c'est bien aussi parce que l'arrivée de Elios m'a aussi permis je pense de doser un peu, tu vois cette relation ultra fusionnelle que j'ai avec Mondé, c'est-à-dire qu'en fait je pense qu'à un moment donné, elle était peut-être un peu trop fusionnelle, c'est-à-dire que je le laissais, parce que j'aimais tellement passer du temps avec lui que je le prenais tout le temps avec moi, mais genre tout le temps. Et en fait moi j'avais l'impression que c'était une bonne chose, parce que je me disais bah... S'il doit faire le choix entre laisser mon chien tout seul à l'appart ou le prendre avec moi, c'est logique que je le prenne avec moi, c'est d'autant mieux. Mais en fait, tu vois, après, quand t'apprends un peu plus à connaître ton chien et à connaître les chiens de manière générale, tu te rends compte qu'en voulant faire bien, tu fais pas forcément bien. Ouais, parfois,
- Speaker #0
il faut bien chez eux, tranquille, quoi.
- Speaker #1
C'est ça, tu vois. C'est aussi beaucoup de simulation. C'est aussi le fait de ne plus du tout être habituée à être seule. Du coup, ça lui donnait de l'anxiété. Donc, en fait, c'est en voulant bien faire. Moi je voulais bien faire parce que moi vraiment ça partait
- Speaker #0
même pas du tout d'un truc un peu égoïste de je veux manger avec moi c'était je me disais vraiment il sera mieux avec moi mais en fait non c'est un peu comme les parents qui inscrivent leurs enfants à plein de sports la musique le truc et
- Speaker #1
en fait c'est ça tu vois et du coup là je me suis vraiment rendu compte que en fait c'était trop tu vois c'était trop et là tu vois je vois à quel point il a dix fois moins d'anxiété depuis que je le laisse à l'appart avec Monday qu'il est tout seul, avec Elios, pardon, qu'il est tout seul, tu vois, qu'il apprend aussi à rien faire, quoi. Et il est mieux, quoi.
- Speaker #0
Mais tu dis, il a moins d'anxiété. Comment se manifestait cette anxiété ? Tu voyais quoi sur lui ?
- Speaker #1
Ben, il avait vraiment, du coup, de l'anxiété de séparation. Et ça lui donnait, tu vois... Ben, du coup, il pleurait. Vraiment, il pleurait, il pleurait, mais toute la journée. C'est-à-dire que ça ne s'arrêtait pas. C'est-à-dire que je mettais la caméra. À un moment, j'ai carrément enlevé la caméra parce que ça me donnait de l'anxiété à moi. Parce que du coup, je regardais... il pleurait, je pouvais regarder 3 heures après il pleurait encore et là il y avait Elios déjà ?
- Speaker #0
non,
- Speaker #1
là il n'y avait pas Elios et depuis que du coup il y a Elios et que du coup, parce qu'en fait tu vois avant je partais du principe que Elios ne pouvait pas venir donc j'allais laisser Elios, mais si Monday pouvait venir j'allais prendre Monday et en fait après je me suis dit mais non, parce qu'en fait ça fait du bien aussi à Monday tu vois d'avoir des moments où il est seul en fait et et ça va beaucoup mieux, mais même, tu vois, je le vois genre, je le vois dans Sa façon d'être dehors, je le vois quand je pars, tu vois, il est beaucoup moins anxieux. Enfin, il va beaucoup mieux, quoi. Et même, même, tu vois, par rapport à son poil, par rapport à tout, genre, il va vraiment mieux pour le coup.
- Speaker #0
Trop bien. Et quelle est ta plus grande difficulté avec Monday ?
- Speaker #1
Je pense que... Je pense que là, ma plus grande difficulté avec Monday, je pense que c'est... Ça reste quand même, tu vois, maintenant, son rapport parfois avec certains chiens. C'est qu'en fait tu vois Elios et Monday ils sont hyper en fusion Et en fait ils sont hyper Codépendants Par rapport à leur réaction Face à des chiens C'est à dire que par exemple tu vois Si Elios il est tendu par rapport à un chien Monday il va être tendu Si Monday il est tendu par rapport à un chien Elios il va être tendu Et du coup c'est très compliqué parce que Je travaille mes chiens individuellement Mais du coup ils font des efforts et des progrès énormes individuellement Mais dès qu'ils sont de nouveau ensemble ils s'engraignent et donc c'est hyper dur. C'est hyper dur parce que du coup, tu as l'impression que ça évolue et le fait que du coup, ils sont codépendants à mort, ça veut dire que, par exemple, Elios va faire énormément de progrès, Monde va faire énormément de progrès et après, on va les mettre ensemble. Il y en a un qui aura un jour 100, l'autre va plonger avec.
- Speaker #0
Et comment tu fais pour progresser ? Tu dis que tu travailles sur ça, tu fais toi-même, tu as appel à des éducateurs ?
- Speaker #1
Pour un éducateur... et d'ailleurs tu vois ça c'est aussi un truc et je trouve ça hyper important d'en parler dans ton podcast c'est que moi le fait d'avoir un grand chien réactif m'a énormément appris sur le fait d'avoir un petit chien qui peut aussi avoir des problèmes de comportement mais on va pas être alerté aussi vite parce que c'est un petit chien, il peut pas faire trop de dégâts et on va minimiser parce que c'est pas que c'est drôle mais c'est petit, on minimise on minimise à mort tu vois et moi je me rends compte qu'il y a beaucoup de problème que Mondé avait dans son comportement que j'ai pas vu comme des problèmes parce qu'il est petit, parce qu'il peut pas faire des dégâts, alors qu'en fait Elios ferait le tiers tout de suite j'irais voir un éducateur, tu vois et du coup c'est important parce que le fait d'avoir été voir un éducateur pour Elios qui est donc un malinois réactif bah ça m'a obligée à aller voir aussi cet éducateur avec Mondé, et du coup on a appris plein de trucs tu vois, et en fait on a retravaillé plein de trucs Tu vois, c'est con, mais Monday, il a un bon rappel. Depuis qu'il y a Elios et qu'il fait le kéké quand il voit un chien et qu'il veut montrer à Elios que lui, il est plus fort, il ne revient pas. Et donc, on retravaille. Monday, il a 8 ans, tu vois. On retravaille le rappel avec notre éduc. Donc, c'est aussi une grosse leçon d'humilité parce que ça t'apprend que rien n'est acquis vraiment et qu'il faut continuer de travailler. Et que surtout, quand tu as un petit chien, ce n'est pas une raison pour ne pas aller voir un mutilateur et ne pas aller voir des professionnels, tu vois.
- Speaker #0
Ouais, pourtant tu connais bien les chiens, mais c'est pas parce que tu connais bien que t'es pro. Et puis comme tu dis, c'est une leçon d'humilité par rapport à ton chien. Genre c'est pas parce que c'est acquis maintenant que ça va être acquis toute sa vie, parce que ça change constamment. Mais je trouve que c'est aussi une leçon d'humilité par rapport à toi. Parce qu'il y a des gens qui se disent, genre, ah bah mon chien il écoute bien, c'est grâce à moi. En fait, ça se trouve, ils ont eu vachement de chance parce qu'ils ont eu un chien facile et docile. Et tu vois, le chien d'après, tu te dis, bah c'est pas pareil.
- Speaker #1
C'est hyper intéressant ce que tu dis, parce que tu vois, par exemple... Là, j'avais une amie et en gros, sa chienne, c'est une petite teckel et elle ne marche pas du tout bien en laisse. Et en fait, je lui disais, mais il n'y a pas de pression à avoir, il n'y a pas de jugement à avoir. Ce n'est pas parce que tu vois Monday qui marche bien en laisse qu'en fait, c'est moi qui suis exceptionnelle. Non, c'est qu'en fait, il avait aussi des prédispositions. Il a appris ça hyper vite, mais je n'ai jamais travaillé la marche en laisse. Et en fait, tu peux avoir un autre chien qui, au final, va apprendre beaucoup plus difficilement. Et ça veut rien dire, tu vois, je pense qu'il faut s'y voir. Moi, je vois aussi, tu vois, il y a des facilités chez Monday, tu vois, par rapport à son intelligence, par rapport à choses qu'il apprend, etc. Mais par contre, dès qu'on est plus dans l'émotionnel, eh ben, Monday, il a une gestion de ses émotions qui est plus compliquée. Et du coup, bah, ça, c'est des choses qu'il faut travailler. Et je pense que, comme tu dis, c'est bien aussi d'avoir cette leçon d'humilité, de se dire « Ah, mais ok, tu vois, Monday, c'est le petit génie, donc on lui donne cette étiquette de petit génie. Ouais, mais non, en fait, Monday, il a aussi plein de trucs sur lesquels il doit travailler. Et comme tous les chiens, il a... aussi des problèmes de comportement qui peuvent être gérables, quoi.
- Speaker #0
Est-ce que tu t'es sentie jugée depuis que t'as un chien réactif ? Est-ce que t'as vu qu'il y avait un autre regard ?
- Speaker #1
Ah ouais, bon, c'est horrible. Franchement, tu vois, avant, quand je me baladais, on s'arrêtait, on me disait bonjour avec Mondé, on me parlait. Tu vois, il y a aussi ce truc où on dit, quand t'as un chien, tu t'apprends beaucoup plus à parler aux gens, tu discutes et tout. Là, c'est difficile parce que tu vois, Elios... il est en grosse muselière, donc il y a aussi tous les a priori sur la muselière, alors qu'en fait si tu prends du recul, tu devrais te dire que justement qui dit muselière dit chien qui n'est pas en capacité de faire du mal, parce qu'il est protégé, et au final la muselière d'Elios c'est vraiment pas un outil de punition, c'est un outil vraiment qui lui permet de mieux agir, moi je le dis tout le temps, Elios sans la muselière, il a l'impression qu'il n'a pas le choix de mordre, Alors que quand il a la mise au lien, il tape. Et puis il se rend compte qu'il peut pas mordre, et donc il se dit mais ça sert à rien ce que je fais. Et donc il s'arrête, et il passe à autre chose. Donc ça lui permet vraiment d'avoir des interactions avec ses congénères, qui sont beaucoup plus sains que sans misolière. Mais grosso modo, oui, je vois maintenant que je suis avec Elios, et que je suis sur un trottoir, tout de suite les gens changent de trottoir, tu vois. Et je peux pas les blâmer, parce qu'en vérité, tu vois, je pense que j'aurais fait... pareil. Ouais c'est ça, ouais mais carrément c'est pour ça que je les blâme pas parce que moi c'est ce que je dis souvent je comprends même pas comment est-ce que aujourd'hui Monde sont meilleurs amis de la vie et Elios qui est un malinois parce qu'il faut savoir qu'à la base Monde, la race qu'il déteste le plus au monde, ce sont les malinois parce qu'il s'est fait attaquer par un malinois, donc il les déteste donc je peux aussi comprendre tu vois que les gens ils ont des a priori et que bon t'as le gros malinois avec sa musélaire bah oui préfère faire le trottoir quoi mais bon, voilà Mais j'ai la chance, tu vois, aussi de rencontrer des gens qui... Tu vois, par exemple, je vois que quand je vais en forêt, je sens que la population des promeneurs qui vont en forêt sont, je pense, des gens qui ont quand même un peu plus de connaissances sur les chiens et moins d'a priori. En tout cas, je sens, parce que tu vois, genre, une fois que tu communiques bien, c'est-à-dire que nous, tu vois, je vais arriver et je vais dire « Est-ce que ça vous va qu'ils se disent bonjour ? » Les gens, le fait que je demande, que je lâche pas mon chien sur eux, Que je demande, est-ce qu'il est OK le vôtre ? Et que tu vois, on fait une belle rencontre, une bonne rencontre. Même si Elios, il tape, il voit qu'ils ont la musée de l'air, on passe à autre chose. Ouais,
- Speaker #0
il voit que tu gères et que toi aussi, t'es poli, quoi. Tu vas demander comme un chien.
- Speaker #1
Parce qu'Elios, il a besoin de ça aussi, tu vois. Moi, ce qu'on travaille avec son éducateur, c'est qu'en fait, moi, après les attaques qui s'étaient passées avec Elios, moi, j'étais vraiment dans une dynamique d'évitement. C'est-à-dire, dès qu'il y avait un chien, c'est moi qui changeais de trottoir, tu vois.
- Speaker #0
Ouais, ouais, ouais. Mais ça ne solutionne pas du tout le problème, ouais.
- Speaker #1
Donc voilà, quoi.
- Speaker #0
Alors là, je vais partir sur le côté réseaux sociaux. Est-ce que tu trouves que les réseaux sociaux donnent une image réaliste de la vie avec un chien ?
- Speaker #1
En fait, ça dépend comment tu le fais, tu vois. Mais moi, en tout cas, à mon humble... Vraiment, je le dis à mon humble échelle. Je ne dis pas que je suis meilleure que les autres. Mais en tout cas, moi, j'essaye vraiment de...
- Speaker #0
De ne pas montrer seulement quand ils te donnent le stabilo, quoi.
- Speaker #1
Exactement, tu vois, moi je... Et je le partage, tu vois, la preuve, j'ai partagé la réactivité d'Elios. Oui, non mais toi, c'est très transparent. Je parle de mes erreurs, tu vois, par exemple, comme je te disais, par exemple, quand j'ai dit que, voilà, la réactivité d'Elios, elle avait augmenté, parce que moi, en fait, après l'attaque, tu sais, j'avais eu mes mains et tout, donc j'avais mes mains en bandage, donc je pouvais même pas le promener comme je voulais, et vu que j'avais mal aux mains... je ne me sentais pas capable de pouvoir gérer une interaction. Ça va mieux d'ailleurs,
- Speaker #0
tu avais encore des problèmes de sensibilité.
- Speaker #1
Oui, je suis trop contente là maintenant. Tout est parfait. Je n'ai plus de douleur, je n'ai plus rien.
- Speaker #0
Ah génial, trop bien.
- Speaker #1
Trop contente. Mais du coup, tu vois, en fait, je ne le sentais pas. Et du coup, ce qui a fait que moi, je suis rentrée dans vraiment une logique d'évitement, c'est-à-dire que je ne voulais plus qu'il rencontre deux chiens. Et tu vois, vu que j'avais mal aux mains, moi aussi j'étais tendue parce que du coup, je tenais la laisse beaucoup trop ferme, avec beaucoup trop de tension. Donc je sais que j'ai joué aussi dans le fait que... post-attaque, sa réactivité, elle a évolué, tu vois. Et ça, je le dis, je le dis sur les réseaux, je m'en cache pas. Et je pense que c'est important, tu vois, de...
- Speaker #0
de pouvoir être vraiment réel parce que tu vois à quoi bon montrer que les bons dans la gestion de la réactivité d'hélios, ne montrer aucun échec et qu'au final il n'y a personne qui puisse s'identifier et que tout le monde a l'impression qu'en fait c'est pas possible d'avoir un chien réactif, surtout un malinois. Ben non tu vois et le fait de montrer qu'il y a des échecs, c'est ça qui fait aussi que les gens peuvent vraiment s'identifier et se dire ben ok en fait il n'y a pas que moi qui galère avec mon chien réactif où il n'y a pas que moi qui parfois a des coups de mou. C'est trop important, tu vois. Et je ne comprends pas les gens qui veulent édulcorer ça parce que je ne pense même pas que c'est ce que les gens recherchent en regardant ce genre de contenu, tu vois. Donc moi, j'essaye vraiment, tu vois, d'être le plus fidèle à la réalité, même, tu vois, sur ma santé mentale. Enfin, moi, j'essaye vraiment de dire quand ça va et de dire quand ça ne va pas, quoi. Et je pense que c'est important de le dire aussi parce que je pense que, tu vois, donner une image édulcorée de son chien sur les réseaux sociaux, Je trouve que ça dessert le propos. Pourquoi ? Parce qu'à mon sens, c'est retomber dans une image du chien objet qui n'a pas ses propres émotions et qui n'a pas ses propres variations d'émotions, ses propres progrès, ses propres échecs. En fait, comme nous, il y a des moments où ça va, ça ne va pas. Et je pense que c'est essentiel aussi de montrer qu'un chien, ce n'est pas du 100% tous les jours. Monday, il y a des jours où moi, je suis super emballée de faire une vidéo. Je sens que c'est un jour sans. je fais pas la vidéo. Je fais pas la vidéo, parce qu'il le veut pas. C'est pas des objets, c'est pas des robots.
- Speaker #1
Ouais, mais ça fait un peu comme... En fait, on peut faire le parallèle avec l'Instagram des humains. Souvent, on met les beaux moments, des belles images avec son couple en vacances, et en fait, on se compare et on se dit elle arrive à avoir tout, elle arrive à être maman, avoir un chien, avoir un taf, avoir machin, et en plus, à côté, on se sent nulle, et limite, on abandonne. En fait, on se dit, à quoi bon ? Et c'est pareil pour un chien parfait. On se dit, à quoi bon ? Moi, je suis naze. En fait, encore une fois, on va se comparer, mais on va se trouver naze, mauvais, pète par an et tout.
- Speaker #0
Et je suis totalement d'accord avec toi. Parce que je pense que c'est aussi notre rôle en tant que créateur de contenu. Mais en fait, on a une image qui est aussi idéalisée. Mais c'est aussi normal. C'est parce que nous, on montre ce qu'on a vu.
- Speaker #1
Elle ne peut pas tout montrer. Sinon, c'est après de la non-stop.
- Speaker #0
Exactement. Mais notre image, elle est idéalisée. Moi, je sais qu'il y a beaucoup de gens qui m'idéalisent. Ils ont l'impression que... que j'accomplis des choses extraordinaires, mais je répète souvent, je ne suis pas seule, tu vois, je ne suis pas seule à faire tout ça, je suis accompagnée, je suis bien entourée, je fais des erreurs, tu vois, Elios, demain, si on arrive à un stade, tu vois, Elios, il fait énormément de progrès avec sa réactivité, mais ce n'est pas pour autant que dans un mois, il ne va pas de nouveau vouloir marbrer un chien, et c'est ok, et ce n'est pas pour autant que, ce n'est pas parce que pendant un mois, je suis hyper consistante, j'arrive à, tu vois, à être... bien à croiser les chiens qu'un jour, moi, je vais pas être pas bien et du coup, un jour, je vais plus tendre ma laisse ou je vais m'énerver.
- Speaker #1
Pas trop concentrée, un peu à l'ouest. Tu vas faire un truc pas à 100%. Est-ce qu'il y a des tendances qui te dérangent dans les réseaux sociaux avec les chiens ou les animaux en général ?
- Speaker #0
Je pense les trucs, tu sais, où on tourne au ridicule son animal et le fait qu'on le tourne au ridicule et qu'on connaisse pas, tu vois, les codes canins et que du coup, on voit pas que par exemple le chien il est en inconfort qu'il va se lécher la truffe que machin et que ça fait rire et que les gens en fait s'interrogent pas sur est-ce que le chien il est bien ou pas tu vois moi ce que j'adore faire avec mes chiens c'est que je sais que Monday il adore faire ça tu vois et sinon je le ferais pas vraiment je le ferais pas il y a des jours il veut pas faire comment il te le montre ? par exemple je suis dans le canapé je veux faire une vidéo où je lui dis d'aller me chercher un truc et ben il va rester dans le canapé tu vois malgré qu'il ait des friandises et tout, il va me regarder, il va rester, il va tourner la tête, il va se lécher la truce, il va bailler. Tout de suite, là, je vois que bah non, et on n'insiste pas.
- Speaker #1
Et il te fait souvent ?
- Speaker #0
Non. C'est pas souvent, parce qu'il adore, tu vois. C'est un jack, hein. C'est un jack, donc il est demandeur, ouais. Il adore, il adore les friandises, donc il sait qu'il a des friandises, tu vois. Et puis je le fais dans des moments très précis. Tu vois, par exemple, c'est con. Mais j'essaye, par exemple, tu vois, si j'ai fait une grosse balade au bois sur la journée, eh ben, je vais pas me dire que je vais faire cette vidéo-là ce jour-là. Je vais me dire que, par exemple, je vais plutôt privilégier de faire... Parce qu'en fait, on voit ça comme une vidéo, mais moi, je le vois comme un exercice mental pour mon chien. Ça lui apprend, tu vois, ça lui apprend même de nouveaux tours. Il adore apprendre de nouvelles choses. Et du coup, je vais plutôt privilégier ça. Si par exemple tu vois j'ai été jouer une heure à la balle ou faire des trucs comme ça ou que j'ai été promener au bois, qu'il a senti plein d'odeurs qu'il a rencontré plein de chiens, qu'il est déjà overstimulé je vais pas me dire, ce jour là je vais en plus faire une vidéo mais par contre tu vois s'il fait pas très beau dehors, qu'on a pas bougé qu'il a pas fait grand chose au moins je vais répondre à ce besoin de dépense mentale en lui apprenant quelque chose, en faisant un truc qu'il connait déjà pour valoriser aussi le fait qu'il se sente trop bien et qu'il est réussi parce que ça aussi je pense que c'est une des parties qu'il aime le plus alors oui, Maudet adore les friandises mais ce qu'il a d'or, c'est vraiment, tu vois, de voir qu'il a réussi, que je suis trop contente, que je... Que tu es fière de lui, ouais. Que je suis fière de lui, tu vois. Il adore ça.
- Speaker #1
Quel tour tu lui as appris récemment ? Tu as dit continue d'apprendre, d'apprendre. Et c'est quoi le dernier truc qu'il a appris ?
- Speaker #0
Là, le dernier truc que je lui ai appris, c'est... Je lui demandais toujours d'aller me chercher des trucs dans l'armoire. Donc, il sait comment on ouvre une armoire, mais jamais comment on ferme l'armoire. Du coup, maintenant, il a fallu que je lui apprenne l'enchaînement. Parce que ça aussi, tu vois, les gens qui connaissent un peu les chiens, etc., savent que c'est une chose d'apprendre à ton chien de séquencer. C'est-à-dire, quand on dit séquencer, c'est aller... Donc, l'ordre de aller chercher quelque chose. d'ouvrir l'armoire, donc c'est séquencé, c'est un premier ordre, par exemple tu donnes la friandise, mais lui dans la tête du chien, c'est dans sa tête, si tu lui donnes la friandise au moment où il a juste été à l'armoire, c'est fini, le tour est fini, il a compris ça, alors que la difficulté c'est d'apprendre une séquence, c'est d'apprendre, bah là moi je veux que tu ailles à l'armoire, mais ensuite je veux que tu l'ouvres, et ensuite je veux que tu prennes quelque chose et tu me la ramènes, et du coup ça c'était acquis, mais maintenant il fallait lui apprendre, En plus, après, de fermer l'armoire. Et ça, c'est très compliqué parce que c'est énormément de séquences.
- Speaker #1
Il faut revenir sur le lieu.
- Speaker #0
Et en fait, c'est ça que j'essaie d'exprimer aux gens. C'est que c'est la séquence qui est difficile. C'est-à-dire que ce n'est pas difficile de lui apprendre à fermer une porte. Il sait déjà fermer une porte. Ce qui est difficile, c'est de lui apprendre à ce qu'il comprenne la combinaison de je prends et après je ferme. Et voilà, donc ça, ça a été assez compliqué. Et ça, tu vois, par exemple, typiquement, je l'ai fait en plusieurs jours. Parce que j'ai essayé de lui apprendre en un jour. Il le faisait, mais comme je l'ai dit, de manière séquencée. Mais pas en une fois. Mais au bout d'un moment, tu vois, il en a marre. Donc je peux pas, c'est pas parce que je veux sortir ma vidéo le soir même que je vais le forcer à prendre ce tour. Parce qu'il l'apprendrait. Mais ça respecte pas son bien-être. Et ça respecte pas le fait que ça, à la fin, tu vois, ça va devenir une plaie. Ça va devenir quelque chose de... Ouais. C'est plus rapide, tu vois.
- Speaker #1
Et pour les fois d'après, tu le dégoûtes, quoi.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Alors que là, tu vois, si on arrête bien, etc., ça reste du plaisir. Et tu vois, c'est comme tout. C'est vraiment conditionner son chien à quelque chose qui lui fait du bien. Moi, je sais que dès que je me rapproche de cette armoire, que je sors la petite ficelle et que je sors mes petites friandises, il est trop content. Parce qu'il sait qu'on va faire un tour, tu vois.
- Speaker #1
Non, c'est trop mignon.
- Speaker #0
Je l'adore.
- Speaker #1
Ouais. Et là, je vais faire une autre partie sur l'engagement. parce que je pense que ça te qualifie énormément. Tout simplement, toi, quelle est ta définition de l'engagement ?
- Speaker #0
Je pense que mon engagement sur les réseaux sociaux, la définition que j'en donnerais, c'est d'avoir compris le privilège que j'ai eu de me retrouver sur les réseaux sociaux, mais d'un point de vue global, c'est-à-dire et financier, et en termes de lumière. En fait... de tout ce que englobe l'influence. Et du coup, je pense que mon engagement, il est à travers les gens qui m'ont permis de vivre de tout ça et de me dire qu'en fait, pour moi, la contrepartie de cette vie qui est confortable, il faut le dire, c'est de pouvoir foncièrement m'engager auprès de tout ce qui englobe ce métier, c'est-à-dire et mes chiens, et les gens, et les causes que j'ai envie de défendre et de m'y engager, c'est-à-dire de ne pas faire ça dans un souci un peu, tu vois, pas informatique.
- Speaker #1
tu vois parce que j'ai envie de montrer que je suis une bonne personne non c'est ça qui est compliqué entre la limite de la communication et l'image que tu veux donner au monde et si vraiment tu vas vraiment t'engager et l'impact réel que tu vas avoir parce que nous depuis notre téléphone parfois c'est dur à enfin là on voit que tu fais énormément de choses d'ailleurs tu nous parleras de Mermonday et du tout tour mais c'est dur de comprendre si les gens ils font juste pas une petite story et disent ta da par rapport à une collab Ou comme toi, ils s'engagent vraiment, ils vont sur un vélo, ils font un tour de France ?
- Speaker #0
Je pense que tu vois, je pense qu'effectivement, en fait, je pense que le gros débat dans tout ça, c'est un peu compliqué parfois de se positionner. C'est-à-dire que, est-ce qu'on a envie justement de se dire que c'est mieux de faire un peu que de rien faire ? Et donc, en fait, il faut quand même valoriser les créateurs de contenu qui le font, même s'ils ne le font pas souvent, parce qu'en fait, ça règle quelque chose de positif parce qu'ils le font. Tu vois, même s'il y a un chèque derrière, etc. Ou est-ce que, justement, il faut attendre de créateurs de contenu qu'on suit vraiment plutôt un engagement sur le long terme ? Et je pense que ça, en fait, c'est plus vis-à-vis de chacun, tu vois. Moi, je sais qu'il y a des gens qui n'attendent pas les mêmes choses des créateurs de contenu qu'ils suivent. Je sais que, par exemple, on m'avait souvent dit que les gens qui me suivaient n'avaient pas l'impression qu'ils suivaient une influenceuse. Ils avaient plus l'impression qu'ils suivaient une meuf qui a une super relation avec ses chiens et qui essaye de faire des choses, tu vois. Pour les sans-abri et les animaux, c'était pas l'influenceuse, tu vois. Et je pense que le fait de voir que l'engagement, il est profond, je pense que c'est parce que tu le vois sur la durée. Je pense qu'une prise de parole, seulement une et une seule, et en plus, il y a une collaboration, je pense que là, ça peut poser question. C'est bien parce que ça veut dire que le créateur de contenu, il a quand même utilisé sa plateforme pour partager un message. Mais si c'est une collaboration commerciale et rémunérée en plus, et que jamais, en fait, outre cette collaboration, le créateur de contenu, il en parle, Je pense que là, on peut questionner quand même, tu vois, l'engagement. On peut le questionner. Mais je pense que tu vois, si tu vois que c'est consistant et que la personne, elle continue d'en parler, même hors collaboration, je pense que c'est quelque chose qu'il faut valoriser. Et je pense aussi que c'est important, tu vois, de faire comprendre aux gens qui suivent ces personnes-là qu'elles ont aussi un rôle à jouer. Parce que, tu vois, si maintenant, tu décides de faire du contenu qui est plus engagé, mais en fait, à la suite, tes stats, elles suivent pas,
- Speaker #1
t'as pas beaucoup de gens tu vois etc etc et bah en fait t'as pas d'intérêt à continuer à le faire toi tu disais que c'était confortable désolé je te coupe financièrement tu dirais que c'est uniquement grâce aux vidéos TikTok de Monday ou comment ça se passe un peu au niveau visuel non c'est les collaborations moi
- Speaker #0
déjà faut savoir que toute la période donc toute la période de Monday sur les réseaux sociaux toute la période de patoche je n'ai jamais été payée sur TikTok parce que j'avais un compte belge et que du coup il n'y avait pas la rémunération mais je pense que tu vois même si moi ça me faisait chier sur le moment, c'est pour ça que je te dis que je crois énormément au destin, je pense que ce qui a énormément joué dans le fait que les gens ont su que je faisais ça de bon coeur, c'est que je n'étais pas payée en fait j'étais pas payée, donc en fait il n'y avait pas l'argument de se dire que je faisais ça pour l'argent Tu vois, que ce soit avec Patoche, que ce soit avec des chiens, tu vois. Et en plus de ça, quand, par exemple, j'ai commencé à avoir des collaborations qui avaient un rapport avec Patoche, je ne gardais pas l'argent pour moi. Je mettais l'argent dans la cagnotte de Patoche parce que j'estimais que ce n'était pas de l'argent qui devait me revenir, tu vois. Et voilà, je pense que c'est important de aussi pouvoir bien organiser la vie. C'est-à-dire que moi, par exemple, si... Si tu compares la vie, par exemple, que je peux vivre grâce aux réseaux sociaux par rapport à d'autres créateurs de contenu, disons que je vais être dans la moyenne basse parce que mon contenu n'est pas purement lifestyle et mon contenu n'est pas ce qu'on appelle dans le jargon bankable. C'est-à-dire que quand une marque va me contacter, ça va plus être une image de marque plutôt que, ah, elle va nous vendre 10 000 produits. Parce que ces marques-là, elles savent que... les gens ne me suivent pas pour ça. Tu vois, demain... Mais par contre, tu vois, si par exemple, tu m'actives sur des collaborations de nourriture, je pense que déjà, les gens savent que je ne vais pas faire des collabs de bouffe tous les quatre matins, qu'une fois que j'ai trouvé une bonne nourriture, là, tu vois, en ce moment, on est chez Dogfight Diet, ben moi, par exemple, je ne fais pas ça parce que c'est la collab. Évidemment, il y a beaucoup d'alimentations de chiens qui me contactent, mais moi, je vais choisir celle qui me semble être la meilleure pour mes chiens. Et en fait, à partir du moment où du coup, vie. parler de ça, les gens, sur des choses qui sont dans l'ordre du bien-être de mes chiens, ils vont me faire confiance. Donc, ils vont consommer. Mais par exemple, je te dis une connerie, maintenant, tu sais pas, t'as une marque qui vend que des sacs à main et qui me contacte pour faire une collab, peut-être que je suis pas la meilleure cible. Parce que peut-être que ma communauté, et en plus si c'est des, je sais pas, je te dis une connerie, mais si c'est des sacs en cuir d'animaux, ben... C'est peut-être pas ma commu qui va être la plus... Donc, en fait, je me ferme quand même beaucoup de portes.
- Speaker #1
Tu te fermes par rapport à ta communauté, mais aussi est-ce que tu te fermes par rapport à toi-même, à l'image que tu veux donner ?
- Speaker #0
Ouais, à mort. Comment tu choisis ?
- Speaker #1
Ouais, j'imagine que tu dois avoir énormément de propositions, donc il faut faire des choix. Comment tu choisis ?
- Speaker #0
Mais c'est trop important pour moi que ce soit éthique. Alors, évidemment, on ne peut pas être parfait et aucune marque peut être 100% parfaite. Et évidemment, tu vois que tu auras toujours un petit truc. Mais du moins, j'essaye, vraiment, j'essaye de coller au plus à mes valeurs. C'est-à-dire que vraiment, tu vois, là, on a fait, tu vois, une collab avec la vie. La vie qui, tu vois, est la nourriture vegan. Et qui, en plus, a fait une collaboration avec Moéa, qui sont des chaussures vegan. Eh bien, ça, par exemple, tu vois, la paire, donc tout... tous les bénéfices de la paire qui vont sortir iront au profit de la demeure mondée. Ça, par exemple, je n'ai pas été payée. Je ne voulais pas être payée. Parce que du coup, je me suis dit, on s'est dit avec mon agent, tout l'argent qui peut être mis dans la prod... du shooting, du truc, c'est mieux que ce soit bien fait et que ça bénéficie à la paire et à la demeure mondiale plutôt qu'à moi d'avoir l'argent dans ma poche. Mais ça, c'est des choix. Parce que du coup, tu sais que tu aurais pu avoir X chèques, mais non, parce que tu le fais pour un projet qui te tient à cœur. Et donc, voilà. Après, tu vois, moi, je pense... Après, c'est bateau dit comme ça, tu vois. Et les gens, ils me croient. Après, je pense que les gens me croient quand je dis ça, mais... ce qui m'anime dans la vie, ce n'est pas l'argent, c'est vraiment le sens que je vais donner à ce que je fais. Genre, et en vrai, et tu vois, et je ne le dis pas de manière complètement décomplexée ou quoi, mais avec mon diplôme, j'ai deux masters, j'ai ma licence, j'ai fait Sciences Po, j'allais travailler en plus dans les institutions européennes et tout, je sais que j'aurais eu un bon taf. Enfin, tu vois, de l'argent, j'en aurais eu, tu vois, j'en aurais eu. Mais c'est pas ça qui m'anime, c'est pas ça, c'est pas ça qui m'anime, tu vois. Et justement, et c'est trop important de le dire, c'est que moi, c'est grâce à mon argent aujourd'hui et aux quelques collabs que je fais que je peux donner autant de temps bénévole à la demeure mondaine. Parce qu'en fait, sinon, je pourrais pas. Franchement,
- Speaker #1
c'est une de mes questions. Comment tu choisis ce à quoi tu accordes ton temps ? Parce que c'est bien beau de vouloir être partout et d'être bénévole, etc. Et de faire de dons par rapport à tes collabs, ce qui est vraiment admirable. Mais après, il faut aussi que toi, tu vives et que tu puisses continuer à vivre de ça et avoir de nouvelles collabs. Parce que si tu ne fais plus de collabs et si tu es trop militante, comme tu dis, peut-être que tu es de moins en moins bankable. Et puis, peut-être que là, les marques, elles te prennent toi. Peut-être que c'est juste une image. Peut-être qu'elles font leur... Comment dire ? Elles se disent, ça fait bien d'être avec Oli, même si ça ne rapporte pas beaucoup. Je ne sais pas, c'est ce que tu me disais. Quelqu'un d'autre.
- Speaker #0
C'est ça. mais en fait justement et c'est pour ça que je te dis que c'est pour ça tu vois que Je suis trop heureuse des gens qui m'entourent professionnellement. Mon agent, Cathy Serra. Tu vois, c'est quelqu'un qui vraiment, financièrement, elle n'a pas besoin de moi. Ce n'est pas moi qui vais changer son chiffre d'affaires d'un monde à un autre. Elle le fait pourquoi ? Parce que pour elle, ça a du sens de donner son expertise, donc de l'influence. sur quelqu'un qui n'a pas envie de faire de l'influence de manière pure et dure. Moi, je n'ai pas envie de faire de l'influence pure et dure. Ce n'est pas ça qui me botte, ce n'est pas ça que j'aime dans la vie, mais c'est grâce au collab qu'elle va me négocier à tout ce qu'elle va faire que je vais pouvoir continuer ma vie militante. Parce qu'il faut aussi le dire, moi, pendant un moment, j'avais quand même aussi, et c'est très intéressant ce que tu disais, parce que c'est exactement dans quoi je me suis trouvée. C'est que moi, j'ai eu l'image auprès des marques de la meuf bénévole. Donc, pourquoi me payer ? Ah, du coup,
- Speaker #1
elle ne te proposait pas d'argent ou des mini-contrats ?
- Speaker #0
Elle ne me proposait pas d'argent ou c'était que du gifting. Waouh ! Et tu vois, par exemple, en fait, en même temps, je ne peux même pas leur en vouloir parce que c'est un peu logique. C'est que moi, ce qui me bottait, c'était de faire des collabs, mais qui avaient quand même un fonds un peu engagé. Oui, mais sauf que quand c'est des collabs comme ça, le budget, il est très bas. soit il n'y a pas de budget et on joue aussi un peu on joue pas sur l'accord sensible mais si c'est une assaut ou si c'est un truc qui est engagé t'as envie de dire bah non moi je préfère que vous gardiez l'argent pour vous ou pour le projet et moi je suis pas payée oui mais tu ne peux pas faire ça sur le long terme tu peux faire ça de temps en temps mais tu peux pas, sauf qu'en fait à partir du moment où tu commences à être la bénévole du coin bah c'est normal qu'après quel intérêt du coup de te proposer un budget qui est Euh... qui est important si on sait qu'en fait, tu l'aurais fait bénévolement. Bien sûr.
- Speaker #1
Et puis, si c'est l'image que tu donnes, c'est l'image que les gens vont avoir et qu'ils vont te proposer. Exact. Tu vois. Et comme ça... Pardon.
- Speaker #0
Justement, je ne le fais pas. En fait, c'est ça que... Je ne suis pas du tout une businesswoman. Je suis trop nulle pour ça. Je suis trop nulle pour me vendre. Je suis trop nulle pour les affaires. Et donc, c'est que mon agent. C'est mon agent qui, elle, va dire, écoutez, pour ça, il faut ça. Pour ça, c'est ça le budget. Pour ça, c'est ça. Et si vous ne l'avez pas, tant pis, elle ne le fera pas, tu vois.
- Speaker #1
Et comment tu le fais psychologiquement pour... La casquette de fille militante, de fille engagée, c'est assez noble, donc c'est facile à porter dans le sens où tu n'as pas envie d'être la bénévole du coin, mais tu as aussi envie d'être la fille engagée du coin, c'est quand même plutôt noble comme casquette. Mais comment tu fais après pour accepter tout autant la casquette d'influenceuse qui, la dernière fois qu'on s'est croisées, tu allais le matin, tu étais à une... je ne sais plus comment on s'appelle, les réunions avec plein d'influenceuses pour parler d'un nouveau produit, de skincare, etc. Et comment tu fais pour que ça, il ne faut pas non plus dénigrer ça, mais ça peut être un peu plus superficiel. Mais pourtant, c'est ce qui fait bouffer et c'est ce qui va te faire ramener de l'argent pour la Demeure Monday ou pour d'autres missions humanitaires. C'est juste le mental, toi, ton mental, comment tu fais pour ne pas t'autodiscréditer ou que les gens te disent qu'elle est trop superficielle. Moi, c'est le genre de truc, parce que c'est vraiment une question personnelle. Parce que j'essaye de rester focus, bien-être animal, ostéopathie et de ne pas trop sortir de mon credo, qui est très, très, très niche. Et du coup, ça me fait flipper, tu vois, de faire autre chose et de me prendre des remarques un peu de tes superficiels. Tu joues l'info.
- Speaker #0
Ouais. En fait, tu vois, moi, je pense que... les gens ils sentent quand tu restes fidèle à toi même je te donne un exemple mais ce fameux ce fameux event auquel j'avais été tu vois pour pour de la skin care moi tu vois je suis pas spécialement skin care mais je pense qu'en fait c'est ce que les gens aiment aussi c'est que en fait je vais pas en un coup me donner cette espèce d'image de meuf qui parle de skin care comme si elle avait fait ça toute sa vie et le lendemain matin tu vois parler en mode de la bouffe que je donne à mes chiens et que ça n'a rien à voir en fait je ment pas, c'est-à-dire qu'en fait je reste moi-même, c'est-à-dire que là par exemple, tu vois je jouais aussi du fait que j'apprenais plein de choses et que j'apprenais des choses et que j'expliquais aux gens ce que j'apprenais et en fait, tu vois, c'est con mais je m'y connais pas en skincare, mais le fait qu'on m'apprenne et que je le teste sur moi et que ça fonctionne ben du coup en fait les gens ils se disent mais du coup elle est pas bullshit, c'est pas la meuf qui va commencer à nous déblatérer les mille et un, tu vois arguments que que des créatrices de contenu vont peut-être donner à 10 000 marques, tu vois. Et je pense que ça, tu vois, les gens, ils ont l'habitude avec moi. Et je pense aussi qu'il y a quelque chose qui m'aide beaucoup. C'est qu'en fait, tu vois, je sais qu'il y a beaucoup de gens qui me suivent, mais qui ne me considèrent pas totalement comme une pète influenceuse, comme les gens appellent ça dans le jargon. C'est-à-dire que, tu vois, je fais des choses et j'aborde des choses qui vont être quand même différentes. Tu vois, comment dire ? Je ne vais pas, par exemple, faire une vidéo hyper premier degré en parlant de code canin. et en parlant H24 de mes balades avec un chien réactif qui est super premier degré là tu vois je vais par exemple je te donne un exemple quand je prends mon vélo avec ma remorque avec mes deux chiens en soi c'est très pète influenceur c'est montrer comment tu vas d'un point à l'autre avec un chien mais le fait est que mon vélo il est trop beau donc je vais parler du fait que mon vélo il est trop beau je vais mettre des lunettes à mes chiens je vais mettre un petit casque ça fera tout un peu mignon Merci. faire autour de ça. Et par exemple, quand je vais aller quelque part, ben en fait, je vais pas, par exemple, faire la vidéo où je vais aller dans un parc à chiens. Ça se trouve, tu vois, en fait, ça se trouve, il va y avoir ce truc de dog influenceur, enfin de, tu vois, la dog mom sur son vélo, mais peut-être qu'en fait, là, je vais à un event skincare avec Monday. Et du coup, en fait, ça casse ce côté purement, purement, purement chien, premier degré. Et je pense que c'est pour ça qu'aujourd'hui, tu vois, il y a plein de gens qui ne sont pas spécialement fans des chiens. qui me suivent parce qu'ils aiment trop le côté bah, Mon-Té super intelligent et et Mon-Dé qui est presque un petit humain quoi.
- Speaker #1
Ouais, carrément. Et comment est née ta relation avec You Care ? Est-ce que tu peux nous parler de la demeure Mon-Dé quand même un petit peu ?
- Speaker #0
Tout à fait. Bah en fait ma relation avec You Care, elle a démarré parce que en gros j'étais partie en vacances au Monténégro avec mes meilleurs amis et on est tombés sur une portée de chiots, donc 7 chiots et une maman et on a décidé de les faire rapatrier. Et donc, on a trouvé une asso locale, une asso belge, avec qui on a commencé le travail. Et en fait, ensuite, ça a metté vraiment beaucoup trop de temps. Et on s'est dit, moi, à ce moment-là, je commençais à faire pas mal de protection animale avec YouCare. Je voyais, tu vois, qu'ils étaient très sérieux. Et je me suis dit, non, mais en fait, franchement, je vais leur demander de nous aider pour les rapatrier. Enfin, ça s'est fait, ça s'est fait extrêmement bien et de manière très efficace. Et en fait, par rapport à tous les sauvetages qu'on avait fait avec YouCare, en fait, ils m'ont honorée. du titre de marraine de l'association. Donc, trop mignon. Et en fait, du coup, à travers ce titre, moi, je me suis encore plus engagée. Donc, on a commencé à faire plein, plein de choses ensemble. Et en fait, quand du coup, il y a eu toute mon histoire avec Patoche et donc avec le fait qu'à la fin de ces huit mois de suivi, il a décidé de ne pas accepter l'appartement. Et bien, en fait, moi, j'ai beaucoup, beaucoup, beaucoup réfléchi puisqu'en fait, on avait une cagnotte de 26 000 euros qui était ouverte. Et je me suis dit, mais c'est impossible que la vie là veut juste que Patoch il retourne dans sa rue et que moi je retourne dans ma vie.
- Speaker #1
Est-ce que tu peux nous faire, pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire de Patoch, un petit récap ?
- Speaker #0
Ok, donc Patoch du coup c'est une personne sans abri qui aujourd'hui est à la rue depuis 26 ans. Quand je l'ai rencontré du coup ça faisait 23 ans qu'il était à la rue. Et en fait, moi j'avais emménagé à Montrouge. Et en fait, en sortant de la bouche de métro, mon petit chien Mondé, il est sorti de la bouche de métro, donc il était sans laisse. Et en fait, c'est lui qui a été voir Patoche tout de suite, qui a commencé à jouer avec lui. Et quand je l'ai appelé, Monday, il revenait pas. Donc du coup, moi, je me suis approchée de ce monsieur pour récupérer mon chien. Et en fait, c'est à travers Monday que du coup, on a commencé à discuter. Parce que du coup, Patoche, directement, il m'a dit, mais il m'aime bien votre chien. Et du coup, tu vois, on a commencé à discuter. à travers ça. Et en fait, j'ai vu à quel point en fait, Maudé lui faisait beaucoup de bien parce que finalement, en fait, me parler moi de humain à humain, c'était peut-être un peu trop compliqué, alors que de me parler à travers mon chien qui lui faisait plein de bisous et de câlins, c'était plus simple. Et donc en fait, je me suis dit, ça ne me coûte rien de passer ici 5 minutes quand je reviens de mes cours. Et donc, je suis passée 5 minutes, 10 minutes, 30 minutes, 1 heure tous les jours. Et en fait, on a vraiment créé une relation d'amitié. jusqu'au jour où en fait il est venu chez moi. Enfin du coup en gros, je ne sais pas pourquoi, mais j'avais un pressentiment qu'il ne fallait pas qu'il dorme dehors cette nuit-là. Et donc il est venu dormir chez moi. Et en fait il a fait une détresse respiratoire et un arrêt cardiaque chez moi. Et donc il est tombé dans le coma. J'ai appelé le SAMU, etc. Il a survécu. Et en fait le lendemain, on m'a appelé pour me dire qu'il s'était réveillé de son coma et qu'il m'avait désigné comme sa personne de confiance. Parce qu'en fait il n'a pas de famille. Il s'est retrouvé à la rue après la mort de sa femme et ses deux enfants, âgés de 3 et 5 ans dans un accident de voiture. Et du coup, en fait, il n'a plus de famille. Donc il m'a désigné comme sa personne de confiance. Et moi, j'ai pris ça tellement, tellement, tellement sérieusement, tellement au plus profond de mon cœur. Et donc, à partir de ce moment-là, j'ai été le voir tous les jours à l'hôpital. Puis il a été transféré dans un centre de rééducation pour les problèmes cardiovasculaires. Et en fait, là-bas, à travers ses problèmes de santé, il a arrêté de boire, il a arrêté de fumer. Et du coup, il a vraiment pu se réinsérer. Et en fait, moi, je me suis dit, ben voilà, on va faire une cagnotte et on va lui trouver un appartement. C'est ce qu'il voulait. Il ne voulait plus retourner à la rue. Mais malheureusement, le jour de la remise des clés et de la signature du contrat de bail, il a paniqué et il a recommencé à boire. Du coup, voilà. Et du coup, moi, ça a été très, très, très, très dur pour moi d'accepter qu'il retourne à la rue. Mais voilà, j'ai dû m'y faire. Et... Et en fait, du coup, Patoche, je lui ai parlé de cette idée de projet que j'avais, de la demeure mondée. Et il m'a dit, parce que je voulais avoir son aval, parce qu'à mon sens, cet argent lui appartenait. C'était une cagnotte quand même, même s'il ne voulait plus pour un appartement, ça restait de l'argent que les gens avaient donné pour lui. Et il m'a dit cette phrase qui est magnifique. Il m'a dit, une main a été tendue trop tard pour moi, mais je suis sûre qu'elle arrivera à temps pour les autres. Et en fait, du coup, c'est comme ça qu'est née la demeure mondée. Et du coup, moi, je me suis dit, ben voilà, dans la Demormandie, ce que j'ai imaginé, c'est un lieu de réinsertion pour les personnes sans-abri à travers les animaux abandonnés, à travers les chiens abandonnés qui, eux-mêmes, n'ont pas de famille. On met, en fait, ces deux oubliés de la vie, ces deux abandonnés de la vie pour que, finalement, ils se réinsèrent mutuellement. Et en fait, je me suis dit, mais qui de mieux que Youcare, qui connaît bien les chiens, pour m'accompagner dans ce projet ? Et donc, j'en ai parlé à Thomas, le président de Youcare. Et tout de suite, il m'a dit qu'il était emballé. Et donc, c'est comme ça que l'aventure d'Homère Mondé est née. Et aujourd'hui, du coup, on est sur les travaux. Donc, c'est à Périgny, en 1994, en Ile-de-France. Et on est sur les travaux. Ça avance. C'est long parce qu'il y a plein de permis de construire qui sont bloqués. parce que évidemment en fait c'est comme partout on dit oui il faut aider les personnes sans abri mais par contre on les veut pas chez nous donc donc c'est toujours pareil c'est compliqué donc là on attend ça va passer mais c'est juste que ça met du temps administrativement c'est très long en attendant d'avoir les parents construire vraiment pour le bâtiment de la demande et on a avancé sur tout ce qui est à côté donc là on a une chatte qui ont déjà déjà abandonné qui sont à l'adoption on a même un un petit refuge avec des animaux. Par exemple, on a des cotons qui ont été abandonnés. On a des chèvres, on a des poules. Donc voilà, on avance petit à petit pour pouvoir ouvrir, on l'espère, en été 2027.
- Speaker #1
Ah oui, trop bien. Et du coup, quel est le projet après sur place ? Il y aura les personnes sans abri et les animaux qui seront tous ensemble ?
- Speaker #0
Exactement. En fait, c'est ça. Et c'est très bien que tu le dises. Nous, en fait, on ne se veut pas être un refuge. Nous, ce qu'on veut, c'est en fait comme une immense maison d'accueil. C'est-à-dire qu'en fait, il y aura 10 personnes sans-abri, 6 femmes, 4 hommes, répartis sur deux étages. Un étage pour les femmes qui s'appelle l'étage Justine, en hommage à une de mes meilleures amies qui est décédée dans un écrisson de voiture. Et le dernier étage, l'étage Patoche, évidemment, l'étage des hommes, puisque c'est Patoche qui a inspiré ce projet. Et en fait, l'idée, c'est qu'en fait, les chiens vivent tous ensemble dans les communs au rez-de-chaussée, dans lequel, tu vois, il y aura la cuisine, il y aura tout. Pourquoi ? Parce qu'en fait on se dit que c'est un excellent moyen, qu'en fait il y aurait idéalement deux personnes sans-abri par chien. Et l'idée en fait c'est que ces personnes-là, elles s'occupent de ces chiens-là et elles leur permettent déjà de travailler. C'est-à-dire que ces chiens-là ils seront à l'adoption. Et donc en fait il y a des gens qui pourront venir rencontrer ces chiens-là, mais du coup on écoutera ces personnes sans-abri. Parce qu'en fait on les invisibilise, on les voit plus, on les regarde plus, on fait plus attention à eux. et le fait qu'en fait la... personne qui connaisse le mieux le chien en question, c'est la personne, en fait, qui s'en occupe, et bien, en fait, il y a une grosse valorisation de cette personne à travers le fait qu'on l'écoute, on l'entend, et on fait attention à ce qu'elle nous dit sur le chien, quoi.
- Speaker #1
Elle sera valorisée, d'une part, par l'animal dont elle va prendre soin, puis après, par la personne qui va vouloir les informations. C'est vachement bien pensé.
- Speaker #0
Voilà. Donc, du coup, ça, c'est la demeure monnaie.
- Speaker #1
Trop bien. Et le tout-tour, c'est pour justement récupérer...
- Speaker #0
C'est pour ça que du coup, cet été, en septembre dernier... Tu en fais un ? Franchement, j'aimerais le faire. Là, je réfléchis à la faisabilité du truc. C'est costaud quand même. Le faire en plus grand. Là, je vais faire 1500 kilomètres. Du coup, le tout-tour de France, on l'a appelé tout-tour de France parce que du coup, j'ai fait 1000 kilomètres. Marseille-Paris à vélo avec mes deux chiens. Et l'UOS de 37 kilos. Et Monday de 8 kilos et mes affaires. Donc en tout, je tractais 70 kilos. On faisait 100 kilomètres par jour pour la Dema Monet. Et en vrai, je suis trop contente parce que grâce à ça, on a réussi à lever plus de 100 000 euros. Et tu vois, on revient sur cette idée des marques. Mais au final, c'est les marques qui ont permis de vraiment mettre en avant et... payer toute la logistique de ce sujet.
- Speaker #1
C'est que des marques animalières ou il y a autres aussi ?
- Speaker #0
Eh ben même pas, tu vois, on a eu Alain Flelou, Bourse aux banques, Cyclable, tu vois, en vélo, on a eu, qui on a eu ? En nourriture, on a eu Helmut, on a eu qui d'autre ? On a eu du coup Stage Vélo qui nous a prêté le vélo, ouais, on a eu, tu vois, on a fait, et c'est trop cool, tu vois, et je trouve ça génial quand l'influence se mêle à quelque chose de plus engageant qui peut aussi être hyper divertissant parce qu'en vrai ça l'était on te regardait un petit peu galérer avec tes chiens ça reste du divertissement mais qui est mêlé à de l'engagement avec quelque chose qui a du sens et qui au final a réussi à lever quand même 60 000 euros trop bien et
- Speaker #1
Patosh il voudra pas venir dans la demeure monday ?
- Speaker #0
pas En fait, tu vois, ce qui est compliqué avec Patoche, c'est que... En fait, c'était là où ma relation est compliquée aujourd'hui avec Patoche. C'est qu'en fait, je dois être moins impliquée. Parce qu'en fait, l'erreur que je faisais, c'est qu'en fait, tu vois, il y a beaucoup de contradictions dans la rue. C'est-à-dire que tu peux avoir un jour où, en fait, tu as envie de quitter la rue. Et tu peux en avoir un autre où tu te dis, j'ai connu que ça, c'est ma safe place. Et en fait, du coup, c'est très compliqué de... prendre pour acquis ce que par exemple Patoche me dit. C'est-à-dire qu'un jour, il peut me dire que ce qu'il rêve, c'est de vivre dans la Deux-Mormondées. Et le jour où ça se fait, il va me dire finalement non.
- Speaker #1
Il te le dit ça ? Il te l'a déjà dit ?
- Speaker #0
Oui, tu vois, il m'a déjà dit que là, ce que lui voulait, et moi, c'est mon rêve, tu vois, c'est mon rêve absolu, mais je sais que je ne peux pas prendre ça pour acquis. Là, il m'a dit, lui, son rêve, ce serait d'être un peu le parrain de la Demeure Monday, c'est-à-dire, en fait, d'avoir sa petite caravane à côté de la Demeure Monday et de vivre là et de pouvoir donner des conseils à ces personnes. parce que la différence entre Patoche et ces personnes qui vont rester, c'est qu'en fait, Patoche... c'est quelqu'un qui est resté trop longtemps à la rue et qu'on ne peut plus aider presque, tu vois. Alors qu'en fait, les gens que nous, on veut aider, c'est des gens qui se retrouvent fraîchement à la rue. En fait, on veut éviter que ces gens deviennent des patoches. Et du coup, Patoche, il a ce truc. Et moi, c'est mon rêve que ce soit un peu un parrain qui explique, tu vois, pourquoi est-ce qu'il faut s'en sortir tout de suite. Moi, c'est mon rêve ultime. C'est mon rêve ultime. Mais le problème, c'est que Patoche, il me parle de ça. Il veut. Et après, deux jours après, non, moi, c'est la rue.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Donc c'est compliqué.
- Speaker #1
Et comment tu fais attention à toi ? Comment tu prends soin de toi, sachant que tu fais énormément de choses pour la cause humanitaire, la cause animale ? Ça prend les tripes, ça prend la tête. Comment tu fais attention à toi ?
- Speaker #0
Justement, tu vois, j'essaye de me mettre des limites. Là, par exemple, et je n'en ai pas énormément parlé sur les réseaux sociaux, même pas du tout, je pense, mais moi, ma relation avec Patash, elle reste compliquée, parce qu'en fait, je l'aime de tout mon cœur, Et je n'arrive pas à me réveiller. pas encore à 100% à être juste son ami sans l'aider quand je le vois en difficulté. Et lui, non plus, même quand il dit qu'il veut pas que je l'aide, après il va m'appeler, tu vois, il va m'appeler pour venir dormir chez moi, pour venir prendre une douche, pour que je l'aide, associé à cela. Donc tu vois, c'est compliqué du coup de poser des limites et de moi-même en fait me mettre des limites sur, ok, Là, on est dans un truc qui est acceptable pour moi. Mais là, en fait, ce n'est pas possible parce que du coup, moi, je déborde. Je déborde. En fait, à partir du moment où tu viens dormir chez moi et que tu as une balafre parce que tu t'es fait voler tes affaires et que tu t'es fait tabasser dans la rue, évidemment que je n'ai pas envie de te dire, patoche, rentre chez toi. Forcément, sur le moment, j'ai envie de déborder en lui disant, reste ici. Mais non, tu vois, je l'ai déjà fait. Il a déjà vécu chez moi. Ce n'est pas sain. Ce n'est pas bien. Tu vois, il ne veut pas de solution. d'hébergement sur le long terme bah du coup il faut pas que moi voilà donc c'est compliqué mais je reste bien entourée et je pense que ce qui est essentiel bah c'est de voir un psy tu vois c'est de pouvoir en parler moi il y a beaucoup de choses tu vois j'en ai jamais parlé sur les réseaux sociaux parce que je pense que j'avais pas envie de donner une mauvaise image de la rue mais moi j'ai vécu pas avec Patoche du tout Patoche il a toujours été mais adorable avec moi il a jamais été violent Mais moi, j'ai vécu des choses quand même pas rigolos, tu vois. Parce que c'est normal, je restais dehors avec patoche toute la journée et une partie de la nuit. Donc c'est normal que j'étais aussi parfois importunée par d'autres personnes, tu vois. Mais il m'est déjà arrivé des trucs pas rigolos du tout, tu vois. Et ça, moi, c'est quand j'en ai parlé à un psy, qu'elle m'a dit « Mais mademoiselle, est-ce que vous vous rendez compte que c'est très très grave ? » Et moi, je disais, ben non, je ne m'en rendais pas compte et tout. Moi, je voulais juste aider. Et tu vois, et ça, c'est bien. C'est bien d'avoir quelqu'un à qui en parler, quoi.
- Speaker #1
Ouais, c'est beau. Est-ce que tu aurais des conseils à ceux qui veulent s'engager, peut-être pas aussi à fond que toi, et qui ne sont pas sur les réseaux sociaux, parce que toi, tu as une grosse visibilité, mais par exemple, un moldu qui veut s'engager, petite dose pour soit la cause humanitaire, soit la cause animale. Bien, c'est bien, oui.
- Speaker #0
Ben moi, je pense que tu vois, en fait, il faut se dire que déjà, Rien que sur les réseaux sociaux, partager, liker, commenter, tout ça c'est une forme d'engagement. C'est ce que j'explique aux gens, par exemple quand je fais le Tour de France, toutes les vidéos TikTok, j'ai dit, toute la rémunération des vidéos TikTok, elles iront à la Demeure Monday. Mais donc en fait, juste en likant, en partageant, en permettant à la vidéo de devenir virale, tu permets de donner de l'argent à la Demeure Monday. sans dépenser de l'argent toi, sans devoir sortir de chez toi tu vois. Donc déjà ça pour moi c'est une forme d'engagement qui est facile à faire et qui n'est pas passive en fait. Moi j'aimerais vraiment que les gens ils arrivent tu vois à sortir de cette espèce de passivité des réseaux sociaux très virtuel à quelque chose où en fait ils arrivent à avoir un impact et en fait c'est pas difficile de l'avoir quoi. Donc ça, c'est un premier point. Je pense que le deuxième point, c'est qu'il y a beaucoup d'assos locales qui ont besoin de bénévoles. Et donc, c'est OK aussi de faire un peu des mails spontanés, envoyer des mails, demander si en fait, ils ont besoin d'aide de temps en temps, etc. Nous, on l'a fait pour la Demeure Mondée. Alors malheureusement, maintenant, on n'en fait plus pour le moment. On va reprendre bientôt les journées bénévoles. Mais tu vois, ça, c'est aussi une forme d'engagement. Venir un week-end, tu n'es pas obligé de t'engager pour le mois, tu vois. une fois ça aide énormément.
- Speaker #1
Ça rassure pas mal de gens de se dire qu'ils ne vont pas bloquer tout leur vendredi, tout leur samedi.
- Speaker #0
Ça aide énormément. Je parlais aussi des réseaux sociaux, mais voir des annonces de chiens qui sont à l'adoption et les partager sur son compte, c'est aussi une manière d'être engagé à l'adoption d'un nouvel animal. Ça joue aussi par rapport aux produits qu'on achète. Il y a toute la gamme des 1% pour les animaux de Youcare. Si tu achètes la gamme, tu donnes. Tu sais que la marque qui s'est engagée, elle va donner 1% de son chiffre d'affaires à une association. Donc c'est aussi dans sa consommation. Donc s'engager, c'est pas forcément sortir de chez soi et faire plein de trucs, etc. C'est pour ça que je dis aux gens, faut pas médialiser. Moi j'ai l'opportunité de faire tout ça aussi grâce à mes réseaux sociaux et grâce aux opportunités que j'ai devant moi, tu vois. Donc il faut pas se dire que c'est inatteignable. En fait, c'est chacun qui doit faire vraiment, je pense, à son échelle.
- Speaker #1
Oui, à son échelle, à ses capacités du moment, à son temps.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Trop bien. Et dernière petite question. Qui aimerais-tu entendre sur le podcast ?
- Speaker #0
Qui j'aimerais entendre sur le podcast ? Eh bien, pourquoi pas Thomas ? Thomas Moreau de You Care. Je pense qu'il se donne tellement pour les animaux. Il se donne tellement pour la protection animale. Le mec, il fait des 80 heures par semaine, il ne dort pas, il donne sa vie à ça. À la base, c'est quand même un entrepreneur qui pourrait, parce qu'il est très fort, c'est quelqu'un qui pourrait avoir tellement de thunes en vrai. Et en fait, ce qui est dingue, c'est que ce mec, il met toutes ses compétences d'entrepreneur au service de la protection animale. Et donc, c'est ce qu'il dit, c'est qu'il gère une association un peu comme une start-up.
- Speaker #1
Oui, mais c'est vraiment l'image que ça donne. On se demande même si tu n'es pas un business. Maintenant, c'est une astuce. Oui,
- Speaker #0
mais ça fonctionne dix fois mieux. Le mec, je trouve qu'il a révolutionné même l'image qu'on peut avoir des refuges. Mais toi aussi,
- Speaker #1
tu as révolutionné l'image de l'influence avec le militantisme et l'engagement. Je trouve que tu es unique en ton genre. Bravo.
- Speaker #0
Trop mignon. Du coup, ce serait Thomas Moreau, président de... Ça marche.
- Speaker #1
Merci beaucoup. Merci, Oli.
- Speaker #0
Merci à toi, en tout cas. C'était un plaisir.
- Speaker #1
C'est la fin de cet épisode de Mordant. Merci beaucoup pour votre écoute. Si vous avez aimé, pensez à vous abonner sur votre plateforme d'écoute, à laisser 5 étoiles, à écrire un petit avis ou tout simplement à le partager autour de vous. Ça fait toute la différence. Pour suivre l'actualité du podcast, retrouvez-nous sur Instagram, et si vous avez des suggestions, des questions ou juste une envie de dire bonjour, écrivez-nous, on sera ravis de vous lire. On se retrouve très vite pour un prochain épisode de Mordant. D'ici là, prenez soin de vous et de vos animaux. A bientôt !