Speaker #0Bienvenue dans Murmure Atypique, je suis Adeline, femme neuroatypique et maman. Ici, seule ou avec des invités inspirants, on brise le silence autour du TDAH, de l'autisme, de la parentalité et de la santé mentale. A travers mes partages et des témoignages sans tabou, on parle vrai pour mieux comprendre votre fonctionnement et nourrir votre quête de sens. Un souffle de bienveillance dans un espace intime pour se reconnaître, s'inspirer et enfin ne plus se sentir seule. Bonjour bonjour ! On se retrouve aujourd'hui pour un nouvel épisode et aujourd'hui on va partir sur un épisode sans filtre. Donc ces épisodes que je ne prépare absolument pas, je ne sais généralement pas de quoi je vais parler. Je laisse le flow me traverser et on voit ce que ça donne. C'est parti ! Alors déjà, il faut que vous sachiez que cet épisode, je l'enregistre dans une caravane à Coral Bay dans l'Ouest australien, avec une tasse de chai latte. On est chez des amis pour quelques semaines, ou mois, je ne sais pas encore. On est partis en Australie début mars, il me semble, ou mi-mars. On prévoit d'y passer 3, 6, 12 mois. Ça dépendra très honnêtement de nos finances, de ce qu'il est possible de faire en fait, tout simplement. Mais du coup, c'est assez atypique d'enregistrer depuis le bout du monde. Je n'ai pas vraiment évoqué la manière dont ce projet s'est construit ici, mais pour faire très bref, nos amis ont déménagé, se sont expatriés en Australie. Et du coup, comme on les aime fort, on avait vraiment envie de passer du temps avec eux. Ça fait quelques temps maintenant que je ne voyage plus en avion, en tout cas dans la mesure du possible. Mais j'avoue que là... Je prenais volontiers un billet. Par contre, pour moi, il était important d'y rester plusieurs mois, histoire de compenser un peu l'impact écologique de mon déplacement. Alors évidemment, aucun jugement pour celles et ceux qui ne font pas les mêmes choix que moi. Ça vous donne un peu un aperçu de comment s'est construit ce projet. Donc en gros, on voulait voir nos amis, on ne s'imaginait pas partir trois semaines. Et du coup, on a un peu tout quitté pour se retrouver dans l'Ouest australien. Il faut savoir aussi que du fait de mon activité de création de contenu à travers la cuisine d'Adeline, j'ai la possibilité de travailler à distance. J'ai aussi des sources de revenus qu'il est possible d'avoir sans avoir besoin d'être en France sur place. Surtout que ma boutique en ligne a été reprise, en tout cas les envois sont effectués par une amie qui est en France. Pour moi ça ne changeait pas grand chose et pour Sam de toute façon il peinait à trouver un travail dans sa branche. Donc on s'est dit que c'était peut-être le moment, surtout qu'Alice étant maternelle et que du coup on peut plus facilement partir à ces âges-là. Voilà un peu pour le pourquoi du comment j'enregistre ce podcast dans une caravane dans l'Ouest australien. Le départ a été très mouvementé et très dur psychologiquement et physiquement d'ailleurs, dans le sens où on a rendu l'appartement dans lequel on était locataire. Ça a été extrêmement difficile d'organiser ce déménagement. parce que contrairement à la plupart des déménagements qu'on avait pu faire, là on ne déménageait pas pour aller dans une autre maison. On déménageait pour partir au bout du monde, mais en stockant nos affaires à gauche et à droite. Ça a été très éprouvant, très long. Il faut savoir aussi que c'est tombé pendant les vacances scolaires, donc on avait Alice avec nous. Et organiser un déménagement, faire des cartons avec un enfant à la maison, c'est très difficile. Ma maman ne pouvait pas forcément garder trop fréquemment Alice parce que Elle avait des soucis de santé, qu'elle a toujours d'ailleurs. Et du coup, c'était vraiment dur. Donc déjà, d'anticiper la charge de ces cartons, surtout pour des personnes neuroatypiques. Ensuite, le déménagement en lui-même. Nos déménagements ont toujours été très simples, parce que j'ai toujours été très organisée. Là, j'ai un peu délégué l'organisation du déménagement à Sam, donc mon conjoint. Sauf que ce n'est clairement pas son truc, organiser. Mais c'est d'ailleurs probablement pour ça que... c'est généralement moi qui organise les choses. Il s'est retrouvé un peu perdu. Vraiment, je pense que ça relève de son fonctionnement. Du coup, ça a été pas facile pour lui et les répercussions n'ont pas été faciles pour moi. Vraiment dur, en plus je suis tombée malade. Donc autant vous dire que trop difficile. Généralement, c'est moi qui prends les décisions. En tout cas, par la force des choses, ça s'est clairement ressenti parce que ça m'était un peu perdue. On s'est bien rendu compte du coup qu'il y avait... Encore un déséquilibre présent, c'est le cas dans tous les couples. En tout cas, la plupart des couples hétéro-normés, mais... En tout cas, ça aurait été une expérience qu'on ne réitérera pas dans ces conditions. Je parlais bien sûr du déménagement et on a bien noté ce qui n'allait pas et ce qu'il faudra faire pour les prochains, mais en sachant que nos déménagements se sont toujours bien passés. Et je pense vraiment que là, c'était aussi les circonstances. Il y avait trop de facteurs qui faisaient que ça ne pouvait pas forcément se passer super bien, à savoir un enfant à la maison. On déménage, mais avec l'idée de stocker à gauche et à droite, donc super compliqué en fait de faire les cartons. Surtout qu'en rentrant, on n'emménage pas dans une maison. On emménage dans un van, dans notre van. Donc ça veut dire qu'il fallait aussi qu'on sépare les choses dont on aurait besoin au retour dans le van et les autres dont on aurait besoin quand on ré-emménagera. Vraiment, c'était super complexe. En vrai, ça aurait demandé une analyse assez poussée pour pouvoir organiser ça à bien. On avait tellement de choses en tête parce qu'il fallait aussi organiser le voyage en Australie. Bref, ça a été hyper dur. On a clairement fini sur les rotules. Je suis quand même tombée hyper malade après. Je pense que le corps a vraiment lâché. Et après, on est parti et tout allait mieux. Je m'aperçois que je suis très anxieuse. Bon, ce n'est plus une découverte, on va dire. Mais Sam, en fait, l'est aussi, j'ai l'impression. En tout cas, il manage difficilement le stress. Et ça l'a beaucoup éprouvé, ce déménagement. Ça lui a même fait de la peine par moments. Du coup, on était vraiment contents que ça se termine. Même si on a mis un peu de temps à s'en remettre. Et ça en est suivi, du coup, une semaine environ à dormir dans le van. près de chez ma maman, avec des problèmes mécaniques à régler. Oui, parce que ce que je ne vous ai pas dit, c'est que notre van, on l'a transformé en camionnette pour le déménagement. Sauf qu'il nous a lâchés le jour du déménagement. Donc, pas cool. Et on a du coup dû le faire réparer. Ce qui nous a aussi pris du temps, de l'argent, et nous a rendu anxieux parce que ce van, il fallait qu'il soit réparé avant qu'on parte. Parce que déjà, il fallait pouvoir l'emmener chez... Chez la personne chez qui il serait garé durant notre absence. Et en plus, on avait besoin d'avoir un van qui roule et qui fonctionne quand on reviendrait. Parce que le retour sera, je pense, ça va être quand même un gros morceau aussi, dans le sens où rentrer d'un long voyage comme ça, c'est jamais anodin, pour l'avoir vécu plusieurs fois. On s'en est suivi, donc un petit passage à Paris Express pour prendre l'avion. Donc un vol de 17 heures, premier vol en avion pour Alice. Nous on avait... pas pris l'avion depuis 7 ans, je crois. Quelque chose comme ça. On avait assez peur que ce soit compliqué avec un enfant de 3 ans. Surtout que même si on s'était dit qu'on s'autoriserait quelques minutes d'écran par-ci par-là pour l'occasion, si vraiment on n'arrivait pas à l'occuper autrement, on souhaitait éviter. On a fait le choix de ne pas exposer Alice aux écrans. Quand je parle d'écran, j'entends dessins animés et compagnie, jusqu'à ses 3 ans. et on souhaitait finalement poursuivre aussi longtemps que possible. Surtout qu'on s'est rendu compte que les écrans la fatiguaient beaucoup. On l'a su car elle a eu accès aux écrans à l'école maternelle où elle a regardé avant les vacances scolaires avec toute l'école ou la classe ou différents niveaux, bref, des dessins animés mais assez longs. Et en fait, elle ne l'a pas du tout supporté. Elle a fait des gros meltdowns suite à ça. Et d'elle-même, elle nous a dit qu'elle ne voudrait plus jamais regarder. un dessin animé ou je sais plus ce qu'elle a dit ou un film, je sais plus ce qu'elle a dit, aussi long. Elle faisait comme répéter que c'était trop long, c'était trop long maman, c'était vraiment trop long et elle pleurait, le meltdown a été très très dur. Ils ont réitéré l'expérience, on a re-eu un meltdown, bref, nous on ne savait pas, qui diffusait des films de une heure et demie à des petites sections, nous n'avions pas été informés en amont, du coup on n'a pas pu en décider, bref. Mais ça nous montrait bien que Alice avait une sensibilité quand même aux écrans. Alors on le sait, les écrans, ça envoie beaucoup d'informations, donc ça peut fatiguer un enfant bien plus vite. Et n'oublions pas que quand on a des neuroatypies, il est possible, en tout cas il y a un fort pourcentage d'hérédité, que notre enfant ait une ou plusieurs neuroatypies aussi. Pour Alice, ça commence à se dessiner, mais on n'a pas de diagnostic officiel évidemment. Elle est trop petite, mais on sait que les enfants neuroatypiques sont plus sensibles aux écrans. Tout ça pour dire que Merci. on souhaitait dans l'avion éviter les écrans et on s'était dit waouh, ça va être chaud. Et bien finalement, ça l'a fait. Ça l'a même très bien fait. On avait prévu plein de choses pour l'occuper, des coloriages, des stickers, qu'est-ce qu'on avait encore, des podcasts, on avait sa boîte à histoire en fait. On lui avait pris un casque audio pour l'occasion pour évidemment qu'elle ne dérange pas tout le monde avec ce qu'elle écoute. On avait aussi pris... Moi, j'avais pris mon aquarelle. Elle a voulu faire un peu d'aquarelle. Plus les pauses, snacks, dîners, déjeuners, petits déjeuners, tout ça. Finalement, le temps est passé plutôt vite. Et un peu de temps de dodo, évidemment. Quand on est arrivés, on a tout de suite été dépaysés. C'était chouette. On a retrouvé le soleil, surtout. Et ça, ça nous a fait vraiment du bien. Et on s'est rendu compte, parce qu'on a eu quelques jours de pluie par-ci, par-là. Et on s'est rendu compte qu'en fait, quand il fait gris, on n'est vraiment pas... Enfin, ça atteint vraiment notre morale. Je sais que c'est le cas pour beaucoup de personnes, mais je pense qu'on sous-estimait l'impact que ça avait sur nous. Et là, c'est vrai que le fait de retrouver la luminosité et le soleil, parce qu'on est arrivé, c'était la fin de l'été, le début de l'automne. Et puis, qui plus est, un automne australien. Là, on est en automne, je crois. Oui, oui, on est encore en automne. Il fait 30 degrés. Ça va, quoi. On est sur un automne plutôt chouette, avec des journées hyper ensoleillées. Alors je précise aussi qu'on est donc à Coral Bay. C'est assez particulier, si on va un peu plus au sud, dans l'ouest australien, le climat n'est pas le même du tout. Mais là on est très très bien, et on était partis pour l'aventure. On a choisi pour cette expérience d'acheter un 4x4 aménagé, ce qu'on n'avait jamais fait encore, avec une tente de toit. Ça aussi, ça nous a pris de l'énergie quand même, mais... On est vraiment contents parce que c'était assez unique comme expérience. Donc d'acheter le 4x4, de partir avec. C'est une autre organisation qu'un van et franchement, c'est chouette. Surtout quand il fait beau. C'est vrai qu'en temps de toit, dans un pays ou durant une saison où le temps est mitigé, ça ne doit pas être la même chose. Mais là, vraiment, on était tout le temps dehors. Et ça aussi, je vous l'avais déjà dit dans mon épisode qui était dédié à notre road trip en Europe. être à l'extérieur, ça nous fait tellement du bien, mais tellement du bien. On a besoin de ça. J'avoue que c'est un peu difficile de reproduire ça en France. Déjà parce qu'on n'a pas d'extérieur et parce que le climat n'est pas le même. On ne peut pas être dehors tout le temps. Enfin, on peut, mais il faut s'adapter en termes de vêtements et tout. Enfin bref, moi je suis frileuse. Rien que ça, ça limite un peu les possibilités en fonction des saisons. Et c'est vrai que je pense qu'on aurait vraiment besoin d'être beaucoup plus à l'extérieur. Et là, on le pouvait aussi parce que tout simplement, on était en voyage. Avec Sam, on a des boulots assez sédentaires. Quoique moi, je pourrais me construire un job sur mesure et je pense que c'est ce que je vais devoir faire. Mais bref, c'est un autre sujet. Et du coup, on était tous les deux dans un bureau à l'intérieur pendant quand même huit heures. Et c'est aussi en ça que c'est plus difficile de reproduire le fait d'être en extérieur aussi souvent. C'est que avant de partir au boulot, t'as pas trop le temps. et après, il fait vite nuit. En tout cas, c'est vraiment, je pense, quelque chose qu'il faudrait qu'on essaye d'apporter dans notre quotidien, d'être plus à l'extérieur, surtout pour moi qui suis à mon compte et qui peux, entre guillemets, choisir. Je pense vraiment qu'on aimerait, pour notre prochain logement, avoir un extérieur, ne serait-ce que pour travailler dehors. Parce que si déjà je travaille sur écran, ce qui me fatigue beaucoup, le faire en extérieur, ça pourrait être un peu moins épuisant. Qu'est-ce que je peux vous raconter encore sur ce projet d'Australie ? Parce que visiblement, on part sur cette thématique-là. Et bien, on a beaucoup vadrouillé. On a beaucoup vadrouillé. Ça a été vraiment chouette. On a vu des paysages trop beaux, très nature. On a fait très peu de villes au final. Et quand c'était des villes, c'était des toutes petites villes. Donc très chouette. Pas overwhelming. Alors que j'ai aussi beaucoup pris plaisir à cuisiner en voyage. Je pense que le fait de cuisiner en extérieur a aidé. Et le fait de cuisiner pour nous, tout simplement. C'est-à-dire qu'à la maison, moi je suis souvent tentée de filmer ce que je cuisine, de noter, de peser, parce que ça me permet d'avoir du contenu pour mon boulot. Mais le revers de médaille, c'est que ça me demande de l'énergie, doublement de l'énergie. Et du coup, cuisiner au quotidien, c'était plus devenu fun du tout. Qui plus est, j'étais hyper fatiguée, puisque j'étais encore en burn-out, là je pense que vraiment j'en sors. ce qu'il me reste à manager finalement, c'est vraiment la fatigue liée à la surstimulation au sens large du terme, principalement du fait du TSA je pense, et l'hyperactivité. C'est vrai que j'ai pris beaucoup de plaisir à cuisiner durant ce road trip, à tester de nouvelles choses, à tester de nouveaux modes de cuisson, c'est vraiment très cool, j'ai recommencé à poster plus régulièrement sur les réseaux sociaux, principalement du voyage, beaucoup en story, un peu en post. Et ça aussi, ça m'a fait du bien, je pense, de pouvoir le faire, même si ça reste quelque chose de fatigant pour moi. À terme, il faudra que je vois comment ça pourrait l'être moins. Alors déjà, j'ai investi dans des templates pour mon compte Instagram qui me permettent de créer mes visuels beaucoup plus facilement. J'ai une amie qui est graphiste à qui j'ai confié ce projet. Et c'est vrai que ça change tout parce que là où je pouvais passer mille ans sur la création d'un visuel, parce que tout simplement, je suis perfectionniste et je trouvais toujours un petit truc à modifier. Là, j'ai des templates pour un peu tous les formats et je n'ai plus qu'à y intégrer le contenu que je souhaite. Et ça m'a enlevé quand même une grosse charge de travail, je pense, et surtout de la charge mentale, ce qui n'est pas rien. Ça, je pense que ça m'aide beaucoup déjà, mais je pense que je peux encore améliorer un peu ma façon de travailler pour que ça me fatigue moins. Avec Alice, ça a été plutôt fun aussi de voyager parce que comme on a toujours tout sur nous, c'est plus simple. Parce qu'Alice a quand même tendance à avoir ses petites routines, ses petites habitudes, des horaires un peu à respecter, notamment pour tout ce qui est nourriture, repas. Et ouais, on a assez vite trouvé nos marques et ça, ça a été chouette aussi. D'ailleurs, on a complètement changé notre routine de sommeil. Ce n'est plus le cas depuis qu'on est chez nos amis. Mais quand on était en tente de toit, en fait, on était vraiment régi par le soleil. Comme le soleil se couchait tôt, donc on mangeait tôt, comme d'habitude. Et on se couchait tôt, et même avec Sam, parce qu'en fait, finalement, on se levait aussi plus tôt. En bref, résumé à 20h, 20h30 max, on dormait. Et on se réveillait généralement à 6h, 6h30, 7h max. Ici, en plus du soleil, c'est la nature qui nous réveille, notamment les oiseaux. Qui, dès qu'ils commencent à faire jour, se réveillent aussi. Et du coup, on s'est calés sur le rythme de la nature. J'ai été coupée dans mon épisode parce que Sam est venu faire quelque chose et je ne sais plus où j'en étais. Mais bref, je pense qu'on peut dire que la vanlife nous réussit bien. On se sent bien. Moi, j'ai repris les photos du coup. J'adore ça, photographier le quotidien, surtout photographier les paysages, ce qu'on voit tous les jours. Le quotidien aussi, évidemment, mais j'ai moins le réflexe. Et puis du coup, on a voyagé un mois, un mois et demi vers le sud de l'Ouest australien. Et on est remonté un peu plus au nord pour retrouver nos amis. On est arrivé il y a, je dirais, dix jours, mais j'ai perdu la notion du temps, je crois. Bon, là, ça a été un peu plus difficile pour Alice. Je pense que le fait d'être avec d'autres personnes, qu'il y ait plus d'interactions sociales, elle est plus fatiguée, je pense. Et du coup, ça a un impact sur sa gestion des émotions. Il y a pas mal de crises, pas mal de pleurs, de frustrations. Et pour moi, c'est assez dur à accompagner. Parce qu'en plus, pour ma part, je suis en plein sevrage d'un antidépresseur que j'ai commencé il y a à peu près un an. Du fait d'une anxiété qui était devenue bien trop présente et bien trop impactante sur ma santé et qui contribuait à ma fatigue, très clairement, on ne voulait pas mettre en place un anxiolytique qui a tendance à être plus addictif. Du coup, on est parti sur un antidépresseur qui pouvait aider pour l'anxiété, enfin qui aidait pour l'anxiété, qui a aidé à effacer les résidus de... des symptômes dépressifs que j'ai eus durant mon burn-out autistique. Là, j'ai senti qu'il était temps pour moi d'enlever la béquille et d'essayer d'avancer sans. Donc j'ai fait un sevrage sur huit semaines, ce qui n'est pas court. Pour moi qui suis hypersensible à tout et dont aux médicaments, ça reste compliqué. J'étais pourtant à un faible dosage et malgré tout, ça reste compliqué. Donc, je dois gérer cette étape-là, plus un SPM, plus les tempêtes émotionnelles d'Alice. Et on va être honnête, c'est beaucoup pour moi. Ça va aller, c'est juste une question de temps. On va voir comment ça évolue pour Alice aussi. On aimerait beaucoup fêter les anniversaires des deux enfants. Parce que du coup, nos amis ont un enfant du même âge qu'Alice, à une semaine d'écart. L'idée, c'est de fêter les anniversaires des enfants ici. Par la suite, rester un peu plus. Donc on va voir comment ça se passe pour Alice et ce qu'on peut faire pour que ça se passe mieux. Parce que c'est jamais simple non plus quand il y a des crises, qu'il y en ait en fait quand on est avec d'autres personnes, une autre famille. On n'a pas envie d'impacter les autres, on n'a pas envie de leur faire subir tout ça, parce que les crises c'est fatigant. Et qui plus est que c'est une famille de neurotypiques également. On connaît les limites et les besoins de chacun et on ne veut surtout pas que ça les impacte trop. J'ai aussi découvert ici à Coral Bay que le snorkeling est un moyen d'apaisement incroyable. L'explication est vraiment simple, c'est qu'en fait, quand on snorkele, donc avec masque et tuba, on respire bien, on n'a pas le choix de respirer. Alors que dans la vraie vie, des fois on oublie un peu de respirer, surtout moi. Il y a eu des fois où on arrivait à la plage, j'étais hyper tendue pour les raisons que j'évoquais avant. J'allais sous l'eau. Il faut savoir que je ne suis pas du tout quelqu'un qui a un rapport à l'eau facile, dans le sens où je nage pas très bien. En tout cas, je sais faire la brasse, voilà. J'ai eu une mauvaise expérience sous l'eau quand j'étais petite. Alors moi, je résumais ça en « j'ai failli me noyer » . Est-ce que c'était réellement ça ou pas ? C'est important, mais en tout cas, c'est comme ça que je l'ai vécu. Et donc, j'ai vraiment un traumatisme lié à tout ça. Tout ça pour vous dire que ce n'était vraiment pas gagné, en fait, que ce genre d'activité m'apaise. Mais au final, je vais sous l'eau et en fait, je regarde les poissons. En plus, ici, ben... Il y a des coraux très rapidement. En gros, on est sur la plage, on fait deux pas et on est dans les coraux. Donc, on a juste à vraiment littéralement aller dans l'eau, mettre la tête sous l'eau et voir des poissons. C'est trop chouette. Ça force à respirer. Et quand j'en sortais, je me sentais mieux. Et je me suis dit, waouh, mais c'est fou ce que la respiration impacte positivement. Tout notre... Enfin, comme ça apaise notre système nerveux. Sauf qu'évidemment, on le sait, mais le faire, c'est une autre histoire. Du coup, je pense que je vais réitérer l'expérience plusieurs fois quand même. Et de manière générale, je trouve que le bruit des vagues, l'air marin, ça aide aussi à s'apaiser. Alors est-ce que c'est parce que justement les paysages sont magnifiques, il fait beau, le soleil est là, on n'est pas chez nous ? Est-ce que c'est simplement ça ? Mais je ne pense pas. Je pense vraiment qu'il y a quelque chose de différent ici. En tout cas quand on est à la mer. Parce que ça me le faisait déjà quand on a fait notre trip en Europe. ça m'apaisait beaucoup. J'espère que je vais réussir à enregistrer des épisodes de podcast, à les publier tous les mois comme d'habitude. Le prochain épisode que je prévoyais de faire, c'est un épisode sur les symptômes du TSA. Par contre, c'est un énorme morceau, un énorme sujet à traiter, parce que je veux essayer d'être le plus exhaustive possible sur les symptômes, sur les répercussions, sur les impacts, et sur les différentes façons dont ça peut se manifester aussi. Et pour ça, ça va me demander beaucoup de préparation. Donc il faut que je trouve le temps de préparer ça. Mais je vais le faire parce que j'avais vraiment hâte de le faire pour les symptômes du TDAH. Et cet épisode vous a beaucoup aidé. Il a été énormément écouté. C'est l'un des plus écoutés depuis la sortie du podcast. Donc ça veut aussi dire qu'il y a un vrai besoin d'information. Donc je vais me pencher sur le sujet. Et pour la suite, on verra. On verra comment ça va se profiler. Je continue de travailler aussi sur mon autre activité, donc avec mon blog, avec mes réseaux sociaux, via la cuisine d'Adeline. Et là encore, il faut que je me dégage du temps, parce que j'ai pas mal de recettes super chouettes à relayer, mais ça demande de la rédaction, du montage, tout un tas de choses, en sachant qu'on a Alice avec nous toute la journée. Alors évidemment, on est deux, mais c'est juste que quand j'ai du relais, mine de rien... J'essaye aussi de me reposer un peu, même si ce n'est pas si facile, ou de prendre le temps d'échanger avec mes amis en France, rattraper mes messages ou rattraper les commentaires. Enfin bref, il y a toujours mille et une choses à faire. Donc je vais voir comment je peux m'organiser. C'est vraiment, je trouve, assez difficile quand on est à son compte, surtout en tant que neuro-atypique, de structurer ses journées. D'autant plus quand on change fréquemment d'environnement, ce qui a été mon cas ces derniers mois, ces dernières années même. Puisque finalement, on est rentré du road trip. Oh waouh ! Non, je dois me tromper. J'ai l'impression qu'on est rentré du road trip en juillet dernier, fin juin, fin juin. Et qu'on est... Ouais, non mais c'est ça, on est rentré l'année dernière en juin. On est reparti en août en Allemagne, je ne sais pas, un mois. Ensuite, il y a eu la rentrée scolaire. et en décembre ont décidé qu'on partait en Australie pour un départ en mars. Donc ouais, effectivement, ça a fait pas mal de changements et de gros projets cette dernière année-là. Et mine de rien, il faut à chaque fois se réadapter, prendre ses marques et essayer de trouver... Comment retrouver une routine ? Parce que mine de rien, quand on est rentré du road trip, il y a eu l'école, ce qui a été un changement de rythme très clairement pour notre famille. Et en février, aux vacances scolaires, Alice arrêtait l'école. Et là, du coup, on a retrouvé le rythme où on l'a H24 avec nous, sans relais. Du coup, c'est clair que ça demande encore une autre organisation. Et en même temps, je n'en ai pas encore discuté avec Sam, donc je vais parler pour moi. Mais moi, je ne regrette rien du tout parce que c'est des expériences incroyables. C'est aussi nous permettre de justement souffler, même si les journées sont un peu... tense et tout, même si c'est pas du repos que de s'occuper d'un enfant H24, mais c'est vraiment différent et ça nous permet d'être vachement plus à l'extérieur. Donc, ça aura été une parenthèse de vie qui aura été intense, mais hyper enrichissante et je... On en garde forcément d'excellents souvenirs. Bref, j'avais évoqué, donc j'avais fait un épisode avec Laura, une de mes meilleures amies, sur les TCA et plus particulièrement l'hyperphagie boulimique. Elle avait raconté son histoire qui est assez liée à la mienne. Je ne vous ai pas encore raconté la mienne, mais j'ai effectivement eu des troubles du comportement alimentaire pendant des années. Et là, ces derniers mois, ces dernières années, j'ai pris du poids. J'en avais perdu beaucoup, mes kilos de grossesse ont été très vite perdus parce que j'étais en dépression et que j'avais un bébé qu'il fallait bercer debout tout le temps, donc forcément très en mouvement. Puis j'ai été immobilisée par mon burn-out qui a fait que j'ai pris du poids. Je me suis remise en mouvement un petit peu, en tout cas dans la mesure du possible parce que vraiment mon corps a du mal à se remettre de... de ces dernières années là et sans compter mes anémies mes carences en fer je sais que anémie et carence en fer c'est différent c'est juste que je vis les deux par alternance quand on est arrivé en Australie je sais pas j'ai eu un rapport au corps un peu différent je pense que je regardais plus trop mon corps et là le fait d'être pas mal en maillot de bain d'être prise en photo et ben je voyais plus mon image et je me suis retrouvée à complexer je vais dire les mots tels qu'ils sont me trouver grosse Ciao ! pas aimer l'image que me renvoyait le miroir de mon corps ou l'appareil photo. Je n'ai pas envie que ça redevienne justement de quoi alimenter des troubles du comportement alimentaire. Alors j'essaie d'être vigilante à ça. Je trouve que notre rééquilibre alimentaire n'est pas mauvais. Je pense aussi que les antidépresseurs ont peut-être fait que j'ai peut-être un peu plus grignoté ou eu envie de sucre. On le saura assez tôt avec l'arrêt. Mais ouais, ça fait partie des petites choses qui me traversent l'esprit en ce moment, entre autres d'ailleurs. parce qu'entre le SPM et le sevrage des antidépresseurs, je peux vous garantir que j'ai des choses qui pop dans mon esprit qui ne sont pas très chouettes. Un sentiment d'être nulle dans tout, d'être une mauvaise maman, d'être trop ou pas assez. Cette impression que je ne vais pas réussir à m'en sortir avec mon entreprise. Aussi du fait que j'ai moins d'énergie, je peux faire beaucoup moins d'heures qu'avant en fait. Et en même temps... C'est ma seule source de revenus, donc c'est vraiment pas simple. Bref, toutes ces choses-là qui font que, moralement, ça peut ne pas être facile, mais j'arrive en tout cas à prendre du recul. Dans les pires moments, pas du tout. Mais on va dire qu'une fois que la tempête est passée, j'arrive à me dire, bon allez Adeline, entre le SPM, les crises d'Alice, les antifraisseurs, ça peut être. beaucoup, c'est normal de perdre de pied, ça va aller. Je vous dirai ça dans quelques temps. Et sinon, tout simplement, je prendrai rendez-vous avec ma neuropsychologue qui pourra m'aider à distance, qui fait de la visio. Donc ça, c'est super chouette. Parce que oui, ne pas oublier aussi que, en tout cas, c'est ma façon de penser, mais une thérapie, c'est jamais vraiment terminé. Et puis, je pense même que Merci. Aller en thérapie, même quand ça va bien, ça peut permettre de ne pas aller mal. Et je dis ça en sachant très bien que les thérapies, ça coûte cher. Mais c'est bien dommage parce que la santé mentale, c'est hyper important. J'espère vraiment que ce soit pour les diagnostics, TDAH, TSA, ou tout simplement pour une thérapie, peu importe la raison. Évidemment, quand on est en dépression, en burn-out ou autre, mais aussi quand juste on a des problématiques à résoudre, on veut en fait que ce soit remboursé intégralement, si possible. J'ai bien conscience que tout le monde ne peut pas avoir accès aux soins et ça c'est vraiment révoltant. Et on ne devrait pas avoir à choisir, surtout quand il s'agit de santé. Est-ce que je vous laisse sur une note aussi tristoune là ? Je ne pense pas. Je vais plutôt vous raconter le programme de notre journée. On va aller à la plage tous les six, faire un petit pique-nique dans un endroit où les coraux apparemment sont magnifiques et où il y a plein de jolis poissons à voir. D'ailleurs si vous n'avez pas mis le nez dehors encore aujourd'hui... et que vous avez encore la possibilité de le faire, faites-le. Faites une petite photo, taggez-moi sur Instagram, que je la vois. Vous pouvez tagger le compte Murmure Atypique. Mais allez dehors, ça vous fera vraiment du bien. Si vous le pouvez, évidemment. Si vous ne le pouvez pas, force à vous. Parce que j'ai été dans cette situation aussi, à ne pas pouvoir aller plus loin que mon canapé, parce que ce n'était pas possible. Donc force à vous dans ces cas-là. Prenez soin de vous et on se retrouve à très bientôt pour de nouvelles réflexions atypiques.