Speaker #0Tu veux pas de péridurale, mais t'as peur de craquer et de finir par la prendre et de culpabiliser après. Si c'est le cas, cet épisode est vraiment fait pour toi. Bienvenue dans le podcast Naître Femme, Renaitre Mère. Il y a vraiment ce gros problème où on se retrouve avec deux camps, soit pro-physio, vraiment on ne parle que physio, il n'y a même plus question de péridurale ou quoi que ce soit, soit péridurale, le médical, etc. Il y a cette espèce d'entre-deux, on a vraiment envie de ne pas prendre la péridurale, mais où on a peur de finalement la prendre, et d'après le regretter, se dire mince j'avais pas tout entre mes mains, je m'étais pas assez préparée pour réussir à ne pas la prendre. Et du coup on se retrouve un petit peu perdu, parce que le côté pro-physio on va parler que vraiment, bon ben voilà pour ton projet physio, ça, ça, ça, il n'y a pas de question de périr, l'autre côté il y a juste la question de périr dans tous les cas. Sauf que toi t'es là pour moi en mode ouais mais est-ce que je vais réussir à avoir un physio ? Mais est-ce que si je prends une péridurale ? Mais comment est-ce que je suis sûre de pas craquer pour une péridurale ? J'en ai vraiment pas envie mais j'ai peur de pas gérer la douleur, j'ai peur de paniquer. Et t'as toutes ces angoisses qui viennent te grignoter et t'as vraiment peur du coup que ton projet physio capote parce que t'étais pas assez préparée ou voilà que tu penses aussi peut-être que t'es trop douillette, que t'as une mauvaise gestion de la douleur, ça j'en ai beaucoup je vois. Souvent pendant mes consultations offertes, des femmes me disent que je n'ai pas envie de prendre un péridural, mais que je ne sais pas du tout gérer la douleur, que je suis super bouillette, etc. Vraiment, aucun rapport entre gérer une douleur du quotidien, il y en a qui vont parler de leurs règles, ou d'une blessure et des contractions. La douleur est complètement différente. Quand tu te fais mal comme ça, la douleur fait vraiment chier et elle n'a aucun sens. Tu te fais mal pour te faire mal, c'est gratuit. Or que la contraction, c'est une douleur... Beaucoup plus grave, profonde. Mais la sensation n'est pas du tout la même. Je trouve qu'elle est comparable avec aucune autre douleur. Je ne dis pas que c'est pire que telle ou telle douleur. Juste, je ne pourrais pas la comparer à quelque chose. C'est vraiment différent. Mais déjà, la contraction a un sens. Donc, il ne faut pas avoir peur de dire d'habitude, je ne gère pas bien la douleur. Je pense que je ne vais pas gérer mon appoutement. Si tu peux être méga douillette. et finger in the nose pour gérer les contractions, vraiment. En tout cas, si t'as peur de craquer à cause de tout plein de peur et d'un potentiel manque de préparation, ou en tout cas tu sais pas trop ce qui pourrait... Qu'est-ce que tu pourrais mettre en place pour ne pas craquer ? On va en parler aujourd'hui. L'une des premières raisons qui fait que t'as potentiellement peur de craquer pour la péridurale, c'est que déjà c'est cette peur de l'inconnu. Tu sais pas concrètement comment ça va se passer. combien de temps ça va durer, la sensation de douleur. Et du coup, te dire, tout moment, je craque, parce qu'en fait, je n'ai aucune idée de quoi va ressembler ce jour. Donc, la première chose à travailler absolument pour commencer à diminuer déjà cette crainte, et qui serait hyper importante pour le jour J, c'est de bien comprendre comment ça va se passer le jour J. Alors, je ne te parle pas de comprendre que ça va durer tant de temps, parce que ça, pour le coup, c'est vraiment un facteur inconnu, on ne peut pas le savoir. mais que ça dure 5 heures ou que ça dure 30 heures, tu vas passer par les mêmes phases que toutes les autres femmes. Donc c'est bien comprendre toutes ces phases par lesquelles tu vas passer, ce que tu peux faire à chacune d'entre elles pour aider déjà le travail à bien avancer, que ça évite d'être trop long inutilement, et comment toi gérer ces phases, l'environnement à mettre en place pour sécréter les bonnes hormones, pour sécréter de l'oxytocine, donc un environnement où tu te sens en sécurité, ça ça va être hyper important, ça va être la base de tout, ça va être ton socle un petit peu, c'est que quand t'es dans un environnement où tu te sens vraiment bien, donc déjà tu sécrètes les bonnes hormones, que si tu te sens pas en sécurité, que t'es un peu en tension, alors déjà de un, tu vas t'épuiser, le ressenti de la douleur va être beaucoup plus important, et ton travail va être plus long, parce que tu vas sécréter de l'adrénaline. Et ça c'est vraiment la ligne du travail, cette hormone, faut l'éloigner de toi le plus possible. Et donc ça commence par un environnement où tu te sens vraiment bien, détendu, apaisé. Donc ça, chez toi, ça va être plutôt facile à faire. Maintenant, c'est de pouvoir créer cette espèce de cocon de sécurité à la maternité. Parce que je sais qu'il y a beaucoup de femmes qui me disent qu'elles ont vraiment peur, au niveau du médical, de la maternité, de se retrouver à plus gérer. C'est tenir chez elles super bien. gérer la douleur etc et arriver à la maternité presque craquer pour cette péridurale parce qu'en fait elles se sentent submergées par tout cet aspect environnemental les médecins qui passent on vient te voir, on te parle on t'examine on te met en salle, c'est pas du tout aussi sympa que chez toi bien qu'avec un projet physio tu peux demander la salle nature si ta maternité en a une maintenant il y en a pratiquement dans toutes les maternités me semble Donc déjà, ça sera un peu plus cosy, t'as la grande baignoire, des banquettes, à moins que tu peux te mettre avec ton partenaire. Mais voilà, donc pouvoir créer ce cocon à la maternité, ça sera déjà hyper important. Tu te sentiras beaucoup mieux, donc la douleur sera beaucoup plus facile déjà à gérer pour toi. Et en comprenant par quoi tu vas passer, c'est pareil, c'est savoir comment traverser ces étapes au lieu de juste te sentir submergée par chacune d'entre elles. Au moins, ton travail avance bien, toi tu te sens bien. Après, il va falloir... Bien sûr, ça j'en parle dans mon épisode sur comment gérer la douleur des contractions, c'est savoir gérer la douleur, donc c'est avoir des outils déjà pour gérer la douleur. Et là, je ne te parle vraiment pas de juste la respiration, le mouvement, les points d'appui, ça c'est les trucs basiques que tu vois en cours de prépa, qui sont importants bien sûr, mais ça vend au début de travail. en fait pendant ces cours de prépa les sages-femmes partent du principe que tu vas prendre une péridurale. Donc, tu n'as que un certain temps à gérer la douleur. Sachant que le corps, ce n'est pas des maths. On ne peut pas se dire, à partir de dilatation 3, on peut mettre une péridurale. Donc, ça va être plutôt rapide. Il va falloir 3-4 heures de travail pour arriver à cette dilatation. Bam, péridurale, on n'en parle plus. Alors qu'en fait, de 0 à 3, il peut se passer 10 heures. Comme une heure, je te rassure. Mais pendant tout ce temps, il va falloir la gérer la douleur. Et donc, elle ne te donne que ses outils parce qu'en tout début de travail, ils peuvent suffire. Mais avant d'être arrivé à 3 cm, en fait, l'intensité peut exploser parce que ton travail s'accélère grave. Et donc, il va falloir qu'elle mette d'autres outils. Ça ne va pas être suffisant, la respiration, le mouvement, etc. Donc, c'est connaître tous les outils que tu as à disposition qui existent vraiment pour qu'au fur et à mesure... de l'avancement du travail, tu puisses utiliser l'outil qui te convient à ce moment-là. Parce que quand il y a un outil qui ne fonctionne plus, tu en as une autre. Et ainsi de suite. Quand tu as utilisé la respiration, que tu utilises de toute façon tout le long, c'est aussi ta base dans les outils. T'en supportes la respiration et après tu prends bien le reste. Pareil pour le mouvement. Le mouvement, c'est pas tant un outil pour virer la douleur, c'est plutôt entre les contractions. Pendant la contraction, c'est plutôt rare qu'on ait envie de... De bouge, on est plutôt stable, on ne bouge pas trop. C'est plutôt entre pour relâcher les tensions du corps. Donc, ce n'est pas vraiment un outil pour gérer la douleur. C'est plus entre les deux. Et les appuis, c'est pareil. Si tu n'as pas envie qu'on te touche, du coup, tu te retrouves juste avec la respiration. Et on ne va pas aller bien loin sans la respiration. Et ne t'attends pas que le jour J, les sages-femmes te disent vous pouvez faire ça, ça, ça, ça comme outil. Parce que la plupart, elles ne les connaissent pas. Parce que c'est pas ça leur métier, c'est pas de transmettre tout ça en fait. Et surtout, elles n'ont pas forcément le temps de venir s'occuper de toi, elles ont plein d'autres femmes, des urgences, elles sont sous-effectives, etc. Donc là, c'est vraiment dégoter tous les outils qui existent, t'entraîner à les utiliser pendant ta grossesse, parce que le jour J dans l'intensité, tu vas tout oublier. Donc l'idée, c'est que ton corps, lui, il les connaisse par cœur, pour pouvoir les ressortir. Avec ça, tu vas combiner la préparation mentale, surtout quand tu as cette peur de craquer. Se dire, ok, pourquoi j'ai peur ? Qu'est-ce qui me fait réellement peur ? Le mettre sur papier et travailler sur ces points, tu vois, qui t'inquiètent. Donc, le mental, c'est vraiment le conditionner pour qu'il veuille vraiment se travailler comme quelque chose de très positif, de beau, que la contraction, c'est quelque chose de merveilleux et non pas se dire, est-ce que je vais réussir à tenir ? Parce que si tu penses déjà comme ça, c'est sûr, ça va être plus compliqué. C'est essayer de, voilà, switcher un peu ça. Et apprendre à te mettre dans ta bulle, j'en parle toujours. Je t'explique comment le faire dans mon premier épisode de podcast. Je donne un petit exercice. Si tu veux aller voir, t'en sors un peu plus sur la bulle. Parce que c'est vrai qu'on en parle énormément, mais c'est plutôt abstrait quand on dit il faut se mettre dans sa bulle. Donc là, j'en parle de manière un peu plus concrète, dans le tout premier épisode. Tu peux aller le retrouver pour regarder tout ça et t'entraîner. Ces points-là, ça va être la première base à travailler absolument. Du moment où tu comprends ce que tu traverses, comment créer un environnement qui te met en sécurité, comment gérer la douleur, comment avoir un mental qui t'accompagne au lieu de te lâcher. Déjà, tout ça, ça va te permettre de vraiment gérer la douleur. Ensuite, ce qui va être hyper important de travailler, c'est savoir comment tenir dans la durée. Parce que ton travail, autant il peut être très court, il peut être moyen, autant il peut être très long. Moi, tu vois, pour te dire, mon travail a commencé un mercredi à 23h et ma fille est arrivée le vendredi midi. Donc, ouais, c'était bien long, bien bien long, donc pas de péridural, bien sûr. Et je n'ai pas ressenti le besoin de l'avoir, tu vois, sachant que j'avais perdu des os, je ne sais plus, dans la nuit du jeudi au vendredi. Donc là, les contractions, elles s'intensifient vraiment beaucoup après la perte des os. Et là c'est vraiment important de pouvoir changer d'outil parce que autant au début, pendant très très longtemps, vraiment du mercredi au jeudi soir, la respiration, les mantras, la visualisation, m'auto-encourager, tout ça, ça suffisait. Je me sentais bien, après par contre j'avais un mental archi méga préparé qui savait comment faire pour ne pas me faire paniquer, que je reste dans ma bulle, que je me sente bien, etc. Ça franchement si j'avais pas travaillé ça, ça aurait pu être très différent. donc tous ces outils au début m'ont aidé après je te dis quand j'ai perdu les os heureusement que j'avais le reste parce que franchement je ne sais absolument pas comment j'aurais tenu mais revenons à nos mouvements tenir dans la durée et bien en fait c'est vraiment savoir déjà comment accueillir ta contraction quand elle arrive, quand elle monte et quand elle redescend comment toi redescendre au moment où le pic est en train de passer pour commencer à te reposer avant la prochaine Là, en fait, il faut maximiser ton temps de récupération, ton temps de repos. Ce n'est pas une fois qu'elle est totalement passée, ça y est, ok, là, je fais quelque chose pour me détendre. Non, c'est commencer vraiment à te détendre, à tout relâcher, les épaules, etc. Quand tu as passé ta vague, en fait, quand tu as passé le pic de ta vague, que la douleur est très forte en haut du pic et quand ça commence à redescendre, là, tu relâches. Donc là, c'est vraiment réussir à se détendre, à retourner pleinement dans cette bulle. quand des fois pendant la contraction t'es un petit peu parti, bon c'est vite y replonger et relâcher bien ton corps, te féliciter à chaque étape de passage, à chaque contraction de passer et jamais te dire qu'est-ce que ça va être à la prochaine, j'en peux plus, c'est plutôt te dire voilà il y en a une qui est passée, c'est une de moins, c'est un pas de plus vers mon bébé, déjà ça sera beaucoup plus facile à gérer en se disant ça plutôt qu'à chaque fois en étant en lutte contre la prochaine contraction. Moi, pour te dire, il y a un temps, un long, long, long temps, où j'arrivais vraiment à somnolent pour mes contractions. J'avais l'impression, des fois, de m'être endormie. J'étais là, mais attends, mais il s'est passé combien de temps ? Je n'ai plus de contractions, alors qu'en fait, c'était écoulé vraiment trois minutes. Mais en fait, Concord, il est fait pour ça, il est hyper doué. C'est juste à savoir comment l'accompagner vers cette détente pour le laisser faire. Et ton cerveau, il fait les choses bien. Il arrive à couper quand toi, tu sais lui dire « Ok, c'est bon, je suis en détente, on peut couper pour récupérer un max. » Et c'est ça qui te permettra de tenir dans la durée. En fait, ton travail, il peut vraiment être archi long. Tu vois, j'ai une cliente, elle a eu 48 heures. 48 heures pleines de travail, donc un peu comme moi. Et encore, c'est plutôt vite parti. et donc sans péridural, il n'y a que à la toute fin où elle a eu, il me semble, la micro-dosée ouais c'est ça, vraiment à la fin mais elle a passé 33 heures sans en tout cas mais c'est pareil en fait, elle ne le vit pas comme un truc horrible, elle est super fière de son accouchement parce que elle a su se reposer se détendre, aller dans sa bulle avec cet environnement, c'est ce qu'elle me disait c'était vraiment d'avoir réussi à se détendre et ça, ça aide tellement donc il ne faut pas pas avoir cette inquiétude de dire mais si c'est trop long, en fait ça sert à rien. J'en entends qui me disent c'est pour que ça dure plus de 10 heures, autant m'ouvrir directement. Alors déjà, je t'explique. Il y a de grandes chances pour que ça ne dure plus. que 10 heures, vraiment de très très très grand temps, surtout pour un premier bébé. Mais moi, avant d'accoucher, je me disais, mais 10 heures, mais mon Dieu, comment tenir 10 heures de contraction ? Là, la contraction, c'est pas une douleur continue, c'est une vague, t'as des moments de pause, etc. Et c'est surtout qu'au début, c'est pas encore régulier, tu vois, t'as tes premières contractions de travail, au début, elles peuvent se passer de 15 minutes, puis 10, puis 8, puis 5, il peut s'écouler trois heures comme ça déjà, où franchement, c'est vraiment gérable. Vraiment. Moi, je sais qu'à ce moment-là, quand c'était comme ça, donc elle s'est quand même là pas mal régulière, parce qu'en vrai, on pourrait dire que mon travail a commencé le mercredi midi, parce que j'avais vraiment des contractions toute la journée. Et encore, on pourrait même dire qu'il a commencé trois semaines avant, parce que moi, j'ai eu des contractions tout mon dernier mois de grossesse, enfin, tout mon dernier trimestre, et surtout les... toute dernière semaine où elles étaient vraiment douloureuses. En fait, on pourrait dire que c'était bien plus long. Mais en réel, c'était vraiment mercredi soir où elles ont commencé à être rapprochées de 5 minutes. Et je ne sais pas, à 4h du matin, j'étais en train de déjeuner parce que j'avais faim. Donc si je suis capable d'avaler quelque chose, c'est que la douleur se gère vraiment bien. Parce que quand on a extrêmement mal, ça fait extrêmement mal. Oui, je ne vais pas te cacher que ça va faire mal. Mais tu peux très bien gérer. On n'a pas envie de manger. Donc, vraiment, il peut se passer 8 heures où ça fait mal, mais ça va, quoi. Franchement, ça va. Vraiment, je ne dis pas ça. Moi, de base, je ne suis pas forcément hyper résistante à la douleur. Il y a des trucs où ça va, il y a des trucs où je me dirais chochotte. Donc, non, vraiment, il ne faut pas avoir peur de la durée. Il ne faut pas se dire, si ça dure tant, c'est impossible. Surtout quand on a un projet sans péril, où on se dit... Ouais non mais si ça dure autant de temps, mais jamais de la vie je tiens en fait. C'est sûr je vais craquer, je vais prendre la péridurale. Non, il suffit juste de savoir comment traverser tout ça. Comment récupérer au maximum et tu tiendras parfaitement bien sur la durée. Maintenant, il y a un dernier point que j'aimerais souligner sur cette histoire de je veux pas prendre la péridurale, j'ai peur de craquer. Et il se passe quoi si tu prends la péridurale, c'est un échec ? Mais non, faut pas le voir comme ça. Bien sûr, ça dépend. Si tu sais que tu ne veux pas de péridural, que ta préparation, c'est juste les cours de prépa, lire des trucs sur les réseaux et quelques bouquins. Ok, je peux comprendre que tu aies peur de craquer parce qu'en effet, ce n'est pas beaucoup. Surtout pour un projet physio ou contrairement à un projet avec péridural, tu vas passer par toutes les étapes et il faudra tenir dans la durée. Donc oui, là, c'est sûr que ça va être insuffisant pour un tel projet. Donc déjà, commence par te préparer à fond. pour pouvoir être armé à aller à cet accouchement sans péril et avoir aucun regret. Donc par exemple si tu veux qu'on travaille ensemble, que je t'accompagne à préparer ton projet à fond les ballons, on peut prendre le temps d'en parler. D'abord on peut faire une consultation offerte, on fait le point un peu sur toi, que l'on sache plus déjà sur ta préparation, parce que s'il faut t'es super bien préparé, donc ça sert à rien. Et donc on fait le point ensemble, au moins je te dis exactement ce qui te manque, ce qui est bien, ce qu'il faut mettre en place pour te préparer toi. Et si tu veux aller plus loin... on prendra le temps d'en parler, il n'y a aucun souci. Donc cet échange, il est offert, si tu veux le réserver, tu as le lien en description et on prend le temps pour en parler. Mais bref, si on part du principe que tu es super bien préparé, que tu t'es fait accompagner dans ta préparation par une professionnelle et donc tu as absolument tous les outils entre tes mains pour le réussir et que finalement, tu prends la péridurale. Déjà, il y a plusieurs choses. Tu ne peux avoir aucun regret parce que tu as absolument tout donné. Donc tu ne pouvais pas donner plus, tu ne pouvais pas avoir plus d'outils, tu ne pouvais pas avoir des choses que tu n'as pas eues pour traverser ce moment, tu avais tout vu que tu étais préparé. Bon, partant de ce principe, tu ne peux pas avoir de regrets parce que tu as tout donné. Et il y a des fois où la péridurale, il ne faut pas cracher dessus parce que, imaginons, ton travail est extrêmement long, tu as des insomnies, tes dernières semaines de grossesse sont épuisantes. Et donc, ta couche m'entraîne, c'est vraiment dur, c'est long. Et à un moment donné, tu sens que t'es vraiment épuisée, complètement épuisée. Et que là, c'est pas possible tout cet épuisement. Tu sens que tu tiens plus, que tu tiens juste par ego. Alors, on ne va pas accoucher pour faire plaisir à son ego, certainement pas. C'est pas l'idée. Là, si tu ressens ça, ou tu sens que tu n'arrives plus à rien, c'est beaucoup trop dur. L'idée, c'est pas de continuer comme ça. Parce que si tu continues comme ça, au moment où va arriver ton bébé, donc déjà à la toute fin, quand il va y avoir la poussée, tu vas avoir un pic d'adrénaline pour bien te rebooster et que le bébé arrive. Ce pic d'adrénaline, il est épuisant. Donc si tu arrives à ce pic complètement lessivé, donc tu vas le traverser ce pic, l'hormone va te faire tenir, mais par contre au moment où ça va redescendre, quand ton bébé sera sorti, ah mais toi tu ne seras plus là. tu seras complètement capote. Donc, le moment le plus important de ton accouchement, c'est-à-dire quand tu rencontres enfin ton bébé, si c'est pour que tu sois ailleurs, absente, bah non, c'est nul. Parce que derrière, tu vas être là, j'ai traversé tout mon accouchement sans péril ou la gloire, mais par contre, j'ai fait la rencontre de mon bébé, j'étais pas là. Il y a des femmes qui le rencontrent, qui racontent ça. Notre projet physio, elles accouchent chez elles, dans la piscine, etc. C'est long. Et elle raconte qu'à la fin, elles sont tellement épuisées. Mais de toute façon, maintenant, elles sont chez elles. Elles n'ont plus le choix. Donc, elles vont jusqu'au bout. Au moment où bébé arrive, elles sortent de leur corps. C'est ce qu'elles expliquent. Et elles se voient comme d'au-dessus. Mais elles ne sont plus là. En fait, il leur faut un certain temps avant de se reconnecter. Il y a des vidéos comme ça, je les trouve, je ne dirais pas choquantes, ce n'est peut-être pas le terme, mais surprenantes. Tu vois la maman qui attrape son bébé, elle la contre elle et en fait elle a aucune réaction, elle regarde dans le vide mais ça dure 10 minutes et c'est le père, la sage-femme qui est là en mode ça va etc. On couvre le bébé, elle ne regarde même pas le bébé, elle est juste amorphe. Mais je trouve ça super triste de se buter au sans-périt pour faire la rencontre de son bébé dans cet état-là. Après ce n'est que mon humble avis mais moi je pars du principe que c'est bien quand même d'être... réellement présente quand bébé est là. Donc si pendant tout ton travail, tu as tout donné, tu as géré, tu as traversé, mais à un moment donné, tu te retrouves complètement lessivé parce que le travail est vraiment long, ou là l'intensité est énorme parce que je ne sais pas, tu as perdu les os vite, et donc l'intensité est plus importante. Sachant que la plupart du temps, quand tu perds les os, le travail s'accède. Mais bon, ça c'est la plupart du temps. Là, prendre la période durable, ce n'est pas une mauvaise idée parce qu'au moins ça va te permettre de te reposer, reprendre des forces et tu peux demander soit à une micro-dosée si c'est possible, ça c'est la pépite et si c'est pas possible c'est leur dire qu'ils s'envoient pas des doses en automatique toutes les je sais plus combien c'est, toutes les 30 minutes, une heure, je me rappelle pas demander qu'ils le fassent pas mais que ça soit toi qu'ils le fassent manuellement pour que quand le travail avance, je sais pas, elle va dire ben là vous êtes à 9 cm par exemple, c'est arrêter de t'envoyer des doses pour que le produit commence à Amen. à partir et qu'au moment de la poussée tu recommences un peu à sentir des sensations pour pouvoir accompagner au max cette poussée réflexe et donc ça c'est complètement possible tu te reposes avec la péridurale tu reprends des forces, à la fin tu demandes à qu'on stoppe le produit pour sentir un petit peu au max du possible le passage de bébé parce que c'est souvent ça aussi qu'on recherche quand on veut pas la péridurale, c'est pouvoir accompagner ces derniers moments de ce bébé qui sort de notre ventre. Et quand tu prends la péridurale à ce moment-là, tu peux être quand même que fier de toi, t'as tout donné, tu vois. T'as fait au max, au moins, t'es au taquet quand le bébé arrive. Et je tiens aussi à préciser que ça va être très important d'avoir quand même un minimum de force pour tout le reste qui arrive. C'est que si tu commences déjà les débuts de vie de bébé en étant complètement, complètement épuisé, ça va être dur de récupérer parce que forcément le sommeil au début il va être pas dingue du tout. Le bébé va beaucoup se réveiller pour téter etc. Donc il y a un minimum de force quand même pour ce qui t'attend. Surtout je sais pas si ça arrive en pleine nuit, bon ben voilà t'es complètement lessivé. Donc voilà n'associe pas la péridurale avec un échec quand un projet physio a ce temps. Vois plutôt la péridurale comme dernier outil de secours. Vraiment, c'est quand t'as tout essaie et que ça y est, tu as tout donné, tu peux plus. Bon, ben voilà, ça c'est mon outil de dernier recours. Mais que t'aies un minimum de force pour l'arrivée de bébé et pour tout ce qui t'attend après. Il faut bien que tu comprennes que du coup, le fait de le voir comme ça, la péridurale, le fait de l'avoir comme outil de dernier recours, l'outil de recours, etc., ben tu vas là ton accouchement avec beaucoup moins de pression. Que si tu te dis, quoi qu'il, je veux pas la péril, mais j'ai peur de craquer pour. bah t'as déjà un boulet accroché à ta cheville quoi t'arrives déjà avec une pression tu te mets toute seule alors que personne ne t'a rien demandé voilà garde les portes ouvertes pour la péridurale au moins si ça doit arriver bah tu t'es pas déçu t'as pas de regrets tu le vis bien et t'enlèves toute cette pression inutile autour de cet accouchement déjà pendant ta grossesse ça sera beaucoup plus sympa et le jour J pas de pression sur ça tu donnes le max que t'as donné et c'est tout tout et tu peux être fier de toi. Quoi qu'il arrive et quoi que tu fasses. Donc maintenant, ton taf, ça va être de bosser sur tout ce que je t'ai dit. Tous les points. Comprendre ce qui se passe. L'environnement. Les outils. Ton mental. Tout ça maintenant, il va falloir le bosser. Donc comme je t'ai dit, si tu veux qu'on en parle, tu cliques sur le lien en description. On fera le point ensemble. J'espère que cet épisode t'aura plu. t'auras parlé et t'auras aidé, n'hésite pas à me le dire en commentaire, ça me fait toujours plaisir de vous lire, et sinon on se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode du podcast Naître Femme, Renaitre Mère Bisous les Lyodes !