Speaker #0Bienvenue dans Murmure Atypique, le podcast qui explore la vie sous le prisme des neurodivergences. Je suis Adeline, créatrice de contenu culinaire et maman, et j'ai à cœur de partager ma vision du monde en tant que femme neuroatypique. Dans chaque épisode, vous découvrirez des réflexions et des récits qui vous invitent à plonger dans un univers où chaque voix compte. Hello, hello ! Je vous retrouve aujourd'hui pour un épisode sans filtre. Et oui, je suis de retour, je reprends le micro. J'avais d'ailleurs très très hâte, puisque pour celles et ceux qui ne le savent pas, j'étais en voyage, donc en voyage longue durée. Nous sommes partis quatre mois en road trip en Europe et me voilà de retour. Et c'est d'ailleurs le sujet que je vais évoquer aujourd'hui, ce voyage. Je ne sais pas trop comment, je ne sais pas trop ce que je vais vous raconter. Tout ce que je sais, c'est que j'avais envie d'en parler. parce que ça a été une expérience incroyable. Alors pour la petite info, nous sommes déjà partis en 2018-2019 avec Sam pour un long voyage de 10 mois. C'était un peu un rêve que j'avais de parcourir le monde et en fait on a décidé de le faire. Aussi parce qu'on a eu plusieurs occasions de voir à quel point la vie était courte et on avait envie d'en profiter le maximum possible. Alors... On était partis en sac à dos dans plusieurs pays, en Asie, Amérique du Sud, Australie, Nouvelle-Zélande. C'était vraiment super chouette, une expérience extraordinaire qui a été l'une des plus belles de ma vie. Ça a été d'ailleurs très très dur au retour, alors on s'imaginait repartir mais assez rapidement il y a eu le Covid et se retrouver d'un coup enfermé alors qu'on avait été à l'extérieur et libre pendant dix mois, ça a été vraiment dur. Et finalement, on s'était dit qu'on repartirait et puis on n'a pas pu, pour plusieurs raisons. Notamment le fait que j'en reparlerai peut-être un jour, mais on m'avait dit que j'aurais probablement des difficultés à avoir un enfant. Et être maman, c'était important pour moi. Du coup, on a décidé de favoriser notre projet de famille à l'instant T, en fait, et voyager plus tard. C'est d'ailleurs ce qu'on a fait, même si ce n'était pas du tout prévu, puisque en fait, ce projet de voyage a... émergé en août dernier. J'étais sur une plage dans le sud-ouest, quand j'ai eu à l'esprit que nous partirions voyager tous les trois en début d'année, en van, et probablement en Europe. J'avais pas du tout prévu ce projet initialement, et ça m'est venu comme ça. Mais ça m'est venu comme ça, et ça m'a vraiment cherché au plus profond de moi. Je ne me voyais pas faire autre chose en fait, malgré mon état de santé, malgré... Tout ce qui se passait dans ma vie, je me suis dit en fait oui, il faut partir. C'est le moment. Quand on est rentré, j'en ai parlé à Sam. Il a eu quelques moments de doute par la suite, mais initialement, il était vraiment hyper motivé. On a juste fait le point budgétairement parlant parce qu'on n'avait absolument pas de van. Et en une après-midi, on a vu que c'était possible. Sam a listé des pays, un trajet qui serait réaliste. Et en fait, ça me motivait à fond. On avait des économies restantes de notre premier voyage. parce qu'on a vraiment voyagé sac à dos et on a essayé de dépenser le moins possible mais tout en profitant. Et puis on avait retravaillé beaucoup pour remettre de côté pour ce second voyage qui n'a pas eu lieu. Du coup, on avait cette possibilité de le faire et l'envie surtout, je pense. De mon côté, le voyage, ça a toujours été une passion. J'adore découvrir de nouveaux endroits, de nouvelles cultures, une nouvelle gastronomie aussi. J'aime bien en fait me lever et voir quelque chose de différent tous les jours. Évidemment, au quotidien, ce n'est pas forcément possible, mais en voyage, c'est ce que j'aime. Et vraiment, c'est ce que j'imaginais de ce voyage. Et puis, on s'est dit qu'en plus de ça, Alice irait bientôt à l'école et que partir longtemps, c'était l'occasion jamais de le faire. Évidemment, c'est encore possible sous certaines conditions par la suite, mais là, on va dire que c'était facilité avec le fait qu'elle n'était pas encore à l'école. Finalement, moi, je me suis mise à fond dans la lecture de livres sur le sujet de la van life. J'en ai lu cinq ou six, je crois. l'espace de deux mois peut-être. Et moi, je commençais à être un peu incollable sur le sujet. Du coup, j'ai commencé les recherches de vannes et ce n'était pas si simple de trouver la perle rare parce qu'on cherchait vraiment un véhicule qui soit déjà aménagé et qui le soit de façon fonctionnelle pour une famille de trois, donc deux parents et un enfant en bas âge. Et rien que pour le couchage, on avait des difficultés à trouver ça. En tout cas, dans le format qu'on souhaitait parce qu'on ne voulait pas un van trop grand. On voulait qu'il puisse rentrer sur une place de parking classique. On voulait aussi qu'il y ait la possibilité de cuisiner à l'intérieur, en cas de mauvais temps, pouvoir tenir debout à l'intérieur, ça mais moi on est tous les deux entre guillemets grands, et d'avoir quand même... Un espace suffisant dans le cas où il y aurait du mauvais temps et qu'on devrait se rapatrier à l'intérieur. Bref, pas mal de critères. Et puis un jour, je suis tombée sur un van qui avait l'air d'être top. Et puis on a mis quelques heures en trop à répondre et il a été vendu. Quand il a été vendu, ça m'a vraiment fait mal au cœur. Et là, je me suis dit, mince, c'est comme si c'était celui-là, quoi. Puis finalement, ce qui s'est passé, c'est que j'ai écrit au propriétaire et je lui ai dit, bon, si la vente ne se fait pas pour x ou y raisons, prévenez-nous. Parce que nous, on est vraiment intéressés. C'est vraiment pas dans mes habitudes de faire ça, mais on va dire que quand je veux quelque chose, je me donne à fond. Et c'est ce que j'ai fait. Un beau jour, Boris, le propriétaire, nous recontacte et nous dit que la vente n'a pas eu lieu. Donc il nous a recontacté, nous, et les trois autres personnes qui étaient sur liste d'attente. Cette fois-ci, on a été réactifs comme jamais. Et on est partis chercher notre van à Caen. Donc Sam l'a cherché au mois de décembre. Il est parti en train et revenu en van. Alors c'est tombé un mois où ça a été très difficile. J'ai eu des gros problèmes de santé ce mois-là. Donc on va dire que le projet Vannes a été mis un peu entre parenthèses à cette période-là, mais il est redevenu concret en janvier. Alors de mon côté, je suis à mon compte, donc pas besoin de prévenir le patron, puisque la patronne c'est moi. De toute façon, j'étais encore à l'arrêt du fait du burn-out. Du côté de Sam, il était en CDI, et a négocié la possibilité de pouvoir télétravailler à distance, ce qui avait été accordé. Finalement, la vie a fait que les plans ont... un peu été bousculées puisque la possibilité de travailler à distance n'a finalement pas été rendue possible. On est quand même partis avec en réalité une contrainte en moins et c'est d'ailleurs un mal pour un bien puisque ça a permis à Sam de profiter pleinement de son voyage aussi. Donc on avait notre van, nos sacs à dos et un projet de partir pour 3 mois. Donc on a des inscrits à l'île de la crèche et on est partis le 1er mars direction Clermont-Ferrand. Beaucoup de personnes nous ont demandé Merci. pourquoi vous allez à Clermont-Ferrand ? Tout simplement pour aller voir un couple d'amis avec leur fils qui était présent à cette période-là et qui rentrait de l'étranger puisqu'ils étaient expatriés. C'était l'occasion de les retrouver et ça a été vraiment trop chouette de commencer le voyage comme ça. Puis on est allé rejoindre Alexandra, une de mes meilleures amies, dans le sud avant d'aller à Agen voir un autre couple d'amis avec leur fille. Bref, ça a été la tournée des copains et c'était trop cool de commencer le voyage comme ça. Ensuite on est allé... dans le nord de l'Espagne. Avant de passer au Portugal, on a fait une bonne partie du Portugal en longeant les côtes. Avant de repasser en Espagne pour faire l'Andalousie, une région de l'Espagne que je voulais faire depuis très longtemps. Et ensuite, on est remonté par le sud de la France. On est allé faire un coucou à la famille à Montpellier. Puis, on est allé en Italie, où on a terminé notre road trip. En Italie, on ne savait pas du tout ce qu'on allait visiter. Finalement, on a décidé de faire la Ligurie et la Toscane. On voulait aller dans les Pouilles, mais déjà c'était assez loin et on avait décidé de voyager slow. En plus de ça, il y faisait déjà très très chaud en juin. Déjà en Toscane, on avait chaud, mais j'imagine même pas dans les Pouilles. Quand on est en van et qu'on n'a pas de clim, c'est vraiment difficile. La chaleur, que ce soit pour les endormissements, pour la nuit, puis même pour rouler. Ce que je ne vous ai pas dit, c'est qu'on était partis pour trois mois et que finalement, la contrainte professionnelle étant levée, on a prolongé d'un mois. Une très bonne décision puisque ça nous a permis de voyager vraiment encore plus slow, de faire des endroits qu'on n'imaginait pas faire et de rentrer ensuite par l'Autriche et l'Allemagne, qu'on n'a pas forcément visité, mais bon on connaît déjà quelques coins là-bas, on y est déjà allé à plusieurs reprises, mais qu'on a traversé pour rentrer en Alsace. Alors la vanlife en soi, on connaissait déjà, puisque on avait déjà loué des voitures aménagées en Australie et en Nouvelle-Zélande. Là, on a même... upgrade côté véhicule, puisqu'on avait un vrai van aménagé. En Australie, finalement, on avait une voiture aménagée et on avait juste un matelas. Pour tout ce qui est cuisine, c'était à l'extérieur. Donc on avait un réchaud, on n'avait pas de toilette. Une douche solaire quand même, je crois. Et en Nouvelle-Zélande, là pour le coup, on avait un lit qui se transformait en table. Je crois qu'on avait une glacière électrique, mais je n'en suis même pas sûre parce qu'on avait un petit frigo. Je ne m'en souviens plus. Il faudrait que je retrouve des photos. Par contre, toujours pas la possibilité de cuisiner à l'intérieur. pas de toilettes. Bref, avec le van qu'on a pris, on était vraiment bien. Ce qui est sûr, c'est que la van life à l'époque nous avait déjà beaucoup plu, et là, le faire sur 4 mois, c'était juste une expérience géniale. J'avais un petit peu peur, et d'ailleurs c'est la peur qu'avait mon entourage, c'était que 4 mois de voyage avec un enfant de 3 ans, que ce soit hyper énergivore et qu'on soit sur les rotules, puisque pas de relais, et puis finalement ça s'est super bien passé. Alors évidemment la parentalité en voyage c'est en fait... plus ou moins la même chose mais ailleurs. La différence c'est que quand on voyage, il y a souvent des périodes d'adaptation et nous en fait comme on avait notre maison sur roue, Alice n'était pas du tout perturbée dans ses rituels, dans ses routines, moi non plus d'ailleurs. Et on avait toujours tout sur nous, donc quand on a un enfant, c'est super pratique, moins de charge mentale. Pas besoin de se réadapter tout le temps à un nouvel environnement, parce que nous, notre façon de voyager, c'est un peu celle-là, c'est qu'on aime bien visiter plusieurs villes ou plusieurs villages dans une même région. Avec Alice, c'était devenu un peu difficile, parce que depuis qu'on a Alice, elle est très très sensible aux changements d'environnement, très routinière. C'est vrai que du coup, c'était moins adapté. ce mode de voyage pour nous. Et finalement, avec le van, on a pu retrouver ce côté-là du voyage. D'ailleurs, l'adaptation d'Alice, c'est une question qu'on m'a souvent posée. C'est très, très bien passé. Elle avait son lit à elle dans le van alors qu'on était encore en cododo géant à la maison. Donc, c'est-à-dire que son matelas était collé au nôtre. Et finalement, dans le van, c'était un peu notre appréhension de savoir est-ce qu'elle va accepter de dormir dans son lit. Alors, elle a toujours autant besoin de contact. Mais... Si je lui tends une main depuis le lit d'en bas vers le lit d'en haut, c'est suffisant a priori, puisqu'elle a dormi dans son lit la majorité du temps. Évidemment, elle nous a parfois rejoints, mais c'est déjà un grand pas d'ailleurs, c'est ce qui nous a permis au retour de séparer nos matelas, puisqu'on dort toujours dans la même chambre, pour des raisons pratiques et de toute façon on ne peut pas faire autrement aujourd'hui, mais aujourd'hui nos matelas sont séparés, elle a son matelas, on a le nôtre. Donc ça c'est déjà un grand pas en avant. Et puis pour le reste, c'était assez facile parce que j'avais emmené ces petits tableaux de routine qui nous ont pas trop servi. Mais on avait tout emmené pour qu'elles puissent retrouver les mêmes routines qu'à la maison dans le van. Et c'est ce qui s'est plus ou moins passé. Alors il y a certaines routines qui ont été un peu modifiées. Un truc tout bête, mais à la maison, c'est généralement Sam qui prépare Alice le matin. Et là, en fait, c'était moi. Et c'était ok. Ça se passait super bien. Ça s'est fait naturellement. Mais du coup, voilà, c'est un petit changement qui a eu lieu. qu'Alice fasse ses siestes généralement pendant qu'on roulait a vraiment facilité le voyage également puisque ben on profitait de sa sieste pour rouler un petit peu plus. On roulait jamais plus de deux heures par jour en sachant qu'on ne roulait pas forcément deux heures tous les jours. On avait cette limite qu'on se mettait parce que c'est fatiguant de rouler tout simplement et on découpait souvent le temps mais c'est vrai qu'Alice faisant des siestes d'environ 1h à 1h20 et quand elle se faisait dans la voiture, dans le van, on n'avait pas besoin de l'occuper pendant le trajet puisqu'elle dormait. Et ça, c'était plutôt cool. Et du coup, elle se réveillait, elle était dans un autre endroit, elle était super contente et puis on continuait. On a aussi trouvé assez vite nos repères, même très très vite. Je ne pensais pas qu'on les trouverait aussi vite. Les rôles se sont bien distribués. Même si c'est un espace restreint, on a été majoritairement à l'extérieur. C'est aussi pour ça qu'on a choisi finalement de décaler notre départ à Mars Parce que... les températures étaient plus clémentes et la météo aussi. Alors on a eu un peu plus froid évidemment au mois de mars et plus de pluie surtout au Portugal mais de manière générale on a quand même eu beaucoup de beau temps et c'est ce qui fait que même dans un espace restreint on ne s'est pas entretués. Bah oui parce que finalement on n'était pas les uns sur les autres. J'étais assez surprise qu'on ait réussi à faire, à visiter ce qu'on souhaitait avec Alice. Donc en fait, on essayait de toujours l'intéresser quand on faisait des musées, par exemple. On essayait de mettre le musée à hauteur d'enfant, donc en rendant ça ludique, pour que ça l'intéresse. Et en fait, ça a super bien fonctionné. On a la chance d'avoir une fille qui est très curieuse. Elle s'intéresse à tout. Ça a rendu le voyage très facile. Et nous, de notre côté, ça ne nous dérangeait pas du tout de faire une heure de jeu par jour, parce qu'on se disait juste qu'elle avait besoin de son temps de jeu aussi. Alors parfois on le faisait en dehors des aires de jeu, on le faisait en forêt. En tout cas l'essentiel c'est qu'elle ait son moment à elle, en dehors des visites. Moi j'ai aussi profité du voyage pour voir un peu ce qui me décharge et ce qui me recharge. C'est des questions que je me suis beaucoup posées et puis finalement, pas toujours facile de trouver les questions. Enfin si, les questions on les trouve, mais pas les réponses pardon. Je me suis rendu compte que les transports en commun me déchargent énormément. Je pense que dans les transports en commun... Il faut systématiquement que j'ai mes bouchons d'oreilles ou mon casque anti-bruit, histoire de vraiment m'isoler. Ce qui est difficile, c'est les odeurs aussi de parfum. Et de manière générale, les villes. On a adoré visiter certaines villes, mais ça a été très, très, très énergivore pour tous les trois, parce que trop de surstimulation en fait. C'est vrai pour le bruit. En ville, en fait, il y a énormément de bruit. Nous, on a été choqués de voir à quel point il y avait des travaux tout le temps. Le bruit, le monde, et oui, et plus de stimulation de manière générale. Donc ça, on sait que ça nous décharge. D'ailleurs, Alice a son casque anti-bruit depuis qu'on est partis. Je lui avais demandé, en fait, si elle pensait que ça pourrait lui faire du bien, parce que des fois, on se rendait compte qu'elle réagissait beaucoup à certains bruits, qu'elle se bouchait les oreilles. Et c'est ça, depuis qu'elle est toute bébé, elle est très sensible au bruit. Et elle nous a verbalisé que oui, elle aimerait bien. Donc on lui en a pris un et c'est vrai qu'elle l'a utilisé quelques fois. On s'est rendu compte des bruits qui la crispent beaucoup. Par exemple, elle déteste le bruit quand on fait cuire un oeuf au plat dans la poêle. Elle déteste le bruit que ça fait quand on met l'oeuf en fait. Elle n'aime pas du tout le bruit de la cocotte minute qu'on décompresse. Ça c'est vraiment horrible pour elle. Les bruits de travaux c'est trop. On l'a aussi utilisé quand il y avait des bruits assez forts, quand on a assisté à des processions notamment. et des musiciens qui faisaient de la musique assez forte, parce qu'elle adore la musique, donc elle voulait forcément voir le spectacle, par contre trop fort pour elle, et même pour moi. Et je vois à quel point le casque anti-bruit me fait du bien, il me permet de m'isoler et de me ressourcer en très peu de temps. Même si je suis très fatiguée finalement, le fait d'avoir juste de la vie autour de moi, c'est pas évident, mais si je mets mon casque, je me retrouve un peu dans ma bulle et vraiment ça me fait un bien fou. Ce qui nous recharge, sans surprise, la nature, être à l'extérieur. Ça, ça nous a fait un bien de dingue. Je pense que les moments dans la nature, c'était nos moments un peu privilégiés. Quand on allait visiter une ville, c'était souvent des grosses villes en plus, et sur plusieurs jours, l'étape d'après, c'était toujours un endroit où on serait dans la nature. Quelque chose qui nous fait redescendre. Et qu'est-ce que ça faisait du bien. D'ailleurs, j'ai vraiment décidé de sortir le plus possible. C'est pas toujours facile parce que je suis pas dans un village où il y a beaucoup de forêts. Moi, ce qui me fait du bien, c'est la forêt. Il y a beaucoup de champs. Pour le coup, c'est sympa pour se balader, mais ce n'est pas mon terrain de jeu favori, on va dire. Mais par contre, aller marcher. Ça, ça va être dans mes petites routines. Ça nous a fait du bien aussi de voir des choses différentes, de bouger tout simplement. De découvrir des nouvelles choses. Je pense que c'est ça que je préfère en voyage, c'est qu'on fait de si belles découvertes. Je me rends compte qu'on est assez fan d'architecture, sans rien y connaître pour ma part. Sam s'y connaît déjà plus. Et moi, je n'y connais rien, mais je trouve ça juste souvent très beau. Et c'est ce qui est cool, c'est qu'on a besoin de pas grand chose pour s'émerveiller. Et Alice, c'est pareil. Le nombre de fois où elle m'a dit « Viens maman, regarde comme la vue est magnifique ! » Mais c'est trop chouette. Et puis j'ai pu reprendre la photo aussi. Quand on voyage, on a mille et une choses à photographier et je sais que c'est quelque chose qui me fait beaucoup de bien. J'avais commencé à partager assez régulièrement en story et en post. Et puis le voyage me prenant quand même beaucoup d'énergie. Surtout avec un enfant de 3 ans, j'ai ralenti la cadence jusqu'à presque arrêter. Et c'était ok. De toute façon, en Toscan, j'avais très peu de réseau. Mais là, j'ai plein de belles photos et d'images à partager. J'espère juste que j'arriverai à le faire. Parce qu'il y a un truc que j'ai déjà souvent remarqué. C'est que quand je fais des photos en voyage ou des vidéos, si je ne les partage pas durant le voyage, je ne les partage plus. Je ne sais pas pourquoi. C'est un peu comme si le moment est passé. C'est passé. Je vais adorer les regarder, faire des albums photos, etc. mais les partager sur les réseaux ou sur mon blog, j'ai du mal par après. Parce que je sais que pour autant j'aime partager ces choses-là. Donc je vais voir si j'arrive à trouver la motivation, l'envie ou une petite routine qui me permette de le faire. Parce que je pense que l'envie est là. Mais j'ai tellement jamais réussi que je sais pas si je vais réussir ce coup-ci. On verra bien. En tout cas, ce voyage a été vraiment sensationnel. Ça fait des lustres que j'ai pas utilisé le mot sensationnel. Mais je pense qu'il est bien approprié là. On est vraiment rentrés plein d'énergie. Fatigué tout de même. On va pas se mentir, voyager... avec un enfant durant 4 mois sans relais, c'est fatigant. Surtout qu'on bougeait tous les jours, qu'on marchait énormément. Donc oui, c'est fatigant, mais c'est tellement chouette. Tellement, tellement chouette. On a vraiment la chance d'avoir pu réaliser ça, même si tout ne tient pas qu'à la chance, n'est-ce pas ? En plus, on a pu voir à quel point même pour Alice, ça lui a fait beaucoup de bien. On sait que la crèche la surstimule un peu. Et là, on a vu, ça lui a vraiment permis de déconnecter. Elle a d'ailleurs profité des... premiers mois de voyage, du premier mois je dirais, première semaine peut-être, pour verbaliser des choses qu'il avait travaillées mais qu'elle n'arrivait pas à verbaliser. Et ça aussi, j'ai trouvé ça cool que ça lui permette ce temps un peu de décompression, de relâcher ce qu'elle avait besoin de lâcher. Et je pense que pour Sam et moi, c'est un peu pareil. Je pense qu'on a lâché certaines choses. C'était pas toujours simple, surtout pour moi. J'ai des problématiques relationnelles qui ont été très marquantes pour moi ces dernières années. Je reparlerai peut-être, je ferai certainement un épisode ou plusieurs sur l'amitié, mais c'était un temps un peu d'introspection. Ça me forçait un peu à clôturer certains chapitres, même si c'était très très difficile. Ça l'est encore d'ailleurs. Mais au moins j'avance, j'avance et c'est chouette. Et puis on a aussi vu qu'Alice a beaucoup grandi. Elle a gagné en compétences dans plein de domaines. C'est incroyable, c'est incroyable ce que le voyage peut changer. Nous on sait que le premier voyage qu'on avait fait, ce qu'on appelle notre tour du monde, On sait qu'il nous a... quand même changé. Il nous a probablement rapproché de nos valeurs et nous a aligné avec ce qu'on souhaitait être. Et puis ce voyage, c'est comme si ça avait été un peu l'occasion de faire un reset. de poursuivre ce travail d'alignement, parce que finalement, on n'est plus les mêmes qu'avant non plus. C'est d'ailleurs souvent le cas quand on devient parent. On espère toujours que rien ne change, mais en fait, il y a beaucoup de choses qui changent. Ça peut être parfois malgré nous, ça peut être un choix. Du coup, ce n'est pas toujours facile de trouver l'équilibre et de savoir qu'est-ce qu'on veut et qu'est-ce qu'on ne veut plus et vers où on veut aller. Alors moi, je rentre toujours assez paumée, en tout cas dans le flou, mais sans trop d'appréhension, bizarrement, parce que... Je pourrais même pas vous l'expliquer en fait. J'ai juste pas trop d'appréhension. Je vois que je vais mieux. Je sais que c'est aussi en partie, en grande partie d'ailleurs, grâce au traitement que j'ai commencé en janvier. J'ai hâte de voir d'ailleurs ce que ça donnera quand je prendrai plus traitement. Mais je vois vraiment que j'ai gagné en énergie et que j'arrive à voir plus loin. Parce que mon corps et ma tête m'autorisent à voir plus loin. Ce qui n'était pas possible il y a quelques mois est rendu possible aujourd'hui. Après, il faut que je sois assez vigilante. parce que l'idée c'est pas de replonger, n'est-ce pas ? J'en parlais dans le dernier épisode sur le burn-out, plutôt sur comment sortir du burn-out. Ça, ça va être vraiment le point d'attention que je vais devoir garder, surtout avec mon hyperactivité qui a tendance à me faire partir dans tous les sens. Mais c'est clair que c'est super positif d'avoir retrouvé de l'énergie. Maintenant, il faut que je vois ce que je vais en faire et quel projet j'ai envie de mener. J'ai pensé à un projet en relation avec la cuisine d'Adeline, donc mon blog de recettes, qui me ferait je pense vraiment vibrer, mais je pense que j'ai peur que ça me fatigue de trop. Alors je vais probablement y réfléchir et voir dans quelle mesure c'est possible. Et puis j'ai de toute façon ce projet de podcast, j'ai eu très très envie de tourner des épisodes pendant le road trip. J'avais volontairement pas emmené mon matériel d'enregistrement. Du coup j'ai pu réfléchir à plein de sujets à évoquer, mais en fait je sais pas par où commencer. D'ailleurs si vous avez des sujets que vous aimeriez bien que j'évoque, ou que vous avez des problématiques sur lesquelles vous aimeriez bien trouver des informations, n'hésitez pas à me les communiquer. Je pourrais étoffer ma petite liste pour essayer de tourner des épisodes qui puissent avoir du sens pour moi et pour vous. En tout cas maintenant que je suis rentrée, je vais pouvoir en enregistrer et j'espère pouvoir un jour poster des épisodes plus régulièrement. Ça, ça me ferait vraiment kiffer. Aussi, ce que je ne vous ai pas dit. c'est que si le retour est vraiment facilité, c'est aussi parce que je sais qu'on va repartir quelques semaines en août. La crèche d'Alice ferme en août et du coup on s'est dit que c'était l'occasion de repartir un petit peu, probablement dans les montagnes, histoire de profiter de ces instants à trois, de fuir un peu la chaleur de notre appartement. L'avantage du van c'est qu'on a besoin de rien réserver et qu'on pourra aviser quand on sera prêt à y réfléchir, mais en tout cas aujourd'hui on ne sait pas où est-ce qu'on ira. mais on sait qu'on a vraiment ce projet de partir un peu. Et je pense que d'avoir ce petit projet de voyage supplémentaire m'aide aussi à voir le retour comme une pause, comme l'opportunité d'avoir retrouvé un petit peu d'espace, de se poser un peu plus, de tourner des épisodes, peut-être même de commencer à travailler sur mon autre projet. Bref, je pense que tant que j'aurai des projets et que j'aurai la santé pour les réaliser, je pense que ça ira. Pour celles et ceux... qui seraient curieuses et curieux de voir des photos ou même ne serait-ce que l'itinéraire que l'on a fait pour ce road trip, n'hésitez pas à aller consulter le compte Instagram La Cuisine d'Adeline puisque c'est là-bas que j'y ai posté mes stories. Vous les trouverez majoritairement en story à la une et même si je me suis arrêtée, je crois en Andalousie, donc j'ai beaucoup de retard à rattraper, je pense que j'arriverai au moins à faire les stories pour... pouvoir vous montrer un peu ce qu'on a fait les derniers mois. Dans tous les cas, sachez que si vous avez manqué ces publications, elles sont en story à la une, donc vous pouvez rattraper tout ça. Parce que si ça se trouve, vous ne débarquez pas d'Instagram, parce que moi je relaie beaucoup finalement les épisodes sur mon compte Instagram Murmure Atypique, et je remets l'info sur la cuisine d'Adeline, puisque c'est finalement là que j'avais construit ma communauté. Mais du coup, peut-être que vous venez de... d'atterrir ici un peu par hasard et que vous vous demandez un peu de quoi je parle et même si j'ai bien résumé le road trip et comment on en est venu à faire ce voyage, comment était la vie en vanne etc, y associe une petite image, ça peut être très sympa. En tout cas moi je sais que j'aime bien regarder les photos de voyage. Voilà. En tout cas ça a été super chouette de pouvoir vivre cette expérience. Je vous avouerai que les deux premières années ont été si dures. que je n'imaginais même pas, je pense, pouvoir réaliser ce road trip. À l'époque, je n'aurais jamais cru que c'était possible. Et même quand on partait en vacances, ce n'était pas simple. Et je pense que j'avais un peu peur que... En fait, on avait raison de me dire à l'époque, profitez parce qu'après, vous ne pourrez plus voyager. Et là, je pense que je suis rassurée de me rendre compte que si, c'est possible. C'est possible, pas tout à fait de la même manière. Mais en fait, finalement, c'est pas tant la manière qui compte, c'est ce qu'on vit. Et là, ce qu'on a vécu, je pense qu'on s'en souviendra très très très longtemps. On aura de super photos à montrer à Alice. Je lui ai expliqué souvent, alors elle aime pas trop être prise en photo, je lui ai expliqué souvent que c'était pour faire un souvenir. Et dans ces moments-là, bizarrement, elle coopérait. Mais je suis contente qu'elle puisse avoir une trace de ce voyage qui aura été quand même hyper riche. Ce qui est sûr, c'est qu'on dit souvent que quand on part avec des enfants en bas âge, ça sert à rien, parce que de toute façon, ils ne s'en souviendront pas. Alors oui, peut-être, mais déjà, on aura des souvenirs à leur montrer. Et en fait, ils l'ont vécu. Peu importe qu'ils s'en souviennent ou pas, ils l'ont vécu. Je suis persuadée que ça reste engrammé quelque part. Je ne sais pas si on peut dire engrammé, quand il s'agit d'un aspect positif, mais bref. Et puis, les compétences qu'elle aura gagnées pendant ce voyage, elle les aura. Les nouveaux mots qu'elle aura appris. la dernière fois elle m'a dit regarde maman c'est un escalier entre les maçons bah oui C'est vrai, parce qu'en fait, on en a visité des petits châteaux, et il y avait souvent des escaliers en colimaçon. Donc, ben ouais, à un moment donné, l'escalier en colimaçon, c'est acquis, quoi. Alors là, je dis l'escalier en colimaçon, c'est même presque un exemple un peu trop bateau, mais elle nous a des fois sorti des mots qu'elle ne connaissait pas avant de partir, qu'elle a associés vraiment aux visites, et c'est trop cool, quoi. Pour soi, en tant que parent, il faut avoir la possibilité de le faire. On n'a pas tous la possibilité de le faire. Comme je le dis souvent... J'ai bien conscience que c'est pas rendu possible pour tout le monde. Quand on a la possibilité de le faire, faut foncer parce que c'est vraiment l'expérience d'une vie. Que ce soit avec ou sans enfant. Moi finalement, le tour du monde, comme je le disais en début d'épisode, ça restera l'un de mes souvenirs les plus précieux au monde. Et pour ça, je pense que c'est pareil. Je pourrais en pleurer là. C'était magique et là, c'était magique aussi. C'était différent mais magique aussi. Et c'est sûr, on peut pas mener tous les projets en même temps. Par exemple, nous, on n'est pas propriétaire d'une maison, mais on a beaucoup voyagé et c'est un choix de vie qu'on a fait. Et aujourd'hui, on est content d'avoir pu donner ce goût du voyage à Alice. Je le vois, elle aime ça aussi et c'est cool. Je pense que d'ailleurs, c'est une bonne façon de clôturer cet épisode. Comme toujours, les épisodes s'enfiltrent. Je ne sais jamais comment ils vont commencer ni comment ils vont terminer. Et pour la petite histoire, j'avais enregistré un épisode qui durait 45 minutes. Je me suis rendu compte que... l'enregistrement c'était pas fait correctement avec le micro et du coup j'ai dû recommencer et c'est fou parce que en fait les deux enregistrements alors évidemment l'idée de base est là mais ils sont complètement différents je pense que cette V2 était plus fluide donc c'est parfait en tout cas je vous remercie d'avoir écouté Murmure Atypique j'espère que cet épisode vous a inspiré si c'est le cas n'hésitez pas à laisser un avis ou à le partager avec vos proches prenez soin de vous et à bientôt pour de nouvelles réflexions atypiques