Speaker #0Bonjour à tous, je suis Adeline, femme, entrepreneur et passionnée par la santé et le bien-être féminin. Ma philosophie, le savoir c'est le pouvoir, et quoi de plus puissant que de connaître son propre corps, comprendre son fonctionnement et maîtriser les réflexes préventifs à adopter pour véritablement prendre le contrôle de sa santé et de son bien-être en tant que femme. C'est au travers de discussions franches avec d'autres femmes, amies, proches ou encore collègues, mais également avec des professionnels de santé que j'ai pensé pourquoi ne pas partager ces situations, ces découvertes et autres pépites de la vraie vie avec vous toutes et tous. Bienvenue sur Naviguer sa féminité, le podcast où nous allons partager connaissances, informations et expériences pour que nous puissions toutes prendre le contrôle de notre santé et de notre bien-être tout au long de nos vies de femme. Alors c'est parti ! On entend de plus en plus parler d'une pathologie qui touche les ovaires, le SOPK, pour syndrome des ovaires polycystiques. Selon l'Inserm, cette maladie hormonale concerne une femme sur dix et représente la première cause d'infertilité féminine. Elle est également associée à certaines complications, à la fois sur le plan métabolique et cardiovasculaire. Bien qu'il s'agisse de la pathologie hormonale la plus fréquente chez les femmes en âge de procréer, le SOPK est pourtant encore méconnu du grand public. Dans cet épisode, nous nous intéresserons donc à cette pathologie en passant par ses symptômes et son diagnostic ainsi que ses implications. Essayons d'abord de comprendre ce qu'est le syndrome des ovaires polycystiques. Le SOPK est une pathologie due à un dérèglement hormonal d'origine ovarienne et ou au niveau du cerveau. Ce dérèglement entraîne une production excessive d'androgènes, particulièrement de testostérone, habituellement produite en faible quantité chez les femmes. Ces taux anormalement élevés de testostérone dans le sang affectent la croissance des follicules, ce qui complique le fonctionnement des ovaires et donc le mécanisme d'ovulation. Le nom de cette pathologie vient de sa description dans les années 30, reposant sur l'observation de ce que l'on pensait être des kystes dans les ovaires des patientes. En réalité, il s'agissait de multitudes de follicules au développement inachevé. Le SOPK est similaire à l'endométriose dans sa diversité. Il n'y a pas un type de SOPK, mais une multitude. Il peut y avoir des cas légers qui n'empêchent pas la grossesse, comme il peut y avoir des cas plus lourds et handicapants. conduisant à l'infertilité. On connaît encore assez mal les causes du syndrome des ovaires polycystiques. Les perturbateurs endocriniens pourraient avoir une responsabilité dans l'apparition de la maladie. Les antécédents familiaux la favoriseraient également. Certaines observations laissent enfin suggérer que des mutations génétiques pourraient être associées à cette pathologie. Quels sont les symptômes les plus courants liés à cette pathologie ? Généralement, les premiers symptômes surviennent pendant la puberté, mais peuvent aussi se révéler plus tardivement. En fonction du degré d'intensité de la maladie, un ou plusieurs des symptômes suivants peuvent être observés. Des troubles, de l'ovulation se manifestant par des cycles menstruels irréguliers, voire même l'absence totale de règles et l'infertilité. Une hyperandrogénie qui se manifeste de plusieurs façons. Une hyperpilosité. 70% des femmes présentent... un excès de poils sur le visage, la lèvre supérieure, le menton, la poitrine, le dos ou encore les fesses, une peau grasse et l'apparition d'acné chez l'adolescente et qui persiste après l'âge de 20 ans, et enfin une chute des cheveux sur le sommet du crâne et au niveau des golfes frontaux. D'autres symptômes moins courants peuvent également être ressentis, tels que de la fatigue, de l'anxiété ou encore de la dépression. Comment se fait-on alors diagnostiquer ? Le diagnostic passe par la réalisation d'un bilan hormonal à travers une prise de sang réalisée entre le deuxième et le cinquième jour du cycle menstruel. En complément, une échographie abdominopelvienne transvaginale en passant par le vagin peut être effectuée. Dans un cycle menstruel normal, chaque ovaire contient en début de cycle 5 à 10 petits follicules d'environ 5 mm. Seul l'un d'entre eux deviendra un ovocyte fécondable. En cas de SOPK, la maturation folliculaire est bloquée par l'excès d'androgènes et les follicules immatures s'accumulent sans évoluer vers le stade d'ovocyte. C'est ce que peut permettre d'observer l'échographie. Quelles sont les complications pour les femmes atteintes de SOPK et quels sont les traitements ? Les symptômes du SOPK évoluent au cours de la vie. Plus le diagnostic est posé tôt, moins il y a de risques pour le futur. Le risque métabolique principal est la résistance à l'insuline, qui elle-même va augmenter la prédisposition au diabète et constituer un facteur de risque de développer des maladies cardiovasculaires de type infarctus ou encore AVC. Enfin, le SOPK augmente également le risque de cancer de l'endomètre. À ce jour, il n'existe aucun traitement curatif. Pour le SOPK, ni de traitement systématiquement proposé après un diagnostic. Les solutions sont uniquement symptomatiques et reposent sur une amélioration de l'hygiène de vie, un traitement médicamenteux en cas d'hyperpilosité et ou d'infertilité, et un accompagnement psychologique lorsque cela s'avère nécessaire. Le syndrome des ovaires polycystiques reste une condition complexe et souvent mal comprise malgré sa prévalence chez les femmes. Son impact va bien au-delà de l'infertilité en touchant également le métabolisme et la santé cardiovasculaire des personnes concernées. comprendre les symptômes, le diagnostic et les implications de cette maladie est crucial pour les femmes qui en sont affectées. Grâce à des examens médicaux appropriés et à une prise en charge précoce, il est possible de minimiser les risques associés au SOPK ainsi que d'atténuer les symptômes qui affectent la qualité de vie. Et pourtant, il y aurait encore plus de 50% des femmes atteintes de SOPK qui ne seraient pas diagnostiquées aujourd'hui. Alors, en cas de doute ou de présence de symptômes, Parlez-en à un professionnel de santé. Pour plus d'infos sur le sujet, je vous laisse tous les liens en description de l'épisode. Si vous avez la sensation d'avoir découvert quelque chose de nouveau sur vous-même, votre corps ou votre santé aujourd'hui, je vous encourage vraiment à partager cet épisode avec les femmes qui vous entourent. votre expérience et vos réflexions pourraient faire toute la différence dans la vie de quelqu'un d'autre. Pensez à vous abonner pour ne pas passer à côté du prochain épisode et si vous avez envie de donner un coup de boost à ce podcast, n'hésitez pas à nous laisser 5 étoiles. À très vite !