Speaker #1Le yoga Nidra permet d'atteindre des états de relaxation profonds et très ressourçants. C'est un voyage intérieur entre les états de rêve et de méditation. Pour vous préparer à recevoir cette pratique sans effort, il suffit de vous allonger le plus confortablement possible et de vous laisser guider. Merci aux contributeurs de ce podcast sur le Patreon qui m'aident à financer le podcast et à produire plus d'épisodes en échange de l'accès à des contenus exclusifs et des lives de Yoga Nidra. Je vous donne rendez-vous sur patreon.com/atelierlacanopee pour devenir contributeur. Et maintenant, bienvenue en vous-même et bonne séance. Bonjour et bienvenue dans cette séance de Yoga Nidra, dont l'intention est de vous aider à vous endormir, notamment avec la lecture d'un conte qui nous vient d'Hawaï, qui s'appelle L'Enfant d'Océan. Je vous invite dans un premier temps à faire tous les rituels qui vous aident à vous endormir. Si vous avez des difficultés à trouver le sommeil, se masser les pieds pendant 5 minutes peut vraiment aider à vous endormir. Vous pouvez aussi sentir une odeur d'huile essentielle relaxante, comme la lavande, et tamiser les lumières le plus tôt possible dans la soirée. Et puis je vous invite à vous assurer que cette piste audio est en lecture seule, à éventuellement mettre un réveil, éteindre les lumières, à vous installer le plus confortablement possible dans votre lit, allongez-vous sur le dos, déposez l'oreiller bien sous la tête. Espacez légèrement les pieds, l'un de l'autre un petit peu plus largement que le bassin. Les paumes de main peuvent se trouver sur le bas-ventre ou les bras le long du corps. Et pour commencer, je vous propose de prendre trois grandes respirations. Je vous invite à porter l'attention sur votre respiration, pouvoir peut-être placer l'attention sur le bout du nez, et à ressentir l'air qui rentre par le bout du nez lorsque vous inspirez, et l'air qui ressort par le bout du nez lorsque vous expirez. Peut-être même pouvoir percevoir la température de l'air qui rentre, la température de l'air qui ressort, l'air qui rentre un peu plus frais que l'air qui ressort légèrement réchauffé par votre corps. Je vous invite à laisser les jambes se faire les plus lourdes possible et à ressentir tout l'arrière des jambes en contact avec le matelas. Commençons par les talons, ressentir les talons sur le matelas, les mollets, le dos des cuisses, et à laisser les jambes se faire très lourdes. Je vous invite à ressentir le poids du bassin sur le matelas, à ressentir tout votre dos en contact avec le matelas, le drap. Je vous invite à relâcher le bas du dos. et le haut du dos. Relâchez maintenant les épaules. Sentez les épaules en contact avec le matelas, les bras, et peut-être les mains. Peut-être pouvez-vous sentir La nuque en contact avec l'oreiller ou en léger suspens au-dessus du matelas, l'arrière du crâne sur l'oreiller. Relâchez complètement la nuque et laissez la tête reposer lourdement sur l'oreiller, l'oreiller qui épouse la forme de votre crâne, le matelas qui épouse la forme de votre corps. Je vous invite à ressentir le contact du drap ou de la couette sur vos pieds, l'avant de vos jambes, l'abdomen, peut-être les bras, les mains. Relâchez tout votre corps. Je vous invite à relâcher tout votre corps. Et maintenant à sentir le contact de l'air sur la peau du visage. Le contact de l'air sur la peau du visage. Et imaginez que l'air enveloppe la peau du visage. Laissez la peau du visage se lisser, se faire plus détendue en direction du sol, en direction du matelas et de l'oreiller. Laissez la langue se faire un petit peu plus lourde, un petit peu plus détendue. Relâchez tous les muscles du visage. De nouveau, je vous invite à porter l'attention sur votre respiration, à imaginer sur l'inspiration qu'une vague s'étire du bas-ventre, monte, grandit jusqu'au clavicule, et que sur l'expiration, cette vague se retire des clavicules jusqu'au bas-ventre. Sur l'inspiration de pouvoir laisser le ventre se gonfler jusqu'à la poitrine, les côtes, les clavicules, comme une vague qui se déroule et monte du bas-ventre jusqu'aux clavicules, et sur l'expiration laisser la vague se retirer des clavicules jusqu'au bas-ventre, la poitrine s'abaisse, le bas-ventre se relâche. Un flot régulier de la respiration, un va-et-vient régulier, une respiration très douce, calme, une respiration très douce et calme, pour encore une respiration. Puis vous retrouverez votre respiration naturelle. Maintenant, je vous invite à avoir une pensée positive pour un moment de votre journée. Peut-être pouvoir avoir un temps de gratitude pour un moment de votre journée, une personne avec qui vous auriez échangé, parlé, ri, un regard croisé, un bout de nature observé. Je vous invite à avoir une pensée positive pour un moment de votre journée. peut-être plusieurs moments, si cela vient spontanément, puis laissez s'inviter le sommeil réparateur quand il vient, laissez venir à vous le sommeil profond et réparateur. Ayez l'intention d'une nuit reposante et ressourçante. Et maintenant, je vous invite à placer l'attention sur les parties du corps que je vais citer. Commencez par placer l'attention sur le pouce droit. le pouce gauche, l'attention sur l'index droit, l'index gauche, le majeur droit, le majeur gauche, l'attention à présent sur l'annulaire droit, l'annulaire gauche, l'auriculaire droit, l'auriculaire gauche. Placez désormais l'attention. Sur la paume de la main droite, la paume de la main gauche, l'attention sur le poignet droit, le poignet gauche, l'avant-bras droit, l'avant-bras gauche, le coude droit, le coude gauche, le haut du bras droit, le haut du bras gauche. L'attention qui se dépose maintenant sur l'épaule droite, l'épaule gauche, le pli du bras droit, le pli du bras gauche. Je vous invite maintenant à placer l'attention sur le côté droit de la poitrine, le côté droit de la poitrine, le côté gauche de la poitrine, le côté gauche de la poitrine. et à laisser la tension voyager un peu plus bas pour atteindre la hanche droite, la hanche gauche, la cuisse droite, la cuisse gauche, le genou droit, le genou gauche, le mollet droit, le mollet gauche, la cheville droite, la cheville gauche, La plante du pied droit à présent, la plante du pied droit, la plante du pied gauche, le gros orteil droit, le gros orteil gauche, le deuxième orteil droit, le deuxième orteil gauche, le troisième orteil droit, le troisième orteil gauche, le quatrième orteil droit, le quatrième orteil gauche. Le cinquième orteil droit, le cinquième orteil gauche. Préparez-vous à passer à l'arrière du corps. Attention, maintenant sur le talon droit, le talon gauche, le fessier droit, le fessier gauche, le bas du dos, le milieu du dos, le haut du dos. La tension est présente qui se dépose sur l'homoplate droite, l'homoplate gauche, la nuque, la nuque, le sommet du crâne, le sommet du crâne, et l'avant du corps, le front, le front, le point entre les sourcils, le sourcil droit. Le sourcil gauche, l'œil droit, l'œil gauche. La tempe droite, la tempe gauche, l'oreille droite, l'oreille gauche, la joue droite, la joue gauche, la narine droite, la narine gauche, le bout du nez, la lèvre supérieure, la lèvre inférieure, l'espace entre les deux lèvres. Le menton, la gorge, le centre de la poitrine, le nombril, le bas-ventre, maintenant... Je vous invite à vous relier à une partie de vous-même qui est lumineuse, que vous offrez au monde, une partie mise en lumière, qui est visible, une partie de vous lumineuse, peut-être à vous relier un souvenir, un souvenir de vous lumineuse, lumineux. Offrant au monde extérieur une partie de vous bien en lumière, une partie lumineuse à la lumière. Puis maintenant, je vous invite à vous relier à une partie de vous qui est peut-être plus cachée, une partie à l'ombre. Moins visible à l'extérieur, une partie plus à l'ombre, peut-être plus cachée, intérieure. Et peut-être là aussi à pouvoir vous relier un souvenir, un ressenti, en lien avec une partie plus cachée, à l'ombre, rendue moins visible. pour le monde extérieur. Et puis je vous propose maintenant de vous relier simultanément à ces deux parties, celle qui est à la lumière, celle qui est à l'ombre, une partie mise en lumière, une partie à l'ombre, cachée, plus cachée. lumière, ombre, ombre, lumière, je vous invite à vous relier simultanément à ces deux parties, une partie à la lumière et une à l'ombre, à l'ombre de vous-même, et puis laissez filer. Laissez filer. Je vous invite à nouveau à prêter attention à votre respiration, à pouvoir sentir comme le corps respire de lui-même, à observer cette respiration qui se fait d'elle-même, à observer cette respiration qui se fait d'elle-même. Peut-être pouvoir rester là. Simplement à ressentir la respiration naturelle, ou bien également à pouvoir prendre des inspirations sur trois temps, et des expirations sur le double du temps sur six temps, des expirations plus longues, peut-être, peut-être à inspirer sur un, deux, trois. et peut-être à expirer sur 6, 5, 4, 3, 2, 1 ou simplement à rester là, consciente, conscient de votre réception Inspiration naturelle, encore un peu, et puis à présent, je vous invite à laisser venir à vous les images en lien avec le récit qui suit. Le récit de l'enfant d'océan, un récit venu d'Hawaï. Deux vieux vivaient sur un haut rocher, juste au-dessus de la mer. Leur cabane de bois avait blanchi, leur peau s'était parcheminée au fil du temps. C'était de bonnes gens paisibles, ils n'avaient qu'un regret, celui de ne pas avoir eu d'enfant. Un jour, le vent parla en leur faveur au seigneur des mers. Ces humains étaient délicats, ils avaient agité leur cahute, mais ne l'avaient jamais insulté. L'écume plaida leur cause, ils marchaient toujours avec précaution, ne dérangeaient jamais rien. Ils avaient sauvé des étoiles de mer, des crabes, ils pêchaient sans excès, remerciant les dieux d'Hawaï, les oiseaux témoignèrent, ainsi que le sel, le sable et les coquillages. Comme le seigneur des mers observait les vieux depuis longtemps, il acquiesça et, fait assez rare pour être raconté, modifia les lois qui séparent l'eau de la terre et le poisson de l'humain. La vieille mit au monde un bébé requin qui possédait les yeux d'un homme. Les parents rendirent grâce à la déesse de la fertilité et firent une prière au flot de la voie lactée. Après quoi, ils couchèrent leurs petits dans un berceau d'algues à côté de leur natte. Mais au bout de quelque temps, l'enfant d'océan palit. Ses grands yeux d'homme se tournaient. insistant vers la mer. Les deux vieux comprirent et le portèrent sans hésiter au milieu des vagues où il guérit. Dès lors, les parents descendirent chaque jour de leur rocher pour s'occuper de lui. Il résidait dans une vasque, derrière un rideau de récifs, où batifolait une nuée de petits poissons bercés par les vagues dans un lit d'algues rouges. L'enfant d'océan grandit. Un jour, les deux vieux le retrouvèrent loin de la vasque, les lorons nerveux. Il avait franchi la haie de rochers, impatient de gagner les flots translucides, de rejoindre le corail et la fosse marine. Le moment appréhendé était venu. Comme tous les petits d'hommes ou de requins, il aspirait à gagner le grand large. Ils s'étreignirent, mêlèrent leurs larmes et leurs sourires, puis le jeune requin fila vers le royaume des poissons perroquets et des baleines à bosse. Les parents prièrent les divinités des flots de prendre soin de leurs petits, puis rentrèrent dans leur cabane en silence, main dans la main. L'apparence du jeune requin était sans équivoque. Mais si l'on y regardait de plus près, quelque chose d'étrange interpellait. La forme de ses yeux, leur éclat, sa façon de regarder les autres et le monde intrigué. L'enfant d'océan comprit très vite qu'il ne laissait pas les habitants de la mer indifférents. Il y avait de l'humain en lui, cette qualité perçue comme anormale ou sacrée. et qui entraînait de la part de ses pairs rejet, curiosité ou bienveillance. Or, la nouvelle parvint jusqu'au zoui du roi requin qui, comme à son habitude, refusa d'écouter les avis des uns ou des autres, préférant se faire sa propre opinion. Quand il l'aperçut près de la barrière de corail, il remarqua l'irrisation de son cuir dentelé, et apprécia sa lumière diaprée. Lorsqu'il croisa son... En regard, il réalisa que la source de ce chatoiement tenait à sa double nature. Après tout, il ne connaissait de l'homme que ses filets et sa nage étrange. Or, il y avait chez l'enfant d'océan une chose unique qui valait la peine d'être découverte. Ce métisse de l'eau et de la terre portait en lui le secret de la nature humaine. Le roi requin l'invita à le suivre et envoya ses émissaires annoncer aux habitants des mers que le compagnon bleu, cadeau des deux mondes, était désormais sous sa protection. Ainsi le fils des hommes commença-t-il sa nouvelle vie, parrainé par le régent du peuple requin. Calamars, dauphins, raies affluèrent, attirés par la nouvelle. Il fallut quelques jours pour que le va-et-vient se calma, que la vie sauvage prit sa pleine mesure, et que le jeune protégé goûta aux attraits et aux dangers du monde marin. Si la plupart des poissons et des cétacés ne se montraient pas hostiles, certains le repoussaient sans ménagement ou le fuyaient. Il en est ainsi dans les deux mondes. Certaines créatures ombrageuses ne savourent pas la merveilleuse diversité de la vie. Or, l'un de ces têtus n'eut bientôt qu'une idée en tête, tuer l'intrus. C'était un requin mangeur d'hommes banni par les siens, l'un de ces prédateurs qui finissent par entacher de leur folie la réputation de toute une espèce. Il vivait dans l'ombre des grands fonds, là où se cachaient les proscrits de la mer. Connaissant le décret du roi requin et ne pouvant s'approcher de trop près de son domaine, il attendait son heure, sûr que l'importain retournerait un jour ou l'autre nager vers ses semblables, ce qui ne tarda pas à arriver. Nageant vers son lieu de naissance, insouciant du roulis anormal et des signes avant-coureurs d'une mer tempête, il endoya vers les eaux du lagon. Le mangeur d'hommes avait flairé la bourrasque et, tandis qu'il cherchait un abri, aperçut son ennemi. Le cruel le suivit à bonne distance, certain de le coincer sur la haie de rochers galvanisés par les courants et les remous. L'enfant d'océan ne pouvait plus revenir vers le large. Alors qu'il luttait contre les flots tumultueux, il vit le prédateur et sa gueule aux dents redoutables. Contrer une attaque ? dans le chahut des vagues était désespéré. Il eut une idée folle. L'une de ses inspirations qui traverse parfois les hommes, il se précipita vers la haie acérée. Tout en agitant les flots, le seigneur des mers gardait un œil sur son filleul. Il dirigea une lame de fond au moment fatidique, souleva son protégé au-dessus des récifs tandis qu'elle précipitait le mangeur d'hommes contre les rochers. Sa cuirasse vola en éclats. Le jeune squale atterrit dans la vase qui lui avait servi de nurserie. Il reposait sur le lit d'algues pourpres, le corps à demi immergé. Les vieux parents l'aperçurent en se levant. Ils avaient conservé l'habitude de jeter un regard attendri vers les crins de rocher. Ils descendirent en hâte, soulagés de le voir respirer. Ils le mouillèrent et le caressèrent, puis, se servant d'une nacelle, le portèrent de l'autre côté. Alors ils s'étreignirent, mêlèrent leurs larmes et leurs sourires, comme au temps passé, avant de se dire adieu dans la paix du soir. Depuis ce jour, deux esprits forts parcourent l'océan. L'un poursuit sa route de proscrit, en instillant la haine à quelques mangeurs d'hommes, l'autre encourage sa parenté à veiller près des côtes et à maintenir la paix entre tous les siens ainsi s'achève le récit laissez venir à vous le sommeil profond et réparateur je vous laisse à vos rêves et vous souhaite une excellente nuit. A bientôt.