Speaker #0Et bonjour tout le monde, j'espère que tout se passe bien pour vous, que vous passez une bonne journée. Dans le deuxième épisode, nous avons parlé des puissants de la communauté française impliqués et complices vis-à-vis de la pédocriminalité. Comprendre les abus et atrocités commises. mais également la logistique, si je peux me permettre ce terme, au niveau judiciaire, politique et national, avec des intellectuels connus dans le monde moderne. Aujourd'hui, nous accorderons une importance particulière sur les causes et les effets des hommes agissant de cette façon, comme par exemple l'effet de jouissance obtenu par un acte sexuel, quel qu'il soit. La répétition de torture infligée aux victimes, la réduction à l'état d'objet et le défi à la loi. Mais avant de commencer, votre soutien fait toute la différence. En vous abonnant, en laissant un avis et en partageant votre expérience dans les commentaires, vous contribuez directement au développement du podcast. Alors merci beaucoup pour votre confiance et bonne écoute à vous. Alors pour commencer... Il faut définir qu'est-ce que le désir sexuel et pourquoi les psychiatres doivent s'intéresser au cas des prédateurs. Selon Freud, la libido humaine est perverse, ce qui permet de mettre le sujet, c'est-à-dire l'homme, au service de poussées inconscientes et incontrôlables. Ce qui en fait le plus souvent la dangerosité de par le sentiment de puissance et le sentiment d'être intouchable. mais également le charme. Freud accorde une intention particulière aux perversions propres à chaque âme, comme la perversion de but, le sadisme, le masochisme, le voyeurisme, etc. Il est intéressant de constater que les sujets qui se procurent une jouissance dans leurs actes estiment ce ressenti comme unique et hors du commun. Non seulement parce qu'ils s'en prennent souvent à une personne sans défense, Par exemple, un homme qui transgresse l'intégrité d'une femme le soir, dans une ruelle, assouvit un désir profond immédiat. Cela peut être le défi à la loi, comme je l'ai dit précédemment, envers ce qu'elle représente, ou le défi d'une obligation qui l'obéit constamment. Le violeur s'en prend au respect de l'intégrité de l'autre. L'incestueux a un interdit fondamental, mais également parce que l'homme qui se comporte de cette façon est dit clivé. comprend une séparation de personnalité entre le gentilhomme et l'homme sadique ou pédophile. Le pervers transforme un système bien connu, le couple idéal-affect. Par exemple, l'idéal de l'amour entretient un sentiment de sécurité, mais l'affect négatif de celui-ci, c'est la haine et la culpabilité. Le pervers s'en prend d'abord au couple idéal-affect. Il fait comme si l'affect n'existe pas pour lui. C'est pour cette raison que dans la plupart des témoignages, par exemple, la victime raconte que l'auteur reste imperturbable face à la situation, tout en faisant en sorte que la victime soit perturbée. Il ne laisse rien paraître de son affect personnel et ou intime. En passant à l'acte, il s'en prend à l'idéal d'une certaine façon pour que l'autre soit touché et que lui ne ressente rien. Le sadique, par exemple, inflige la souffrance et l'humiliation dans la mesure où une situation qui s'est produite par le passé, où sa construction psychique a été bafouée dans un moment donné crucial, ce qui lui donne un bien-être tel que l'affect est porté à son comble. Tel est le but poursuivi par le pervers. Vivre sans émotions apparentes, tout mettre en œuvre. pour l'éveiller chez l'autre de manière négative et sans réjouir. C'est ça le plus important. C'est plus évident encore pour la musique, par exemple, où l'affect conduit le public à vivre des émotions puissantes. L'incestueux met en acte la double vengeance et profite de la présence de son enfant pour s'en prendre d'un interdit fondamental. C'est pour cette raison qu'il jouit de cette infraction bien plus que sa victime. En quelque sorte, Une vendetta avec une figure divine que le pervers pense véritable mais totalement étrangère pour l'enfant, ce que l'on considère aujourd'hui comme un crime par ailleurs. Il faut savoir que l'idéal social peut prendre plusieurs formes, telles que la beauté ou l'amour qui est vital pour un enfant couvé par ses parents. C'est pour cette raison que lorsqu'un enfant a un idéal social profond, il est essentiel pour lui de trouver un moyen de le préserver. Il se peut que nous ayons déjà connu un camarade d'école, harcelé ou victime plusieurs fois étant petit. Pour comprendre ce phénomène, il faut... admettre que dans l'atmosphère parentale de ce jeune homme, il se sentait aimé, adoré, beau, intelligent. Et lors de son année scolaire, il a perdu cet affect que ses parents lui ont donné et ils se sont transformés en affect de honte, de dégoût, etc. Et il est difficile de faire face à cette situation, ce qui peut par ailleurs conduire à un drame. Le pervers défie également l'idéal social pour affirmer sa toute-puissance et s'attaquer à son représentant. Il choisit un idéal social qui correspond à son désir profond, l'associe à une partie du corps de sa victime et s'acharne sur elle pour défier l'autorité qui en est garant jusqu'à tuer celle qui l'incarne. C'est pour cette raison que lorsque les familles confrontent l'accusé, Elle remarque un homme terriblement froid et calme, et c'est l'autre qui doit réagir, souffrir et être dans le mal le plus pur possible. Ce n'est qu'en comprenant ce fonctionnement, la perversion et son analyse, jusqu'à se demander pourquoi, pour qui et dans quel but que l'on pourra soigner et non plus seulement punir constamment les auteurs. Mais il ne faut pas se fier aux apparences, les auteurs de ces crimes sont responsables. Mais il ne faut pas se fier aux apparences. Les auteurs de ces crimes sont responsables. On imagine mal quelqu'un qui puisse organiser un scénario pareil, aussi machiavélique, de la part d'un individu. C'est là que tout se joue au niveau du préconscient, c'est-à-dire un état qui n'est pas conscient, sans être inconscient au sens strict. Pour terminer, je pense personnellement qu'il faut se mettre à l'écoute de chaque... pervers, de son histoire et des souffrances qu'il a subi pour en arriver là. Car les idéaux sont ancrés à l'origine de l'espèce humaine. La beauté, la sagesse, l'amour sont à la fois d'une splendeur sans nom, mais peuvent également être très dangereux si non utilisés avec modération. C'est le ying et le yang de la philosophie chinoise. On peut par exemple citer la religion où des hommes peuvent tuer, torturer pour une croyance profonde, ou bien encore les sectes, elles réussissent à faire marcher l'idéalisation sur certains personnages historiques, mythiques, des lieux, des objets ou encore des histoires. Et donc je pense que l'objectif primaire de l'être humain doit être de trouver le bon équilibre entre le mal et le bien dans ce monde. Le pervers, bien que paradoxal cela puisse paraître, cherche à faire connaître son acte du grand public c'est en quelque sorte une obligation qu'il inflige à l'auditoire afin qu'ils comprennent sa souffrance mais il vit une dictame et go rétribuam que c'est une vengeance de son mal-être de ce qui lui est arrivé selon gérard bonnet dans son livre la perversion se venger pour survivre en 2008 d'autre part dépossédé de son idéal social vital pour sa survie le pervers va donc s'en prendre à la source primaire dans le but de la remplacer et de la détruire, la mère. À travers son acte, l'homme va se mettre dans le rôle d'une mère qui prend son enfant comme partenaire sexuel, qui par ailleurs est une séduction totalitaire, qui paralyse l'enfant à gérer sa propre libido. Ainsi, au niveau du processus, le pervers ne se contente pas de posséder la mère, il la remplace. in fine Les perversions les plus courantes s'en prennent à un idéal qui fait problème sur un point, tandis que l'inceste s'en prend à l'origine de l'idéal. C'est pour ça que l'inceste est le saint Graal, en quelque sorte. Il est de s'approprier l'origine de tout ce qui l'incarne, et c'est ce qui anime le pervers. Le viol, quant à lui, est considéré de plus en plus par les autorités comme grave au point d'être considéré pénalement parlant. comme les meurtriers et assassins. En 1990, la Cour de cassation a reconnu le crime de viol conjugal, qui est plus fréquent qu'on ne le pense, mais ce n'est pas le seul. En groupe d'adolescents, accompagnés d'un meurtre, viol de guerre, tant d'abus parfois compulsifs, qui ne sont pas faciles à l'analyse. Cependant, il faut comprendre qu'il est primordial de prendre un peu de recul, et notamment lorsque plusieurs auteurs en parlent. Le violeur n'est pas forcément un pervers au sens propre. Je m'explique. Le pervers commet son acte sur sa victime de façon répétitive et dans des circonstances particulières. On peut citer le cas de la perversion narcissique où l'on retrouve le couple idéal-affect dans le sens où le pervers cherche les points communs en étant faussement convivial, sympathique, protecteur. Alors qu'en réalité, il est plutôt stratégique, diaboliquement parlant, bien sûr, et calculateur. Car il fait un véritable lavage de cerveau envers sa victime avec le temps. Quand on a affaire à une agression isolée et sans lien apparent, c'est un homme possédant un trouble psychotique. Par exemple, schizophrénie, psychose, troubles délirants. Et donc, par conséquent, qui traverse un moment de crise. À ce propos, on vient de voir précédemment que le pervers cherche à s'approprier l'origine. Le violeur, quant à lui, va plus loin. L'appropriation est cette fois-ci plus réelle, car l'agresseur pénètre sa victime pour s'approprier ce qu'elle incarne à ses yeux et d'en jouir. En d'autres termes, le violeur veut s'accaparer sa vertu, la vertu humaine fondamentale. On peut citer le cas de Michel Fourniret. qui voulait violer et tuer de jeunes vierges, dit autrement, c'est ce qu'elles ont de plus irremplaçable et qu'il veut faire sien à travers son acte. La plupart du temps, les victimes ne sont pas consentantes et en plus de ça, elles ne doivent plus exister. Vous savez, je pense, donc je suis. Le pervers parvient donc à transformer la vie en mort. En même temps, le pervers ne parvient pas à retrouver L'excitation de la première fois est ainsi condamnée à la répétition finalement. Du côté de la victime, elle se retrouve littéralement impure et privée de sa dignité, car le viol est ressenti comme une mise à mort selon les victimes, une mort intérieure qui ne permet pas aux victimes de s'exprimer face à des instances compétentes, car elles sont à la fois victimes et témoins sous la pression de l'agresseur qui lui a intimés de se taire. C'est la raison pour laquelle il faut absolument avoir des personnes physiques capables de comprendre psychologiquement le traumatisme que subissent les victimes afin de les aider. Concernant la pédophilie, il faut parler d'appropriation dans le sens où les pervers qui s'adonnent à ce genre de pratiques sont attirés par les enfants qui ont du charme, de la beauté, de la confiance, etc. En soit des vertus primaires. Chez l'être humain, sur le moment, le pédophile va vouloir combler son envie, bien sûr, mais ils seront de courte durée, dans le sens où il ne retrouvera plus jamais l'ébullition de la première fois, comme je l'ai dit plus tôt, il sera condamné à la répétition, bien sûr, sans la même intensité, ce qui le mènera dans un enchaînement en quête de jouissance sans jamais l'atteindre. In fine, la pédophilie a une longue histoire derrière elle. Sans parler de la pédophilie dans l'Église, également, où des prêtres s'adonnent à des activités non catholiques. Le militantisme pédophile a quasiment disparu et est interdit dans beaucoup de débats publics, mais c'était un sujet défendu dans la société auparavant. Ce que je veux dire, c'est que nous pouvons en débattre tant qu'on veut. L'objectif doit être pour nous comme une évidence. et de trouver le moyen de soigner ce fléau par des moyens somme tout à fait réalisables, comme la psychologie par exemple. Je l'ai fait dans le deuxième épisode. Pardonnez-moi, mais j'aimerais finir sur une nouvelle citation pour conclure cet épisode. On parle parfois de la cruauté bestiale de l'homme, mais c'est tristement injuste et offensant pour les bêtes. Aucun animal ne pourra jamais être aussi cruel qu'un homme. Si habilement, si artistiquement cruel. C'est la fin de cet épisode. Merci d'avoir passé ce moment avec moi. Si vous aimez le podcast, abonnez-vous, laissez un avis. et un commentaire. Je les lis tous. Et vos retours m'aident à créer du contenu toujours plus utile pour vous. On se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Passez une bonne journée. A très bientôt.