- Speaker #0
Lorsque décembre s'installe, que les rues se parent de lumière et que les foyers s'emplissent de chaleur, nous aimons croire que cette période de l'année n'appartient qu'au bonheur et à la bienveillance. Nous nous sentons en sécurité sous notre plaide, à siroter notre chocolat chaud plein de guimauve, devant les films de Noël aux scénarios aussi cuculés les uns que les autres.
- Speaker #1
Arrête, y'a des gens qui aiment ça. C'est un peu une période de l'année où les gens peuvent rêver un peu et oublier tout bordel qu'on peut voir à la télé le reste de l'année.
- Speaker #2
C'est surtout la seule parrière d'où les gens sont un peu gentils et arrêtent de se regarder le nombril.
- Speaker #0
Pourtant, derrière la façade conviviale et chaleureuse des fêtes, se cachent des histoires que l'on raconte à voix basse, parfois depuis des siècles, comme si la nuit de Noël ouvrait un passage, un interstice fragile entre notre monde et quelque chose de plus ancien, de plus affamé et de beaucoup moins bienveillant. Ce soir, je vais vous emmener dans une traversée où se mêlent crimes effoyables, traditions hantées, apparitions nocturnes et créatures qui ne dorment jamais vraiment. Dit récit pour un voyage qui devient, à chaque étape, un peu plus sombre. Un Noël où la lumière vacille et où l'ombre, elle, prend peu à peu toute la place.
- Speaker #1
L'horreur s'invita à la fête.
- Speaker #0
Dans la petite ville de Covina, aux Etats-Unis, en 2008, se tenait un réveillon de Noël qui ressemblait à tous les autres. Rire, chaleur humaine, un repas copieux qui n'attend que d'être mangé. Les parents Ortega avaient réuni, comme chaque année, leurs cinq enfants et leurs petits-enfants pour profiter de ce précieux moment en famille, en toute insouciance. Entre 25 et 30 personnes étaient présentes lorsque, vers 23h30, trois coups se firent entendre à la porte. Pourquoi se méfier ? Que peut-il arriver ? « Ma petite, va donc ouvrir ! » Lorsque l'enfant de 8 ans ouvre, un Père Noël se tient devant elle, parfaitement déguisé. Une silhouette bien connue qui lui inspire d'abord la joie, puis l'instant d'après, l'horreur. Dans sa hôte, pas de cadeau, mais plusieurs armes de poing de 9 mm. L'homme lève un pistolet. La première détonation coupe la conversation comme une lame. La seconde plonge la pièce dans un chaos indescriptible. Une fois son arme vide, Le tireur actionne le compartiment pressurisé qu'il porte sur son dos. Plusieurs litres de liquide inflammable sont ainsi déversés dans tout le rez-de-chaussée. La maison prend feu immédiatement. Plus tard, l'enquête révélera l'identité du meurtrier, Bruce Jeffrey Pardo, l'ex-mari d'une des filles Ortega. Incapable de se remettre du départ de sa femme et de ses trois enfants, l'homme tranquille, transformé en bourreau, a préféré emmener un maximum de personnes avec lui en enfer que de devoir surmonter son divorce. Dans un chalet isolé des montagnes québécoises, une famille profite d'un Noël tranquille, lorsqu'un bruit étrange se met à tourner autour de la maison. D'abord un frottement léger contre les parois, puis un grattement plus insistant, régulier. Peut-être un peu trop pour n'être que le hasard. Intrigué, le père sort vérifier, mais un détail lui saute aux yeux. La neige est intacte. Aucune empreinte. Rien. Plus tard dans la nuit, la plus jeune des enfants se réveille en pleurant. Quelqu'un dehors prononce son prénom. Une voix lente, hésitante. comme si elle n'était pas humaine. Dans les cultures algonquines, le Wendigo est une figure profondément enracinée dans les récits divers. Ce n'est pas un simple monstre, c'est la personnification de la faim, du froid et de l'isolement absolu. Traditionnellement, il apparaît quand la nourriture manque, quand le vent hurle sans interruption, et surtout, quand les humains s'éloignent trop les uns des autres.
- Speaker #1
C'est quoi le rapport entre cette créature et Noël ?
- Speaker #0
Ce qui relie la créature à Noël, ce n'est pas la fête en elle-même. mais la période. Dans plusieurs régions du Canada, Noël tombe pendant la pire phase du solstice, quand la nuit est la plus longue et le froid le plus mordant. Selon la tradition, c'est là que vous avez le plus de chances de vous faire dévorer. Au cœur de la Bavière, loin des villages et des routes fréquentées, la ferme de Inter-Quéfec se dressait seule, entourée de champs et de forêts. En mars 1922, La famille Gruber-Gabriel y vivait tranquillement jusqu'au jour où des signes étranges ont commencé à apparaître. Un matin, Andreas Gruber découvre des empreintes dans la neige. Elles viennent de la forêt, mènent droit à la maison, mais aucune n'en repart. Dans les jours suivants, la famille entend des pas dans le grenier, aperçoit des clés qui disparaissent, une porte qui s'ouvre toute seule, et même un journal inconnu posé sur la table. La domestique précédente était partie en affirmant que la maison était hantée. Les Gruber, eux, commencent à comprendre qu'ils ne sont peut-être pas seuls. Le 31 mars 1922, quelqu'un attire quatre membres de la famille dans la grange. On ne saura jamais comment, mais là, dans l'obscurité, ils sont tués l'un après l'autre avec une extrême brutalité. Dans la maison, la nouvelle domestique arrivait la veille et le petit Joseph, deux ans, subisse le même sort. Et l'élément le plus dérangeant n'est pas la violence du crime, c'est ce qui se passe après. Pendant plusieurs jours, avant que les voisines s'inquiètent, quelqu'un vit dans la ferme. Les animaux sont nourris, le poêle est alimenté, de la fumée s'échappe de la cheminée. Les lits semblent avoir servi. Toutes les preuves montrent que le meurtrier a dormi dans la maison, probablement tout près des corps, comme s'il n'était pas pressé de partir. L'enquête ne mènera jamais à une réponse claire. Aucun suspect n'a été formellement identifié. La ferme sera détruite l'année suivante, et les derniers éléments qui auraient pu éclairer l'affaire disparaîtront avec le temps. Ce qui reste, c'est l'image de ces empreintes qui entraient dans la neige, sans jamais en ressortir, et l'idée glaçante que le meurtrier n'avait peut-être pas besoin d'arriver ce jour-là. Peut-être était-il déjà dans la maison. peut-être depuis longtemps.
- Speaker #1
La lanterne de Yule, la lumière qui égarait les voyageurs.
- Speaker #0
On raconte que, pendant les douze nuits de Yule, quand la lumière se fait rare et que le froid semble vouloir mordre jusqu'aux eaux, une étrange lueur apparaît parfois dans les forêts du nord. Une petite lanterne suspendue, brûlant d'une flamme trop régulière pour être vraie. Elle ne vacille pas. Elle ne chauffe pas, et surtout, elle ne devrait pas être là. Les voyageurs perdus la suivent souvent, croyant qu'elle mène à un refuge. Mais plus on s'en approche, plus elle recule, lente, patiente, comme si elle cherchait à nous guider hors du chemin. Certains affirment avoir aperçu derrière elle une silhouette blanchâtre, fine comme une branche gelée, avec un visage effacé par le givre, et deux yeux creux qui ne reflètent aucune lumière. La lanterne de Yule ne conduit jamais vers un abri. Elle mène toujours plus loin, vers des crevasses cachées, des lacs gelés, ou des clairières dans lesquelles le vent ne souffle plus. Puis soudain, elle s'éteint, et dans le silence qui suit, on entend un souffle glacé, juste derrière soi, un souffle qui ne peut appartenir à un vivant. Les traces retrouvées dans la neige s'arrêtent d'un coup, jamais aucune ne repart. On dit alors que la lanterne a trouvé ce qu'elle cherchait, un compagnon pour les morts gelés, ceux qui errent chaque hiver. en quête d'une âme assez imprudente pour les suivre. Si un soir de solstice, une lumière apparaît devant toi, souviens-toi d'une seule règle. Une vraie flamme projette une ombre. Si ce n'est pas le cas, recule. Car la lanterne de Yule aime ceux qui s'approchent trop près. Et ceux qui la suivent ne rentrent jamais.
- Speaker #1
C'est quoi, Yule ?
- Speaker #0
Je te laisse jeter un œil à mon Instagram où j'ai fait une publication exprès pour expliquer cette fête.
- Speaker #1
La dame au gant noir du pitement. Le Noël qui se répète.
- Speaker #0
Chaque Noël, quand le manoir Biltmore s'illumine comme une cathédrale de lumière et que des milliers de décorations transforment les couloirs en un théâtre étincelant, les employés évitent un endroit, le grand escalier de marbre après la fermeture des portes. C'est là que depuis des décennies apparaît celle qu'ils appellent la Dame aux gants noirs. Elle surgit toujours lorsque les lumières s'éteignent d'un étage à l'autre. D'abord, on peut sentir un parfum ancien, presque sucré. qui flotte comme le souvenir d'une fête passée. Puis on voit la silhouette d'une femme, robe victorienne sombre, gants noirs jusqu'aux avant-bras, immobile au pied du sapin principal. Elle ne regarde jamais les visiteurs, elle regarde les décorations, comme si elle cherchait quelque chose qui n'y était plus. Les témoins racontent qu'elle avance lentement, sans bruit, et qu'en passant près des guirlandes et des rubans, ces derniers se mettent à bouger d'eux-mêmes, à se retourner, à se déplacer de quelques centimètres, comme si des mains invisibles essayaient de remettre les choses comme avant, comme la nuit où elle est morte. Le plus inquiétant, ce ne sont pas les apparitions, c'est le lendemain matin. Lorsque le personnel revient, certaines décorations qu'ils avaient posées la veille, avec des repères précis, se retrouvent modifiées. Un nœud défait, une bougie tournée vers le mur ou un cadre légèrement incliné. Et toujours le même motif, les objets convergent vers le grand escalier, comme si elle avait tenté de remonter le temps ou de rejouer une dernière procession. On dit que le soir de Noël, si on reste assez longtemps dans les couloirs, on peut entendre un frottement léger, celui d'un tissu ancien glissant sur les marches. Et que si l'on regarde trop longtemps, les gants noirs se tournent enfin vers nous, jamais plus d'une seconde, juste assez pour comprendre qu'elle n'est pas là pour hanter les lieux. Elle attend quelqu'un. Et que chaque année, à Noël, elle espère que ce quelqu'un, ce sera vous. le cache-cache qui ne s'arrête jamais dans les antifrançaises chaque année à noël alors que la famille se réunit autour d'une table en bois massif un rire étouffé s'élève soudainement d'entre les nappes Un rire d'enfant, léger, rapide, trop bref pour être imaginaire, assez clair pour glacer tout le monde. La première fois, on croit à une plaisanterie, la deuxième à une illusion. La troisième à quelque chose qui a toujours été là. Car sous la table, entre les pieds sculptés, des petites ombres passent. On entend des doigts taper le sol, un souffle court, une phrase murmurée. « Cache-toi, Icavini, cache-toi, il arrive. » Le folklore dit qu'un enfant est mort là, il y a longtemps, surpris par un effondrement pendant qu'il jouait dessous. Depuis, il revient chaque Noël pour rejouer sa dernière soirée. Mais ce que les visiteurs ignorent, c'est que l'enfant n'est pas seul. La nuit du 24, à minuit, la table tremble légèrement, comme si quelque chose de lourd s'était penché au-dessus, comme si une main, bien plus grande que celle d'un enfant, tapait dessous pour signaler son arrivée. Les anciens disent qu'à Noël, l'enfant appelle les vivants. non pas pour jouer, mais pour leur demander de se cacher. Parce que celui qui le poursuit cherche un nouveau visage à emmener dans la nuit. Et dans les vieilles maisons de bois, l'ombre qui se glisse sous la table n'est jamais celle que l'on croit.
- Speaker #1
Putain, c'est quoi ? Waouh, ok, c'est vraiment une vague de merde. Marie-Louise, notre femme qui demande l'hospitalité.
- Speaker #0
Dans certaines campagnes galloises, On raconte qu'à Noël, lorsque les nuits sont si longues qu'on a l'impression que la lumière ne reviendra jamais vraiment, un crâne de cheval apparaît parmi les maisons. Pas un déguisement, pas un jeu d'enfant, mais une apparition que l'on appelle Marie-Louine, la jument grise de l'hiver. Elle se présente toujours de la même manière, un drap blanc glissé sur un corps invisible, un véritable crâne de cheval posé au sommet, et les orbites vides, tournées vers les fenêtres illuminées. Les anciens affirment que pendant les douze nuits suivant Noël, Marie-Louise traverse les chemins enneigés à la recherche d'une seule chose, qu'on l'invite à entrer. Car la tradition dit que si elle frappe à votre porte et que vous lui refusez l'hospitalité, l'hiver lui-même vous poursuivra. La maladie, la malchance, comme une ombre qui s'installe dans la maison jusqu'à la nuit suivante. Mais si vous ouvrez la porte, si vous l'accueillez malgré sa silhouette effrayante, alors elle traverse le seuil, l'axe en mâchoire comme un avertissement. Tourne lentement la tête vers chaque membre de la famille. puis repart, laissant derrière elle une bénédiction glacée. Les histoires les plus sombres racontent pourtant ce qui se produit quand on hésite trop longtemps. Une nuit de tempête, une famille aurait refusé d'ouvrir. La Marie-Louise est restée immobile devant leur porte pendant longtemps, si longtemps que le vent s'est tué et que même les bêtes de la ferme ont cessé de bouger. Le matin, la silhouette avait disparu. Mais tout autour de la maison, on retrouvait dans la neige des traces profondes, comme celles d'un animal immense, tournant en rond, et juste à côté, des empreintes plus fines, plus discrètes, celles de quelqu'un qui n'était pas là la veille. Depuis, on dit que si la Marie-Louise revient une année sans être invitée, elle ne revient plus seule, et lorsque le crâne se penche devant une fenêtre, ce ne sont plus seulement deux orbites sombres qui observent l'intérieur. Une ombre sans forme se tient derrière elle, immobile, attendant qu'on commette l'erreur de ne pas refermer les rideaux.
- Speaker #1
Femme gelée du lac Souva. celle qui remonte sur la glace.
- Speaker #0
On dit qu'à Soa, la glace chante la nuit. Ce ne sont pas des sons humains, mais des gémissements, des craquements profonds, comme si quelque chose essayait de respirer sous des mètres de glace. Une veille de Noël, un pêcheur tardif marchait sur le lac gelé lorsque le son devint plus fort. Il s'arrêta. Sous ses pieds, l'ombre d'une femme se dessinait, parfaitement immobile, comme si elle l'attendait. Sa peau était bleue, ses cheveux flottaient autour d'elle. Et lorsqu'elle leva la tête, ses yeux semblèrent s'ouvrir sous la glace. Le pêcheur recula, mais l'ombre suivit son mouvement. Puis les doigts de la femme remontèrent lentement jusqu'à la surface, laissant cinq marques allongées, trop longues pour appartenir à une main humaine. La glace ne céda pas, elle n'avait pas besoin de céder. La femme voulait seulement qu'on la voit. Le lendemain matin, les habitants retrouvèrent à cet endroit une longue fissure, parfaitement droite, comme un chemin tracé d'un seul geste. Et à l'endroit où l'homme s'était arrêté, on pouvait voir les marques d'une main gelée, figées dans la surface comme un avertissement. Depuis, on dit que lorsque le lac gèle la nuit de Noël, la femme gelée revient marcher sous la surface, cherchant quelqu'un qui accepterait enfin de la suivre.
- Speaker #1
Elle viendrait d'où cette femme coincée sous la glace ?
- Speaker #0
Dans la version la plus répandue, on raconte qu'autrefois, une jeune femme tomba amoureuse d'un guerrier qui lui avait promis de revenir avant l'hiver. Il ne revint jamais. Dévasté, Elle se rendit au lac Suwa par une eau glaciale et marcha jusqu'à ce que la glace s'aide sous ses pieds. Les habitants disaient que son corps avait été pris par les profondeurs, piégé par l'hiver, et que son âme, elle, n'avait jamais quitté le lac.
- Speaker #1
John Bennett Ramsey
- Speaker #0
Dans la nuit de Noël 1996, alors que la ville de Boulder s'endormait sous une neige silencieuse, la maison des Ramsey semblait paisible, décorée pour les fêtes, remplie de guirlandes et de lumières encore allumées. A l'intérieur, pourtant, quelque chose n'allait pas. Les parents de John Bennett, 6 ans, disent avoir entendu un bruit, un simple craquement venu du rez-de-chaussée. Mais la maison était grande et c'était Noël, alors ils n'y prétèrent pas attention. Au petit matin, une lettre de rançon les attendait au bas de l'escalier. Trois pages, une écriture tremblante qui parlait d'enlèvement, d'argent et de menaces. Mais la maison avait été fouillée et aucune fenêtre ouverte ne montrait que quelqu'un était entré. La famille appela la police. Des officiers traversèrent les pièces décorées, les couloirs aux rubans encore accrochés, les chambres où flottaient encore des odeurs de sapin. Ils n'y trouvèrent rien. Jusqu'à ce que, des heures plus tard, le père de John Bennett descende dans la cave. Là, derrière une porte que la police n'avait pas ouverte, il découvrit le corps de sa fille, étendue au sol, toujours vêtue de son pyjama de Noël, une corde autour du cou, du ruban adhésif sur la bouche. Aucun signe d'effraction, aucun cri pendant la nuit. Depuis, l'affaire reste l'un des plus grands mystères criminels américains. Aucune arrestation, aucun suspect officiel, des pistes contradictoires, des expertises contestées. Mais ce qui hante encore les enquêteurs, ce n'est pas seulement l'absence de réponse. C'est cette image de l'horreur prenant place dans ce décor chaleureux des festivités de fin d'année.
- Speaker #1
Bien elle est connue cette histoire. Il y a plein de gens qui en parlent en podcast sur YouTube.
- Speaker #0
Au début du mois, je m'étais dit que je pourrais la traiter dans le prochain épisode, mais comme tu dis, c'est beaucoup trop connu, donc j'ai voulu choisir une histoire qui l'était moins.
- Speaker #1
Le champ funéraire du Christmas Ship de 1913
- Speaker #0
On dit que lors de l'hiver 1913, alors que la tempête brisait les grands lacs comme du verre, un navire chargé de sapins et de cateaux disparut, sans laisser de survivants. Pendant des jours, les vents portèrent des branches de sapins jusqu'aux rives. comme si le lac rejetait lentement les restes du bateau de Noël. Mais la nuit du 24 décembre, quelque chose d'autre arriva. Des pêcheurs qui tentaient de sécuriser leur bateau avant le gel affirmèrent avoir entendu au large une sorte de chant, très faible d'abord, puis de plus en plus distinct. Ce n'était pas un moteur, pas des vagues, mais un chant humain, grave et lent. Un chant de Noël déformé par le vent, comme si plusieurs voix tentaient de le chanter depuis l'intérieur de l'eau. L'un des pêcheurs raconta qu'au moment où il se pencha au-dessus du lac gelé, il crut apercevoir sous la surface l'ombre d'un mât et des silhouettes de boue, immobiles, comme figées dans la glace, leurs visages tournaient vers la surface. Le champ s'arrêta net lorsque la glace se brisa légèrement. Depuis, chaque année, lorsque la neige tombe sur le lac Michigan la nuit de Noël, certains affirment entendre encore ces voix perdues accompagner le vent. On dit que ce sont les marins du Christmas Chief qui continuent leur tournée. mais dont les champs désormais ne peuvent plus remonter qu'à la surface du lac. Voilà, on arrive au bout des histoires de Noël. Pour ceux qui écoutent l'épisode sur Spotify, n'hésitez pas à me dire en commentaire l'histoire que vous avez préférée et je vous dis à plus tard pour le prochain épisode. Si tu as écouté ce podcast jusqu'au bout, n'hésite pas à t'abonner, à me laisser une note et à me suivre sur les réseaux sociaux.