- Speaker #0
Bonjour Gaëlle. Bonjour Bintou. Je suis vraiment ravie de t'accueillir ce matin.
- Speaker #1
Moi aussi je suis ravie de ton invitation, merci beaucoup.
- Speaker #0
Je t'en prie. Gaëlle, tu es littéraire de formation, tu danses la vie, on en parlera tout à l'heure. à l'heure, au sens propre comme au sens figuré. Et tu as aussi une professionnelle de la sophrologie et de la méditation en pleine conscience. Tu nous diras ce que c'est la sophrologie, la méditation en pleine conscience. Tu transmets tout cela en tant qu'écrivaine aussi. et créatrice et oratrice. Donc, tu as fait six ouvrages, un TEDx, qu'on peut retrouver notamment sur YouTube, et une méthode au nom magnifique que je viens de dire au début, danser sa vie. Tu aimes dire que tu aides chacun à faire de sa vie une œuvre en mouvement. Tu es mentor, tu es artiste de la transformation, et tu accompagnes les femmes créatives, les thérapeutes, les artistes à prendre pleinement leur place. dont j'ai une femme de terrain qui se déploie dans plusieurs formats dont tu vas nous parler. Et encore une fois, j'ai une très très grande joie de t'accueillir dans Murmure de Joie.
- Speaker #1
Merci, moi je suis vraiment ravie. Merci pour cette présentation, je suis toujours très attentive à la façon dont je suis présentée parce que ça me renvoie aussi des choses à moi et ça me questionne toujours, donc merci.
- Speaker #0
Est-ce que j'ai tout dit ? Est-ce que tu veux compléter ?
- Speaker #1
Il y en a pas mal et déjà danser sa vie, ça résume... justement tout ça, ça évite les slash, tu sais, de casquettes sophrologues, slash coach slash, parce que j'ai beaucoup de slash et en même temps danser sa vie, ça résume tout ça, donc c'est beaucoup plus simple, donc non, je pense que tu as dit l'essentiel.
- Speaker #0
J'aurais pu aussi dire une femme lumineuse avec beaucoup de couleurs, souvent dans tes vêtements, dans tes accessoires
- Speaker #1
Je suis assez soft aujourd'hui
- Speaker #0
Oui, mais je remarque les petites boucles d'oreilles, c'est sympa Rires On a parlé de danse, donc la danse c'est vraiment un point très important dans ta vie ?
- Speaker #1
Oui, c'est la passion de toute ma vie, c'est une essence même je dirais, c'est-à-dire que pour moi c'est aussi important que boire, manger, c'est un besoin fondamental. Donc j'ai été pendant tout un temps dans ma vie coupée, et quand tu es coupée de ton essentiel à un moment donné, soit tu vas droit dans le mur, soit... tu renoues avec ça d'une façon ou d'une autre et c'est venu un peu plus tard mais oui j'ai une passion contrariée moi pour la danse d'accord,
- Speaker #0
mais comment tu es venue à la danse, est-ce que déjà depuis l'enfance tu étais je sais pas dans un conservatoire oui je danse depuis que j'ai 5 ans j'ai commencé par la danse rythmique,
- Speaker #1
moderne et puis j'ai rejoint Pendant une quinzaine d'années, donc ça représente une grande partie de ma vie, une troupe de danse plutôt folklorique en fait, moderne et folklorique, donc avec des folklores de danse d'Israël, des danses du monde, et donc une aventure de troupe, de collectif, ça c'est pour moi très important le collectif, et toi qui parles tellement de joie, la danse israélienne c'est une danse très joyeuse, on faisait des auras, des rondes, donc c'est vraiment une danse de groupe avec cette énergie de la joie, ça a beaucoup imprégné mon adolescence. Et puis après, j'ai noué une passion pour le flamenco. Je suis quand même très danse du monde, en fait. Et plus tard, la danse libre, c'est-à-dire me dégager un petit peu d'un modèle, m'en détacher pour aller vraiment danser mes émotions et qui je suis. Donc ça a cheminé un petit peu. Mais oui, c'était là, dès l'enfance.
- Speaker #0
Et donc tu disais que c'est une passion contrarie. Pourquoi ?
- Speaker #1
Parce qu'en fait, je voulais en faire mon métier. Je voulais être danseuse. Plus exactement, je dis ça souvent comme un raccourci, mais moi, j'aurais voulu être prof de danse. Parce que la pédagogie, c'est quand même quelque chose, on y reviendra peut-être ensemble, qui est très important. Et pour tout un tas de raisons, mes parents n'étaient pas très d'accord avec ça. Parce qu'être danseur, être dans ce milieu artistique, c'est un peu risqué, ce n'est pas vraiment un vrai métier. C'était comme ça que c'était vu. Il n'y avait pas de personne qui avait une carrière artistique dans ma famille. J'ai été bonne à l'école. Donc, tu as fait la sorbonne ? Voilà. Donc, en fait, j'ai fait un bac scientifique. classe prépa aux grandes écoles. En fait, j'ai fermé la porte de ce rêve, une passion contrariée, c'est ça, on s'interdit. Et donc, j'ai suivi un chemin beaucoup plus... Alors, qui a nourri, évidemment, mon destin aujourd'hui, mais t'es pas celui que j'avais choisi, plutôt de tête bien pleine. Donc oui, de grandes études, mais bon, j'ai un amour des lettres aussi, donc je me suis conformée. Et je pense que ça, ça parle à beaucoup de gens. Quand je suis sortie un peu du bois, comme on dit, avec cette thématique-là, je me suis rendue compte que pas forcément la danse, mais tu vois, il y a plein de gens qui n'ont pas pu peindre, on leur a dit qu'ils étaient littéraires, ils n'ont pas pu faire des sciences, enfin, je trouve qu'on s'interdit vite. Oui,
- Speaker #0
qui suivent en fait plutôt le chemin attendu, là où on les attend.
- Speaker #1
Attendu par la société, par les parents, par la culture. Les parents, le métier qui les rassure, le CDI. Exactement. Et c'est pas si évident, effectivement, d'aller contre ça. Donc moi, ça m'a pris du temps.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu trouves dans la danse ? Alors moi, la danse, c'est un sujet qui me parle. On va parler de corps aussi. Mais qu'est-ce que tu trouves de spécial dans la danse que tu n'as pas ailleurs ? Qu'est-ce qui fait que tu es si amoureuse de la danse ?
- Speaker #1
Alors je dirais danse, je dirais mouvement aussi, peut-être pour... relaxer un petit peu les personnes qui disent que la danse, c'est forcément être danseur. Non, moi, je parle du mouvement du corps. C'est notre mouvement essentiel. Bien sûr, c'est ça, quand je dis danse, c'est vraiment parce que c'est pas forcément faire du beau, justement, ou bien faire, c'est juste se mettre en mouvement. Et nous sommes des êtres de mouvement, donc en fait, c'est notre essence, la danse. Et je crois que c'est un grand langage universel aussi, qui est partagé par tout un tas de peuples, tout un tas de cultures. Et qui peut nous connecter profondément en tant qu'être humain. Toi, les gens dansent quand même dans les soirées. Alors peut-être de moins en moins, malheureusement. Quoique, je crois qu'il y a des danses comme le swing qui reviennent vraiment à la mode.
- Speaker #0
Il y avait la fête de la musique il y a quelques jours. Et voilà,
- Speaker #1
on voit quand même que les gens bougent. Et moi, je pense que le problème, c'est quand c'est figé. Quand on ne bouge plus ou qu'on est... Voilà. plus dans cet élan de vie. Donc pour moi, la danse, c'est la vie en fait. C'est aussi simple que ça.
- Speaker #0
Donc tu en parles de façon, disons, dans le sens propre et dans le sens figuré. Si on reste sur le sens propre, tu parlais d'être figée. Mais moi, j'ai remarqué aussi que parfois quand je me retrouve dans des environnements où il y a de la musique et que je n'ose pas bouger, je sens vraiment mon corps qui est contrarié. C'est-à-dire que... J'ai ma tête qui dit « Ah non, mais tu ne vas pas te mettre à danser ici. » Et en même temps, mon corps qui a envie de se mettre en mouvement. Et je suppose que dans le sens figuré, quand tu en parles, c'est aussi la même chose. C'est-à-dire le fait de danser sa vie. Quand on ne le fait pas, on est dans cette contrariété.
- Speaker #1
Oui, et puis tu le dis très bien, il y a la tête et le corps qui ne sont pas toujours d'accord. En tout cas, le mental qui est très omniprésent dans notre culture occidentale et qui verrouille nos corps. Mais on a tous, je crois, c'est ce que tu dis très bien, dans l'élan, t'as envie d'y aller. Je pense que ces envies, on en a tous, mais qu'elles ont été plus ou moins étouffées, éteintes, et qu'elles sont plus ou moins allumées dans notre vie. Mais je crois qu'on sait. Le corps, en tout cas, sait. Pour moi, c'est un langage qui ne ment jamais. Mais on n'a pas appris du tout à l'écouter ni à l'apprivoiser. Par contre, ça s'apprend. Ça, pour moi, c'est très important. C'est pas réservé comme la méditation, la sophrologie, ils sont pas réservés à des élites. Merci. pour tout le monde, partout, tout le temps. J'aime vraiment casser ça, parce qu'il y a une forme d'inaccessibilité. On se dit, ah, c'est pas pour moi. Non, c'est pour tout le monde.
- Speaker #0
Oui, et puis il n'y a pas de mauvais danseurs, parce que souvent, les gens disent, ah non, mais moi, je sais pas danser. Non, j'y vais pas, je sais pas danser. En fait, il n'y a pas de mauvais danseurs. Tu vas en parler mieux que moi, mais je suppose que quand tu danses, en tout cas, moi, je le vis comme ça, tu écoutes juste ce que ton corps... Tu fais le mouvement que ton corps te dit. On s'en fout que ça soit... Aux yeux des autres, bien ou pas bien, ou dans le rythme ou pas dans le rythme. C'est le rythme de ton corps, finalement. Oui,
- Speaker #1
alors après, quand on dit mauvais danseur, c'est par rapport à un référentiel. Des gens qui ne vont pas être dans le rythme demandé, dans les attentes demandées. Mais si on part du principe que la danse, c'est le mouvement et notre mouvement essentiel, alors oui, il n'y a pas de mauvais, pas de bons danseurs. Il y a juste des danseurs, des danseurs de la vie. C'est comme ça que je les appelle, d'ailleurs, ma communauté, c'est les danseurs de la vie.
- Speaker #0
Les danseurs de la vie. Mais souvent, tu parlais de corps aussi. Et souvent, on associe les souvenirs du corps à des choses plutôt un peu dramatiques, même dramatiques, comme les traumas qu'on a pu avoir qui ont touché le corps. Et on oublie de dire aussi que le corps mémorise également les moments de joie, la danse, le mouvement. Est-ce que tu peux nous parler, si ça te parle,
- Speaker #1
est-ce que tu peux développer ce sujet ? Oui, et puis c'est très à l'œuvre dans la sophrologie, par exemple. C'est vrai que notre corps a une mémoire. Comme en tant qu'être humain, on a un biais cognitif de négativité, genre on retient plutôt les trains en retard que ceux qui arrivent à l'heure. C'est un peu pareil pour notre corps, on en grame beaucoup plus facilement les traumas, on va s'en souvenir davantage. Mais notre corps a une mémoire de choses. Alors moi, je n'aime pas dire positive, parce que je trouve que ça isole un petit peu, mais en tout cas agréable. Je veux dire, quand tu vis un super coucher de soleil en vacances, tu sens tes cellules qui pétillent, tu peux t'en imprégner, et ça, tu peux le retrouver à n'importe quel moment. C'est-à-dire... On peut vivre ici et maintenant les sensations d'un souvenir. Donc bien sûr qu'on se souvient, et c'est pour ça que moi j'ai vraiment ce souvenir en cours de sophrologie que quand on fait une séance de sophrologie, ensuite on décrit les phénomènes, ce qu'on a ressenti, ça s'appelle la phénodescription. Parfois, dans mes séances, il se passait des choses que mon mental m'aurait complètement interdit, mais mon corps il savait très bien faire. Et en fait ça, dans l'accompagnement, c'est très important, ton corps il sait faire... autrement que ta tête, le corps il ouvre les possibles justement par toutes ses mémoires concrètement ça peut être quoi par exemple quand tu dis le corps sait faire ben ça peut être quand par exemple tu as une personne qui est face à un changement de vie tu vois par exemple et qui doit ouvrir les possibles son mental elle va pas ouvrir beaucoup de possibles parce que tout de suite ça va être j'ai pas le droit, j'ai plus l'âge ça fait peur, c'est pas pour moi mais le corps il ouvre beaucoup plus de portes en fait à l'intérieur quand on plonge Le somatique, c'est ça. Quand on plonge à l'intérieur de notre corps, on peut peut-être sentir des zones qui, elles, commencent à rebouger pour des choses. Des endroits qui nous enthousiasment, des choses qui nous passionnent sans qu'on sache vraiment pourquoi. Et tout de suite, le mental peut venir interdire ça. Occulte. Donc, je crois qu'on a beaucoup encore à faire, à apprendre à se connecter au corps pour que nos décisions puissent être prises à la fois par le corps et par la tête, les deux en même temps. C'est vraiment le lien corps-esprit. Je pense que...
- Speaker #0
Donc, si j'ai une... Alors... Si j'ai une décision à prendre, par exemple, mais j'ai des peurs, comment je fais pour écouter mon corps, pour qu'il me donne un peu de visibilité, de chemin, d'information ?
- Speaker #1
Alors déjà, c'est bien de s'entraîner à l'écouter. Ça, c'est important. Du jour au lendemain, c'est compliqué si tu n'as pas eu l'habitude d'être connecto-ressenti. Donc ça, c'est via la sophrologie ? Oui, voilà, par exemple. Mais c'est vrai que face à un choix, c'est une petite pratique très simple. Et peut-être que tes auditeurs vont pouvoir s'en servir très simplement. Quand tu as un choix à faire, souvent, on a deux options dans notre tête. Donc, on fait un peu du ping-pong, tu vois. C'est ça ou C'est pas mal d'ouvrir une troisième voie. Et ça, tu peux vraiment les écrire, par exemple, sur un petit papier, tu sais, des petits post-it. Tu les poses dans l'espace et tu vas, avec ton corps, te positionner devant option 1. Juste je ferme les yeux, puis je ressens. Je ressens, j'écoute. Alors le corps, il ne va pas dire des choses très clairement. Il va peut-être bouger à un endroit, ça va chauffer à un autre. C'est assez subtil. Et de le faire sur les trois. Et de prendre les décisions plutôt que de les prendre que sur la colonne, pour ou contre, plus ou moins, tu vois. Mais évidemment, plus tu vas apprendre à te connecter. Alors connecter au corps, attention, c'est pareil. Pas besoin de beaucoup de temps et pas besoin de beaucoup d'expertise. Parce que ça décourage. des personnes de se dire, ça va me prendre trois plombes, tu vois. Chaque jour, tu peux juste te déposer, c'est-à-dire revenir vraiment à ce que tu es en train de faire. Là, tu vois, par exemple, on est sur des chaises ensemble, on revient à ce qu'on était en train de faire, on peut fermer les yeux parce que ça permet de s'isoler un petit peu du faire taire les bruits du monde, et juste on sent ce qui se passe à l'instant. Et à force de t'entraîner à aller voir, à aller regarder, il y a des choses qui vont émerger, forcément. C'est un entraînement. Donc ça demande un petit peu, attention gros mot, de la discipline. Pour moi, ce n'est pas un gros mot, mais je sais que ça peut faire peur. Mais juste trois minutes par jour. Franchement, on a quand même trois minutes par jour à consacrer à notre corps.
- Speaker #0
Oui, trois minutes par jour pour plonger dans son corps. Et ce que tu dis aussi, c'est que si on prend une décision, en tout cas si on veut écouter notre corps pour essayer de nous guider dans une décision, donc on pose, par exemple, trois feuilles. Il y a une feuille avec choix 1, une feuille avec choix 2, une feuille avec... Et toi, choix 3. Choix 3 qui serait... Donc oui, non et...
- Speaker #1
Qui n'est pas forcément oui-non parce que ça ferme, mais par exemple si tu as plusieurs opportunités professionnelles, tu peux noter des directions. Trois, ça permet de diversifier plutôt que quelque chose de binaire qui, notre mental, c'est beaucoup j'aime, j'aime pas, tout ou rien, qui est de la nuance tout à fait, qui est la voix un peu du milieu aussi.
- Speaker #0
Ok, la voix du milieu. Alors on a beaucoup parlé de sophrologie, mais est-ce que tu peux nous dire ce que c'est que la sophrologie, d'où ça vient en fait ?
- Speaker #1
Je vais te le dire de manière très simple, parce que souvent on complexifie. C'est une discipline psychocorporelle, donc lien corps-esprit, qui est basée sur trois choses. La respiration, donc on travaille notre respiration. La visualisation, donc ça c'est notre capacité formidable à imaginer des situations, un événement réussi, je réussis le permis de conduire, je vais dans un super endroit, visualisation. Et le relâchement du corps, on apprend à se détendre. Mais toutes les techniques de sophrologie ne sont pas... à vocation détente. Ça, c'est important. Donc,
- Speaker #0
il y a plusieurs techniques de sophrologie.
- Speaker #1
Il y en a plusieurs et il y a des techniques qui se pratiquent essentiellement en posture assise ou debout. Rarement allongée. Ça, c'est aussi une grande idée reçue. Sauf si tu as des incapacités physiques. Mais en sophrologie, on est dans des postures actives. Ça a été créé en 1960 par un neuropsychiatre qui s'appelle Caicedo, le professeur Caicedo. C'est pour ça que tu peux voir sophrologie caicedienne parfois. C'est dans la lignée du créateur.
- Speaker #0
Il est de quelle origine ?
- Speaker #1
Il est colombien.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc ça a été créé à Bogota. Il a fait des expérimentations dans les bidonvilles de Bogota. Donc on arrête tout de suite avec l'idée d'un sophro-bobo, tu vois.
- Speaker #0
D'accord, donc la sophrologie, elle a été créée dans les bidonvilles de Bogota.
- Speaker #1
Oui, il a fait des expérimentations à Bogota, dont la sophrologie sociale. Je donne cet exemple des bidonvilles parce que j'en ai marre qu'à chaque fois on dise la sophro, c'est pour les bobos.
- Speaker #0
Je t'avoue que là, je pose la question pour nos auditeurs, mais quand je l'ai vu dans le livre, je ne savais pas du tout que ça venait de Bogota. Je ne savais pas du tout que ça a été expérimenté. Et c'est hyper important dans l'histoire.
- Speaker #1
En 1960, les gens voyageaient quand même beaucoup en Orient. C'était un peu babose. Donc lui, il a expérimenté le yoga, l'hypnose, les techniques de méditation. Puis il s'est dit, c'est super tout ça, mais il faudrait que je trouve une technique qui est adaptée à l'homme moderne, l'homme avec un grand H, c'est-à-dire dans nos vies. chargé, comment est-ce qu'on peut faire ? Et donc, il a créé toute une méthode. Donc, ce n'est pas n'importe quoi. Il y a des techniques très claires qui ont des champs d'action divers. Ça peut être très bien sur tes émotions, ça peut être sur la confiance en soi. Il y a des choses qui peuvent aussi accompagner les traitements pour tout ce qui est le champ médical. C'est vraiment très, très vaste, très puissant. Et les techniques de relaxation dynamique qui se pratiquent debout. Donc, c'est des petits exercices où tu fais un mouvement en synchronisant ta respiration. Voilà, ça vient de là, la sophrologie. Donc, c'est assez récent, 1960.
- Speaker #0
Voilà. Oui, tu peux. En fait, je voulais juste montrer ton livre, le grand guide de la sophrologie au quotidien. Parce que tu parlais d'exercice, c'est pour ça que je le montre maintenant, parce qu'il y a plein d'exercices selon les cas, notre préoccupation du moment. C'est ça, il y a des audios aussi, parce qu'effectivement,
- Speaker #1
c'est une guidance. On ne touche pas en sophrologie, c'est une guidance par la voix.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Voilà, la voix est très importante pour les sophrologues. Et moi, je trouve qu'elle a... En fait, ce qui m'a énormément plu en la découvrant, parce que je plonge de plus en plus dans toute sa puissance, c'est qu'elle est souvent associée à la sophrologie à la détente. Ce qui est absolument faux. Évidemment qu'il y a des techniques où on se détend, bien sûr, mais pas que. Moi, ce qui me fascine avec la sophrologie, c'est qu'elle nous permet d'accueillir le désagréable aussi. C'est-à-dire de vraiment... Comment je fais ? Parce que quand c'est agréable, toi comme moi, bon, et les auditeurs, je pense qu'on sait faire, enfin, accueillir l'agréable. Mais quand la vie vraiment te malmène, quand c'est... C'est dur. Moi, j'ai travaillé sur un territoire qui était rude. J'ai fait mes « armes » de sophrologue vraiment dans le champ social. Moi, c'est vraiment comme ça. Oui,
- Speaker #0
je disais que tu es une femme de terrain. On va en parler tout à l'heure.
- Speaker #1
Et c'est ça qui m'intéressait. Parce que tu ne peux pas dire à quelqu'un qui est vraiment au fond du trou, créer une situation positive maintenant. C'est inaccessible, en fait. C'est comme quand tu dis,
- Speaker #0
tu peux te connecter à ta joie quand tu veux. C'est vrai qu'il y a des gens qui disent, oui, mais c'est facile à dire quand tout va bien.
- Speaker #1
et c'est pas si facile que ça en réalité et en même temps je peux pas laisser dire que des gens se sentent à côté de ça qu'on n'ait pas envie de faire de sophrologie bien sûr moi je suis pas là pour convaincre qui que ce soit mais partir du principe que c'est pas réservé à une certaine forme du population, ça ça me met très en colère parce que c'est complètement à côté de ce qu'est la sophrologie en fait donc c'est qu'on la comprend pas si on dit ça donc c'est bien de revenir au fondateur enfin moi j'aime bien tu vois, c'est mon côté étude peut-être mais j'aime bien savoir comment ça a été créé. Et Kaïshé Dou, il a un parcours, il a un chemin. C'est pas tomber de nulle part. Et ça, c'est intéressant.
- Speaker #0
Très intéressant. Et cette idée me parle aussi, le fait que ça permet d'accueillir le désagréable. Et je pense que former les gens à ça, ça peut aider tellement de personnes parce que forcément, dans nos vies, on accueille du désagréable assez régulièrement, même si on accueille aussi des choses plus joyeuses, plus lumineuses. Mais il faut savoir accueillir tout ça. Merci. peut-être en faire quelque chose ou pas.
- Speaker #1
Oui, et comprendre comment ça fonctionne, une émotion. Comprendre que l'émotion, c'est le mouvement, ça circule dans notre corps. Donc si tu ne laisses pas circuler, c'est là que ça ne va pas. Mais l'idée, ce n'est pas tout de suite de transformer ça. Il y a aussi beaucoup d'injonctions et une certaine culpabilisation aussi. De dire, allez, transforme tout de suite. Non, des fois, tu n'arrives pas à transformer. Tu n'arrives pas à avoir le bouffon. Il faut déjà l'accueillir. Déjà, ça,
- Speaker #0
c'est énorme. En fait,
- Speaker #1
s'asseoir avec, déjà. À cuire, c'est déjà presque le step d'après, mais s'asseoir avec et dire, ok, ça, ça m'arrive, j'avais pas envie que ça m'arrive, mais c'est. Et qu'est-ce que je fais par rapport à ça ? Et moi, quand j'ai compris cette puissance-là de la sophrologie, waouh, mais j'étais encore plus amoureuse de cette technique.
- Speaker #0
Je comprends. Et ça rejoint aussi ce que tu disais, c'est le fait de prendre du temps pour plonger en soi. Donc, on peut s'exercer tous les jours, quelques temps, disons, prendre trois minutes tous les jours pour le faire, mais aussi quand on a une problématique, On peut aussi se... Surtout si on est entraîné avant, ça va être beaucoup plus rapide. Mais quand on a une problématique, se poser avec cette problématique, peut-être rentrer à l'intérieur de soi pour l'analyser un petit peu. Et peut-être que ça permet aussi de calmer l'inquiétude que ça a causée. En tout cas, d'avoir plus de lucidité. Oui, alors ce n'est pas tellement l'analyser.
- Speaker #1
Oui, c'est pour ça que j'ai mis ce petit... C'est vraiment descendre et sentir commencer en nous. Et surtout, ça va nous permettre de ne pas réagir tout de suite. Parce que si on réagit des fois sur le coup de l'impulsion, On va faire des choses qui ne vont pas être très saines pour nous et pour l'autre, alors que si on prend juste le temps de faire un pas de côté, alors ça c'est une des expressions que j'utilise très souvent, évidemment c'est même devenu le titre de mon livre, voilà ici on faisait un pas de côté, c'est comme si tu te retires un petit peu au bord de l'eau et que tu observes, tu observes ce qui se passe et donc tu te désidentifies de ça un petit peu, et ça, ça donne souvent des solutions beaucoup plus saines. Par contre, évidemment, je dis souvent aux personnes que j'accompagne, entraînez-vous, c'est comme un bateau, tu vois. entraîne-toi en eau calme avant la tempête.
- Speaker #0
Donc c'est les fameuses 3 minutes par jour.
- Speaker #1
Voilà, parce que si effectivement tu attends d'utiliser ta respiration abdominale, qui on le sait calme le corps, mais vraiment quand c'est le pic de l'angoisse, ça va être plus difficile si tu n'es pas entraîné. C'est là que nos techniques demandent un petit peu d'entraînement.
- Speaker #0
Oui, et donc tu dis de respirer avec son ventre. Je prends un peu de temps là-dessus. Parce qu'en fait, il y a beaucoup de gens qui respirent... qu'avec le nez en fait, qui inspire et expire avec le nez. Et j'ai remarqué que quand on essaie de faire respirer quelqu'un par le ventre, c'est très compliqué. En fait, c'est presque contre-intuitif pour la personne. Alors que c'est naturel. Est-ce que tu peux en parler à nos éditeurs et peut-être expliquer comment on peut respirer avec le ventre ?
- Speaker #1
Oui, c'est hyper intéressant ce que tu dis. Alors moi, ce que je remarque aussi, par le ventre, parce qu'il y a tellement de techniques aussi dans le yoga, on respire dans certains types de yoga, pas pareil. Bon, respiration abdominale, c'est la respiration du lâcher prise, la respiration de la détente. En fait, c'est la seule chose presque magique, c'est que physiologiquement, ça va calmer nos tensions. La plupart des gens respirent à l'envers. À l'envers par rapport au sens abdominal, c'est-à-dire que normalement, quand tu inspires, tu mets de l'air, donc ton ventre va gonfler. Et quand tu souffles, il se dégonfle. La plupart des gens respirent dans l'autre sens, c'est-à-dire que quand ils inspirent, ils creusent le ventre. Donc déjà, le simple fait, donc ça vous pouvez le faire vraiment à la maison, c'est peut-être de vous allonger sur le dos, comme ça le ventre est libéré, c'est plus facile qu'en posture assise par exemple, ou simplement sentir que le ventre monte à l'inspire et descend sur l'expire. Au départ, ça fait des petites va-et-vient parce que le mental se dit « mais en fait, j'arrive pas, je sais pas respirer » . Il y a un moment donné où ça va se remettre dans ce sens-là et vous allez le savoir, vous allez le sentir, parce que ça fait comme une énorme circulation d'air. Chez les enfants, c'est très important aussi. par exemple pour les problèmes de sommeil on peut leur mettre un petit doudou, pas très gros, un tout petit doudou sur le ventre pour faire monter et descendre comme un ascenseur, ça c'est la sophrologie ludique qu'on adapte, en fait c'est les mêmes techniques mais avec des images pour les enfants et déjà ça, ça crée un immense appel d'air après, pour les femmes ce que j'ai aussi remarqué, c'est qu'on est aussi dans une culture où on nous a toujours dit de ne pas trop sortir le ventre Et chez les femmes, c'est terrible.
- Speaker #0
Il y en a beaucoup qui passent toute la journée le ventre rentré. Exactement.
- Speaker #1
Donc là, on se le prend, on leur dit gonfle le ventre. C'est un peu compliqué. Donc on voit à quel point les interdits sociaux ont la vie dure. Donc voilà, c'est simplement faire ça et s'y entraîner quelques minutes par jour. En posture debout, on peut le faire en découpant les carottes, en faisant la cuisine. L'idée, c'est vraiment de le mettre dans des choses actives de notre vie. Pour que ça puisse s'intégrer comme un entraînement. On peut le faire dans les transports, on peut le faire en marchant aussi. Tout est possible. Mais vraiment de gonfler le ventre à l'inspire et de gonfler sur l'expire.
- Speaker #0
Le petit tip, ce qui peut aider aussi quand on démarre, c'est de tout simplement mettre la main sur le ventre et de sentir que quand on inspire, comme quand on mange, ça gonfle. Donc quand on inspire, il faut que ça monte. Et quand on expire, on va coller le nombril au bas du dos quelque part.
- Speaker #1
Et puis de bien descendre tes épaules. C'est-à-dire que vraiment, pensez bien à par exemple sur une grande inspire, monter très haut vos épaules avant de commencer l'exercice. De les redescendre vraiment d'un seul coup. Parce que parfois, la respiration est très haute. En fait, plus on grandit, plus on avance dans l'âge, plus elle monte, elle monte. Et ça, c'est vraiment la respiration du stress, en fait. Et on le sent parce qu'intuitivement, il y a un moment dans la journée, on va faire... Tu sais, le gros souffle du rebol. Donc, on sait faire. Et les bébés, quand ils viennent au monde, respirent. avec le ventre. Donc on sait faire. C'est pas quelque chose qu'on apprend, c'est quelque chose qu'on redécouvre un peu comme les couches d'un oignon, désolé de l'expression, mais où on se dit c'est un trésor qu'on a déjà. Moi je dis souvent à personne, mon travail c'est d'aller vous refaire découvrir des choses que vous connaissez déjà, mais de les avoir en conscience, tout simplement. Donc ça c'est très très puissant, et c'est utilisé dans plein de choses.
- Speaker #0
Et la sophrologie, est-ce que ça peut être associé à une forme de spiritualité non religieuse ou pas ?
- Speaker #1
Alors ça, ça dépend ce qu'on y met chacun. Moi, je pense qu'à titre personnel, la spiritualité, elle est très très présente au sens de contributions à plus grand et de connexions à plus grand. Après, elle est décorrélée de toute teinte religieuse. Ça, c'est important aussi. Je le précise parce que moi, j'ai travaillé dans des territoires où la religion était très très présente et où c'était vraiment très important. Mais un peu comme la méditation, alors qu'il y a cousine, voisine, la méditation, c'est l'entraînement de l'esprit. On les confond un peu, mais elles ne font pas tout à fait la même chose. Si tu veux, la méditation, c'est entraîner son esprit à revenir à une seule chose, à être dans le moment présent. La méditation telle qu'on la pratique, méditation de pleine présence, pleine conscience, elle est laïque. Mais elle vient quand même...
- Speaker #0
Elle a quand même plus de 2500 ans de la méditation bouddhiste. Et je trouve que c'est quand même pas mal de se souvenir des fondamentaux de ça. C'est-à-dire que j'ai aussi vu malheureusement beaucoup de personnes qui méditent beaucoup, mais qui ont fait de la méditation une espèce de chose égocentrée, ce qui n'est pas du tout la vocation de la méditation en fait. C'est-à-dire que si ça ne te permet pas d'être en meilleure relation avec les autres, en meilleure relation avec le monde... C'est qu'il faut vraiment que tu retournes sur le coussin. Tu vois, donc c'est un peu pareil avec la sophrologie, c'est-à-dire que l'idée, c'est quand même que ça nous fasse cultiver des choses plus larges. Et moi, effectivement, la spiritualité, elle est très présente dans ma vie, mais par contre, pas de cette façon dans la sophrologie. Je ne sais pas si ça répond, tu vois, à ta question. Il n'y a pas de croyance.
- Speaker #1
Ce n'est pas une spiritualité laïque, la sophrologie. Oui, voilà,
- Speaker #0
parce que pour moi, déjà... je ne sais pas ce que serait une spiritualité laïque alors sans religion peut-être c'est plus clair que de parler de laïc alors dans ce cas oui effectivement elle n'est pas connectée à une religion mais parce que tout ce que tu décris moi je je ramène ça quand même pas mal à une forme de spiritualité une fois de plus je ne parle pas de religion mais
- Speaker #1
le fait de rentrer à l'intérieur de soi de prendre le temps nécessaire pour poser certaines choses et qui a un impact sur ta relation aux autres tu vois c'est quand même une façon de cultiver une forme de...
- Speaker #0
Ça peut, mais ça peut ne pas l'être. On peut pratiquer la sophrologie complètement détachée de cette notion spirituelle, je pense, tu vois, en termes d'exercice, de respiration. Dans le milieu du sport, par exemple, on est vraiment sur un training du mental du sportif, par exemple. Donc, certains sportifs, on le sait, sont très connectés à leur spiritualité, mais tu peux pratiquer la sophro sans. Cette notion-là, voilà. C'est plutôt ça qu'il me convient de rappeler, pour pas que les gens se disent, c'est pas un truc perché, quoi.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. En fait, je pose la question pour ça aussi, parce que j'ai pu lire des choses là-dessus, en disant, voilà, c'est encore une autre forme pour éloigner les gens de la religion et leur proposer autre chose, etc. Et pourquoi pas, d'ailleurs, mais je voulais clarifier ça avec toi.
- Speaker #0
C'est hyper important ce sujet et d'ailleurs... Quand je bossais en Seine-Saint-Denis, je disais toujours que vous pouvez complètement pratiquer la sophrologie avec, en complément de votre propre spiritualité aussi. C'est à côté. Et je pense que la problématique, ce n'est pas tellement la sophrologie. Alors désolée, je vais y aller les pieds dans le plat, mais ça, c'est un truc... Allez, on y va ! On y va ! La problématique, c'est les personnes. Donc, c'est les sophrologues, celles qui ne sont pas... Celles et ceux, parce que c'est très féminin, mais... qui ne sont pas alignées avec ce que c'est vraiment la sophrologie. Et donc, c'est toutes les dérives qu'on peut entendre qui existent, qui ne sont pas réservées qu'à la sophrologie, d'égoïsme spirituel, de choses qui ne sont pas alignées. Donc, malheureusement, ça existe, mais ça existe dans tout un tas de domaines, pas seulement dans le développement personnel. Mais c'est bien quand même, surtout là, tu vois, à chaque prise de parole, moi, je me sens une responsabilité aussi de vraiment être très claire sur ce que c'est, parce que la plupart des gens, tu leur demandes c'est quoi la sophro, ils ne savent pas.
- Speaker #1
Oui, mais c'est pour ça que j'ai posé la question.
- Speaker #0
Et tu as tout à fait raison.
- Speaker #1
La sophrologie, en fait, on a tous l'impression de savoir ce que c'est, mais personne, en tout cas moi, c'est la première fois que j'ai une définition claire que tu peux encore donner d'ailleurs.
- Speaker #0
Oui, c'est la méthode psychocorporelle qui est basée sur la respiration, le relâchement musculaire, la visualisation. Et donc, il y a quand même pour vocation de faire de nous, des êtres humains, mieux dans nos baskets, en fait. Et dans notre relation aux autres. Voilà, exactement. que... Voilà, les dérives, on ne peut pas les empêcher. Il y a plein de choses qui ont contribué à ça. Des fois, il y a des gens qui sont très bien attentionnés. Ça ne part pas forcément de mauvaises intentions, mais il faut vraiment savoir ce qu'on fait. Et ça, je le dis souvent aux sophrologues, moi aussi qui suis maintenant quand même une voix de la sophrologie, j'ai vraiment conscience de ma responsabilité. C'est bien quand même de revenir. Il y a plein de sophros qui n'ont jamais lu le parcours de Caïs Sédot. C'est dommage quand même, parce qu'il y a plein de choses qu'on comprend. Oui, comme tu disais,
- Speaker #1
il faut aller à la racine déjà.
- Speaker #0
Même si, voilà, il y a des... Qu'on soit caïcédien, pas caïcédien, ça c'est une querelle de chapelle, c'est une querelle d'école qui ne me concerne pas. Mais qu'on sache au moins de quoi on parle. Et sophrologie et méditation, ce n'est pas la même chose. Il faut être capable d'expliquer la différence. C'est très clair. Pour moi, c'est la congruence et l'alignement dans la pratique. Et la clarté. C'est aussi pour ça que j'ai écrit ce livre. Si tu veux, j'ai écrit très égoïstement le livre que j'aurais adoré avoir en formation ou pour découvrir la sophrologie. C'est-à-dire simple, clair. étayée et surtout qui montre, et on le voit sur la couverture, des tas de personnages différents. Et pas seulement des femmes blanches 40 ans, tu vois. Parce que j'en avais un peu assez de ça aussi. Non, mais c'est vrai, ça pose des choses dans les images.
- Speaker #1
Oui, non, mais tout à fait. Là, je disais tout à l'heure que tu es très créative. Ça se voit, de toute façon. Et que tu transmets sous plusieurs formats, en fait. Donc, il y a des contes musicaux. Il y a des visites de musées, il y a des conférences, il y a les livres, tu fais des podcasts, donc tu es une oratrice aussi. Est-ce que tu peux nous dire comment tu as choisi les différentes formes et quelle est l'importance pour toi de ces formes-là ? Et tu vas aussi dans des collèges pour transmettre, pour déjà pratiquer la sophrologie, pour aider notamment des enfants à exprimer leurs émotions, à sortir de la violence parce que ça existe aussi malheureusement. Voilà, donc comment tu as choisi toutes ces formes et pourquoi ?
- Speaker #0
Alors comment j'ai choisi ? Je te dirais que c'est un chemin quand même, parce que je ne me suis pas autorisée tout de suite à créer ces formes-là. Je me suis beaucoup, pendant longtemps, identifiée à mes outils, c'est-à-dire sophrologie, coaching, méditation, mais pas tellement à quelle praticienne j'étais. Et ce jour-là, il y a quand même un switch qui s'est opéré. Au moment où j'ai laissé mes grandes études de lettres, moi je suis quand même allée, j'ai vraiment claqué la porte à la veille de soutenir ma thèse presque, enfin c'est ça, qui s'est passé pas. qui s'est passé parce que j'avais envie d'être avec les danseurs et donc j'ai un premier parcours qui est dans le milieu artistique. Donc l'art a toujours été quand même dans ma vie très présent. Et je vois tout à fait le lien entre la sophrologie et l'art. Pour moi, c'est vraiment déjà ça remet du beau dans nos vies, du beau au sens de l'esthétique, de l'espoir, de la joie, très connecté à ça. Et je pense que ce sont des expériences sensibles et que quand tu connectes à l'émotion des gens, il y a des changements qui s'opèrent. Voilà. Et tout ça, si tu veux, ça s'est retrouvé, peu importe finalement le canal que j'utilise pour ça. Moi, je suis une pédagogue, j'ai envie de transmettre les outils au plus grand nombre. Donc, les livres, c'est arrivé parce que tu parlais de cette expérience dans les collèges, donc je m'y attarde un tout petit peu parce que je dois beaucoup à cette expérience. Moi, j'habitais à Saint-Denis pendant dix ans et je me suis retrouvée à transmettre la méditation et la sophrologie dans les collèges REP+. Donc, vraiment dans un territoire. Donc, c'est quoi REP+, c'est les zones d'éducation prioritaire. Donc c'est vraiment... Très, très touchy comme contexte. Et en même temps, je crois que je n'ai jamais été au plus près de la sophrologie qu'à ce moment-là. Parce que voilà, c'était les mains dans le cambouis quand même. Avec aussi des gamins qui ont tout de suite saisi l'intérêt que ça pouvait avoir, un climat scolaire qui changeait, moins de bagarres, moins de violences. Donc j'ai aussi pris conscience que je suis aussi une citoyenne engagée en tant que sophrologue.
- Speaker #1
C'est intéressant cette expérience-là.
- Speaker #0
Et puis surtout que par rapport à tout ce que j'avais pu apprendre à l'école, il y avait quand même un énorme gap.
- Speaker #1
Mais comment tu t'es retrouvée à faire de la sophrologie dans les collèges à Saint-Denis ? Ou même dans un collège tout simplement ?
- Speaker #0
Parce qu'en fait, à l'époque, moi je suis arrivée à Saint-Denis, je n'avais pas forcément prévu ça, comme quoi la vie nous envoie aussi des choses. Et moi je suis très attentive toujours à ce que la vie m'envoie. Beaucoup de respect aussi pour ça, que je ne maîtrise pas tout. Et en fait, j'avais la double casquette sophrologie et méditation. J'avais la double certification et j'ai eu un marché de la ville de Saint-Denis de lutte contre le stress et la violence à l'école. Et l'idée, c'était qu'on étudie, on retrouve quand même la personne universitaire, qu'on étudie avec un labo à Grenoble l'impact de ces techniques sur les différents niveaux au collège, donc de la 6e à la 3e, et l'impact sur les violences et sur le stress. Donc voilà, c'est comme ça que c'est parti. Donc cette expérience a duré 7 ans. C'est énorme, tu vois, pour faire travailler les élèves, les parents et les enseignants, parce que ça, c'était mon utopie. Je me suis dit, on ne change pas un système si on ne change qu'un élément du système. D'accord,
- Speaker #1
donc tu avais aussi bien les parents qu'en élèves. Voilà,
- Speaker #0
et ça m'a pris 7 ans, donc c'est très très long. Enfin, il faut vraiment être assez chevronné. Et en même temps, je savais, alors, il y a quand même quelque chose en moi qui est, et je le pose seulement maintenant, tu vois, toujours avec le recul, je suis assez pionnière dans mon chemin, c'est pas toujours facile d'ailleurs. Moi, je suis celle qui ouvre la voie bien souvent. Et je me suis dit, si on arrive à faire ça, dans l'académie, là où je suis, en Seine-Saint-Denis, dans l'académie de Créteil, là où on sait que c'est compliqué, ça va ouvrir les vannes pour toutes les sophrologues et tous les instructeurs qui voudront faire pareil ailleurs. Parce qu'on se sera dit, à Saint-Denis, ça a marché. Et j'avais vraiment ça. Donc, j'ai essayé qu'on documente au maximum. Et je suis la première, et je pense la seule sophrologue à avoir eu un bureau dans un collège.
- Speaker #1
Ah oui, donc tu avais carrément... T'étais en résidence. Voilà,
- Speaker #0
parce qu'il faut... Donc, je me suis rendue compte que je faisais dialoguer aussi des secteurs. Tu vois, c'est-à-dire l'éducation nationale, le secteur du développement personnel.
- Speaker #1
Du soin. Du soin.
- Speaker #0
Donc, tu vois, moi, j'aime bien faire des passerelles. Et puis, à Saint-Denis, j'ai fait tout un tas d'expériences. J'ai été très présente dans la lutte contre le trafic de drogue, parce que... Au moment où j'avais acheté un appartement à Saint-Denis, il y a des dealers qui se sont installés en bas de chez moi, j'ai fait les chaînes humaines dont on entend parler avec les mamans. Donc il y avait vraiment la citoyenne engagée, la citoyenne qui intervenait, la praticienne à l'école, etc. Et je me suis dit, on peut aller partout. Donc j'ai été dans des assos de femmes victimes de violences aussi. J'ai été vraiment identifier la praticienne de Saint-Denis. Et comme je disais tout le temps, on peut faire de l'assos frau partout, je me suis dit, vas-y, fais-le. Moi, j'incarne ce que je dis, en fait, vraiment. Je suis très, très... Enfin, dire que tu me croises là ou ailleurs, je suis vraiment en train Telle que je suis tout le temps, j'y travaille vraiment. Et tu aimes le terrain. Et j'aime le terrain. Et ces jeunes, mes petits jeunes, ils n'allaient pas au musée parce qu'ils pensaient, tout comme la souffrance, que le musée, ce n'était pas pour eux. Parce que moi, c'est ce qu'on m'a dit quand même quand je suis arrivée à Saint-Denis, Madame Piton, la sophrologie, ce n'est pas pour les gens d'ici. Ça, ça m'a donné envie de continuer. Et donc, je me suis dit, comment on pourrait les attraper différemment ? Donc, avec la médiatrice Lucille Chastre, à l'époque du musée, on a décidé de créer une visite. À l'époque, ça n'existait pas du tout. Donc, tu vois encore le côté un peu pionnière, carrément, même. 2017, on a créé les slow visits, donc qui mêlent l'art et la présence. Et là, les jeunes, si tu veux, ils ont compris. Donc, slow visit. Oui, slow visit. Donc, l'idée, c'est que tu vois peu d'œuvres, parce qu'on lutte contre la consommation des musées aussi, que tu es en présence de tes ressentis. Donc, peu importe que tu ne saches rien de l'œuvre, c'est même presque mieux. Et on t'apprend comment tu peux te connecter à tes ressentis parce que tu es capable de ressentir une œuvre d'art. De voir le beau. Voilà, le beau, en tout cas, d'avoir un discours sur l'art, tout simplement. Les jeunes, ils se refusaient parce qu'ils disaient « Ouais, mais l'art, ce n'est pas pour moi. » Et en fait, ce... Le principe-là, qui s'est développé à Saint-Denis, a commencé à irriguer au National, puisque maintenant, j'ai quand même plus de 20 musées avec lesquels je travaille, qui sont des grands musées certains, des musées un peu moins connus pour d'autres, et qui touchent toutes sortes de publics. Tu vois, tout à l'heure, après notre enregistrement, je vais au musée Bourdel avec des femmes du champ social. Donc, c'est aussi bien des gens qui sont loin du musée que des férules musées, mais qui ont envie de voir les choses autrement.
- Speaker #1
D'accord. Mais je veux juste revenir au slow visit pour bien comprendre. Donc, tu viens avec un groupe d'enfants. De collégiens, par exemple. Et vous faites... Alors, il n'y a pas de pression à se mettre en disant qu'il faut qu'on fasse tout le musée avant telle heure. Donc, vous prenez du temps devant chaque œuvre, en fait. Et comment ça se passe ? Est-ce que c'est le groupe qui se met devant l'œuvre ou est-ce que c'est des petits groupes ? Et on leur laisse un temps et puis après, ils parlent de leurs ressentis. Comment ça se passe ?
- Speaker #0
Alors, en fait, on est un petit groupe. Alors là, c'était des jeunes à Saint-Denis. Maintenant, ça peut être un public d'adultes. On est un petit groupe au sens où on ne va pas plus de 15 à 20. parce que ça c'est vraiment devenu très important ce temps que tu as dans un musée en petits groupes on est deux à animer, il y a la médiatrice culturelle très importante parce que moi je ne suis pas médiatrice culturelle et je pense que c'est important de défendre la complémentarité de nos pratiques Et moi. Et on apprend, donc au départ, je leur apprends comment est-ce qu'on peut juste méditer.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Comme ça, tout le monde est au même... De toute façon, on est tous des débutants en méditation, mais ça, je leur dis, voilà, moi, comme vous, vous êtes des débutants. Et on s'essaye, du coup, à voir comment cette pleine présence à l'œuvre... peut déclencher peut-être des ressentis chez nous. Ces ressentis sont verbalisés, on facilite la verbalisation, et ensuite la médiatrice, c'est que des femmes avec qui j'ai bossé pour l'instant, donc j'ai une médiatrice, elle fait un peu comme un entonnoir, si tu veux, elle prend tous les ressentis des gens, et elle tire le discours de médiation. Qu'est-ce qu'on peut dire sur l'œuvre d'après ce que vous, vous avez perçu ? Ce qui change en fait le rapport d'une visite guidée classique, qui est très bien aussi, mais qui n'est pas du tout où tu as un côté plus descendant, tu vois ? Et donc, dans l'expérience, tu te dis, waouh, j'ai trouvé des trucs, parce que souvent c'est très très bluffant, tout le temps d'ailleurs, et ça te rend capable et ça crée une émotion alors si ce n'est positive, en tout cas agréable du musée, enfin agréable, en tout cas une impression émotionnelle du musée et on apprend aussi qu'est-ce qu'on fait avec l'oeuf que t'aimes pas parce que bien souvent on dit j'aime, j'aime pas est-ce qu'on pourrait aller un tout petit peu au-delà de ça et se dire qu'est-ce que ça me fait, tu vois, là on ouvre les possibles, et donc qu'est-ce qui s'est passé ces jeunes, ils revenaient au musée avec leurs parents enfin voilà, on est parti d'une expérimentation qui a été au départ très difficile à défendre
- Speaker #1
Ok. Super ! J'ai une question sur l'entourage parce que j'ai lu et vu des sujets sur toi où tu parlais de ton... alors c'est pas ton écosystème, j'ai pas le bon mot.
- Speaker #0
Si c'est ça.
- Speaker #1
Ah c'est ton écosystème, c'est le terme que tu utilises. Oui, oui,
- Speaker #0
pour lancer sa vie, c'est l'écosystème.
- Speaker #1
Tu parles vraiment des personnes que tu as autour de toi ? Ah, ma galaxie. Ta galaxie, merci.
- Speaker #0
L'écosystème, c'est toutes les activités autour de danser sa vie, avec le spectacle notamment, avec les slow-mo, tout ça. Mais les gens qui sont dans mon écosystème à moi, tu me fais...
- Speaker #1
Je parle de ton écosystème à toi personnellement, donc de ta galaxie, ça c'est le terme que tu utilises souvent. En quoi c'est important d'avoir une... une belle galaxie autour de soi et comment on choisit chaque élément de cette galaxie. Je pense que c'est un sujet qui est très important.
- Speaker #0
C'est ce que j'allais te dire, c'est un sujet qui pourrait prendre plusieurs épisodes. C'est fondamental, c'est essentiel et je dirais, plus je suis visible et plus je prends la parole, parce que voilà, je m'expose. Maintenant, je suis en sol en scène, dans mon spectacle, c'est ma dernière création. Tu peux attirer toutes sortes de choses, c'est-à-dire que l'expansion... Elle ne va pas sans la contraction, ça c'est important de le savoir. Donc évidemment que plus tu prends ta place, plus ça va déranger autour. Donc c'est bien de savoir qui est là, quand c'est lumineux, tout comme quand ça l'est moins, et qui t'aime pour ce que t'es toi profondément, et pas pour ce que tu représentes. Donc ça fait du nettoyage, c'est vrai que ce n'est pas très agréable d'enlever des gens, ou en tout cas de faire... Moi je suis très accrochée, je suis quelqu'un d'extrêmement sensible et très nostalgique, donc il a fallu que je travaille aussi au niveau relationnel tout ça. Mais c'est fondamental parce que c'est chez qui tu vas venir te déposer quand ça ne va pas. Alors la première personne chez laquelle je viens me déposer, c'est moi. Maintenant j'ai compris que mon premier soutien, ça doit être moi. Donc dans ta galaxie,
- Speaker #1
l'élément central.
- Speaker #0
Oui, c'est-à-dire que si moi je ne m'accueille pas ou que je ne m'encourage pas, on est quand même tout seul au final.
- Speaker #1
C'est sûr.
- Speaker #0
Mais autour de moi, j'ai effectivement des gens sur qui je peux compter ou je n'ai pas besoin d'avoir de filtre ou je n'ai pas besoin de... Et il y en a d'autres qui se sont un petit peu éloignées de la galaxie aussi. Et ça, c'est très dur. Mais je pense que n'importe quelle personne qui prend un peu la lumière, et encore, moi, je le fais dans des proportions qui sont beaucoup moins importantes qu'une rockstar, tu vois. Tu as quand même toujours ça dans le parcours, c'est l'importance de ton entourage.
- Speaker #1
De ton entourage. Donc toi, en fait, tu ne choisis pas ? Ceux qui doivent partir partent, en fait, finalement ? Ou est-ce que tu... Tu vois, cette galaxie, est-ce que tu l'as formée en conscience ?
- Speaker #0
Écoute, des fois, je me prends des murs avant de comprendre que la personne ne doit pas être dans ma galaxie, quand même. Il a fallu que je travaille beaucoup ma blessure de rejet. Moi, j'étais très people pleaser, tu vois. J'ai eu vraiment ce côté de satisfaire, de répondre à la demande. Je suis l'aînée de ma famille, donc tu vois, la grande qui aide tout le monde. J'ai dû aussi apprendre que cette posture-là, elle n'était pas très OK, toujours pour moi. Donc, non, non, j'ai dû me prendre des murs, vraiment. Et je m'en prends encore, tu vois, pour... Dire que là, c'est plus possible et toujours me choisir. J'ai appris ça. Alors, c'est vraiment pas facile. Donc, se choisir. En fait, je me rechoisis en permanence. Et ça veut pas dire que j'ai un égo, au contraire, tu vois, qui casse la baraque. Pas du tout. C'est simplement que c'est important que je me reconnaisse, moi, déjà dans ma vérité. Et que si cette vérité, elle dérange, et ça, ça a été un apprentissage, eh ben, tant pis. Parce que c'est ma vérité. Et que le chemin qui est le mien, le plus important, c'est d'être congruente avec qui je suis. Parce que c'est ça aussi. danser sa vie. Mais ça demande des ajustements qui sont très durs. Alors quand c'est des connaissances, c'est plus facile. Quand c'est vraiment des membres proches, mais tu vois, poser un livre, un spectacle, des conférences, c'est pas du tout anodin. Tu prends des risques, en fait. Et ça, je n'avais pas du tout conscience. Et donc, maintenant, je le sais. À bord de l'expérience. Et donc, en tout cas, j'exige. Tu vois, j'ai longtemps, je n'ai pas été dans la réciprocité. Moi, j'étais quelqu'un qui donnait beaucoup, très généreuse. Je m'appelle Gaëlle, ça veut dire générosité. C'est dans mon prénom. Et j'ai appris quand même à aussi attendre que les choses soient réciproques et pas donner avant ou aller au-devant des demandes, tu vois, parce que c'est aussi ma responsabilité.
- Speaker #1
C'est vrai que quand on est une personne généreuse, Et souvent quand on a aussi certaines blessures, etc., ça fait qu'on a tendance à beaucoup donner et à peu recevoir, ou même parfois à refuser de recevoir aussi. Oui, c'est ça,
- Speaker #0
c'est apprendre aussi les services. Vous avez beaucoup de mal à ce qu'on te rende service, à accepter. Et moi, ma blessure, c'est celle du rejet. Donc quand tu montes sur scène, seul en scène pendant une heure et quart, t'as quand même intérêt à l'avoir travaillé. En fait, le travail intérieur est aussi important que le travail performatif. de la danse, du geste, du texte et du chant. C'est moi, comment je fais mes shifts d'identité à chaque fois à l'intérieur. Et donc, c'est un travail du quotidien.
- Speaker #1
Super. Non, mais c'est passionnant. On fera un épisode, je pense, sur ce sujet de galaxie personnelle. Je ne sais pas comment on l'appellera.
- Speaker #0
C'est hyper important, l'entourage.
- Speaker #1
L'entourage. Et en parlant, tu as parlé d'égo spirituel il y a quelques minutes. Et puis là, tu disais aussi que ce n'est pas du tout de l'égo quand tu dis ça. Donc, parlons d'égo spirituel. C'est un sujet qui m'intéresse. parce que, bon, moi, de fait, de par mon parcours, mes centres d'intérêt, c'est vrai que je fréquente beaucoup de personnes qui sont dans ce domaine-là, et je vois quand même très souvent un égo spirituel des gens qui pensent que parce qu'ils ont fait le chemin, que ça fait des années qu'ils sont sur le chemin, je sais pas, de l'éveil, de la sagesse, tout ce que tu veux, de la connaissance de soi, ils se croient très souvent supérieurs un peu aux autres, ils prennent les gens de haut, Moi, c'est un truc qui me dérange. Et quand c'est des personnes qui sont proches, je peux leur faire remarquer. Mais on voit quand même que dans ce domaine, il y a un égo spirituel énormissime. Moi, qui me crée parfois un sentiment quand même d'éloignement de la personne ou des personnes. Est-ce que c'est quelque chose que tu as remarqué ? Qu'est-ce que tu en penses ?
- Speaker #0
Ah ben oui,
- Speaker #1
je l'ai remarqué. Comment on peut ne pas tomber dans cet égo spirituel ? Quand on est très avancé sur son chemin de connaissance ?
- Speaker #0
C'est une très bonne question. Moi, je vais te donner ma réponse, c'est-à-dire qui n'est pas forcément une vérité. Tout de fait, c'est mon expérience. Oui, moi, j'y étais très confrontée. Et pour moi, ça, c'est très violent. C'est très, très, très violent. C'est-à-dire, je ne sais pas, j'avais sans doute une forme de naïveté de penser que tout le monde était aligné. Et puis après, j'ai écrit des livres, donc j'ai fréquenté aussi dans des dédicaces. J'ai été aussi journaliste à la télé, donc j'ai reçu des... des personnes influentes. Certaines sont vraiment très très alignées et donc je m'accroche moi, tu vois, à me dire c'est possible. La plupart du temps, ce n'était pas le cas. Il y a la question du pouvoir en fait, c'est-à-dire que dès l'instant où tu as du pouvoir sur quelqu'un et tu peux... Enfin je veux dire, on a de l'influence forcément, dès l'instant où on prend la parole, etc. et que tu n'as pas travaillé ça, que tu n'as pas travaillé les côtés d'ombre, tu vois. Moi je pense que déjà un beau travail des ombres peut éviter ça. sauf que c'est pas très ragoutant comme travail clairement d'aller voir ces ombres et on en a tous on est des êtres humains c'est aussi, alors moi je vais te parler de mes secteurs la méditation etc c'est aussi des personnes qui ont un peu oublié qu'en méditation nous sommes des éternels débutants ça je le rappelle avant chaque atelier avant chaque slow visit je le dis dans mon spectacle d'ailleurs j'ai vraiment un côté un peu punch là dessus parce que ça me met fort en colère donc si déjà tu penses que t'es au dessus c'est que t'as rien capté Après, je pense que j'ai vu des gens vraiment vriller avec le système aussi. C'est-à-dire que c'est comme les rockstars. C'est vraiment un peu le même principe pour les célébrités. C'est qu'à un moment donné, tu es ovationné. Et puis, dans le développement personnel, c'est pareil que dans la société. C'est-à-dire qu'il y a certaines personnes qui sont mises dans la leur. Certains, non. Qui vraiment sont sur le marché et ne laissent pas beaucoup de place aux autres. Donc, on n'entend pas forcément beaucoup de voix. Et attention, deuxième punchline, ce sont souvent des hommes quand même.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Le développement personnel est très masculin, ce que je ne comprends pas, en fait, parce que la plupart des personnes en atelier sont des femmes, en fait.
- Speaker #1
Et le care, en tout cas le soin, c'est souvent des femmes aussi.
- Speaker #0
Alors, je ne dis pas que les femmes n'ont pas d'égo spirituel. Ce n'est pas ce que je dis. Mais en tout cas, il y a quand même quelque chose de l'ordre. On aime les hommes, on n'est pas en train de... Mais il y a quand même forcément des choses du patriarcat qui se répètent dans ce secteur. Et observez bien. Moi, je sais que... Je me suis toujours dit de bien observer quand même les gens aussi hors scène. Tu vois, dans leurs liens, dans les dédicaces, par exemple. Des fois, je suis mais outrée du décalage. C'est-à-dire quelqu'un qui va te vanter un truc pendant une heure et quart et qui se comporte comme un chien avec les libraires qui vendent ses bouquins. Bon, moi, ça me fout en rogne. Après, j'avoue que j'essaie de ne pas trop passer d'énergie là-dessus. Je me dis, sois déjà toi alignée avec ce que tu dis et le reste suivra. Mais c'est compliqué parce qu'ils ont quand même pignon sur rue, ces gens-là, en vrai.
- Speaker #1
Mais comment on peut transmettre ? Alors je ne veux pas dire guider, mais comment on peut transmettre, parce que toutes ces personnes-là sont souvent dans la transmission comme toi, vous transmettez un savoir acquis depuis de nombreuses années, vous donnez généreusement aux autres, mais comment on peut être dans cette posture sans que l'ego prenne toute la place ?
- Speaker #0
Moi je pense que c'est des gens qui sont déconnectés du terrain bien souvent quand même. En tout cas j'ai observé dans mon expérience chez les personnes chez qui je présentais ça, que c'est des gens qui sont complètement hors sol. donc qui ont l'impression que le secteur du développement personnel tout le monde connaît alors que c'est pas vrai, on est quand même dans un entre-soi soyons clairs, si tu prends un peu de hauteur il y a des gens qui connaissent pas la sofro, les bouquins, les machins et je pense que en tout cas moi ce qui m'aide toujours c'est quand je reviens les pieds dans le quartier j'aime bien dire, tu vois, c'est-à-dire d'être avec côtoyer les gens au quotidien entendre, écouter leurs préoccupations,
- Speaker #1
je pense on revient au terrain Ouais.
- Speaker #0
Et puis à l'autre, l'ouverture du cœur. Et surtout, c'est en méditation. Tu vois, en méditation, on fait toujours des dédicaces à la fin des pratiques, donc dédier les bienfaits à plus grand. Mais nous sommes interdépendants. Tu n'existes pas sans les gens qui achètent tes livres, sans les gens qui viennent.
- Speaker #1
C'est clair.
- Speaker #0
En fait, c'est un écosystème qui a des liens. Donc, si tu as complètement perdu cette notion... C'est la interdépendance. Donc je dirais l'interdépendance et le shadow work, vraiment de se dire, il y a des côtés dégueulasses en tant qu'être humain, c'est normal. Et arrêter d'essayer de nous faire croire que tout est lumière. Parce que ça, c'est pas vrai. Bon, c'est mon discours. Mais moi, je suis comme toi, ça m'a occasionné beaucoup de tristesse. En interview, j'ai toujours fait, et je sais ô combien tu as ta responsabilité aussi, c'est-à-dire que moi, j'avais conscience que les gens que j'invitais à la télé, par exemple, c'était aussi des gens que je mettais en avant. donc j'étais responsable moi aussi des discours et ça a été des gros conflits intérieurs ce qui fait que j'ai quitté d'ailleurs la télé parce que ce qui se passait en coulisses dans cette chaîne était complètement désaligné et que moi je n'ai pas envie de contribuer, donc en fait je sors du jeu je me dis que ma contribution à moi c'est de sortir du jeu quand c'est pas aligné, c'est très dur quand ton émission a du succès quand t'es ovationnée, ce qui était mon cas de dire là j'y vais pas, de refuser des contrats à 50 000 balles, ça m'est arrivé Parce que c'est pas aligné. C'est difficile, mais je pense que ça c'est quand même le garant qu'à un moment donné, dans ton écosystème, t'as aussi les clientes qui te ressemblent, tu vois ? Mais c'est un vrai sujet. Et je pense que les programmateurs, les journalistes, on est tous responsables, les éditeurs, énorme responsabilité, quand même aussi de mettre en avant non pas que des produits, mais des humanités. Je vais me faire taper sur les doigts, Bintou, mais c'est pas grave.
- Speaker #1
Mais non, mais c'est une réalité. Je le dis en même temps tout le temps. Et on ne peut pas la mettre de côté. Et puis on peut y consacrer tout un épisode. Et même un échange,
- Speaker #0
tu vois.
- Speaker #1
C'est un sujet qui commence à me passionner de plus en plus. Non, mais c'est hyper bien d'en parler. Depuis que j'ai lancé ce podcast, je me suis vraiment rendue compte que oui, il y a... petit sujet là-dessus.
- Speaker #0
Oui, et puis même toi, si un jour ça t'arrive, tu vois, parce que ça peut arriver comme on fait aussi. Tu vois, moi, je me suis demandé en tant que journaliste, comment je fais pour savoir si une personne est alignée ou pas ? C'est compliqué si tu l'as pas côtoyée.
- Speaker #1
Mais c'est ça, c'est en côtoyant les gens qu'on se rencontre.
- Speaker #0
Je pense, l'honnêteté, moi, j'ai vu une journaliste le faire et j'ai trouvé ça très classe qui a dit, en fait, j'ai fait une erreur de casting. Et elle a dit à ses auditeurs, là, j'ai fait une erreur de casting.
- Speaker #1
Mais tu vois, moi, on a fait une visio, nous, avant de faire cet enregistrement. En fait, je ne découvre personne
- Speaker #0
à l'entrée du studio.
- Speaker #1
C'est hyper important pour moi. Alors, en général, je déjeune avec la personne avant. Il y a un échange épistolaire. pendant quelques temps par SMS ou par mail qui se fait et qui me conforte en fait dans le fait que j'ai vraiment envie d'inviter cette personne. Et il m'est arrivé deux ou trois fois de dire, après un déj ou un truc, de dire non finalement je ne veux pas inviter cette personne. Ça aussi c'est dur. Mais tu vois, c'est hyper dur à faire. Parce qu'en fait on contacte la personne, on lui dit voilà je vais t'inviter sur mon podcast. Il y a une pression,
- Speaker #0
je veux dire ça peut faire des auditeurs pour toi. Enfin évidemment qu'il y a cette notion économie, financière.
- Speaker #1
J'ai même enregistré déjà et je n'ai pas diffusé. Et donc c'est une personne qui est assez médiatique aussi, qui a fait plein de bouquins. Et donc j'ai enregistré avec la personne. Et en fait, au milieu de l'enregistrement, je me suis dit, je ne diffuserai pas.
- Speaker #0
Et ça, c'est notre petite voix, on le sent.
- Speaker #1
Mais vraiment,
- Speaker #0
moi j'ai vécu ça de l'intérieur. Et du coup, je pense que merci la vie de m'avoir fait vivre ça. C'est très dur parce que même chez mes collègues de la chaîne, je n'ai pas forcément été soutenue. Bon, maintenant, ça a bougé aussi. Je pense que le fait de poser aussi une action. Mais pour moi, c'est un peu comme le silence qui règne dans les familles. On est aussi responsable, à un moment donné, d'entretenir ou pas le truc. Et donc, moi, je décide de ne pas l'entretenir. Alors, des fois, je refuse des choses. Mais après, effectivement, dans le secteur, tu as aussi les têtes d'affiches qui ont forcément son bankable, vont faire venir des gens. Donc, nous aussi, quand on assiste à une conférence, on est aussi responsable de qui on va écouter.
- Speaker #1
Totalement.
- Speaker #0
Le pouvoir d'action des lecteurs, des gens, des spectateurs, il est énorme, en fait. Et il est sous-estimé.
- Speaker #1
Tout à fait. Alors, il y a le temps qui file, mais j'aimerais passer sur des choses un peu plus ludiques. Mais avant, je voulais parler de joie, qui n'est pas forcément ludique. C'est un sujet sérieux, la joie. C'est ce que je dis souvent, la joie est un sujet sérieux. Quelle est la place de la joie dans ta vie, Gaëlle ?
- Speaker #0
Essentielle. Je pense que c'est mon énergie fondatrice. Je pense que j'incarne cette énergie. Je vois aussi qu'elle a un côté lumineux et qu'elle est quand même toujours puisée dans des choses que j'ai dû traverser.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Tu vois, c'est vraiment une résilience.
- Speaker #1
Est-ce qu'on peut connaître la joie sans avoir eu des souffrances ?
- Speaker #0
J'ose espérer que oui. J'ose espérer que oui, j'en sais rien. Je n'ai pas d'exemple en même temps. Est-ce qu'on ne connaît jamais de souffrance en tant qu'être humain ? Je ne crois pas. Je crois que c'est notre condition humaine qui fait qu'on va forcément souffrir. Moi,
- Speaker #1
je pense que pour bien identifier la joie, il faut quand même avoir connu des tristesses. Je pense qu'on en a forcément tous.
- Speaker #0
Après, c'est une force de transmission énorme. Je trouve que... Ça donne envie, quoi, aussi. Et puis, c'est l'énergie de notre enfant intérieur.
- Speaker #1
Ah oui, on n'a pas parlé. Il faut que tu reviennes, Gaëlle. Moi, clairement,
- Speaker #0
dans mon spectacle, c'est la petite Gaëlle. Les costumes, les trucs, c'est vraiment ça, l'énergie de la joie. C'est le pétiment. Et je pense que c'est une force qui peut rallier énormément de gens. Et c'est un peu rallumer des lumières. Tu vois, j'ai l'impression des fois d'être comme une petite fée qui rallume des petites lumières. Alors, c'est un petit chemin, tu vois. Mais je me refuse à me dire que... tout le monde va mal, qu'on va tous droit dans le mur. Je pense qu'il peut y avoir un réveil de la joie et qu'on a tous cette capacité d'aller rallumer la lumière en nous.
- Speaker #1
Faisons chacun de notre part là-dessus pour essayer de remettre un peu la joie au centre et l'amour aussi.
- Speaker #0
Et ça part du corps. Par exemple, si tu te sens vraiment apathique, je pense que tu peux aller connecter la joie différemment. Ce n'est pas un truc qui dit j'ai envie d'être joyeuse, ça descend dans mon corps. C'est d'aller la créer. par un truc. Alors ça peut être, tu sais, j'ai déjà donné ça à des clientes, de se mettre à jouer.
- Speaker #1
Oui, la réactiver.
- Speaker #0
Comme quand t'étais gamin, quoi. Jouer. Aller acheter des bonbons à la boulangerie, comme quand t'étais gamin. Ça peut partir de l'expérience qui, de coup, génère cet état d'être dans ton corps. Ça, c'est magique. Et la sophrologie, elle dit ça, ça part du corps. Donc partez de votre corps pour aller suicider. La musique qui peut peut-être, tu sais, t'enjailler un peu. Moi, je me dis, je m'enjaille des fois avant le spectacle et tout ça ou avant d'avoir les gens. Mais ça fait tellement de bien. Et ça fait tellement de bien.
- Speaker #1
Tu danses tous les jours ?
- Speaker #0
Oui, je danse et je pratique le somatique tous les jours. Et de toute façon, si je ne le fais pas, je pense que je ne suis pas...
- Speaker #1
Tu danses de façon spontanée ou tu vas à des cours ? Non,
- Speaker #0
je ne fais plus de cours trop maintenant. Je danse de façon spontanée. Je danse avec ma fille quand elle rentre du collège. Et je danse mes émotions aussi. Quand j'ai du chagrin, quand je suis en colère, ma façon de transmuter ça, pour moi, c'est de danser.
- Speaker #1
Ah, ça, c'est intéressant. il faudra que tu nous montres la prochaine fois comment, ou les auditeurs peuvent essayer quand ils sont dans une émotion voir comment ils dansent cette émotion c'est de la laisser connecter,
- Speaker #0
t'as même pas besoin de musique alors après tu peux effectivement, mais moi je suis pas trop je me fais pas trop les playlists tu sais qui m'arrache le coeur, c'est pas trop ma tasse de thé, mais pourquoi pas, je sais que des gens le font et que ça fonctionne, c'est juste que je connecte à ça, ok j'ai du chagrin, là je suis vraiment triste, et ça m'arrive très souvent, enfin évidemment Et donc, à quoi elle ressemble ? Est-ce qu'elle est plutôt liquide, cette tristesse ? Est-ce qu'elle va me donner envie de bouger ? Et je la fais circuler dans mon corps. En fait, quand vous avez une émotion qui est stockée, faites-la circuler. Parce que c'est ça qui nous rend mal adossées. Un dansant, par exemple. Par exemple. Mais danser, ça peut être juste... Je me souviens que des femmes à Saint-Denis, j'avais dit, on va juste bouger le haut de l'épaule. On va juste... ou les doigts, juste ça, c'est déjà énorme, parce que tu remets du mouvement.
- Speaker #1
Je sais que tu as travaillé dans le domaine du hip-hop un peu, non ? Oui, voilà. Et l'épaule, c'est vraiment très important quand tu danses le hip-hop. On bouge beaucoup les épaules et ça fait un bien fou de danser avec les épaules.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Souvent, les gens ne dansent pas avec les épaules.
- Speaker #0
Non,
- Speaker #1
c'est ça. On danse avec les jambes, les bras, mais sans les épaules. Disons, en tout cas, on n'a pas... Danses pas en conscience avec les épaules. Et dans le hip-hop, les épaules sont très importantes.
- Speaker #0
Je suis très connectée au hip-hop, effectivement. En plus, le hip-hop, c'est aussi beaucoup les battles. Et dans le battle, ce qui te fait gagner, c'est d'être toi. Donc moi, j'ai beaucoup accompagné justement les danseurs à c'est quoi ta spécificité ? Donc au-delà de la technique. Et donc la connaissance de soi, elle est utile dans l'art, dans la création, dans nous sortir aussi de nos chemins verrouillés. Mais nous sommes notre propre prison. Bien souvent, la plus grande prison, c'est nous-mêmes.
- Speaker #1
mais on a la clé ça c'est la bonne nouvelle c'est une prison mais on a la clé super c'est très intéressant comment on peut te où est-ce qu'on peut te retrouver quelle est ton actualité sur les réseaux je suis assez présente j'ai aussi créé un petit
- Speaker #0
groupe c'est parti vraiment d'une envie que j'avais, moi je fais beaucoup de vocaux à mes amis un peu comme les jeunes Et j'ai ouvert un groupe.
- Speaker #1
Comme dans Valéria, je ne sais pas si tu connais ça. Ah non, je ne connais pas. C'est une série espagnole sur Netflix. Ah non, je ne connais pas. Donc c'est une bande de copines.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et Valéria, elle adore raconter sa journée. Je ne raconte pas ma journée. Avec des notes vocales à ses copines.
- Speaker #0
Mais je fais des t-mets avec l'intention. Et il y a pas mal de gens qui me disent « Ah, mais rien que de t'entendre, ça fait un bien fou. » et donc je me suis dit très bien chaque vendredi je dépose un petit vocal de 5 minutes sur un groupe et ce groupe a déjà été rejoint par plus de 500 personnes c'est le mouvement dans C'est sa vie pour moi c'est un grand mouvement de résistance donc ça c'est un lieu intéressant je pourrais te donner le lien sur les réseaux et puis j'ai un site qui est gaëllepiton.com tout simplement où là on retrouve toute l'actualité la prochaine actualité c'est des slow visit et puis bien sûr mon seul en scène, mon spectacle dans C'est sa vie qui est un spectacle immersif donc vous repartez en même temps en ayant des clés très concrètes pour renouer avec vos rêves, en fait. Pour danser votre vie. Danser votre vie aussi, parce qu'on n'a pas le temps. On n'a pas le temps. Et c'est jamais le bon moment.
- Speaker #1
La vie est trop courte.
- Speaker #0
Et vraiment, les rêves, les faire ressortir du tiroir, c'est pas si compliqué que ça.
- Speaker #1
Et donc, le prochain spectacle, c'est dans quelle ville ?
- Speaker #0
Alors, je vais à Angers. Angers, d'accord. Ouais, en septembre. Et puis là, je suis en train de caler la tournée 2026-2027, puisque... Là, le spectacle a été vu par des programmateurs, des professionnels. Donc, ça y est, c'est parti. J'aurai des dates à annoncer très bientôt.
- Speaker #1
Et tu auras des représentations à Nile de France aussi ? Oui, normalement, oui. Ok, j'y serai.
- Speaker #0
Bien sûr. On le dira à tes auditeurs aussi.
- Speaker #1
Exactement. Merci beaucoup, Gaëlle, pour ce partage. Merci, Vincouche. Tout ce que tu as transmis. Ton sourire.
- Speaker #0
Merci de contribuer. Parce que vraiment, c'est important. C'est un travail énorme d'être podcasteur. Merci de contribuer parce que je sais que des podcasts... Tu vois ce que je veux dire ? Les podcasts, c'est dur à dire ce mot. On a capté des trucs peut-être. Les podcasts peuvent vraiment changer la vie des gens. En fait, on n'a jamais conscience des gens qui écoutent, mais ça peut vraiment impacter. Donc merci de faire ce travail. Et je te souhaite de le faire le plus longtemps possible, de trouver des gens qui t'aident à le faire, parce que c'est utilité publique. Merci,
- Speaker #1
ça me fait plaisir. Et c'est vrai qu'il y a beaucoup de podcasts qui m'ont aussi aidée dans ma vie. Il y a Oui, change ma vie de Clotilde du Selier. J'ai beaucoup écouté aussi des podcasts business qui m'ont donné la force de lancer mon entreprise. Donc, je sais que c'est un média qui peut vraiment aider. Et comme la joie, c'est un sujet sérieux auquel je tiens, j'ai lancé Murmure de joie. Et c'est vrai que c'est beaucoup de travail. Et voilà, j'espère qu'on apporte au moins à chaque épisode, même si c'est à une personne, qu'on apporte un peu de lumière dans sa vie. C'est déjà ça de gagné. Oui,
- Speaker #0
c'est sûr.
- Speaker #1
c'est sûr que tu le fais donc merci à toi merci Bintou et merci aux auditeurs merci à vous si vous êtes arrivés jusqu'au bout merci encore et puis soutenez Murmure de Joie likez partagez parlez-en autour de vous et puis je vous dis à très bientôt et je vous envoie beaucoup d'amour