- Speaker #0
Bonjour et bienvenue sur Objectif Mental. Je suis Kevin Rich, cofondateur de Cairn, K-A-I-R-N, une application mobile qui démocratise l'accès au coaching mental d'élite. Chaque semaine, je partage des conseils pratiques, des interviews d'experts, ainsi que des témoignages inspirants d'entrepreneurs, de sportifs et d'artistes. Mon objectif est de vous aider à développer votre mental pour performer en toute sérénité, que ce soit dans votre vie professionnelle ou... extra-professionnel. Je vous souhaite une excellente écoute. Bonjour Pierre, comment vas-tu ?
- Speaker #1
Bonjour Kevin, ça va très bien, merci beaucoup.
- Speaker #0
Merci, très bien, très bien. C'est le premier épisode de l'année pour moi. J'ai fait une petite pause en janvier, j'étais un peu la montagne.
- Speaker #1
T'as bien fait, t'as bien fait.
- Speaker #0
Et je suis ravi de te recevoir sur Objectif Mental.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
On va parler aujourd'hui de préparation mentale, mais sous un angle particulier, puisque tu es préparateur mental, coach en entreprise. et que tu es formé en sophrologie.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Et tu m'as très justement proposé de parler de la sophrologie aujourd'hui. Alors moi, c'est une discipline que je ne connais pas ou très peu. Et donc, je suis ravi de le découvrir avec toi et de le faire découvrir aux auditeurs. Je pense qu'il y a beaucoup d'a priori, de préjugés. Finalement, on ne sait pas vraiment ce que c'est. Comme nouveauté cette année, on va changer un peu l'introduction. Ce que je te propose, c'est de commencer par un vrai ou faux. avec des affirmations sur la sophrologie. Tu réponds par vrai ou faux et tu peux compléter si tu as envie. Il y en a sept. La première, c'est la sophrologie. C'est pour les gens perchés.
- Speaker #1
Pas du tout. La sophrologie, c'est très terre-à-terre. On va l'utiliser dans toutes les situations de vie de tous les jours. C'est très pratico-pratique.
- Speaker #0
Ensuite, ça aide uniquement à se relaxer.
- Speaker #1
Alors non, la relaxation, ça fait partie des composantes, des techniques qu'on utilisait en sophro, mais ce n'est pas du tout la seule. Donc, ce n'est pas uniquement de la relaxation, la sophro.
- Speaker #0
Intéressant. Déjà ça, tu vois, pour moi, je pensais que c'était ça. Donc, la sophrologie, c'est de la thérapie ?
- Speaker #1
Non, pas du tout. Il n'y a aucune approche psychothérapeutique en sophro. Et la sophro, c'est au contraire quelque chose qui vient en support de tas de choses. Donc ça peut venir en support de quelqu'un qui est en parallèle en psychothérapie. La sophro, ça peut venir en support de traitements médicaux. Mais en aucun cas, en fait, la sophro ne remplace le domaine médical. En aucun cas, la sophro ne remplace la psychothérapie. Et la sophro, ce n'est pas de la psychothérapie.
- Speaker #0
Ensuite, quatrième affirmation. Alors c'est juste respirer.
- Speaker #1
Alors, c'est pareil. Oui, la sophro, c'est apprendre à respirer, mais ce n'est pas juste respirer, puisque on va dire que la respiration, les techniques de respiration, ça fait partie intégrante de la sophro. On a vu tout à l'heure qu'il y avait la relaxation, la respiration. Et la troisième composante de la sophro, c'est la visualisation mentale. Donc, non, la sophro, ce n'est pas uniquement respirer.
- Speaker #0
On va revenir là-dessus, sur la partie visualisation, puisque ça aussi, ça me surprend, tu vois. Alors on a aussi, on peut pratiquer en 3 minutes sans s'allonger.
- Speaker #1
Ah bah tout à fait, parce que la Sofro, il y a un process d'apprentissage, d'entraînement, mais une fois qu'on est très à l'aise, on peut utiliser un protocole de Sofro en 10 secondes avant de prendre la parole pour un podcast par exemple.
- Speaker #0
Ça aurait pu me servir juste avant. Et bah ouais, parce que tu viens de le dire, mais on peut utiliser... On peut utiliser la sophrologie juste avant une échéance, un match, une prise de parole, un examen.
- Speaker #1
Tout à fait. C'est-à-dire que dans toutes les situations où il y a un enjeu, on peut se préparer avant avec la sophro à ces situations. Et on peut même utiliser des techniques de sophro pendant la compétition, pendant le moment.
- Speaker #0
Pendant la... Ok. Oui.
- Speaker #1
Si par exemple, on sent qu'on est un peu tendu, un peu stressé, on peut faire... Une micro-pause, respirer, calmer sa respiration. On pourrait utiliser une image mentale, par exemple, pour fixer son point d'attention pendant qu'on est en train de prendre la parole. Donc, on peut utiliser de la Sophro in situ, dans une situation.
- Speaker #0
Ok, je retire. On va essayer aussi de revenir là-dessus. Pendant le moment, je ne pensais pas. Et la dernière, plus on se détend, plus on performe.
- Speaker #1
Alors, il faut ça... Il faudrait définir ce qu'on attend sur le mot de la détente. C'est-à-dire qu'effectivement, apprendre à se relâcher intentionnellement, c'est important à certains moments pour la perf. Mais non, si on est aussi tout mou, tout mou parce qu'on est trop relâché, non, on n'est pas performant. Donc, ce n'est pas tout à fait exact de dire que le relâchement, en fait, ça contribue systématiquement à la performance.
- Speaker #0
C'était dans ce sens-là, tu vois, si on est complètement désactivé.
- Speaker #1
Non, justement, c'est là où, par exemple, souvent c'est inconnu, mais la sofro a des protocoles qui permettent de s'activer. Donc, au contraire, qui permettent de se monter en énergie, pas de se relâcher. C'est-à-dire qu'en fait... On considère qu'on a une zone d'activation optimale. Des fois, on peut être au-dessus de cette zone. Ça veut dire qu'on est trop excité, trop stressé. Donc, il faut essayer de se ramener dans cette zone. Mais à l'inverse, on peut être écrasé par un enjeu. Et donc, on est sous-activé.
- Speaker #0
Un peu tétanisé.
- Speaker #1
Exactement. Et à ce moment-là, il faut pouvoir, au contraire, s'activer. Il y a des protocoles de Sofro qui permettent de se dynamiser. Donc, au contraire, de se monter en énergie pour être dans la bonne zone d'activation.
- Speaker #0
Génial. Alors on est rentré rapidement dans le vif. Alors il y a déjà beaucoup de choses que j'ai envie d'explorer, mais c'est génial. Est-ce que tu peux te présenter un peu plus en détail que ce que je l'ai fait au début de l'épisode ?
- Speaker #1
Oui. Alors moi je m'appelle Pierre Ausha, j'ai 57 ans. Donc effectivement je suis coach de dirigeant, préparateur mental pour des sportifs de haut niveau et sophrologue. Je fais ce métier depuis 2012. En tant que préparateur mental, je suis référencé à la FED d'athlétisme, à la FED d'équitation, et je suis accompagnateur à la performance à l'INSEP. Et dans une première partie de ma vie, j'ai été dirigeant d'entreprise, puisque j'ai créé une entreprise dans les services informatiques que j'ai dirigée pendant 25 ans. Donc j'ai été dirigeant d'entreprise avec tout ce que ça sous-entend. Puis j'ai fait une reconversion professionnelle dans la période de mes 40 ans pour exercer les métiers que j'exerce aujourd'hui.
- Speaker #0
Qu'est-ce qu'il y a de point de bascule entre ta carrière d'entrepreneur et de coach ?
- Speaker #1
C'est le fait que j'ai toujours fait du sport en étant très jeune, de l'athlée puis du triathlon. Donc en fait, le sport, on est habitué à avoir un entraîneur, à être coaché, donc à être accompagné. Après, moi, en tant que dirigeant d'entreprise, j'ai été coaché, mais je parle de coaching de dirigeant. Moi, c'était en 1900. Mon premier coaching, c'était 1998. Donc, on ne parle pas du coaching de dirigeant de 2026. Et en fait, ça a été quand même un combo important. Et puis, moi, j'arrivais aussi à un moment où les services informatiques ne me parlaient plus. Ça n'avait plus de sens pour moi. Et donc, quand on met tout ça un peu dans le checker, c'est ce qui m'a donné envie de repartir sur tout à fait autre chose.
- Speaker #0
Et donc, tu t'es formé en sophrologie. Alors, est-ce que tu peux nous expliquer simplement ce que c'est ? Imaginons que je n'y connais rien. Est-ce que tu peux nous le définir ?
- Speaker #1
Donc, la sophrologie, en fait, c'est une discipline qui a été créée dans les années 60 par Alfonso Caicedo, qui est un neuropsychiatre, médecin. qui était professeur enseignant psychiatre à la faculté de Barcelone. Et c'est quelqu'un en fait qui était très intéressé par à la fois des démarches orientales et des démarches plus occidentales. C'est-à-dire que c'est quelqu'un qui s'intéressait beaucoup par exemple au zen, au yoga, à la méditation. C'est aussi quelqu'un qui était très intéressé par l'hypnose et notamment l'hypnose ericksonienne. C'est quelqu'un qui s'intéressait beaucoup au yoga. C'est quelqu'un qui était très attiré aussi d'un point de vue philosophique, en fait, par l'approche philosophique de Platon, mais aussi ce qu'on appelle la phénoménologie de Bieswenger, notamment. Et donc en fait la Sofro Lui, il a eu une approche intégrative parce qu'il est parti de tout ça. Et à partir de toutes ces disciplines, il a pioché dedans pour construire des protocoles. Et en fait, la sophro, si on veut la qualifier, c'est une approche qu'on appelle psychocorporelle positive. Psycho parce qu'en fait, on utilise notre tête. Corporelle parce qu'en fait, on fait beaucoup de choses avec notre corps en sophro, y compris des formes d'exercice comme au yoga. Et positive parce que l'objectif, c'est de développer le positif qui est en nous. C'est d'ancrer le positif qui est en nous, de prendre conscience du positif qui est en nous et de s'appuyer dessus. Donc ça, c'est un peu la définition de la sophro.
- Speaker #0
Et comment on l'utilise ? Comment tu le mets en place, toi, par exemple ? Alors,
- Speaker #1
dans la sophro, je dirais qu'il y a vraiment deux volets. Il y a un volet de la sophro médicale, parce que, par exemple, la sophro est utilisée par le personnel soignant, par exemple, pour la régulation de la douleur, la gestion de la douleur. Il faut savoir que la sophro, on est ce qu'on appelle un soin support dans le traitement du cancer. Alors, soyons clairs, la sophro, ça ne soigne pas le cancer. Mais ce qu'on appelle un soin support, c'est que ça vient compléter tous les traitements qui sont liés aux chimiothérapies et aux pratiques de traitement du cancer. Donc ça, je dirais, c'est le domaine, la sphère médicale de la sophro.
- Speaker #0
C'est intéressant que ce soit utilisé dans la sphère médicale. Pas seulement de manière ésotérique, tu vois, dans des cas. Ah, complètement.
- Speaker #1
Par exemple, si on prend le cas du cancer, moi, malheureusement, ça m'arrive au cabinet de recevoir des femmes qui sont atteintes, par exemple, d'un cancer du sein. Par exemple, avec les traitements, il va y avoir perte de cheveux. Et en sophro, ce qui est très important, c'est d'avoir conscience de son, ce qu'on appelle de notre schéma corporel. c'est-à-dire de notre image, de notre corps, d'avoir la sensation au niveau de notre corps, etc. Pour ces personnes qui voient, par exemple, leur corps se transformer à cause de la chimio, c'est important de les faire se rappeler de leur corps quand il était magnifique, quand il était, j'allais dire, entre guillemets, complet. Et ça, c'est important puisque, par exemple, on sait très bien que les mécanismes de guérison au niveau du cancer Il y a une composante médicale, bien sûr, mais il y a une forte composante psychologique qui est le fait de se battre contre la maladie. Donc d'avoir une approche combative pour ne pas laisser cette maladie prendre le dessus. Et c'est en ce sens, par exemple, que la SOFRO aide vraiment sur ce sujet-là, qui est un sujet grave.
- Speaker #0
J'ai eu un échange avec Hilem Raguig, qui était multiple championne de France, du monde, d'Europe, de boxe, qui a eu justement... cancer du sein, on a fait un épisode là-dessus. Elle m'a expliqué ça, en fait, que pour elle, c'était un combat. Et au même titre que tous les combats qu'elle a fait dans sa carrière, il fallait qu'elle se batte contre ça, quoi.
- Speaker #1
Toi,
- Speaker #0
tu peux accompagner aussi dans ce processus, quoi.
- Speaker #1
Voilà. Donc, le processus de la sophro dans le domaine médical, il y a certains sujets que je ne peux pas accompagner parce que je ne suis pas moi-même médecin, par exemple. Et il y a des choses qui peuvent être liées à des problématiques thérapeutiques. psychothérapeutiques, et là, c'est les psychologues cliniciens, en fait, qui peuvent le faire. Mais il faut savoir que, voilà, dans les hôpitaux, à Gustave Roussy, par exemple, là où il y a l'Institut du cancer, il y a des médecins sophrologues. La sophrologie aussi, par exemple, elle est très souvent utilisée par les obstétriciens, puisqu'il faut savoir que c'est une méthode qui est utilisée pour l'accouchement.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc, ça, c'est la sphère application médicale de la sophro. Et puis, il y a la sphère de la vie de tous les jours. Et alors les grands sujets, je dirais, de la vie de tous les jours qu'on accompagne en Sofro, c'est la gestion du stress, la régulation des émotions, la concentration, le fait de se préparer à des situations à venir, quelles qu'elles soient. Moi, par exemple, très souvent, je reçois en Sofro des étudiants, des élèves, quelques semaines, mois avant le passage du bac. ou des concours pour arriver à passer correctement. C'est pour le truc auquel j'ai pensé. Ces choses-là.
- Speaker #0
Quand tu m'as dit ça, je me réimaginais à l'époque quand je passais des concours.
- Speaker #1
On l'utilise. Et le dernier grand sujet en sophro, c'est tout ce qui est lié aux troubles du sommeil. Voilà. Que ce soit endormissement, ou alors que ce soit les réveils nocturnes, etc.
- Speaker #0
C'est dans les questions, donc c'est parfait, on va aussi l'aborder. Quand je t'entends, il y a quand même des croisements avec la préparation mentale.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Comment toi, tu l'intègres, vu que tu es préparateur mental aussi, comment tu l'intègres dans ta pratique au quotidien, justement avec des dirigeants, avec des sportifs ? Comment ça fonctionne ? Quelles sont les techniques aussi ?
- Speaker #1
Alors en fait, ce qui est intéressant, c'est qu'en Sofro, on va travailler sur les différentes facettes du temps. C'est-à-dire, on peut travailler sur le passé, on peut travailler sur le présent, on peut travailler sur le futur. Donc, par exemple, un des moyens qu'on va utiliser en sofro, c'est par exemple de se rappeler d'une situation passée positive où on était, je ne sais pas, par exemple, serein, calme. Et donc, vraiment de se remémorer, de revivre ces sensations ici et maintenant, c'est-à-dire au moment présent. Donc voilà, ça, c'est une des techniques de sofro. Le fait de préparer un événement. Donc là, pour le coup, on va se projeter dans le futur. Et donc, c'est cette idée de vivre sereinement et de réussir, j'allais dire, un événement à venir. Alors réussir, on choisit toujours avec le participant de définir qu'est-ce qu'on attend par réussite. C'est-à-dire que réussite, ce n'est pas nécessairement la victoire, ce n'est pas nécessairement le meilleur chrono. Ça peut être le fait de... d'utiliser au mieux toutes ses capacités, de faire du mieux qu'on peut ce jour-là. Donc, ça, c'est vraiment le fait de vivre, de se projeter positivement dans un événement, mais aussi de vivre toutes les étapes qui permettent d'arriver à cet événement et également, en fait, de gérer tous les aléas qui peuvent se passer. Parce que si on prend l'exemple d'une compétition, on peut... se projeter dans la réussite de ma compétition. Mais durant ma compétition, il va se passer des choses, des choses que je peux avoir identifiées avant et puis des choses qui ne sont pas identifiables parce que ce n'est pas possible de tout prévoir. Et là, il va falloir s'adapter à ce moment-là.
- Speaker #0
Pensez au sport de jugement, par exemple. Je regardais les boss, le ski de boss, le ski acrobatique, était en fait dépendant des juges aussi.
- Speaker #1
Tout à fait. Donc ça,
- Speaker #0
par exemple, ces événements extérieurs, en fait, ça peut t'impacter. Voilà,
- Speaker #1
exactement. Donc là, par exemple, on voit bien qu'on a des protocoles de Sofro qui permettent de travailler sur ces aspects de ce qu'on appelle de projections dans le futur.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Et donc, comment on va les utiliser ? C'est, je veux dire, à travers des échanges, que ce soit avec l'athlète, si c'est dans le domaine du sport, avec des dirigeants d'entreprises. pour savoir si par exemple une des thématiques c'est plutôt de travailler sur la confiance en soi. La confiance en soi, on va aller utiliser des techniques de Sofro qui est de renforcer le positif, c'est-à-dire de se souvenir de situations où j'ai été fort, où j'ai su faire ce qu'il y avait à faire, j'ai su utiliser mes talents, mes capacités et bien réancrer. ces choses-là pour que la personne, effectivement, travaille sur cet élément de confiance en soi. Et ça vient compléter, je dirais, toute l'autre approche de prépa mentale autour de la confiance en soi. C'est-à-dire que là, une fois de plus, la SOFRO vient en support du travail de préparation mentale sur la confiance en soi. Tout ne va pas reposer que sur ce protocole.
- Speaker #0
Et donc, si ça se complète, par exemple, si on prend le sujet de la confiance en soi avant une compétition, comment ça se compléterait, tu vois, la sophrologie, la préparation mentale ?
- Speaker #1
Par exemple, en préparation mentale, sur la confiance en soi, on peut demander à l'athlète ou au dirigeant de verbaliser des choses. C'est-à-dire, pour lui, ça veut dire quoi être en confiance ? Est-ce que c'est des choses qu'il a déjà éprouvées ou pas ? comment Lui, par exemple, quand il est en confiance, comment il l'imagine, comment il se sent, comment il le ressent peut-être dans son corps ? Pour lui, quels sont les éléments, par exemple, qui peuvent le stresser, qui peuvent être des stresseurs ? Tout ce travail, par exemple, de verbalisation sur une situation, un prépa mental va travailler classiquement dessus. Après, je dirais assez classiquement, les préparateurs mentaux, ils vont utiliser peut-être des techniques de respiration. Ça, c'est important pour réguler les choses. Mais justement, en sofro, comme on utilise vraiment une palette très, très large, puisqu'on utilise des techniques qui viennent une fois de plus de l'hypnose ericksonienne, du yoga, de la respiration, de ce qu'on appelle la relaxation dynamique, de la visualisation. comment les techniques qu'on va utiliser pour développer, je dirais, l'habileté mentale autour de la confiance en soi. C'est vraiment en sophro, une boîte à outils qui est un panel très large.
- Speaker #0
Tu aurais un exemple d'accompagnement que tu as pu mettre en place avec un athlète ou un dirigeant même, avant une échéance, en utilisant plusieurs outils de la sophrologie ?
- Speaker #1
Oui, je peux en parler. Par exemple, là, c'est les JO d'hiver. Moi, j'accompagne des jeunes biathlètes. Alexis Bernard, qui était un jeune biathlète, qui maintenant fait plutôt du triathlon, mais qui est aussi guide pour les malvoyants. Et puis, j'accompagne aussi Léo Carlier, qui est un biathlète de l'équipe de France, qui a 19 ans. Par exemple, on a travaillé avec eux, on a travaillé, par exemple, sur justement des protocoles d'activation. C'est-à-dire, comment en fait, arriver à être... activé physiquement et psychologiquement une heure avant le départ, cinq minutes avant le départ et jusqu'en t'es sous les ordres du starter. Les deux avaient leur échauffement classique, que tu ne remets pas en question. Mais l'idée, c'est comment je peux compléter ça pour être Comment ? Psychologiquement, mentalement activé. Donc, comment on a fait ? Par exemple, on a commencé par apprendre des techniques de respiration, plutôt des techniques de respiration qui permettent d'être plutôt dynamiques et qui favorisent la concentration.
- Speaker #0
Le type de respiration carré, d'autres types de respiration ? Voilà,
- Speaker #1
par exemple, dans la respiration qui favorise la concentration, la respiration carré, ça en fait partie. Les respirations dynamisantes, c'est souvent des respirations où l'expiration est courte par rapport à l'inspiration. C'est-à-dire, j'inspire longtemps et je souffle d'un coup. Un mécanisme comme ça, c'est typiquement une respiration dynamisante. Et il en existe d'autres.
- Speaker #0
Tu arrives à nous expliquer pourquoi ? Pourquoi pas l'inverse ?
- Speaker #1
Parce que justement, l'inverse, par exemple, si je fais et que je souffle très longtemps...
- Speaker #0
Oui, c'est plus la détente, c'est vrai.
- Speaker #1
Ça, en fait, ça active le nervague chez nous. Et donc, ça active au contraire le relâchement. Ça active le fait de calmer justement. Et donc, c'est plutôt relaxant. Donc, une respiration où l'expiration est plus longue que l'inspiration, c'est une respiration apaisante. Alors qu'à l'inverse, quand notre expiration est très courte, au contraire, elle est dynamisante. Par exemple, pour ces protocoles d'activation à travailler la respiration, en sofro, on a ce qu'on appelle la relaxation dynamique. C'est-à-dire que c'est apprendre à se relâcher par le mouvement. Et il y a plein de formes de mouvements différents. Parce que, comme je disais, la sofro, ce qui est important, c'est ce qu'on appelle prendre conscience de notre schéma corporel. C'est-à-dire notre schéma corporel, c'est la forme de notre corps, mais c'est aussi avoir conscience des sensations, par exemple au niveau de ma tête, au niveau de mon corps. cou, de mes épaules, de mes bras, donc vraiment toutes les parties du corps. Ça, c'est déjà un vrai travail en sofro, parce qu'en fait, très souvent, même des athlètes qui sont pourtant très centrés sur le corps, ils n'ont pas complètement la perception de leur schéma corporel.
- Speaker #0
C'est dingue.
- Speaker #1
C'est-à-dire qu'ils ont des zones aveugles, c'est-à-dire qu'ils ont des zones où ils ne perçoivent pas du tout les sensations au niveau de certaines parties de leur corps.
- Speaker #0
C'est marrant, ça.
- Speaker #1
Donc, Ça, par exemple, développer cette prise de conscience de son schéma corporel, en sofro, c'est vraiment central. Ça fait partie des choses qu'on apprend quasiment dès le début.
- Speaker #0
Ok. Ça pourrait être quoi ? Via du yoga ?
- Speaker #1
Exactement. À travers, justement, dans ce qu'on appelle la relaxation dynamique, en sofro, c'est des formes d'exercices que Kaiseido est allé piquer au yoga. Donc, c'est par exemple des mouvements au niveau des épaules, c'est-à-dire par exemple ce qu'on appelle le pompage. Comme l'image des Shadoks, c'est-à-dire qu'on monte les épaules et on pompe les épaules. Ça va être des mouvements de mouliner des bras. Ça va être le fait de sauter sur place. Ça va être le fait de faire des rotations au niveau du bassin. Donc, il y a plein, plein, plein de choses comme ça. Par exemple, dans notre cas de nos biathlètes, je leur ai fait essayer différentes formes et ils ont choisi. ce qui lui a... ceux qui leur parlaient le plus. Parce qu'en fait, ce n'est pas moi qui impose, on est dans un travail de co-construction. Donc, respiration, technique d'activation du corps. Donc d'activation du corps via des techniques de ce que j'appelle cette relaxation dynamique. Troisième facteur, visualisation mentale. C'est-à-dire, une heure avant le départ, est-ce que j'ai envie de prendre une certaine forme de visualisation, une minute avant, et quand je suis sous les ordres du starter, sur quoi je veux porter mon attention ? Sachant que la visualisation mentale, on va être dans une... visualisation mentale basée sur tous nos sens, c'est-à-dire à la fois ce qu'on appelle les sens internes et les sens externes. Donc les sens internes, c'est, on va dire, les classiques visuels, auditifs, le toucher, l'odeur, le goût. Et les sens externes, c'est par exemple la proprioception, c'est avoir le sens de l'équilibre, c'est avoir la perception justement de son schéma corporel. C'est le fait de percevoir, par exemple, la chaleur ou la fraîcheur. Donc, tu as reçu Emric, Guyot, qui est vraiment pour moi la personne référente en termes de visualisation mentale. Il explique très, très bien qu'effectivement, une image, elle est puissante si on utilise nos sens, tous nos sens. Et en sophro, on va utiliser nos sens pour la visualisation. Et en même temps, on peut avoir ce qu'on appelle une visualisation. dissocier ou associer. C'est-à-dire associer, je suis dans l'image, c'est moi, je suis acteur d'une image, comme si j'avais en fait une sorte de caméra sur la tête.
- Speaker #0
Comme une GoPro, quoi.
- Speaker #1
Voilà. Et dissocier, c'est je me regarde dans un écran. Je me regarde faire.
- Speaker #0
Plutôt de haut comme ça. De haut,
- Speaker #1
voilà. Et on peut faire ce qu'on appelle un switch, c'est-à-dire on passe de l'un à l'autre, associer, dissocier, associer, dissocier. Voilà. Et donc... on va utiliser, par exemple, une imagerie, une image mentale aussi, qu'on va pouvoir, par exemple, associer justement au fait d'être activé au bon niveau d'intensité. Et ce qui est intéressant dans ce protocole d'activation, c'est que quand on est une heure avant le départ, on a entre guillemets un peu de temps. Donc, mon protocole d'activation, il va peut-être durer, je dis n'importe quoi, 3 minutes. Mais quand je suis à 5 minutes du départ, je ne peux pas utiliser le même protocole, il ne me reste plus que 5 minutes. Et pour autant, je veux rester actif. Je vais avoir un protocole court. Donc, l'athlète va partir de son protocole long, il va raccourcir pour en faire peut-être un protocole sur... je ne sais pas moi, 30 secondes, 10 secondes. Et puis quand il est dans les ordres du starter, là, il est complètement focus.
- Speaker #0
C'est parti. Ça me fait vraiment penser, je joue au foot, je l'ai dit dans plusieurs podcasts, mais il y a des matchs où j'arrivais un peu en détente comme ça, donc non activé. Et en fait, tu commences ton match et c'est cata. Tu as tes premières passes, tu as tes premiers contrôles. C'est super intéressant ce que tu dis là sur l'activation.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et on voit vraiment la différence. Et à ce moment-là, moi, je ne le percevais pas. Peut-être que j'étais trop jeune. En fait, on ne m'avait jamais parlé de ces techniques-là. Tu n'en avais peut-être jamais parlé. C'est dommage. Mais c'est pareil, je pense aussi, même dans la vie professionnelle. Tu commences des réunions, tu es là, tu es un peu la tête en l'air comme ça. Tu passes à côté du truc ou des présentations, même des podcasts. Là, je suis arrivé aujourd'hui, j'étais vraiment dedans. Mais il y a ces arrivées ou des épidodes où j'arrivais, j'étais un peu trop... En dilettante, je pense que ça peut servir à tout le monde dans la vie. Complètement.
- Speaker #1
Moi, par exemple, comme j'ai une partie de mon activité dans le milieu de l'entreprise, j'utilise les mêmes techniques.
- Speaker #0
C'est ça qui est intéressant, c'est que c'est les mêmes techniques appliquées différemment.
- Speaker #1
Appliquées différemment, dans des protocoles différents. Mais moi, j'accompagne des dirigeants ou des managers. Quand tu dois faire, je ne sais pas moi, ta réunion semestrielle de tes équipes avec une prise de parole ou tu dois présenter. des résultats et puis les perspectives. Je veux dire, si tu as la préparation du fond de ton discours, mais après, c'est comment toi, tu te prépares avant. Et puis, au moment où le micro monte le temps, tu es dedans ou tu n'es pas dedans. Donc, c'est exactement la même chose.
- Speaker #0
J'ai fait un épisode avec Stéphane André qui a créé l'école de l'art oratoire, qui nous a appris un peu toutes ces techniques pendant. les présentations, mais pas la gestion du stress avant. Et finalement, c'est ça qui bloque aussi les personnes. Par exemple, si tu demandes à une personne à une présentation importante devant 50 personnes, 100 personnes, comment toi, tu l'aiderais à gérer ce stress ? prise de parole ?
- Speaker #1
Alors déjà, il faut avoir conscience que la prépa mentale et la saufraude, ce point de vue-là, c'est la même.
- Speaker #0
c'est la même chose, c'est pas magique. C'est-à-dire que si on ne s'entraîne pas en préparation mentale, si on ne s'entraîne pas en sophrologie, ça ne sert à rien. On n'y arrive pas.
- Speaker #1
C'est pas en le faisant une fois qu'on va annuler tous les... Voilà.
- Speaker #0
Ce qui veut dire que que ce soit en prépa mentale ou en sophro, on doit régulièrement pratiquer. Et ça, c'est vraiment la base de la sophro, c'est-à-dire que quand quelqu'un vient en sophrologie... Il a les séances avec son sophrologue, mais entre les séances, il doit s'entraîner. Il doit pratiquer parce qu'il faut qu'il intègre, qu'il apprenne, qu'il automatise les choses. Donc déjà, je dirais à une personne, il faut aller chercher des outils dans la boîte à outils, mais il faut les avoir appris. Donc, par exemple, ça peut être là. On peut se baser sur les techniques de respiration. Mais une fois de plus, si vous vous êtes, si tu n'es pas entraîné aux techniques de respiration avant. et que tu les utilises pour la première fois ou deux, trois fois, juste avant de prendre la parole, ça va être très, très limité comme apport. Après, moi, comment j'aide, c'est je fais beaucoup parler la personne pour savoir comment elle ressent son stress, où elle ressent son stress dans son corps. C'est quoi les choses qui peuvent la stresser dans la prise de parole ? C'est aussi de se faire prendre conscience qu'il y a un bon niveau de stress. D'ailleurs, Hans Selye, le père du stress, c'est-à-dire lui qui a défini la notion de stress, il avait appelé ça en fait le stress. Ça s'écrit EU stress, c'est-à-dire c'est la bonne zone du stress. En anglais, ça s'appelle distress. C'est... C'est vraiment le moment où on est bien activé, où on est, j'allais dire, très concentré. On est complètement focus sur ce qu'on a à faire.
- Speaker #1
Des alertes, quoi.
- Speaker #0
Exactement. On est très attentif. À ce moment-là, on sent qu'on a le bon niveau d'énergie corporelle. C'est-à-dire, corporellement, on sent que l'énergie est là. Tu ne vois pas trop forte. évidemment pas elle te bloque pas, etc. Donc, moi, l'idée, c'est de beaucoup questionner la personne et après, c'est de lui proposer différentes pratiques, de manière à ce qu'elle ait une boîte à outils. Si je prends la respiration, moi, je connais au moins à peu près 50 formes de respiration différentes.
- Speaker #1
Ok. Je connais deux, je pense, trois.
- Speaker #0
Je pense que tu en connais plus que ça. Mais vraiment plus, je suis sûr. Il y en a énormément. Donc en fait, l'idée, ce n'est pas de les connaître toutes. L'idée, c'est que quand on a une dans sa boîte à outils, on peut avoir plusieurs tournevis de différentes tailles. Avec la respiration, c'est un peu pareil. On a plein de formes de respiration. Et en fait, il y en a qui nous parlent plus, il y en a qui nous parlent moins. L'idée, c'est justement d'utiliser les formes de respiration qui sont celles qui nous parlent le plus, c'est-à-dire celles où on se sent le plus à l'aise avec. Donc, comme je disais tout à l'heure, je vais apprendre, je vais transmettre ce savoir à la personne. Elle devra s'entraîner et puis elle choisira celle qui me fera un feedback et me dira, voilà, moi, j'aime bien. Par exemple, la respiration à trois étages, ce qu'on appelle la respiration complète.
- Speaker #1
C'est quoi ça ?
- Speaker #0
La respiration complète, c'est le fait d'avoir une respiration qui part par le ventre. Donc c'est ventre, thorax, épaule.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
On inspire. Quand j'inspire, mon ventre se gonfle. Je continue mon inspiration en remplissant bien l'air des poumons avec le torse qui est bien bombé. Et je monte les épaules, c'est-à-dire vraiment ce qu'on appelle la partie scapulaire de la respiration. Donc, ça fait vraiment ventre, thorax, épaules à l'inspiration. Et quand je souffle, je laisse bien retomber les épaules, je vide bien l'air des poumons et je creuse le ventre. C'est-à-dire le ventre, le diaphragme, en fait, remonte très, très haut. Donc, c'est une respiration qui fait beaucoup travailler le diaphragme. Et le diaphragme, c'est le muscle de la respiration. Et plus il est souple, mieux c'est. Et en plus, ce qu'il faut savoir, c'est que le fameux Nervag, qui permet justement d'activer au niveau du cerveau la zone parasympathique, c'est-à-dire la zone parasympathique du cerveau, c'est le frein. Donc, c'est celui qui permet de nous trouver du calme. Ce nerf vague, en fait, il passe dans le diaphragme. Donc, en fait, quand on a un diaphragme qui est complètement verrouillé par le stress, ce nerf, il est complètement cadenassé. Donc, en fait, l'objectif d'assouplir complètement son diaphragme permet justement d'activer le nerf vague pour enclencher justement du calme.
- Speaker #1
Ce qui est intéressant, c'est qu'on part du physique pour aller calmer quelque chose dans l'esprit. Alors que souvent, on se dit, c'est absolument dans le cerveau que je dois faire quelque chose pour me calmer. Alors que là, tu parles d'un truc vraiment physique.
- Speaker #0
Tu pointes exactement le point central de la sophro, à très juste titre. La sophro, c'est un équilibre tête-corps. Et donc, la sophro est de dire, quand je respire, je respire avec une intention. Et donc, le fameux schéma corporel, c'est-à-dire avoir... conscience de son corps, c'est fondamental parce qu'effectivement, je vais utiliser mon corps pour réguler des choses que j'ai dans ma tête. C'est comme ça, par exemple, qu'on va pouvoir travailler sur ses émotions. Le stress et les émotions, c'est deux choses vraiment très différentes, mais dans les deux cas de figure, on a ce qu'on appelle des marqueurs corporels, c'est-à-dire quand on est stressé, typiquement. Je ne sais pas, on peut transpirer, on peut avoir les mains moites, on peut avoir le cœur qui bat vite, on peut avoir mal au ventre. Avec les émotions, pareil. Quand je veux dire, on est en joie, on a des marqueurs corporels qui sont activés. Quand on est en colère aussi. Eh bien, par exemple, l'asophro qui permet d'apprendre à avoir conscience de son corps, c'est par exemple juste déjà d'identifier ces marqueurs corporels. Parce qu'en fait, ces marqueurs corporels, C'est des petites sentinelles. Moi, j'appelle ça nos sentinelles. C'est-à-dire que quand, en fait, elles commencent à s'activer, en fait, c'est qu'elles savent, notre corps, il sait qu'il y a quelque chose. Et donc, si on sait l'écouter, très vite, on sait faire quelque chose. On sait essayer de prendre une mesure.
- Speaker #1
C'est des signaux qu'on peut utiliser pour s'auto...
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Pour comprendre et ensuite s'autoréguler.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Ok. Est-ce que... Je pense à ça parce que je l'ai vu passer, mais... Et donc, j'avais vu qu'on nous conseillait de sourire le matin au réveil. Est-ce que c'est le genre de choses qui pourraient fonctionner ?
- Speaker #0
Ça fonctionne totalement. C'est vrai ? Je disais sans rigoler. Alors, pour le coup, ça fonctionne complètement. Il faut savoir qu'il y a des études très, très sérieuses qui ont montré que le fait de sourire avait des effets extrêmement bénéfiques pour soi et dans les interactions qu'on a avec les autres.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Et en triathlon, donc moi qui en... J'en ai fait beaucoup. J'ai regardé sur ton site. Mais là, j'en fais un peu moins. Mais par exemple, il y avait une athlète qui s'appelait Chrissy Wellington. Et sur Ironman, sur format Ironman, moi, j'ai eu la chance de la croiser en course. Quand vous la voyez, quand tu la vois courir le marathon avec la banane, elle sourit. Mais véritablement, elle sourit. Et ce n'est pas un rictus. C'est-à-dire vraiment... C'est un état d'esprit. Alors qu'elle est quand même à des allures stratosphériques et que très certainement, son corps lui renvoie plein de signaux de « j'en ai ras-le-bol » , « je suis fatigué » , « j'ai mal aux jambes » , etc. En fait, elle, c'était vraiment l'image, l'illustration du bénéfice de courir en souriant et des bénéfices. Dans le dernier numéro d'un des journaux, je crois que ça s'appelle, de Psycho Magazine ou de Cerveau et Psycho, justement, il y a toute une étude sur les bénéfices de sourire dans nos activités de tous les jours.
- Speaker #1
Tu fais le pont avec le triathlon. Comme tu l'as dit, tu en as fait plus de 90. Tu as fait des Ironman. Toi, tu utilises tes propres techniques pour toi, pour faire ces contrats. Ah ouais, plein, plein. Plein, ouais. Tu aurais des exemples de comment tu l'as appliqué ? Parce que justement, je trouve ça hyper intéressant de faire l'opposition, enfin l'opposition, juste le lien, justement le lien entre le triathlon, qui est un sport d'endurance dur, avec la sophrologie qui pourrait être, dans les a priori, quelque chose de plutôt relaxant, détente, tu vois.
- Speaker #0
Moi déjà, par exemple, j'utilise des techniques de sophro pour arriver à rester concentré et ne pas avoir trop de pensées parasites. Donc déjà, par exemple, moi je l'utilisais en natation. Parce que la natation, c'est toujours la discipline où je suis le moins fort. Alors maintenant, ça a un peu changé en triathlon, mais moi, à mon époque, on faisait ce qu'on appelait la mastarte, c'est-à-dire qu'on partait tous en même temps. Et donc, sa forme, c'est comme une énorme lessiveuse dans laquelle tout le monde est là. On se donne des coups, etc. C'était quelque chose qui faisait, moi en tout cas, avait tendance à me faire monter le stress très, très fort. Et même le stress, mais d'un point de vue très physique, c'est-à-dire mon cardio. J'avais une manque cardio, je regardais mon cardio, il montait à des allures folles. Donc, le fait d'arriver à rester, à trouver son rythme et à avoir justement sur la nage ce qu'on appelle poser sa nage, mais mentalement, c'est-à-dire pour moi, qui était d'arriver à me calmer et de rester concentré, c'était hyper important.
- Speaker #1
Vous avez dû travailler avec des techniques de visualisation ?
- Speaker #0
Des techniques de visualisation, exactement. que j'utilise aussi, par exemple, en course à pied. Parce qu'en course à pied, en triathlon, je veux dire, ce n'est pas la même chose qu'un semi-marathon ou un marathon sec. Ce n'est pas la même chose qu'un semi-marathon ou un marathon enchaîné après le vélo.
- Speaker #1
Tu viens de croire, on a presque 400 km de vélo, je viens de croire.
- Speaker #0
Et donc là, en fait, le mental, très vite, il commence à nous raconter des histoires. Et donc, on peut très vite avoir des pensées parasites, etc. Donc, par exemple, des techniques qui permettent de rester très concentré, de laisser de côté les pensées parasites sur la partie course à pied. Moi, j'en utilisais plusieurs.
- Speaker #1
Par exemple, tu vois, on parle souvent du mur sur marathon à partir du 30e. Après un triathlon, je n'imagine pas que ça va être encore pire. Mais tu dois dire j'en ai marre, j'ai mal, j'en peux plus. Comment toi, tu faisais pour combattre ces pensées ? Puisque ça, ça va parler à tout le monde pour le coup.
- Speaker #0
Moi, par exemple, j'avais ce qu'on appelle un lieu ressource, c'est-à-dire une image ressource, une image d'un endroit que j'avais vraiment travaillé en visualisation. Et en fait, pendant que je cours, je me projette cette image comme si je regardais une série Netflix.
- Speaker #1
Ok. Ça part, on se demande de l'entraînement, effectivement. On se demande de l'entraînement. On s'apprécie dans…
- Speaker #0
Voilà. Et puis, j'avais aussi travaillé, comme je l'expliquais, le fait de se projeter dans la réussite de ma… course, j'activais aussi ces étapes parce que dans ces étapes de préparation, du fait de réaliser ma course, j'avais imaginé ce fameux what if comme on dit en anglais, c'est-à-dire ce et si, c'est-à-dire et si quand je suis sur mon marathon, effectivement les pensées parasites s'activent. Parce que je commence à avoir mal aux cannes et je sais que pour autant, il me reste encore une heure et demie ou deux heures à courir. Et donc là, comme je me suis préparé mentalement et j'ai mis en place des choses, par exemple, pour arriver à lutter contre ça, je l'active pendant la course. C'est en ce sens que je dis que les techniques de sauf rond, on les active pendant l'événement. À vélo, moi, par exemple, j'utilisais beaucoup de techniques de respiration à vélo, puisque sur un vélo de contrôle à montre, on a une forme qui fait que le diaphragme, il est quand même assez compressé. Donc, si en fait, on ne veut pas changer de posture, c'est-à-dire si on ne veut pas se redresser complètement sur son vélo et donc perdre... Et ralentir potentiellement. Et ralentir. Si on veut rester en posture, en fait, il faut... vraiment s'entraîner à la respiration pour rester avec un diaphragme souple. Surtout qu'à vélo, je vais dire, sur le format Ironman, on n'est pas à des allures cardio de dingue. Au contraire, on cherche à rouler à un certain niveau de puissance quand on a un capteur de puissance sur le vélo. Et donc, on est plutôt au contraire dans une zone cardiaque où on peut travailler en même temps qu'on pédale sa respiration. Et ça a aussi un deuxième effet qui n'est pas négligeable sur le format Ironman, c'est que ça favorise le fait de pouvoir ingérer, c'est-à-dire de pouvoir se nourrir.
- Speaker #1
C'est super important, oui.
- Speaker #0
C'est-à-dire qu'on peut... Dans un sport d'endurance... Voilà, dans un sport d'endurance, c'est important de pouvoir faciliter le fait de pouvoir se nourrir et s'hydrater. Or, par exemple, si on a un diaphragme qui est complètement verrouillé, il a tendance quand même à verrouiller aussi les viscères. Et donc, tout le système digestif, déjà, il peut être perturbé par plein d'autres facteurs. La chaleur, la durée de l'effort, etc. Mais si en plus, d'un point de vue mécanique, il est verrouillé parce qu'on a un diaphragme verrouillé. on se rajoute une contrainte supplémentaire.
- Speaker #1
Tu faisais des exercices de respiration en entraînement sur ton vélo, en position ? Tout à fait. Ok, d'accord.
- Speaker #0
C'est-à-dire que par exemple...
- Speaker #1
Tu respirais comment pour comprendre ce qu'il faut du triathlon ?
- Speaker #0
Moi, par exemple, une des respirations que je faisais à l'entraînement quand je suis en position, c'est ce qu'on appelle la respiration abdominale. La respiration abdominale, c'est quand j'inspire, j'ai le ventre qui se gonfle. Et quand je souffle, j'ai le ventre qui se dégonfle.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Voilà. Donc vraiment, j'inspire le vent de seconde, j'expire le vent de seconde. Ça,
- Speaker #1
c'est pas la respiration normale à la base ? J'avais entendu ça, que ça devrait être un peu naturel.
- Speaker #0
Alors cette respiration, au départ, elle nous est normale parce que, en fait, c'est quasiment la forme de respiration des bébés dans le ventre de la maman.
- Speaker #1
Oui, c'est pour ça que j'avais entendu ça.
- Speaker #0
Donc en fait, sauf que dès que... je dirais, on est, on va avoir la respiration thoracique classique, c'est-à-dire, de toute façon, l'air est toujours dans les poumons. On n'a pas d'air en bas. L'air est toujours dans les poumons. Puisqu'en fait, quand on a le ventre qui se gonfle ou qui se dégonfle, c'est parce que c'est le diaphragme qui bouge, en fait, et qui pousse les viscères, ou au contraire, qui laisse de la place aux viscères. Mais effectivement, naturellement, on va avoir... on va avoir tendance à avoir une respiration thoracique. Et moi, je le vois, cette respiration abdominale, qui est pourtant assez facile à acquérir, souvent les personnes, elles ont complètement oublié. Et pourtant, cette respiration, c'est la base de la respiration apaisante. Elle est extrêmement puissante pour arriver à se calmer et à s'apaiser. Et elle a un intérêt aussi, c'est qu'elle permet d'assouplir le diaphragme.
- Speaker #1
Et donc, pendant que je t'ai coupé, tu utilisais cette respiration ? Oui, c'est-à-dire que moi,
- Speaker #0
quand je faisais des sorties le dimanche d'entraînement, il y avait des moments, alors que j'étais en position aéro, je faisais exprès d'avoir des exercices de respiration où j'avais cette respiration-là pour bien l'ancrer, pour arriver à la faire, pour que ce soit quelque chose que je puisse activer régulièrement. Alors après, je ne faisais pas toute ma... toute ma course vélo avec cette respiration-là. Je laissais ma respiration naturelle après prendre le pas, bien sûr. Mais il y a certains moments, sur mon parcours vélo, j'utilisais volontairement cette respiration.
- Speaker #1
Mais ça veut dire comment, dans ta palette, après, tu sais que tu peux l'utiliser si besoin. Mais ça veut dire qu'il faut aller à l'entraînement avec une intention. Enfin, y penser, quoi.
- Speaker #0
Et génial. Ce que tu dis est génial. Parce que c'est exactement ça. C'est-à-dire, tout entraînement, ça souvent en prépa mental on en parle même un entraînement il y a une intention c'est à dire que quand je vais à l'entraînement j'y vais pas juste pour faire des exercices j'y vais avec une intention derrière ça et quand je vais utiliser certaines formes de respiration je les utilise avec une intention aussi je
- Speaker #1
crois que c'est la différence finalement dans les niveaux en compétition ou dans les sports je pense qu'on le voit surtout là en fait entre un amateur et un amateur moyen, un amateur plus plus et un professionnel, je pense que c'est là qu'on le voit.
- Speaker #0
Moi,
- Speaker #1
j'ai fait du foot à un petit niveau et moi, j'allais à l'entraînement pour jouer à la baballe. Et je pense que les footballeurs de très haut niveau, ils ont une intention presque à chaque mouvement.
- Speaker #0
Mais les athlètes de très haut niveau dans toutes les disciplines, je partage ton point de vue, ils y vont parce que c'est ça qui fait la différence avec le très très haut niveau. Il y a une intention même à l'entraînement.
- Speaker #1
Mais toi, tu interviens à l'INSEP, tu dois le voir avec les jeunes. Mais ça, c'est impressionnant à leur âge aussi, votre maturité.
- Speaker #0
Oui, et après, c'est quelque chose où ça se développe. Il faut en avoir conscience, il faut l'apprendre. Il y a un peu une forme de rigueur, etc. Et en même temps, il ne faut pas tomber dans un carcan, toi, où tu verrouilles tout, puisque il y a certains athlètes, je dirais, leur puissance, elle est dans leur créativité, elle est dans le fait de... de leur laisser beaucoup de liberté. Il y en a, au contraire, leur pleine puissance, ils vont le donner dans quelque chose de très cadré, de très protocolisé. Puis au contraire, tu en as d'autres, il faut leur laisser plus de liberté. Donc il faut arriver à trouver à chaque fois le bon curseur. Et c'est pour ça que moi, je ne crois pas du tout au protocole tout fait. C'est-à-dire que si tu n'es pas en co-construction à chaque fois, Avec ton athlète ou avec ton dirigeant sur les différents sujets, tu as forte chance de passer à côté.
- Speaker #1
Oui, chacun s'exprime un peu de manière différente sur ses techniques. Je vois que le temps passe vite. Je voulais parler du sommeil avec toi. Gros sujet de société, avec les téléphones, les sorties dans les bars, voir les copains, une forme d'hyperactivité. C'est pas grave, ça.
- Speaker #0
De temps en temps, il faut.
- Speaker #1
C'est clair. Mais ce que je voulais dire, c'est qu'il y a une forme d'hyperactivité qui... On dirait que le sommeil, il faut essayer de le repousser toujours un peu plus. Comment la sophrologie peut aider justement à mieux s'endormir ? Alors, potentiellement, ça peut être à cause du travail aussi. Et donc, tu dis que c'est un des troisièmes piliers, en fait ? Oui,
- Speaker #0
c'est ça. C'est vraiment le sujet que moi, j'ai souvent à traiter au cabinet. Déjà, je dirais qu'il y a les facteurs qui permettent d'envisager une bonne nuit. Donc, ces facteurs, c'est le fait d'avoir des heures de coucher le plus régulière possible, le fait d'avoir une température basse dans la chambre ou l'endroit où on va dormir. Le fait qu'il fasse nuit, pas de limiter la lumière. Le fait qu'effectivement, tous les écrans devraient être... On ne devrait plus consulter des écrans à peu près deux heures avant de s'endormir. Voilà, si on veut vraiment... Surtout aussi, ne pas avoir son téléphone à côté de soi. Parce qu'en fait, le téléphone, même en mode avion, il émet encore des vibrations.
- Speaker #1
Ah, c'est vrai ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Ok, intéressant. Moi,
- Speaker #0
je le mets toujours en mode avion. En fait, moi, j'ai un peu étudié le sujet dans une clinique du sommeil où les gens étaient vraiment, pour le coup, équipés de capteurs. On se rend compte que même en mode avion, ça émet. Et donc, ça perturbe le cerveau, puisque notamment dans le sommeil, il y a plusieurs phases. La phase de sommeil léger, de sommeil profond et de sommeil paradoxal. Et dans la phase de sommeil paradoxal, Ça porte ce nom-là parce qu'en fait, le corps est relâché, mais le cerveau est complètement hyperactif. C'est là où l'activité électrique du cerveau est la plus développée dans le sommeil. C'est le moment des rêves, c'est le moment où il se passe tout ça. Il y a vraiment une activité électrique intense. Et là, par exemple, on voit bien que si on a un téléphone à côté, ça vient complètement perturber le schéma du sommeil. Et le schéma du cerveau. Donc, idéalement, il faudrait avoir un téléphone éteint.
- Speaker #1
Dans une autre pièce.
- Speaker #0
Voilà, dans une autre pièce. Et donc, avoir un autre système de réveil que ça. Parce que souvent, les gens, l'argument est de dire, oui, mais c'est mon réveil. Je l'entends. C'est ce que j'allais te dire. Je l'entends. Je l'entends. Un réveil traditionnel,
- Speaker #1
quoi, en fait.
- Speaker #0
Ah bah, oui. Donc ça, j'allais dire, c'est les conditions pour un bon sommeil. Qu'on fasse de la sofro ou pas de sofro. Voilà, c'est les conditions idéales. Et après, la sophro, oui, par exemple, on va avoir des techniques de respiration en sophro qui permettent justement de favoriser l'endormissement. Parce qu'en plus, au départ, la sophro, ce que commence pratiquer allongé du temps de caïs et d'eau, il y a beaucoup de sophro qui se pratiquent allongé. Or justement, quand on maîtrise bien... cet état de relaxation et de respiration, les gens arrivaient à la frontière avec le sommeil. Et donc, quand on est vraiment allongé, on s'endort. Ça que je finis ma parenthèse, mais les séances de sofro, maintenant en cabinet, on les fait ou assises ou debout. On les fait quasiment plus allongées. Pour bien garder le fait d'être en état de conscience. Puisque en sofro, une fois de plus, quand on est ce qu'on appelle en état de conscience modifié, On ne perd jamais le contrôle de son corps. C'est-à-dire qu'on l'entend, on entend tout.
- Speaker #1
Ce n'est pas de l'hypnose ?
- Speaker #0
Non, on ne perd pas du tout le contrôle de son corps. On ne fait pas faire n'importe quoi. La personne est dans cet état de conscience modifiée, mais elle a complètement conscience de son corps. Donc pour le sommeil, il y a des techniques de respiration qui font que quand on est en mode allongé, ça va amplifier le sommeil. Il y a une technique qu'on appelle le training autonogène de Schutz, qui a été créé par Schutz, mais qui est utilisé en sofro, qui permet justement aussi de favoriser le relâchement et de favoriser l'endormissement.
- Speaker #1
Ça ressemble à quoi, à peu près ?
- Speaker #0
C'est un protocole où, en fait, à la fois on respire et on cherche à ressentir la lourdeur de nos membres. le fait de... ressentir l'engourdissement de nos membres quand justement on est en train de se relâcher complètement.
- Speaker #1
Comme un scan corporel.
- Speaker #0
Voilà, exactement. Et c'est d'ailleurs ça. Cette forme de lourdeur, par exemple, des membres, on le fait sur plusieurs parties du corps dans le training autogène. On va aussi ressentir par exemple la bonne température. Il y a des gens, ils préfèrent un peu la fraîcheur. Il y en a, c'est plutôt une forme de tiédeur. Donc, en fait, on va chercher à activer cet élément-là chez eux. On va activer aussi, par exemple, des images mentales. Au lieu de compter des moutons, on peut se projeter une image. On peut avoir une image, en fait, qui est vraiment une image de détente, une image apaisante, etc. Donc, ça, ça fait partie de toute la palette, entre autres, de techniques de sofro.
- Speaker #1
Et donc, il y a des athlètes, des athlètes ou pas que des athlètes, mais des personnes qui arrivent presque à s'endormir automatiquement. Oui, OK.
- Speaker #0
C'est génial. C'est-à-dire qu'une fois que tu as appris ces techniques, que tu t'es entraîné, etc., je dirais que tu fais ton propre cocktail, ta propre routine d'endormissement. Et voilà.
- Speaker #1
Ça peut être très utile pour des personnes.
- Speaker #0
Donc ça, c'est exactement très utile à l'endormissement. Et après, la deuxième problématique, c'est les réveils pendant le sommeil. Donc là, en fait, contrairement à ce qu'on croit, si on a un réveil, qu'on se lève, par exemple, pour aller aux toilettes, qu'on marche un peu et qu'on se recouche. on a très forte chance de n'avoir aucun problème pour se rendormir. C'est-à-dire qu'il ne faut pas, l'idée reçue serait de se dire, il faut que je reste dans mon lit. Non. Une fois de plus, si on a un réveil dans la nuit, c'est plutôt pas mal de se lever, d'aller aux toilettes, de boire un verre d'eau, par exemple. Surtout de ne pas rallumer un écran, la pire des choses à faire, de revenir se coucher. Et quand on cherche à se recoucher, on peut réutiliser les fameuses techniques de tout à l'heure. Et grosso modo, moi, ce que je dis toujours, c'est qu'il faut essayer 10 minutes, un quart d'heure. Si en fait, au bout d'un quart d'heure, on a vraiment l'impression qu'on tourne dans tous les sens et on n'arrive pas à se rendormir, c'est certainement qu'en fait, on a un peu raté un cycle du sommeil. puisque le sommeil... C'est à peu près des cycles d'1h30 qu'on enchaîne. Et donc, ça veut dire qu'on a raté un cycle, puisque chaque cycle, il y a ce qu'on appelle une porte d'entrée. C'est-à-dire qu'il y a un moment plus favorable pour rentrer dans le cycle. Et donc, probablement qu'on l'a raté. Et là, la meilleure des choses, c'est de sortir du lit. Carrément. Carrément. C'est de sortir du lit, c'est de se mettre à un endroit dans son salon, d'aller bouquiner, d'aller faire quelque chose. même dans les moins c'est moins bien mais à la limite si c'est regarder un peu la télé c'est regarder la télé, le mieux c'est quand même de lire c'est plutôt l'activité qui est pas mal et dès qu'on ressent un signe de fatigue, c'est à dire on baille, on a les yeux qui clignotent tout de suite on va se recoucher mais c'est vraiment de sortir du lit, pourquoi ? Parce que le cerveau Il matérialise que le lit, c'est fait pour dormir. Et donc, si je sors quand je suis réveillé et que je me recouche, ça aussi, le cerveau...
- Speaker #1
Ah, là, il faut que je me rende.
- Speaker #0
Exactement. Il rematérialise bien que, OK, je repasse dans cette position allongée dans mon lit. Et effectivement, c'est un petit facteur, j'allais dire psychosomatique, qui fait que je réenclenche cette logique du sommeil.
- Speaker #1
Le temps est passé très vite, Pierre. On va conclure cet épisode. Merci déjà d'avoir pu décrire toutes les palettes que la sophrologie peut adresser. Est-ce que tu veux conclure quelque chose qu'on n'aurait pas abordé et que tu as envie d'ajouter à cet épisode ?
- Speaker #0
Moi, je pourrais juste, là, comme c'est les JO d'hiver, c'est absolument extra. Moi, je suis toujours ébahi de voir comment les athlètes utilisent leur mental. pour la performance. Je ne les connais pas, je ne sais pas s'ils font de la prépa mentale ou pas, mais une chose qui est sûre, c'est que quand on voit des performances, moi je sais dire que oui, à ce moment-là, ils ont utilisé leur mental. Ils ont utilisé des ressources en eux pour arriver à faire des choses. Et ça, moi, je suis toujours très admiratif de ça.
- Speaker #1
Ce qui m'a le plus impressionné, moi, c'est le biathlon. Parce que l'effort qu'ils mettent... Et d'un coup, réussir à se calmer pour tirer, je trouve ça vraiment impressionnant. Et quand tu rates, après, ne pas paniquer, te remettre dans le truc pour réussir à faire les fins, c'est impressionnant. La puissance et le calme, je trouve ça...
- Speaker #0
Oui, complètement. Ça, c'est vrai que c'est un sport, pour moi... J'ai la chance d'accompagner des billes athlètes, mais pour moi, c'est extrêmement intéressant. C'est extrêmement riche.
- Speaker #1
Merci, Pierre.
- Speaker #0
Merci beaucoup. À bientôt. À bientôt. Au revoir.
- Speaker #1
Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. J'espère qu'il vous a plu et que vous avez appris des choses. Si c'est le cas, merci de mettre 5 étoiles sur Apple Podcasts ou Spotify et surtout de partager cet épisode autour de vous. N'hésitez pas à me faire part de vos retours pour les prochains épisodes. Je vous dis à bientôt sur Objectif Mental.