Speaker #0Bienvenue dans Murmure Atypique, le podcast qui explore la vie sous le prisme des neurodivergences. Je suis Adeline, créatrice de contenu culinaire et maman, et j'ai à cœur de partager ma vision du monde en tant que femme neuroatypique. Dans chaque épisode, vous découvrirez des réflexions et des récits qui vous invitent à plonger dans un univers où chaque voix compte. Hello, hello, j'espère que vous allez bien. Aujourd'hui, on se retrouve pour un nouvel épisode. de murmure atypique dans lequel je vais évoquer un sujet un peu sensible pour moi puisque je vais vous parler de ce jour où j'ai raté mon CAP cuisine. J'ai vraiment hésité à faire cet épisode tout simplement parce que c'est un moment qui a été extrêmement difficile pour moi et en même temps je pense que c'est super important d'en parler tout simplement parce qu'on parle peu de l'échec et que mine de rien ça peut aussi renforcer ces difficultés quand on en vit un. mais aussi parce qu'il est important de comprendre ce qui se joue derrière ce type d'expérience, surtout en tant que personne neuroatypique. Aujourd'hui, on verra ensemble pourquoi un échec peut avoir une résonance aussi forte chez une personne atypique, comment les particularités neurodivergentes peuvent impacter une épreuve comme un examen, ce que l'on peut apprendre d'un échec, mais aussi comment on peut transformer une blessure en force. Avant de parler de mon expérience personnelle, je pense qu'il est intéressant de parler de la quête de légitimité, parce que ça va être plus ou moins le sujet aujourd'hui. Finalement, cette quête de légitimité, elle est présente chez beaucoup d'entre nous, mais elle est encore plus présente chez les personnes neuroatypiques. Le besoin d'un diplôme, d'une reconnaissance extérieure, pour se sentir valide en fait. Surtout dans un domaine où l'on va être autodidacte. Il faut savoir que souvent, chez les personnes atypiques, et évidemment ça peut l'être aussi chez les personnes neurotypiques. Ce sont des personnes qui vont vraiment trouver des sujets passions, qu'ils vont creuser à fond jusqu'à en savoir énormément sur le sujet. Et pourtant, généralement, ces mêmes personnes vont sous-estimer leurs capacités. C'est un peu ce fameux syndrome de l'imposteur. Et c'est vrai que la réussite, qu'elle soit scolaire ou professionnelle, est souvent vécue comme une preuve de valeur en fait. ce qui peut être super dangereux parce que Comme on va le voir, mine de rien, il y a tellement de facteurs qui font que l'on peut obtenir ou non un diplôme, un travail, que de juste se dire que si on ne l'obtient pas, c'est parce qu'on n'est pas assez bon, c'est souvent plutôt ironé. Si on prend mon exemple, j'avais déjà un blog de recettes depuis de nombreuses années. J'étais à l'aube de sortir mon premier livre de recettes de cuisine, et pourtant, j'avais besoin de ce tampon officiel. qui me disent qu'en fait j'ai les compétences, les connaissances et que je suis capable. En fait c'était comme vouloir obtenir un tempo officiel sur une page déjà écrite, juste pour qu'on l'apprenne au sérieux. Pour que vous compreniez bien là où je vais en venir, je vais vous raconter mon histoire. On va commencer par le commencement, à savoir pourquoi j'ai voulu passer ce diplôme. Si on reprend vraiment du début du début, j'avais déjà voulu passer le CAP pâtissier en candidat libre. J'adorais pâtisser à l'époque et je me suis dit que ça pouvait être une expérience sympa. J'avais même fait une demande de stage dans une boulangerie-pâtisserie à Strasbourg. Bref, j'étais quand même allée plutôt loin dans ma réflexion, et puis finalement, bon, en bonne TDAH, l'idée est venue, et puis elle est repartie aussi vite. Par contre, pour le CAP Cuisine, c'était différent. J'étais sur les routes de ce fameux tour du monde en 2018-2019, dont je vous parlais déjà dans mon épisode sur le road trip, donc l'épisode 6. Je me souviens que j'étais dans un bus, et je réfléchissais un peu à mon avenir, Et je me disais tiens, j'aimerais vraiment continuer à... donner des cours de cuisine. J'avais déjà fait des ateliers cuisine, donc animés des ateliers cuisine. Ça m'avait beaucoup plu et ça plaisait aussi beaucoup aux participants, ce qui étaient souvent des participantes, d'ailleurs. Et ce qui est sûr, c'est que même si c'était des moments qui me stressaient énormément, et avant chaque cours, j'en ressortais avec, je sais pas, un sentiment d'accomplissement parce que je rencontrais des passionnés comme moi, on pouvait échanger, j'avais l'impression de leur apprendre des choses, et du coup c'était vraiment enrichissant, je pense, comme expérience. Mais j'avais cette... sensation, ce sentiment que je ne pourrais pas continuer de le faire si je n'obtenais pas la preuve, ce fameux tampon officiel, donc si je n'obtenais pas le CAP cuisine. Très clairement, tout ce que j'ai appris, je l'ai appris en autodidacte, en tout cas en grande majorité, et je pense que du coup, moi je me sentais pas légitime. J'aurais d'ailleurs une anecdote à vous raconter sur le sujet, est-ce que je l'ai dit ? Oui, soyons fous. Je stresse à chaque fois que j'invite quelqu'un à manger, de peur que ce ne soit pas assez bon ou pas à la hauteur. C'est d'autant plus le cas depuis que j'ai le blog de recettes, parce que j'ai l'impression que je n'ai pas le droit de me planter. Les personnes qui me connaissent me suivent sur ce dit blog, et dans ma tête, en fait, ils ont des attentes. Et si je réponds pas à ces attentes, et ben c'est la honte. C'est pas ok, et ça fait de moi quelqu'un de pas compétent. Donc pour vous dire à quel point le manque de confiance en moi est assez élevé, j'ai un petit peu évolué sur le sujet. Donc je choisis de passer ce diplôme, et je choisis de le faire en candidat libre, en même temps qu'une de mes meilleures amies, Alexandra. Donc on s'inscrit toutes les deux. On se dit que ça va être fou comme expérience. On se lance dans une préparation assez intense, malgré un quotidien déjà bien rempli. On choisit de faire des sessions d'entraînement super régulièrement, je pense que c'était toutes les semaines. Et à chaque fois, on voit en fait un sujet différent. On cuisine ensemble, alors c'était vraiment cool, parce que du coup ça nous permettait de joindre l'utile à l'agréable, à savoir on révise, on pratique, et en même temps on se voit, on papote. Donc on avait acheté tout le matériel nécessaire, les meilleurs livres sur le sujet, pour une préparation optimale au CAP. On révisait chacune de notre côté la partie théorique, et c'était peut-être le plus difficile pour moi, parce que ça demandait d'apprendre par cœur, de mémoriser des notions qui n'étaient pas toujours si simples. Je pense qu'on peut dire qu'on a tout donné, mais je remarquais déjà que l'excitation était mêlée à l'angoisse, parce qu'à mesure que l'échéance approchait, je stressais, en fait j'avais beaucoup d'anxiété. Je me disais que je n'y arriverais jamais, que de toute façon ce n'était pas pour moi. Je me demandais pourquoi je m'infligeais ça. Je pense que si on m'avait dit l'examen est annulé, j'aurais été la plus heureuse parce que malgré tout le temps, le travail investi, j'avais extrêmement peur de l'examen. Pour autant, j'avais Alexandra qui me soutenait, qui me motivait, qui me disait que ça irait quand je commence un projet. Si je mets tout en œuvre pour y arriver, généralement j'abandonne pas. Donc j'y suis allée. Alors il faut savoir que cet examen, il est arrivé dans un contexte Covid. d'ailleurs cette année là Les élèves qui étaient inscrits en établissement ont eu leur examen en contrôle continu et pas sur présentation à l'examen, comme ça se fait de manière traditionnelle, on va dire. Et c'était vraiment pas sûr que cet examen, donc pour les autres personnes, pour les candidats libres, soit finalement maintenu. On a eu les dates une semaine avant l'examen. Et pour la petite histoire, moi j'étais en vacances, j'étais à Montpellier. Pour rappel, j'ai été diagnostiquée avec un TDAH ainsi qu'un TSA, donc trouble du... de l'autisme, j'en parle dans un précédent épisode sur mon diagnostic. Et quand on est autiste ou qu'on a un trouble de l'attention, il faut savoir que les environnements inconnus, les interactions sociales, les imprévus, la surcharge sensorielle peuvent provoquer un stress vraiment énorme, parfois bloquant. Il faut aussi savoir que lors de la passation d'un examen, les fonctions exécutives, donc tout ce qui est planification, organisation, multitâches, sont mises à rude d'épreuve et c'est vraiment pas les points forts d'une personne ayant un fonctionnement TDAH. Donc si vous voulez, ça peut vite partir en cacahuète. Alors autant la partie écrite et théorique me stressait moins, parce que j'avais déjà passé des examens de ce type. Il faut savoir que je n'avais jamais raté d'examen de ma vie, malgré tout le stress qu'ont toujours engendré les examens. Mais par contre, la partie pratique m'angoissait beaucoup. Déjà parce que je n'avais jamais eu d'examen pratique au cours de ma scolarité, et aussi pour les raisons que j'évoquais. à savoir on était en contexte Covid, donc port du masque obligatoire durant toute la durée de l'épreuve. C'était vraiment difficile. Il y avait cette incertitude jusqu'à la dernière minute de est-ce que l'examen va avoir lieu ou pas. On m'avait aussi dit que c'était vraiment aidant de visiter la salle avant l'examen, mais le souci c'est que, déjà contexte Covid, mais aussi le fait que je ne sois pas sur place, en ayant eu les dates une semaine avant l'examen, alors qu'on nous disait que ça pourrait potentiellement être annulé, J'arrivais vraiment dans un espace complètement inconnue. Alors le jour de l'examen, je m'en souviens très très bien, et c'est pas un très beau souvenir pour moi. Je prenais ma voiture pour me rendre au centre d'examen. J'étais vraiment rongée par le stress, donc j'avais pris des fleurs de bac, je faisais des respirations, bref, j'avais essayé des petites techniques, mais j'ai vraiment cru que j'allais mourir de stress ce jour-là. J'y suis quand même allée, malgré mon envie de faire demi-tour sur la route à plusieurs reprises. Quand je suis arrivée, ça ne s'est pas calmé, en plus, je ne connaissais évidemment personne le jour de l'examen, donc j'ai pas pu me changer les idées. Je suis vraiment pas du genre à aller parler à des personnes que je ne connais pas, surtout quand je suis dans une situation telle que celle-ci. Donc ouais, c'était vraiment pas facile. On nous a mis dans une petite salle et on nous a expliqué quel serait le sujet de l'examen. Il se trouve que le sujet, c'était vraiment le sujet rêvé pour moi. Celui que j'aurais choisi si j'avais pu le choisir. Donc vraiment, je partais avec un avantage. Et puis donc, on a cette partie où on s'organise pour le déroulement de l'épreuve. Donc on note un peu dans... quelle heure on va faire les étapes, etc. Ça fait partie de l'examen. Puis on entre dans la salle, dans la cuisine. C'est assez grand. On a plusieurs îlots. Les îlots sont... attitrés il me semble et on nous explique comment ça va se dérouler etc. Donc je suis mise sur un îlot et en fonction de l'îlot qu'on a, on a des plaques de cuisson attitrées. Alors il faut savoir que moi j'ai eu beaucoup de difficultés déjà à faire fonctionner ces plaques de cuisson. J'avais jamais vu des plaques de cuisson comme celle-ci et pourtant j'ai déjà vu plein de types de plaques de cuisson. J'ai pas osé demander de l'aide donc je me suis débrouillée. On nous avait aussi donné l'avantage d'avoir des apprentis donc de l'école qui aidaient à la plonge. donc pour faire la vaisselle. Et pour moi, ça a été vraiment quelque chose d'handicapant parce que je devais compter sur quelqu'un pour faire la vaisselle. Et je sais ô combien c'est pour préparer en fait les personnes qui vont travailler dans des cuisines plus tard. Il faut savoir que ça n'a jamais été mon objectif de travailler en restaurant par exemple. C'est un stress qui serait insoutenable pour moi. J'ai déjà fait l'expérience une fois et j'ai su que ça n'irait pas. C'était pas adapté pour moi et c'était ok. Donc je comprends pourquoi les conditions étaient telles qu'elles étaient mais clairement Pour moi, qui n'ai pas cette volonté de travailler en restauration plus tard, en fait, ça me mettait juste des bâtons dans les roues. Donc non seulement je n'osais pas leur demander de me faire ma vaisselle, déjà je trouvais ça un peu bizarre, et je me retrouvais des fois à aller faire ma propre vaisselle. En plus, j'avais un îlot qui était loin du lavabo, qui était là pour se laver les mains. L'hygiène, c'est quand même hyper important en cuisine. Et en fait, je me suis retrouvée à laver mes mains de façon compulsive. C'est d'ailleurs quelque chose qui m'a été un peu « reproché » Lors de mon... Ma discussion avec le jury à la fin, en gros, m'a fait comprendre que j'ai perdu beaucoup de temps à me laver les mains. Et en même temps, je ne pouvais pas faire autrement. J'avais vraiment ce besoin de me laver les mains tout le temps. Je me suis coupée en début d'examen. Et ça aussi, ça a été difficile. En fait, si vous voulez, c'était vraiment extrêmement difficile parce que, à peine devant ma feuille, j'ai fait comme un blackout mental, comme une déconnexion de moi-même. Je mourais de stress, vraiment, c'était horrible. À côté de ça, on était dans un environnement qui était bruyant, donc pas du tout adapté sensoriellement pour moi. J'entendais les bruits de casserole. Je voyais en plus les autres candidats, ça me stressait énormément. Je voyais qu'ils avançaient et que moi en fait j'étais pétrifiée. Je me souviens vraiment d'avoir été pétrifiée sur place. C'était horrible. Je ressens là, j'ai envie de pleurer en vous le racontant parce que c'était vraiment très très difficile. Évidemment le jury l'a vu, je l'ai su par après. Et évidemment que ça mène à des blessures en fait parce qu'on n'est pas pleinement présent. Donc je me suis coupée, on s'est occupé de me soigner. Mais ça a été du coup vraiment pas pratique pour le reste de l'examen. Il y avait aussi une situation qui n'était pas simple pour moi, c'est que j'étais sur un îlot qui était assez proche de là où était le jury. Le jury passe entre les différents îlots durant l'épreuve, mais il y a aussi des moments où finalement ils nous laissent juste faire ce qu'on a à faire. D'ailleurs je ne vous ai pas précisé, mais dans les membres du jury, il y avait un chef que je connaissais et que j'aime beaucoup. D'un côté ça me rassurait d'avoir une tête connue dans la salle, et de l'autre ça me mettait encore plus de pression, parce que ben... J'avais ce besoin d'approbation en fait. Je sais que c'est un chef qui a suivi un peu ce que je faisais sur mon blog, etc. C'est d'ailleurs un chef qui avait un jour mis à l'honneur mes recettes dans son restaurant. Quel honneur ce jour-là ! J'avais eu l'occasion de cuisiner avec lui un soir. Là aussi, j'ai vraiment failli mourir de stress. C'était vraiment une sortie de zone de confort énorme. Je savais que je ne le referais jamais, mais par contre, j'étais heureuse d'avoir pu vivre cette expérience avec lui. Ce chef porte le nom de mon petit frère, Sébastien. Et du coup, forcément, j'y ai eu un petit clin d'œil parce que pour ceux qui l'ignorent, mon petit frère est décédé il y a quelques années. Donc je me suis dit que ce n'est peut-être pas un hasard qu'il soit là aujourd'hui. Mais pour en revenir au déroulement de l'histoire, j'étais sur l'îlot et juste à côté, il y avait deux membres du jury qui discutaient. Et qui discutaient beaucoup à côté de moi. Et moi, en fait, ça me dérangeait. Mais évidemment, je n'ai pas eu le courage de le dire. Ça a créé de l'inattention chez moi. Ça a créé aussi, sensoriellement, un bruit de fond constant. Et ça créait un stress supplémentaire parce que du coup, j'avais sans cesse des membres du jury à côté de moi, même s'ils ne regardaient pas forcément ce que je faisais. Évidemment qu'en plein milieu, j'ai eu envie d'abandonner. Ça aurait été d'ailleurs peut-être différent si j'avais eu Alexandra à mes côtés ce jour-là. Malheureusement, elle a passé son examen le matin, je crois. Je ne sais plus. Vraiment, je pense que mon cerveau a volontairement enlevé des détails de ce jour. Et puis, je fais un peu n'importe quoi, soyons honnêtes, alors que ce sujet, je le maîtrisais vraiment. J'arrive même pas à sortir le bon nombre d'assiettes. J'ai perdu beaucoup de temps entre le lavage de mains compulsifs, entre ce long moment où j'étais pétrifiée sur place à ne rien pouvoir faire, ce moment où j'ai dû me faire soigner. Au vu de ce que je sers, je sais que clairement, ma pratique, je l'ai ratée. Je sais néanmoins que j'ai l'échange avec le jury, et je me dis que bon, malgré le stress que j'ai, enfin, c'est pas ce que je me suis dit à l'instant T, mais je pense que c'est ce que je me dis aujourd'hui avec le recul. Finalement, des euros, j'en avais déjà fait plein. Ça a toujours été très stressant, mais j'ai toujours réussi. Donc, pourquoi pas cette fois-ci ? Effectivement, on discute avec le jury. Il me pose beaucoup de questions, je pense pour vérifier mes compétences. Tout de suite vient sur le tapis le fait que j'ai été très stressée. Et je leur dis que oui, effectivement, j'ai été très stressée, que ça m'a fait perdre beaucoup de temps, et que ça fait partie des raisons pour lesquelles je n'ai pas pu servir ce que j'aurais aimé servir. Ils me questionnent sur plein de choses que je n'ai pas faites. On me pose vraiment des questions assez techniques. Je réponds à tout, et je rajoute même des détails. Je pense, pour prouver que je ne suis pas incompétente, que j'ai des connaissances, que c'est juste que, voilà, j'ai perdu pied. Évidemment, les réponses étaient bonnes. On me pose aussi des questions sur... la gestion des déchets. Pour la petite histoire, il fallait monder des tomates, donc enlever la peau. Et en fait, la question c'était, qu'est-ce qu'on pourrait faire avec la peau ? C'est super drôle qu'on pose la question à moi alors que j'étais en pleine rédaction d'un livre autour du zéro déchet. Donc un livre de recettes de cuisine autour du zéro déchet. Arrive cette question, qu'ils m'ont posée à plusieurs reprises. Avez-vous besoin de ce diplôme pour votre avenir professionnel ? Et là, je leur dis que non, que je l'ai fait pour moi, pour tester mes connaissances, mes compétences, mais que non, je n'ai pas... l'objectif de travailler en cuisine. Je me dis qu'ils vont savoir que je ne suis pas un danger, que je n'irai pas dans une cuisine mettre le feu ou peu importe ce que je pourrais faire. Et du coup, ils vont comprendre qu'il y a eu le stress, etc. En fonction finalement de l'écrit, hop, ça peut passer quoi. Je pense que j'aurais dû dire que j'en avais besoin, parce que je pense que ça aurait peut-être joué en ma faveur. J'en sais rien. Je ne le saurais jamais. Donc finalement, je sors de là en me disant, j'ai raté l'épreuve. Je le sais. Ce n'est pas de ces fois où on se dit j'ai raté. mais pas vraiment en fait. Non, c'est de ces fois où je sais que je me suis plantée. Mais on me dit que les écrits pourront contrebalancer. Donc on me le dit, j'y crois, un peu. Ou plutôt non, je pense que j'y croyais pas, mais que j'ai voulu y croire. Je continue de réviser à fond la partie théorique. Je passe l'examen, et ce n'est pas du tout pour me vanter, mais une simple formalité, il faut dire que j'ai vraiment travaillé. Et effectivement, je sors de là très confiante, ce qui est super rare, parce que dans le cadre de mes anciens diplômes... c'est pas arrivé une fois que je sortais en me disant ouais c'est bon, easy quoi la question que je me posais c'est est-ce que ça peut vraiment contrebalancer la pratique je ne sais pas, ça dépendait vraiment finalement de la note de la pratique et de l'indulgence des membres du jury surtout, l'examen passe et maintenant il faut attendre les résultats alors il faut savoir que l'échec prend souvent une ampleur émotionnelle très forte chez les personnes hypersensibles le sentiment d'injustice peut être exacerbé surtout quand les efforts fournis sont grands et surtout quand, comme moi, on a un sentiment d'injustice qui peut très vite se réveiller. Il faut aussi savoir qu'on a une mémoire émotionnelle qui reste vive longtemps. Donc on peut avoir des flashbacks, de la rumination mentale, toutes ces choses qui ne font pas du bien. Parce que finalement, quand on regarde un peu le déroulement de tout ça, je me suis tellement impliquée que c'était comme bâtir une maison pendant des mois et la voir s'écrouler d'un coup sans avoir même pu y mettre le toit. Parce que sans surprise, de toute façon c'est dans le titre, il n'y a pas de suspense à avoir. Les résultats tombent. Petite blague de l'univers, ça tombe le jour de l'anniversaire de mon blog. Au final je me dis, c'était peut-être un petit signe pour me dire, ok, t'as raté l'examen mais regarde ce que t'as construit à côté. Ce jour-là je ne l'ai pas du tout vu comme ça, je peux vous le dire. Donc on se retrouve avec Alexandra dans un café. Là en vous parlant de tout ça, je vois encore exactement là où on s'était installé. Je pense que si je cherchais bien, je pourrais même vous dire ce qu'on avait consommé. Et on attend. On attend l'heure de... diffusion des résultats. Puis elle regarde, elle a les prises, elle a obtenu son examen. Et pas moi. Et là, c'est super dur. Donc je suis évidemment extrêmement contente pour elle. Mais je me sens vraiment très mal. J'ai envie de pleurer. Le sentiment d'injustice est extrêmement fort. Je ressens de la honte aussi, et beaucoup de colère. Je pense que la colère que je ressentais, c'était surtout du fait de mes particularités. Alors que finalement, je ne connaissais pas la moitié de ce que je sais aujourd'hui. Mais juste cette hypersensibilité me mettait en colère parce que je savais très bien que c'était mon stress qui m'avait fait perdre pied en fait et qui m'avait mené à cet échec alexandra faisait que me dire que c'était pas possible que c'était pas possible qu'elle ait l'examen et pas moi elle comprenait pas et en fait moi je le savais j'avais foiré ma pratique quoi pour la petite histoire j'avais eu 18 sur 20 et 19 sur 20 à l'écrit j'ai pleuré pendant deux jours j'étais en colocation à à l'époque avec ma meilleure amie Donc on était avec ça, moi j'y vais chez eux, parce qu'on prévoyait de repartir, voyager, donc on voulait pas s'installer pour le moment. Et c'était dur pour eux de comprendre comment je pouvais rester bloquée là-dessus. Et en fait ils me répétaient les mêmes choses, à savoir, c'est pas ça qui définit, tu sais très bien que c'est le stress, le talent tu l'as, les compétences tu les as. En fait j'entendais, mais la douleur émotionnelle était si forte que c'était impossible pour moi de l'intégrer et de l'accepter à ce moment-là. Donc les jours passent, c'était super difficile pour moi de tourner la page. J'avais des flashbacks à chaque fois que je cuisinais. En fait, quand je me retrouvais avec un de mes couteaux de cuisine que j'avais utilisé lors de l'examen, j'avais des flashbacks de ce jour-là. de ce qui s'était passé, etc. C'était vraiment horrible. Et je n'arrivais pas à chasser ça de ma tête. Et je ne comprenais pas pourquoi ça restait. J'ai découvert plus tard en psychothérapie qu'en fait, ça avait été un trauma pour moi. On dit souvent, il n'y a pas de petits et de gros traumas, il y a juste des traumas. Peu importe ce qui nous a traumatisés. En fait, c'est la charge émotionnelle qui est liée à un événement qui fait que ça peut devenir un trauma ou pas. Et pour le coup, la mienne, elle était super élevée. J'étais vraiment frustrée en fait de ne pas avoir cet examen parce que je pense que je savais que j'avais les compétences. Et je trouvais ça injuste, vraiment, d'avoir fourni tous ces efforts pour entre guillemets rien. Alors on me disait que je pourrais le repasser, mais en fait c'était impensable pour moi. C'est un peu comme si c'était trop tard, le moment était passé, j'avais raté, c'est tout. C'est tout ce qu'on allait retenir. Puis je n'ai pas eu d'autre choix que de prendre du recul. Clairement l'explication théorique je l'avais. Cet examen n'était pas conçu pour moi. Aujourd'hui je pourrais même dire que certains examens dits classiques ne sont pas toujours conçus pour les cerveaux. neurodivergents. Tout comme beaucoup de choses dans la société ne sont pas conçues pour des personnes neuroatypiques. On doit composer avec, mais parfois c'est tout simplement pas possible. L'objectif c'était aussi de voir, d'identifier les facteurs externes et internes qui ont vraiment rendu cette situation ingérable. Et ça a peut-être été la première étape vers l'acceptation. Même si aujourd'hui, quand j'y repense, ben ça reste un gros échec pour moi. Aussi parce que, comme je vous le disais, je n'avais jamais raté aucun examen, et celui que je rate était certainement le seul que j'avais choisi de passer. Et avec le cœur. Vraiment pour la passion. Et je pense que je m'étais toujours accrochée à ce truc de, quand on est passionné, c'est sûr qu'on réussit. Parce qu'on donne tout. Et j'avais tout donné. Mais j'ai échoué. Et je pense que je comprenais pas. Ça n'avait pas de sens pour moi. Alors qu'au final, quand on prend du recul, qu'on connaît aujourd'hui mes particularités, bah en fait c'était comme essayer de courir un marathon avec des chaussures trop petites, sur un parcours complètement inconnu. Et puis sans vouloir de ne pas avoir gagné. C'était un peu écrit d'avance en fait. pourtant j'avais déjà fait une immersion en cuisine et j'avais vu à quel point le stress que ça engendrait faisait que c'était impossible pour moi je sais bien que dans ma propre cuisine si je mets plusieurs préparations sur le feu il est possible que j'en crame une est-ce que ça veut dire que je ne sais pas cuisiner pour autant ? je ne crois pas ça veut surtout dire qu'en fait j'ai des difficultés à gérer trois préparations en même temps et je sais que ça relève de ma fonction exécutive, aujourd'hui je le sais et encore si je prends du recul je le sais mais à chaque fois que ça m'arrive je me dis punaise c'est pas possible et à chaque fois ça me rappelle à quel point ce CAP n'était pas fait pour moi. Donc aujourd'hui je sais que la surcharge sensorielle et le stress des cuisines font qu'en fait c'est un environnement inadapté à mon TSA. C'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai choisi de ne pas le repasser, même si je pensais que ça avait un lien plutôt avec mon TDAH, mais je pense que c'est un bon mix des deux. Je sais aussi que le multitâche intense est clairement incompatible avec mon TDAH, et c'est ok. J'ai aussi pris conscience à quel point c'était mon besoin d'approbation extérieure qui m'a poussée à me faire violence et à aller passer cet examen. Parce que quand on sait que dès que je pensais à la date de l'examen, dès que je pensais même des mois avant au fait de passer cet examen, je commençais à limite angoisser, j'aurais dû me dire, bon, on laisse tomber en fait, on n'y va pas. C'est peut-être pas pour toi. Et en fait, j'avais tellement besoin de ce papier que j'y suis allée. Et c'était clairement pas respecté mes besoins. Et c'est ok, c'est comme ça qu'on apprend. D'ailleurs, si je devais le repasser aujourd'hui, je ferais des demandes d'aménagement, à savoir être sur un îlot le plus isolé possible et peut-être le plus proche du lavabo aussi. Je demanderai à visiter au préalable le lieu, même si là vous avez bien compris que ça aurait été compliqué vu le contexte, à pouvoir avoir des démonstrations du matériel, et je le demanderai par email parce que je ne serai peut-être pas capable de le faire en face de la personne. J'utiliserai un casque anti-bruit, je mettrai en place de grosses stratégies de régulation émotionnelle, et surtout je pense que j'adapterai mes attentes, à savoir est-ce que ce diplôme est réellement nécessaire pour moi aujourd'hui, qu'est-ce que ça engendre, est-ce que l'impact est plus positif que négatif, et en fonction prendre la décision la plus adaptée à mes besoins et à mes envies. Je pense que cette phrase résume bien que l'échec ça peut être vraiment un miroir précieux de nos besoins, de nos limites et aussi de nos vérités. Ça ne veut pas dire qu'on est incompétent, mais plutôt qu'on a peut-être évolué dans un cadre qui était inadapté. J'ai trouvé une métaphore qui me parlait bien. Ce n'est pas parce qu'une plante ne pousse pas dans un pot qu'elle est défectueuse. C'est peut-être juste le mauvais pot. Ce qui est sûr, c'est que cet échec m'a appris, ou en tout cas tente de m'apprendre, qu'un diplôme ne définit pas ma valeur. je sais pertinemment qu'en contrôle continu, j'aurai obtenu le CAP. Et je le vois bien que ma valeur n'est pas définie par un diplôme, parce que j'avais pris mon courage à deux mains pour annoncer cet échec du CAP, aussi parce que, pour la petite histoire, j'avais choisi au départ de ne pas annoncer le fait que je m'inscrivais à ce CAP en candidat libre. La raison était simple, en cas d'échec, je n'aurais pas besoin d'en parler, et du coup, je n'aurais pas besoin d'avoir honte. Voilà, c'était ça ma stratégie. Finalement, j'en ai parlé, parce qu'en fait, les séances d'entraînement étaient si chouettes que j'ai voulu en parler. Il a bien fallu que j'annonce que je n'avais pas obtenu de diplôme. Ça a été très dur pour moi parce que j'avais honte. Parce que je me suis dit que tout le monde allait découvrir que j'étais nulle en fait. Ça c'est ce que mon cerveau me racontait. Il disait, regarde, t'as pas eu ton diplôme, mais tu crois que les gens vont faire quoi ? Les gens vont découvrir que t'as pas le niveau. Mon syndrome de l'imposteur s'est réveillé mes puissances. 20 000 ! Mais j'avais pas le choix, je pouvais pas reculer. On m'écrivait en message privé pour me dire alors alors les résultats. J'avais tellement honte, c'était affreux. Aussi parce que je ne sais pas définir ma propre valeur. J'ai besoin de l'approbation des autres parce que je ne connais pas ma valeur. Je me disais que j'étais nulle parce que j'avais raté. Bah je pensais que les autres se diraient la même chose. Et quelle belle surprise j'ai eue quand j'ai lu tous ces messages qui me disaient qu'en fait ce diplôme c'était qu'un bout de papier mais par contre que mon blog, que mes recettes... que toutes ces personnes qui les ont testées, qui les ont adorées, c'était eux finalement mon bout de papier. Si j'avais besoin d'un bout de papier, d'un seul, ce serait ça en fait. C'est le retour de mes lecteurs. J'ai relu les messages là récemment, parce que justement je cherchais à documenter un peu mieux mon épisode, vu que j'avais des petits passages qui m'échappaient. Mais cette bienveillance dans les messages, ça m'a donné envie de pleurer. Et puis ça m'a rappelé à quel point ce que je faisais, ça avait du sens quoi. Parce qu'aujourd'hui j'ai mis un peu le blog en stand-by, pour les raisons que j'ai évoquées dans mon épisode sur le burn-out. Ouais, ça m'a limite remotivée. Ça m'a un peu rallumée la flamme, quoi. Et c'était beau. Donc oui, un diplôme ne définit pas ma valeur. Maintenant, mon travail, ça va être de prendre conscience de ma valeur et de ne pas attendre que les autres définissent ma valeur. Cet examen m'a aussi appris que je ne me réexposerai plus à un tel niveau de stress. C'est pas possible, c'était trop horrible. J'ai traîné la charge émotionnelle des mois, si on ne peut pas compter ça en années. C'est pas le plus simple, j'y travaille, mais clairement, j'ai conscience que l'approbation ne doit pas... pas venir de l'extérieur mais de l'intérieur. Entre en avoir conscience et l'intégrer, l'appliquer, il y a quand même un fossé. Mais c'est déjà pas mal. La graine a clairement été plantée. Maintenant, il n'y a plus qu'à l'arroser et attendre que ça pousse. Ce qui est quand même assez dingue dans tout ça, c'est que moi, je cherchais tellement ce petit bout de papier, ce tampon qui disait ou qui était capable. Alors que quelques mois plus tard, et quand je dis quelques mois, c'est que finalement, j'ai eu mes résultats en septembre, je pense. Ouais, je crois que c'était en septembre. Un mois plus tard, j'ai publié la campagne participatif pour l'auto-édition de mon premier livre de recettes de cuisine, donc en novembre 2020, et la campagne s'est validée en 24 ou 48 heures. Lors de la campagne, j'ai vendu 700 exemplaires. Clairement, je pense que ça devrait suffire à prouver que je suis capable. Parce que finalement, contrairement à certaines personnes, je ne rêvais pas d'avoir un CAP cuisine. Je l'ai clairement fait pour les mauvaises raisons, quand on y réfléchit. Par contre, je rêvais d'écrire un livre de recettes. et je l'ai fait, je l'ai auto-édité et j'en ai vendu. Donc c'est que ça a intéressé, parce qu'au-delà des ventes, c'est pas ça qui est important pour moi, c'est pas le bénéfice financier que j'en ai fait, c'est pas une surprise qu'on gagne très peu d'argent en vendant des livres, surtout en auto-édition. Mais c'est surtout que j'avais la preuve que mon travail plaisait, que ce que je faisais ça plaisait. Et ça, ça a vraiment réchauffé mon cœur, parce que j'étais tellement mal suite à tout ça. J'avais besoin de quelque chose qui me rappelle le pourquoi. Pourquoi je faisais ce métier. C'était vraiment pas facile comme épisode, de se remémorer tout ça, mais je pense que c'était important pour moi de le faire. Si ça peut aider, même une seule personne, à comprendre quelque chose, à avoir un petit déclic, ou juste à se souvenir que, ouais, un échec ne définit pas notre valeur, c'est déjà énorme. Bon, l'épisode touche à sa fin, je vais faire une petite synthèse des messages clés à retenir, et je vais les dire doucement, pour que vous puissiez bien les intégrer. Le premier, un échec ne définit pas notre valeur. Je sais, je l'ai dit plusieurs fois, mais c'est si important qu'on le redit une dernière fois. Le deuxième. certains environnements ou épreuves ne sont tout simplement pas faits pour nous et c'est ok. C'est parfois frustrant, c'est vrai qu'on choisit pas notre fonctionnement, on choisit pas notre sensibilité, on choisit pas non plus nos capacités, mais je pense que l'accepter c'est peut-être le meilleur cadeau qu'on puisse se faire à soi-même. Le troisième, la quête de reconnaissance est humaine, mais elle ne doit pas nous faire violence. C'est important de ne pas s'infliger des choses qu'on ne peut pas supporter, juste pour le regard des autres, juste pour avoir une validation extérieure. Et le dernier, il est possible d'apprendre, de se reconstruire, de transformer une blessure en puissance. Pour ma part, je sais que c'est possible. Je ne suis pas sûre d'avoir réussi à la transformer en puissance, mais je sais ô combien ça aura impacté ma vie par la suite. Et maintenant que j'ai découvert mon fonctionnement, je comprends tellement mieux pourquoi j'ai échoué. Et je pense que là, du coup, j'ai vraiment intégré que ce n'était pas mes compétences le souci, C'était mon fonctionnement et le fait que cet examen n'était pas... pas adapté à celle que je suis et c'est ok. Si vous traversez ou que vous avez traversé un échec qui a pu vous bouleverser, j'espère vraiment que cet épisode vous aura aidé à poser un regard plus doux sur vous-même. J'ai relu un commentaire que m'avait laissé ma meilleure amie sous justement l'annonce de cet échec, où elle me disait « Bienveillance envers soi-même, c'est clairement ce qu'il faudrait faire, agir avec soi comme on agirait avec les autres. » Si on avait retourné la situation et que Alexandra avait échoué à l'examen, jamais j'aurais douté de ses compétences. C'était plus difficile à faire pour moi-même, et je sais pourquoi, mais c'est important d'essayer d'être vraiment bienveillant envers soi-même. Ceci n'est pas une injonction à l'être, mais une proposition d'aller vers ce chemin-là. J'espère en tout cas que cet épisode vous aura plu. Je pense en tout cas que pour moi, c'était... une nouvelle manière d'extérioriser et de continuer de parler et de faire baisser la charge émotionnelle liée à tout ça. Je me rends d'ailleurs compte qu'elle est quand même moins présente qu'avant. Si j'avais hésité à faire cet épisode, c'est aussi parce que, vraiment, j'ai quand même encore ce petit sentiment de honte d'avoir raté. Et en même temps, c'est comme si en arrivant à la fin de cet épisode, il n'était plus là. Comme si j'avais compris qu'en fait, il n'y avait aucune raison d'avoir honte. Parce qu'un échec, déjà, ce n'est pas grave. Et puis en plus, on peut retenter si on a envie. Et même si on n'a pas envie, ça aurait été une expérience, ok, pas très bonne dans mon cas. Mais quand on sait pourquoi, je pense que c'est plus simple. On ne nous apprend pas assez à échouer, et quand ça arrive, on est souvent un peu perdu. Et c'est vraiment valable pour tout le monde, je pense. Sauf pour ceux qui ont cette culture de l'échec qu'on peut avoir dans d'autres pays. Chez nous, quand on échoue, dans la société française, c'est vraiment pas très bien vu. Alors que je pense que l'échec devrait être revalorisant en expérience. Et même si c'est tellement plus facile à dire qu'à faire, je pense en effet que nos expériences professionnelles... ou personnel, seraient plus riches si on s'autorisait à parfois échouer. Ça demande peut-être plus de sorties de zone de confort, des prises de risques. Mais en fait, je pense que l'échec n'est pas si fréquent que ça, à mon avis. Alors que la peur de l'échec peut vraiment bloquer, dans le sens où on peut peut-être se dire « j'ai trop peur d'échouer, donc je n'y vais pas » . Alors qu'au final, quelle est la réelle chance, le pourcentage de chance qu'on échoue ? On ne le saura jamais si on n'essaie pas. Sur ces belles paroles, je vous souhaite une excellente journée. J'espère que cet épisode vous a plu. Si c'est le cas, n'hésitez pas à le partager autour de vous pour le rendre plus visible. N'hésitez pas à me laisser un commentaire sur Apple Podcasts, Spotify, à m'envoyer un petit mot via mon compte Instagram Murmure Atypique. 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