Speaker #0certains voient l'activité physique comme un investissement pour leur santé et leur bien-être vous voulez en faire partie bienvenue chez mouvementale je m'appelle magali dubois je m'adresse particulièrement aux non sportifs et à tous ceux qui aimeraient enfin réussir à adopter un mode de vie actif dans la durée c'est en partageant des connaissances des expériences et des points de vue différents que j'ai l'intention de vous aider à bâtir l'état d'esprit et la motivation nécessaire pour le faire Alors j'espère que ça vous aidera et que vous aurez envie d'en parler autour de vous. C'est difficile d'aimer quelque chose dans lequel on ne se sent pas forcément bon, on ne se sent pas particulièrement à l'aise. Et souvent, on pense que si on n'aime pas immédiatement, si on n'aime pas tout de suite le truc, c'est que ce n'est pas fait pour nous. Et là, je pense à toutes les personnes qui pensent que... qui n'aiment pas le sport et qui se disent que si elles ne prennent pas du plaisir immédiatement dans la pratique dès qu'elles essayent, eh bien c'est que ce n'est pas fait pour elles. Et si ce n'était pas tout à fait comme ça que ça fonctionnait, et que le plaisir n'était pas le point de départ, mais plutôt une conséquence de l'apprentissage. Et en réalité, j'ai envie de soulever quelque chose dans ce nouvel épisode, un élément et un ingrédient qui va justement déterminer en partie à quel point on va aimer quelque chose ou pas. Il s'agit du sentiment de compétence. à quel point je me sens, on va dire, bon ou compétent dans quelque chose, va justement m'aider certainement à aimer davantage l'activité en question. Je pense à un truc tout bête, et certainement que plein de personnes ont déjà vécu ça, avec la conduite. Quand on apprend à conduire, franchement, on ne peut pas être bon direct si on n'a jamais touché un volant et des pédales. Et il y a beaucoup de choses à penser. Ça demande quand même pas mal de compétences, de coordination, de lecture de la route, etc. Et moi, je me rappelle qu'au début, je m'étais... J'arriverais jamais à conduire, en fait. Ça sera jamais fait pour moi, parce que je voyais que je galérais, que c'était difficile, et je prenais pas du tout de plaisir. Au contraire, j'étais super stressée au volant. Et en fait, maintenant, ça fait longtemps que j'ai eu mon permis, depuis, j'ai parcouru des tonnes de kilomètres, et maintenant, j'adore conduire. Alors, pour certaines personnes, ça sera peut-être pas le cas, c'est pas non plus une passion, mais j'aime particulièrement conduire. Et ça, c'est venu parce que, petit à petit, je me suis sentie... bien plus à l'aise dans la conduite. Il y a plein d'autres exemples. Si demain, tu te mets à prendre des cours de piano, donc tu vas commencer, tu vas galérer, tu ne vas pas réussir à aligner deux notes, je ne suis pas sûre qu'à ce moment, tu prennes un plaisir incroyable. Je pense certainement que le plaisir, et ce n'est même pas « je pense » , c'est du vécu, on a tous déjà vécu ça, en devenant meilleur, en progressant, là, on commence à prendre de plus en plus de plaisir, ça devient de plus en plus agréable, et c'est comme ça. qu'on apprend aussi à aimer faire l'activité en question. Tout comme, dernier exemple, l'apprentissage d'une langue. Au début, c'est super dur. Pareil, on ne se sent pas forcément bon. Et petit à petit, on arrive à dire des mots, on arrive à faire une phrase, on arrive à écouter, comprendre, à tenir une conversation. Et là, on peut s'épanouir dans la pratique de la langue en question parce que justement, on se sent de plus en plus à l'aise. Donc, c'est vraiment le lien direct que j'ai envie de faire entre à quel point je suis à l'aise et à quel point je suis à l'aise va conditionner en partie à quel point je vais aimer l'activité en elle-même. Et quand je parle de sentiment de compétence, il ne s'agit pas de devenir un expert du sport ou de telle ou telle discipline physique, mais en fait de gagner un petit peu en compétence, de gagner peut-être en connaissance de son corps, de savoir réaliser un geste, de savoir également comment ça fonctionne la condition physique. Comment est-ce que je peux progresser ? En fait, élever aussi un petit peu mon niveau de connaissance par rapport au sujet, parce que si je sais aussi ce que je fais, si je comprends mieux et si je sais quoi faire, tout de suite, ça va aussi donner plus de sens à la pratique et ça va me donner envie d'aller un petit peu plus loin, de mettre en quelque sorte en pratique mes connaissances. Donc premièrement, ce n'est pas être expert, mais avoir un minimum de compétences pour me sentir plus à l'aise et commencer à trouver l'activité plus agréable. Et ce qui se passe par rapport au sport, c'est que beaucoup de personnes se mettent à faire du sport, mais en réalité abandonnent trop tôt, abandonnent avant même que le plaisir n'ait eu le temps d'apparaître. Parce qu'on ne peut pas s'imaginer prendre un plaisir fou dans quelque chose dans lequel on a énormément de choses à apprendre, et pour l'instant on ne gère rien du tout. Non, il y a besoin justement d'entraînement, de répétition, et il y a toute une phase un peu de construction qui nécessite justement, et c'est pour ça qu'on dit souvent que se remettre au sport... ou se mettre tout court au sport, le début c'est difficile, et après ça devient de plus en plus facile. C'est un peu la même chose. Au début, oui, c'est difficile, mais du coup, on n'est pas encore hyper à l'aise, donc pas trop de plaisir. Puis petit à petit, on commence à être de plus en plus à l'aise, on n'a pas besoin de se concentrer sur tout, parce qu'il y a des choses qui deviennent plus ancrées, plus automatiques, plus acquises. Et ensuite, on va pouvoir davantage prendre du plaisir et se concentrer sur ces sensations que peut procurer la pratique. Mais beaucoup de personnes, en fait, attendent... abandonne trop tôt, c'est-à-dire qu'elle ne passe pas cette phase-là, donc le plaisir n'a pas le temps d'apparaître, alors que si on se lance et qu'on sait que le plaisir ne va pas venir tout de suite mais qu'il va venir progressivement, on va pouvoir passer cette étape et ensuite toucher au plaisir et certainement avoir plus de chances de continuer à pratiquer dans le temps. Il faut vraiment considérer que le plaisir, c'est le prix de l'apprentissage et qu'il y a besoin d'apprendre avant de ressentir du plaisir. Alors, encore une fois, vous ne pouvez pas prendre tout au pied de la lettre, ce que je suis en train de dire. On peut déjà ressentir un peu de plaisir parce qu'on fait l'activité avec une amie, parce qu'on a mis de beaux vêtements ou des vêtements dans lesquels on se sent bien. Il y a plein de choses qui peuvent jouer sur la notion de plaisir. Mais si on se sent toujours, entre guillemets, nul, on aura vraiment du mal à mettre le sport dans notre cœur et à lui faire plus de place. Donc, l'idée, c'est de faire attention au raccourci qui est absence de plaisir. donc ce n'est pas fait pour moi, mais plutôt de se dire, OK, pour ressentir du plaisir, j'ai besoin de passer par des étapes. Et une fois que j'aurai franchi ces étapes, je pourrais peut-être commencer à avoir du plaisir, aimer et à vivre l'activité avec justement plus de confort et le côté un petit peu plus agréable. Et je voulais aussi aborder quelque chose d'important. Quand on n'est pas forcément sportif et qu'on voit des gens sportifs se mettre à une nouvelle discipline, on a tous un exemple en tête où on se dit... de façon celle-ci, peu importe quelle activité, elle est toujours à l'aise, elle y arrivera forcément, etc. Et en fait, on a cette sensation que pour être sportif, il faut être doué, c'est-à-dire être fait pour le sport, en quelque sorte, comme s'il y a toute une partie de la population qui naît et qui est faite pour le sport et toute une partie de la population qui naît en n'étant pas faite pour le sport. Or, ce n'est pas réellement ça, ça se construit. Et toutes les personnes sportives que vous avez autour de vous, quand elles démarrent une nouvelle activité, elle ne démarre pas de zéro en fait. Elle démarre avec un sac à dos qui est déjà rempli d'expériences, de compétences, de connaissances, qui vont ensuite être transférées dans les nouvelles disciplines vers lesquelles elles vont se tourner. Par exemple, ça va être une meilleure connaissance de soi, ça va être mieux gérer ses efforts physiques, savoir comment les gérer, ça va être avoir une bonne coordination entre le souffle et le mouvement. Savoir coordonner son corps aussi dans l'espace. Ça va être aussi comprendre comment faire pour gagner peut-être plus rapidement en cardio, en souffle. Ça va être aussi savoir comment gérer l'effort ou gérer la récupération, gérer l'intensité de ma pratique pour derrière pouvoir continuer. Donc il y a aussi la notion de progressivité. Elles savent aussi gérer peut-être certains échecs, certaines réussites différemment. Il y a aussi le fait d'être habitué à apprendre des choses. Il y a plein de choses qui rentrent en compte et qu'on embarque avec nous quand on est déjà sportif dans une nouvelle activité. Moi, je pense à un truc, par exemple la natation. Je ne suis pas du tout un poisson dans l'eau à la base. L'eau, ce n'est pas spécialement mon truc, je ne suis pas fan. Ce n'est pas le truc qui m'attirerait au premier abord. Et même, il y a des années, je pouvais même dire que je n'aimais pas du tout la natation. Ça se trouve, j'utilisais même le mot « je déteste ça » . il y a de grandes chances. Mais quand j'y réfléchis, c'était une activité dans laquelle je n'étais absolument pas à l'aise. Aujourd'hui, je commence à être de plus en plus à l'aise et je me dis même que si je me mets à la natation, eh bien, je vais certainement progresser beaucoup plus vite et du coup, pouvoir trouver du plaisir parce qu'il y a de grandes chances qu'en me sentant bonne et compétente, eh bien, j'éprouve plus de plaisir en pratiquant. Mais surtout, ce qui se passe, c'est quand on se sent bon, compétent, eh bien, en quelque sorte, ça vient booster notre égo, ça vient... Nous valoriser intérieurement, ça nous fait du bien. Et c'est cette sensation-là de satisfaction, de fierté aussi personnelle, qui va nous donner envie de continuer dans quelque chose d'agréable. En fait, en tant qu'humain, on est bien fait. C'est-à-dire que tout ce qui est désagréable, on va avoir tendance à ne pas y aller. Parce que, justement, si c'est désagréable, c'est qu'il y a peut-être une alerte à avoir. Le cerveau, il se dit, OK, vas-y, passe, c'est désagréable. Le cerveau, il a envie de nous emmener dans quelque chose de confortable, dans quelque chose de plaisant. Or, parfois, c'est un petit peu à double tranchant, parce qu'on ne va peut-être pas oser aller dans un effort peut-être un petit peu plus difficile que d'habitude. Et le problème avec ça, c'est qu'on ne va pas forcément progresser et gagner en condition physique. Et le jour où on a besoin de cette condition physique pour X ou Y trucs, on n'est pas prêt, le corps n'est pas prêt. Donc, parfois, ce n'est pas parce que le cerveau nous dit « n'y va pas, c'est désagréable » qu'il ne faut pas y aller. On peut apprendre ! à passer ce truc de désagréable, en faire une expérience qui devient agréable et ensuite y prendre du plaisir. Et comme le cerveau est attiré en quelque sorte par ce qui est agréable, derrière, on va avoir envie d'y retourner parce que c'est quelque chose qui me fait du bien. Mais donc, si je reviens un petit peu en arrière, pour en arriver là... Eh bien, pour aimer quelque chose, j'ai quand même besoin de me sentir un minimum bon dedans, d'avoir quelques compétences, de me sentir un minimum à l'aise. Si je me sens à l'aise, l'expérience que je suis en train de vivre, elle est plus agréable. Si elle est plus agréable, je vais avoir envie d'y retourner et de refaire et d'aller un petit peu plus loin pour ressentir de nouveau ces sensations plaisantes et agréables. Et attention, parce que quand je parle de agréable, je ne parle pas de confortable, dans le sens où on peut très bien... prendre du plaisir. Alors ça vient pas tout de suite, souvent il faut déjà avoir avancé dans la pratique sportive pour ressentir du plaisir, même quand c'est inconfortable. Vous avez sûrement des personnes dans votre entourage qui vous disent « moi j'adore quand ça fait mal » . Par exemple, moi je sais que quand je cours et que je suis dans une montée et que c'est très difficile, alors il y a une partie de moi qui va ressentir un inconfort et il y a une partie de moi qui va ressentir quelque chose d'agréable. Parce que c'est tout. La représentation et toute l'histoire que je me fais autour de ces sensations qui va justement m'aider à vivre positivement la situation qui, au premier abord, est inconfortable. C'est-à-dire, je suis super essoufflée, je peux avoir les jambes qui brûlent pour n'importe quelle personne. Au premier abord, c'est des sensations qui sont désagréables. Mais petit à petit, je vais les vivre autrement et éprouver du plaisir là-dedans. Et maintenant, vous allez me dire, mais comment on fait pour gagner en compétences ? Est-ce que c'est juste ? d'aller faire du sport, je pense que c'est pas que ça. Parce que justement, quand on a du mal à aller en faire, si on se force uniquement à aller en faire, ça peut être difficile. Par contre, il y a plein de choses qui vont faire que notre cerveau va se câbler pour le sport et pour gagner justement en niveau de conscience et de compétence. Il y a le fait de connaissance. Il y a le fait, par exemple, de se renseigner, de lire des choses sur le sujet, d'écouter des épisodes de podcast. Par exemple, le podcast Moumental, moi je vous conseille de baigner un petit peu dedans pour que votre cerveau progressivement, il s'ouvre et il laisse plus de place à la pratique sportive. Il y a aussi le fait d'avoir des conversations avec des personnes qui sont peut-être déjà actives, ou des personnes qui sont en train de s'y mettre et qui ont envie d'échanger sur le sujet. Il y a aussi le fait peut-être de regarder des personnes pratiquées. En fait, il y a plein de choses. À partir du moment où vous allez nourrir votre cerveau autour de l'activité physique, comment est-ce qu'on fait finalement dans la vie pour donner de la place à quelque chose ? Comment on fait finalement dans la vie pour... ressentir de l'importance dans la vie. Quand on aime quelque chose, progressivement, on lui fait un petit peu plus de place. Ou on y accorde quelque chose, que ce soit de l'attention, que ce soit du temps, que ce soit un quelconque investissement financier. Bref, quand il y a quelque chose qui commence à compter, on fait ça. Mais tant que ça ne compte pas encore pour nous, ça n'empêche pas d'aller justement commencer à y accorder un petit peu plus d'intérêt. un petit peu plus de temps, et petit à petit, tiens, j'ai appris ça, j'aimerais bien le tester, ou j'aimerais bien voir si ça marche vraiment, et ainsi de suite. Mais on est obligé de se brancher un peu sur un mode de curiosité activé, un mode apprentissage, pour justement, progressivement, faire un peu de place, mieux comprendre. Encore une fois, le cerveau, il adore comprendre. S'il ne comprend pas, s'il ne voit pas de sens, il ne voit pas d'intérêt. Donc, on a besoin de ça. Ça ne va pas créer entièrement la motivation, mais ça va contribuer à un état d'esprit. plus favorable à l'activité physique. Donc en conclusion, dans cet épisode, si aujourd'hui vous n'aimez pas le sport, posez-vous déjà la question « Ok, à quel point je me sens à l'aise là-dedans ? » Et si la réponse est « Ouais, je ne suis pas très à l'aise quand je fais du sport. Justement, je me sens un peu pataud, je me sens un peu gauche, etc. » Ça peut être autre chose, d'autres sensations, mais en tout cas, si vous ne vous sentez pas particulièrement à l'aise ou pas particulièrement bon ou bon ou compétent, et bien, sachez que c'est une nouvelle piste que vous allez pouvoir creuser. Parce que je suis persuadée qu'en élevant un peu ce niveau-là de compétence, de connaissance, et petit à petit de se sentir plus à l'aise, vous allez justement aimer davantage, parce que votre cerveau va reconnaître ça comme quelque chose d'agréable pour vous. Maintenant, vous savez sur quoi vous pouvez jouer. Continuez d'écouter les épisodes de podcast. Si vous voulez voir un peu où vous en êtes par rapport à votre situation, mieux comprendre aussi ce qui bloque au-delà de ça, n'hésitez pas à remplir Le petit test qui est directement dans la description de l'épisode pour voir justement où vous en êtes vis-à-vis du sport. Et ensuite, si vous avez envie d'aller plus loin, n'hésitez pas justement à me contacter pour qu'on puisse discuter plus particulièrement de votre situation et que je puisse vous aider aussi à voir qu'est-ce qui fait que c'est compliqué pour vous et qu'est-ce qui pourrait vous aider à avancer. Si en tout cas, le mental, ça vous intéresse, je pense que c'est une belle piste pour vous. Surtout si ça fait longtemps que vous galérez avec le sport et que ça vous pèse ? au fond de vous-même. Voilà, je vous souhaite une très belle journée. Je vous retrouve tout bientôt pour un prochain épisode. Ciao ! C'est tout pour aujourd'hui. Enfin, presque. Avant de partir, j'ai deux questions pour vous. La première, c'est quelle est la chose que vous pourriez retenir de cet épisode ? Et la deuxième, à qui vous pourriez la raconter ? En partageant ce podcast et en lui attribuant la meilleure note possible, vous inspirez d'autres personnes à être plus actives. Et comme votre avis compte beaucoup pour moi, n'hésitez pas à me faire part de vos réflexions, j'essaierai de vous répondre. A bientôt !