- Speaker #0
Bonjour Biliana.
- Speaker #1
Bonjour Bintou.
- Speaker #0
Je suis très heureuse de te recevoir aujourd'hui dans Murmure de Joie.
- Speaker #1
Moi aussi, je suis très heureuse d'être là sur ce sujet qui inspire un peu moi.
- Speaker #0
Bon, et c'est parti sur le tu, donc on va continuer. Bienvenue. Gardons ça. Oui, gardons ça. Merci d'avoir accepté mon invitation. Donc, tu es docteur en sciences et tu t'es spécialisé dans le cerveau. Oui. C'est ça. Et on va en parler dans les neurosciences aussi, notamment. Donc avant de commencer, je voulais savoir qui était la petite Biliana ?
- Speaker #1
Merci déjà pour l'invitation, merci d'avoir choisi un titre de ton podcast qui est pour moi très important, qui je pense était à l'origine de toute ma quête de compréhension du cerveau. On discutait tout à l'heure un petit peu d'où est-ce que ça vient pour toi. pour moi c'était une vraie quête de quelque chose que je pensais qui devait être là, mais qui pour moi dans ma vie, je ne le ressentais pas, je ne le vivais pas assez. Et surtout qu'à l'époque, j'étais une extrême timide. Une extrême timide, c'est un peu comme si on était dans une prison mentale où la moindre des choses devient difficile. Pour te donner l'exemple, c'est souvent l'exemple que je prends parce que pour moi, il est très parlant. Rien que d'aller acheter ma baguette à la boulangerie, Pour moi, ça demandait une préparation mentale. Il fallait que je m'arrête, que je prends soin de mon cerveau, le mettre dans les meilleures conditions, lui dire ce qu'il a à faire. Et une fois dans la boulangerie, je passais quand même un moment pénible à devoir me repositionner, à faire, à performer sur une chose aussi simple que de connecter avec les gens.
- Speaker #0
Donc, tu étais une grande timide.
- Speaker #1
Une grande timide. Et en même temps, ça faisait un énorme contraste avec mon doctorat en sciences qui faisait que... Du point de vue rationnel et logique, j'avais une intelligence plutôt forte. Je travaillais dans une équipe de recherche. On était sur des questions très complexes sur la santé, sur les cancers, les allergies à l'Institut Pasteur. Et en même temps, les choses aussi simples qu'aller demander ma baguette, ce n'était pas du tout la joie.
- Speaker #0
Et quand tu étais petite, plus jeune, tu étais aussi timide ou c'est arrivé plus tard ?
- Speaker #1
De mes souvenirs, j'ai l'impression que ça a toujours été le cas. en tout cas de ma... conscience, à partir du moment où j'étais consciente, je sentais que j'avais des problématiques à bien rencontrer le monde autour de moi, m'ouvrir au monde autour de moi, comme si ça demandait un effort, comme si c'était une chose très complexe, alors que plus j'ai commencé à étudier la question, et aujourd'hui, avec le recul, je pense que c'est la chose la plus naturelle, et je pense que ça vaut vraiment le coup d'y consacrer des efforts, à aller comprendre si notre tête est un peu coincée, on n'arrive pas à y accéder, ça vaut vraiment le coup de passer ce temps, de s'entraîner, d'apprendre et de finalement y accéder parce que c'est l'état le plus naturel qui est là, qui est disponible à l'intérieur de chacun de nous et qu'on a plutôt un péché de rayonner au cours de nos journées. Donc pour moi, l'apprentissage, c'est vraiment de revenir à notre essence.
- Speaker #0
Ok. Et qu'est-ce qui a fait qu'à un moment donné, tu as choisi de faire des études scientifiques et surtout de décortiquer le cerveau, si je peux dire ça comme ça ?
- Speaker #1
C'est surtout mon intérêt pour le cerveau qui est apparu au moment où c'était devenu tellement difficile pour moi. Le quotidien devenait tellement difficile. Je me sentais dans un profond mal-être sans qu'il y ait une raison visible pour ça. Je ne pouvais même pas en parler parce que je n'arrivais pas à avoir des mots pour décrire d'où est-ce que ce mal-être venait. Et je n'en pouvais plus, je m'enfermais de plus en plus. Je me souviens que j'avais augmenté le nombre d'heures que je passais à travailler. pour essayer d'oublier ce qui se passait, de ne pas chercher des solutions pour la vraie problématique. Et à un moment donné, le mal-être était devenu tellement fort que je me suis dit, mais il doit y avoir bien une raison à l'intérieur de moi. Il n'y avait aucun facteur externe. Mon travail était très bien, mon chef était très bien. Tu sais, d'habitude, on essaye de trouver un bourreau ou quelqu'un à accuser. Dans ma situation, je n'avais plus personne et rien à accuser. Et donc, il fallait vraiment que je retourne le regard vers moi et aller chercher des raisons profondes de d'où est-ce que ça vient. Et je me suis dit, puisque ça vient de l'intérieur, ça donne quand même du pouvoir à aller chercher à changer les choses. Et donc, c'est comme ça que mon intérêt pour le cerveau était né. Je me suis dit, j'ai besoin de comprendre qu'est-ce qu'il fait mon cerveau pour me mettre dans des perceptions de réalité déformées, de compliquer la vie, là où elle pouvait être beaucoup plus simple. Et donc, j'ai voulu comprendre comment ça se fait qu'il y a certains cerveaux qui vont créer cet état. que je vivais. Et d'autres cerveaux, au contraire, ils se débrouillent plutôt bien. Je pense que tu peux en témoigner. Il y a des situations où le cerveau arrive quand même à rester dans cet état d'ouverture et d'acceptation de ce qui nous arrive. Et donc, moi, je voulais comprendre où sont les pièges de notre pensée qui font ça et surtout comment en sortir. Quels sont les outils qui nous permettent de retrouver la joie quand elle nous échappe ?
- Speaker #0
Passionnant. Et donc, à ce moment-là, en tout cas, à un moment donné, tu as décidé Merci. de faire des expériences sur ton propre cerveau, donc tu en as fait plus de 100. Alors moi, je me suis dit, comment elle a organisé tout ça ? Déjà, comment vient l'idée ? Bon, tu es scientifique, bien sûr, mais comment vient l'idée de se dire je vais faire des expériences sur mon propre cerveau, je vais devenir mon propre cobaye ? Et... Et comment on organise cela, en fait ?
- Speaker #1
Je vais vraiment te dévoiler ma réflexion à ce moment-là. Comme tout scientifique, j'ai commencé par lire les articles scientifiques et puis à un moment donné, j'ai constaté la limite de ma pensée et la limite de ma mémoire qui faisait que je n'arrivais pas vraiment à retenir les informations que je voulais retenir. Et je sais que ce qui fonctionne avec moi et je pense avec beaucoup de gens, c'est de faire l'expérience des choses, de ne pas juste être informée mais de vivre les choses. Et donc j'ai commencé par interviewer des gens. Donc là, j'ai trouvé ça passionnant de découvrir des gens, des scientifiques qui travaillent sur le domaine. Et je me suis dit, si tu es une vraie scientifique, va au bout de ta réflexion, fais des expériences sur toi-même pour vivre exactement ce qui se passe quand on est dans un protocole de recherche qui met la pensée dans ses limites de compréhension, dans les limites de la conscience, et voir comment le cerveau fait quand il est coincé. est-ce qu'on peut reprendre la main là-dessus ? pour le décoincer quand il y a besoin.
- Speaker #0
Donc, une fois que tu as fait ça, la démarche m'intéresse vraiment. Tu as contacté des laboratoires. Comment tu as fait, en fait ? Et comment tu as défini les 100, les plus de 100 expériences ?
- Speaker #1
En fait, il y a des listes qui sont accessibles à tout le monde qui décide de participer à aider la recherche. Il y a des listes de participants qui veulent contribuer dans la recherche scientifique. Donc, toi-même, si tu as envie, tu peux faire partie des participants. Et on trouve où cette liste ? Moi à l'époque je l'avais trouvée dans une conférence, on nous a demandé si on voulait faire partie des gens qui aident la recherche. J'avais envie aujourd'hui pour la retrouver à mon avis tout moteur de recherche te permet d'accéder à des pistes comme ça. Une fois que tu tombes sur une étude à partir de là tu peux aller plus loin. Et ensuite moi j'ai trouvé ça profondément passionnant de voir déjà les questions qui se pendent. qui se posent les scientifiques, les questions qui sont là dans l'actualité. Parce que les articles scientifiques, souvent il y a un décalage temporel entre le moment où on s'est posé la question, on a fait la recherche et on a publié l'article. Moi, je voulais voir quelles sont les questions qui se posent scientifiquement parlant sur notre cerveau aujourd'hui et maintenant. Et c'est passionnant parce qu'on découvre des études sur des questions qu'on ne penserait même pas qui sont des questions qui intéressent les scientifiques. On se retrouve dans des expériences qui peuvent aussi ne pas être publiées à la fin, ne pas aboutir à une publication en fonction des résultats qu'on trouve et la technologie qu'on utilise. Mais on vit l'expérience, on peut faire ses propres conclusions de ce qu'on a vécu, et ça je trouve que ça a beaucoup de valeur. Et c'est très chouette quand on lit l'article par la suite et on se dit « j'ai fait partie de cette expérience qui a contribué à cet article » . Donc vraiment une démarche qui m'a beaucoup stimulée, qui m'a beaucoup passionnée et que je continue à faire même au jour d'aujourd'hui.
- Speaker #0
D'accord. Et donc, ça t'a aussi permis d'écrire, je pense, à alimenter en tout cas tes réflexions sur le livre que tu as écrit qui est Neuroexcellence. Exactement. Donc, il est là, je vais le montrer.
- Speaker #1
Je te le passe.
- Speaker #0
Voilà, on en parlera après, Neuroexcellence, j'espère que c'est au bon endroit. Et donc, dans toutes ces études que tu as pu faire, les expériences sur ta propre personne, qu'est-ce qui t'a le plus marqué ou quelle révélation t'a le plus étonné ?
- Speaker #1
En fait, le livre, c'était un peu le fruit des demandes des gens qui commençaient à me questionner sur ce que j'avais vécu, ce qu'on constate dans ces expériences. Et à un moment donné, je me suis dit que ce serait intéressant que j'essaie de tirer les conclusions dans les grandes lignes de ce qu'on peut constater sur nos cerveaux. Il y a beaucoup d'expériences qui m'ont marquée. Déjà, quand j'ai commencé par la toute première, où je me retrouve dans un IRM, une imagerie par résonance magnétique, Je suis à l'intérieur et on va stimuler mon cerveau avec des images qui ne sont pas visibles pour la conscience. C'est-à-dire que ce sont des images qui passent vite. Et la question que les scientifiques se posaient, c'est est-ce que les images subliminales, qui sont projetées tellement vite que la conscience n'arrive pas à les identifier, mais l'inconscient les lit, est-ce que ça va influencer nos décisions ? Et c'est comme ça que j'ai ouvert un premier grand chapitre dans ma recherche. à quel point nos décisions nous appartiennent, à quel point on est à l'origine de nos décisions. Et est-ce qu'il n'y a pas une dimension un peu plus inconsciente qui va guider nos décisions et qu'au final, on se retrouve dans des cheminements où nos décisions proviennent de l'histoire qu'on a vécue et qui sont un peu la suite des programmations que nos cerveaux ont construit sur notre propre cheminement.
- Speaker #0
D'accord. Alors, est-ce que c'est là que tu as parlé d'amygdale ?
- Speaker #1
L'amygdale, c'est la structure qui permet... Là,
- Speaker #0
on parle bien de l'amygdale. Dans le cerveau. Dans le cerveau et pas les amygdales qu'on a dans la gorge. Parce que ça vient du mot amande en grec, c'est ça ? Amygdale à cause de la forme, il me semble. Et c'est vrai qu'on confond toujours, moi en tout cas, amygdale. Je ne savais pas d'ailleurs qu'il y avait quelque chose dans le cerveau qu'on appelait amygdale. Et je me suis dit, mais pourquoi elle parle d'amygdale ? L'amygdale,
- Speaker #1
voilà. Je rassure tout le monde, on a tous l'amygdale qui est dans le cerveau. C'est un organe qui est responsable de la détection des émotions, de la régulation des émotions. Mais il participe aussi dans la mémoire, donc dans la manière dont on enregistre les souvenirs. Un souvenir dans lequel il y a de l'émotionnel, c'est un souvenir qui aura une trace plus profonde. Et donc oui, effectivement, l'amygdale pourrait faire partie de notre histoire de vie qui a été... dessinés par l'ensemble des expériences qu'on a vécues, les émotions qu'on a vécues, qui ont fait qu'on a conclu des choses à différents moments de nos vies, et que ces choses deviennent des programmations pour la suite, des programmations inconscientes.
- Speaker #0
D'accord, donc qui ont un impact sur les décisions, parce que je t'ai coupé tout à l'heure en parlant d'Amigdal, mais j'essaie de faire le lien entre les deux, s'il y en a un d'ailleurs. Donc tu me confirmes que oui ?
- Speaker #1
Oui, c'est complexe la manière dont la mémoire fonctionne, mais l'Amigdal en fait partie, dans la manière dont on va enregistrer un souvenir. et surtout ce que je trouve intéressant c'est de se rendre compte que ce qu'on a vécu dans le passé dessine une histoire qui va en quelque sorte nous guider de manière automatique dans le futur donc là où je trouve que c'est la partie la plus intéressante avec le travail sur nous-mêmes et la compréhension des neurosciences, c'est de reprendre ce pouvoir sur la partie plus automatisée que notre cerveau va produire de toute manière, elle est très bien cette partie, donc il faut des automatismes parce que ça consomme moins d'énergie et donc Merci. Le cerveau qui fonctionne de manière automatique, c'est un cerveau qui économise les énergies. Donc, c'est très bien. On ne va pas accuser notre cerveau. Mais là où ça devient intéressant, c'est de reprendre le contrôle de temps en temps et remettre en question nos automatismes. Parce que par défaut, on va avoir tendance à répéter, donc faire du copier-coller du passé vers le futur dans ce type d'automatisme. Mais la beauté de l'être humain, c'est qu'on peut interférer avec cet automatisme et on peut, en fixant des objectifs et en allant... dévoiler pourquoi notre décision, à quel moment notre décision a été prise. Parfois, c'est une décision qui appartient à l'enfant qui avait 6 ans et qui continue à se répéter dans le futur.
- Speaker #0
Tout à fait. J'ai vu que tu disais que l'enfance aussi détermine nos valeurs après. Les valeurs qui sont les plus importantes. Oui,
- Speaker #1
oui. Et donc, on a une structuration qui va se former au niveau de notre cognition qui va faire que si on ne prend pas le temps de conscientiser nos décisions, nos réactions, Par défaut, on va avoir tendance à rester linéaire dans notre développement. Pas si linéaire que ça, parce qu'on rencontre des gens, on aura des apprentissages, donc il y aura des ping-pong qui vont se faire avec l'extérieur. Mais de manière générale, notre cerveau essaye de rester cohérent avec qui on était dans le passé. D'où le fait que ma timidité extrême, mon cerveau n'a aucun souci de la répéter sur 30 ans de ma vie. C'était du copier-coller, c'était la chose qu'il comprenait très bien. C'est confortable pour lui. C'est confortable. Ça ne menace pas la survie, donc il n'y a pas de raison d'aller challenger ce type de comportement. Et même si le comportement n'est pas bénéfique pour tout type de situation, le cerveau ne va pas tout seul le remettre en question. Mais ce qui est intéressant avec le cerveau, c'est que le cerveau, c'est un organe qui nous sert, un organe parmi plein d'autres qui nous appartiennent. Et nous, on a ce pouvoir de l'observer. Et donc, en quelque sorte, on a un pouvoir de leadership sur le cerveau si on le décide. Ça, c'est quelque chose que je ne savais pas du tout. À l'époque, tu sais, je connaissais plein de choses en sciences, mais je ne connaissais pas le fonctionnement de mon propre cerveau. Et donc, c'est lui qui dirigeait le spectacle. C'est lui qui faisait, de manière plutôt automatique, de mener le cours de mes journées, le cours de ma vie. Le jour où j'ai compris qu'en fait, je suis la conscience qui observe le fonctionnement de mon cerveau, les pensées que j'ai, les décisions que j'ai, et qu'en quelque sorte, ça me redonne le pouvoir de redécider les choses, de re... dessinait le cours de ma journée. Et c'est là où pour moi, j'ai ouvert une grande porte de liberté. Et qui a ouvert plein de possibles. Plein de possibles et plein de nouvelles expériences. Et pour moi, l'idée de se réinventer est devenue possible. De créer la personne que j'aimerais être.
- Speaker #0
Je trouve ça vraiment passionnant et surtout, comme tu dis, on reprend le pouvoir sur notre cerveau. Parce que jusque-là, on a l'impression qu'on ne maîtrise pas les choses ou qu'on ne peut pas les changer. Et là, de ce que tu as observé sur toi-même par tes expériences, donc scientifiquement, on peut quand même interférer sur le cours de notre vie. Et pour ça, il faut déjà apprendre, comprendre comment on fonctionne, comment fonctionne notre cerveau.
- Speaker #1
Exactement. Il y a un élément qu'on appelle en science la métacognition. Donc, c'est une capacité de notre propre cerveau, mais en quelque sorte, on peut le décider d'être un mode spectateur de ce qui se passe ou acteur ou réalisateur du film. En quelque sorte, on peut jouer avec ces trois rôles et notre propre cerveau peut être celui qui fait l'expérience de la journée, celui qui observe. à ce qui se passe ou celui qui va décider si oui ou non il veut que ça se passe de cette façon. Et donc pour moi la métacognition c'est la capacité à développer de plus en plus chez l'être humain parce qu'elle nous permet de vérifier déjà si le comportement que j'ai convient au contexte qu'il y a et à l'objectif qu'on a ensemble et si j'ai besoin et envie de le modifier. Donc c'est là où on commence à se donner cette liberté de réinventer qui on est et comment on se comporte. Moi à l'époque j'ai grandi dans la croyance qu'on est comme on est. Et que si tu es timide, tu es comme ça et tu resterais comme ça jusqu'à la fin de ta vie.
- Speaker #0
D'ailleurs, on entend ça souvent en disant, oui, mais il est comme il est ou elle est comme elle est, tu ne vas pas la changer ou elle ne va pas changer, ce qui est peut-être vrai, je ne sais pas. Mais en tout cas, on a le pouvoir de changer qui en est dans le sens que l'on souhaite.
- Speaker #1
Si on ne sait pas que notre cerveau a la capacité et qu'on n'a pas de gros soucis avec notre fonctionnement, il va continuer à se prolonger comme il est. Donc, la phrase deviendrait vraie. Mais en réalité, elle n'est pas vraiment vraie. Plus on connaît le fonctionnement de notre cerveau, plus on peut décider d'apprendre à gérer nos émotions, à rester plus présent, à déstresser, à respirer différemment dans les situations, à apprendre à mobiliser de l'énergie pour dépasser des peurs, parce que les peurs, ça fait partie de notre fonctionnement. Et en quelque sorte, on se rend compte qu'il y a des capacités, qu'on ne nous a pas dit, que parfois on arrive à y accéder par hasard, à certaines de ces capacités. Mais pour moi, c'est vraiment cette conscience d'apprendre à... à y accéder quand on en a besoin, qui nous donne cette sensation de liberté dans nos vies et d'agir différemment quand le comportement automatique ne nous convient pas.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. J'ai vu aussi cette notion d'agentivité dans le livre. Tout de suite, j'ai pensé aux agents IA, des formations professionnelles, mais je découvrais autre chose. Je ne sais pas si tu peux parler de l'agentivité à nos auditeurs, ce que c'est.
- Speaker #1
Exactement, ça rejoint tout à fait cette croyance de « je suis comme je suis, je ne peux rien y faire » . Et donc, typiquement, la pensée va chercher à se dire, s'il y a un truc qui ne me convient pas, ça vient de telle personne ou de telle situation où je n'ai pas de chance.
- Speaker #0
On cherche un coupable.
- Speaker #1
La pensée, elle est très créative, donc elle peut trouver des excuses dans tous les sens. Donc, si on est sur le principe de, les choses se passent comme elles se passent, on va trouver des confirmations à ça. Maintenant, ce qui est plus intéressant, c'est de se dire, OK, ce qui m'arrive, il m'arrive, c'est un peu les cartes ont été distribuées. Je n'ai pas les meilleures cartes dans une situation donnée. Mais je fais quoi de ces cartes ? Comment je les utilise pour que cette situation ne soit pas perdue, que le temps que je vais y passer ne soit pas perdu, et que je deviens responsable de comment je crée le moment présent avec les personnes avec qui je suis et dans la situation dans laquelle je suis. Typiquement, il y a des situations qui commencent à... Je ne sais pas, on se retrouve dans une situation de conflit, par exemple. Solution numéro une et la plus facile, c'est de subir la situation. Se dire, bon, c'est comme ça, ce n'est pas de ma faute, je suis avec quelqu'un qui a un caractère exclusif. voilà, je me suis mal retrouvée, je n'ai pas de chance. Agentivité, ça veut dire quoi ? Ça veut dire, ok, je suis dans cette situation, comment je peux la rendre utile pour moi, pour l'autre, et pourquoi pas même l'utiliser, la rendre belle, la transformer et passer un bon moment à partir de quelque chose qui a mal démarré. Pour moi, c'est là où on devient un peu les magiciens, les alchimistes du quotidien. Et pour moi, c'est une capacité cérébrale. C'est d'abord de savoir que c'est possible. C'est possible à tout instant d'utiliser la situation. qui se présente à nous. Deuxièmement, c'est de développer cette flexibilité mentale qui nous permet de changer de perspective. Si la perspective dans laquelle on est, elle ne convient pas, elle nous fait du mal, elle nous bloque, elle nous fait nous sentir mal, sous quel angle je peux regarder la situation pour y trouver du bénéfice, pour trouver un trésor caché, quelque chose qui peut faire du bien ?
- Speaker #0
C'est tellement précieux ce que tu racontes. Oui,
- Speaker #1
oui. Et dernièrement, c'est est-ce que j'arrive à acter, est-ce que j'arrive à trouver l'énergie nécessaire pour que je... Je pars vers ce scénario qui nous fera du bien, qui me fera du bien à moi, à l'autre, et va produire quelque chose que personne n'a attendu, dans une situation qui était mal partie. Et pour te dire, aujourd'hui, je trouve... Alors, à l'époque, je ne connaissais rien de mon cerveau. J'étais en mode, il faut que je diminue le risque dans mes journées de vivre des problèmes. Mon cerveau, il cherchait le minimum de risques, le minimum de problèmes possibles, le minimum de challenges possibles.
- Speaker #0
Ce qui peut nous emmener à nous enfermer, à être moins en relation, à être dans la peur.
- Speaker #1
on s'enferme dans la peur, on est moins en relation avec les autres parce qu'il y a du challenge on s'expose moins à la vraie vie on sort moins parce qu'il y a du challenge à tout instant en fait on se cache de la vie si on est dans cet état d'esprit on se cache de la vie parce que la vie elle veut pour nous qu'on se développe constamment et donc le challenge c'est quoi ? C'est ce qui nous fait à tout instant remettre en question nos croyances nos certitudes, aller chercher de mobiliser des ressources en nous aller grandir donc on... soit on décide de se protéger de la vie, on s'enferme dans des schémas où on évite les problèmes, ou soit on se dit, en fait, mon cerveau, il a des capacités que j'ai besoin de développer, apprendre à maîtriser, qui me permettront de danser avec la vie. Et qu'au lieu de chercher à éviter les problèmes, à chaque fois qu'un jour... Je vois une situation problématique, ça me rend créatif à aller chercher de quelle manière je peux l'utiliser, sous quelle forme je peux tourner ça, développer une compétence, qu'est-ce que ça m'importe, quel type de lien ça crée pour moi, quel type de bénéfice ça va produire dans le futur, de quelle manière je pourrais utiliser cette histoire, même pour inspirer d'autres gens, juste en racontant l'histoire que j'ai vécue.
- Speaker #0
Et là, on n'est pas du tout sur des injonctions, on est vraiment sur des choses que toi, tu as pu expérimenter scientifiquement. Donc j'aimerais insister là-dessus parce que souvent, on peut entendre, c'est bien beau tout ça, mais comment je fais concrètement ? Et bien concrètement, en tout cas, tu peux le faire. Exactement. C'est ce qu'on peut dire par rapport à ce que tu veux. En fait, si tu veux, en science,
- Speaker #1
par exemple, de cette capacité de transformer les situations, on va parler de gratitude. On va l'appeler gratitude, il y a un mot, et on va créer des protocoles de recherche scientifique qui vont essayer de savoir si la gratitude, oui ou non, ça aide dans la vie, si de quelle manière ça fait bénéficier ou pas les gens. Et donc on va créer des protocoles dans lesquels on va créer un groupe de contrôle qui ne va pas pratiquer l'outil versus un groupe qui va pratiquer l'outil de gratitude et on va comparer leur bien-être, leur ressenti, leur régulation émotionnelle pour savoir si oui ou non c'est juste du blabla qui fait joli ou c'est vraiment quelque chose qui aide les gens. Et donc on va prendre des outils de gratitude et on va surtout se rendre compte de comment notre pensée... de quoi notre pensée a besoin pour accéder à cette compétence mentale et la développer de manière automatique. Parce que le but, ça serait de basculer des automatismes qu'on a hérités. Et moi, souvent, je dis qu'on a hérité des automatismes de survie qui font que nos cerveaux sont parfaitement programmés pour survivre dans des conditions. Notre espèce, aujourd'hui, elle s'est perpétuée parce qu'on a réussi notre tâche de survie. Sauf qu'on se retrouve dans un contexte où on se construit des conditions de vie qui sont plutôt belles. On vit dans un pays qui nous donne plein d'opportunités à se développer, à faire de belles choses, à impacter les autres. Et nos cerveaux sont quand même dans un état d'esprit de survie. Et pour moi, notre but, le but de notre génération et celle qui va en suivre, ce serait de basculer des automatismes de survie et se créer des automatismes qui vraiment nous permettent de profiter pleinement de la vie, des automatismes de gratitude, des automatismes qui font que dans une situation difficile, Mon cerveau, naturellement, il est... il ira chercher le cadeau.
- Speaker #0
Il devient créatif positivement.
- Speaker #1
Exactement, il est stimulé par la situation positive. Je ne suis pas abattu par ce qui m'arrive. Donc, on n'est pas dans une illusion d'un monde qui n'existerait jamais, un monde sans problème, un monde où tout le monde s'entend bien, où il n'y a pas de conflit. On est plutôt dans une réalité cérébrale où mon cerveau est tellement entraîné que à tout instant, quand il y a une difficulté qui m'arrive, la question, c'est pas est-ce que je la vis bien ou mal ? La question, c'est combien de temps je mets avant de retrouver mon état de jour ? Tu vois, la difficulté vient basculer. Je ne suis pas un être surhumain. Je vais quand même vivre une difficulté, une situation de tristesse, de colère ou autre chose. Mais le vrai pouvoir, c'est dans le temps que je mettrai à me relever. Donc, à quel point mon cerveau est flexible pour aller chercher la perspective, l'idée qui va lui redonner de l'énergie et de nouveau embrasser la situation et se dire, en fait, c'est beau ce que je vis. Je suis en vie, tout simplement. Et c'est très beau ce que j'expérimente.
- Speaker #0
Je partage complètement et merci de nous parler de ça parce que moi j'aime bien le dire que la tristesse quand elle arrive, ça peut m'arriver très souvent d'être triste par une nouvelle, par des choses qui me touchent dans le monde. Et j'aime bien dire que la tristesse, je lui laisse de la place mais je lui donne un strapontin comme dans le métro. Elle peut s'asseoir mais pas longtemps, je la mets en inconfort. et puis voilà,
- Speaker #1
comme ça elle part rapidement et je me remets en selle donc merci de partager ça c'est très beau ce que tu dis parce que moi souvent je le mentionne dans les conférences l'état, si on prend les 4 émotions de base, pour moi l'état qui est l'état naturel de l'être humain, c'est la joie pas la joie où je viens de gagner un million d'euros et je suis dans la joie excitée, c'est pas celle-ci c'est la joie du bébé qui quand ses besoins sont satisfaits Il a juste ses étincelles dans les yeux parce que dès qu'il pose le regard quelque part, il s'émerveille sur cette beauté de la création qui est autour de lui. C'est le murmure de joie. C'est le murmure de joie. Chez le bébé, je dirais que ce n'est pas un murmure, ça crie. Ça crie, oui. Ça crie aussi. Quand il est bien dans sa peau, la joie est pétillante, elle est rayonnante, elle est là. Parce qu'il n'y a pas tous les concepts mentaux qui vont l'empêcher. Chez nous, les adultes, comme on a appris des choses, de ce qui est bien, de ce dont on doit avoir peur, Donc, ces concepts se sont en quelque sorte programmés dans notre mental. Et si on ne les flexibilise pas plus tard, si ces concepts sont très rigides, ils vont devenir un peu les murs qui vont empêcher notre joie à rayonner. Et donc, ça devient un murmure qui peut des fois s'éteindre.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Tu vois ? Mais il est toujours là. Et j'aime beaucoup le titre de ton podcast parce que c'est vraiment ce murmure. C'est toujours là.
- Speaker #0
C'est au fond de nous.
- Speaker #1
Et même quand notre mental se bat avec une réalité qui est face à nous, c'est toujours là. Il suffit juste de lâcher un peu, de changer de perspective, de bouger peut-être parfois un peu le corps et se murmurer. On va le ressentir de nouveau et on peut retrouver la maison dans toute situation. Donc pour moi, c'est vraiment ça le cheminement qu'on a besoin de faire. Assouplir notre pensée et aller entendre où est-ce qu'il est.
- Speaker #0
Merci. On va parler de la différence. Alors, c'est la question à mille balles parce qu'on n'arrête pas de me poser cette question. Et je ne sais pas si j'ai la réponse ou pas, d'ailleurs. Je réponds à chaque fois, je pense, des choses peut-être un peu différentes. C'est quelle est la différence entre la joie et le bonheur ? C'est vraiment la question qui revient souvent. Je ne sais pas pourquoi, les gens veulent vraiment savoir quelle est la différence entre la joie et le bonheur. J'ai envie de leur dire kiffer, tout simplement.
- Speaker #1
Moi, je l'ai trouvé de manière un peu plus mathématique.
- Speaker #0
Super.
- Speaker #1
Alors, il y a des émotions et il y a des sentiments. Si on veut comprendre alors la différence entre émotion et sentiment, c'est la durée. Une émotion, biologiquement parlant, on dit qu'une émotion dure 90 secondes. Entre le moment où il y a un élément qui vient stimuler mon cerveau, j'interprète l'information, il y a une biochimie qui va se produire, qui va correspondre à l'émotion, 90 secondes. Maintenant, comment ça se fait que, je ne sais pas, 10 ans après un divorce, on est toujours en colère ? C'est tout simplement le cerveau qui va répéter la scène, il va revenir sur la scène, la répéter, et c'est reparti pour 90 secondes,
- Speaker #0
Je suis déjà épuisée des 90 secondes qui reviennent tout le temps.
- Speaker #1
Exactement. Et ça va s'accumuler, donc à un moment donné, ça va devenir une habitude émotionnelle. Et on peut carrément s'identifier, par exemple, à la colère et se dire... Ça, c'est mon état normal.
- Speaker #0
Moi, je suis un colérique. Je suis comme ça, ça ne se changera pas.
- Speaker #1
Exactement. Et en fait, c'est quoi ? C'est juste que le cerveau a tellement été stimulé plusieurs fois par la même situation, il a produit de la colère. Le corps a appris à gérer cette biochimie et c'est devenu la maison émotionnelle. Et donc, c'est devenu un sentiment, voire une personnalité. C'est comme ça qu'on part de l'émotion, sentiment, on le fait durer, personnalité, je me suis identifié à ça, je conclue que je suis comme ça. Si je dis à mon cerveau que je suis quelqu'un de colérique, il va dire, en tant que chef, je vais te montrer que tu es quelqu'un de colérique. Et il va produire ce qu'il faut pour que je valide ce que j'ai donné comme ordre. Et donc, joie, bonheur.
- Speaker #0
Joie, c'est l'émotion. Donc, c'est... Ah oui, en fait, tiens, ça va peut-être stimuler la pensée. Pour moi, le bonheur, c'est le temps qu'on passe dans la joie. Donc, la joie, c'est... Si on part du fait que j'ai dit que notre état de base, il est là, le temps que je passe dans cet état de base, c'est la quantité de bonheur que je vais produire à ma vie.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Et pour moi, cette dimension de temps, elle est très importante parce que souvent, les gens, ils vont se coincer dans une quête de bonheur qui va les rendre malheureux en soi. Parce que... En réalité, on ne sera jamais 100% dans le bonheur, ce n'est pas le but de la vie, il faut qu'on passe par des situations qui créent du contraste pour qu'on apprécie davantage cet état. Pour qu'on grandisse,
- Speaker #1
qu'on apprenne sur soi, etc.
- Speaker #0
Exactement. Et donc pour moi, cette quête de bonheur, c'est une quête de passer de plus en plus de temps dans la joie et de réduire le temps que je passe quand je suis dans la souffrance, dans la tristesse, dans la colère et les autres émotions. Comment je fais pour que je revienne plus souvent à la joie ? Pour que je me crée des situations dans lesquelles je vis la joie plus souvent au quotidien ? Et comment je fais pour rebondir plus vite quand je suis dans les situations où j'ai eu vie de la tristesse, de la colère ? Pour moi, c'est devenu mathématique. Ça se comprend plus facilement de se dire, j'augmente ma quantité de bonheur en regardant le pourcentage de joie dans ma vie. Est-ce que j'ai suffisamment de moments de joie dans ma vie ?
- Speaker #1
Donc, plus je suis dans la joie, plus je suis... Dans le bonheur. J'ai un sentiment de bonheur qui perdure.
- Speaker #0
Et je peux créer même une personnalité de quelqu'un de joyeux. Je peux conclure que je suis quelqu'un qui est naturellement dans la joie. Moi,
- Speaker #1
je me suis autoproclamée ambassadrice de la joie.
- Speaker #0
Mais je pense aussi que c'était ma première sensation quand je suis rentrée en contact avec toi. Ah,
- Speaker #1
merci.
- Speaker #0
Ambassadrice de la joie, ça te va bien.
- Speaker #1
Donc, la joie, parce qu'on disait qu'elle est à l'intérieur de nous, qu'il faut qu'on aille... En tout cas, on peut aller la toucher, enlever ces murs, ces couches qui nous éloignent de la joie. Là, on parle vraiment de joie intérieure ou on parle de, par exemple, si moi j'adore danser, donc si je vais danser tout le temps, tout le temps, tout le temps, est-ce que ça nourrit ma joie ? J'essaye de comprendre entre cette joie explosive et la joie un peu plus calme. Plus ce sentiment de bonheur, voilà, comment on mélange tout ça ?
- Speaker #0
Je vois exactement ce que tu veux dire. C'est vrai que la joie, alors il peut y avoir les moments où notre cerveau va juste percevoir une différence entre là où je suis et ce que j'ai gagné. Et donc ça va créer une sensation de joie, celle que j'appelle la joie excitée. Et donc c'est une sensation aussi de dopamine qui monte dans notre corps, qui est produite dans différentes situations où notre cerveau détecte un contraste de j'ai gagné quelque chose. Donc pour moi, ça c'est la joie qui est ponctuelle, qui dépend de facteurs externes. Et si on crée notre bonheur basé sur ça, on dépend beaucoup de l'extérieur. La joie sereine, paisible qui est à l'intérieur de nous et que pour moi, c'est plutôt un retour vers soi, plutôt qu'une quête d'éléments stimulants à l'extérieur. C'est la joie qui est basée sur des éléments qui font sens pour nous, qui nous touchent profondément et qui nourrissent des valeurs profondes à l'intérieur de nous. Chacun de nous est différent, donc on a un système de valeurs qui est différent, des éléments qui font sens. pour nous différemment. Et je dirais qu'on a la capacité aussi de devenir des créateurs de sens. Par exemple, dans une situation où les éléments naturellement ne font pas sens pour moi, comment je peux y donner du sens et trouver du sens pour moi pour que je valorise aussi le temps que je passe dans cette situation. Typiquement, si je suis dans une réunion de travail et ce qui se dit ne me touche pas et je n'ai pas l'impression qu'on avance, de quelle manière je peux placer mon regard sur cette réunion ? pour que j'y trouve du sens pour moi. Est-ce que, par exemple, je peux regarder la manière dont quelqu'un prend la parole en public et développer ma capacité de parler en public ? Ou est-ce que je vais partir dans mes pensées et repenser un souvenir qui me touche profondément et du coup, je vais me remplir de joie à travers mes souvenirs ? De quelle manière je peux valoriser ce temps de vie qu'il m'a donné et ne pas me sentir comme je suis en train de gaspiller mon temps de vie ? Je pense que c'est ça notre capacité de... Se rappeler que c'est important, on a tous un CDD de vie. Merci de nous rappeler ça,
- Speaker #1
on a tous un CDD de vie. Ah oui, ça c'est hyper important, Biliana, ce que tu viens de dire.
- Speaker #0
Et des fois, on a besoin de se le rappeler parce que ça a l'air tellement normal de vivre qu'on oublie à quel point chaque instant a de la valeur. Et pour moi, cette sensation recrée de la joie, c'est se rappeler à quel point c'est précieux. Le bail à court. et d'aller redonner du sens aux éléments et reconnecter avec des gens si le faut et de recréer cet état de joie naturelle qui est la joie profondément humaine ça vient des interactions avec les gens ça vient quand on se sent grandir je pense que Frédéric Lenoir parle un peu plus sur cette dimension je sens avoir appris quelque chose,
- Speaker #1
je grandis la connaissance qui fait grandir qui nous met en joie Exactement.
- Speaker #0
ou des valeurs qui sont nourries profondément, je ne sais pas, ma valeur de connexion, ma valeur de conscience, de gratitude. Dès que je crée des situations dans lesquelles il y a de ça, ce sont des moments riches pour moi, et donc ma vie est valorisée, et à chaque instant, en quelque sorte, j'honore le droit de vie qui m'est donné, donc j'honore la nature qui vit à l'intérieur de moi. C'est comme si on réveille ce qui est mis à l'intérieur de nous, on l'honore. Et ça provient de cette capacité de se rappeler, de décider, de regarder les choses différemment. et de redevenir créateur de sens.
- Speaker #1
Super. Merci, parce que ça donne une assise vraiment concrète à plein de choses dont on parle dans ce podcast. Je trouve que ta caution scientifique est très importante sur tous ces sujets-là.
- Speaker #0
Super.
- Speaker #1
J'avais une question, j'ai une question un peu personnelle, mais que je vais poser après celle-ci. J'ai lu dans le livre que l'intelligence était une énergie. J'aimerais bien que tu développes. Alors moi, quand je l'ai lu, j'ai pensé à tous ces sujets de vibrations. Par exemple, on dit, je ne sais pas si c'est lié, mais souvent on dit, ah mais là, je suis rentrée dans la pièce, j'ai tout de suite senti que la fréquence était basse, ça m'a mise dans une petite vibration. J'ai besoin de remonter ma vibration. On a des musiques, des sons qu'on écoute pour remonter notre vibration. Moi, j'ai fait pas mal de... neurofeedback aussi suite au départ de mon père, au décès de mon père. Donc j'ai passé une période un peu difficile et on m'a recommandé de faire du neurofeedback. Ça m'a aussi beaucoup aidée. Donc voilà, là je mélange beaucoup de choses. Je parlais d'intelligence comme une énergie et puis là je parle de vibration et de neurofeedback. Est-ce que tu peux un petit peu éclaircir ce grand mélange que je suis en train de faire ? Ça va aider les auditeurs parce que je saute du coq à l'âme. Et revenir sur cette... notion d'intelligence qui est une énergie.
- Speaker #0
J'ai essayé depuis tout à l'heure de décoder ça en mode neuroscientifique parce que je ne mettrais pas la phrase de cette manière-là, mais effectivement je parle beaucoup d'énergie. Tout d'abord pourquoi ? Notre cerveau est l'organe le plus énergivore de notre corps. Donc, 20% de notre énergie va partir pour nourrir les processus cognitifs. C'est énorme. 20% ? 20%, un cinquième de toute l'énergie va partir dans cette partie de nous. qui en soit fait 2% du poids total du corps. Donc c'est énorme.
- Speaker #1
Et quand on pense, on brûle. Quand on fait travailler son cerveau, est-ce qu'on brûle les calories ?
- Speaker #0
Ah oui, là c'est la conclusion la plus géniale à faire. Je m'étais dit, est-ce que si je pense fort, je vais perdre du poids ? Voilà. Malheureusement, ça ne marche pas comme ça. Désolée,
- Speaker #1
je pars sur des trucs un peu futiles, mais je te laisse continuer, Biliane.
- Speaker #0
Mais pour connecter l'énergie à l'intelligence, pourquoi ça marche ? C'est parce que plus mon énergie est élevée, plus mon focus sera fort. Et plus mon focus est fort, plus... En quelque sorte, j'aurai la sensation d'être intelligente parce que je vais pouvoir identifier sur quoi focaliser mon attention, quelles sont les priorités, sur quoi je dois décider. Et ma pensée va savoir trier les informations. Un focus fort, c'est de l'intelligence plus forte. Juste pour imager ça, imagine une photo qui est floue, une photo avec plein de voitures dessus. Disons qu'il y a une dizaine de voitures sur la photo, elle est floue, versus une photo... où tu vois clairement ce qu'il y a. Et si on te demande de compter le nombre de voitures, une action très facile, sur l'image floue, tu vas avoir du mal. En fonction de à quel point c'est flou, donc à quel point ton focus est dilué, tu peux te sentir vraiment très bête des fois. Alors que c'est une fonction classique, tu sais compter en temps normal. Si ton focus est fort, tu vois exactement l'information que tu cherches. Donc pour moi, vraiment cette capacité de l'intelligence, c'est à quel point je sais diriger le focus vers les éléments que je cherche et je sais tirer des conclusions. de l'océan d'informations qui me bombardent au quotidien.
- Speaker #1
C'est pour ça que dans les tests de QI, on a quand même pas mal de questions, de tests qui sont très orientés sur le focus, en fait. Quand tu dois remettre des puzzles en place, quand tu dois... Voilà. Donc, je comprends mieux pourquoi il y a ce type de...
- Speaker #0
Mais c'est vrai que ta question, elle est complexe parce qu'aujourd'hui, on va parler de plusieurs types d'intelligence. Tu as l'intelligence rationnelle, il y a l'intelligence émotionnelle, relationnelle, musicale. Tu as plein de types d'intelligence. Là où l'énergie sera toujours un élément important, c'est parce qu'en énergie basse, notre cerveau va fonctionner moins bien, quoi qu'il arrive. Moins de focus, moins de créativité, moins de gentillesse avec les gens. Quand on est en énergie basse, socialement, on n'est pas aussi apte que quand on est en énergie élevée.
- Speaker #1
Mais ça se mesure vraiment scientifiquement, cette notion d'énergie haute, basse, haute vibration ? Est-ce que scientifiquement, par exemple, quand je suis triste, est-ce qu'il y a... Un appareil qui permet de mesurer la vibration autour de moi ?
- Speaker #0
Pour l'instant, je ne connais pas.
- Speaker #1
D'accord, juste pour comprendre, parce que comme on parle beaucoup d'énergie haute et basse.
- Speaker #0
Et avec toute mon humilité, parce que je ne connais pas toutes les études scientifiques, donc il est possible qu'il y ait des études qui ont cherché à comparer des états émotionnels. Ce qu'on connaît scientifiquement parlant, c'est que les émotions auront tendance à perturber notre cognition. Typiquement, quand on voit, par exemple dans une étude clinique, On peut projeter des images avec des gens qui expriment une émotion, voir ce qui s'active dans ton cerveau et voir combien de temps ça reste activé et est-ce qu'il y a d'autres zones du cerveau qui se désactivent. Et typiquement, quand on parle d'émotion, si on projette des images de personnes qui expriment la colère, notre amygdale s'active. Et lorsque notre amygdale s'active, le cortex préfrontal diminue son activité. Le cortex préfrontal, c'est la partie de notre cerveau qui nous aide à trouver des solutions, à changer de perspective, à analyser la situation. Dès qu'on est dans une émotion, colère, joie, non pas la joie, parce qu'il faut bien distinguer entre les émotions qui nous sortent de notre équilibre et les émotions là où on est en neutralité. Mais dès qu'on est dans une émotion qui active l'amidale, le contexte préfrontal est moins accessible et on aura une analyse de la réalité moins propice à trouver des solutions. les émotions, on ne va pas... Pour l'instant, la science ne le sépare pas en énergie basse et haute. Ce serait plutôt les états de fatigue. Tu vas en fin de journée, si tu as fait beaucoup de tâches cognitives et que tu es fatigué à cause de ces tâches cognitives, à quel point tu seras apte à prendre des décisions ou des choses comme ça. Et la fatigue, là, il y a une étude qui me vient en tête. La fatigue, on a étudié ça chez les juges. Il y a une étude super intéressante qui a suivi huit juges sur mille décisions qu'ils ont prises dans les procès. Procès de liberté conditionnelle, c'est-à-dire qu'ils doivent décider quand même des choses super importantes. Est-ce que la personne reste en prison ou elle sera en liberté conditionnelle ? Et ils se rendent compte que la décision du juge va dépendre du moment de la journée. Un début de journée et juste après une pause, il y a deux fois, si on est la personne qui passe au tribunal, on a deux fois plus de chances. d'être libérée, d'avoir une décision favorable pour notre liberté que si on passe en fin de matinée ou dans un moment de la journée où la personne est fatiguée. Donc oui, effectivement, la fatigue va influencer les décisions même quand on est dans le cadre légal. Donc notre cerveau ne fonctionne pas de la même manière quand il est en énergie basse versus quand il est reposé, à vous récupérer. Et donc la question sur l'énergie se pose au niveau de notre cognition, donc à quel point je serais apte de prendre des bonnes décisions, de bien analyser ce qui m'arrive. Elle se pose aussi au niveau émotionnel. Là, on peut parler plutôt de la contagion émotionnelle. Petit coucou à Christophe Hagg, qui a fait un magnifique travail sur la contagion émotionnelle, qui a un livre là-dessus. Et donc là, on peut parler à quel point les énergies émotionnelles se transmettent entre nous. Quand tu rentres dans une pièce, à un 21 millièmes de seconde les énergies s'équilibrent et donc on peut s'imaginer une contagion de tristesse, une contagion de désespoir qui passe dans un groupe sans qu'on s'en rend compte. Donc la science elle est plutôt sur ces questions-là et du coup notre responsabilité aussi de l'énergie qu'on amène dans un groupe à un terme émotionnel et un terme d'énergie, c'est-à-dire à quel point on est stimulé, on a de l'énergie pour réfléchir, on fait des postes de récupération pour qu'on met les cerveaux dans les meilleures conditions. Là, on est plus sur ce type de questions. Si je peux traduire ta question à un terme neuroscientifique, on est plus sur ce type de choses. Et donc, pour s'approprier ça, si je suis quelqu'un qui écoute le podcast et je me dis comment travailler tout ça, premièrement, je veille sur mon énergie. C'est-à-dire que si je me sens fatiguée, je n'attends pas que mon cerveau travaille de la même manière. Je n'attends pas que mon focus soit de la même manière. Et je vais me dire que si j'ai une tâche complexe à faire, potentiellement, c'est mieux de faire une pause. ou laisser la tâche pour le lendemain, parce que j'arriverai à la faire avec beaucoup moins de temps, beaucoup moins d'efforts, à tête reposée. Une autre chose, c'est de veiller à élever mon énergie. Moi, typiquement, mon énergie monte quand je suis en connexion avec quelqu'un, quand on passe un bon moment, quand on est stimulé avec des sujets qui nous inspirent. Comme là, je suis complètement... Et donc, si j'ai besoin d'aller chercher de l'énergie, je peux créer un moment comme ça, et mieux remettre sur la tâche juste après. Et donc, j'aurai un cerveau qui est dans des meilleures conditions. Et puis sur l'énergie émotionnelle, de veiller, de checker dans quel état émotionnel je suis quand j'arrive dans un groupe, de reprendre cette responsabilité de j'amène une énergie dans ce groupe. Quelle est cette énergie que j'amène ? Donc là,
- Speaker #1
tu parles aussi en partie de présence. Le type de présence, oui. Être conscient de l'énergie qu'on amène quelque part. Voilà, se poser la question, c'est quand même important. Et voir ce qu'on amène aux autres aussi.
- Speaker #0
Exactement, exactement. D'accord.
- Speaker #1
Est-ce que tu voulais compléter par d'autres tips ? Parce que je sais que les gens adorent les tips.
- Speaker #0
Restons sur l'énergie, il y a aussi l'énergie donc on a parlé de l'énergie cognitive, l'énergie émotionnelle il y a l'énergie physique parfois c'est le corps qui est bloqué alors ça part d'une pensée, on a vécu une situation difficile, la pensée elle a créé une émotion, mais une émotion qu'on va vivre dans le corps et des fois elle reste bloquée tu vois la gorge noée, le ventre noé les épaules qui se tendent ça peut être une conséquence de mon processus cognitif qui a fini par être une émotion bloquée dans le corps Merci. Et des fois, pour monter son énergie, on peut passer par le mouvement du corps, par secouer, détendre le corps.
- Speaker #1
Dans le livre, tu parles de la méthode SSSC ? C'est exactement ça. Ah super, je suis contente.
- Speaker #0
Bien joué, tu te souviens de ça.
- Speaker #1
Non mais ce livre est rempli vraiment d'outils, j'ai adoré, vraiment. Je le remets là à l'écran. il est top !
- Speaker #0
Merci beaucoup, et oui effectivement la méthode SSSC, on commence par secouer le corps s'étirer pour libérer les blocages soutirer sur place, moi j'aime bien mettre une bonne musique pour danser, lâcher complètement la pression, et puis c'est pour célébrer, donc on fait un geste de célébration pour remplir le corps dans une bonne énergie, c'est biochimique parfois on peut se dire, oui on triche un peu avec les mécanismes mais ça fonctionne parce que dès qu'on a eu le désir de créer plus d'énergie. Donc, on a activé le cortex préfrontal.
- Speaker #1
Déjà l'intention, c'est ça ? Rien que l'intention,
- Speaker #0
ça reprend le pouvoir sur nous. Donc, on trouve un outil, n'importe lequel, un outil qui nous parle à ce moment-là, on le fait marcher pour nous. Rien que de décider de rentrer dans ce processus-là, ça va complètement changer les processus et puis recréer notre biochimie. Et à partir de là, n'importe quelle performance qu'on va faire par la suite, que ce soit cognitive, que ce soit une prise de parole en public, que ce soit aller trouver un partenaire dans un groupe de networking. Toute action sera avec un meilleur résultat quand on s'est mis dans la bonne énergie dès le départ, quand on était à l'origine de la production de cette énergie.
- Speaker #1
Très utile. Donc S, S, S, C, c'est sécouer, c'est un peu le checking qu'on fait souvent. Et ensuite le deuxième S,
- Speaker #0
on s'étire. Voilà, parce que des fois, tu sais, le cou, le dos qui sont bloqués, on étire tout ça. Troisième S pour sautiller, avec une bonne musique, on se met à danser. D'accord. Exactement. Et puis le C, moi j'aime bien le geste, yes, C'est célébrer quoi. On célèbre la victoire et on repart. Rien que de recharger le cœur comme ça, il y a une fraîcheur dans la tête. On a dirigé le focus vers des choses plus propices à notre performance. À partir de là, on est un meilleur partenaire pour les autres, pour l'action qu'on a à faire. Ça marche beaucoup mieux après.
- Speaker #1
Super. Je pense que tu reviendras pour qu'on parle du corps, parce que je pense qu'il y a un sujet là-dessus. Mais si tu es d'accord, dans quelques mois, on parlera du corps. J'ai une question pour toi, pour finir. Est-ce que tu as, à un moment donné, traversé quelque chose dans ta vie Mouah ! que tu as traversé avec un peu plus de douceur, de légèreté, grâce à la joie ? Est-ce que tu as conscience d'un moment comme ça ?
- Speaker #0
Alors, plus de légèreté...
- Speaker #1
Parce que tu as pu faire ce shift dont tu parlais, changer de perspective ?
- Speaker #0
Ah oui, cette situation-là, je ne vais jamais l'oublier. Et c'était une situation dans laquelle je résistais, je me disais, mais pourquoi ça m'arrive ? Alors, je te replace dans un contexte. C'est un moment de ma vie où financièrement, ça ne va pas bien. Je suis en pleine reconversion, je veux vivre mon rêve. Donc, j'ai terminé mon travail, je vis sur mes économies. C'est devenu tendu, je compte les sous à la fin du mois, je compte le nombre de baguettes que j'achète par semaine parce que c'est devenu très tendu. Et à ce moment-là, je suis dans une situation où la serrure de ma porte casse. Déjà, pour moi, à ce moment-là, 10 euros, ça me paraît beaucoup. je me dis la serrure ça va coûter au moins 50 je passe 2-3 coups de fil je me rends compte que c'est déjà rien que pour que quelqu'un se déplace c'est au moins 100-150 euros dans ma perception de l'époque 100-150 euros ça faisait juste un truc énorme je me disais mais comment on va faire je fais quelqu'un se déplacer et la personne elle m'annonce la mauvaise nouvelle comme quoi j'avais la serrure je sais pas haut de gamme et que ça allait me coûter 2000 euros et à ce moment là moi je suis bombardée je me dis non mais ça peut pas être comme ça Ça ne peut pas m'arriver. Et de mes leurs, d'un coup, je me retrouve. Je me dis, mais comment on va faire ? Et là, tu sais, c'est le moment où tu n'as plus le choix. Alors, tu n'as plus à te battre avec la réalité qu'il y a là. Et à ce moment-là, il y a une pensée qui me traverse l'esprit. Je me dis, mais je ne sais pas pourquoi ça m'arrive, mais je comprendrai un jour.
- Speaker #1
Là, tu as quelque chose à apprendre et cette perspective fait que tu lâches, c'est ça ?
- Speaker #0
Là, mon cerveau n'arrivait pas à avoir une perspective de c'est quoi le bénéfice de la situation. Non, je ne comprenais pas et j'ai décidé d'accepter de ne pas comprendre. Et que malgré le fait que je ne comprends pas, un jour, ça aurait un sens, ça donnerait un sens. Et rien que de donner cette information, cette petite pensée qui a traversé mon cerveau, toute résistance, tout combat, toute peur. D'un coup, je suis arrivée dans cet espace où tout est paisible. Et en fait, je me suis dit, je suis encore en vie. Je respire et c'est chouette. Et d'un coup, je commençais... Mon cerveau s'était décoincé, donc je commençais à avoir plein de bénéfices à la situation. Je commençais à rigoler avec la personne qui était venue réparer ma serrure. Je commençais à me dire, peut-être que ça va me créer du détachement avec l'argent. Peut-être que ça va me libérer de plein de peurs que les gens ont et que je n'aurais pas... vivre, ou peut-être que ça va être juste une belle histoire à raconter un jour. Et en fait, je commençais d'un coup à même amplifier cette joie. Et étonnamment, dans cette situation, à un moment donné, il y a le serruire qui me regarde et qui me dit, vous savez, je crois que j'ai ce modèle de serruire, je pense que j'ai ça dans mon garage, je pense avoir récupéré ça sur un chantier. Je ne vous donne pas beaucoup d'espoir, mais je pense que c'est la même, et si c'est le cas, je peux venir vous la changer. Super ! Et là, franchement, je ne m'attendais pas du tout. Et par la suite, il m'a confirmé, il est venu, il a fait, je pense, 200 heures, on avait réglé le problème. Mais cette journée, c'était une journée vraiment d'un énorme apprentissage pour moi. C'était que dès qu'on arrive à lâcher notre résistance à ce qui nous arrive, et qu'on arrive à embrasser la réalité, la souffrance, d'un coup, il n'y a plus de sens qu'elle existe parce que la leçon, elle a été apprise. On a accepté la situation. Et puis, il y a une forme de magie qui se produit à ce moment-là. C'est presque comme si, je ne sais pas, on a tiré les bons facteurs pour résoudre ce problème et que les autres se mettent à nous aider aussi et qu'on n'est pas seuls dans la situation.
- Speaker #1
Tout se remet à sa juste place. Alors, juste place aussi, on en parlera une autre fois. C'est une question que j'avais pour toi. Merci beaucoup, Biliana. Si tu peux, alors, il nous reste deux minutes. Si tu peux juste nous recommander un contenu que tu as apprécié ces derniers temps. Je ne sais pas, un livre. Un film, un podcast, voilà.
- Speaker #0
Alors, moi je pensais beaucoup aux films et au final je me suis dit que ce qui va être le plus utile pour nos spectateurs, c'est de regarder les films qui les ont touchés dans le passé et d'aller chercher ce qui les stimule, ce qui crée cette sensation d'énergie au moment qu'ils regardent le film. Quand tu m'as posé la question sur les films que j'aimais, le premier qui est venu, c'est Vaiana. Je ne sais pas pourquoi, j'ai accroché sur un film de Disney, une animation.
- Speaker #1
C'est une belle histoire, Vaiana. Et puis c'est beau, il y a des couleurs. Vaiana, elle est mignonne comme tout.
- Speaker #0
Mais alors, là, je ne conseille pas que les gens partent voir Vaiana parce que peut-être qu'elle ne va pas résonner avec eux. Mais pour moi, le plus précieux quand on regarde un film, c'est d'aller chercher le moment qui nous touche et d'aller essayer de comprendre qu'est-ce qui nous touche dans ce moment-là. Pour moi, Vaiana, elle m'a permis de mieux me connaître. parce qu'il y a deux moments dans le film qui font que je me sens en énergie je suis touchée profondément les émotions sont secouées ça me touche dans mes profondeurs ça vaut le coup d'aller chercher c'est quoi qui me parle à moi dans ce film donc plutôt regardez les films qui vous ont déjà touché allez chercher le moment qui vous a touché pour aller comprendre ça réveille quoi en vous qu'est-ce que ça vient stimuler et pour les livres le livre que je lis actuellement que j'aime beaucoup et je pense que ça va vraiment dans cette... attitude d'aller chercher à libérer la joie c'est le livre de Fabrice Midal qui s'appelle Foutez-vous la paix et qui nous permet de comprendre qu'au final la joie elle est là et que dès qu'on se met dans une attitude où on s'autorise à réaccéder à la joie on ne se met plus la pression que ce soit pour utiliser un outil de développement personnel ou méditer ou vouloir être meilleur quand on lâche cette quête en quelque sorte ça nous permet d'accéder à ce qui est déjà là et qui est à l'intérieur de nous.
- Speaker #1
Super. Merci beaucoup, Biliana. Merci. Je remonte ton livre, donc Neuroexcellence. Il y a un sous-titre que tu peux peut-être donner. Il y a une suite à Neuroexcellence.
- Speaker #0
Les neurosciences pour révéler votre excellence.
- Speaker #1
Voilà. Merci, Biliana. Et donc, c'est préfacé par Harry Roselmack, d'ailleurs. On n'a pas fait exprès que tu passes quelques semaines après lui sur le podcast. Mais voilà, on salue Harry qui est vraiment génial.
- Speaker #0
On porte le même message. Merci beaucoup Harry, je profite.
- Speaker #1
Merci Biliana. Et puis, si vous avez aimé cet épisode, je vous recommande de le partager, de liker, de commenter. Et voilà, cultivons la joie autour de nous et j'embrasse tout le monde.
- Speaker #0
Merci beaucoup.
- Speaker #1
Merci Biliana, à bientôt.
- Speaker #0
À bientôt. Musique Musique