- Speaker #0
Certaines expériences ont plus besoin d'être transmises plutôt que d'être racontées. Et en fait, c'est quand même important de le raconter parce que c'est ça qui donne la possibilité d'y avoir accès. Dans cet épisode, on va parler de naissance originelle, de souveraineté féminine et de tout ce qui se réveille quand une femme choisit de faire confiance à son corps. Aujourd'hui, c'est Muriel qui tient les rênes et qui me pose les questions que peut-être toi aussi tu te poses sur mes choix. Ce que j'ai fait deux fois, et différemment. La première fois dans un milieu médicalisé, et la deuxième fois en maison de naissance. Elle m'interroge sur la peur, sur le système nerveux, sur ce que ça fait de perdre son pouvoir sans s'en rendre compte, et sur ce que ça fait de le retrouver. Cet épisode, je l'ai porté longtemps dans mon cœur, avant de pouvoir te le dire à haute voix, parce qu'avant d'être doula, eh bien, avant toute chose, j'étais une femme qui voulait vivre la naissance pleinement, et qui n'a pas toujours su comment. Ce que tu vas entendre, c'est une conversation sans filtre entre deux femmes qui s'apprécient et qui croient dans le fait qu'on peut mettre au monde des choses nouvelles et que ça passe par une initiation. Installe-toi, respire, on commence. Bienvenue chez nous. Ok, et ben tu voulais me poser des questions, Muriel, je crois.
- Speaker #1
Oui, je voulais te poser plein de questions aujourd'hui.
- Speaker #0
Très curieuse.
- Speaker #1
Je voulais savoir, qu'est-ce qui t'a amenée, toi, à enfanter physiologiquement ?
- Speaker #0
Tu sais que c'est une question qui m'anime depuis très longtemps. J'ai quand même 44 ans cette année, j'ai deux enfants comme tu sais. Un grand qui a 21 ans et ma dernière qui a 5 ans. J'avais déjà cette envie d'enfanter physiologiquement quand j'avais 23 ans. Sauf que je pense que j'étais un peu trop en avance sur mon temps ici à La Réunion, parce qu'il n'y avait pas de maison de naissance, il n'y avait pas d'accompagnement en ce sens-là, il n'y avait pas tout ça. Donc je n'ai pas eu cette opportunité-là il y a maintenant 21 ans. Et j'avais déjà cette idée. Et qu'est-ce qui m'a donné envie, quand j'avais 23 ans, de vivre ça ? J'avais déjà au fond de moi cette idée que c'était puissant d'enfanter son enfant de cette manière-là. Par contre, j'avais la trouille. clairement, c'est ce qui fait qu'à 23 ans je ne suis pas allée jusqu'au bout du process parce que je me suis laissée embarquer avec ce truc de mais madame ça ne va pas on est ou pas aux Etats-Unis ici n'importe quoi, vous êtes frais comme tout le monde à l'hôpital et puis vous ne me posez pas de questions donc je n'avais pas encore travaillé mon identité de femme puissante à l'intérieur de moi et donc à l'extérieur aussi et je m'en suis voulue pendant des années de ne pas avoir pu aller jusqu'au bout de cette idée Et quand j'ai su que j'étais enceinte de mon deuxième enfant, donc de ma fille, instantanément, la première chose que je dis après le test, c'est « ce moment-là, on ne me le volera pas. Je suis maintenant prête. Et quoi qu'il arrive, de toute façon, j'enfanterai de manière physiologique. » Tu vois, c'était mais comme un « paf » .
- Speaker #1
C'était tout tracé.
- Speaker #0
Oui, oui. Alors, je n'avais aucune idée si c'était possible. Je n'avais pas encore les informations sur le comment, etc. Et surtout, je l'ai fait en autodidacte, c'est-à-dire que je n'étais pas formée en tant que doula au départ. J'étais formée en tant que coach holistique, mais je n'avais pas toute la démarche que j'ai aujourd'hui dans l'accompagnement. Tu vois, on revient six ans en arrière, quoi. Mais dans ma tête, c'était très clair. Donc, je l'ai annoncé à toutes les personnes qui auraient pu être des options de doute dans ma tête. Je te préviens, j'ai décidé que j'allais accoucher physiologiquement. J'étais presque même accouchée à la maison, en fait.
- Speaker #1
C'est vrai ?
- Speaker #0
Oui, oui, oui. Donc, je crois que oui, la réalité, c'est que je savais que c'était puissant.
- Speaker #1
Et alors, tu t'es auto-préparée ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Documenté ? Oui, oui. Comment tu as fait ?
- Speaker #0
Quand j'entends mes parents parler, parce que du coup, ils étaient observateurs en fait. Tu sais, quand tu fais ce genre de choix, alors que c'est un choix finalement qui pourrait être le premier, tu te dirais, c'est logique d'enfanter de manière physiologique puisqu'on est conçu pour ça. Mais dans l'inconscient collectif, il y a ce truc de, c'est bizarre quand même comme idée. Pourquoi ?
- Speaker #1
Et c'est quoi la différence finalement ?
- Speaker #0
En fait, ça se joue dans ton système nerveux. Une naissance. médicalisé est une naissance où ton système nerveux n'a pas la place, où il ne peut pas mettre en place les processus involontaires et naturels pour lesquels il est créé et te permettre d'enfanter dans la puissance dont on parle finalement.
- Speaker #1
Parce qu'il est parasité ?
- Speaker #0
Parce qu'il est complètement parasité, exactement. La chimie hormonale à ce moment-là n'est pas celle dont tu as besoin pour pouvoir enfanter de manière physiologique. Donc tu perds ton pouvoir, tu perds ta capacité à à être dans cette conscience, dans cet état de conscience tellement modifié que ce processus te traverse et tu n'es plus en train de réfléchir à ce que tu en penses. en train de faire, tu vois. Quand tu es dans un processus médicalisé, c'est ta tête qui réfléchit. On te donne des données bêta, on te donne de l'information chiffrée, on te donne du temps, on te dit vous en êtes à tel temps, il est telle heure, vous avez mis tant de temps à faire ceci ou cela. Donc tu actives une partie de ton cerveau qui est le strict opposé de ce dont tu as besoin pour enfanter de manière physiologique. Et c'est ce que j'ai vécu pour mon fils d'ailleurs. Donc ça paraît bizarre pour la plupart des gens quand tu annonces ça. Donc mes parents m'ont dit, écoute, ok, si tu t'en sens capable, allez, vas-y, d'accord. Mais avec quand même ce truc à l'arrière de, t'es sûre ?
- Speaker #1
On n'y croit pas trop.
- Speaker #0
On n'y croit pas trop quand même. Et puis tu sais, avec cette question aussi qui n'est plus très subliminale qui est, mais pourquoi tu as envie d'avoir mal ? Allô, on est en 2026, pourquoi tu ne demandes pas de péridural ? Tu vois, avec cette idée que c'est un progrès. Certes, c'est un progrès parce qu'effectivement, la souffrance, c'est difficile aujourd'hui en 2026 de maintenir cette idée de la souffrance, mais en réalité, dans un accouchement physiologique, ce n'est pas la souffrance qui prend le pas. L'indication de la douleur est un ingrédient nécessaire et précieux pour mener ton corps à expérimenter l'initiation, qui est l'accouchement physiologique. S'il n'y en avait pas cet ingrédient, le positionnement de ton corps n'est plus possible, alors les sons que tu exprimes ne sont plus possibles. Enfin, tu vois, tout est complètement court-circuité. Donc, on ne parle pas de souffrance, on parle de douleur. C'est-à-dire que c'est une indication dans ton corps qui te permet de t'ajuster et donc de garder la totalité de ta puissance et de ton pouvoir. Quand on te l'enlève, tu peux aller boire un café, manger, dormir, tu es absente de l'expérience, en fait.
- Speaker #1
Quand tu as décidé... d'enfanter physiologiquement, tu étais consciente de tout ça ?
- Speaker #0
Ah oui, complètement. D'abord, j'avais la première expérience de la naissance de mon garçon, où j'ai bien compris que j'avais été coupée de... J'étais out of the game. Tu vois ce que je veux te dire ? J'ai eu la sensation d'être là, mais de ne pas vraiment être là. Pour être claire, j'ai mis 17 heures à mettre au monde mon fils. Et je pense que ça aurait été... beaucoup plus rapide si justement je n'avais pas été parasité dans mon système à ce moment-là. J'étais en train de réfléchir au lieu d'être dans mon corps. Et puis au bout d'un moment, j'ai craqué et j'ai demandé la péridurale. Donc j'ai été là complètement. Ce qui est ok, encore une fois, je ne remets pas en question ce que j'ai vécu à cet âge-là, à cette époque-là pour cette expérience-là. Maintenant avec le retour d'expérience, il n'y a pas d'autre chose qui aurait pu être possible. Par contre, j'avais bien, bien, bien, bien fait le feedback derrière en me disant, bon, en réalité, j'ai vécu l'événement de manière un peu dissociée. Et même si c'était très beau, ce n'est pas ça que je voulais, tu vois. Ce n'est pas du tout ça que je voulais. Donc, la prise de conscience au moment de l'annonce de mon deuxième enfant, c'était, ce moment-là, ce sera sûrement le dernier. Il n'y aura de question qu'il me soit spoilé. Donc, je vais... tout mettre en œuvre pour me documenter, pour m'informer, pour que la connaissance et le savoir soient dans chacune de mes cellules et que je puisse, en tous les cas, mettre tout de mon côté pour vivre le projet tel que je l'ai dans mon cœur. Parce que là, ce n'était plus dans ma tête, c'était dans mon cœur. Et je questionne les gens qui m'ont observée pendant cette période-là, notamment mes parents, qui pouvaient être parfois sceptiques. Papa, surtout, était assez sceptique au début. Quand il m'en parle maintenant, il me dit « Je t'ai observée tous les jours et il n'y a pas un seul jour où tu n'étais pas préparée. » Si t'as neuf mois, c'est bien pour ça. Il n'y a pas un seul jour où je ne me suis pas préparée. Ça se passe dans les gestes du quotidien. C'est un peu comme un jardinier qui a planté sa graine et qui sait qu'elle va mettre un certain temps avant de pointer le bout de son nez. Et que ce n'est pas parce qu'il ne la voit pas qu'il ne doit pas s'en occuper. Donc il va nourrir sa terre, il va lui donner de l'eau, il va vérifier que la météo est au beau fixe, il va lui parler, il va peut-être même passer du temps avec. C'est ce qu'on fait aussi avec sa propre terre quand on a fait ce choix de l'enfantement physiologique. On prend soin tous les jours, tous les jours, tous les jours, compris tous les jours, de tellement d'aspects. Je prenais soin de mon alimentation, je prenais soin de mon sommeil, je prenais soin de mon corps, je prenais soin des pensées qui traversaient en essayant de les décortiquer pour voir quels étaient les schémas. et comment je pouvais dénouer les croyances limitantes que je pouvais encore observer sur certains sujets. Je prenais soin des gens qui entraient dans mon cercle, je prenais soin des discussions que je pouvais nourrir et alimenter. Je prenais soin des lectures, des musiques, des films que je mettais dans mon être. Enfin, tu vois, ça passe par, finalement, tous les détails de notre vie. Et il y a un moment donné, dans le processus, évidemment, je n'étais pas toute seule, mais j'étais toute seule au début, puis après j'ai été accompagnée par les sages-femmes qui m'ont permis d'aller jusqu'au bout du projet. Il y a un moment donné, on le sent très clairement, les doutes s'effacent progressivement. Ça ne veut pas dire qu'on arrive le jour J sans aucun doute, mais ça veut juste dire que dans la balance, à un moment donné dans le processus de la grossesse, il y a un shift qui se fait où tu sens que ça y est, ton être, il est non seulement prêt, il est en plus ok, puis il a même hâte de le vivre.
- Speaker #1
Et est-ce que tu as trouvé facilement une équipe pour t'accompagner ? Pour Noam,
- Speaker #0
donc mon premier garçon, comme tu as compris, ça n'existait pas. Et puis, encore une fois, j'ai littéralement été traitée de folle dingue. Donc, ce n'était pas le mot qui a été utilisé, mais dans l'expression non-verbale et dans les mots qui ont été utilisés, c'est ce que ça voulait dire. Gentiment, mais quand même, c'est ce que ça voulait dire. Là, dès que j'ai eu cette intention, instantanément après avoir su, le lendemain, quand j'ai su que j'étais enceinte, j'ai tout de suite recherché ce qui était possible à La Réunion. En me disant, s'il n'y a pas, de toute façon, tu feras à la maison.
- Speaker #1
D'accord. Ta décision était déjà prise. La décision était prise.
- Speaker #0
Alors, après, évidemment. Ce n'est pas parce que tu le décides que la vie ne va pas te proposer autre chose. Je suis quelqu'un qui met tout en place pour avoir les chances de vivre ce qu'elle a envie de manifester, tout en faisant confiance aussi au flux de la vie. C'est-à-dire que je n'aurais pas pris de risque pour mon enfant. Il est bien évident que je ne suis pas une intégriste de la naissance physiologique. À un moment donné, tu fais aussi avec ce que la vie te présente. L'idée, c'était plutôt d'avoir une préparation de mon corps, de mon esprit, de tout mon être. pour avoir la chance de vivre ce que je m'étais fixée. Donc je me suis renseignée sur quelles étaient les possibilités. Et tout de suite, j'ai vu qu'une maison de naissance était née, on va dire, depuis mon premier enfantement. Et là, c'était possible. Donc j'ai contacté l'équipe. Instantanément, j'ai compris que ça allait le faire parce que le lieu ressemblait déjà à ce que je pouvais imaginer dans mon esprit. Je suis allée les rencontrer. Et après, l'information collective que j'ai pu faire avec eux, je leur ai dit, en fait, je ne sais pas comment on va se débrouiller,
- Speaker #1
mais c'est ça que je veux.
- Speaker #0
Donc j'ai envoyé mon mail, je crois, le soir même, après l'information collective. Et puis après, il y a tout un tas de critères qui font qu'on peut ou pas donner naissance à son enfant de cette manière-là. Il faut être en bonne santé, pas de grossesse gémellaire, que l'enfant soit aussi en bonne santé, bien entendu. En fait, c'est du bon sens.
- Speaker #1
Oui, et puis ça peut évoluer tout au long du processus de la grossesse jusqu'à l'enfantement.
- Speaker #0
C'est pour ça que je dis que ce n'est pas parce que j'avais en tête une vision, que j'avais mis en place des protocoles quotidiens pour accompagner cette vision et pouvoir la réaliser, que je n'avais pas non plus en tête que ça pouvait foirer. L'impermanence fait partie du vivant. S'il y a bien une chose permanente, c'est l'impermanence. Donc, on met les cartes à jouer avec tous les atouts dont on a besoin pour... pour que le jeu soit bon. Et après, bien entendu, il y a une part de confiance aussi quand même. Une part de confiance et même de foi, j'ai envie de dire. Je ne sais pas si j'ai répondu à ta question.
- Speaker #1
Oui. La question, c'est de savoir si tu avais trouvé facilement une équipe pour t'accompagner.
- Speaker #0
Oui, en 2026 maintenant, on trouve, et dans toutes les années qui vont arriver, on va en trouver de plus en plus, je pense. Beaucoup de maisons de naissance. Alors, à La Réunion, il n'y en a qu'une pour l'instant. Je croise les doigts pour qu'un jour, il y en ait une deuxième. voire une troisième, voire une quatrième, bref, que des espaces comme ceux-là puissent s'ouvrir ailleurs. En France, on sent qu'il y a vraiment un engouement, et que de nombreuses maisons de naissance se montent, se créent. Donc ça donne une chance aux mamans de pouvoir au moins avoir d'autres options que simplement la voie classique, je dirais, du lieu où on trouve à la fois des femmes enceintes et des gens malades, ce qui sont deux publics différents.
- Speaker #1
Et finalement, c'est... Parce que tu as vécu ça toute seule et toutes ces informations que tu as reçues pendant ta grossesse qui t'a donné envie de faire la formation de doula ?
- Speaker #0
Oui. Alors non, je ne savais pas encore. C'est le jour de l'enfantement que je l'ai su. Tu vois, je suis coach holistique au départ. Donc, prendre soin de mon espace, c'est quelque chose que je sais faire comme je le fais pour les autres. Même si je n'étais pas formée au métier de doula pendant ma préparation à l'enfantement et que je n'avais aucune idée que ce serait à un moment donné une de mes activités. j'ai mis en place finalement tout ce que je mets aujourd'hui en place dans mes accompagnements. C'est-à-dire, ce que j'ai vécu, ce que j'ai expérimenté, c'est aujourd'hui ce que je propose de vivre aux gens que j'accompagne. Et le jour de l'enfantement, quand j'ai vécu cette... En fait, je n'arrive même pas à te dire quel est le mot juste pour t'expliquer ce que j'ai vécu, à part que c'était vraiment une initiation que je n'avais encore jamais vraiment éprouvée, qui a transformé intégralement toute la personne que je suis. C'est comme si c'était moi amplifiée d'eux, tu vois ? J'ai gardé tout ce que j'avais avant, mais c'est un shift complet parce que ça m'a amplifiée de... C'est comme si j'étais plus seule, en fait. Je crois qu'aucun mot ne peut décrire ça, vraiment. Avec précision. Et le jour où Soléa est née, je me suis dit, je ne dois pas être la seule à vivre ça, il faut que d'autres le vivent, en fait. Parce que c'est comme si c'était en une seule initiation. J'ai observé ça. Tous les outils de coaching que j'avais pu utiliser pour moi-même et pour les autres, toutes les... les méthodes, les protocoles, les étapes qu'on pourrait utiliser en développement de soi, comme si, en un instant, grâce à l'enfantement, alors la maternité, la grossesse, tout le process, paf, ça s'était aligné là, dans ce point, dans ce lieu, dans ce corps, à cet instant. Et je me suis dit, mais quel formidable outil pour les femmes, et pas que, parce que du coup, je crois qu'on met au monde une humanité différente en faisant ça. Parce que ça a shifté aussi mon conjoint. Je suis sûre que ça a shifté l'énergie de mon foyer. Ça a shifté forcément l'énergie de mon enfant à naître. Enfin, c'est magique comme élément pour que la vie derrière soit complètement différente. Vraiment. Donc je me suis dit, ça ne peut pas rester juste mon expérience. Je sais qu'il y en a plein d'autres qui l'ont vécu avant moi et qui le vivront après moi, mais ça ne peut pas rester... Je ne peux pas ne pas le transmettre. Voilà. Et donc le lendemain, j'ai tout de suite parlé de ce truc-là, j'ai pas tout de suite trouvé la formation. Mais par contre, c'était clair qu'il y aurait de ça dans ma vie. Ce que tu viens d'entendre, c'est mon invitation. Une invitation à te demander si tu as déjà fait confiance à ce que ton corps sait faire. Est-ce que tu as déjà laissé de la place à ce processus ? Ou bien est-ce que tu as laissé d'autres décider pour toi ? Ce que j'ai vécu le jour où ma fille est née... Je ne saurais toujours pas le mettre en un seul mot, mais je sais ce qui a changé, en moi, dans mon foyer et dans ma vocation. Et c'est exactement pour ça que ce podcast existe, pour que cette expérience-là ne reste pas juste la mienne, et pour que chaque femme qui le désire puisse avoir les ressources, l'accompagnement, et surtout la permission intérieure de vivre sa naissance dans toute sa puissance. Il y aura une suite à cet épisode, et si t'as envie de l'écouter, eh bien dis-le-moi en commentaire. Si cet épisode t'a touché, partage-le à une amie enceinte, à une sœur qui doute, ou bien même à quelqu'un qui cherche sans même le savoir encore. Parce que la naissance, ça commence bien avant le jour J. On se retrouve très vite dans un prochain épisode de Nous.