Speaker #0« Certains voient l'activité physique comme un investissement pour leur santé et leur bien-être. Vous voulez en faire partie ? » Bienvenue chez Mouvemental. Je m'appelle Magali Dubois et je m'adresse particulièrement aux non-sportifs et à tous ceux qui aimeraient enfin réussir à adopter un mode de vie actif dans la durée. C'est en vous partageant des connaissances, des expériences et des points de vue différents que j'ai l'intention de vous aider à bâtir l'état d'esprit et la motivation nécessaire pour le faire. Alors j'espère que ça vous aidera et que vous aurez envie d'en parler autour de vous. Et si le meilleur moment pour penser à ta baisse de motivation, c'était quand tu es motivé ? Ça peut paraître un peu contre-intuitif, mais laisse-moi t'expliquer dans la suite de l'épisode. Là, on est en septembre, c'est la rentrée, c'est le retour de vacances pour certains, c'est un peu un nouveau départ, je dirais un peu comme... au mois de janvier avec les résolutions, les bonnes résolutions. C'est-à-dire qu'en septembre, on a envie de redémarrer de manière clean. On a envie de réorganiser un petit peu tout, que ce soit le sommeil, que ce soit l'alimentation, que ce soit l'activité physique et diverses activités qu'on peut avoir. On a envie de tout cadrer, de tout faire joli, de tout border, un peu comme si ce plan-là, il allait pouvoir durer cette fois-ci. Et ce qui se passe, c'est que cet élan... Cette énergie et ce pic de motivation qu'on a en septembre, il nous fait mettre en place des choses justement. Il nous fait nous inscrire dans une salle de sport, il nous fait cadrer notre emploi du temps d'une manière ou d'une autre. Et ensuite, le piège c'est quoi ? C'est de construire sa pratique comme si cette motivation allait durer telle qu'elle, sans jamais subir de défaillance. Donc on programme la suite avec notre version de nous-mêmes la plus motivée. par exemple « Allez, trois fois par semaine, je vais aller à la salle le lundi, le mercredi, le vendredi. » Et puis, ce qui se passe, c'est que les jours avancent, les semaines avancent, la pluie arrive, novembre arrive, des coups de fatigue arrivent, et ils prennent un petit peu le dessus. Et finalement, le programme qu'on avait imaginé commence à être plus compliqué que prévu. Et donc, la question qui se pose ensuite, c'est finalement, qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Première chose à intégrer et à avoir en tête, c'est de ne pas construire sa pratique uniquement pour les jours où tout va bien. Parce que là, on voit bien que ça ne fonctionne pas et on sait bien qu'on ne peut pas enlever tous les obstacles de la vie, on ne peut pas enlever tous les impondérables ou tous les imprévus qui vont faire qu'à un moment ou à un autre, le plan de base, le plan idéal, il est caduque. Donc déjà, la première chose à laquelle on peut s'intéresser, c'est à la régularité. Mais à notre définition plutôt de la régularité, la régularité, ce n'est pas faire... parfaitement un programme tel qu'on l'a imaginé. Ce n'est pas ça la régularité, bien que notre cerveau fasse des raccourcis là-dessus. La régularité, est-ce que ce n'est pas plutôt quand ma vie bouge, est-ce que je suis capable de faire bouger ma pratique de sorte à m'adapter et dans la continuité, faire durer justement un comportement physique, un comportement actif. Donc, ce n'est pas forcément faire strictement la même chose semaine 1, semaine 2, semaine 3, semaine 4, semaine 5, etc. Mais plutôt, ok, semaine 1, j'avais prévu ça, je le fais. Semaine 2, j'ai prévu ça, je le fais. Semaine 3, j'ai prévu ça, je n'arrive pas à le faire. Parce que mercredi, impossible de quitter le boulot. Plutôt, ou jeudi, je suis complètement crevée. Et bien, dans ces Mouvemental, comment est-ce que je peux m'adapter ? Et du coup, on n'en vient plus à se dire, enfin, en tout cas, c'est comme ça que j'aimerais vous aider à réfléchir et à guider votre état d'esprit. C'est plutôt, ok, cette semaine, je n'arrive pas à faire mon programme tel quel. Plutôt que de se dire... Bon, tant pis, je recommencerai la semaine prochaine sur de nouvelles bases, puisque dans notre tête, on a envie de faire tout bien. Donc, plutôt que de se dire, OK, cette semaine, je n'y arrive pas, ce n'est pas grave, la semaine prochaine, je reprendrai correctement. Je vous invite à vous dire, cette semaine, je vois bien que je n'y arrive pas, je vois bien que ce n'est pas possible, mon plan A, mon plan idéal, comment est-ce que je peux faire ? Non pas pour attendre la semaine suivante, ou non pas pour réussir à faire parfaitement mon plan, mais pour... intégrer du mouvement dans mon quotidien, dans ma vie. Peut-être avec l'espace-temps que j'ai, c'est-à-dire que si finalement je n'ai pas de temps, comment est-ce que je peux faire ? Est-ce que je ne peux pas faire dix minutes quand même ? Est-ce que je ne peux pas me déplacer à pied plutôt que de prendre la voiture sur ce Mouvemental ? Si ça ne me fait gagner peut-être que cinq minutes la voiture, est-ce que je ne peux pas faire un peu différemment ? Donc au lieu de choisir le tout ou rien, c'est-à-dire j'ai prévu ça, je n'arrive pas à le faire, tant pis. je le referai la semaine prochaine parce que lundi est un nouveau départ, est une nouvelle semaine et elle sera propre. Plutôt que de réfléchir comme ça, c'est plutôt de chercher une forme de flexibilité. Ok, semaine idéale, c'était ça, je n'arrive pas à le faire. Qu'est-ce que je peux faire à la place ? Comment est-ce que je peux m'adapter avec le contexte dans lequel je suis ? Comment est-ce que je peux faire un peu différemment ? Est-ce que je peux déplacer ma séance ? Est-ce que je peux faire plus court ? Est-ce que je peux changer l'activité ? Comment est-ce que je peux faire ? Et là, on passe... d'un état d'esprit qui va justement progressivement nous faire abandonner ou nous montrer qu'on n'arrive pas à tenir, à un état d'esprit qui est capable de s'adapter et qui n'est pas du tout en train d'abandonner. Parce que l'objectif, finalement, c'est de continuer de jouer à l'activité physique le plus longtemps possible et donc de s'adapter plutôt que d'abandonner. J'imagine que si vous avez envie que ça dure le plus longtemps possible, vous avez envie de trouver des solutions. Et s'adapter, c'est une très bonne solution pour réussir à tenir sur le long terme. Donc concrètement, ce que vous pouvez faire de simple, c'est imaginer peut-être trois types de semaines. Il y a la semaine qui est idéale, la semaine qui est plutôt normale et la semaine qui est chaotique. Peut-être que dans ma semaine idéale, je vais avoir trois séances de 45 minutes, une le lundi, une le mercredi, une le vendredi. Peut-être que dans ma semaine normale, je vais avoir deux séances de 30 minutes, une le lundi, une le vendredi. Et puis dans ma semaine chaotique, peut-être que je vais avoir que deux fois 10 minutes dans ma semaine. J'en sais rien. Mais en fait, il faut partir du principe, déjà pour tous ceux qui se disent « Ouais, mais 10 minutes, ça sert à rien, franchement. » En fait, on n'est pas que en train de chercher des bénéfices physiques. Là, on est en train de chercher aussi quelque chose qui va renforcer notre Mouvemental. Si je ne fais pas du tout, dans ma tête, je vais considérer que c'est un échec beaucoup plus que si je fais un peu moins. Et ce que je vous invite à réfléchir, c'est comment est-ce que je peux gagner, on va dire d'un point de Mouvemental, sur les semaines, où finalement je ne peux pas effectuer un programme qui me permettrait de cumuler. tous les bienfaits pour ma santé et en même temps de faire progresser ma condition physique de la meilleure des manières, dans ces Mouvemental, l'objectif, c'est peut-être plutôt de ne pas lâcher mentalement et du coup d'entretenir notre Mouvemental. Et entretenir notre Mouvemental, ça passe justement par l'adaptation. Ça passe par, OK, je ne suis pas capable de tenir ce premier plan, le plan idéal, mais par contre, je suis capable de tenir le plan chaotique. Trouvez-lui un autre nom qui est peut-être plus agréable à vos oreilles. Je suis capable de tenir ce plan-là. Je n'ai pas réussi à faire mes 45 minutes, mais pour autant, je n'ai pas abandonné. J'ai fait 10 minutes. Et ça, dans la tête, on sous-estime à quel point c'est important et à quel point, justement, ça va nous aider à entretenir cet objectif-là de régularité, cet objectif-là de pratique physique, sportive, peu importe comment vous l'appelez. C'est un excellent moyen d'apprendre à notre Mouvemental que même si les conditions ne sont pas parfaites, j'arrive à continuer, j'arrive à faire. quelque chose. J'arrive à maintenir un petit quelque chose. Et ça, c'est complètement différent en termes d'expérience et de ressenti. Donc, en septembre, plutôt que de chercher à réaliser ou à trouver, plutôt, le programme parfait, commençons par trouver des alternatives ou expérimentons. En fait, voyons peut-être le mois de septembre et d'autres mois comme un laboratoire pour découvrir un petit peu plus ce que j'aime faire, ce que je peux faire, ce que je suis capable de faire. Et si je ne suis pas capable de faire ça, qu'est-ce que je suis capable de faire d'autre ? Parce que si je ne suis pas capable peut-être de faire mon heure de séance, ça ne veut pas dire que je suis incapable. Ça veut peut-être dire que sur le moment, oui, je ne suis pas capable de ça, mais je suis capable d'autre chose. Je ne suis pas capable de faire mon heure, mais par contre, je suis capable de faire une demi-heure. Et c'est là où, justement, vous allez petit à petit nourrir votre Mouvemental pour faire en sorte que ça dure dans le temps. Et vous allez apprendre aussi votre propre mode de fonctionnement. En fait, des difficultés, il y en aura tout le temps. Mais la grande capacité, justement, la grande compétence, c'est de réussir à les surmonter et à les dépasser. Et justement, à ne pas rester bloqué, à faire en sorte que difficulté n'est pas égale à échec, mais que difficulté est peut-être égale à s'adapter, grandir, évoluer, faire autrement. Donc, en conclusion, là, vous êtes peut-être super motivés parce qu'il y a un nouvel élan, nouvelle page. qui commence avec la rentrée, septembre, les bonnes révolutions de janvier, si vous écoutez l'épisode à ce Mouvemental, début de la semaine parce qu'on est lundi, peu importe, peut-être que là, vous êtes dans un élan d'énergie, de motivation. Mais sachez, désolé de vous casser un petit peu le truc, que les difficultés vont peut-être arriver, que les semaines compliquées vont peut-être arriver. Et ce n'est pas un problème, c'est quelque chose de prévisible. Donc aujourd'hui, la question avec laquelle j'ai envie que vous repartiez à la fin de cet épisode, c'est finalement... Quelle est la version réaliste de ma pratique quand ma semaine se passe mal ? Et du coup, quelles adaptations je pourrais anticiper ? À quoi je pourrais penser en amont pour entretenir Mouvemental et faire comprendre à mon cerveau que je ne suis pas en train de lâcher dès que je ne réalise pas le plan parfait ? Donc, commencer à réfléchir à ces adaptations, faire moins longtemps, mettre moins d'intensité, changer de créneau. changer d'activité, marcher dix minutes, m'étirer. Bref, peu importe. Réfléchissez à toutes ces adaptations pendant que vous vous sentez bien et pendant que vous êtes dans un élan d'énergie pour aussi pouvoir, le moment venu face à l'obstacle, vous dire... Je le savais, j'ai anticipé et je sais quoi faire. Et ça, ça va aussi vous faire du bien, même si vous ne faites pas complètement le plan que vous aviez imaginé au départ. Donc en conclusion de cet épisode, j'espère que vous êtes motivés en cette rentrée de septembre. Si ce n'est pas le cas, sachez que de toute manière, ça fluctue. La motivation, ce n'est pas quelque chose de constant. Mais sachez aussi que si on est motivé, c'est possible qu'il y ait des moments où on le soit moins. Et comment est-ce qu'on peut faire pour embarquer, on va dire, notre Mouvemental de la meilleure des manières pour nous aider à tenir sur le long terme ? Si vous avez vraiment du mal avec ça, sachez que vous pouvez vous faire accompagner ou si vous avez envie d'aller tout simplement plus loin et que pour vous, vous n'avez qu'une chose en tête, c'est que l'activité physique ne soit plus un sujet et devienne quelque chose de facile, n'hésitez pas à remplir le petit test qui est juste en dessous dans la description de l'épisode pour voir un petit peu où vous en êtes dans votre pratique d'activité physique. Et en attendant, je vous souhaite une très belle journée. On se retrouve bientôt pour un prochain épisode. Ciao ! C'est tout pour aujourd'hui. Enfin, presque. Avant de partir, j'ai deux questions pour vous. La première, c'est quelle est la chose que vous pourriez retenir de cet épisode ? Et la deuxième, à qui vous pourriez la raconter ? En partageant ce podcast et en lui attribuant la meilleure note possible, vous inspirez d'autres personnes à être plus actives. Et comme votre avis compte beaucoup pour moi, n'hésitez pas à me faire part de vos réflexions, j'essaierai de vous répondre. A bientôt !