- Speaker #0
Bonjour et bienvenue sur Objectif Mental. Je suis Kevin Rich, cofondateur de Cairn, K-A-I-R-N, une application mobile qui démocratise l'accès au coaching mental d'élite. Chaque semaine, je partage des conseils pratiques, des interviews d'experts, ainsi que des témoignages inspirants d'entrepreneurs, de sportifs et d'artistes. Mon objectif est de vous aider à développer votre mental pour performer en toute sérénité, que ce soit dans votre vie professionnelle ou... extra-professionnelle. Je vous souhaite une excellente écoute. Bonjour à tous et bienvenue sur Objectif Mental. Aujourd'hui, je reçois Karen qui est préparatrice mentale et coach en entreprise. Et pas seulement, c'est ce que tu m'as dit en off. On va parler aujourd'hui plus de la partie entreprise. On va demander plus de conseils et d'outils actionnables pour votre carrière professionnelle. Donc je suis ravi de te recevoir, Karen, aujourd'hui. c'était euh c'était spécialisé après une première carrière j'ai vu dans le luxe. Ce que je te propose, c'est de commencer par un vrai ou faux, et après c'est de te présenter. Alors on va prendre des affirmations que j'ai préparées, tu peux répondre par vrai ou faux, et tu peux aussi expliquer un peu ta réponse. La première, c'est pour progresser dans sa carrière, il faut surtout être très compétent.
- Speaker #1
Je dirais faux. C'est sûr que la compétence, elle est indispensable pour évoluer dans l'entreprise. Mais je dirais que les vrais assets, c'est la gestion du stress, la gestion des émotions, la gestion de ses pensées. Et je dirais avant tout l'intelligence relationnelle, qui est vraiment très importante.
- Speaker #0
Excellent. Le stress est un problème qu'il faut supprimer ?
- Speaker #1
Faut. Je dirais le stress est utile. C'est un indicateur qu'il se passe quelque chose et il ne faut pas le supprimer. A la base, c'était un indicateur de survie. Aujourd'hui, cette peur peut-être de venir voir qu'est-ce qu'elle essaye de nous dire. Et c'est un super indicateur pour voir potentiellement ce qu'on a à dépasser.
- Speaker #0
Tu vois plus comme un signal.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Beaucoup de gens stagnent non par manque de talent, mais parce qu'ils n'osent pas assez.
- Speaker #1
Vrai. Je dirais que la peur... dont on a commencé à parler, la peur du regard des autres, la peur du rejet, la peur de l'échec. Donc, beaucoup de gens ont tendance à procrastiner ou à se censurer. Donc oui, ça ralentit l'épanouissement, je dirais, du salarié ou juste de l'être humain, en règle générale.
- Speaker #0
Et on va pouvoir voir comment faire sauter ces blocages. Le leadership, ce n'est pas réservé aux managers ?
- Speaker #1
Non. Le leadership n'est pas un titre. On peut avoir le titre et aucun leadership. La clé, en fait, c'est cette capacité à fédérer derrière un projet un objectif commun. C'est ça le leadership. Donc, ce n'est pas un titre sur le CV.
- Speaker #0
Cherchez à être parfait, ralentissez souvent une carrière.
- Speaker #1
Oui. Ce que j'observe, c'est que la procrastination, elle est déclenchée souvent par ce besoin de perfectionnisme. Et la perfection, quand on prend conscience que ça déjà c'est subjectif, ensuite ça n'a pas grand intérêt. Et c'est intéressant pour des objets, mais selon moi, aucun intérêt d'un point de vue de l'être humain.
- Speaker #0
L'échec peut devenir un accélérateur de carrière ?
- Speaker #1
Oui, un grand oui. L'échec est sous-coté, je dirais. C'est une source d'apprentissage, de perfectionnement énorme. Et puis, qui réussit du premier coup ? Quand on apprend à marcher, quand on apprend à écrire, tout ce qu'on entreprend pour la première fois, on ne réussit jamais du premier coup.
- Speaker #0
Pourtant, en France, ce n'est pas forcément valorisé.
- Speaker #1
Non, et c'est en ça que c'est intéressant, parce que, je dirais même depuis l'école, tout petit, On valorise trop peu l'échec. Et s'accomplir à travers uniquement le résultat, donc l'accomplissement, la réussite, c'est une illusion et ça rend l'individu hyper fragile.
- Speaker #0
Complètement d'accord. Il n'y a que les grandes gueules qui montent dans la hiérarchie.
- Speaker #1
Faux. Selon moi, l'intelligence relationnelle, elle est capitale. Je dirais qu'il y a même, si on dézoome, une notion d'énergie. Et ouais, l'intelligence relationnelle, une grande gueule, on peut très bien réussir et être mesuré dans ses actions, dans son quotidien. Est-ce que c'est vraiment comme ça qu'on a envie d'avancer ?
- Speaker #0
Il y a beaucoup de personnes qui sont rassurées par ce propos. Merci. Ah non, il y avait une dernière. Pour progresser dans sa carrière, il ne faut pas compter ses heures.
- Speaker #1
La première question, c'est quelle vie j'ai envie de vivre ? Qu'est-ce que j'ai envie d'accomplir ? Est-ce que c'est important pour moi à l'instant T de ne pas compter mes heures ? Parce que ça me rassure. Qu'est-ce qui se joue derrière le présentéisme ? Non, non, compter ses heures, tout est une question d'équilibre. Et je trouve qu'on l'observe de plus en plus. Plus on monte au niveau du top management, plus il est impensable de diriger une grande entreprise en se couchant à 3h du matin avec une grosse consommation d'alcool, zéro sport. C'est une hygiène de vie, c'est un équilibre, il faut trouver le sien.
- Speaker #0
Merci Karen pour ces réponses. On est rentré directement dans le vif. Est-ce que maintenant tu peux te présenter un peu plus pour raconter ton parcours et expliquer ce que tu fais au quotidien ?
- Speaker #1
Avec plaisir. Je m'appelle Karen, j'ai 36 ans. J'ai travaillé 13 ans dans l'industrie du luxe. Ça a été pour moi un merveilleux observatoire de l'être humain. J'ai observé beaucoup de tensions. et parfois même de la souffrance. Et j'ai voulu chercher des clés pour aider l'individu à s'épanouir et d'une certaine façon à arrêter de souffrir, à se révéler. Donc c'est comme ça que je me suis formée au coaching, qui a été vraiment un éclairage puissant, à laquelle j'ai rajouté la PNL, la programmation neurolinguistique, qui est un formidable outil aussi pour voir ces schémas inconscients. et dépasser le blocage émotionnel. Et la préparation mentale est venue très rapidement. Étant moi-même sportive, j'ai vu énormément de parallèles avec le monde de l'entreprise et les sportifs. Et voilà, passionnant d'avoir tous ces outils pour les mettre uniquement au service de l'objectif qu'on a envie d'atteindre, quel qu'il soit.
- Speaker #0
Et tu t'es fermée avec Thomas Semut, j'ai vu, le préparateur mental de Léomarchand.
- Speaker #1
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
Je crois que j'ai reçu, enfin non, je suis sûr, j'ai reçu Manon Houette qui est aussi passée par son programme.
- Speaker #1
C'est aussi, la philosophie de l'enseignement est hyper importante pour moi. Et je dirais que c'est cette notion d'allier plaisir et performance. On a présupposé que la performance, ça doit être quelque chose de, il faut souffrir pour réussir. Et j'ai été conquise. par cette vision et c'est ce que j'ai envie d'apporter et de contribuer modestement dans mes accompagnements.
- Speaker #0
Et donc là, comment tu exerces au quotidien ? Comment ça se passe concrètement ? Alors, tu m'as dit que tu faisais du collectif et de l'individuel.
- Speaker #1
En entreprise et de l'individuel, donc manager, entrepreneur, on va dire les pros, mais aussi les sportifs, les athlètes. Voilà, donc c'est hyper enrichissant.
- Speaker #0
On va faire un focus sur la partie entreprise. Quels sont les blocages principaux que tu essayes de faire sauter dans tes accompagnements ? Moi, je vois souvent, enfin je voyais, puisque je suis entrepreneur maintenant, mais quand j'étais salarié, t'as parfois des blocages type syndrome de l'imposteur, manque de confiance. Je voyais des personnes compétentes qui s'effaçaient beaucoup trop par rapport à d'autres. Et c'est ce que je t'ai dit un peu dans le vrai ou faux, mais c'est des personnes un peu grande gueule qui parlent un peu de... Trop sans avoir les informations par rapport à d'autres qui sont beaucoup plus compétentes et techniques, mais qui s'écrasent. Je te donne un peu le panel, mais c'est un peu cet étude de blocage que j'aimerais qu'on explore ensemble.
- Speaker #1
C'est juste, c'est ce que j'observe. Le syndrome de l'imposteur, le manque de confiance en soi, la relation à l'échec, la relation à la réussite, qui plus est dans des grandes entreprises où il y a énormément de pression. ce besoin de monter les échelons, de trouver de l'estime de soi à travers son salaire ou le titre de son poste. J'observe beaucoup de personnes qui sont comme enfermées et qui souffrent un peu de cette prison dorée. Et ce que j'observe, c'est qu'on se connaît très peu. Et c'est en ça que le coaching est formidable. Si on a l'envie d'aller chercher des réponses et peut-être de dézoomer et de vouloir... peut-être réfléchir sur qu'est-ce qu'on a envie de faire dans cette vie où on arrive tous à un instant T et on part on sait pas quand et dans ce laps de temps qui on a envie d'être, qui on a envie de devenir et du coup ma réussite n'est pas la tienne et j'observe que Les questions arrivent très souvent dans des niveaux de difficultés, comme dans une impasse au pied du mur, où ces profils se posent des questions. Pourquoi j'en suis là ? Pourquoi je souffre ? Et pas l'autre. Le regard de l'autre aussi, c'est quelque chose qui pèse énormément. Ne pas s'autoriser à oser. Ce sont des sujets qui, selon moi, ce sont des choses qu'on n'apprend pas à l'école. On n'apprend pas à se connaître et pourtant c'est déterminant pour savoir qu'est-ce qu'on a envie de faire. Parce qu'à partir du moment où on est connecté à ce qui nous anime, c'est là où on déploie une force dingue. Et c'est ce qu'on observe beaucoup chez les sportifs, de la répétition du même geste et pourtant d'aller chercher toujours cette notion de plaisir. Les managers, tous ceux qui évoluent dans l'industrie, dans les entreprises. sont des athlètes dans ces immeubles-là. Ils cherchent aussi des réponses, ils cherchent aussi à s'accomplir. Et voilà, c'est les athlètes de l'entreprise aussi, je trouve.
- Speaker #0
Tu vois, il y a un discours aussi en ce moment, je l'ai vu un peu popper sur les réseaux, qui dit que le travail, c'est juste de quoi gagner sa vie et se nourrir. Toi, forcément, tu vas un peu à l'encontre de ça, parce que tu te dis qu'il faut que la personne trouve du sens, enfin, du sens, ou en tout cas qu'elle progresse, qu'elle évolue, etc. Mais il y a d'autres personnes qui vont te dire « Bon, en fait, le travail, il ne faut pas trop se poser de questions, c'est juste prendre un salaire et partir, quoi. » Comment tu te positionnes par rapport à ça ?
- Speaker #1
Chaque cas est particulier. Et en fait, si tu veux... Si ma réalisation, revenir à la fonction primaire du travail qui était travail égal argent pour subvenir à mes besoins, c'est complètement OK. En fait, progresser dans sa carrière, la notion du dépassement de soi, c'est ce qui m'anime. Si tu le mets au service parce que ta carrière aujourd'hui, c'est quelque chose qui est important pour toi, venir mettre de la lumière sur OK, qu'est-ce que ça te dit de toi ? Pourquoi tu as besoin d'évoluer ? Pourquoi là, tu es directeur et pourquoi tu veux devenir area manager ? Qu'est-ce qui se cache derrière ? Qu'est-ce que ça va t'apporter ? Parce qu'en fait, ce qui se joue, c'est que demain, on t'enlève ton titre, on t'enlève ton travail, qui tu es, qui tu deviens. Et on l'observe, que ce soit chez des sportifs ou des salariés, les gens s'écroulent quand parfois on leur retire le travail, tellement ça a été ancré dans la construction de qui ils sont.
- Speaker #0
J'ai enregistré hier avec Quentin Malry, qui était un ex-exploit... de l'athlétisme français, et il ne s'est pas qualifié au JO. Et on a parlé justement de ce sujet de l'effondrement du sportif de très haut niveau qui n'a plus d'objectif de vie en fait, parce qu'il a tout mis, tous ses œufs dans le même panier.
- Speaker #1
Et donc, si aujourd'hui ton équilibre, c'est d'avoir une fonction purement alimentaire à travers ton travail, parce que toi, ce qui t'épanouit dans la vie, est-ce que c'est derrière d'aller t'entraîner ? Parce qu'on n'est pas que salarié. Est-ce que c'est d'aller chercher tes enfants ? On est multiples et je pense qu'il faut aller chercher toutes ces facettes pour continuer uniquement à s'épanouir. Donc, mon approche, elle va être en fonction de ce que la personne a envie de dépasser.
- Speaker #0
Vraiment, c'est raison profonde.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et du coup, la formation que tu as fait avec Thomas Samus, c'est vraiment les outils de préparation mentale. Comment, toi, tu les utilises, tu les appliques avec tes coachés en entreprise ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Parce que parfois, c'est un peu difficile de faire le lien. Tu fais par exemple de l'aérox, on en a parlé du marathon. Dans ce cadre-là, c'est facile de se dire, tu as la visualisation, la respiration, etc. En entreprise, comment ça peut se matérialiser ?
- Speaker #1
Déjà, je dirais que ça commence le matin. Qui plus est, dans une ville urbaine hyper intense, de commencer sa journée avec la bonne énergie, comme tu vas sur une ligne de départ avec la bonne énergie. un réflexe, tu vois, de mettre son réveil 30 minutes plus tôt pour avoir un moment seul avec soi. Je trouve qu'il y a des outils puissants que sont déjà la gratitude. On a tendance à sous-coter et à prendre pour acquis tout ce qui est déjà là. Et de ressentir profondément cette reconnaissance, de se dire chouette, encore une nouvelle journée pour essayer, découvrir, apprendre. Et merci pour ça. la gratitude c'est un outil que je trouve formidable pour déjà être dans une bonne énergie le matin versus mon réveil sonne, quel enfer. Je n'arrive pas à sortir de mon lit. Ce ne sont déjà pas les mêmes réveils. Derrière, la méditation. On se dit souvent que ce n'est pas accessible. Je l'entends assez souvent. Et en fait, déjà trois minutes. Et encore une fois, il n'y a rien à réussir dans la méditation. Juste de se poser seul et de se concentrer sur sa respiration. De faire le vide. De commencer ta journée déjà sans ton téléphone. Voilà. Des armes, tu te lèves, 5 minutes de gratitude, de la respiration, de la méditation, et je trouve le plus puissant la visualisation. Tu as un enjeu dans ta journée, un entretien, une demande d'augmentation, une conversation difficile avec un collègue. On a tous une multitude de prétextes, de choses sur lesquelles on va projeter de la peur, et la visualisation est de se mettre déjà dans un ancrage positif. Ça change la vie. Et moi, je le pratique parce que tous les échanges que j'ai, ce sont des choses que j'ai essayées, évidemment, pratiquées. Et il n'y a pas que dans le sport qu'on a besoin de la visualisation.
- Speaker #0
C'est bien que tu me fais un peu une place décisive sur ce qui est entretien. On va prendre plusieurs cas pratiques. Prenons l'entretien d'embauche. Beaucoup de personnes sont terrifiées à l'approche d'un entretien parce que forcément, ils ont tellement envie d'avoir le poste que... Ça devient un peu angoissant. Est-ce que tu pourrais nous expliquer, pas une méthode, mais un peu un process pour se mettre dans les bonnes conditions, pour ne pas être effrayé pendant l'entretien, ne pas trembler ?
- Speaker #1
Je ne vais pas revenir sur ce qui me paraît être le B.A.B.A., c'est-à-dire connaître son interlocuteur, l'activité de l'entreprise et le poste. parce que je l'ai observé aussi dans ma vie précédente.
- Speaker #0
Je dis, ben ah bah, mais j'ai fait passer beaucoup d'entretiens, et il y en a pour beaucoup, c'était pas le cas.
- Speaker #1
Je fais quand même une petite piqûre de rappel, je l'ai expérimenté aussi, et ça me paraît être un indispensable, parce qu'en fait, à partir du moment où ne serait-ce que tu arrives à mettre un visage sur la personne qui va te recevoir, dans ton petit exercice de la visualisation du matin, tu te vois dans cette salle, souriant, positif, avec ce que tu considères comme être tes forces, tu vois. Et ça me paraît un indispensable pour déjà descendre le niveau de pression qu'on va venir projeter. Parce que la peur, comment elle fonctionne ? À l'instant T, on vient projeter un souvenir qu'on a vécu, expérimenté ou aperçu dans le futur. Donc on se dit, je vais avoir un entretien, il va me coincer avec des questions. Et là, c'est le mental qui part. C'est de revenir au moment présent et de se dire, OK... Identifier quand l'émotion vient. Ok, bon, là j'ai peur. Et se demander de quoi j'ai peur. Et pas pourquoi j'ai peur. De quoi j'ai peur. Ah, j'ai peur qu'ils viennent me coincer sur le trou dans le CV que j'ai eu, machin. Ok. Se demander ensuite quelle histoire je me raconte. Qu'est-ce que je suis en train de projeter sur un moment qui n'est pas encore arrivé. Ok, je connais mon parcours. Je connais mes forces, je connais mes compétences, je connais ma motivation derrière cet entretien. Et d'aller se recentrer sur soi et ne pas avoir un présupposé de ce que l'autre peut penser, croire ou projeter sur nous.
- Speaker #0
C'est très juste que tu dis ça. Souvent, on anticipe des réactions d'une autre personne, de moments qui ne sont pas arrivés.
- Speaker #1
Et de prendre conscience que c'est le mental, ne pas croire tout ce qu'on pense. de se dire, ah tiens, j'en suis là. OK, ce matin, je suis persuadée que mon entretien, c'est ça que je projette. Et puis se poser la question, OK, c'est le film que je me raconte. Combien de temps je vais continuer à me raconter cette histoire-là ?
- Speaker #0
Ça, on peut se le dire consciemment. C'est un film que je me raconte, là.
- Speaker #1
Il faut s'observer. On n'a pas appris à gérer le mental. Le mental, il est utile pour organiser sa journée, pour planifier. C'est un super outil. Le problème, c'est qu'on est... Parfois, on en devient esclave. Et on croit tout ce qu'on pense.
- Speaker #0
Oui, oui, c'est vrai.
- Speaker #1
Ben ouais, je viens de me dire que je suis nulle. Donc à force, forcément, je crois que je suis nulle. Ok, pourquoi je... C'est de venir tout de suite. Et c'est pas quelque chose de facile. Il faut pas se dire, moi, j'y arrive jamais. Évidemment, c'est quelque chose qu'on n'a pas appris. Et donc, ça se pratique. Donc il y a des fois où on réussit. Il y a des fois où on a plus de difficultés. Mais c'est de voir le film qu'on se raconte et de prendre du recul par rapport à ça. Et encore une fois, de se dire, attends, mon entretien, j'en ai déjà fait, ça s'est super bien passé, c'est comme ça que j'ai eu mon job. De venir en fait rajouter du positif. Je connais mon sujet. Je sais de quoi je parle. J'ai déjà vécu ce moment. C'est comme ça qu'on dépasse la peur.
- Speaker #0
J'avais entendu un truc aussi, que c'était bien de rééquilibrer la relation. C'est-à-dire de se dire que toi, tu viens chercher un job, mais l'entreprise vient aussi à besoin d'une personne. Donc en fait, ça permettrait aussi de se dire qu'on est tous les deux dans un cas où on a besoin de l'un et de l'autre.
- Speaker #1
Tout à fait. et tu mets le doigt sur quelque chose d'important, c'est une histoire de rencontre. On a tous un diplôme, des expériences. Et du coup, qu'est-ce qui fait la différence ? C'est notre unicité. Et c'est ça qu'il faut aller chercher. De ne pas chercher à être un robot, une page Wikipédia qui sait tout, qui a réponse à tout. De venir mettre ce qu'on appelle ce petit supplément d'âme qui fait que, en fait, tu ne coches pas toutes les cases, mais en fait, tu dégages une énergie qui... qui me fait envie de te faire confiance.
- Speaker #0
C'est ce que tu cherchais, toi, quand tu étais...
- Speaker #1
Ça a toujours été une histoire de rencontre. Toujours une histoire de rencontre. Parce que, déjà, le CV, quand on regarde les fiches de poste, il faut être un mouton à cinq pattes. Il n'y a jamais le candidat ou la candidate parfaite. Par contre, ce que j'allais chercher, c'était... Qu'est-ce qui, dans son parcours, me montre qu'il y a une curiosité, une envie d'apprendre, une sincérité, une histoire, une personne, en fait, tu vois, quelque chose d'humain. Et c'est ça qui fait des rencontres et que les gens ont envie de collaborer ensemble.
- Speaker #0
Carrément. Et du coup, sur tes précédents postes, toi, personnellement, dans ta carrière, tu utilises déjà inconsciemment des outils de préparation mentale ou juste tu l'as découvert bien après et trop tard, du coup ?
- Speaker #1
Oui, j'utilisais beaucoup la respiration, notamment à travers la pratique du yoga, les pranayamas. C'est une pratique le matin qui permet tout de suite de venir faire redescendre le système nerveux. La visualisation, moi, ça a toujours été un outil vraiment puissant. Je ne l'utilisais pas aussi régulièrement, mais c'est vrai que dans, tu vois, par exemple... pour l'année prochaine, quand tout le monde fait sa liste, sa wishlist de toutes les choses qu'on a envie d'accomplir. Moi, c'était un moment où vraiment, je fermais les yeux et je me disais, OK, qu'est-ce que j'ai envie de vivre, expérimenter ? Et donc, voilà, c'était des petits outils que j'utilisais comme ça.
- Speaker #0
Le yoga, sous-côté, je trouve surtout chez les garçons. Moi, j'en ai... Enfin, je l'ai découvert aussi, je ne sais pas, après le Covid, et c'est trop bien, quoi. Tu vois, je fais beaucoup de courses à pied, c'est vrai que pour la course, ça aide, et pour le travail aussi, en fait. Même le soir. j'avais dans mon précédent job des journées vraiment vraiment costauds et le soir j'avais une fois par semaine un cours de yoga et en fait ça me coupait direct de la journée et tu fais un switch comme ça
- Speaker #1
AB presque ça te permet d'atterrir ça te permet de commencer la journée différemment que déjà regarder tes notifications d'email et de ton agenda parce que bon il y a très souvent maintenant un téléphone professionnel qu'on allume très vite et dont on est un peu esclave commencer et clôturer sa journée différemment. Et puis même, c'est comme la méditation, il n'y a pas de choses à bien faire. C'est l'intention qu'on met à l'instant T de se dire, en fait, là, c'est pause. Et ne serait-ce qu'une respiration dans l'ascenseur. Dire, en fait, voilà, est-ce que je m'observe en train de courir de la même façon où tu sors du métro et tu vois que tu prends la même cadence que tes voisins ?
- Speaker #0
Complètement. Mais c'est clair, et tu vois, sur le yoga aussi, t'as pas besoin d'être un athlète de yoga. Tu peux faire des trucs très simples, une vidéo YouTube de 5-10 minutes déjà pour commencer. C'est déjà ça, quoi.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
T'as parlé d'un gros sujet aussi dans ta présentation, c'est la gestion des émotions. Et donc, je trouve que ce qui englobe tout ça, c'est la communication. Souvent, dans les entreprises, le problème, c'est la communication entre les personnes. Il y a rarement un sujet de fond. C'est juste qu'on a des points de vue différents, et après, c'est la... la manière de communiquer qui est compliquée. Est-ce que toi, tu accompagnes aussi les personnes sur cette manière d'appréhender l'autre, de communiquer ? Justement, tu parlais de gestion de...
- Speaker #1
D'intelligence relationnelle.
- Speaker #0
Oui, d'intelligence relationnelle, merci. Comment tu fais pour faire progresser les personnes là-dedans ?
- Speaker #1
Il y a une question très simple. Tu cherches à avoir raison, tu cherches à avoir des résultats. C'est quoi ton objectif dans l'échange ? Tu observes que... Les réunions, tout le monde cherche à donner son point de vue, à s'exprimer, pour montrer qui c'est. C'est quoi ton objectif de la réunion ? Ok, c'est de prendre la parole. Très bien, dans l'ordre du jour, je cherche à prendre la parole. Il y a un sujet sur lequel tu sais qu'il y a un désaccord. C'est quoi ton objectif ? De ne pas aller sur le « mais pourquoi ? » « mais pourquoi ? » « mais pourquoi ? » D'aller sur le « comment ? » Pour être beaucoup plus orientée solution.
- Speaker #0
Ça me parle, ça me parle ça. Souvent, c'est une question d'ego où tu essaies de t'imposer. C'est des jeux de pouvoir, en fait, entre des personnes. Mais c'est difficile de sortir de ça aussi, vraiment sur le moment, tu vois. Comment on peut prendre du recul ? Alors, je ne sais pas, je n'aime pas trop cette expression, mais comment on peut prendre un autre angle ?
- Speaker #1
Prendre un autre angle, je dirais, c'est de prendre conscience qu'il faut qu'on soit en capacité de se poser la question à soit s'affirmer, soit être dans l'affirmation, soit dans l'approbation. Si tu es trop dans l'affirmation, de ton point de vue... Tu prends un penchant hyper autoritaire, hyper rigide. Si tu es trop dans l'approbation, tu es toujours d'accord. Tu as des difficultés à dire non. Et en fait, tu ne te positionnes jamais. Donc, ta capacité, en fait, à être capable de faire les deux. Et donc, de jauger. Toujours prendre le temps d'écouter ce que dit l'autre. Parce qu'à partir du moment où tu partages ton point de vue, merci, merci pour ton partage. C'est intéressant que tu vois les choses comme ça. Déjà là, la pression redescend. L'autre se sent entendre, écouté, considéré.
- Speaker #0
De respecter le point de vue de l'autre.
- Speaker #1
Et donc pas menacé. Parce que souvent, qu'est-ce qui se passe ? Tu as déjà ta réponse. Tu n'attends même pas que l'autre finisse de répondre. Que tu réponds déjà. Parfois même, il y en a qui se coupent la parole. Là, c'est l'escalade. Parce que ça devient un truc hyper primaire. Si l'autre me domine, il me nuit et je ne peux pas exister. C'est en gros s'il traît. Que déjà rien... de prendre le temps de venir manifester le fait que tu as entendu son point de vue et que c'est intéressant de voir les choses sous cet angle et de questionner comment on pourrait réussir à comment
- Speaker #0
je peux t'aider à t'es déjà plus du tout dans la résistance le conflit en fait est complètement désamorcé c'est quoi ton objectif d'avoir raison ou d'avoir des résultats ok ça ça marche peut-être aussi quand on est sur le même niveau hiérarchique par exemple avec ton manager ou ton patron je vois pas beaucoup de postes en ce moment comment gérer ton manager toxique c'est pour ça que je pense à ça mais si c'est avec ton boss comment gérer ça, est-ce que c'est la même chose ?
- Speaker #1
c'est à dire qu'il y a un conflit ?
- Speaker #0
ouais il y a un conflit, exactement t'es pas d'accord avec ton boss, t'as envie de lui dire parce qu'il y a des personnes qui osent pas du tout leur signaler quoi que ce soit parler en son jeu dire ce qu'on ressent
- Speaker #1
Aujourd'hui, je me sens stressée parce que j'ai l'impression que les résultats qu'on attend de moi ne sont pas ceux attendus. Dire ce qu'on ressent, on ne pourra jamais critiquer quelqu'un qui parle de ce qu'il ressent pour ouvrir la discussion.
- Speaker #0
On ne peut pas te dire que tu es fragile du coup ?
- Speaker #1
on sera toujours critiqué. Dire qu'on est fragile parce qu'on vient exprimer son humanité, est-ce que tu as envie de continuer à progresser dans une entreprise qui a ce point de vue ?
- Speaker #0
Oui, c'est ça. En fait, t'es juste pas dans la bonne boîte.
- Speaker #1
Et c'est OK. Mais c'est des prises de conscience, en fait.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. C'est peut-être se dire...
- Speaker #1
Je me sens... Voilà, je me suis pas sentie entendue. Je me suis pas sentie comprise. C'est à moi d'évoluer, de composer avec ça. Est-ce que je sens que je peux les gérer ? Good, c'est parti. Je sens que ça vient m'activer et que j'ai trop de difficultés. OK, c'est quoi les options ?
- Speaker #0
OK, je t'ai coupé sur le... Déjà, dire... Le jeu est exprimer son ressenti, pardon.
- Speaker #1
Ouais, exprimer son ressenti et oser faire des demandes. Oser, on n'a jamais... On ne sait jamais ce que l'autre va répondre. Et oser demander. Alors avant une demande d'augmentation, tu vois par exemple, commencer avec des choses plus petites, ça a un pouvoir incroyable la demande. Et c'est quelque chose qu'on n'utilise pas du tout en France. Pas demander. Alors que l'autre a la capacité de dire oui ou non.
- Speaker #0
C'est marrant que tu dis ça. Souvent ça se passe mieux que ce qu'on croit en fait. On fait la demande et la personne dit oui, ah ok, en fait j'avais juste à demander.
- Speaker #1
Et puis il y a trois façons de demander.
- Speaker #0
La première, c'est d'imposer. Je te prends un truc parce que j'ai considéré que c'était à moi. Ça ne marche pas, le monde de l'entreprise. Il y a manipuler, c'est-à-dire me faire croire que ce que je te demande, c'est dans ton intérêt alors qu'en fait, c'est pour servir mes besoins. Et il y a le fait de demander. Et demander, c'est être en mesure de pouvoir accepter que ce soit oui ou non. Et si on n'envisage pas le non, ce n'est pas une demande, c'est une exigence. Et donc, on confond l'exigence et la demande. À partir du moment où je te fais une demande, mais que je considère complètement que ce sera oui ou non, il n'y a pas cette charge émotionnelle. Tu vois ?
- Speaker #1
Ok, je vois très bien. Donc, par exemple, je veux demander une après-midi de télétravail en plus.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Exemple très concret. Il faut être disposé et prêt à se dire que la personne peut dire non, quoi. Et pas se braquer, parce que sinon, en fait, ce n'est pas une demande, c'est ça ?
- Speaker #0
Oui, si tu te braques, c'est que c'est une exigence, c'est que tu n'envisages pas qu'on puisse te dire non. Et puis, d'oser demander. Alors, par exemple, demander quelque chose de gratuit. La boulangerie, ça fait partie des exercices en collectif.
- Speaker #1
J'ai bien entendu ça, c'est vrai. Tu le fais en collectif ?
- Speaker #0
Bien sûr. Mais c'est puissant parce qu'en fait, on se dit, ouais, facile et tout. Mais en fait, une fois qu'on y arrive, ah oui, non, mais c'est pour un exercice. Non, non.
- Speaker #1
Les malins.
- Speaker #0
Et voilà, sur une échelle de 10, si 10, c'est de demander... une augmentation ou une demi-journée de télétravail, d'aller chercher une demande 4, 5, tu vois, sur 10, pour commencer petit à petit. Et en fait, se donner de la confiance, c'est comme ça que la confiance, elle vient. Quand on se rend compte qu'on prend conscience qu'on vient de réaliser quelque chose et qu'on est capable de le faire.
- Speaker #1
Comme un muscle, en fait, de l'entraîner régulièrement, de se dire je suis capable de demander des choses et puis au fur et à mesure...
- Speaker #0
La confiance, elle vient en faisant.
- Speaker #1
Ok. Et ça tombe bien que tu parles de l'augmentation, c'est un sujet récurrent aussi chez les personnes. Il y a une différence, hommes-femmes, on le sait, sur la capacité déjà à demander une augmentation. Mais même chez les hommes aussi, il y en a plein qui n'osent pas non plus. Bref, tout ça pour dire que comment on peut, parce que là c'est une grosse demande, comment on peut approcher ça correctement, surtout si on a eu des résultats, parce qu'après il faut être aussi lucide et si on n'en a pas eu, bon, voilà. Il faut savoir qu'on n'en aura pas, mais si on en a eu et qu'on est légitime, comment on peut correctement le formuler ? Est-ce que ça suffit de venir et de dire, j'ai fait une super année, je veux 55 ou 60 ou 70 ou plus, sinon je me barre ?
- Speaker #0
Alors ça, ce n'est pas une demande, ça devient une menace.
- Speaker #1
Mais tu sais que souvent, c'est cette Ausha.
- Speaker #0
Mais parce que la personne est désarmée et n'a pas les clés, il se dit qu'il faut... pour manifester sa motivation et son envie, la menace étant au bout peut être un argument. Que dire les choses très simplement, j'aimerais qu'on puisse prendre le temps de s'entretenir ensemble 30 minutes parce que j'ai une demande à te faire. Voilà, j'ai fait une excellente année, je m'épanouis dans l'entreprise, je te fais la demande de considérer une augmentation sur mon salaire à hauteur de... Il faut être précis aussi sur sa demande. C'est important.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
On veut quoi ?
- Speaker #1
Oui, exactement.
- Speaker #0
On veut quoi ?
- Speaker #1
Souvent, on dit... Enfin, souvent. Moi, sinon,
- Speaker #0
je te dis une augmentation. OK, je te donne 5 euros, mais tu ne seras pas content.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai. C'est vrai. Oui, complètement.
- Speaker #0
Et d'être précis parce qu'on ne sait jamais ce que l'autre va répondre. OK, écoute... Et puis de rebondir, d'être dans l'échange. La réponse du manager, c'est écoute, si j'ai besoin de réfléchir, OK, très bien, tu me réponds quand ? Quand est-ce qu'on peut se revoir ? C'est d'être égal à égal. Et puis, quand il y a une réponse en disant, écoute, le contexte compliqué. OK, très bien. Mais du coup, qu'est-ce que tu me proposes pour que je puisse continuer à progresser et à m'épanouir ? Parfois, tu vas te retrouver avec peut-être un recrutement dans ton équipe, une nouvelle mission, un nouveau projet. On ne sait jamais ce que l'autre va répondre.
- Speaker #1
D'être plus proactif dans ta demande. Pas juste venir avec une demande et après, c'est ça ou rien.
- Speaker #0
Oui, mais il n'y a rien qui peut... Pareil, tu veux avoir raison ou tu veux avoir des résultats ? Après, du coup, ok, tu ne peux pas l'avoir, donc tu t'en vas. Je veux dire, tu vois le niveau, la confiance. Là, c'est là l'intelligence relationnelle. Là, la relation, est-ce qu'elle est fluide ? Non. Est-ce qu'elle est bienveillante ? Non. Là, il y a une tension qui vient de se créer. Et je crois qu'il y a une notion importante, c'est qu'on a tendance à... à donner une coloration aux choses. On va dire que le monde A, c'est le monde des faits. Je t'ai envoyé un mail pour demander un rendez-vous pour parler de mon augmentation. B, ça va être les interprétations. Ah, j'ai envoyé un mail, il ne m'a pas répondu, c'est qu'il s'en fiche. C'est peut-être qu'il ne va pas me le donner parce qu'il l'a donné à Michel.
- Speaker #1
Encore une fois, c'est ton mental. Oui,
- Speaker #0
mais il fait A, il fait beau aujourd'hui. C'est A ou c'est B ? C'est B. Aujourd'hui, il fait 11. Ça, c'est un fait. Il fait beau, c'est une interprétation. Et le vrai problème, ce n'est pas forcément la coloration qu'on donne aux choses, parce que c'est l'histoire qu'on se raconte individuellement. C'est le monde des décisions. Parce qu'on prend des décisions en partant de nos interprétations. Et il est là, le danger.
- Speaker #1
C'est souvent ça, oui. Complètement. Attends, j'avais une question sur... J'ai oublié. Oui, si. En fait, il y a la culture du feedback qui est compliquée aussi, parfois, en entreprise. Là, on va se mettre plutôt pour les managers en herbe, les jeunes managers. Ou en fait, même pas. Tous les managers. Tu as quelqu'un dans ton équipe qui ne fait pas son job ces derniers temps, qui n'est pas top, il ou elle a fait des erreurs. Comment redresser, en tout cas, enfin pas redresser, mais comment corriger le tir pour que ce soit bien fait, pas braquer la personne ? C'est difficile aussi, parce qu'il y a soit les managers qui vont utiliser la posture autoritaire et imposer le truc, et dire, t'es nul, il faut que tu fasses mieux. Je vulgarise un peu ça. Et tu as la posture, la personne qui ne va rien dire, par peur de blesser. Comment on peut se positionner entre les deux pour bien faire cette chose-là ?
- Speaker #0
Il y a un outil formidable qui s'appelle le questionnement, venir questionner. Comment tu te sens en ce moment ? De quoi tu aurais besoin ? Comment je peux t'aider ?
- Speaker #1
Tu commences tout de suite par comment tu te sens. En fait, tu t'intéresses à la personne et pas forcément à son travail.
- Speaker #0
Je pense que c'est une illusion de croire qu'on laisse ses problèmes sur le parking ou à la porte d'entrée. Ça ne veut pas dire... la personne dans un contexte professionnel, si elle en vient à parler de quelque chose de personnel, c'est qu'il y a une raison importante. Sinon, elle sait que le partage, ça va être ma charge de travail, les projets, les conflits. Et c'est de lui donner une occasion de venir s'exprimer dans ce qu'elle ressent et de voir ce qui se joue. Parce qu'à partir du moment où elle se sent entendue et comprise, la communication, elle est là. Du coup, tu peux l'emmener vers ce que tu as envie qu'elle dépasse ou qu'elle prenne en main, très simplement. Je sens que tu as des difficultés en ce moment sur tel et tel sujet, comment je peux t'aider ? Là, tu n'es pas en train de l'accuser ou de lui faire de la peine. Tu lui dis, ok, je vois qu'il y a quelque chose de difficile pour toi et je viens en me mettant en partenaire. Et ce qui n'enlève en rien l'autorité. du leadership, c'est de venir rassembler, fédérer, influencer autour d'un objectif commun. Ton objectif, c'est qu'elle fasse son job. Donc, chaque personne est différente. Donc, comment, avec sa personnalité, tu peux l'emmener d'un point A à un point B ? C'est ça être manager. Et c'est vrai que ça ne s'apprend pas. On ne l'apprend nulle part.
- Speaker #1
Ça ne s'apprend pas, tu veux dire ? On ne peut pas... Si, on peut l'apprendre. Il n'y a pas d'école de manager. Oui, c'est ça. Il y en a, mais en fait, ce n'est pas ce qu'on fait dedans. On en a fait tous les deux, on sait très bien. Mais oui, après, c'est la vie qui fait que chacun de son côté. Et maintenant, tu fais partie de ces personnes qui permettent justement d'apprendre tout ça. Mais oui, effectivement, on n'apprend pas ça. En fait, dans ce que tu dis dans le leadership, c'est évidemment pas donné. Enfin, pas évidemment, parce que je pense qu'il y a beaucoup de personnes qui se trompent. Mais si on ne donne pas des ordres, justement, on essaye de fédérer autour de cet objectif. Je trouve ça vachement intéressant que tu aies commencé par parler de l'humain en disant comment tu te sens, comment je peux t'aider. Alors que je pense que de beaucoup d'entreprises, c'est tu n'as pas fait ci, tu n'as pas fait ça. C'est ton accusateur.
- Speaker #0
Il n'y a rien de positif qui peut sortir de tout ça, à part de la tension, de la frustration, de l'amertume. Donc l'impact, il est simple. Ça va être de l'absentéisme, ça va être du turnover sur les postes et ça va être la performance. Les managers et les sportifs sont évalués sur la même chose, le résultat, et ce sont des chiffres. La question, c'est comment y parvenir ? Et je pense que la clé, elle est dans l'être humain, dans la compréhension de qui il est.
- Speaker #1
Tu as des exemples récents d'ateliers que tu as faits sur des thématiques en entreprise que tu as accompagnées ? Des thématiques un peu précises ?
- Speaker #0
Oui, la relation à la peur, de la peur à l'action. C'est quoi mes peurs ? Il y a quoi derrière ? Parce qu'en fait, comme une pièce de monnaie, il y a quoi derrière la peur ? J'ai la peur de l'échec. En fait, l'envers, c'est le désir. C'est pas le courage. L'envers de la peur, c'est de la peur de l'échec, c'est le désir de réussir. Et en fait, à partir du moment où tu viens te connecter à cette énergie liée à tes envies, à tes désirs, ben tu le sens en toi. Il y a une énergie complètement différente, beaucoup plus créatrice, beaucoup plus positive. Mais voilà, c'est des choses qu'on n'a pas apprises. à identifier ses peurs, à voir ce qui se joue, c'est quoi mes croyances. Et ça, voilà, tu viens mettre de la lumière sur tout ça, décortiquer et à dépasser. Et du coup, tu viens te connecter à ce qui fait ton unicité, ta différence, et qui du coup, on est tellement nombreux et qui du coup fait ta différence avec chacun, dans le collectif. Et donc dans l'entreprise. Derrière la peur, il y a oser demander. Ça fait partie des choses hyper importantes. Il y a aussi le masque, le rôle qu'on joue, de ne pas s'autoriser justement à montrer sa fragilité. On en parlait tout à l'heure. Pourquoi pas ?
- Speaker #1
Mais j'ai vu ton LinkedIn, j'ai regardé ta carrière d'avant, on va dire. Tu as quand même progressé. Tu as pris à chaque fois des postes de plus en plus hauts. Toi, tu n'avais pas cette peur du coup ? Et tu osais demander, enfin ce que je veux dire c'est que, est-ce que chez toi c'était naturel ? Parce qu'il y a plein de personnes compétentes qui n'osent pas aller justement demander le poste d'au-dessus. Alors que franchement, elles sont compétentes et qu'elles sont complètement légitimes à avoir ce poste-là. Il y a un peu un mélange de deux, je parle des gens et puis de toi, mais voilà.
- Speaker #0
Ouais, non mais c'est une super question, parce que ce que je partage, c'est des choses que j'ai expérimentées et que j'ai testées sur moi. Ça me paraissait aussi... Comme si j'étais en bas du Kilimanjaro et que je n'avais jamais fait d'alpinisme. Mais j'ai appris, j'ai travaillé sur moi. Et c'est ça le message que je veux passer, c'est qu'on peut trouver des clés, mais il faut pratiquer et on ne réussit pas du premier coup. Et même si on a les clés, même en pratiquant, il y a des jours où ça va très bien se passer, d'autres un peu moins. Et c'est d'accepter cet échec. Et de se dire, ok, là, j'ai pas réussi à faire la demande comme je voulais, mais j'ai osé. De pas se dire, de pas ancrer l'échec dans son identité, en fait, et de se dire, il y a des choses positives. Parce que même si je n'ai pas eu le résultat, il y a tout un cheminement, il y a eu un comportement, il y a eu des attitudes, il y a eu des mots. Et là, il y avait énormément de positifs. Parce qu'encore une fois, tu ne sais pas ce que l'autre va répondre. Par contre, de me dire, bah, j'étais calme, j'étais posée. J'ai réussi à parler clairement, à exprimer mon ressenti, à dire ce que je ressentais et pas venir accuser l'autre de tu C'est déjà... Tu vois, il n'y a que du positif dans ce que je viens de lister, même si je n'ai pas mon augmentation.
- Speaker #1
C'est déjà une énorme progression.
- Speaker #0
Bah ouais. Parce que potentiellement,
- Speaker #1
il y a un an, tu ne l'as pas fait, quoi.
- Speaker #0
Et puis tu viens de te positionner, tu viens d'envoyer aussi un message à ton cerveau que, en fait, s'il y a quelque chose qui te fait envie, tu viens faire une demande. Et que tu es en capacité de te positionner ?
- Speaker #1
Oui, carrément. Je pense que c'est un gros switch déjà de réussir. Ça fait partie du chemin. Et c'est cette victoire qui va t'amener peut-être la prochaine victoire et ainsi de suite.
- Speaker #0
Bien sûr. Et de ne pas inscrire, de venir clarifier cette relation à l'échec. Pourquoi il faut tout réussir ? Qu'est-ce que ça va changer ? C'est aussi accepter pourquoi on fait les choses. On parlait des désirs tout à l'heure. Si tu es vraiment connecté à ce qui te fait vraiment envie, tu ne vis pas les choses, ton monde ne s'écroule pas.
- Speaker #1
C'est intéressant cette histoire de peur-désir. J'aimerais bien qu'on le matérialise un peu plus. Si tu as des exemples concrets de peur et de désir qui sont liés, que tu as pu voir dans ton parcours de coach, votre paratrice mentale. évidemment sans nommer les personnes mais juste de comprendre comment ça peut s'articuler pile et la face-face du coup j'ai peur de perdre mon boulot derrière c'est j'ai le désir de m'épanouir professionnellement j'ai
- Speaker #0
peur de rater ma compétition j'ai le désir de mobiliser toutes mes compétences et de pouvoir m'exprimer durant durant cette compétition. Et du coup, tu ne vas pas du tout avec la même énergie.
- Speaker #1
Ok. Du coup, ce travail de trouver le désir, le réel désir, est compliqué.
- Speaker #0
C'est sûr que c'est beaucoup plus facile de lister toutes les peurs qu'on a, qu'elles soient sur le pro et le perso. Tu peux te faire deux pages. Par contre, d'aller chercher ce que tu veux. Pourquoi tu te lèves le matin ? Qu'est-ce qui te fait envie ? Qu'est-ce que tu as envie d'accomplir ? Même quelle personne tu as envie d'être et d'incarner ? Quels parents ? On a de multiples facettes et se connecter à ses désirs. Comme on n'a pas appris à le faire, c'est un exercice qui est difficile au début, d'aller chercher ce qui nous anime.
- Speaker #1
C'est très difficile. Il y a beaucoup de personnes qui ne savent pas quoi dire ou comment le formuler. Je réfléchis, je me dis comment on peut se poser, est-ce qu'il y a des formulations de questions, des livres ou des outils, ou c'est juste prendre un coach et creuser ça avec un coach ?
- Speaker #0
Tu vas plus vite. Tu vas plus vite avec un accompagnement, c'est sûr. Et l'échange est nourrissant. Évidemment qu'il y a des lectures hyper intéressantes, mais se connecter à ses désirs, il n'y a besoin de rien de matériel. Tu fermes les yeux et je te dis, voilà, comment tu vois ta vie dans 10, 20, 30 ans ? T'as envie de quoi ? Et là, t'as pas forcément peut-être les réponses là, mais tu notes ce qui vient. Je prends un petit carnet. Je ne me suis jamais autorisée à imaginer que je puisse faire un marathon parce qu'on m'a toujours dit que j'étais nulle à la course. Je ne me suis jamais imaginée pouvoir peut-être travailler à l'étranger. Pourtant, ça m'attire vachement. J'ai envie de continuer à évoluer avec l'anglais, j'en sais rien. C'est de venir se connecter à soi, tout simplement. Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse parce qu'en fait, c'est ce que... ce qui t'anime à l'instant T. Et du coup, de là, c'est comme un projet, tu tires le fil de la bobine. Quelles étapes vont me mener pour concrétiser ce désir ? Tous les désirs ne sont pas à réaliser. On peut difficilement être astronaute et chef d'orchestre. Mais tu vois, dans la liste de ce qui te fait envie, de venir identifier peut-être les deux, trois sujets qui sont un truc perso, un truc pro. Et de venir se dire, OK, qu'est-ce que je mobilise ? Quelle énergie je suis prête à mettre derrière ?
- Speaker #1
Et tu vois, ce truc de se visualiser dans plusieurs années, je pense que c'est vraiment puissant. De fermer les yeux et d'essayer de se projeter à 10, 20, 30 ans. C'est-à-dire, quelle est la personne que j'ai envie d'être ? Peu de personnes le font et je pense que c'est réellement puissant. Je ne sais pas si tu avais vu, j'avais fait un post d'Hélène Ellingou qui parlait de ça. Et elle disait, à 8 ans, elle s'imaginait maintenant, en fait. Et elle dit qu'en fait, elle est la personne maintenant qu'elle s'imaginait il y a huit ans. Ça peut paraître un peu perché, mais réellement, je pense que c'est très puissant.
- Speaker #0
Et donc, c'est aussi quelque chose à transmettre à nos enfants, à nos filles, à nos nièces. C'est extraordinaire de continuer à se connecter à son âme d'enfant, de qu'est-ce qui t'anime et de qu'est-ce qui te fait rêver, où en fait, tu n'as pas toutes ces barrières. toutes ces œillères, tous ces présupposés, ces croyances qui t'empêchent de te connecter à qui tu es profondément. C'est en ça que je trouve que c'est formidable. Et elle en est un parfait exemple à quel point tu peux entraîner ton mental. Mais ça demande de la pratique. Il n'y a pas de baguette magique. C'est sûr.
- Speaker #1
Oui. Toi, tu recommandes de le faire quotidiennement. Alors quotidiennement, c'est peut-être beaucoup, mais je ne sais pas si on peut vraiment y arriver.
- Speaker #0
C'est quoi ton objectif ? C'est quoi ton envie ? Si je te dis qu'il y a un million à la clé, t'inquiète pas que tout le monde trouve la motivation de se connecter à sa visualisation. Si t'es animé à un truc qui, à un instant T, te fait envie, les ressources, tu les trouves. Et puis je vais te dire, si t'as pas la motivation, il y a une visualisation un peu poussée. Imagine-toi dans ces planches de bois.
- Speaker #1
C'est marrant, j'en parle souvent. J'ai dit plusieurs fois sur le podcast. que je me suis déjà imaginé à la fin de ma vie en me disant qu'est-ce que j'aurais voulu accomplir sur cette vie.
- Speaker #0
C'est un outil où là tu prends conscience peut-être d'une trajectoire que tu es en train de prendre et qui ne te convient pas. Et c'est complètement ok. Mais il faut en prendre conscience et de se dire que tout vient de soi. C'est reprendre la responsabilité de la vie qu'on crée. Et quand je dis responsabilité, ça ne veut pas dire coupable.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
La responsabilité, c'est de se dire je suis capitaine de mon navire et c'est moi qui choisis où est-ce que j'ai envie d'aller.
- Speaker #1
Est-ce que tu penses que dans... De ce que tu observes dans tes accompagnements, il y a des personnes qui font ce switch en se disant oui, en fait, je peux créer plein de choses dans ma vie. de positif au lieu de subir ma vie concrètement.
- Speaker #0
Bien sûr, évidemment, parce que ça devient un moment qu'on dédie au travail sur soi, si on n'arrive pas forcément à se discipliner ou juste qu'on n'a pas les réponses et qu'on a envie d'avoir un éclairage là-dessus et de se dire, de se connecter une fois que j'enlève le regard des autres. que je m'enlève de la tête par des outils puissants, les croyances où je ne peux pas réussir si je fais ci ou si je fais telle demande. T'es connecté à ton énergie, à ta source, ce qui fait ta différence, à tes désirs profonds, et du coup, tu déploies une force dingue.
- Speaker #1
Tu parlais des croyances, comment on peut faire sauter des croyances limitantes ? J'en ai déjà parlé aussi sur le podcast, mais j'aime bien toujours revenir là-dessus, voir les différents avis. Par exemple, je suis nul en prise de parole, je suis nul à l'oral. Il y a plein de croyances comme ça que les personnes se créent. Comment on peut les faire sauter concrètement ?
- Speaker #0
Une séance de PNL, formidable outil. Un blocage émotionnel. C'est comme, imagine, tu as un disque dur dans ton ordinateur et on va venir changer un programme. Du programme de « je suis nul à l'oral » à « qu'est-ce qu'elle désire ? » T'aimerais te sentir comment à la place ?
- Speaker #1
Je sais pas, par exemple, à l'aise. Très à l'aise. Très à l'aise.
- Speaker #0
Passer de je suis nulle à très à l'aise. OK, c'est quoi cette croyance ? Il y a quoi derrière ? Depuis quand tu y crois ?
- Speaker #1
Oui, ça vient d'où, quoi ?
- Speaker #0
Tu ressens quel sentiment ? Et derrière, il y a un protocole où, à travers une conscience, une hypnose, un état semi-éveillé, tu viens... changer la programmation du cerveau sur ce ressenti. Du coup, derrière, tu changes ce frein.
- Speaker #1
Du coup, cette hypnose dans la PNL, c'est vraiment, tu fais revivre la personne des moments ou tu la projettes plutôt dans une future prise de parole, par exemple ?
- Speaker #0
Mais c'est elle qui, en fermant les yeux et en se connectant à travers le questionnement, de voir qui va venir en fait elle-même projeter ce qu'elle voit actuellement. Et c'est là où c'est hyper intéressant. Et donc pour que le changement se fasse, c'est venir trouver le bénéfice caché qu'il y a derrière le fait de croire qu'on n'est pas bon à l'oral. Et si tu maintiens ce bénéfice, le cerveau qui a horreur du vide, il achète cette nouvelle histoire.
- Speaker #1
Le cerveau a horreur du vide, je veux bien qu'on chine pour ça.
- Speaker #0
Il se met dans un mode survie, donc il vient toujours créer une nouvelle histoire. Donc, on ne peut pas juste enlever « je suis nulle à l'oral » . On le change par quoi ? « Je suis hyper à l'aise à l'oral » .
- Speaker #1
Ok, compris. Ah oui, d'accord. C'est vraiment cette histoire de disque dur où tu remplaces un truc. Oui. Une case par une autre, quoi.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
En gros. Ok. Qu'est-ce qui te... Qu'est-ce que tu vois de plus récurrent dans les demandes que tu as en accompagnement dans les entreprises ? Vraiment, on va dire les objectifs. Je t'ai parlé d'augmentation, on a parlé d'entretien. Quels sont les trucs, les patterns ? Je ne sais pas comment traduire ça.
- Speaker #0
Les choses les plus récurrentes, je ne sais pas comment le traduire. Se positionner, prendre des décisions. Le nœud, c'est la confiance en soi. À un moment où tu as pu être déstabilisé, dans un contexte où il y avait beaucoup de pression, une nouvelle croyance est venue que je n'ai pas confiance en moi. Tu n'as pas confiance en toi. Tu n'as jamais eu confiance en toi. Là, tu viens chercher ces moments remobilisés, ces moments où il y a eu cette confiance en soi, où il y a eu... Ce moment où la personne a vécu, expérimenté, ressenti cette confiance en elle, cette confiance en soi. Et l'autre conflit, c'est évidemment le regard de l'autre. Qu'est-ce que l'autre pense de moi ?
- Speaker #1
Sur ton entreprise, c'est énorme. Enfin partout, mais en entreprise, c'est souvent le cas. Tu travailles sur quoi là-dessus, du coup ?
- Speaker #0
Sur le regard de l'autre.
- Speaker #1
Ouais, quand une personne... Je ne sais pas, vit qu'à travers le regard des autres, ses collègues, son manager.
- Speaker #0
Il faut aller regarder pourquoi, tout simplement, la personne va présupposer ce que l'autre pense, dit ou ne dit pas. et rester à son bout de la conversation, du moment, de la réunion, s'arrêter là. Et ça demande un entraînement, donc il ne faut pas se juger. Mais c'est un exercice qui est difficile, de juste se dire, OK, stop. La charge mentale, quand on prend conscience de ce qu'on a dans le sac à dos, de la charge mentale qu'on s'impose, liée à ruminer toute la journée. de ce que l'autre n'a pas dit, mais qu'on pense qu'il a dit dans la réunion, dans le truc, et à travers son mail, et du point, et du machin. Et puis je vais te dire, à un moment, si c'est trop lourd, venir clarifier. Est-ce qu'on peut se prendre du temps ensemble ? J'aimerais qu'on clarifie. J'aimerais te partager quelque chose que je ressens. Et là, tout de suite, les conflits sont complètement désamorcés.
- Speaker #1
Non mais complètement, c'est vraiment ce sujet de communication et de demande en fait. Je pense que si on devait retenir un gros gros point de cet épisode, c'est vraiment d'oser demander, d'oser en parler en fait. Ça désamorce beaucoup de choses quoi.
- Speaker #0
Ouais, vivez votre vie quoi.
- Speaker #1
Ouais, concrètement.
- Speaker #0
Et essayez de se connecter, d'avoir la curiosité, d'aller à la découverte de soi pour en fait venir trouver cette motivation, cette envie qui parfois on ne sait même plus. Il y a cette demande de quête de sens. Et en fait, si on est connecté à ses désirs, le sens en est là, parce qu'on sait pourquoi on se lève le matin.
- Speaker #1
Je vois qu'on arrive à la fin de l'épisode, à se passer très vite. Ça fait longtemps que je n'ai pas posé cette question, mais est-ce qu'il y a une personne ou des personnes qui t'inspirent énormément ? Et si oui, pourquoi ?
- Speaker #0
C'est une bonne question. Écoute, je dirais Thomas Samut. Sa philosophie, ce qu'il incarne et le message qu'il transmet depuis déjà tant d'années, d'avoir le courage d'apporter une vision différente du développement personnel, c'est très inspirant. Et je pense qu'il y aurait beaucoup moins de souffrance si tout le monde se connectait à cette notion de bien-être et de se dire... Dans les 24 heures de cette journée, l'objectif, c'est de prendre un maximum de plaisir dans ce qu'on fait.
- Speaker #1
On peut s'arrêter là-dessus, Karen. Merci.
- Speaker #0
Merci de m'avoir reçu. A bientôt. Salut.
- Speaker #1
Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. J'espère qu'il vous a plu et que vous avez appris des choses. Si c'est le cas, merci de mettre 5 étoiles sur Apple Podcasts ou Spotify et surtout de partager cet épisode autour de vous. N'hésitez pas à me faire part de vos retours pour les prochains épisodes. Je vous dis à bientôt sur Objectif Mental.