Speaker #0Bienvenue sur Musulmane en chemin, le podcast qui t'accompagne à cheminer vers Allah, te connaître, t'apprécier, pour une vie épanouie ici-bas en préparant l'au-delà. Je suis Amina Zamoun, ingénieure, coach professionnel, étudiante en sciences islamiques, et ici ta coach musulmane qui t'aide à prendre soin de toi et de ta foi. Ça te dit ? Alors c'est parti ! Assalamu alaikum warahmatullahi wabarakatuh meser et bienvenue dans l'épisode 45 du podcast Musulmane en chemin, déjà ! Et oui, je bug dès le début parce que ça fait longtemps. Et sachez que je vais faire une petite introduction avant le sujet justement de par cette pause. Et donc dans cet épisode, on va parler justement d'un sujet que je trouve vraiment très très très intéressant et important. Et je me suis dit que c'était une bonne manière de reprendre le podcast après cette pause qui honnêtement était plus que nécessaire. Et sur Pranala, le dernier épisode que j'ai publié, c'était sur l'équilibre de vie. Et à ce moment-là, j'ai vraiment vécu le fait que le podcast n'était plus... la priorité dans ma vie. Il ne pouvait plus être une priorité parce que pour être transparente avec vous, si j'avais continué le podcast, eh bien ça aurait voulu dire le mettre avant ma famille, avant ma santé, avant ma spiritualité. Et ça, ce n'était pas une option et ça ne le sera pas, toujours pas. Et je demande à Allah que ça ne le soit jamais. Mais aujourd'hui, j'ai envie de le remettre à sa place, pas au détriment du reste, mais à sa place dans mon temps de travail. Et j'invoque Allah. pour qu'il mette sa baraka dans mon temps, dans notre temps. Qu'Allah nous accorde une science utile qu'on peut appliquer et partager, incha'Allah, et qu'Allah mette de la baraka dans notre temps et nous permette d'utiliser notre temps de manière utile. Parce que ô combien, je pense, encore plus aujourd'hui, vraiment notre temps part dans des choses pas utiles malheureusement, et qu'Allah nous pardonne. En sachant, bien entendu, si je reviens à la pause, que les pauses sont utiles, d'accord ? Et ce, quel que soit le domaine, elles sont même nécessaires, et idéalement, elles mériteraient d'être... programmer et personnellement là par rapport au podcast la prochaine fois j'essaierai de vous prévenir parce que pour retransmettre on a besoin de se nourrir intérieurement et on a aussi besoin de repos je pense qu'Allah nous le montre rien que par comment il nous a créé avec l'alternance du jour de la nuit, bon on pourrait méditer là dessus longtemps mais sinon je vais repartir sur un autre épisode de podcast et en même temps la régularité, la constance c'est quelque chose d'hyper important là encore Allah nous le montre par exemple avec la prière également avec un hadith que j'aime beaucoup beaucoup, qui nous rappellent que l'acte le plus aimé d'Allah, c'est celui qui est constant même s'il est petit. Et donc, on a un vrai juste milieu entre se respecter, prendre des pauses, prioriser l'essentiel, et une certaine régularité. Et je remercie d'ailleurs Oustadha Zaynab de Coran de mon cœur pour ce rappel que j'ai pris très personnellement dans un épisode de podcast qu'elle a fait sur la musique. Je vous invite d'ailleurs vraiment à l'écouter, c'est un épisode très intéressant et très important. surtout dans le monde dans lequel on vit aujourd'hui. Et là, comme ça, vous ne voyez peut-être pas le lien entre la musique, la régularité, mais en gros, elle explique notamment comment la régularité dans des contenus bénéfiques peut devenir une cause pour diminuer, voire arrêter certaines d'écouter de la musique. Et j'espère être une cause de bien, un contenu bénéfique, Inch'Allah. Et je demande vraiment à Allah de m'aider dans cette régularité, Inch'Allah. Et en parlant de régularité, un autre élément où on en a absolument besoin, c'est le fait. de faire des points réguliers avec soi-même. Vraiment, c'est un sujet très important pour lequel je me bats, vraiment, parce que quand on fait des points réguliers avec soi-même, ça permet de voir où on en est, justement pouvoir questionner ses priorités, ce qui nous convient, ce qui ne nous convient pas, dans quelle direction on va, est-ce qu'on sait même où on veut aller ? Et donc, a fortiori, ne pas vivre une vie en pilote automatique. Magnifique transition vers le sujet du jour, n'est-ce pas ? Et donc, on va parler de ce pilote automatique et du danger de traverser sa vie sans vraiment la vivre. Avant ça, petit focus sur le fameux pilote automatique qui, à première vue, a l'air plutôt rassurant. Même très rassurant, très safe. Si je prends l'image d'un avion, donc on imagine un avion, quand le pilote automatique est enclenché, l'avion avance, il est stable, il suit une trajectoire, tout semble sous contrôle et pour le pilote c'est plutôt chill. Je ne suis pas pilote. Désolée s'il y a des pilotes qui m'écoutent, mais en tout cas, c'est un peu plus confortable. Il n'a pas besoin d'être constamment aux commandes. Et dans la vie, c'est pareil. Quand on est en pilote automatique, on avance en pilote automatique, on ne se pose pas de questions. C'est comme ça qu'il faut faire. C'est ce qu'on nous a dit qu'il fallait faire. Mais il y a une question qui est absolument essentielle et qu'on oublie de se poser. Et si l'avion ne nous emmenait pas là où on veut vraiment aller ? D'ailleurs, est-ce qu'on sait vraiment où on veut aller ? Est-ce qu'on sait comment on aimerait y aller ? À quel rythme ? Avec quelle priorité ? Quel sens ça a ? Et du coup, ce pilote automatique qui paraît safe, c'est suivre ce qu'on nous a appris à faire, ce qu'on nous a dit qu'il fallait faire, ce qu'on nous a dit qui nous amènerait le bonheur, mais selon qui en fait ? Parce que clairement, ce n'est pas ce qu'Allah nous dit, ce n'est pas ce que l'islam nous enseigne, vraiment, l'islam ne nous enseigne pas à être en pilote automatique, et on va en parler. Donc, je répète, selon qui ? Et une fois qu'on se rend compte que la destination n'est pas celle qu'on souhaite, que la destination n'est pas la bonne, et en plus que la vie qu'on a aujourd'hui n'est pas non plus celle qu'on souhaite, parce que clairement c'est corrélé, est-ce que ça a du sens de rester en pilote automatique ? Il y a un dicton que j'aime bien, que j'ai déjà dû lire dans d'autres podcasts, en tout cas mes clientes m'ont déjà entendu le dire, c'est sûr, c'est quand deux personnes courent dans la mauvaise direction, La première qui arrive à destination, c'est celle qui s'arrête. Je vais le répéter. Quand deux personnes courent dans la mauvaise direction, la première qui arrive à destination, c'est celle qui s'arrête. Et là, j'ai envie de dire, c'est arrêt d'urgence, si je reste dans la métaphore de l'avion. Et concrètement, de quoi je parle quand je dis qu'on est en pilote automatique ? Je parle du fait que très souvent, dans un premier temps, on est beaucoup à ne pas vraiment se demander pourquoi on fait les choses. On se lève le matin. On enchaîne avec notre journée, parfois on a nos prières, parfois même pas malheureusement. On enchaîne les tâches de la journée, on remplit différents rôles, et le soir on dort et rebelote. Et on se dira que peut-être un jour ça ira mieux, que c'est comme ça qu'il faut faire, sans jamais se demander si c'est ce qu'on veut, et encore moins si c'est ce qu'Allah attend de nous. Et puis peut-être qu'un jour on commence à se poser la question, à réfléchir au sens de cette vie, de notre vie. Et puis, on commence à se questionner, à remettre en question ce qu'on nous a appris. Et c'est là, en fait, qu'on commence un petit peu à sortir du pilote automatique. Ou plutôt, on commence à avoir conscience qu'on est en pilote automatique, mais qu'on n'est pas obligé de faire comme ça. Et puis, on va se demander qui nous a appris ça. Qui sont ces personnes qui nous ont dit que c'était ça la vie, que c'était ça le bonheur ? Probablement que la majorité d'entre vous avait déjà vécu cette étape. Peut-être que pour d'autres, ça sera le réveil aujourd'hui. Et elhamdoulilah pour ça. Je nous souhaite à toutes, honnêtement, que ce soit un réveil, moi la première, parce que le pilote automatique, c'est pas parce qu'on en sort à un moment qu'il ne peut pas se réenclencher différemment plus tard. Vraiment, parfois, on y reglisse sans s'en rendre compte. Et en soi, c'est humain, on est par définition imparfait, imparfaite, on va tomber, mais l'objectif, c'est de s'en rendre compte, de se relever. Et de ne pas rester dans un nouveau pilote automatique qui ne nous amène pas là où on veut pendant des mois, voire des années, et pire encore, jusqu'à la fin. Et qu'Allah nous en préserve. Je pense que vous l'avez compris, le pilote automatique, il donne une illusion de sécurité, mais il nous enlève quelque chose d'essentiel. La conscience. Et la conscience, c'est ce qui est essentiel. C'est ce qui fait de nous des humains. C'est notre intelligence. Les animaux, ils font des choses sans se poser de questions. Nous, en tant qu'humains, on a ce cadeau et cette... responsabilité. C'est cette conscience d'ailleurs qui nous permet d'avoir notre libre-arbitre qu'Allah nous a donné. Et du coup, à partir de là, je vois trois questions que j'aimerais qu'on se pose ensemble. La première, c'est pourquoi est-ce qu'on est en pilote automatique ? Ensuite, quels sont les dangers du pilote automatique ? Et enfin, surtout, comment on en sort ? Donc, on va faire travail ensemble, tranquillement, sans se juger, sans se taper dessus, et le but aujourd'hui, c'est pas la culpabilité, Le but, c'est la lucidité. Donc, première chose importante à comprendre, c'est que la majorité des gens qui vivent en pilote automatique n'en ont pas conscience. Et c'est ça qui est fou et qui rend le pilote automatique encore plus dangereux. Parce que quand t'es dedans, tu le vois pas. Tu fais, tu gères, t'avances. Et on pense que c'est ça la vie normale, c'est ça la vie d'adulte. On pense que c'est être responsable. Mais encore une fois, selon qui ? Et je vais prendre une métaphore un peu dure, mais ça me fait vraiment penser à ça. C'est un peu comme les souris de laboratoire, vous voyez, qui courent dans une roue, elles courent, elles courent, elles courent, sans jamais se demander pourquoi. Elles s'épuisent, sans jamais se rendre compte qu'elles sont en train de tourner en rond, qu'elles ne sont pas en train d'avancer en fait. Pire que ça, elles s'épuisent, elles perdent leur temps, leur énergie, pour rien. Et vraiment déjà, quelle horreur ces expériences, vraiment pauvre souris. Mais l'image est parlante. Parce que quand t'es dans la course... T'as pas le recul pour voir la course, en fait. Et subhanallah, cette société dans laquelle on vit aujourd'hui, la manière dont elle est construite, mais c'est une course permanente. Vraiment. Si on prend le classique, tu fais tes études, ensuite l'objectif c'est d'avoir le CDI, de gagner de l'argent, de gagner de plus en plus d'argent, d'être belle, d'avoir une maison propre, de gérer ton foyer, d'être perférent partout. Et surtout, ne pas faiblir, ne pas ralentir. Et vous voyez qu'à chaque fois, en plus, un objectif en cache un autre. Parce que si je prends juste l'exemple du travail, c'est vraiment le truc classique le peu parlant. Déjà, tu apprends plein de problématiques au boulot, tu te tues à la tâche pour... Un patron, d'accord, pour qu'un patron s'enrichisse. Ensuite, t'attends juste la prochaine promotion, etc. Mais jusqu'à quand ? Et à quel prix, surtout ? Vraiment, à quel prix ? Il est très, très important. Je coache régulièrement des sœurs qui sont haut placées, qui ont des fonctions, qui défient un peu les règles, ce qu'on voit un peu autour de nous. Mais à quel prix ? Et si je reviens du coup à cette course, On est vraiment... Et ça me fait rire, je ris d'avance à cette expression. On est vraiment dans une course contre la montre. Et est-ce que je dois expliquer en quoi cette expression, elle veut finalement tout dire ? Mais vraiment, c'est cette course où on n'a pas le temps de se poser, on n'a pas le temps de se reposer, on n'a pas le temps de réfléchir, on n'a pas le temps de ressentir. Ou plutôt, on ne prend pas le temps, n'est-ce pas ? Je vous renvoie à l'épisode sur le « j'ai pas le temps » . Et petit à petit, en fait, on vit sans trop se poser de questions. Et est-ce que ce ne serait pas là un des plans les plus réussis de Chétan ? Et en parlant de Chétan, on va justement parler des dangers du pilote automatique. Déjà, parce qu'on ne se pose pas de questions, on ne sait pas vers où on va, on peut évidemment prendre la mauvaise direction. C'est même sûr, on va prendre la mauvaise direction, une mauvaise direction. Parce qu'on peut faire partie des égarés, déjà. Les égarés, ce sont ceux qui ne se posent pas de questions. D'ailleurs, dans surat al-Fatiha, on demande à Allah, donc adwilam sh-tarjim, bismillahirrahim, je ne vais pas citer toute surat al-Fatiha, mais on demande à Allah de nous guider, donc ehdinas sirat al-mustaqim, guide-nous vers le droit chemin, sirat alladhina an'amta alayhim, donc vraiment le chemin de ceux que tu as comblés de faveur, ghayrin marzobi alayhim wa lad-dhalin, donc on demande à Allah de nous guider vers le droit chemin, le chemin de ceux que tu as comblés de faveur, Donc voilà, on vise haut, on vise Yassine, n'est-ce pas ? Et on demande à Allah de ne pas nous guider vers le chemin de ceux qui vont encourer ta colère, ou la colère même, de manière générale, ni les égarés. Donc on ne veut pas faire partie des égarés. Et si on ne veut pas faire partie des égarés, alors on doit automatiquement se poser des questions. On doit automatiquement se remettre en question. Et religieusement, ça pose énormément de problèmes de ne pas se poser de questions. Déjà, premièrement, nos actes ne valent que par l'intention. Donc, si je ne sais pas quelle est mon intention, si je ne clarifie pas mon intention parce qu'elle change, je vais vous refaire tout l'épisode, parce que j'en ai parlé en long, en large, en travers, notamment dans les épisodes sur le travail sur soi, je crois qu'il y en a un, c'est le numéro 2, et l'autre, le 35 sur le travail sur soi et la purification de l'âme. Donc allez les écouter si ce n'est pas déjà fait. Mais du coup, vraiment, on se doit de se poser des questions. Si mon insonction change, si j'ai des ouest-ouest, si mon œuf pointe le bout de son nez, Je me dois de poser des questions sur tout ça. Je me dois bien évidemment également de me remettre en question lorsque je fais des péchés, lorsque j'agis mal, etc. Donc rien que là, le pilote automatique, vous voyez qu'il est complètement contraire à l'islam. Je ne parle pas de l'avion, d'accord ? Je pense que dans les avions, c'est plutôt bien qu'il y ait un pilote automatique parce que la destination, déjà, on la connaît, on l'a validée, etc. Bref. Mais dans notre vie, on se doit de la vivre de manière... intentionnelle. Là encore, je repense à un autre épisode de podcast, celui, c'est l'épisode 9 sur le sens de notre vie. N'hésitez pas à l'écouter si ce n'est pas déjà fait. Parce que, ben ouais, pourquoi Allah nous a créés ? C'est pour ça que je vous ai répété plusieurs fois et je vais continuer à le faire. Je vous parle de, voilà, ce pilote automatique, ces normes, mais selon qui ? Parce qu'on oublie de regarder ce qu'Allah nous dit. Allah, c'est notre créateur. C'est lui qui sait pourquoi il nous a créés. Et donc, au lieu d'utiliser le mode d'emploi que notre créateur nous a donné, on va en choper un autre. Et donc, on le voit, rien que dans notre religion, on se doit de se poser des questions. Et je prends encore un exemple, parce que je le trouve aussi très parlant, et il me vient à l'esprit là, c'est celui de la prière. Pour qui est-ce qu'elle est obligatoire ? Est-ce qu'elle est obligatoire pour un enfant de 2 ans ? Non, bien sûr, parce qu'il ne sait même pas pourquoi il prie, qu'est-ce qu'il raconte, qu'est-ce qu'il dit, etc. Est-ce qu'elle est obligatoire pour des personnes... qui n'ont plus toute leur tête. Non, bien sûr, parce qu'encore une fois, pour qui ils vont prier ? La prière, elle doit avoir un sens. On doit savoir pour qui on prie. On doit avoir la maturité, la responsabilité, la conscience de pour qui je prie, qui est-ce que je suis en train de prier. Parce que cette même prière, si mon intention c'est de la faire pour le regard des autres, si mon intention, si je fais la prière non pas pour Allah mais pour, et redoubile, pour une autre créature, ça ne va pas du tout, on est d'accord. D'où déjà l'importance de se poser des questions. Et le fait que le pilote automatique, ça ne va pas. Donc là j'évoquais un peu quelques problématiques religieuses, mais dans notre vie mondaine, ne pas se poser de questions et être un pilote automatique, c'est tout aussi problématique. Parce que si je suis un pilote automatique, Je ne vais pas vivre la vie que je veux, c'est évident, je ne vais pas prioriser mes priorités, je vais être stressée et je vais subir ma vie et non pas la vivre. Déjà parce que je vais suivre des normes qu'on nous a données, que la société nous a données, de c'est quoi une femme aujourd'hui, comment je dois être, qu'est-ce que je dois faire, ça veut dire quoi ? Réussir sa vie aujourd'hui, selon les normes aujourd'hui. Et un exemple parlant, c'est qu'aujourd'hui la femme doit être libre, indépendante, notamment financièrement, travailler beaucoup, etc. être là sur tous les fronts. Et en fait, peut-être que c'est pas ça que je veux, finalement. Peut-être que moi, j'ai envie de travailler moins, à temps partiel, voire pas du tout. Mais j'ai tellement cette pression de la société, d'évoluer dans ma carrière, etc., que je vais pas m'écouter. Mais si je me pose pas la question, comment est-ce que j'en arrive là ? Et donc, a fortiori, comment est-ce que je travaille dessus ? Parce que, attention, c'est pas parce que je sais que je veux quelque chose de différent de ce que je vis. que je le mets forcément en place. Et ça, on ira voir un peu plus tard, incha'Allah. Donc ça, c'est pour la société. Mais bien sûr, il y a aussi les normes culturelles. Par exemple, je pense beaucoup, mais je pense que c'est devant beaucoup de pays, notamment d'Afrique, que c'est comme ça, mais je vais être obligée d'inviter un tel, et je dois faire 15 plats, et ma maison doit être nickel, parce que sinon, c'est la honte. Je rigole parce que vraiment, c'est des pensées que j'ai eues et que j'ai vécues pendant un moment comme ça. Mais encore une fois... Bon, là, j'allais dire encore une fois selon qui, mais ouais, selon nos cultures. Et quand on regarde juste le Prophète Sallallahu Alaihi Wasallam, parfois, il recevait juste avec des lattes de l'eau. Et quand on regarde aussi le Coran, bien sûr, dans Surat al-Nur, les ayats 27 et 28 que je vous invite vivement à lire, où Allah nous dit, par exemple, vraiment, c'est un truc qui nous semblerait impensable dans nos cultures, que si quelqu'un vient toquer chez nous et qu'on ne répond pas, cette personne qui a toqué, elle se doit de partir, de regrousser chemin, de rentrer chez elle, de repartir. Ça nous semblerait tellement impensable alors que c'est Allah qui nous le dit. Et ça paraît logique aussi, parce que parfois je ne suis pas forcément apte à recevoir. Si je ne vais pas du tout bien, il peut y avoir un million de raisons pour lesquelles je ne peux pas recevoir, je ne veux pas recevoir. Subhanallah. À quel point on ne suit pas le mode d'emploi d'Allah. Bien sûr, je n'ai absolument rien contre nos cultures. Vraiment, nos cultures sont belles, toutes les cultures sont belles, ont des belles choses, mais elles ont aussi des choses. qui vont à l'encontre de ce qu'Allah nous transmet. Et là, ça ne va pas, en fait. On se doit de faire le tri. Et donc, d'être consciente, encore une fois. Et je répète un point essentiel, c'est que la culture ou la société, ce que la culture, ce que la société va juger comme acceptable, valorisé, aujourd'hui, va changer demain. Je n'ai pas à faire un dessin, on le voit de jour en jour, à quel point notre société actuelle, elle change hyper rapidement en plus. Mais, à contrario, le mode d'emploi d'Allah, il est immuable. Le Coran, il est là. pour l'humanité et ce jusqu'à la fin des temps. Il s'adapte à chaque époque et à chaque personne. Alors, arrêtons de suivre le mode d'emploi créé par un humain et qui change toutes les trois secondes et suivons le mode d'emploi d'Allah subhanahu wa ta'ala qui nous a créés, donc qui sait ce dont on a besoin. Très bien, maintenant comment on fait pour en sortir ? Déjà, la première chose que j'ai envie de vous dire, c'est que sortir du pilote automatique, ça ne veut pas dire tout changer d'un coup. Et vraiment, c'est très important. Parce que je sais que quand on commence à voir un petit peu les choses, on se dit ok, il faut tout changer. Non. Sortir du pilote automatique, c'est déjà prendre conscience qu'on est en pilote automatique. C'est déjà regarder objectivement ses journées. Observer. Et un petit peu méthodo-scientifique. Vous voyez, avant de changer quelque chose, je dois le comprendre. Je dois comprendre ce qui va, ce qui ne va pas, etc. Et donc, ma proposition pour vous aujourd'hui, c'est de vous observer. Vraiment, observez-vous. prenez de quoi noter et, à la fin de la journée, de votre semaine, écrivez. Bien sûr, écrivez aussi ce qu'il y a de positif. Mais écrivez, parlez avec vous-même, questionnez vos objectifs, re-questionnez vos objectifs, vers où vous voulez aller, comment. Est-ce que c'est la direction que vous êtes en train de prendre actuellement ? Parce qu'on est d'accord, on a tous un objectif en commun ici. Le paradis, incha'Allah. Et le plus haut degré du paradis. Le fer d'avouer, c'est l'aïla, n'est-ce pas ? Incha'Allah. Mais... il y a plein de façons d'y arriver, Inch'Allah. Et il y a aussi plein de façons de nous égarer, bien sûr, et qu'Allah nous en préserve. Autre chose également, attention, sortir du pilote automatique, ça ne veut pas dire être parfaite et suivre parfaitement le plan qu'on a envie de mettre en place. Déjà, on ne sera jamais parfaite, par définition, Allah nous a créé un parfait, mais on se rappelle également qu'on ne contrôle rien, d'accord ? C'est Allah qui est aux commandes. Et faire les choses en conscience, néanmoins, ça c'est tant notre pouvoir, c'est de notre responsabilité. Et avoir plus de conscience des choses, plus de conscience de ce qu'on fait. et également de ce qui est de notre responsabilité ou pas, ça, c'est important. Et alhamdoulilah, parce que vivre en conscience des choses et en conscience d'Allah subhanahu wa ta'ala, ça fait que même dans les moments difficiles, on se rappelle d'Allah et ça va mieux, parce qu'on sait qu'il est aux commandes et qu'il ne nous abandonnera pas. Et en disant ça, je me rends compte aussi que je vais un petit peu vite, parce que peut-être que vous n'aurez pas ces pensées-là de manière immédiate, les pensées que je viens de vous donner, ces pensées avec une bonne opinion d'Allah, parce que ça se travaille. Et ça demande aussi de voir honnêtement quelles sont nos pensées à propos d'Allah. J'en ai parlé déjà dans pas mal de visites de podcast, mais justement, j'ai besoin d'avoir conscience de mes pensées, et donc, par exemple, ici, que je n'ai pas forcément une bonne opinion d'Allah, pour pouvoir travailler dessus. Si je n'ai pas confiance de ça, comment je fais pour avancer ? Donc, encore une fois, conscience, observation, écriture, méthode scientifique. Et je sais, ô combien c'est inconfortable ce travail. Parce qu'on va regarder ce qui ne va pas. Et en plus, on ne peut pas changer d'un coup. Donc c'est frustrant, c'est frustrant. Et on va arriver à une phase de dissonance, en fait, où on voit où on aimerait être, on voit où on en est, on voit l'écart, et parfois ça fait peur. Mais ça fait partie du chemin. Et le chemin est beau aussi. Et donc, je vous propose de faire ce travail-là, d'observation, de prise de conscience. Et comme je sais que ce n'est pas forcément évident, et que beaucoup, malgré tout les podcasts qu'elles écoutent, ne prennent pas le temps de passer à l'action, eh bien, ce que je vous propose, c'est que dans le prochain épisode, on aille traiter la problématique de pourquoi est-ce qu'on ne prend pas le temps de se poser avec soi ? Il y a plein de choses à dire à ce sujet. C'est pour ça que je ne vous partage pas encore tout ça dans cet épisode, parce que ça serait beaucoup trop long. Mais en attendant, vraiment, essayez quand même de prendre ce temps, d'accord ? Ce temps d'observation, de noter ce qui se passe, etc. Vraiment, pas juste observation. Alors, c'est déjà bien d'observer, mais de noter, parce que c'est là. qu'on prend encore plus conscience des choses. Et que vous y arriviez, ou pas à prendre ce temps, ou pas assez, peu importe. Cet épisode, Inch'Allah, le prochain, il va être justement intéressant, quel que soit le cas de figure. Voilà ce que j'avais envie de vous partager durant cet épisode, de reprise. N'hésitez pas à le partager autour de vous, s'il vous a apporté, pour que ça puisse apporter à une autre sœur, Inch'Allah. Qu'Allah mette de la baraka dans nos vies, dans notre temps, qui nous accorde la lucidité, la rahman vers nous-mêmes, et la constance dans ce qui est bénéfique. Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Si c'est le cas, j'imagine qu'il l'a apporté. Et dans ce cas, n'hésite surtout pas à le partager autour de toi. C'est un vrai cercle vertueux de Hesenet. Et bien entendu, si ce n'est pas déjà fait, n'hésite pas à laisser un avis accompagné de 5 étoiles sur la plateforme de ton choix. Car l'art te préserve, ma sœur, et te facilite tout ce qui est un bien pour toi.