Speaker #0Bonjour à tous, je suis Adeline, femme, entrepreneur et passionnée par la santé et le bien-être féminin. Ma philosophie, le savoir c'est le pouvoir, et quoi de plus puissant que de connaître son propre corps, comprendre son fonctionnement et maîtriser les réflexes préventifs à adopter pour véritablement prendre le contrôle de sa santé et de son bien-être en tant que femme. C'est au travers de discussions franches avec d'autres femmes, amies, proches ou encore collègues, mais également avec des professionnels de santé que j'ai pensé pourquoi ne pas partager ces situations, ces découvertes et autres pépites de la vraie vie avec vous toutes et tous. Bienvenue sur Naviguer sa féminité, le podcast où nous allons partager connaissances, informations et expériences pour que nous puissions toutes prendre le contrôle de notre santé et de notre bien-être tout au long de nos vies de femme. Alors c'est parti ! Que vous fassiez du sport de temps en temps, plus régulièrement, ou que vous soyez une sportive de haut niveau, la plupart d'entre nous tombent d'accord sur le fait que nos performances sportives sont généralement affectées par les règles. La raison ? Différents symptômes tels que les crampes, la fatigue ou encore les maux de tête, qui généralement ne nous permettent pas de délivrer notre maximum. Mais se limiter à l'impact des règles sur nos performances sportives reviendrait à mettre de côté toutes les autres phases par lesquelles notre corps passe au cours d'un cycle menstruel complet et leur potentielle influence sur nos performances. Concernant les sportifs de haut niveau, en comprendre davantage sur ce sujet est absolument crucial. D'autant plus dans un contexte où les femmes ne représentent que 35% des participants aux études dans le domaine des sciences du sport. Ce qui implique que la plupart des protocoles médicaux, nutritionnels et d'entraînement que les sportifs suivent sont développés pour des athlètes masculins. Dans cet épisode, nous nous intéresserons à un programme de recherche lancé en 2021 dont la vocation est d'étudier ce phénomène de plus près auprès de sportifs de haut niveau, ainsi que les premières tendances et conclusions que cette étude et d'autres ont pu révéler. Revenons d'abord sur un rapide état des lieux concernant la pratique du sport de haut niveau pour les femmes à ce jour. Les femmes, et notamment les athlètes, peuvent être confrontées à toute une série de problèmes physiques liés à la pratique d'un sport de manière intensive. L'un des effets secondaires les plus courants auprès des athlètes de haut niveau est la perte des règles. Ce qui est un véritable problème car le cycle menstruel est un marqueur de santé important pour les femmes. Mais le cycle n'est pas seulement affecté par la pratique d'une activité sportive intense, mais peut aussi à l'inverse affecter les performances du corps féminin. On l'a évoqué en introduction, les spécificités féminines, comme les fluctuations hormonales liées au cycle menstruel, n'ont pas été intégrées à la plupart des recherches se focalisant sur les facteurs influençant la performance. Le cycle menstruel était d'ailleurs souvent invoqué comme un biais dans la lecture des résultats de ces recherches. Et c'est justement la raison pour laquelle il est essentiel de l'étudier. Enfin, au-delà du manque de données scientifiques sur le sujet, un autre frein reste le fait que les règles et le cycle soient encore un sujet tabou pour de nombreux sportifs. La majorité des entraîneurs sont des hommes, les sportifs se sentent donc suffisamment à l'aise pour évoquer leurs blessures, leurs douleurs musculaires, mais pas toujours pour discuter de leur cycle menstruel. C'est en 2021 que l'ancienne sportive Juliana Antero Lance le programme de recherche Empow'her. L'objectif principal d'Empow'her pour Exploring menstrual periods of women athletes to escalate ranking est de maximiser les performances des athlètes féminines en optimisant leurs réponses à l'entraînement par des charges d'entraînement adaptées en synergie avec leur physiologie et leur cycle menstruel. Des centaines de sportifs de haut niveau qui ont participé notamment au JO de Tokyo, de Pékin et bientôt participeront au JO de Paris, ont été suivis. Parmi les disciplines représentées, on retrouve le cyclisme, l'avéron, le triathlon ou encore la gymnastique. Chaque jour, pendant une période de 6 mois, chaque participante a renseigné ses informations sur une application, qualité du sommeil, douleur musculaire, niveau de stress, douleur menstruelle, permettant ainsi d'observer l'influence des fluctuations hormonales sur le bien-être et l'entraînement de ses sportives. Qu'est-ce que cette étude et d'autres ont permis de mettre en avant ? Les athlètes qui suivent le programme depuis plusieurs mois ont engendré une masse de données permettant de mettre en avant des schémas particulièrement précieux pour définir quand et comment planifier leur séance. Étant davantage conscientes des mécanismes qui se jouent dans leur corps et s'y adaptant, elles parviennent ainsi à tirer profit de leur cycle pour maximiser leur performance. De manière générale, les premiers résultats obtenus expliquent notamment que la force, l'endurance, la raideur ligamentaire, le sommeil ou encore la nutrition seraient sous l'influence des variations hormonales. Et bien que chaque femme puisse être influencée de diverses façons, une revue narrative datant de 2021 avait déjà révélé une diminution de la force et de la performance à la fin de la phase luthéale, juste avant le début des règles. Correspondant ainsi à la baisse de performance, généralement perçus par les athlètes. Une autre étude portant sur plus de 4000 participantes a montré que les temps de récupération étaient plus élevés lorsque les femmes se trouvaient dans la seconde moitié de leur cycle, suggérant que l'exercice était plus exigeant physiquement pour elles pendant la phase luthéale que pendant la phase folliculaire. On comprend donc ici qu'il est crucial d'en apprendre davantage sur le lien entre cycle menstruel, variations hormonales et performances physiques, notamment pour les femmes qui pratiquent à haut niveau. Le programme de recherche Empow'her, qui met enfin les femmes au cœur de la recherche, offre déjà de précieuses données sur cette question, permettant aux athlètes de planifier leur entraînement en fonction de leur cycle et ainsi de maximiser leur performance. Bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires, Cette prise de conscience croissante ouvre la voie à une meilleure prise en charge de la santé et de la performance des sportifs féminines. Et même si comme moi vous n'avez encore rien d'une athlète de haut niveau, mais que vous faites du sport régulièrement, le simple fait de suivre votre cycle menstruel pourrait vous permettre de rendre chacune de vos sessions sportives non seulement plus efficaces, mais aussi de réduire les risques de blessures ou encore de mieux anticiper vos besoins en matière de récupération. Pour plus d'informations sur le sujet, je vous laisse tous les liens en description de l'épisode. Si vous avez la sensation d'avoir découvert quelque chose de nouveau sur vous-même, votre corps ou votre santé aujourd'hui, je vous encourage vraiment à partager cet épisode avec les femmes qui vous entourent. Votre expérience et vos réflexions pourraient faire toute la différence dans la vie de quelqu'un d'autre. Pensez à vous abonner pour ne pas passer à côté du prochain épisode et si vous avez envie de donner un coup de boost à ce podcast, n'hésitez pas à nous laisser 5 étoiles. A très vite !