Speaker #0Ne me cassez pas le peigne, le podcast qui vous dit tout sur l'envers du décor des salons de coiffure, présenté par Julie Véron. Bon, j'espère que vous allez bien, tous nos enfants. Il est 8h39 du matin, un dimanche matin, mais je sors d'un fou rire extraordinaire à 8h du matin, un dimanche avec mon fils. Et donc je me suis dit... Et en plus, j'ai un rendez-vous tout à l'heure à 10h30, donc je me suis dit, je vais vite enregistrer le podcast, comme ça, au moins, ça sera fait. Je n'oublierai pas, et ensuite, j'aurai le temps de vaquer à mes occupations, de la journée. Voilà, donc... Donc, voilà. J'espère que vous allez bien, que vous allez passer une bonne semaine, et que vous ne travaillez pas trop. dans les salons je pense que c'est plus calme cette période j'ai beaucoup de mes filles qui me disent que que la période là de février janvier février ça a été plus calme ça a été inquiétant etc que vous êtes inquiet sur certaines choses et tout je pense que la plupart du temps vous oubliez que une entreprise ça tourne sur une année c'est à dire que on ne peut pas se fier à un mois plus calme on ne peut pas on peut pas d'accord Désolé, j'ai dû couper la... Je vous dis, ça ne va pas être reposant aujourd'hui. Parce que mon fils a enfermé le chat. Alors, tous ceux qui sont pour la cause animale, il n'y a aucun animal qui a été maltraité ici. Juste, il a fermé la porte de dehors parce que le chat est monté sur le mur et qu'il a une aversion. Il a peur que le chat se fasse bouffler par le chien du voisin. Donc, pour le punir, il a laissé la porte fermée. Voilà. De dehors. Donc, non plus, le chat n'est pas traumatisé, d'accord ? que aucun animal n'a été maltraité. Je préfère le dire. Parce que comme aujourd'hui, tu ne peux pas dire grand-chose de vrai, en vrai. Si tu dis, moi je me rappelle au Québec, ça a commencé tout cette affaire de tu ne peux plus trop dire grand-chose. Enfin moi je me rappelle en 2016, quand je suis arrivée au Québec, j'avais traité ma... Genre, je traite les gens. J'avais... Allez, Julie Véran, merde. j'avais traité ma collègue de couilles c'était vraiment une grosse couille voilà et quand je lui avais dit ça j'avais dit putain mais t'es vraiment conne couille couille et là elle m'avait dit que c'était une grosse insulte genre je vais porter plainte à la police genre tu vas avoir tu vas avoir un dossier criminel genre voilà juste parce que je l'ai traité de couilles donc déjà en 2016 ça partait mal Et donc là, maintenant, il faut faire attention à ce qu'on dit, tout ça et tout. Donc, je préfère le dire, le stipuler. Aucun animal n'a été maltraité. Le chat va bien. Il est juste. Il va sûrement être un peu dehors. Mais en ce moment, à Cancun, il faut que vous le sachiez. Parce qu'on a reçu des demandes. Vous savez quand on fait remplir un questionnaire de satisfaction, la Alors, on a reçu des demandes. Je sais que ça n'a rien à voir avec la saucisse que je t'ai en train de raconter tout à l'heure. Bref, mais quand même. On a reçu des demandes de... Oui, on aimerait ça peut-être que ça soit fait en janvier. Peut-être changer les dates. On est au mois de février, d'accord ? On vient de passer le mois de janvier, on s'est caillé le cul, d'accord ? Et quand je dis caillé le cul, je ne pense pas que tu aurais voulu tremper ton cul dans l'eau, d'accord, Jocelyne ? Pendant cette période. Donc, je n'ai pas déplacé la date. exprès en connaissance de cause parce que je vous rappelle que j'habite ici n'est ce pas donc voilà et que donc tu n'aurais pas kiffé d'avoir payé un voyage en te caillant le le bout de coin qui te reste là au niveau des tresses d'accord donc voilà parce que oui effectivement le matin il fait frais et donc le chat ne risque pas d'avoir une insolation D'accord ? Donc, voilà, tout ça pour dire ça. Bref, bref, bref, il y a beaucoup de choses que j'ai à raconter aujourd'hui, mais première chose, ne vous stressez pas pour une entreprise qui est plus au ralenti pendant une certaine période. Si votre entreprise est au ralenti pendant une certaine période, c'est que vous gérez mal votre entreprise. C'est que vous gérez mal votre trésorerie. C'est que vous ne savez pas ce que c'est et à quoi ça sert. une trésorerie d'accord moi je me retrouve souvent avec des périodes un peu plus calme versus des périodes très très occupé, puisque j'ai deux cycles de travail par an, d'accord ? Une en juillet, juin-juillet, et une en décembre-janvier, d'accord ? Donc, pendant ces périodes-là, j'ai des flux de trésorerie aussi, d'accord ? Qui sont beaucoup plus importants que quand j'avais le salon, ok ? Là, le salon traîne à longueur en termes de travaux, si vous avez vu passer ça dans mes stories. ça traîne quand même parce que je pensais qu'on aurait le salon qui serait terminé fin janvier. Ce n'est pas possible, il ne sera pas terminé, il n'est pas terminé, d'accord ? Je pensais qu'il serait terminé fin février, il ne sera pas terminé fin février, d'accord ? Je pense qu'il sera terminé vraisemblablement fin mars, d'accord ? Donc, et le temps qu'on reçoive les matos et compagnie et blablabla, on n'est pas rendu, d'accord ? Donc, j'ai envie de vous dire... Si vous n'avez pas la trésor, si quand vous faites des emprunts, vous ne prenez pas le temps, vous ne prenez pas la part de trésor et que vous êtes toujours à flux tendu, il va falloir remanier les choses parce que là, il y a un problème. Il y a un gros, gros, gros problème. Ça veut dire que vous n'avez pas compris la gestion d'une entreprise. Et quand vous me dites un appel, parce que là, j'en ai fait des appels, j'en ai fait au moins 70, là, depuis le début du mois de janvier. Donc, quand vous me dites, oui, mais moi, à un moment donné, en vrai, de vrai, moi, ce que je remarque, en fait, c'est que les plus grosses erreurs de gestion arrivent avec ceux qui n'ont pas de difficultés majeures. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que quand tu es en difficulté, tu te choisis immédiatement. Tu choisis immédiatement de faire la méthode, tu choisis immédiatement de te développer, tu choisis immédiatement en fait, parce que tu n'as pas le choix, parce que tu sais que ça va t'aider et c'est celle qui prend les meilleures décisions et c'est celle qui évolue le plus vite. Quand tu n'es pas en danger, c'est là que tu fais les plus grosses conneries. Comme je l'ai dit la semaine dernière en podcast, quand tu te sens le cul couvert, par ton conjoint, parce que ton salon fonctionne bien, tu as des clients, etc. C'est là que tu fais les plus grosses conneries. Et où tu puisses le plus d'énergie. « Excusez-moi, hé hé hé ! » « Excusez-moi, il y a mon chien qui fait une petite tempête émotionnelle sur mon bureau. » Encore une fois, hé hé ! En tout cas, ça se peut que vous entendiez les chiens grogner. Je vous prie de m'excuser. C'est qu'ils ne savent pas se gérer. Et en plus de ça, le pire, c'est qu'ils ne savent pas se gérer quand je suis occupée. Quand je ne suis pas occupée, ils savent se gérer. Pas de problème. Donc, pourquoi je vous dis ça ? Hier, j'ai passé un appel. Ce que j'aime, c'est que je fais une synthèse de ça. Je fais vraiment une synthèse de ça parce que c'est important. La plupart du temps, le plus difficile, c'est que vous travaillez 70-80 heures par semaine. J'en ai eu une au téléphone. hallucinant. J'en ai eu un téléphone hallucinant. Elle a fait une quarantaine d'années. Elle vient de se faire opérer des deux mains. Elle a été en arrêt maladie. Son salon va bien, elle a une trésorerie et tout. Elle a 30 ans. Elle a les canals carpiens qui étaient bouchés. Elle s'est fait opérer des deux mains. Elle ne sait pas comment elle va reprendre si ça va être dans les mêmes conditions que ce qu'elle faisait avant. Elle travaillait 80 heures par semaine. Et elle me dit, moi, je n'ai pas de problème, puisque j'ai une trésorerie. Allô ? Il n'y a pas quelque chose qui me dérange, là, Jocelyne ? Non ? Tu as 30 ans, tu as les mains qui sont déjà... Et je dis, mais aujourd'hui, c'est les mains, demain, c'est les bras, après, c'est les épaules. Elle me dit, ça a déjà commencé. Ça a déjà commencé. Mais je ne sais pas comment je peux réduire mes horaires, parce que moi, en fait, le fait de travailler beaucoup... me rassure et me sécurise parce qu'au moins, en vrai, je rentre de l'argent dans ma caisse. OK ? Mais en fait, vous voyez le truc ? Donc là, on n'est pas en danger financièrement, on n'est pas en danger parce qu'on a de la trésorerie, mais ça n'empêche pas qu'on prenne des mauvaises décisions, des décisions de merde. Et ça, je me suis confrontée à ça tous les jours, où je me dis « What the fuck ? » Il n'y a rien qui te dérange dans ta façon de fonctionner, où tu te dis… Non, là, je pense que je suis due pour me faire encadrer parce que je crois que je fais des choses dans le mauvais sens. Ben ouais, Jacqueline, tu fais des choses dans le mauvais sens. Tu n'as pas l'impression ? Travailler 600 heures par semaine, tu n'as pas l'impression qu'il y a un problème ? Il y a un sérieux problème, non. Vraiment. Parce que le jour où tu seras en incapacité de travail, que tu auras passé 20 ans à coiffer, que tu n'auras aucune formation dans rien d'autre, tu vas faire quoi ? Tu vas faire quoi ? Parce que tes clientes, elles, elles iront ailleurs, là. Il n'y a aucun souci. Ça ne les dérangera même pas. Elles vont se dire, bon, mais Laurie, elle est malade. Elle ne peut plus nous coiffer, nanana. Mais moi, mes cheveux, ils continuent à pousser. Je vais ailleurs. Elles vont avoir de la peine le premier mois, mais les mois d'après, elles n'ont plus rien à foutre. Vous voyez ce que je veux dire ? Et là, tu te dis... Ah mais moi j'ai pas besoin de dépenser autant d'argent dans ça. Moi j'appelle pas ça s'en sortir. Vraiment pas. Et je vous assure que les filles qui sont le plus dans la merde, vraiment, sont celles qui prennent les meilleures décisions dans leur vie. Parce que l'état d'urgence t'amène à prendre des bonnes décisions. Quand t'es confortablement installée dans ta merde, bien, bien, bien ancrée, c'est vraiment le cul débordant de merde, bien puant. Mais tu y restes, tu fais des mauvais choix, tu n'es pas bien, tu n'es pas à l'aise, tu es retenu par ton niveau de vie en fait en vrai, et tu n'oses pas en bouger. Et en vrai, moi c'est ce qui m'est arrivé en 2020. Quand j'ai commencé à faire de la formation pour les coiffeurs, pour remuer gratuitement les coiffeurs pendant les confinements et tout, je passais mon temps en fait à faire des vidéos et tout ça et tout. Quand j'ai pris mon premier coaching, Je me suis dit, je ne peux pas continuer à travailler comme ça. Je ne peux pas continuer à faire énormément pour rien. Et je me suis choisie comme ça. Je n'étais pas dans une merde débordante, mais j'étais tranquillement installée, confortablement dans mon cul, bien chaud comme ça, avec aucune connaissance de rien. Je me disais, de toute façon, mon salon tourne bien, mais mon mari a une situation. Ça va, tu vois. Donc, je n'ai pas besoin de plus. Je peux me démerder toute seule. Je vais me débrouiller. De toute façon, je suis en sécurité. Donc, il n'y a pas de souci. Mais en vrai, je chiale à l'intérieur de moi parce que ce que je fais ne me convient pas. Ça ne me convenait pas. Même si j'avais mon travail, même si j'avais mes clients, même si plein de choses, j'avais d'autres ambitions dans ma vie et ça ne me convenait pas. Donc, à un moment donné, soit je décide de changer, soit à un moment donné... Je vais être amenée à arrêter. À arrêter. Parce que travailler 600 heures par semaine, ça n'est pas une vie. Ça n'est pas une vie. Je l'ai fait pendant des années et ce n'est pas une vie. Personne ne veut ça. Et un jour, tu te réveilles, tranquille, un beau matin, et en fait, qu'est-ce que tu vois ? Rien. Rien du tout. Tu n'as rien construit. tu n'as rien fait, tu n'as pas vécu, tu as laissé de côté tes rêves, tu n'as pas vu tes enfants grandir, tu as laissé ton conjoint livré à lui-même et tu te retrouves seule, de rien, rien du tout. Et ça là, c'est hors de question. Et la plupart du temps, c'est ce que je reçois comme message, c'est « ouais mais je ne suis pas souvent chez moi, je ne vois pas trop mes enfants » . Ok, t'attends quoi en vrai ? T'attends quoi en fait ? Quand je te dis je peux t'aider, on va pouvoir le faire ensemble, on va pouvoir... Ah mais non, non parce que finalement tu sais ça va quand même, ça va en vrai en fait. Je vais pouvoir me débrouiller seule. Mais combien j'en ai vu qui m'ont dit je vais pouvoir me débrouiller seule et qui me rappellent deux ans plus tard et qui se sont jamais débrouillées seules. qui sont restées exactement assises au même endroit, qui n'ont pas bougé de poil, et qui me rappellent, et à qui je demande, alors en vrai, qu'est-ce que... Ben rien. Je vais vous dire quelque chose d'important, qui est très important. La plupart du temps, on ne sait pas après quoi on couvre. Gagner de l'argent, gagner bien sa vie, C'est une bonne chose, c'est une très bonne chose. Sauf qu'à partir d'un certain montant, si tu es quelqu'un de raisonnable et qui a été élevé raisonnablement par des parents qui n'avaient pas vraiment de moyens, à partir d'un certain montant, que tu peux t'acheter tel ou tel truc, que tu peux réaliser tel ou tel rêve et tout, tu n'as pas besoin de plus. Je te le dis très sincèrement, quand tu vis confortablement, que tu ne comptes pas pour faire tes courses en milieu de mois, que tu peux payer toutes tes factures, que tu as une voiture top, que ta maison, que tu es propriétaire de ta maison, que tu peux faire des activités, des voyages, en vrai de vrai, tu n'as pas besoin de plus. En tout cas, moi pour moi. Mon symbole de la richesse à moi, c'est que je n'ai pas besoin de compter mon argent, je paye mes factures, je peux me faire plaisir de temps en temps, je n'ai pas besoin d'être sur un bateau. avoir des valets, enfin bref. Vous voyez ce que je veux dire ? Parce que là, en ce moment, je vais dériver sur quelque chose de complètement différent, je vous prie de m'excuser, mais je fais une parenthèse, parce qu'en ce moment, je suis en train de regarder, je suis hyper... Je suis hyper choquée en vrai par l'affaire Epstein, le gars là, où je me dis en fait l'argent rend taré. L'affaire Pup Daddy, l'affaire R. Kelly, l'affaire machin. Tu te dis en fait les gars, ils ont du pognon à plus en savoir quoi faire, et du coup leur principale activité c'est d'organiser en fait des parties fines sur des enfants. En vrai ça m'écœure, ça me dégoûte, ça me donne envie de vomir. Et je me dis, l'excès d'argent n'est pas bon non plus. Parce qu'en vrai, tu deviens complètement taré. Bref, on ne fera pas un débat là-dessus, mais en tout cas, ça m'écœure, ça me dégoûte. De voir qu'en plus de ça, des gens du gouvernement, des gens de la famille royale anglaise, bref, sont impliqués là-dedans. Je me dis, sans déconner les gars, vous m'écœurez. Vous me donnez envie de gerber. Vous êtes des reclus, des reclus de l'humanité. Je vous déteste. et on est en temps en fait Je ne comprends pas qu'on puisse être aussi taré, en fait. Taré, taré, taré. Voilà. Et tous ceux qui disaient, « Non, mais c'est complotiste, ça n'existe pas. » En vrai de vrai, là, on est en train de montrer que ça existe et qu'ils sont tous trempés là-dedans. En vrai de vrai, c'est une déguerie, en fait. On est dirigés par des fils de putes. Voilà. Donc ça, ça me dégoûte. Voilà. On est dirigés par des fils de putes et c'est mondial. Voilà. Donc... À part ça, voilà. Donc moi, pour devenir quelqu'un qui est normalement constitué, qui a des vraies valeurs, qui a des bonnes bases, qui a été bien élevé, qui n'a pas été élevé dans la débauche totale, qui a des relations amicales, somme toute, normales, n'aura pas besoin d'avoir plus que je paye mes factures, j'ai une bonne voiture, j'ai une belle maison, mes enfants sont en sécurité, je peux payer les études de mes enfants. Bref, ça reste ça, d'accord ? Mais... Une fois que tu as ça, c'est quoi que tu vas chercher en fait ? Une fois que tu es suffisamment confortable, je veux dire, c'est le temps. Tu as besoin, après une fois que tu as bien ça, ce socle, ce noyau-là, tu as besoin de temps. Tu n'as pas besoin de courir après n'importe quoi. Vous courez après n'importe quoi, vous ne savez même pas après quoi vous courez. Vous convertissez votre temps contre de l'argent, mais vous ne savez même pas pourquoi en fait. En vrai, vous ne savez pas pourquoi. On dit « Ouais, mais moi j'aime bien, le salon il est rempli, puis c'est une terre, puis j'ai deux mois d'attente, puis tu cours après la reconnaissance, tu cours après l'amour des gens. » Tu cours après le fait qu'on te dise « Ah, mais elle fait vraiment du bon travail, puis c'est vraiment bien, puis c'est vraiment cool, puis c'est vraiment super, puis c'est vraiment chouette, puis je l'aime vraiment beaucoup, puis… » Ok ? Donc, tu t'épuises pour avoir l'approbation de gens dont, en vrai de vrai, si c'était dans un autre contexte, tu n'en aurais rien à foutre. Tu n'en aurais que de la foudre. Tu t'en foutrais totalement. Je pensais à ça avec Enzo. On parlait de ça dans la voiture, je pense que c'était avant-hier, où je disais, moi, en vrai, quand je pense à ça aujourd'hui, puisque moi, ça fait maintenant trois ans que j'ai vendu le salon, je l'ai vendu en 2023, donc ça fait trois ans que j'ai vendu le salon, ça fait deux ans et demi qu'on est ici au Mexique, ça fera trois ans cet été. Et en fait... J'ai envie de dire, quand je pense à ça, à mes clientes que j'avais dans tous les salons que j'ai eues, sur le plan capillaire, je parle, sur le plan capillaire, je ne parle pas sur le plan humain, mais sur le plan capillaire, il n'y en a aucune où je me dis, ouais, j'aimerais vraiment la recoiffer parce que c'est extrêmement cool. Aucune. aucune, où je me dis j'ai fait tellement de bons projets j'aimerais aucune aucune, aucune sur le plan humain j'ai un contact avec une seule c'est Jessie, avec qui on continue à s'écrire, à se parler c'est tout, en dehors de ça j'en ai rien à foutre là on m'a demandé aujourd'hui on m'a dit « Ton salon va être un peu impersonnel, manque de couleurs, mais c'est ce que je veux. » En vrai, je ne veux plus coiffer, donc je ne mettrai aucune touche de ce qui me ressemble dans ce salon, à part rien. Rien du tout. Parce que même mon bureau, si un jour je décide de le louer à quelqu'un, il sera louable à n'importe qui. Je suis devenue dans un salon de coiffure investisseur. Mon temps... Mon âme, mon énergie, ma vitalité est beaucoup plus importante que n'importe qui sur cette terre, à part mes enfants et mon mari. Je suis une maman, je suis une femme, je suis une épouse, voilà c'est ce que je veux dire, une femme, un être humain. Mais je ne suis pas un serviteur, je ne sers personne. personne ne sera servi par moi je me serre je serre mes enfants je donne tout à mon mari mais jamais de la vie je donnerai tout à mes clients jamais de la vie jamais en tout cas parce qu'il est interne à moi vraiment plus du tout c'est à dire que aujourd'hui je prends une vibe de Si tu m'aimes et que t'aimes mon fonctionnement, on va avancer même dans la même direction, à la même vitesse. C'est tout. Je ne supporterai pas tes états d'âme. Je ne supporterai pas ta lourdeur d'esprit. Je ne supporterai pas ton stress. Je ne prendrai rien sur mes épaules. Rien du tout. Et pourtant je considère... que mon travail m'amène énormément de responsabilité. Je dirige vos salons. Et quand je dirige vos salons, je dirige votre vie personnelle, votre vie professionnelle. Je vous donne des conseils pour évoluer, pour vous faire grandir, pour améliorer vos conditions. Donc pour moi, c'est une responsabilité. Mais je ne le ferai jamais. en oubliant la personne que je suis et en sacrifiant la personne que je suis. Jamais. Et quand je vois des gens en appel qui me disent « Oh mais moi, je fais 80 heures par semaine, j'ai les deux mains qui sont foutues, j'ai la colonne vertébrale qui me fait mal, mais super, ça va. » J'ai envie de vous dire, un jour, vous allez ouvrir les yeux, vous allez... récupérer en fait de la lucidité et vous allez vous retrouver comme des merdes parce que vous ne saurez rien faire d'autre et c'est ça je le dis pas pour faire peur ou pour homme ou pour alarmer ou quoi que ce soit ou pour faire chialer dans les chaumières mais c'est ce qui m'est arrivé et je me suis rendu compte en fait par la force des choses que ce métier est très demandant et que si tu le fais pas à ta façon à toi selon tes propres valeurs et tes propres principes, et que ta seule valeur à toi, c'est de courir après l'argent, tu as déjà tout perdu. Tu as déjà tout perdu. Parce qu'un jour, ce qui te fait croire que tu es indispensable, te montrera que tu ne l'es pas, te montrera que ta cliente, elle peut très bien vivre sans toi, te montrera que... tu es indispensable à personne, que les gens ne t'aiment pas pour la personne que tu es, mais pour ce que tu leur procures. Et que, en vrai, en fait, la plupart des humains naissent pour abuser des autres. Et que si tu te laisses abuser, et que tu ne sais pas dire non, et que tu n'as aucune confiance en toi, c'est toi qui abuses de toi-même. et que tu ne te valorises absolument pas. Et pas plus de ça, quand on te propose une solution, vu que tu es confortablement assise dans de la merde chaude, tu ne prends pas cette solution et que tu meurs à petit feu. Tu t'éteins, tu éteins ta lumière, tu t'éteins et tu arrêtes d'exister en vrai, comme un être humain. De la même manière avec le salaire. Quand tu as un salaire de 1000 balles, 1200 balles, ça, ce n'est pas un salaire pour moi, c'est une indemnité. C'est une indemnité de je ne sais pas quoi, c'est vraiment pas un salaire. 1200 balles de salaire, ça n'est pas un salaire. C'est... Ce n'est pas un salaire. Alors là, on va me dire, ouais, mais j'ai vécu avec moins que ça, d'accord. Mais vraiment. Sauf que moi, là, je n'ai jamais considéré que c'était une vie sur du long terme. Je n'ai jamais considéré que cette condition-là me convenait. Je n'ai jamais conçu vouloir vivre comme ça toute ma vie. Et donc, il est hors de question que cette situation devienne permanente. Si elle devient permanente, C'est que vous vous complaisez dans de la merde et que jamais de la vie vous n'avez pensé faire évoluer ou changer quoi que ce soit. En vrai, vous comptez sur les autres pour vous faire vivre. Soit le gouvernement qui va vous donner des aides de je ne sais quoi, soit votre conjoint qui va vous donner de l'argent pour faire les courses ou je ne sais pas quoi, mais jamais vous n'avez compté sur vous-même, jamais vous ne vous êtes fait suffisamment confiance. pour vous dire que vous êtes capable par vous-même d'avoir un salaire décent en coiffure. Aujourd'hui, en vérité, en coiffure, on peut gagner sa vie correctement. Si vous ne gagnez pas votre vie correctement, c'est qu'il y a un problème de gestion. Je le dis encore une fois. Ça veut dire que vous ne vous faites pas suffisamment confiance, que vos clients abusent de vous, que vous abusez de vous, mais que jamais vous n'avez envie de trouver la solution. Jamais. Parce que si vous aviez envie de trouver la solution en vrai degré, ça serait déjà trouvé depuis longtemps. Moi, je suis très contente et très fière, et je le redis, qu'aujourd'hui le coaching se soit démocratisé. qu'aujourd'hui on ait les clés dans notre métier pour évoluer, que ce soit avec moi ou que ce soit avec quelqu'un d'autre, je m'en fiche. Aucune importance. Le plus important c'est que ce soit des techniques qui fonctionnent. Et que s'il y a beaucoup d'acteurs aujourd'hui dans le marché, ça veut dire que le besoin est présent. Vous comprenez ? Donc si le besoin est présent, Et qu'aujourd'hui, on a envie d'évoluer. Qu'aujourd'hui, on considère, puis je me rappelle de ce que ma mère m'a dit, je pense que je vais faire un réel là-dessus. Si on considère aujourd'hui qu'on n'est pas des connasses, que la coiffure n'est pas réservée pour les pétasses, les fines faciles, les bouffons d'agro-sains, d'accord ? Et qu'aujourd'hui, en fait, on peut avoir une tête bien faite et être coiffeuse, chef d'entreprise. Qu'on considère aujourd'hui qu'en fait on peut être payé davantage. Pas comme ma mère me disait, mais tu as choisi la coiffure, mais tu ne seras jamais riche ma pauvre fille. Sauf que la richesse, elle est loin en fait de ce qu'on imagine. D'accord ? Qu'aujourd'hui on peut être chef d'entreprise coiffeuse, intègre et ne pas passer pour une pute. Donc ça veut dire qu'on peut gagner sa vie correctement. Donc ça veut dire clairement que des salaires de merde... sont aujourd'hui réservées à ceux, à celles et ceux qui ne veulent pas s'en sortir en vrai ou qui ont peut-être choisi la voie de « ça me convient comme ça, un petit salaire me convient, c'est correct » . Et dans ces cas-là, ne venez pas vous plaindre, d'accord ? Oui, mais je ne peux pas augmenter mes prix parce que mes clients, les pauvres. Très bien, tu as déjà compris. Je n'ai même pas besoin d'en faire une tirade. Oui, mais tu sais ce qui... Tu sais, je veux dire... Mais, ouais, mais gagner de l'argent... Tu as déjà compris, je n'ai pas besoin d'en faire une tirade. Ouais, mais moi, je suis à la campagne... Tu as déjà compris, je n'ai pas besoin d'en faire une tirade non plus. Vous comprenez ? Arrêtez, en fait. de vous trouver des excuses. Parce que, en fait, les excuses ne sont pas des moteurs de réussite. Ça ne l'a jamais été et ça ne le sera jamais. Et puis voilà, quoi, Fénin ? Si on veut vraiment, on peut. Si on ne peut pas, c'est que soit on n'a pas les capacités et c'est correct comme ça, il n'y a pas de soucis. Soit... On se complie dans un confort inconfortable. Vous savez, c'est un peu le syndrome de j'ai quatre ampoules qui sont accrochées au plafond, j'en ai trois de grillées, mais je ne les change pas parce qu'il y en a une qui marche et que même si je n'y vois pas bien, j'y vois. Vous comprenez ? C'est ce syndrome-là en fait. Quand on ne veut pas changer. Qu'on est dans une situation inconfortable, mais qu'elle n'est pas encore suffisamment inconfortable, c'est-à-dire que j'y vois encore. Si je n'y voyais plus, peut-être que je prendrais le pari de changer les quatre ampoules. Mais pour l'instant, je continue à y voir. Vous comprenez ça ? C'est la même affaire. C'est exactement ce que vous faites. La plupart du temps dans vos entreprises, vous êtes inconfortable, mais pas encore assez. pour faire le choix en fait de vous choisir c'est ça le deal c'est ça qui me dépasse le plus des fois où je me dis putain mais tu vois pas le tu vois pas le truc Tu ne vois pas le truc là-bas. Non, tu ne le vois pas assez. Parce que tu y vois encore. Et des fois, je suis frustrée quand je sors des appels. Je me dis, fuck, je raccroche. Je suis comme, oh. Tu vois ? Mais moi, je ne fais pas le choix à la place des gens et moi, je n'ai rien à vendre en vrai. Je pars du principe que si ce n'est pas le bon moment, ce n'est pas le bon moment. Et quand on me dit, ouais, tu vas revenir peut-être vers... Non, non, je ne reviendrai pas vers toi, Jacqueline. Je n'ai pas de temps à perdre, en fait. Moi, je n'ai pas que ça à faire. Moi, je suis là pour avancer, en fait. Je ne suis pas là pour te traîner par le bord. Rien à faire. Voilà. Donc là-dessus, j'espère que ça vous aura réveillé quelque chose. Qu'est-ce que je voulais dire ? Ah ouais, demain j'ai un appel de ouf. J'ai hâte. J'ai trop hâte. Je vous ferai un résumé de ça la semaine prochaine. Je pense que ça va être énormissime. J'ai été intimidée sur les réseaux sociaux. Demain c'est lundi, donc j'aurais déjà fait jeudi. Mais bref, j'ai été intimidée sur les réseaux sociaux en 2024 par quelqu'un dont je t'ai dit le nom. Quand je dis intimidée sur les réseaux sociaux, ça veut dire qu'il y a un post qui a été fait sur moi et il y a eu des commentaires sur ce post, que les commentaires ont été screenés par des gens qui me connaissent, que je sais qui a commenté, que je n'ai rien dit de spécial à ces personnes puisque je m'en fous, en fait, en vrai de vrai, et que demain, une personne qui a commenté ce post a pris rendez-vous avec moi. Alors je me demande, tu vois, des fois, je me dis, est-ce que les gens sont bêtes ? Ou des fois, je me dis, est-ce qu'ils pensent que moi, je suis bête ? Parce que c'est un peu chelou quand même, tu vois ce que je veux dire ? Ça se fait zéro. Donc j'ai hâte d'avoir l'explication de ça, deux ans plus tard. Moi, je n'oublie jamais rien. Je n'oublie jamais rien. Le temps... viennent à celui qui s'est attendu son tour. Et là, c'est mon tour. Demain, c'est mon tour. Donc, j'ai hâte. J'ai hâte. Moi, je ne suis pas quelqu'un de violent, d'agressif ou quoi, mais je pose vraiment les choses bien placées, bien clignes, bien nettes. Donc, je pense que ce sera peut-être quelque chose que la personne n'attendra pas. Mais comme moi, j'ai attendu deux ans. Ouais. Impeccable. Ça va être chouette. Je vous raconterai ça. J'ai hâte de vous raconter ça la semaine prochaine. Ah, j'ai trop hâte. J'ai trop hâte de vous raconter cette histoire. C'est rare quand j'ai quelque chose déjà à dire pour la semaine prochaine. Mais là, j'ai hâte de vous raconter cette histoire. Alors là-dessus, je vous souhaite une bonne semaine et on se dit à la semaine prochaine. Bye. Merci d'avoir écouté Ne me cassez pas le peigne. Envie de découvrir encore plus de coulisses sur le business de la coiffure ? Abonne-toi pour ne louper aucun épisode.