Speaker #0Le crime organisé est le secteur le plus agile du monde. Comme l'eau, il suit toujours le chemin de la moindre résistance et il contourne toujours les obstacles. Jérémy McDermott, journaliste pour Insight Crime. Selon Europol, la criminalité organisée est considérée comme une menace majeure parce qu'elle ne se limite plus à des activités illégales isolées. Elle affecte directement l'économie, les institutions publiques, la sécurité des citoyens et la stabilité des États européens. Elle met en avant plusieurs points. Premièrement, son impact économique est considérable, avec des réseaux criminels qui génèrent d'importants profits, notamment grâce au trafic de drogue. à la fraude, au blanchiment d'argent, mais aussi à la traite des êtres humains ou encore la cybercriminalité. Ces revenus sont réinvestis dans l'économie légale, ce qui favorise la corruption et fausse la concurrence. Deuxièmement, c'est une menace pour les institutions et la démocratie. Les organisations criminelles cherchent à influencer ou corrompre d'une certaine manière des responsables publics. des entreprises ou encore des administrations. Et Europol souligne que certaines organisations servent parfois d'intermédiaire à des acteurs étatiques ou à des menaces hybrides visant à déstabiliser l'Union européenne. Troisièmement, et c'est sûrement la plus importante à mon sens, c'est une criminalité de plus en plus numérique, car presque toutes les formes de criminalité organisée utilisent désormais Internet. pour communiquer, recruter, blanchir de l'argent ou commettre des fraudes. Et les données personnelles volées sont devenues une ressource essentielle pour les réseaux criminels, sans parler de l'utilisation de l'IA et des nouvelles technologies que les criminels emploient en créant de faux contenus, automatisant des escroqueries ou encore en menant des cyberattaques ou masquant leurs activités. Et les pays concernés comprennent peu à peu, eux aussi, la mondialisation de ce phénomène social et qu'il devient un enjeu politique important à mettre en avant, car là nous parlons avant tout, bien sûr, de la sécurité et de la protection de la population, que certains partis par ailleurs ont le pouvoir et la responsabilité d'arrêter. Je prends par exemple l'European Forum for Urban Security, qui en mars 2024, si je ne me trompe pas, a publié un rapport... concernant la criminalité organisée au niveau des collectivités locales. Elle constate que le trafic de drogue est devenu un phénomène puissant et complexe qui s'est développé ces dernières années à l'échelle mondiale d'une manière fulgurante, d'autant plus qu'il est lié à plusieurs autres activités de la part des criminels, comme le blanchiment d'argent, le trafic d'armes ou la délinquance financière. Que l'Europe s'est plus concentrée, sur le terrorisme que sur ce problème. Et c'est un gros problème d'ailleurs. Mais il y a une responsabilité qui ne tient qu'à vous aujourd'hui, c'est de vous abonner. Messieurs, dames, si vous aimez ce podcast, si vous aimez cet épisode, abonnez-vous et laissez un avis ainsi qu'un commentaire. Je les lis tous et vos retours m'aident et m'encouragent à créer du contenu toujours plus utile pour vous. Je vous en remercie et je vous souhaite une bonne écoute. Pour en revenir au sujet, prenons par exemple les organisations mafieuses italiennes qui doivent générer au bas mot pas moins de 100 milliards d'euros à l'année en chiffre d'affaires, ou encore le grand banditisme, trafic de véhicules volés, trafic d'armes, fausses monnaies, qui sont une partie intégrante du trafic de stupéfiants par ailleurs, de près ou de loin bien sûr, plutôt axé sur la capitale, à Paris, mais aussi à Lyon, à Marseille ou encore en Corse. ou à Nantes très récemment. Mais on ne va pas se mentir, toutes les villes sont globalement ciblées par les criminels, les acteurs du milieu, petits et grands, il ne faut pas le nier. Un autre exemple à donner serait la DZ Mafia, une organisation criminelle organisée comme un cartel, basée à Marseille, bien connue pour les meurtres qu'elle organise. Comme il y a quelques semaines à Nantes, cette fois-ci où un jeune homme de 15 ans a été abattu dans une fusillade, le 14 mai à Port-Boyer, la raison rejoint le thème d'aujourd'hui et s'est installée aujourd'hui dans la sixième commune la plus peuplée de France, le trafic de drogue et la conquête des trafiquants des points de deal. Un constat affligeant pour la France, qui en plus de ça est la meilleure dans sa catégorie en consommation de cannabis dans l'Union Européenne et sixième au monde des pays les plus consommateurs. La proportion des gains de la drogue par rapport au secteur criminel serait de plus de 50% selon un rapport publié par le Centre des Hautes Études du ministère de l'Intérieur. Selon une autre étude, le marché français des drogues illicites a généré environ 6,8 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2023 contre environ 2,3 milliards en 2010. Ça représente pour une petite idée 190% en 13 ans. Une évolution particulièrement marquée pour la cocaïne, environ 3,1 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2023 contre environ 2,7 milliards d'euros pour le cannabis. C'est la première fois que la cocaïne dépasse le cannabis en valeur économique. Rappelons que dans les années 2000, le cannabis n'était pas en expansion comme aujourd'hui. Avec le temps, elle est devenue la drogue de tout le monde. Et pour preuve, plus de 40% des Français en ont déjà fumé, selon l'Observatoire français des drogues et toxicomanie, contre environ 10% en 2010. Ça s'explique par le fait que le cannabis est une drogue douce, du moins faite pour se détendre comparée à la cocaïne, un style peace and love que les clients reconnaissent bien en la consommant régulièrement, notamment en soirée, avec des amis pour la rigolade ou pour faire la fête, sans savoir dans quel brouillier les gens se mettent en touchant aux substances illicites de ce genre. Il ne faut pas oublier les faits divers malheureux qui nous perturbent dans nos villes, des règlements de comptes par exemple, où des jeunes hommes en première ligne des points de deal se font tuer sur fonds de trafic. Car n'oublions pas, c'est le consommateur stupéfiant qui fait en sorte que le business fonctionne inéluctablement. J'ai envie de dire, il faut donc les accompagner, car c'est une addiction qui se transforme en maladie par la suite, qui a des conséquences sévères sur l'être humain. et non pas seulement les punir comme nos autorités le pensent. Je prends l'exemple du président de la République française, Emmanuel Macron, qui déclarera augmenter l'amende pour les consommateurs de 200 à 500 euros. Il faut savoir que le cannabis contient une substance appelée THC. Elle agit sur le système de récompense du cerveau en stimulant la libération de dopamine. C'est un neurotransmetteur. associé au plaisir et à la motivation. Avec le temps, le cerveau peut s'habituer à cette stimulation et développer une forme de dépendance grave. Une personne dépendante au cannabis notamment peut ressentir un besoin fréquent ou compulsif d'en consommer. Il peut aussi avoir des difficultés à réduire ou arrêter sa consommation, continuer à consommer malgré des conséquences négatives sur sa santé, ses études, son travail. ou ses relations consacrer beaucoup de temps à obtenir, consommer ou récupérer des effets du cannabis. Et lorsqu'une personne qui consomme régulièrement arrête brutalement, elle peut ressentir de l'irritabilité, de l'anxiété, des troubles du sommeil également, de la diminution de l'appétit, des difficultés de concentration et des changements d'humeur fréquents. Même si ces symptômes sont moins dangereux que certaines drogues, Ils peuvent rendre l'arrêt difficile pour les personnes qui commencent à consommer jeune, notamment à l'adolescence, les consommateurs fréquents ou quotidiens, les personnes qui consomment des produits à fort teneur en THC et les personnes ayant une certaine vulnérabilité psychologique ou des antécédents de dépendance. C'est un détail pour certains, mais un problème bien plus important pour d'autres. comme pour les services chargés d'enquêter sur le développement du trafic de drogue comme le cannabis, produit principalement dans la vallée du Rif au Maroc, avec ses montagnes des hectares titanesques de plantes découvertes par l'Office national des Nations Unies contre la drogue et le crime, avec des images satellites représentant pas moins de 130 000 tonnes de produits stupéfiants. produit et développé par les habitants de cette région, vivant sur ces terres depuis des générations, dont la plupart sont pauvres, notamment vivant sans électricité. Leur seule source de revenus sont la vente et la production de cannabis. Le reste, les chèvres et les moutons, leur sert pour subvenir à leurs besoins. Une fois que le shit est prêt à être vendu, sans entrer dans les itinéraires précis utilisés par les trafiquants, Les flux maritimes vers l'Europe passent souvent par l'Atlantique Est, la Méditerranée Occidentale et certaines zones côtières servant de point de transbordement avant la distribution terrestre. Une organisation peut être transférée plusieurs fois entre navires afin de compliquer le travail des enquêteurs, bien sûr. A noter que les transporteurs traversant la mer entre le sud de l'Espagne et le nord du Maroc, séparés de seulement 14 km par ailleurs, en passant par la Costa del Sol, Marbella, Malaga, Almeria, et finissent en remontant vers les îles Balear. Leur but est d'acheminer la marchandise en Europe. C'est le but initial. Les trafiquants utilisent différents types d'embarcations. Les petits bateaux rapides, utilisés pour des distances relativement courtes, souvent pour franchir un détroit ou rejoindre une côte proche. Les bateaux de pêche, qui eux peuvent servir à dissimuler une activité illégale parmi les activités maritimes ordinaires. Les voiliers et les yachts, parfois utilisés pour transporter des cargaisons, plus discrètement on va dire. Et enfin, les navires marchands et les conteneurs. Les stupéfiants peuvent être cachés parmi des cargaisons légitimes. Il faut savoir qu'une faible proportion des millions de conteneurs transportés chaque année est inspectée physiquement. Une étude est sortie en 2019, si je ne me trompe pas, et selon des estimations, plus de 70 tonnes de cannabis ont été interceptées sur le territoire français. Cette même année, car il ne faut pas oublier que la France et l'Espagne partagent la route pour le nord de l'Europe. Un commissaire de police expert sur le sujet dit même que les services interceptent entre 5 et 10% de la drogue qui rentre. Pour alimenter l'Italie, les Pays-Bas, l'Allemagne et la Belgique, il y a fort à penser que la plupart de la marchandise interceptée en France n'est même pas... pas destiné à être vendu sur le territoire finalement. Et d'ailleurs, notre voisin fait du bon travail quand il s'agit de stupéfiants. Il réalise environ 70% de la confiscation des résines ayant pour destination l'Europe. Cela représente plus de 350 tonnes de produits illégals depuis 2010, sur environ 450 tonnes de la part de l'Europe. Car l'Espagne, elle aussi, lutte. activement contre le trafic de drogue en mer notamment grâce à une coopération étroite entre la garde civile la police les douanes et les autorités maritimes les services utilisent des radars des satellites des drones des avions de surveillance notamment et des patrouilles rapides pour détecter les embarcations suspectes on va dire transportant de la drogue Et notamment depuis l'Afrique du Nord, les renseignements recueillis permettent d'anticiper les trajets de trafiquants et d'organiser des interceptions en mer. L'Espagne collabore également avec d'autres pays européens et avec les agences internationales, comme l'ONU, des agences françaises notamment, afin d'échanger des informations et de démanteler les réseaux criminels transnationaux. La plupart des navires commerciaux transmettent leur position grâce à des systèmes de suivi. Les autorités surveillent grâce aux radars modernes notamment, les changements inhabituels de route, les arrêts inexpliqués en mer, les rencontres entre navires, les écarts entre la route déclarée et la route réelle, les comportements atypiques aussi pour un type de navire donné, et les logiciels modernes permettent de repérer automatiquement certaines anomalies. Sans parler des scanners à rayons X, des éclipses synophiles, des inspections physiques et de l'analyse de données récoltées sur le bateau. Mais malheureusement, ça ne suffit pas à effrayer les trafiquants qui continuent leurs affaires, bien évidemment. Notamment grâce à la corruption, c'est ce qui rapporte le plus d'argent dans le trafic par ailleurs. Notamment parce que c'est le moment le plus risqué pour les trafiquants, payer un ou plusieurs policiers. dont la mission est de les arrêter, est un moyen pour eux de passer inaperçu et donc d'acheminer la drogue, j'ai envie de dire avec beaucoup moins de risques. Bien sûr, ne paye pas un policier qu'il veut. Seule une grosse tête en est capable, selon un témoin, lui-même ancien trafiquant, car seuls les gros bonnets sont dans la capacité financière de faire du chantage à la hiérarchie. Citons notamment le cas de Mohamed Hezou. ancien chef de la sécurité du palais royal araba qui avait été chef des stupes à tangier payé par un gros trafiquant marocains pendant des années pour couvrir ses affaires Contrairement à la cocaïne, drogue plus chère à l'achat par le consommateur, elle était la drogue des élites, notamment des animateurs et stars de la télévision. Prenons par exemple les anges de la télé-réalité, ou encore de Mathieu Delormeau qui a lutté pendant longtemps de cette addiction, Jean-Luc Delarue bien sûr lui aussi, qui avait même avoué avoir pris 20 grammes de drogue blanche pour tenir le coup. des dépenses qui se chiffrent à plusieurs milliers d'euros par mois, où seule une personne très aisée, ou alors un riche, peut se permettre. Et je me souviens des paroles de Mathieu Delormeau, notamment sur le plateau des grandes gueules, il me semble, à propos de la cocaïne, et je cite, « C'est l'abstinence ou la mort » . C'est une phrase choc, mais qui résume bien les conséquences d'une addiction à une drogue puissante, plus particulièrement. En 2018, l'Office national des Nations unies contre la drogue et le crime publie un rapport annuel affirmant qu'il y aurait environ 650 000 usages réguliers de celle-ci contre environ 250 000 dans les années 2000, soit quasiment trois fois plus. Preuve qu'elle s'est démocratisée, notamment parce qu'elle ne coûte plus rien comparée à avant. mais aussi parce que pour les consommateurs, la cocaïne serait plus énergétique, elle donne plus de confiance en soi, notamment en soirée ou encore au travail, selon les consommateurs interrogés. Il faut savoir qu'il y a une grande différence entre les deux drogues, et pas des moindres, le cannabis est une drogue bio, alors que la cocaïne est une drogue de plus en plus pure. Environ 66% d'après le rapport européen sur les drogues, tendance. et évolution, mais également 100% chimiques, provoquant bad trip et paranoïa selon les saisies effectuées en France par les autorités. Il est aujourd'hui évident que cette drogue est non seulement très disponible, mais qu'elle n'est pas prête à disparaître. Notamment grâce aux pays sources, il faut que j'en parle, la Colombie, à qui je le rappelle, assure environ 70% du trafic au niveau mondial. Dans ce pays, les surfaces de production sont passées de 48 000 hectares en 2013 à environ 170 000 hectares en 2017. Une augmentation fulgurante qui explique ce phénomène grâce aux méthodes de production de plus en plus sophistiquées, mais également grâce aux groupes paramilitaires privés et guérillas protégeant leurs cultures comme les cartels des Balkans. Des groupes d'ex-Yougoslavie, originaires de Bosnie, Serbie, de Croatie, qui sont lourdement armés et puissants, notamment grâce au conflit des années 1990. Il faut savoir que ces groupes dominent largement le marché de la drogue en France et en Europe aussi. Ils utilisent donc leur savoir-faire en achats, en approvisionnement, en blanchiment, en transport pour le trafic de cocaïne. En ce qui concerne le... Le transport de la marchandise, les stupéfiants passent tous par trois voies, aériens, routiers et maritimes. Le transport de marchandises est très lucratif et intéressant à partir du moment où l'on peut échapper au radar. Pour preuve, en 2015, un Français a été arrêté et on a découvert qu'il transportait plus de 600 kg de cannabis en hélicoptère. Même si ce phénomène est assez rare. Il ne faut pas moins être vigilant sur les méthodes de transport par les airs. Encore faut-il assurer la sécurité des aérodromes en France et en Europe, car je le rappelle, la France possède une densité d'aérodromes énorme. Selon l'Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice, des enquêteurs spécialistes du sujet ont même déclaré que la douane française, qui a le pouvoir de contrôler... Et tous les avions d'affaires ont du mal à les contrôler du simple fait que les pilotes, à la demande des clients, peuvent changer d'itinéraire ou au dernier moment, avant le vol. Et donc de changer de destination finalement. Contrairement aux transports routiers, où là, même s'il y a d'innombrables routes, au final, tous les véhicules voyageants passent tous par un contrôle aux frontières. Prenons l'exemple des camions. utilisés pour le trafic. Ils appartiennent à des sociétés commerciales qui vont faire leur tournée normale, puis livrer à proximité la marchandise. Dans ces conditions, le chauffeur doit obligatoirement connaître une grosse tête du trafic. Généralement, c'est le coordinateur qui lui prévient les grossistes par la suite lorsque la marchandise est arrivée à l'entrepôt. Bien sûr, tout est une question de confiance entre le chauffeur et le trafiquant qu'il recrute, notamment pour passer inaperçu lors des péages et les contrôles. Depuis longtemps, et d'après les enquêtes, les policiers ont remarqué que les camions sont équipés d'un métal avec un numéro unique indiquant que les frais de douane ont été payés. Ainsi, le camion n'est pas ouvert et le chauffeur n'a pas s'inquiété. En 2019, le journal Le Figaro publie un article citant les douaniers français multipliant les saisies d'argent en salles près des frontières. En 2018, c'est 77 millions d'euros qui ont été confisqués par les douaniers. En 2019, plus de 50 millions d'euros. Les voitures traversant la France pour aller en Espagne et aux Pays-Bas se voit souvent vérifiée par les douaniers et les saisies sont incroyables. Exemple en 2019, où une voiture allant en direction de l'Espagne, transportant à son bord bien caché plus de 350 000 euros. À la différence du transport maritime, qui lui s'intensifie, chaque année j'ai envie de dire où les sociétés commerciales construisent des bateaux de plus en plus gros, c'est un moyen de transport idéal pour les trafiquants de drogue. étant donné que le volume des flux de marchandises est très important finalement. Prenons par exemple des différents ports dans le monde, comme le Havre en France, Hambourg en Espagne ou encore Algiers-Ira au Maroc, où le défi pour les dockers est d'examiner la plupart des conteneurs pour une vérification, ce qui n'est pas toujours évident, car la drogue n'est pas la seule marchandise. Un voyageant à bord et un contrôle permanent bloquent automatiquement le flux légal. Cela pénalise entre autres le commerce bien souvent, comme ça a été le cas des Etats-Unis, où le procureur de Pennsylvanie n'a pas hésité à faire arrêter un bateau en 2019, transportant pas moins de 20 tonnes de cocaïne, bloquant ainsi la destination vers l'Europe. Il faut savoir que la réglementation maritime n'est pas aussi stricte que l'on pourrait le penser. Les sociétés ne sont pas tenues de vérifier chaque conteneur. qu'elles transportent et les trafiquants peuvent donc, en payant les dockers et les responsables des sites d'embarcation, notamment par le chantage ou la torture ou n'importe quel autre moyen, charger la drogue en toute sécurité. La sécurité des ports sont plus ou moins sévères selon le pays. Les trafiquants n'hésitent donc pas à faire affaire avec les hommes travaillant sur site qui ont pour mission de charger la drogue dans les conteneurs et le boulot. est payé à prix d'or. Environ 4000 euros selon un témoin trafiquant. En 2018, plusieurs dockers ont été soupçonnés de corruption au Havre et à Marseille. En résumé, le trafic de drogue ne se résume pas aux saisies spectaculaires ou aux faits divers qui font la une des journaux. Derrière les chiffres, il y a des réseaux complexes, des enjeux économiques, des conséquences sociales. et humaines aussi qui touchent de nombreux territoires en France. Comprendre ces mécanismes permet de mieux appréhender un phénomène qui continue d'évoluer et d'influencer notre société. Nous allons le voir dans le prochain épisode. Merci d'avoir passé ce moment avec moi. Je le répète, si vous aimez ce podcast, abonnez-vous et laissez un avis ainsi qu'un commentaire. Je les lis tous et vos retours m'aident et m'encouragent. à créer du contenu toujours plus utile pour vous. On se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Passez une bonne journée. À très bientôt.