- Vivien
Salut Damien. Merci de m'accueillir dans ton atelier.
- Damien Alfano
Avec grand plaisir.
- Vivien
Pour commencer, donne un peu de contexte. Est-ce que tu peux te présenter, nous dire en quelques mots d'où tu viens, ce que tu as fait avant, etc.
- Damien Alfano
Donc, je suis Damien Alfano, le PDG fondateur de Quarkus. Moi, j'ai une formation, on va dire, scientifique et ingénieur. Pourquoi je dis scientifique et ingénieur ? J'ai un master de physique et c'est vraiment ce qui, moi, m'attire à la base. J'ai fait une école d'ingénieur. Parce que, a priori, pour trouver du boulot, on te dit que c'est pas mal. En tout cas, à l'époque, on nous disait que c'était pas mal. Donc j'ai fait ça dans l'automobile, parce que j'ai toujours été passionné d'automobile. Et ça, ça m'a amené à travailler principalement chez Valeo dans l'innovation moteur. Et puis j'ai quitté Valeo finalement assez vite pour créer une première société. Donc vraiment ce profil entrepreneur, moi ce qui m'a toujours attiré, c'est de créer des projets. Et surtout de réaliser des choses qui, a priori, étaient compliquées à faire.
- Vivien
D'accord.
- Damien Alfano
J'aime pas ce qui est établi et ce qui est déjà évident. D'accord, l'évidence.
- Vivien
Ok. Donc derrière nous, on a deux voitures. Est-ce que tu peux en parler ?
- Damien Alfano
Oui, donc celle qui est juste derrière celle-là, c'est la P2. Alors elle a changé de couleur un peu dans sa carrière. Elle était bleue à l'origine et c'est le démo-car, c'est un démonstrateur, donc c'est la première Quarkus roulante qui a été présentée sur l'année 2023 et qui a permis, si tu veux, de traduire une intention, projet, innovation, j'ai une bonne idée, vous allez voir, je vais développer des choses, avec quelque chose de concret, de non non mais c'est sérieux, regardez, ça roule, premier véhicule et ce projet. et concret et crédit. Donc ça c'est la P2.
- Vivien
Donc là on est en quelle année ?
- Damien Alfano
2023.
- Vivien
Ok.
- Damien Alfano
2023, donc en 2023 j'allais sur les circuits avec la P2. Donc c'est pas une voiture de développement proprement dit, c'est un démonstrateur qui est roulant. Mais on le comprend assez simplement quand je donne cette information là, les trains roulants ne sont pas dimensionnés pour les essais. D'accord. Donc c'est une maquette plus plus. mais quand même déjà bien avancé, puisque notamment, on a la première version du châssis composite en carbone. Donc moi, c'est vraiment un concept car au sens technique du terme. Ça m'a permis de concevoir 90% de la voiture. Et ensuite, juste derrière moi, on a la P3, la première P3, qui, elle, est un concept car encore, mais deux développants. Donc avec des trains roulants. dimensionnés avec un certain nombre de capteurs embarqués et c'est la première Quarkus qui a roulé en essai proprement dit avec un pilote pro pour commencer à avoir de la data à faire un peu de chrono et à regarder comment se comporte le châssis pour commencer et puis après l'architecture globale de la voiture d'accord et donc la question qui me vient forcément tu l'as dit tu étais ingénieur Insta tu as travaillé chez Valeo
- Vivien
Mais pourquoi tu t'es lancé là-dedans en fait ? Tu t'es réveillé un matin et tu t'es dit tiens, si je faisais une voiture, c'est quoi ? C'est le challenge ? Il manquait ce genre de voiture ? C'est un défi ? Explique-nous.
- Damien Alfano
Je me suis re-réveillé un matin. L'histoire commence un peu plus tôt mais ça ressemble un peu à ça. Quand j'avais 5 ans, je pense à peu près, j'avais déjà ça en tête.
- Vivien
D'accord.
- Damien Alfano
Donc moi quand j'avais 5 ans, je pense que... Je n'ai pas été le seul gamin de 5 ans passionné par les bagnoles, mais moi je me rappelle très bien, j'ai été attiré, passionné par les voitures, les bagnoles. A l'époque c'était la F40, je me rappelle très bien, c'est la voiture qui m'a marqué. Et donc je voulais, à ce moment-là, inventer, créer des voitures, créer une marque automobile. Je voulais faire ça, et ou être pilote de F1.
- Vivien
Ok.
- Damien Alfano
Bon, au début je n'ai fait aucun des deux. Et puis, j'ai grandi, j'ai fait mes études, j'ai commencé à travailler, comme on l'a dit. Et puis finalement, quand j'ai vendu ma première boîte, donc fin 2019, on s'est retrouvé en 2020 avec le Covid. Donc là, ça a été un peu violent, si tu veux. Je me suis retrouvé de première start-up, beaucoup d'incertitudes, beaucoup de risques. L'expérience que j'avais à l'époque est d'un coup... Du jour au lendemain quasiment, parce qu'en plus le Covid était quasiment synchronisé avec la vente de la voiture à 2-3 semaines près, enfin la vente de la boîte, je me suis retrouvé à ok, j'ai fait le job, j'ai plus forcément besoin de travailler là, de toute façon il y a le Covid, on est chez nous, on n'a rien à faire, il fait beau, et là je t'avoue que ça m'a mis un petit choc quand même, et je me suis dit qu'est-ce que je vais faire tu vois, et donc je pense que ça, ça... Ça a fait remonter un peu mes rêves de gamin. Je me suis dit, mais en fait, j'ai toujours rêvé faire ça, créer une marque automobile. Si je ne le fais pas maintenant, c'est peu probable qu'il y ait un autre moment dans ma vie qui soit plus adapté que ça pour y aller. Et donc, je me suis lancé dans l'aventure Quarkus en 2021.
- Vivien
D'accord, ok.
- Damien Alfano
J'aime bien faire des réponses d'une heure pour des questions de dix secondes, tu vois.
- Vivien
Ça me va. Mais donc, oui, en fait, concrètement, c'est déjà, c'était ancré en toi. Oui, en fait,
- Damien Alfano
je pense que j'aurais ça pu faire autrement.
- Vivien
Oui, mais alors la question justement que je me pose, peut-être que tout le monde va se poser, c'est s'il n'y avait pas eu le Covid.
- Damien Alfano
Oui, je l'aurais fait. Souvent, j'en parle, tu sais, parce que des fois, c'est dur quand même, entreprendre comme ça, et puis c'est beaucoup de risques, c'est beaucoup d'énergie, etc. Et puis j'aurais très bien pu m'abstenir, tu vois, et ça aurait été peut-être plus simple à certains moments, tu vois. Mais quand j'en parle aux gens qui me connaissent bien, ils me disent, mais Damien... De toute façon, tu l'aurais fait.
- Vivien
C'était toi, quoi.
- Damien Alfano
Tu l'aurais fait, maintenant, après, tu l'aurais fait. Donc je pense que c'était inévitable, quoi.
- Vivien
D'accord, ok, très bien. Ta baseline, officielle ou pas, c'est né pour la course homologuée pour la route. Combien de temps il t'a fallu justement pour mettre ça en place ? Et quand tu choisis un slogan ou une baseline, peu importe comment on l'appelle... Ça évite forcément de partir un peu dans tous les sens. Qu'est-ce que ça t'a verrouillé dans l'évolution ?
- Damien Alfano
J'ai beaucoup d'éléments de réponse par rapport à ça, parce que ça met en jeu beaucoup de choses. Moi, si tu veux, dans l'aventure Quarkus, parce que c'est ce qui m'intéresse et ce qui me passionne, c'est l'aventure humaine, au sens large, le fait de rencontrer des gens, de partager des projets, de construire des choses ensemble. Dans l'aventure Quarkus, c'est ce que j'ai voulu faire dès le départ. De ce point de vue-là, je ne me suis pas mis dans une démarche marketing cohérente, structurée, réfléchie, etc. C'est venu après, exactement, parce qu'il faut le faire et qu'à un moment donné, ça fait partie des éléments qui font que tu vas en faire une success story ou pas quand même. Sauf si tu as beaucoup de cash à cramer pendant très longtemps, mais c'est rarement le cas. Donc au début, la baseline dont tu as parlé, elle est assez représentative de ce que moi j'avais en tête. La baseline aujourd'hui, on l'a travaillée depuis. C'est le Defying Space and Time qui reprend beaucoup de choses là-dedans, mais pas que. Et on pourra en reparler un peu plus profondément. Mais en tout cas, ce côté track et road, c'est ce que moi j'avais en tête dès le départ. Pourquoi ? Parce que tu vois, si on revient sur ce qu'on disait tout à l'heure, j'ai toujours rêvé de faire du sport auto, mais je n'ai pas eu l'occasion de le faire parce qu'on sait que c'est quand même un sport qui est difficilement accessible, que ce soit en termes de réseau et de coût. pour pratiquer ce sport-là. Même pour commencer sur du kart, c'était compliqué. Donc ça, je l'ai un peu laissé de côté. Mais quand j'ai vendu ma boîte et que j'ai grandi un petit peu, je me suis dit que c'est ça que j'ai envie de faire. J'ai envie de venir sur le sport auto que je ne connaissais pas encore. Et donc, c'est pour ça que tu as vu la belle Lotus Cup en arrivant. C'est ma voiture. C'est la voiture que j'ai achetée pour commencer l'aventure Quarkus et pour faire ce lien avec le sport auto. Et donc pour moi, en fait, je me suis d'abord rapproché du sport auto en commençant à aller piloter et à découvrir le monde du trackday. Je savais que je voulais créer un constructeur auto, mais... Et je ne savais pas encore quelle voiture,
- Vivien
d'accord ?
- Damien Alfano
Tu vois, je n'y avais pas réfléchi avant. Et c'est en étant présent sur les trackdays et en rencontrant ce monde-là que là, je me suis dit, mais oui, en fait, ce que je veux faire et ce que je vais faire, c'est la voiture idéale pour les gentleman drivers, pour ces passionnés de sport auto qui se retrouvent sur les circuits, qui ont envie de vivre cette aventure-là aujourd'hui, dans un contexte particulier, parce qu'aujourd'hui, quand tu aimes la bagnole, tu te fais taper dessus. Quand t'achètes une voiture, on te met 80 000 balles de malus, dès que tu roules 7 km heure au-dessus, on t'envoie une contravention et on te dit que c'est pas bien. Enfin, tu vois, t'as des zones aujourd'hui, enfin bon, c'est encore un dossier, les zones à 30 km heure, faut arrêter de délirer, enfin 30 km heure, c'est aberrant. Personne ne peut respecter 30 km heure. C'est une trottinette électrique, quoi, et encore. C'est comme, enfin bon, j'ai pas de métaphores, j'aime bien les métaphores qui me viennent directement là, mais c'est de la torture. à un moment, et après tu dis, ah c'est pas bien, t'as dépassé, mais...
- Vivien
Qui ne le fait pas ? Bref,
- Damien Alfano
et donc cette logique de faire la voiture qui nous rapproche de ce qui nous passionne réellement, c'est-à-dire l'origine du sport auto, de cette passion-là, de la liberté associée à l'automobile, c'est ça, et pour moi c'est devenu une évidence, c'est ça que je voulais faire. Et quand tu regardes l'héritage... de cette culture-là, le sport automobile, et notamment en France, à Paris, et jusqu'au Mans, parce que si tu fais ce parcours-là de Paris au Mans, t'as quand même une bonne partie de l'histoire automobile et du sport auto. Ça passe par là, c'est-à-dire que quand on a créé l'automobile, l'homme est toujours comme ça, dans tout ce qu'il fait, il essaie déjà de se dépasser. Il faut qu'il cherche à aller plus loin que quelque chose. plus loin que ce qu'il voit à l'horizon, plus loin que ce qu'il était capable de faire jusqu'à maintenant. C'est rare que l'être humain progresse en répondant à une question de confort, en fait. Ce n'est pas vrai. On ne progresse pas dans le confort, on progresse dans des choses qui nous paraissent à la base impossibles. Et l'automobile a grandi comme ça, est née comme ça. Les mecs, quand ils ont fait les premières autos, ce n'était pas pour aller chercher le pain, ce n'est pas vrai. Ils ne voyaient pas l'intérêt d'aller chercher le pain en bagnole. Ça se faisait très bien à pied ou à cheval ou en vélo. Par contre, créer l'automobile pour aller là où ils n'étaient pas capables d'aller hier, de faire 100 bornes dans la journée et très vite derrière, d'y aller plus vite que son pote et de faire la course, c'est ça qui a animé le progrès et qui a fait que l'automobile s'est développée. Et donc pour moi, t'as vu quand je te dis une heure de réponse pour 10 secondes de questions, ça me va. Donc n'hésite pas, après on va couper le quête. Et donc on est complètement là-dedans. Né pour la course homologuée pour la route, ça reprend ça. Ça reprend notre héritage, pourquoi on crée des nouvelles choses, pourquoi on se dépasse, et avec l'aspect de liberté quand même, l'homologation pour la route, il y a cette notion de liberté qui pour moi est hyper importante.
- Vivien
Ok, très clair. Il y a une question que j'ai oublié de te poser quand même, Quarkus. Le nom, il vient d'où ? Pourquoi ?
- Damien Alfano
Quarkus, ça vient du quark, qui est une particule élémentaire de la matière. Tu remets ta casquette d'influencier physique. J'ai tendance à dire qu'on a à peu près tous le même niveau en physique nucléaire. On sait que la matière est composée d'atomes. On a un modèle de l'atome qui est ce qu'il est, mais qui nous permet de se comprendre à peu près. C'est-à-dire qu'on a un noyau. L'atome c'est un noyau et un nuage d'électrons, la masse est contenue dans le noyau, tu vois tout ça, ça parait un peu technique mais en fait c'est tous ça, on a appris un peu à l'école. Et bah si tu regardes ce qu'il y a dans le noyau, il y a des protons et des neutrons, et si tu essayes de casser un proton ou un neutron, de comprendre de quoi il est fait, il est fait d'un assemblage de quarks. Et donc finalement tu vois c'est vraiment le fait de remonter au fondement de la physique et de la matière, Et finalement, quand tu regardes... ce qu'il y a autour de nous, tout est un assemblage de quarks. Et c'est ça la philosophie de Quarkus, et qui prend le contre-pied de ce qu'on fait aujourd'hui avec des supercars, c'est-à-dire de dire, on considère que tout ce qu'on a fait c'est bien, donc on va rajouter des briques. Donc au début ça faisait une tonne, une tonne cinq, deux tonnes, on ne s'arrête pas, deux tonnes cinq, il n'y a aucun problème. Ah ouais, mais c'est lourd, ce n'est pas grave, on va mettre 1000 chevaux, 2000 chevaux. On n'a pas dit que l'énergie, c'était une question. Non, mais ce n'est pas grave, on met ça en électrique, donc on ne voit pas d'où vient l'énergie. Et ça, pour moi, c'est... En plus, quand tu as 1000 chevaux sous les roues, c'est impossible de piloter une bagnole qui fait 1000 chevaux. Ce n'est pas vrai. À part en t'appelant Prost, Sena, etc. On est d'accord. Même je peux te dire qu'ils transpiraient. Et donc on met de l'électronique. Et de l'électronique, et de l'électronique, etc. Et ça, ça ne m'intéresse absolument pas. On se retrouve avec des voitures qui sont déjà des robots. On parle de l'IA aujourd'hui, etc. Mais en fait, toutes les bagnoles qui sont dans la rue aujourd'hui sont déjà des robots. Et nous, on fait semblant de conduire. On a perdu toute la connexion avec l'automobile, avec l'expérience de pilotage. Et donc Quarkus, c'est l'opposé de ça.
- Vivien
D'accord. Retour aux sources, aux plaisirs de conduire.
- Damien Alfano
Oui, aux fondamentaux de la physique.
- Vivien
D'accord, très bien. Donc là, juste pour comprendre, Quarkus, tu en es à quel niveau, quelle étape ?
- Damien Alfano
Oui, alors j'en suis techniquement, parce que tu as l'aspect technique, tu as l'aspect marketing. Quarkus, ce n'est pas simplement une voiture et des technologies, c'est avant tout une marque. C'est vraiment ça. Aujourd'hui, techniquement, j'en suis à ce qu'on a appelé tout à l'heure le POC, donc la preuve de concept. Dans un process d'innovation, c'est une étape qui est hyper importante. C'est-à-dire qu'au début, tu imagines des choses, tu écris des cahiers des charges, tu essaies de traduire ça en solution technique. Donc sur une voiture, c'est complexe mais passionnant parce qu'il y a absolument tout dans une voiture. Pour un ingénieur, c'est... C'est magique de travailler dans l'automobile.
- Vivien
C'est presque un start from scratch là en fait.
- Damien Alfano
Complètement, c'est pas presque. Je suis parti d'une feuille blanche.
- Vivien
D'accord.
- Damien Alfano
Donc t'imagines les premières lignes du cahier des charges, c'est pas quelle motorisation, ou quel frein, ou quelle roue, c'est pas ça. C'est quel est le feeling de la voiture. C'est-à-dire, la voiture, quand je vais m'asseoir dedans, en termes de sensation, de comportement, d'expérience, moi mon premier cahier des charges, il était presque philosophique. Après j'ai traduit ça en cahier des charges technique et là j'ai déjà fait 80% du boulot. C'est-à-dire que j'ai dit ok, donc la voiture d'un point de vue architecture, typiquement elle doit faire 600 kilos. Ça c'est un des premiers critères et qui est hyper contraignant, mais qui était indispensable par rapport à toute la philosophie qu'il y a derrière. Et puis après tu vois le fait de choisir, de dire ok, moteur central arrière, longitudinal, un coupé fermé, deux places. Pas une monoplace, pas quelque chose d'ouvert comme une catéramme, par exemple. Les dimensions de la voiture, les performances, tu vois, même avant de faire le choix technique. Donc, tu travailles là-dessus et à un moment donné, tu fais les premières maquettes. Et puis, il faut arriver à la preuve de concept. C'est-à-dire que le job n'est pas terminé. Par contre, tu as une première étape où tu dis, OK, les choix techniques, qui ne sont pas encore forcément dimensionnés et ou mis au point, mais l'architecture Comment c'est censé fonctionner ? Quelles solutions tu utilises ? Est-ce que tu roules en électrique ? Est-ce que tu roules à l'éthanol par exemple ? Et bien ça, il faut les valider. C'est-à-dire que tu les mets ensemble et à un moment donné, il faut que ça fonctionne ensemble. Et que tu retrouves ton premier cahier des charges, qui est un cahier des charges d'expérience, et pas un cahier des charges technique. Ça ne veut rien dire de valider un cahier des charges technique. Ok, je mets un moteur qui fait 300 chevaux. Ah oui, il fait 300 chevaux. Je le savais en fait, je l'ai choisi pour qu'il fasse 300 chevaux. Par contre, qu'est-ce que ça fait 300 chevaux dans une voiture de 600 kilos, avec telle répartition de masse, avec telle ergonomie et telle solution de pilotage, de freinage, etc. Ça, c'est là où j'en suis aujourd'hui. C'est ce que les concepts de car P3 m'ont permis de valider. Et c'est ce qui fait que c'est déjà un step qui est très important. parce qu'aujourd'hui, la quarkus, elle est... elle existe et elle est bien née je sais que cette voiture là c'est plus un cahier des charges c'est une voiture qui existe maintenant tout ce qui reste et c'est presque facile c'est de la mise au point c'est de la finition c'est terminé tel ou tel dev mais la grande question en amont j'y ai déjà répondu en fait non aujourd'hui on peut pas acheter une Quarkus tu peux dire que
- Vivien
donc aujourd'hui on peut déjà acheter une Quarkus ou pas ? J'en veux une.
- Damien Alfano
T'en veux une. Et donc réserver, rentrer dans une liste, en fait, si tu veux. Mais aujourd'hui, tu ne vas pas commander une Quarkus, on est en phase de développement. Et donc en fait, pour te faire un peu le process, maintenant qu'on a fait le POC, le prochain chapitre, et c'est le chapitre actuel que je suis en train de financer là, c'est la Quarkus Cup. La Quarkus Cup, c'est quoi ? C'est hyper simple, c'est l'étape non homologuée route. Avec la validation qu'on a aujourd'hui, avec les concept cars qui existent, il n'y a pas grand chose à faire pour en faire des voitures clients, c'est-à-dire des voitures disponibles à l'essai, à la location, pour faire des courses, etc. Et donc c'est ça l'étape Quarkus Cup. Mais encore une fois, après c'est une stratégie, moi dans cette stratégie-là, je ne veux pas commencer par mettre à la vente des Quarkus Cup. On peut parler de business model, le business model de Quarkus à terme, bien sûr que c'est de vendre des voitures, mais ça ne sera jamais le business model principal de Quarkus. De toute façon, on restera sur de la petite série, même à long terme, l'objectif c'est 200 voitures à l'année. ce qui est significatif mais c'est pas du volume donc tu peux pas avoir une stratégie d'optimisation de marge, de machin, etc sur des choses qui génèrent du petit volume, tu vois ce que je veux dire surtout que quand t'as vendu une quarkus à un client c'est un client, mais en fait du jour au lendemain si tu fais que ça, c'est plus un client puisque lui t'as déjà acheté la voiture donc c'est plus un client par définition Oui. Donc ce qui m'importe moi dans Quarkus, c'est avant tout de créer une marque. Et donc le business model principal, dès maintenant, principalement avec la Quarkus Cup, pour cet amorçage-là et par la suite, c'est tout ce qui va tourner autour de l'expérience de la marque. Et pour ça, il n'y a pas besoin en amont que les gens soient tout de suite propriétaires des voitures. Mettre des Quarkus en location avec ou sans coach, organiser des premières courses. des trackdays, etc. Ça, c'est ce qui est important. Ça nous permet déjà de faire vivre la marque et d'être présents tous ensemble sur la voiture. Après, bien entendu qu'on a envie d'avoir une Quarkus à nous, etc. Et ça, c'est prévu. Et il y a une partie des clients investisseurs dans l'aventure Quarkus aujourd'hui qui se sont positionnés là-dessus. Ils ont dit, moi, je participe à l'aventure, je suis là, je veux vivre cette expérience-là. Et puis... Quand on lancera la production des premières voitures de série, je ne veux pas me pointer à ce moment-là et qu'on me dise qu'il va falloir attendre deux ans. Donc je réserve ma place et quand on en sera là, je sais que j'aurai une des premières.
- Vivien
D'accord. Et alors justement, le profil de ces personnes-là, c'est quoi ? Parce que là, tu disais que c'est des investisseurs, mais est-ce que moi, en tant que pilote passionné, je peux être un early adopteur et te dire que je veux précommander ? C'est possible ?
- Damien Alfano
Bien sûr.
- Vivien
D'accord.
- Damien Alfano
Bien sûr, bien sûr. Oui, oui, oui. Alors après, on pourrait parler exactement des montants et tout, mais ça va faire un peu commercial. Globalement, c'est pour ça que j'appelle ça des clients investisseurs. Aujourd'hui, dans Quarkus, tu n'as pas de... Sur ce premier chapitre, on a financé parce que si on a pu faire ça, si on a pu faire arriver au POC, c'est parce qu'on a ces clients investisseurs qui ont porté l'aventure avec moi. Et ce ne sont pas des investisseurs, on va dire, de métier. Ce ne sont pas des fonds d'investissement, ce sont des passionnés privés et donc ils ont investi à leur hauteur. Globalement, sans traire de secret, les plus petits investisseurs c'est 50 000 euros à peu près dans l'aventure et après il y en a qui ont mis beaucoup plus. Mais ça reste de l'ordre de, ce qui est déjà très significatif, plusieurs centaines de KE pour les plus gros investisseurs Quarkus aujourd'hui. Quand tu sais que la voiture sera positionnée, la voiture de série route, autour des 300 000.
- Vivien
D'accord.
- Damien Alfano
Tu vois ? Donc finalement, quand tu regardes, c'est l'ordre de grandeur. Les investissements qu'on a eu aujourd'hui, en privé à chaque fois, c'est l'ordre de grandeur de la voiture. En sachant que la voiture Quarkus Cup, version uniquement track, 150 000. Donc moitié. D'accord. Donc on est dans des ordres de grandeur comme ça.
- Vivien
Ok. Et donc aujourd'hui, déjà, est-ce que tu cherches encore des investisseurs ?
- Damien Alfano
Oui. Bien sûr, pour financer le deuxième chapitre.
- Vivien
S'il y a des gens qui regardent et qui veulent investir. Bien sûr,
- Damien Alfano
si tu veux une start-up, c'est pour ça que tout ça c'est passionnant, mais il y a énormément de sujets. Moi, ce qui me passionne quand même le plus, c'est la technique, c'est la marque, parce que c'est tout ce qu'on peut en faire. Merde, je fais l'objet du micro. C'est tout ce qu'on peut en faire à partir du moment où tu as une marque, c'est ce qui rassemble les gens. C'est ce qui fait qu'on est autour d'une aventure commune et que tu crées quelque chose qui persiste. Donc ça c'est hyper important, de ne pas faire juste un outil techno, mais de créer vraiment une marque, parce qu'une fois que tu as la marque, derrière, entre guillemets, on peut faire de la techno, on en fera, la voiture elle va évoluer, etc. Mais donc pour répondre à ta question, premier chapitre, on est arrivé au POC avec des premiers investisseurs, et on continue l'histoire. Donc deuxième chapitre, la Quarkus Cup. Alors forcément, ce n'est pas le même risque, les gens qui sont rentrés tout au début, t'imagines, les premiers investisseurs, ils sont rentrés... Je t'ai montré la première maquette tout à l'heure. À ce moment-là, d'accord. C'est-à-dire que...
- Vivien
Ça a été pour toi et pour eux, quoi.
- Damien Alfano
Oui, ils sont arrivés pour vivre ça et partager ce défi avec moi au tout début, quoi. Donc eux, forcément, ils ont pris plus de risques que ceux qui sont rentrés après. et que ceux qui rentrent aujourd'hui. Mais il y a encore beaucoup de choses à vivre dans cette aventure-là. Et je pense que même si on se revoit et qu'on refait un poste dans 10 ou 15 ans, il y aura encore plein de choses à vivre. Donc pour ce deuxième chapitre-là, en effet, et c'est ce que je fais en ce moment, je cherche des investisseurs pour boucler ce tour de table, comme on dit, pour lancer, amorcer la Quarkus Cup. Donc de manière très très concrète, fabriquer les 10 premières Quarkus Cup. et pouvoir commencer à aller sur les circuits en mode location de voiture, découverte de la voiture, promotion, etc.
- Vivien
D'accord.
- Damien Alfano
Les premières courses.
- Vivien
Et alors justement, le fait d'avoir un produit made in France, on est au Mureaux, est-ce que c'est un différenciateur justement quand tu vas voir un investisseur ou un fan ou quelqu'un qui est vraiment intéressé ? Parce qu'on sait, la plupart ils se font en Italie ou dans d'autres pays. Est-ce que c'est un différenciateur, peut-être plus d'un point de vue marketing pour le coup ou pas ?
- Damien Alfano
Oui, oui, alors après, moi je ne suis pas expert marketing, tu vois, mais ce qui est certain, c'est que la marque France pour le sport auto et en tant que constructeur automobile, c'est forcément un atout. En tout cas, ce n'est pas quelque chose de contraignant parce qu'on a une histoire automobile. Et donc ça, ce n'est pas le job que moi j'ai fait, c'est le job que les gars ont fait avant moi. Que ça soit Bugatti, tu vois, si on remonte loin et Alpine ou d'autres, on a eu des marques, on a eu beaucoup de marques françaises, mais on a eu quelques marques françaises dans le sport auto et qu'on a toujours aujourd'hui. Et ça, ça parle, parce qu'on a cet héritage aujourd'hui et bien sûr qu'on a tous envie de vivre ça. C'est-à-dire que quand aujourd'hui on parle avec des anciens qui nous racontent... comment ils ont développé telle ou telle marque dans le sport auto, une marque française à l'époque. Et on se dit, attends, on peut faire ça aujourd'hui. En fait, on peut vivre ces histoires aujourd'hui. Ça, c'est un point qui est déterminant. Mais après, moi, je suis en France. Je dis ça, mais je connais beaucoup moins l'histoire automobile italienne. On connaît quand même une partie. Ça doit certainement emporter les choses aussi. Donc...
- Vivien
Mais c'était une décision, justement, de faire du franco-français.
- Damien Alfano
Ah oui, alors ça, par contre... Voilà, si on prend la question dans ce sens-là... Ouais. Je sais pas si je devrais répondre comme ça directement, mais...
- Vivien
C'est pas du chauvinisme, mais...
- Damien Alfano
Bah si ! Si ? Si, moi, tu vois, j'avais envie de te dire, en fait, moi, je suis patriote.
- Vivien
D'accord.
- Damien Alfano
Ça paraît con, mais c'est une réalité. C'est-à-dire que je suis curieux de tout. Et j'ai une vision qui est extrêmement globale, même pour les grands projets. On parle beaucoup de la Lune, etc. Tout ça, c'est important pour l'humanité au sens large. Mais je pense que respecter l'humanité et construire quelque chose de cohérent tous ensemble, ça commence par être fier de ce qu'on fait, nous. On dit balayer devant sa porte. C'est un petit peu ça quand même. Et alors là, c'est l'expérience, la malheureuse expérience. Mais quand tu es passionné d'automobile et que tu vis aujourd'hui en France, tu as un peu envie de gueuler quand même, tu vois, parce qu'on a juste flingué notre industrie. On était leader dans plein de domaines. On avait vraiment un actif fort et qu'on n'a pas construit en 10 ans. Et donc ça, tu vois…
- Vivien
T'as envie de le faire. Perdurer à ta façon ?
- Damien Alfano
Oui, mais en fait pour moi c'est juste une évidence. Ce n'est pas une question de facilité, de machin, etc. Donc tu as la France et tu as l'Europe. Il ne faut pas être non plus... Mais entre faire valoir nos compétences en local, consolider une économie qui nous fait réellement vivre tous les jours, qui donne du boulot aux gens que je connais, etc. Ben oui. Moi ça me paraît juste évident en fait. Et ça c'est... Mais il faudrait qu'on... Là on s'éloignerait même de l'aventure Quarkus ou quoi que ce soit, c'est beaucoup plus personnel. Mais je pense que c'est...
- Vivien
Peut-être un aspect qu'on peut avoir en commun avec certains entrepreneurs, donc là on est vraiment sur le côté humain et l'entrepreneuriat, moi je ne fais pas ça parce que c'est facile. Tu vois ce que je veux dire ? Si j'étais juste businessman et que je voulais faire un truc pour gagner de l'argent, mais jamais j'aurais fait ça. Ce n'est pas le sujet en fait. Donc je ne fais pas ça parce que c'est facile, je fais ça peut-être même parce que c'est difficile et on en parlait au départ, parce que c'est quelque chose qui était derrière l'horizon et qu'à un moment donné, moi ce qui me fait me lever le matin et qui me donne de l'énergie, c'est de... c'est de relever des défis qui sont complexes. Parce que la satisfaction derrière n'est pas du tout la même. Je m'en fous de faire un truc qui est évident. Et donc oui, ce n'est pas un réflexe de dire je vais faire une marque automobile en faisant bosser la France et l'Europe, mais en fait, jamais j'aurais imaginé faire autrement.
- Damien Alfano
D'accord. Et alors, si on parle du segment track day road legal, t'as des concurrents, alors je sais pas si c'est des concurrents mais Dankervort KTM et compagnie, comment tu te situes toi justement par rapport à eux ? Tu sais ce que tu vas me dire sur la première marque que j'ai citée, tu peux le dire, il n'y a pas de soucis.
- Vivien
Oui, non, non, parce que moi je veux dire que du bien de tout le monde, pourquoi ? Parce que c'est important, on est tous passionnés par la même chose. et je veux dire qu'il y a largement de la place pour tout le monde c'est pas le sujet tu vois c'est pas vrai on est pas dans un domaine concurrentiel c'est pas vrai d'ailleurs quand tu prends un passionné de sport auto il a pas qu'une marque dans son garage c'est vrai tu vois ce que je veux dire pour moi ça c'est un long sujet après je t'avais fait la petite blague tout à l'heure la Donkervoort moi j'en ai jamais vu sur circuit moi non plus à part sur Youtube donc premier step Ce qui n'est pas du tout le cas d'une KTM ou d'une Kateram. Maintenant, chacun a son histoire et son ADN. Kateram, on connaît l'histoire de Kateram. Et les Anglais qui ont leur philosophie, leur façon de faire et qu'on adore dans le sport auto. Mais Quarkus, ce n'est pas Anglais. Donc on ne fait pas les choses de la même façon. Moi aujourd'hui, si j'essaie de me poser la question qui sont réellement des concurrents potentiels de Quarkus, J'aurais envie de citer Dallara, parce que dans l'esprit, dans beaucoup de choses, ça se rapproche, mais encore une fois, j'ai pas beaucoup vu de Dallara sur circuit. Et puis à un moment donné, on s'en éloigne quand même, mais là, il faudrait parler de technique. Jamais j'aurais fait une Dallara, pour une raison simple, c'est que t'as un moteur turbo qui prend, je vais pas dire de conneries, mais je suis même pas sûr que ça prenne 6500 tours.
- Damien Alfano
Oui, je ne comprends pas.
- Vivien
Bah 12 500 et ça c'est des trucs cons mais pour moi ça fait partie de l'expérience. C'est de la même façon qu'un mec te dit oui une électrique ça peut être super mais je veux pas piloter d'électrique. Parce que ça me dresse pas les poils, j'ai pas cette ambiance là. Et bah pour moi piloter une voiture de sport ou une voiture de course qui dépasse pas les 6500 tours bah... Ça me fait exactement le même effet.
- Damien Alfano
D'accord.
- Vivien
Donc aujourd'hui, pour répondre à ta question, moi je n'ai pas l'impression qu'il y ait de concurrent direct de Quarkus. Si tu veux, le positionnement est tellement différent. Pareil, des voitures light. On peut parler de plein de voitures light. Une Alpine, qui est une super caisse, ça fait 1,80 tonnes. Je ne sais pas si tu te rends compte, ça veut dire que tu pars d'une Quarkus... Il faut rajouter presque 500 kilos. Mais 500 kilos, c'est monstrueux. Une lotus qui est plus light, mais plus petite qu'une alpine. Ça, c'est à la taille d'une alpine, une quarkus. Une lotus, la cup qui est là, ça fait 900 kilos. Donc c'est déjà bien plus léger qu'une alpine, mais ça fait encore 50% de plus de masse qu'une quarkus. Donc le 600 kg, il n'est vraiment pas anodin, il change totalement les règles du jeu. Et là comme ça, je ne vois pas de caisse qui se bat dans la même cour. Ou alors il faut aller chercher des prototypes de course, voire des monoplaces. Et ça, ça m'intéresse, notamment par rapport à la Quarkus Cup, etc. Et donc là, une bagnole que moi j'adore, qui est la Nova NP02. Ça c'est une bagnole extraordinaire et elle m'intéresse cette caisse. Mais elle n'est absolument pas confiante. Déjà, ça ne fait toujours pas 600 kg.
- Damien Alfano
Et au niveau du poids, on n'y est pas. On n'y est pas encore.
- Vivien
Bon, il y a un plus gros moteur, mais tout est lié de toute façon. C'est une monoplace. Et c'est purement course. mais ça m'intéresse parce qu'en termes de perfos on va chercher ce type de voiture là donc on est encore un petit peu derrière mais on est vraiment pas loin par contre en termes de de philosophie de la voiture donc avec la version route en target et puis le coût d'exploitation etc le fait que ça soit une bi-place machin et bah encore une fois on s'en éloigne pour le coup directement
- Damien Alfano
Et donc juste pour revenir là-dessus, tu parlais de la Quarkus Cup, donc on a compris le chapitre on va dire, et donc le chapitre d'après c'est l'homologation ?
- Vivien
Oui exactement, en fait la Quarkus Cup, si tu veux, c'est la consolidation de tout ça. C'est-à-dire que je suis parti de la feuille blanche, il y avait un pari un peu fou quand même, avec les quelques passionnés qui m'ont suivi au début et donc je les en remercie parce que si on est là c'est notamment grâce à eux. Aujourd'hui on a le POC, on a la voiture, on a la marque. Ok, c'est le premier step. La Quarkus Cup, ça permet de transformer ça. C'est-à-dire que la marque, elle va exister sur les circuits. On va avoir un premier business model en place qui va nous permettre d'avoir du chiffre d'affaires récurrent, de se stabiliser en tant que société, et ça, c'est hyper important. Et puis, ça répond à énormément de choses. Ça fait un terrain promotionnel, ça fait un terrain de dev, de développement, parce qu'à partir du moment où on a ça, tous les roulages qu'on va faire, on va récupérer de la data. On va échanger avec tous les gens. Tous les gentlemen qui vont rouler la caisse, on va parler. Donc on va avoir tout ce retour-là, toute cette data. Et donc ça va faire un terrain de développement pour finaliser la voiture, le développement de la caisse qui est hyper intéressant. Et finalement, la voiture de route va être développée grâce à ça, grâce à la Quarkus Cup. Et donc en effet, le chapitre logique qui suivra derrière, ça sera l'homologation, donc la finalisation de la version route. avec l'homologation de la version route.
- Damien Alfano
Ok. Et ta vision là-dessus, c'est quoi ? C'est 3 ans, 5 ans, 10 ans, 15 ans, 20 ans ?
- Vivien
Alors, financement, tour de table pour l'Aquarius Cup. À partir du moment, pour être transparent, le financement complet de l'Aquarius Cup, c'est 2 millions.
- Damien Alfano
D'accord.
- Vivien
Ce qui est relatif parce que là-dedans, ça implique notamment la fabrication de 10 bagnoles. Et quand tu vois qu'aujourd'hui, une supercar pour aller sur circuit, c'est entre 5 et 700 000 balles, Là, fabriquer 10 Quarkus Cup, c'est qu'on est loin de ça. C'est simple, c'est moins de 150 000 une Quarkus Cup. Il y a un peu de dev, un peu d'investissement, typiquement de production des pièces composites. Et en gros, c'est ça sur l'avançage Quarkus Cup. C'est pour ça qu'en termes de risque, ce n'est pas du tout le même job qu'on a fait dans le chapitre 1. À partir du moment où on a ce tour de table là, tu comptes 12 mois, c'est un ordre de grandeur, est-ce que c'est 9, est-ce que c'est 15, 12 mois pour lever de fonds. mais cette fois auprès d'un fonds d'investissement. Donc ça sera la première levée auprès d'un fonds ou d'un familier office pour justement l'industrialisation. Et donc l'horizon, tu vois, il est de cet ordre-là, donc 12 mois, donc on va dire 12 à 18 mois. Et ça, c'est le financement de l'industrialisation puisque le timing dépend du financement, tout le temps. Et donc là, les horizons derrière... C'est 2-3 ans pour atteindre un niveau d'activité de production série. Mais finalement, quand on arrivera, à partir du moment où la Quarkus Cup est amorcée depuis 1 an, 18 mois ou 2 ans, si tu veux, on a 90% de la voiture de route.
- Damien Alfano
Donc ça veut dire que 2030, on peut l'avoir sur la route ?
- Vivien
Oui, 2030, tu me diras, tout va vite. Mais oui, bien sûr, les ordres de vendeur, bien sûr, c'est ça. Mais ce qui est certain, c'est qu'on la verra sur les circuits avant. Et c'est ce qui est important parce qu'à partir du moment où c'est déjà sur circuit, on fait vivre la marque, on va partager tous ces instants-là. Et si tu veux, l'attente, parce qu'on peut appeler ça comme ça, pour finaliser une version route et avoir la version route, elle est vivable plus facilement quand on vit déjà la marque et qu'on pilote déjà la voiture que si c'était l'unique finalité.
- Damien Alfano
Oui, ok. Au final, tu es un peu un monsieur Ferrari quand même. Pas pour vous comparer la marque Elden, mais au final c'est ça.
- Vivien
Oui, donc Enzo a fait ce qu'il a fait, comme Ettore Bugatti a fait ce qu'il a fait, comme André Citroën l'a fait. Chacun dans son contexte, dans son époque, avec ses moyens, avec sa vision. Mais on fait tous partie de cette histoire automobile. Je ne suis pas le premier, j'espère que je ne serai pas le dernier. Et en tout cas, je porte ça avec toute l'énergie que j'ai. Et ce qui est certain, et on en est déjà à ce step-là, c'est que j'ai écrit une partie de l'histoire. Voilà, aujourd'hui... Aujourd'hui, Quarkus, ce n'est pas un projet. Aujourd'hui, Quarkus, c'est une marque qui existe, avec une bagnole qui est née, qui en plus est vraiment super cool et qui est très bien née. Maintenant, il faut écrire la suite, et c'est mon job. Mais voilà, il y a déjà une partie de l'équation qui est là.
- Damien Alfano
Ok, très bien. Juste donc, si on parle un peu de technique, une Quarkus, c'est quoi ? Ou comment c'est foutu ? Ouais.
- Vivien
Donc, trois heures de plus.
- Damien Alfano
C'est parti.
- Vivien
Oui, mais c'est vrai que c'est important parce que j'ai tout « réinventé » . Je le dis aussi comme ça, je ne connaissais rien. Je ne venais pas du sport auto. Donc, c'est l'intérêt, c'est l'avantage que j'ai eu. Je n'ai pas été pollué par ce que je suis censé faire. J'ai eu cette liberté de réinventer totalement ce qu'est une voiture de course ou une supercar en partant d'une feuille blanche. Voilà. Et ça, ça aboutit à la quarkus. Ça veut dire quoi ? C'est-à-dire que tout dans la caisse, et c'est là où il faudrait réellement 3 heures. Et quand je dis 3 heures, c'est même pas 3 heures qu'il faut, c'est beaucoup plus parce qu'on a déjà fait pas mal de soirées, t'sais, thématiques, dans l'atelier, où justement je parle vraiment technique, et à chaque fois, ça dure 3 heures, et au bout de 3 heures, en fait, on a l'impression qu'on a parlé de rien. Mais la quarkus, donc, tout est innovant. L'architecture véhicule, le fait réellement d'avoir un vrai coupé de place qui fasse 600 kg et pas 600 kg à sec en théorie, c'est 600 kg en état de marche avec les pins etc. Le type de motorisation, donc tout ça c'est ce que j'utilise beaucoup le terme architecture parce que pour moi c'est hyper important en ingénierie et ça veut dire beaucoup de choses. mais le fait d'avoir ce type de motorisation. Le châssis, donc il y a un châssis... carbone, on va dire composite, mais qui n'a rien à voir avec une monocoque carbone comme on fait aujourd'hui et ce que tout le monde fait, parce que c'est vrai que c'est super une monocoque carbone, mais ça ne répond pas aux besoins du cahier des charges Quarkus et ça m'a amené à faire un châssis qui n'a strictement rien à voir, mais qui est vraiment un résultat qui apporte des choses totalement nouvelles. Les trains roulants, les trains roulants, mais... Et moi, je suis le premier Merci. impatient de rouler dans les premières Quarkus Cup parce que les premières Quarkus Cup auront l'intégralité des techno des trains roulants Quarkus embarqués et là on est sur réellement une révolution c'est à dire que c'est des trains roulants qui n'ont rien à voir avec ce qui se fait aujourd'hui dans le sport auto et en termes de performances d'expérience de pilotage mais ça change tout enfin voilà donc énormément de choses tu veux dans la caisse C'est pour ça que c'est quand même dingue aujourd'hui d'avoir un concept car qui soit aussi bien né et qui soit validé à ce point-là. On ne se rend pas compte, en fait. Le mec qui invente un nouveau système de freinage. OK, il va inventer son truc, il va le dimensionner, il va le tester. Ah, ça marche, pas aussi bien. Deuxième version. Ah, ça y est, ça marche. OK, mais ce n'est pas ça, là, dans l'Aquarius. Le châssis, les trains roulants, l'architecture moteur, l'architecture... l'ergonomie globale de la caisse, la répartition de la masse. Tout est spécifique à l'aquaculture. Et le fait que ça marche, que chaque élément soit validé à 90%, et qu'en plus ça marche ensemble, je pense qu'il y a un peu de bol là-dedans quand même. Il faut être cohérent, il faut être réaliste. Il y a plein de mecs qui ont eu des super idées, qui ont fait des super trucs. et qui ont vraiment galéré avant d'aboutir à un truc qui marche vraiment. Tu vois ce que je veux dire ? Donc faire une super car en mettant tout à la poubelle, en repartant d'une feuille blanche, et que l'ensemble marche aussi bien comme ça, il y a un peu de chance quand même, je pense. On est à 600 kg, 300 chevaux, on a un moteur qui fait 1 litre de cylindrée. 1 litre. Et ça, moi ça me plairait. Je ne sais pas si ça fait partie du truc qui t'intéresserait de faire, mais faire des postes techniques. On parlait de vulgarisation, etc. Parce que là, il y a un nombre de sujets. C'est passionnant et vraiment intéressant parce qu'on a des a priori et des préjugés. Pourquoi ? Parce que toutes les bagnoles de course sont faites de la même façon. Donc aujourd'hui, tu vois, on pourrait parler du couple par exemple. Aujourd'hui, d'ailleurs dans tous les magazines de sport auto, quand tu vois des essais sur des bagnoles, ils ne parlent que du couple. Ils disent couple moteur. Et ça, par exemple, c'est des sujets qui m'intéressent vachement, de pouvoir vulgariser ça et en parler. parce que... comprendre certaines choses, ça ouvre vraiment la vision. Bah oui, en termes de newton mètres par exemple, je le dis juste là en teaser mais on y réfléchira, le couple n'a jamais fait avancer une voiture, jamais. Tu prends ta clé dynamo, tu vas serrer un boulon dans ton atelier, tu peux mettre 600 newton mètres, tu restes sur place, il n'y a pas de problème, tu dépenses même pas d'énergie. Donc le couple ne fait pas avancer une caisse, tu peux avoir, déjà tu prends un tank par exemple, je ne sais pas combien de couple ça fait mais à mon avis c'est monstrueux. et ça va avancer à 8 km par heure. Donc ça, c'est un point qui est intéressant, par exemple. Et tout ça pour dire qu'on a un moteur là, en l'occurrence, qui fait 1 litre de cylindrée. Et on a d'autres ressentis, préjugés, 1 litre, petit moteur, ça c'est vrai, où là, attention, est-ce que ça ne va pas être un peu fragile, la fiabilité, le sachet, 12 500 tours, ça hyper intéressant, 12 500 tours, alors qu'en fait, mécaniquement... Pour avoir de la fiabilité et du dimensionnement qui permet d'être durable, il faut mieux avoir quelque chose qui tourne vite, mais avec moins d'efforts, notamment le couple, que quelque chose qui tourne moins vite avec beaucoup d'efforts. Et si en plus on parle de la masse embarquée, là tu laisses tomber. Dès que tu crées du couple, il faut de la matière et donc il faut de la masse. Par contre, créer de la puissance avec de la vitesse de rotation, ça te permet de... diminuer le dimensionnement des éléments mécaniques, des arbres, etc. D'être moins contraint en effort, donc en couple, etc. Et ce n'est pas un problème mécaniquement de tourner vite. Il y a énormément de systèmes mécaniques de tous les jours. Tu prends les moteurs d'avion par exemple, c'est ultra fiable, on est tous d'accord. Heureusement, ça tourne, ça ne s'arrête quasiment jamais. Même quand les trucs, ils sont au parking, quasiment, ça tourne. Et pourtant, ce n'est pas 10 000 tours minutes.
- Damien Alfano
Beaucoup plus. Là, tu viens de casser plein de préjugés, de rêves, de trucs de tout le monde.
- Vivien
Et tout ça, c'est hyper intéressant. Et moi, ça me passionne forcément. Pourquoi ? Parce que j'ai conçu la bagnole comme ça, en partant de la physique. Et donc, forcément, il y a des choix techniques aujourd'hui qui ne ressemblent pas à ce qui se fait et qui, pourtant, sont hyper pertinents pour ce qu'on veut. C'est-à-dire avoir une voiture qui n'est pas chère à l'exploitation, qui est fiable, avec des pièces forcément qui sont moins coûteuses. Et ça, ça m'intéresse d'en parler.
- Damien Alfano
Ce sera l'objet d'un deuxième podcast, troisième, quatrième, cinquième. On fera des mini-séries.
- Vivien
J'en ai une trentaine.
- Damien Alfano
Ok, parfait, ça me va. Pour finir sur une question un peu plus fun, on va dire. Si tu devais livrer la première Quarkus, tu rêverais que ce soit à qui ? Bonne question, peut-être que tu ne sais pas, tu sais pas me répondre.
- Vivien
J'allais dire à ma mère, mais non, on va couper.
- Damien Alfano
Tu peux,
- Vivien
ça peut. Non, non, attends, à qui je livrerais, je livrerais... Première quarkus. Alors de manière très très égoïste, à moi-même.
- Damien Alfano
Ouais, c'est vrai que ça s'est fait.
- Vivien
Ça me ferait quand même plaisir, tu vois. Non, non, non, pour ne pas créer de jaloux, comme ça, les gens se disent... complètement égoïste. Non, non, mais vraiment, je sais en plus à qui sera livrée la première Quarkus. Ah, donc tu ne vas pas le dire ? Enfin, le dire, non, je ne vais pas balancer le nom, mais on parlait des clients investisseurs de tout à l'heure, et aujourd'hui, alors on a deux séries dont on peut parler, les premières Quarkus Cup, qui seront quelque part des voitures de développement, on en a parlé, donc qui seront toujours des voitures de Quarkus, Mais qui, quand on aura lancé la fabrication des premières voitures de série, n'auront plus de raison d'être finalement, puisqu'on aura déjà avancé la Quarkus Cup, on aura commencé à vendre des Quarkus Cup pour les autres teams, et on aura lancé la production série. À ce moment-là, ces dix voitures-là vont revenir aux parrains, donc aux dix premiers investisseurs de Quarkus.
- Damien Alfano
D'accord.
- Vivien
Et donc la première, j'ai le nom du parrain en question, c'est le premier... C'est la première personne qui a dit moi je veux faire partie de l'aventure et qui a financé cette aventure là. Et cette personne là, je l'ai rencontré le premier jour de l'aventure Quarkus. On parlait de la maquette P1 qui a été présentée le 16 novembre 2021 à l'Automobile Club de France. Et bien ce soir là, j'ai rencontré cette personne là, qui a dit moi je veux faire partie de l'aventure. Et lui en fait à ce moment là, il sait qu'un jour il récupérera la première Quarkus. Donc ça c'est la première. Et la deuxième,
- Damien Alfano
que juste là tu fais trop de teasing, on ne peut pas savoir qui c'est ?
- Vivien
Bah non, enfin je ne vais pas balancer. Si tu cherches, tu vas savoir. Je pense que sur les réseaux, etc., tu le sais. Maintenant voilà, c'est un privé et tout.
- Damien Alfano
Pas de problème.
- Vivien
Lui, il peut en parler s'il veut, mais je ne vais pas balancer. son nom comme ça. Et la deuxième première, c'est la première des voitures de série, qu'on a appelée Hypernova, qui sera le nom de la voiture de série. Et là c'est pareil, comme on a dit qu'il y a des investisseurs qui sont rentrés dans l'aventure en mettant une option, une réservation si tu veux, sur ces premières voitures-là. Il y en a une, c'est la première des premières, la numéro 1. Et donc pareil, j'ai le nom en tête, je sais qui c'est. Et donc ça sera de fait le premier à recevoir une voiture de route.
- Damien Alfano
Mais si tu avais le rêve, j'insiste, mais si tu...
- Vivien
Non, parce qu'en fait, tu sais quoi, d'ailleurs, ça me fait penser à ça. Au moment où j'avais fait ça, je m'étais posé la question de est-ce que je garde cette plaque-là de la numéro 1 soit pour moi, soit pour quelqu'un, etc. Et en fait, assez vite, je me suis dit, non, ça ne fait pas partie du jeu. Moi, ce qui m'intéresse, et les règles du jeu, de partager cette aventure, c'est justement que ce n'est pas à moi de décider de ça. Et c'est légitime que quelqu'un qui participe à cette aventure et qui fait que ça devienne une réalité, participe réellement. Donc si ça a été le premier à être là, c'est le premier à être là, et ça sera le premier à avoir une voiture. Et en plus, tu sais quoi, ce gars-là, forcément, il l'aura attendu plus longtemps que n'importe qui, puisque ça aura été le premier à dire j'en veux une.
- Damien Alfano
Ok, c'est faire. Ok, très bien. Bon, alors concrètement, si on est investisseur, si on veut rentrer en contact avec toi, comment on fait ? Un site, les réseaux, le mail, comment on contacte ? Alors,
- Vivien
je pense que le plus simple, moi, pour me contacter, c'est LinkedIn. Ça, c'est sûr, parce que tu peux m'écrire dessus et voilà. Après, je pense qu'on trouve mon numéro aussi assez facilement, que ce soit sur les réseaux ou sur des choses comme ça. Et donc, voilà, le process, il est super simple. Déjà, c'est me rencontrer, faire connaissance avec moi. Et moi, c'est ce qui m'intéresse, connaître les gens. Il faut qu'il y ait un feeling. Voilà, c'est ce qu'on disait tout à l'heure. C'est pas... C'est pas une action sur un CAC 40 ou quoi que ce soit, c'est pas ça. C'est une aventure. Moi, les investisseurs qui rentrent aujourd'hui, je les connais tous et j'ai envie de tous les connaître. Donc c'est déjà nous rencontrer et si derrière, il y a le feeling et qu'on a envie de participer à cette aventure, c'est hyper simple. Là, on rentrerait dans de la technique financière et tout, mais on peut un petit peu. aujourd'hui. l'intégration en termes d'investisseurs se fait par des BSA donc c'est des bonds de souscription c'est hyper adapté aux startups et au timing très séquencé d'une startup parce que c'est ce qu'on a dit à partir du moment où on boucle ce tour de table là on lance le tour d'après qui est la levée de fonds auprès d'un fonds et donc là aujourd'hui c'est du BSA donc le ticket d'entrée toujours pareil à partir de 50 000 en gros Et on roule. le BSA tu vois tu as un mécanisme qui est assez simple, aujourd'hui tu achètes un bon de souscription donc par exemple tu mets 100 000 ce sera facile à calculer et ce bon là en fait 12 à 18 mois plus tard quand on fait la levée auprès d'un fonds, à ce moment là on va émettre des actions on va émettre des actions, il y aura une valorisation qu'on aura pu faire grâce à l'amorçage de l'Aquarius Cup et donc aux gens qui rentrent aujourd'hui et donc on va valoriser une action à ce moment là, on aura la valeur d'une action d'accord ? À partir du moment où on a la valeur d'une action, l'investisseur qui a son bon de souscription avec lui, il peut dire, OK, j'exerce ce bon-là. Donc, je l'échange contre des actions. Et là, lui, il va bénéficier du fait qu'il ait pris plus de risques que les autres. Il est rentré un an avant. Et donc, au lieu d'avoir un nombre d'actions correspondant aux 100 000 euros qu'il a mis, il va avoir ce qu'on appelle une décote. Et il va avoir plus d'actions que ce qu'il a mis. Je ne vais pas te donner de faux chiffres, mais les chiffres sont définis. Si tu prends un bon de 50 000, tu as une certaine décote. 100 000, tu as une décote plus importante. 150 et 200, tu as une décote plus importante. J'ai le chiffre en tête. Si tu prends un BSA de 200 000 euros, tu as une décote de 70 %. 70 %, ça veut dire quoi ? C'est simple, ça veut dire que quand tu vas l'exercer 12 à 18 mois plus tard, tu vas avoir 3,3 fois plus d'actions que la valeur de ton bon d'origine. Et c'est là où tu fais ton ROI, ton levier, etc.
- Damien Alfano
Ok,
- Vivien
d'accord. C'est de l'ingénierie financière, ça peut être un peu technique, mais c'est adapté à ces phases de financement, de step by step d'une startup. Et ça permet à des privés, parce que tu vois, entre 50 et 200, un fonds ne mettrait jamais ça, ça n'a pas de sens. Un privé, et surtout dans... dans la sphère des gentleman drivers, c'est cohérent au type d'investissement qu'ils peuvent réaliser. Et ça permet de rentrer dans l'aventure, mais concrètement de devenir actionnaire aussi de la marque.
- Damien Alfano
Dernière question, on te voit où là prochainement ? Sur quel circuit ?
- Vivien
Là, on est presque fin mai. Donc il y a beaucoup de choses qui se passent. Là, directement, semaine prochaine, c'est Sports et Collections. Je n'y serai pas avec des voitures cette année, mais j'y serai personnellement pendant les quatre jours. Et donc, je serai disponible. J'irai voir déjà les gens que je connais, etc. Mais je serai à Sports et Collections. Et puis, par contre, après, on a le Jeunesse Supercar Show, où là, j'expose une voiture. Donc ça, si je ne dis pas de bêtises, c'est le 14 juin. Mais c'est sur plusieurs jours, donc c'est en mi-juin. et puis juste après le Lux Tour donc le 20 juin au Luxembourg, pareil au casino avec une voiture exposée et donc ça c'est des endroits où je vais spécifiquement là-bas pour rencontrer les gens, pour parler des opportunités d'investissement et de rejoindre l'aventure Quarkus et d'être actionnaire de Quarkus
- Damien Alfano
Ok, bon, écoute, à bientôt alors on se voit là-bas alors Merci en tout cas pour nous avoir partagé ta belle aventure Et puis on espère en voir partout sur les circuits et sur la route aussi. C'est le job, oui. Merci.
- Vivien
Merci à toi,