- Speaker #0
Il existe des naissances dont on parle peu, des naissances qui ne font pas de bruit, où le corps guide, les regards soutiennent et le silence travaille. Alors bienvenue chez nous. Nous c'est le podcast où on parle de naissances organiques et originelles. Un espace spécialement créé pour la réunion, pour écouter ce qui se vit quand on fait confiance au corps. Un espace pour redonner une voix à la physiologie. Je suis Alicia et je suis doula. J'accompagne les femmes et les couples avant. pendant et après l'arrivée de leur enfant, je le fais avec cette conviction simple que le corps sait. Il porte cette mémoire ancienne qui, lorsqu'elle est respectée, entourée, sécurisée, devient d'une puissance remarquable. Dans ce podcast, tu entendras des récits vrais, des histoires de souffle, de doute, de courage, des histoires où des couples ont trouvé leur place et les professionnels ont collaboré, des histoires où les mondes se rencontrent parce qu'ils sont justement réconciliés. Réconciliation entre savoir médical et intelligence du corps, réconciliation entre les générations, réconciliation des couples et de leur foyer, c'est ça la prochaine humanité. Naître autrement, ici sur notre île, c'est honorer la vie dans sa dimension la plus simple et la plus puissante, c'est permettre à chaque famille de sentir qu'elle peut choisir, comprendre, s'informer et s'engager avec confiance. Ici, à La Réunion. Je donne la voix aux mères qui ont senti leur corps agir avec justesse, aux pères qui ont trouvé leur place dans la présence et la sécurité, aux professionnels qui œuvrent dans l'alliance et le respect du vivant. Chaque épisode est un témoignage, une traversée qui racontait avec sincérité un espace où la naissance est un passage conscient, soutenu, honoré. Chaque bébé arrive avec une promesse et chaque famille qui se transforme participe à une humanité plus apaisée. Bienvenue chez nous ! Alors déjà, j'ai envie de te remercier Jeanne, parce qu'offrir son témoignage de naissance, pour moi en tout cas, c'est toujours reçu comme un cadeau. Donc merci d'être là.
- Speaker #1
Merci beaucoup d'accueillir ma parole, parce que ça fait longtemps que j'avais envie de témoigner de cette naissance. Donc merci beaucoup.
- Speaker #0
C'est effectivement important de pouvoir témoigner et d'offrir des récits qui peuvent être différents. et qui sont toutes aussi précieux parce que justement ils sont différents. Moi j'aime cette diversité. Dans la communauté nous, on parle de naissance physiologique, mais avant qu'on développe, j'aimerais d'abord peut-être que tu puisses te présenter avec les mots que tu choisiras, juste pour qu'on comprenne mieux qui tu es et qu'on comprenne mieux ton histoire après. En quelques mots, si tu devais dire qui est Jeanne, tu dirais quoi ?
- Speaker #1
Alors en quelques mots, Jeanne c'est un parcours atypique de vie avec un grand intérêt pour le corps depuis toujours. J'ai eu la chance d'avoir une maman dans la sensorialité, sans vraiment y réfléchir. Voilà, mais c'est ce qu'elle m'a vraiment transmis, m'a transmis la joie de la sensorialité. Et donc je l'ai fait perdurer, exister à travers la danse, le yoga, le cirque, l'acroyoga, tout au long de mon parcours. Donc j'ai plein d'expériences différentes qui m'ont amenée à l'âge de 32 ans à entamer des... des études de psychomotricité. Je suis devenue psychomotricienne un petit peu tard et ça m'a permis de réunir aussi toutes ces différentes casquettes et ces différents outils que sont toutes ces médiations psychocorporelles. Et puis, comme j'ai fait ces études, le projet bébé est venu un petit peu plus tard, mais enrichi de tous ces vécus.
- Speaker #0
Quand tu dis plus tard, c'est quel âge du coup ?
- Speaker #1
Du coup, à 36 ans.
- Speaker #0
36 ans, c'est plutôt jeune quand même. Mais plus tard par rapport à ce qu'on a l'habitude d'entendre, tu veux dire.
- Speaker #1
Par rapport à mon envie d'avoir des enfants initiales, qui a émergé je pense vers 31. Mais qui du coup a été confrontée Ausha aussi de mon parcours de vie. Et j'étais bien contente finalement d'avoir aussi fait ce choix. Et j'ai été diplômée le jour où j'ai annoncé, puisque j'avais trois mois de grossesse, du coup à... tout le monde que j'étais enceinte en finissant ma genre de promo. Donc j'ai eu un petit moment de gloire où tous mes succès se sont manifestés ce jour-là, donc c'est pour ça que j'en parle. Mais voilà, ça a été une image forte aussi de mon parcours. Et voilà, qui m'a amenée aussi à découvrir une autre étape. après ça, qui a été celle de la maternité et qui a été un bouleversement profond dans ma matière, dans mon être et dans ce que j'ai, dans tous mes apprentissages. Oui,
- Speaker #0
j'aime le mot que tu dis, apprentissage, parce que c'est vraiment une initiation, moi je dis en fait. C'est une initiation féminine, mais pas que, c'est une initiation pour le foyer aussi d'ailleurs, parce que le père qui est présent ou le partenaire qui est présent, quel qu'il soit, est aussi en initiation à ce moment-là. Quel beau... parcours, alors atypique, c'est peut-être du coup pas le mot que j'aurais mis, moi j'aurais mis riche, j'aurais mis, ouais, rempli, nourrissant, mais en tout cas super. Si du coup tu devais donner trois mots juste pour définir ce que t'as vécu lors de ton enfantement, qu'est-ce que t'aurais envie de dire ?
- Speaker #1
Moi ça a été une connexion à un vécu archaïque, du coup ça a été une expérience très très très forte. de connexion à moi-même et je dirais même de connexion à toutes les femmes qui ont existé depuis la nuit des temps. Donc ça a été une expérience bouleversante, déjà dans la confiance que ça m'a donné, parce que j'ai pu comprendre que le savoir était cellulaire.
- Speaker #0
Donc l'expérience était accessible en fait. Savoir cellulaire c'est pas mal, ça fait deux mots mais je veux bien les garder si tu veux bien. Je trouve ça chouette. Savoir cellulaire, d'accord. Est-ce que tu aurais deux autres mots à donner ?
- Speaker #1
J'aurais dit l'accompagnement grâce à des différentes médiations, différents outils m'ont permis cet accès là et ça, ça me paraît indispensable. Donc moi ça a été la voix. Beaucoup, j'ai fait un cheminement à travers l'outil de la voix. Ah,
- Speaker #0
avec de merveilleux outils.
- Speaker #1
Et la SPP, qui est une méthode auxquelles je suis formée maintenant, qui du coup permet d'accéder à son intériorité à travers les fascias. Donc ça se rapproche très beaucoup de la fasciathérapie. Donc il y a aussi cette dimension des outils et de tous ces points d'appui qui m'ont permis d'accéder à ce savoir, à ce vécu archaïque. et puis évidemment je dirais un troisième mot ça serait le passage ça a été un passage d'être seule à un passage à être toujours en présence avec quelqu'un d'avoir ma vie qui devient aussi conjointe et du coup qui m'a profondément modifiée dans mon être ok,
- Speaker #0
savoir cellulaire, outils et passage, j'aime ces mots que vous me donnez toutes et tous à chaque fois qui sont tellement variés Mais on sent déjà qu'il y a de la puissance dans ce que tu évoques là. S'il y avait une image forte d'ailleurs dont tu pourrais nous parler, comme une métaphore en tout cas, qui pourrait évoquer cette expérience inédite dont tu nous as donné un petit peu le goût déjà, ce serait laquelle ?
- Speaker #1
L'image forte, c'est ce moment où l'angoisse... de la vague de contraction qui arrive, laisse place à ce moment d'intériorité, ce passage qui se fait et qui du coup permet d'effacer toute anxiété, toute crise justement de « attention ça va arriver » et de laisser place à l'entièreté de l'expérience qui est celle de complètement être présent à son corps d'une manière la plus inédite. Et pourtant j'avais vécu beaucoup d'expériences de présence à soi, mais celle-ci a été très très puissante. Ok, ok, ok. C'est ce moment où je mets mes pieds sur un mur, où je sens la connexion que ça me produit dans mon bassin, je suis sur le côté, et là s'enclenche la respiration, là s'enclenche certainement aussi les hormones qui vont avec, et je suis présente. Je suis présente, plus rien n'existe, je suis là.
- Speaker #0
moi même j'en ai des frissons quand il dit parce que ça fait des résonances avec ma propre expérience c'est quand je parle de mon expérience je dis j'ai comme été à un moment donné entière dans toutes mes cellules à un instant précis c'est ça qui arrive assez rarement en fait on va avoir les larmes qui reviennent aussi parce que du coup c'est un instant qui est mais comme pour l'éternité en fait c'est assez fou c'est d'ailleurs très très frustrant de l'expliquer avec des mots parce que c'est trop réducteur très très réducteur c'est très réducteur
- Speaker #1
parce que du coup, cette dimension d'accès à soi et aussi à cette transmission, je veux dire, génétique de ce savoir. Moi, j'avais avec moi toutes ces femmes quasiment en visuel, pas seulement les femmes de mon entourage. Parce que je suis hyper émue, parce que je suis aussi la troisième fille de ma famille. Donc on est une tribu de femmes. Donc il y avait ces femmes-là déjà, avec une maman qui a accouché de moi très rapidement, qui était dans cette sensorialité aussi, qui ne m'a jamais fait peur face à cette expérience. Et puis il y avait toutes ces autres femmes, ces femmes qui m'avaient accompagnée au chant, toutes ces mamans en fait aussi qui m'ont permis ça. Et puis aussi toutes ces femmes que je ne connaissais pas. Ces femmes du monde entier, et ces femmes préhistoriques, on en était là. Donc ça a été un bouleversement qui m'a saisi en fait. Je ne m'attendais pas à ça, je n'avais pas lu de livre autour de ça, je ne m'attendais pas à cette expérience-là, du tout, Et c'est pour ça que je suis là pour en témoigner. Parce que du coup, personne ne m'en avait témoigné avant, avant que je le vive.
- Speaker #0
Quand j'accompagne les femmes, je leur dis ça aussi. c'est que parfois, on a l'impression qu'on n'est pas toute seule dans la pièce et tu en es la preuve vivante, tu l'as toi aussi vécue. J'ai moi-même vécu ça aussi, la sensation qu'on était extrêmement nombreuses dans cette salle au moment de l'enfantement de ma fille. Et cette force-là, elle nous accompagne tous les jours après.
- Speaker #1
Moi, elle m'a donné de la solidité. Ce qui m'a transformée, c'est de... Avant, j'étais déterminée. Après avoir été maman, j'étais solide. Je suis devenue solide. C'est la solidité, moi, que ça m'a amenée à cette expérience. J'étais capable de ça, en fait.
- Speaker #0
Oui. Et seule. C'est la force que tu as trouvée, en fait.
- Speaker #1
Donc, ça m'a donné une confiance qui a été indissoluble, ensuite. Après, avec des hauts et des bas, parce qu'on traverse plein d'expériences à travers le devenir maman, qui est très différente en fonction des étapes aussi de l'enfant. Mais en tout cas, ça m'a amené une solidité.
- Speaker #0
Et si tu avais dû traverser une peur à ce moment-là, est-ce qu'il y en a eu une ? Ou tu as eu la sensation que c'était en dehors de cette expérience-là, la peur ?
- Speaker #1
La peur était en amont.
- Speaker #0
Ok, avant.
- Speaker #1
Elle était avant. La peur justement de ne pas être solide, de ne pas avoir les épaules pour devenir maman, de ne pas être à la hauteur.
- Speaker #0
La peur était en amont, mais pas pendant l'expérience. Tu récupères de la solidité et toute une équipe de femmes derrière toi en même temps. Si tu pouvais décrire du coup de manière plus précise ce que tu as vécu, par quoi tu aurais envie de commencer déjà ? Parce que souvent la naissance, on la sent un peu en amont du jour J.
- Speaker #1
Oui, moi complètement.
- Speaker #0
On est d'accord. Comment ça a démarré pour toi ? Quels ont été les indicateurs ?
- Speaker #1
Alors moi ça a été très rigolo parce que je l'ai programmé en fait. J'ai un conjoint qui... qui est enseignant-chercheur, donc qui travaille beaucoup, qui a beaucoup de deadlines, de rendus, donc l'espace est assez pour eux entre le boulot et puis la maison. Et donc je lui avais dit, ok, à quel jour ça t'arrange ? Quel jour t'es dispo ?
- Speaker #0
Tu parlais à ton bébé en fait ?
- Speaker #1
Non, à mon mari.
- Speaker #0
À ton mari, ok. Quelque part tu parlais un peu à ton bébé de manière subliminale du coup.
- Speaker #1
À mon bébé en tout cas, je lui ai dit, il va falloir qu'on s'adapte à papa. Donc du coup, quel jour t'es ? Voilà, donc ça a commencé comme ça, cette programmation de naissance. mes beaux-parents arrivaient assez tôt par rapport à la date de la prévision de la naissance et j'avais pas envie j'avais envie de vivre ce moment vraiment en cocon avec juste mon conjoint et puis mon bébé donc j'avais pas hyper envie d'accoucher à la date prévue donc déjà il y avait ça et puis du coup je lui dis dans la semaine mercredi ça y est j'aurai rendu mes copies à corriger donc mercredi je lui dis ok banco mercredi Et donc comme j'ai pu faire en amont, j'ai pris rendez-vous avec ma super copine Anne-Flore Baron, que je recommande aussi à tout le monde, qui du coup est thérapeute SPP, et qui m'a dit « Ok, on se fait un petit rendez-vous pour préparer aussi ton bébé à voir où est la sortie, et puis voir aussi ce qu'il en dit, est-ce qu'il a envie, pas envie ? » Je lui ai dit « Ok, super ! » Donc le mardi, elle est venue. Elle m'a permis, je pense, de me mettre vraiment en lien aussi avec lui, de commencer aussi ce dialogue, et puis de se dire, ok, je crois qu'on est prêts tous les deux, et que c'est le moment aussi pour la sortie.
- Speaker #0
C'est fantastique, ça !
- Speaker #1
Et puis le soir, j'avais mon cours de chant choral, parce que j'avais été ouverte aussi sur la dimension du chant, étant un peu plus contrainte dans mon corps en fin de grossesse. Donc j'avais... Je suis partie à cette chorale avec Geneviève Lecointe, qui est aussi une thérapeute exceptionnelle, et qui avait à cette époque-là aussi sa fille enceinte. On était trois à être enceintes à peu près en même temps, avec les mêmes mois de grossesse. Et puis elle a continué à nous faire la chorale tout le mois de décembre, le mois de janvier, etc. Et donc le mardi, on y va, et elle nous faisait des exercices de chant prénatal sans nous le dire.
- Speaker #0
C'est un outil extraordinaire, le champ près de la terre.
- Speaker #1
Voilà. Et elle m'a montré cette posture de chant, les pieds sur un mur, de côté, que j'ai pu expérimenter, où j'ai vraiment senti la voix pouvoir aussi trouver la puissance grâce à cet appui des pieds. Et puis, voilà, moi, c'était une expérience comme une autre de chant, comme elle m'avait fait tout au long de l'année. Et puis, à ce moment-là, je savais qu'on arrivait au bout. Et puis, j'ai récolté aussi tous ces témoignages de femmes. Certaines avaient été assistantes pour la lactation. D'autres avaient juste un parcours de maman qui avait accouché plusieurs fois. Et nous, j'avais dit, comment on fait si on veut accoucher ? Vous avez des techniques, des petits trucs ? Ah, ce qui marche bien aussi, c'est de faire l'amour. OK, je prends. Et donc, je rentre à la maison avec tous ces trucs-là. Et puis, j'applique.
- Speaker #0
Les trucs de grand-mère, comme on dit.
- Speaker #1
J'applique mes trucs de grand-mère en me disant, voilà. Comme ça, demain, j'aurai mis toutes les chances de mon côté. Et en effet, le lendemain, je me suis réveillée avec des pré-contractions, des petites contractions que je sentais déjà présentes. Donc je me suis dit, ok, c'est le jour. J'avais rendez-vous à la sage-femme à 16h. Donc je prépare ma popote, puisque j'avais la chance d'accoucher à Manao, qui est du coup une maison de naissance. J'imagine que tu as dû en parler dans tes podcasts. Oui,
- Speaker #0
j'ai moi-même donné naissance à ma fille là-bas.
- Speaker #1
Et voilà, et donc... prépare ma popote, comme si j'allais faire mon petit événement sportif. Donc, je mange des pâtes, je prépare mon petit gâteau au chocolat, mes petites affaires, tout ça, tout ça. Et puis, je vais au rendez-vous de sage-femme. Mon conjoint n'était malheureusement pas disponible parce qu'il avait oublié qu'il avait une réunion. Mais voilà, arrivé chez la sage-femme et Elsa Malher, une femme extraordinaire. Et du coup, elle me dit « Ah bah oui, oui, prêt-travail. Mais après, on ne s'en veut pas dire que c'est ce soir. On verra et tout. » Et puis en fait, voilà, tout simplement, c'est arrivé juste après le rendez-vous de Sage-Femme où là, j'ai senti mes premières contractions. J'étais accompagnée d'une copine, Charlotte, qui avait bien voulu justement m'accompagner. Et puis voilà, ça s'est déclenché à la pharmacie en prenant mon homéopathie. Je suis ensuite retournée. à la maison pour commencer le pré-travail. Comme du coup m'avait dit Elsa, elle m'avait dit fais-toi confiance, le pré-travail à la maison c'est super.
- Speaker #0
Donc tu étais chez toi pour justement laisser ton corps préparer cette ouverture. T'es restée combien de temps à la maison avant de décider vraiment, qu'est-ce qui a fait le shift pour te décider à prendre la route vers Manao ?
- Speaker #1
Le rendez-vous de Sachem était à 16h. Je suis sortie, donc les premières contractions étaient à 17h, à peu près 17h15. Je suis rentrée à 17h30 chez moi. J'ai commencé ce pré-travail assez rapidement à me connecter vraiment à cette intériorité. Donc ça a été très vite, très très rapide. Mon conjoint a dû arriver sur le coup de 18h, 18h30, on a appelé la sage-femme. Rapidement elle s'est dit « Ah non, en fait c'est tout de suite en fait » parce que rapidement j'ai eu des contractions qui se ressentaient dans le périnée. Donc j'étais partagée entre ma tête qui me disait « Mais non, c'est pas possible, un premier accouchement c'est 8h minimum » . Donc ça peut pas être maintenant. Oui,
- Speaker #0
c'est les fameux chiffres qu'on nous donne, les stats. Voilà,
- Speaker #1
et puis mon corps qui me disait, non, non, vite, appelle la sage-femme parce que là, il faut partir.
- Speaker #0
T'étais loin ou pas de la maison de naissance ?
- Speaker #1
Ben ouais, j'étais à Saint-Pierre et la maison de naissance était à Saint-Paul. Donc j'avais aussi, quand même, il fallait que je gêne cette discrimination pour pouvoir me dire, bon, il faut partir quand même un peu en avant. Et donc la sage-femme m'a donné le top départ en me disant, oh, mais je suis à l'apéro, je viens de... Je viens de faire mes toasts, t'es vraiment relou ! Évidemment avec humour, et du coup elle m'a dit allez c'est parti on y va, et donc elle était derrière, elle était derrière moi, elle était à l'entre-deux. Donc on est parti avec un temps de janvier, avec les essuie-glaces à fond, et mon chéri d'un calme olympien, il est toujours comme ça, il a une gestion du stress qui est géniale, et donc du coup lui il n'y avait pas de... de problème.
- Speaker #0
Je crois que j'ai le même à la maison. C'est des bons gardiens en général.
- Speaker #1
C'est des super gardiens. Alors vraiment, lui m'a laissé toute ma place de femme dans cette expérience tout en me garantissant d'être là, tout simplement, sans stress. Réussir à me faire des points d'acupuncture sur la main avec une main sur le volant, les essuie-glaces à fond. Ces points me contractaient, me relâchaient. Ça m'a permis aussi de faire une pause dans le travail pour ne pas accoucher dans la voiture, tout simplement. Parce que là, j'en étais là.
- Speaker #0
C'est ça, t'en étais là.
- Speaker #1
et puis je suis arrivée à la maternité à 8h et il n'y avait personne tout était calme Voilà, j'étais là, est-ce qu'on peut m'ouvrir la salle de Manaho ? Et donc j'ai réussi à trouver un aide-soignant qui a bien voulu faire le code, qui avait le code. Je suis arrivée du coup juste avec mon conjoint à me dire, ok, on replace là où j'en étais d'avant de partir. Parce que mon enfant, Quentin, a bien voulu me laisser tranquille pendant cette période de trajet de voiture. Donc ça, ça a été un moment aussi de répit pour moi. Et puis ça a recommencé à partir du moment où j'ai... placé mes pieds sur le mur, je me suis remis de côté et c'était reparti dans le travail. Elsa est arrivée juste derrière un quart d'heure après. Elle m'a évidemment auscultée. Elle m'a dit c'est là, ton collier est ouvert à 10. Donc j'avais déjà fait tout le travail.
- Speaker #0
Tout le boulot s'est fait à la maison en fait.
- Speaker #1
Oui, voilà.
- Speaker #0
Et quand tu arrives justement dans la salle, tu précises plusieurs choses qui sont quand même importantes. Tu étais chez toi, donc contexte et repères familiers.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Ton chéri est d'un calme olympien, bonne gestion du stress et tu précises qu'il était présent et à la fois t'as laissé toute la place.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Deuxième ingrédient magique, ta sage-femme avait gardé son humour et a garanti la sécurité en arrivant. Résultat, t'arrives et t'es déjà prête à donner l'émergence à ton bébé. Ce qui t'a aidé du coup c'est ce mur et le champ. Mais t'es pas du tout passé dans l'eau toi je crois. Pas du tout,
- Speaker #1
j'en aurais eu envie, mais je n'ai pas eu le temps parce que chez moi, je n'avais pas de mémoire. On était en transformation de maison et on n'avait pas encore la mémoire. Donc j'ai compris que ça m'aurait aidé vraiment, je pense, mais là, du coup, je n'ai pas eu cette opportunité.
- Speaker #0
La gestion de l'intensité, comment tu l'as vécue, toi qui parles beaucoup de sensorialité, justement, comment tu as traversé vague après vague cette intensité quand même d'un utérus qui est un muscle ultra puissant et qui... et qui fait son job d'ouverture, tout simplement.
- Speaker #1
Donc, je l'ai vécu avec la douleur. Moi, j'ai eu vraiment la sensation de douleur. Qui est un bon indicateur, d'ailleurs. Mais j'ai plongé dans la douleur. Le plus gros du travail, ça a été de me dire, en fait, cette douleur, elle n'est pas négative, elle est présente dans ton corps pour te signifier le passage. Elle a du sens. Mais donc, tu n'en es pas peur. embrasse-la alors est-ce que le fait que j'aime la rando et que j'ai déjà vécu aussi des expériences de dépassement de moi-même dans le sport, dans l'exercice physique donc avec cette douleur aussi est-ce que ça, ça m'a aidé ? Peut-être mais en tout cas cette expérience de douleur je l'ai embrassée, j'ai plongé dedans et en fait cette douleur c'était aussi une manière de me relier à mon corps c'était une manière d'être présente à moi-même à 100%. Je voyais bien que le danger c'était que je ne refuse cette douleur et que du coup je me déconnecte de mon corps.
- Speaker #0
C'est en effet le gros risque.
- Speaker #1
Comme être dans un processus de dissociation avec lui. Donc je l'ai accueilli, je l'ai embrassé et finalement en l'embrassant j'ai trouvé le trésor qui était celui de la connexion à ce monde entier de femmes qui étaient présentes et qui m'accompagnaient, elles étaient toutes là. Et donc je suis toujours hyper émue de revivre ça parce que c'est pas quelque chose dont je parle souvent, parce que c'est parfois un peu... ça met en marge. Parfois aussi, j'ai pas envie de le dire parce qu'il y a des femmes qui ont vécu des accouchements très douloureux et qui ont été aussi dépossédées de leur pouvoir dans ça. C'est aussi leur dire « Ah bah dommage pour toi, t'as pas eu ça, donc c'est dur, c'est déjà suffisamment dur pour elle. » Donc je suis touchée aussi parce que j'ai le droit d'en parler aujourd'hui.
- Speaker #0
Avec plaisir.
- Speaker #1
J'ai le droit de le célébrer ce moment. Et puis j'ai le droit de dire « Oui, j'étais en pleine présence de moi-même, mais aussi de ces archétypes, de cette dimension autre. »
- Speaker #0
Si on regarde dans la dimension symbolique, un utérus s'embraye dans un autre utérus. On est toutes des poupées russes de quelqu'un.
- Speaker #1
C'est exactement ça.
- Speaker #0
Et donc forcément, nos utérus sont reliés d'une manière ou d'une autre, qu'on en ait conscience ou pas, de toute façon, c'est comme ça que ça se produit.
- Speaker #1
Il n'y avait plus de temps. Il y avait juste cette présence en temps réel de toutes ces générations. C'est assez difficile à décrire, mais le sentiment vécu à travers cette expérience a été... Voilà, j'ai rarement pu vivre ça ailleurs.
- Speaker #0
Oui, ça ne se reproduit pas dans d'autres expériences, je crois.
- Speaker #1
Je l'ai vécu à travers une expérience de méditation de Vipassana, ça. Et puis ce moment d'accouchement. Donc ça a été un cadeau, cet accouchement. Ça a été merveilleux, ça a été extraordinaire. Moi, j'ai accouché, j'ai dit « demain, je réaccouche » . Ce n'a pas du tout été ça qui a été le plus difficile pour moi dans ma vie de maman. Ça a été l'après, avec l'enfant qui grandit, mettre du cadre parfois, des limites, des choses comme ça. Ça, ça a été très difficile pour moi. Oui,
- Speaker #0
la matrescence, devenir mère en fait.
- Speaker #1
Mais l'expérience en elle-même de l'accouchement a été magnifique. Et puis mon enfant qui est sorti en plus en perçant la poche des os. J'ai accouché sur un home avec mon enfant qui est né propre, qu'on a mis sur mon ventre d'une manière complètement naturelle et qui s'est mis à ramper tout seul jusqu'à mon sein, qui a pris mon sein. Comme si c'était une évidence. Même ça, ça a été magique, parce qu'en fait, il était déjà autonome, il était déjà... Je l'accueillais, mais c'était une... Non, je ne m'attendais pas à ça, c'est qu'on était déjà en collaboration tous les deux, depuis toujours. Sa tête était en ballon de rugby, parce qu'il avait une tête très grosse, et donc il avait bien voulu déformer sa tête pour passer, et je n'ai pas eu de point. J'ai même eu à peine un tout petit déchirement qui s'est réparé le lendemain. J'ai mis de la louévera, c'était fini. Enfin, je veux dire, c'était extraordinaire aussi dans la facilité. Je n'aurais pas pu imaginer ça même dans mon meilleur des mondes. Jamais je n'aurais pu l'imaginer aussi beau et aussi facile. De A à Z, jusqu'à l'allaitement, jusqu'à l'accueil du placenta, qui était magnifique aussi, jusqu'à l'émerveillement de mon... de mon chéri qui du coup n'a vécu aucun stress.
- Speaker #0
Oui, j'allais dire sa place du coup dans ce moment-là, quand t'es les deux pieds contre le mur et que t'es dilaté complètement et que ton bébé est en train d'émerger. T'as le souvenir ou pas de sa place ? Il est là,
- Speaker #1
il est émerveillé face à l'expérience de mon empowerment.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Il est quasi sidéré de la qualité de ce moment. Il le vit aussi. Je lui ai posé la question parce que tu as...
- Speaker #0
Oui, je donne la parole au père aussi.
- Speaker #1
Il y a eu une question où ça donne la parole au père. Du coup, j'ai un chéri qui est très discret. Donc, ce n'est pas quelqu'un qui va décrire ses émotions de manière spontanée, etc. Donc, ça a été rigolo. J'ai pu dire, alors, tiens, on y revient. Qu'est-ce que tu as vécu ? Et il m'a décrit clairement. Il m'a dit, le fait qu'il n'y ait pas de stress. à la fois ça a été du coup la sidération de la rapidité et de cet accueil qui s'est fait tellement spontanément et facilement et qui a laissé la place à l'émerveillement. Il a vécu, il m'a dit le mot émerveillement, c'est pas du tout son style, il est pas comme ça. C'est pas son genre de vocabulaire. C'est pas son genre, lui, c'est les chiffres, du coup c'est pas son monde. Et pourtant il m'a dit hier, il m'a dit c'était l'émerveillement. Voilà. Voilà, tout était émerveillement. Le plein sata, le bébé qui est sur le sein, qui tête, il m'a dit « j'aurais pas pu rêver mieux » . J'avais une femme tellement puissante en face de moi, j'étais tellement petit face à ça. Et du coup, j'étais tellement heureux de vous voir en si servio, en bonne santé, avec cette simplicité.
- Speaker #0
C'est ça en fait qui est fou avec les naissances physiologiques, c'est que c'est la manière la plus simple d'accueillir nos enfants au monde et à la fois la plus puissante.
- Speaker #1
Exactement. Et du coup, ça a créé un lien entre nous hyper fort. Parce qu'on a vu le meilleur de nous, en fait. Le meilleur de nous-mêmes. On s'est donné, on s'est offert déjà, dans ce début de famille, de cette création de la famille, le meilleur de nous-mêmes. Et on est sortis de là, on est rentrés à la maison, donc à 11h, on était dans le... Oui,
- Speaker #0
on sort après 3h à la maison de naissance.
- Speaker #1
J'ai couché à 20h05. Je suis à 11h, j'étais sous ma moustiquaire, j'habite quand même à Saint-Pierre, donc il y avait quand même autant de trajet, sous ma moustiquaire, à nous observer dans ce cocon, et dans ce moment... On n'a même pas eu le temps de prendre une photo, en fait. On n'a même pas la photo de ce moment de naissance. C'est la sage-femme qui m'a dit « Ah, en fait, je vais prendre une petite photo avec son appareil, qui n'était pas du tout un bon appareil. » On est dans la pénombre, on ne voit rien. On a juste quand même ce petit souvenir-là, mais c'est tout.
- Speaker #0
Enfin, t'as tout le souvenir dans les cellules quand même.
- Speaker #1
On a juste la musique et l'émerveillement.
- Speaker #0
Si t'avais envie d'offrir un message à tous ces parents qui peut-être se questionnent encore sur comment accueillir leur enfant, de quelle manière, quoi choisir, qu'est-ce que t'aurais envie de leur dire ? pour qu'ils puissent faire un choix qui leur ressemble. C'est hyper important ce que tu dis, c'est qu'il leur ressemble. Parce que moi, mon expérience ne va pas ressembler à l'expérience de quelqu'un d'autre. Donc, le choix évidemment de la sage-femme, le choix du lieu de naissance, conditionne beaucoup la mise en place de ce projet et de la réalisation de ses souhaits. Donc déjà, ce que je conseille, c'est de bien s'entourer, de se renseigner sur qui fait quoi. Moi, j'ai eu de la chance d'avoir... Pas eu besoin de le faire, ça s'est présenté de manière assez naturelle. Mais je vois bien que c'est quand même une chance. Ça, il vaut mieux quand même déjà le préparer, ça. Et puis, chacune des sages-femmes a sa spécialité, ça va être des choses qu'il faut vous parler. Moi, ma sage-femme, elle était spécialisée en yoga et en chant. En fait, c'était aussi des choses que j'avais dans ma besace, dans les outils. Donc, évidemment que c'était facile. Si je trouvais qu'elle était en plus à côté de chez moi, c'était super. Puis, elle était aussi à Manao, super. Donc voilà, faites ce choix-là, déjà avec les connaissances, avec ce que les gens vont vous dire d'eux. Et puis n'hésitez pas, si ça ne vous va pas, de changer en fait aussi. Vous avez le droit de changer et de se dire en fait moi je veux un lieu où c'est plutôt médicalisé quand même, mais avec un accouchement physiologique. C'est possible aussi. Bien sûr. Il n'y a pas que les maisons de naissance qui proposent aussi une liberté dans le projet de naissance. Et puis dans ce projet de naissance, sentez-vous libre. d'imaginer le meilleur.
- Speaker #1
Ouais, ça c'est un bon message je trouve. Sentez-vous libre d'imaginer le meilleur, c'est exactement ça.
- Speaker #0
Parce qu'en fait ça peut arriver !
- Speaker #1
Ouais, et puis ça arrive souvent en vrai. On n'en parle juste pas beaucoup.
- Speaker #0
Donc voilà.
- Speaker #1
Et à tous ces bébés qui du coup attendent des familles, qui vont bien sûr les accueillir à un moment donné, qu'est-ce que tu aurais envie de leur dire ?
- Speaker #0
À ces bébés...
- Speaker #1
Qui sont encore dans l'invisible, mais qui un jour peut-être arriveront jusqu'à nous.
- Speaker #0
Le message, c'est plutôt eux qui le portent pour moi, parce que ces bébés-là, ils ont fait le choix des parents. Donc je dirais plutôt aux parents que du coup, vous avez été choisis, vous êtes déjà les meilleurs pour cet enfant-là. Vous vous êtes choisis mutuellement, vous êtes déjà les meilleurs l'un pour l'autre, quels que soient vos défauts, et ceux qui apparaîtront avec le rôle de parent. parce qu'il y a des choses que vous n'avez pas vues avant, ce qui est normal et qui vont apparaître après. Donc, vous êtes les meilleurs. Vous êtes la meilleure équipe qui soit pour accueillir cet enfant. Et du coup, à cet enfant, ce sont les meilleurs parents qui soient pour vivre et incarner ton chemin de vie parce que de toute façon, tu les as choisis. Donc, vous êtes une équipe formidable. Une team,
- Speaker #1
une bonne équipe formidable.
- Speaker #0
Et croyez-y jusqu'au bout dans les moments où c'est très difficile, dans les moments où vous pensez avoir fait le mauvais choix. rappelez-vous que non, le meilleur choix qui soit, c'est celui que vous avez déjà fait. Et il n'y a pas à remettre en question ça.
- Speaker #1
Ça, c'est très précieux ce que tu dis. Et si on pouvait l'entendre davantage, ça permettrait, je pense, de réconcilier beaucoup de monde entre eux. Et justement, dans un monde plus médicalisé peut-être, avec des personnes qui sont bien intentionnées vis-à-vis de la naissance, vis-à-vis du foyer et de la famille, et qui peut-être n'ont pas toujours le choix de pouvoir offrir de l'espace, du temps. et d'autres méthodes, qu'est-ce que tu aurais envie de leur dire pour que petit à petit ça puisse être davantage possible ? Un peu partout.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux reformuler ce que j'ai dit ?
- Speaker #1
Est-ce que tu aimerais dire aux professionnels de l'accompagnement de la naissance qui peut-être sont dans des milieux où c'est plus difficile de mettre en place tout ça ?
- Speaker #0
On a eu de la chance en tant que femmes de notre génération d'avoir... Une gestion des risques qui s'est énormément améliorée grâce à la connaissance médicale. Maintenant, aujourd'hui, pour les futures générations, nous sommes dans une période de réconciliation entre l'intuitif, l'autodétermination du couple. Et donc, il faut laisser cette place. C'est un juste milieu. Il faut déplacer le curseur entre une meilleure gestion des risques avec nos connaissances. Et aussi la place de ce que les parents savent. Il faut les remettre dans ce processus d'autodétermination parce que c'est grâce à ce processus que les risques diminuent. Et donc, c'est un savant mélange de mettre le curseur entre les deux, de ne pas trop anticiper des risques et de donner la confiance nécessaire aux parents, de leur donner. leur propre responsabilité pour que ce... que le stress diminue et que du coup les facteurs de risque diminuent.
- Speaker #1
Ça devient du coup un moment de co-création, un moment de co-naissance.
- Speaker #0
C'est connaissance, voilà.
- Speaker #1
Je trouve ça très beau ce que tu dis, effectivement, ce mélange entre science et sacré, c'est d'ailleurs l'objet de ce que font les doulas, c'est qu'elles naviguent entre ces deux mondes et elles permettent normalement de créer des ponts entre les milieux. Et c'est beau de l'entendre dans ton témoignage parce que tu as raison. C'est ce qui permettrait à la fois de réconcilier et aussi de diminuer un certain nombre de risques qu'on vit aujourd'hui.
- Speaker #0
Travailler ensemble aussi dans ça permet d'avoir une complémentarité qui donnerait moins de travail aux personnes médicales soignants. Travailler main dans la main, je pense que c'est la nouvelle étape qui est déjà en train de se dessiner. Merci au Doula qui se forme et merci au Sage Femme qui se forme. à l'hôpital aussi, qui permettent aussi l'émergence de tout ça. Mais oui, il faut travailler dans ce sens, parce qu'on est dans une période de réconciliation, une nouvelle période où on intègre ces deux dimensions.
- Speaker #1
Exactement. En tout cas, c'est fabuleux d'avoir entendu ton message avec l'ensemble de ces femmes, le cœur des femmes, réunies en un seul instant à la naissance de Quentin.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
C'est beau et je pense que tu... tu peux aujourd'hui décider que tu peux être complètement fière d'en parler, d'en reparler et de le redire et de le dire encore à tous ceux bien sûr qui te demanderont de l'entendre ce qui est sûr c'est que dans cette communauté nous c'est l'objectif de donner de la voix à ces récits et merci pour ce que tu as vécu parce que c'est
- Speaker #0
extrêmement précieux pour l'humanité qu'on est en train de mettre au monde merci beaucoup Jeanne merci pour cette belle opportunité et merci à toutes les femmes et aux hommes aussi qui m'ont accompagnée Merci. dans ce cheminement qu'est la maternité. Donc merci, vraiment un grand merci de m'avoir laissé témoigner aussi de cela.
- Speaker #1
Merci d'avoir écouté cet épisode de nous. Merci d'avoir ouvert cet espace en toi pour accueillir ce récit parce que chaque histoire partagée est une empreinte vivante, une trace de ce qui se traverse, de ce qui se révèle et de ce qui grandit au moment d'une naissance. Je donne la voix à ces récits pour qu'ils circulent. pour que la physiologie retrouve sa place dans nos foyers et dans nos conversations. Ce que je souhaite, c'est que ces paroles t'accompagnent, qu'elles nourrissent ta réflexion, ton couple, ta confiance, et qu'elles ouvrent un dialogue simple et vrai autour de la naissance, ici, à La Réunion. Ce que je choisis, c'est de tisser des ponts entre les familles et les professionnels, entre l'expérience intime et le collectif, entre la mémoire du corps et les savoirs contemporains. Alors si cet épisode a résonné pour toi, eh bien partage-le, fais circuler ses voix, permets à d'autres familles réunionnaises d'entendre que d'autres chemins existent et que la confiance peut prendre racine. Si ton histoire demande à être racontée, alors écris-moi. Nous continuons de grandir à travers chaque récit, parce que chaque naissance façonne le monde et chaque voix compte. A très bientôt pour un nouvel épisode de Nous.