Speaker #0Qu'est-ce qui fait qu'on aime le sport qu'on aime ? J'ai été capable d'identifier trois raisons qui font toute la différence. Comment trouver de la motivation dans ce que je pratique, que ce soit professionnellement ou dans ton sport ? Pour moi l'adrénaline c'est plutôt le fait que tout se joue en un instant. J'ai besoin qu'il y ait ce changement permanent qu'on retrouve dans les sports qui ont une incertitude. Je pourrais plus facilement identifier est-ce que ce sport-là va me plaire ou pas. On ne l'a jamais enseigné à l'université, c'est un peu une réflexion philosophique cet épisode. Dans la vie, certaines personnes se dépassent pendant que d'autres se font dépasser. Bienvenue sur Obsession Progression, le podcast des compétiteurs qui sont obsessifs de l'amélioration. Je m'appelle Nathan Delacoste, je suis préparateur mental spécialisé dans les sports extrêmes. J'accompagne surtout des athlètes internationaux comme les skieurs et snowboardeurs en équipe de France. Dans ce podcast, je partage les coulisses des séances et des prises de conscience avec l'intention d'un mouvement mental au plus haut niveau en entraînant l'humain derrière la machine. Pour cette quête de performance, je vous parle à la fois mindset, cohésion du groupe, discours avant le match, résilience et gestion des émotions. Prenez une bonne dose d'inspiration à chaque épisode, ils sont rendus possibles par Ready to Rock. Qu'est-ce qui fait qu'un sport est un bon sport ? Qu'est-ce qui fait qu'on aime pratiquer ce sport-là en particulier et qu'on est prêt à tout pour progresser dans ce sport et surtout qu'on n'a pas envie d'en faire un autre ? Il y a deux semaines, j'étais à table avec mon ami Antoine Mougel, entraîneur de jeunes en équipe de France et notamment entraîneur au club de Chambéry-Escalade. On s'est rencontrés d'ailleurs parce que je l'avais formé à la préparation mentale en tant qu'entraîneur et s'y était intéressé. Et aujourd'hui c'est le métier qui fait en parallèle. Et je lui disais tiens mais Antoine c'est quand même bizarre, qu'est-ce qui fait que j'aime toujours le même type de sport et que je déteste toujours le même type de sport ? Et la raison pour laquelle ça devrait t'intéresser d'écouter cet épisode, c'est que j'espère que ça va t'aider toi aussi à identifier Pourquoi t'aimes ce que tu aimes ? De manière à pouvoir maximiser ta motivation à l'intérieur. Et puis surtout, prends cet épisode comme une réflexion philosophique entre deux amis sur le sport et sur après tout pourquoi on fait ce qu'on fait. Parce que franchement, le sport c'est un peu débile quand même. Si tu regardes un match de foot, t'as des mecs qui se dépouillent à courir après un ballon. Et si tu regardes une compétition de ski, t'as des gens qui risquent leur vie pour descendre une piste avant de la remonter avec un télésiège. Ça n'a aucune fonction pour l'humanité, ça ne nourrit pas, ça ne sert à rien. Je ne sais pas si tu as déjà réfléchi à quel point il y avait une forme d'inutilité qui était présente dans le sport. En tout cas, d'inutilité tangible parce qu'évidemment, créer du lien entre les gens, faire de l'activité physique pour être en bonne santé. D'ailleurs, ce point-là pourrait être reproché au sport extrême, la bonne santé ou à tous les autres sports d'ailleurs parce qu'on peut se blesser même dans des sports pas extrêmes comme le football. Bref, si on pratique ces activités-là... pour des raisons qui sont franchement pas très apparentes, parce que ça ne permet pas de manger à la fin du mois. Pourquoi est-ce qu'on les pratique ? Et c'est là que je disais à Antoine, moi c'est bizarre, je fais toujours les mêmes sports, je fais toujours des sports extrêmes, il n'y a que ça qui m'intéresse. Et vous m'avez peut-être déjà entendu critiquer la natation, le triathlon, la course à pied et course à pied, dont j'étais fan par ailleurs quand j'étais plus jeune, entre mes 15 et 18 ans, je faisais la course à pied trois fois par semaine, j'allais en club, je faisais des compétitions week-end, des compétitions sur piste. Les compétitions de cross, les compétitions de 10 km. Bref, quand je critique ces sports-là, si j'interview Léon Marchand un jour, ça me ferait plaisir et je n'ai rien contre lui. Je trouve ça génial qu'il se donne à fond dans la natation, mais justement, la natation, ça ne me fait pas du tout vibrer. Ça ne m'intéresse pas et je ne peux pas passer une heure toutes les semaines à aller nager. Vraiment, ça me rendrait fou. D'ailleurs, c'est pareil pour la randonnée, alors même qu'on a de magnifiques montagnes. Ce week-end, je faisais du vélo de descente et on me disait « En fait, c'est fou, le vélo de descente, c'est un autre moyen de pratiquer la randonnée. » Parce que t'es en montagne, tu profites de la vue sur ton télésiège et après tu passes dans des endroits incroyables en forêt. Et c'est vrai que c'est quand même une autre façon d'utiliser la montagne que la randonnée elle-même, dans le sens où il y a un niveau d'adrénaline qui est différent. Et donc je vais parler de ce sujet là. J'ai envie de te demander, d'après toi, qu'est-ce qui fait qu'on aime le sport qu'on aime ? Au-delà de la culture, est-ce que c'est ton papa qui t'a dit que c'était un bon sport ? Et au-delà de tous les autres aspects d'habitude connus pour la motivation, c'est-à-dire... Dans la théorie de l'autodétermination de Desir Ayan, avec les motivations intrinsèques comme par exemple le sentiment de compétence, le plaisir, le sentiment de progression. En fait c'est pas ça dont je voudrais te parler, parce que bien que ces sentiments-là varient selon les sports qu'on pratique. Admettons en escalade, le sentiment de progression est beaucoup plus clair qu'en ski alpin, parce qu'en escalade à chaque instant tu te vois en train de progresser d'une prise à l'autre, et tu peux sans arrêt mesurer ton évolution puisque toutes les voies sont cotées. c'est pas évident de savoir où t'en es, ni même est-ce que tu progresses, etc. Bref, moi, c'est pas de ces aspects-là dont je veux parler aujourd'hui, c'est de quelque chose de beaucoup plus subtil, qui est bon sang dans tous ces sports-là, qu'est-ce qui m'intéresse ? Donc, désolé, je me représente à nouveau. Tu sais sans doute que je fais du snowboard, j'étais moniteur de snowboard, je fais beaucoup de wakeboard aussi, en câble, donc on fait des figures autour d'un lac ou on tourne en haut. J'aime le pilotage automobile, j'ai une corvette que j'amène parfois sur circuit, une C7. Et j'aime aussi beaucoup le vélo de descente. J'aime pratiquer l'escalade de bloc. Et je me suis dit, mais c'est quoi le point commun entre tous ces sports ? Et Antoine, lui, il ne pratique pas forcément tous ces sports-là, même s'il aime le bloc. Mais lui, il est fan d'escalade, il en fait vraiment un très bon niveau. Écoute, j'ai l'athlète au niveau dedans. Et il est comme moi, il n'aime pas trop la natation. Et s'il fait des randonnées en montagne, c'est pour aller sur des crêtes qui sont dangereuses. Et là, on commençait à toucher du doigt quelque chose, en fait. Et donc, j'aimerais que tu te poses la question, qu'est-ce qui fait qu'on aime ces sports-là ? Et il a évoqué plusieurs raisons qu'il pourrait faire ça. Il a parlé de la glisse, il a parlé de l'intensité. Mais en fait, c'est pas vrai parce que quand je fais de l'escalade, j'aime ça, pourtant ça glisse pas. Et quand je fais du vélo, ben c'est pas de la glisse. Et donc, il y a autre chose que par exemple le fait que ce soit des sports de glisse. Ah oui, j'ai oublié de dire aussi que je faisais beaucoup de surf. Et évidemment, on pourrait ajouter que si j'ai une borde au pied ou un volant entre les mains ou un guidon, tous les trucs qui se dirigent, Alors c'est quelque chose que j'aime. Mais allons plus loin, et j'ai été capable d'identifier trois raisons qui font toute la différence. J'espère que tu es prêt pour ces raisons. En plus elles ont tendance à être surprenantes. Je commence par la première. Ce que je remarque, c'est que j'aime les sports de prise de décision. Le marathon n'est pas un sport de prise de décision. Le 200 mètres nage libre n'est pas un sport de prise de décision. Tu n'as pas une ou plusieurs décisions à prendre par seconde. comme ça peut être le cas en vélo de descente ou dans un match de basket. PS, j'ai aussi beaucoup aimé le basket dans ma vie et je l'aime toujours même si je ne le pratique pas. Les sports dont j'ai parlé, c'est des sports où la prise de décision est omniprésente. Et d'ailleurs, plus la prise de décision est importante, plus j'aime le sport. Ce que je remarque, c'est que dans mes sports préférés, la manière dont je pratique, tu vois, le snowboard, le pilotage automobile, le vélo de descente, c'est là où il y a sans doute le plus de prises de décision. encore plus qu'en wakeboard freestyle, et peut-être même plus qu'en surf, parce qu'en surf tu passes beaucoup de temps à juste ramer pour aller au pic. Et pour moi ils sont extrêmement différents de ces sports où tu peux t'absenter mentalement pendant 10 secondes et ça ne change rien. Imaginons que tu cours un 10 km, je vais parler de choses que je connais. Bon bah si pendant 10 secondes tu penses à autre chose, tu vas pas tomber, tu vas pas non plus foirer ta course, et voir même possiblement que ça change rien, voir même ça améliore ta performance, Puisque dans les sports d'endurance qui sont douloureux, où le critère principal c'est la physiologie, il est très clair que la capacité à se distraire soi-même, c'est-à-dire à penser à autre chose que ses douleurs, est un facteur de performance intéressant. Maintenant, imagine quelqu'un en vélo de descente qui ne s'absente ne serait-ce qu'une seule seconde. Imagine un skieur alpin ou un snowboarder en freeride qui pendant une seconde, cinq secondes, dix secondes... pense à autre chose que ce qu'il est en train de faire, c'est non seulement la chute assurée, mais souvent un danger vital. Et j'y viendrai après sur le côté vital, mais d'abord, ce que j'ai remarqué, c'est qu'en fait, dans les sports qui m'intéressent, c'est des sports où t'as pas d'autre choix que d'être présent parce qu'il y a de la prise de décision. C'est des sports qui, en tant que tel, sont presque méditatifs parce que tu ne peux pas faire autre chose que de penser à exactement ce que tu es en train de faire. Et c'est marrant, mais quand j'allais pas bien, quand j'avais 11 ans, parce que mes parents se séparaient, je me souviendrai toujours de ces moments où j'étais au collège en sport-études à la Chapelle-en-Vercors. Et on avait un stade d'athlétisme dans le collège, juste à côté des dortoirs. Et donc le soir, j'allais pas bien et je partais courir. Parce que j'avais remarqué à l'époque que quand j'allais pas bien, courir était un effort qui me permettait de penser à autre chose. Puis les années passent et courir, c'est devenu trop facile. C'est-à-dire que même à 12 ou 13 ans, j'étais capable de courir en pensant à autre chose que courir. c'était plus assez pour pouvoir oublier les douleurs, les pensées difficiles que je voulais oublier. Et c'est là que j'ai commencé à m'intéresser notamment à d'autres sports. Et quand tu es à un entraînement de basket, ça va si vite que tu n'as pas le temps de penser à autre chose. Et donc, c'est pour ça aussi que j'ai beaucoup aimé le basket, c'est que ça me forçait à être dans le moment présent. Mais vous allez voir dans quelques instants pourquoi le basket, ce n'est pas mon sport préféré. Parce qu'il y a seulement un aspect au basket des trois aspects les plus importants qui font est-ce que j'aime un sport ou pas. Donc on a parlé de ce premier aspect qui est la prise de décision, et je t'invite à te demander toi, à quel point c'est un aspect qui est important pour toi, et à quel point tu vois cet aspect là, il compte. Et ce que je remarque, c'est que ça vaut aussi dans d'autres domaines de vie. Par exemple aujourd'hui en tant qu'entrepreneur, j'ai tous les jours des décisions à prendre, et toutes les semaines ou tous les mois des décisions très importantes à prendre. Décisions qui impliquent pas que moi mais aussi mon équipe, des décisions qui impliquent beaucoup d'argent ou de temps. Et en fait, j'adore ce côté pilotage et je crois que c'est pour ça que je supportais pas les métiers que j'ai fait auparavant comme travailler à l'usine et mettre 800 coups de cutter par nuit sur les mêmes pièces en plastique une à une. Il n'y avait pas de triste décision, tu peux même faire le geste les yeux fermés, ça marchait aussi, j'ai essayé. Il ne faut juste pas se couper les doigts. Bref, là tu comprends que la prise de décision est importante pour moi et j'aimerais que tu identifies à quel point c'est important pour toi parce que ça va t'aider à savoir comment trouver de la motivation dans ce que tu pratiques, que ce soit professionnellement ou dans ton sport, peut-être en ajoutant de la prise de décision. Et puisque je parlais tout à l'heure de la théorie de l'autodétermination de Desi et Ryan, il y a un facteur qui est très important, le sentiment d'autonomie. Et je crois que plus on prend des décisions, plus on est amené à en prendre. plus on peut avoir un grand sentiment d'autonomie, à condition bien sûr que tu te sentes à la hauteur de prendre ces décisions-là. Et du coup, à ce stade, pour ceux qui font de la natation ou des sports dans lesquels il n'y a pas de prise de décision, alors vous allez me dire « mais si des fois il y a tactique, tu dois décider est-ce que tu doubles ou pas ? » Je comprends bien sûr qu'il y a certaines prises de décision, mais on sera d'accord pour dire qu'il n'y a pas une prise de décision à chaque dixième de seconde, extrêmes de pilotage. Donc ça m'intéresse de savoir qu'est-ce qui fait que vous aimez ces sports-là. N'hésitez pas à m'envoyer sur Instagram ou LinkedIn votre liste de critères de pourquoi j'aime un sport. Moi, je continue avec le critère suivant. On a cherché avec Antoine, on s'est demandé tiens, est-ce que ça peut être l'intensité ? En fait, pas vraiment parce que si tu fais du 100 mètres en natation, ça peut être extrêmement intense aussi et ça peut être encore plus court qu'une voie d'escalade. Je ne crois pas que ce soit l'intensité, bien qu'en général les sports qui m'intéressent se pratiquent à haute intensité. Mais je crois que c'est plutôt parce que cette haute intensité est causée par le fait de la prise de décision. Ou plutôt, pour qu'il y ait plein de prises de décision à avoir, tu es obligé de pratiquer ces activités-là à haute intensité. Exemple, tu vas sur un circuit automobile avec ta voiture, si tu roules à 20 km heure... il n'y a pas vraiment de prise de décision. C'est quand même assez simple, ça ne va pas stresser ton cerveau. Alors que si tu passes à 200 comme au circuit du lac la dernière fois que j'étais, au bout de la ligne droite, il y a un certain nombre de décisions qu'il faut prendre. Et c'est ça, à mon avis, qui fait que ça me motive. C'est plus la prise de décision que l'intensité en elle-même. Donc le deuxième critère, j'y viens, pour moi, c'est vraiment l'adrénaline. Au début, Antoine me dit « Ah oui, c'est la prise de risque, c'est le fait que tu puisses mourir » . Et c'est vrai que le snowboard, par exemple, c'est dangereux, mais je crois que je ne prends aucun plaisir à aller dans un endroit où il y a peut-être une avalanche qui va te partir sur la tronche. Je crois qu'en wakeboard, je ne prends aucun plaisir à me dire « Ah, je vais renvoyer cette figure et si je la rate, je vais peut-être finir les deux jambes à l'hôpital » . En fait, pour moi, l'intérêt n'est pas lié au fait que ce soit dangereux, il est lié au fait que ce type de risque-là amène une exigence qui provoque de l'adrénaline. qui est simplement provoqué par le fait que tu ne peux pas faire d'erreur. Et d'ailleurs, on peut imaginer qu'il ressente presque la même chose un joueur de basket qui tirait un lancé franc à la toute fin du match. Les sensations sont complètement différentes parce que là, il joue quelque chose de très fort. Et même s'il ne joue pas, il ne va pas se casser le genou au lancé franc a priori, il joue quelque chose de très fort pour lui ou son équipe et il peut y avoir une forme d'adrénaline. Je trouve qu'elle est évidemment accentuée par des sports dans lesquels il y a de la vitesse. Et tu vois, c'est un des critères que j'avais donnés il y a... Il y a deux ans, à Antoine, j'ai dit en fait moi l'escalade ça me saoule parce que c'est lent. C'est là qu'il m'avait répondu d'ailleurs non non le bloc moderne c'est très rapide et tout ça, mais il n'y a quand même pas une vitesse de déplacement qui est aussi grande que si tu fais du circuit en voiture, que tu descends une montagne en snowboard ou que tu te sens accéléré par la vague en surf. Donc finalement j'ai cru que c'était la vitesse, mais en fait le vrai truc c'est ces sports d'adrénaline, ceux dans lesquels il y a une prise de décision qui est très forte à chaque instant et régulière qu'il faut faire sans cesse. et le fait de ressentir de la dendaline. Et c'est ça que j'ai encore un peu de mal à décrire aujourd'hui, vous pourrez me dire ce que c'est. Moi je pense pas vraiment que ce soit le danger, j'ai l'impression de me parler à moi-même quand je dis ça, mais je pense qu'il y a une forme de danger qui est appréciable ou en tout cas les sensations qui vont avec. Lui Antoine il me disait qu'il pensait que c'était le danger parce qu'en escalade par exemple, même au bloc tu peux avoir peur de tomber, de mal tomber ou bien t'es pas encordé et t'es quand même à quelques mètres de hauteur et donc t'as cette sensation que t'es haut, que t'es trop haut, qu'il faut pas tomber. Et c'est vrai que c'est agréable. mais pour moi l'adrénaline c'est plutôt le fait que tout se joue en un instant en un appui, en une position, dans la manière dont tu t'équilibres mais pourtant il y a plus d'adrénaline en snowboard qu'en football et donc je crois que, parce qu'en football tout aussi peut se jouer sur un appui, sur un instant et donc je crois que dans une certaine mesure c'est aussi le risque qui provoque ça et du coup c'est un peu bizarre de le dire mais... Est-ce qu'il faut que je dise j'aime les sports qui sont risqués ? J'aime aussi l'entrepreneuriat parce que c'est risqué. Tu peux prendre des décisions et tu peux soit tout perdre, soit multiplier tes gains. Tu peux soit réussir un super projet. Par exemple, quand tu contactes quelqu'un, la personne ne te connaît pas et tu peux soit être complètement rejeté, soit oui, obtenir une interview avec par exemple ou le fait de travailler ensemble. Mais dans tous les cas, ce n'est pas neutre. Soit tu as perdu, soit tu as gagné entre guillemets. Donc, sans doute qu'il y a la dimension prise de risque. Bref, je vais mettre tout ça derrière le mot adrénaline et à toi de me dire, est-ce que tu trouves que l'adrénaline c'est quelque chose d'important ? Et si t'as jamais expérimenté des sports d'adrénaline, franchement, vas-y en fait. Alors, un autre atout pour appuyer ça, c'est que pendant des centaines d'heures, j'ai fait de la danse. J'ai pris des cours de danse, notamment parce que j'étais animateur en camping et qu'il fallait faire des courrées de danse. Après, j'ai fait des soirées salsa, etc. Bref, je me suis beaucoup intéressé à la danse. un peu malgré moi d'ailleurs, parce qu'on me forçait quand j'étais animateur, il fallait danser mais bref, j'ai pris des coups avec des chorégraphes j'ai dansé, machin et je trouve que dans la chorégraphie qui est réparée du coup il n'y a plus de prise de décision contrairement à un sport comme le surf où il y a énormément d'incertitudes parce qu'à chaque moment l'enseignant est changeant, il est tellement changeant que quand tu crois que t'es au pic et que la vague va partir d'ici, on fait telle part d'ailleurs c'est dire la différence avec une chorégraphie de quelque chose qui est complètement préparé et en plus ben il n'y a pas de risque en tout cas dans la danse telle que moi je la pratique je vois pas le risque dans la salsa tel que j'ai pratiqué par exemple et là ça fait appel à d'autres critères qu'on pourrait mettre le fait de pratiquer son sport face à un environnement qui est changeant par exemple qu'est ce qui fait que j'aime le tennis c'est sans doute pas les risques au tennis tu vas pas mourir mais au tennis L'environnement est difficile, tu as un adversaire auquel tu dois t'adapter sans cesse. Peut-être même plus difficile encore qu'en escalade, parce qu'en escalade l'adversaire ne change pas sans cesse, mais les ouvreurs te mettent sans cesse des nouvelles prises. Donc je crois qu'on peut dire qu'en escalade, l'environnement est changeant aussi et adverse comme au tennis. J'ai pratiqué l'escrime et j'avais beaucoup aimé aussi l'escrime, parce que tu dois sans cesse faire face à quelque chose d'extérieur qui est en train de changer. Moi, ça m'aide. Notamment dans le monde professionnel, je n'ai pas envie de faire un boulot dans un monde dans lequel rien à l'extérieur ne change. Franchement, c'est un peu pour ça que j'ai fini par arrêter d'être moniteur de snowboard. C'est qu'une fois que tu en as fait des années avec des milliers d'élèves différents, tu te rends compte que c'est un peu toujours pareil. Les élèves, finalement, ne changent pas tant que ça. Tu as toujours ceux qui sont très à l'aise dès le début et ceux qui ne sont pas très à l'aise. Et tu n'es plus vraiment surpris. Et tu travailles toujours sur les mêmes pistes parce que t'es dans la même station, au même endroit, les conditions de neige finissent par se ressembler. Bref, je ne voudrais pas parler comme un déprimé de moniteur de snowboard puisque j'ai adoré ce métier-là pendant 10 ans. Mais aujourd'hui, je le trouve moins excitant, moins varié que l'entrepreneuriat, que le fait de pratiquer du snowboard en tant qu'athlète. Alors à ce stade, on a parlé de la prise de décision, on a parlé de l'adrénaline. Et il y a encore un point qui me semble super important, c'est celui de l'engin. J'ai la croyance... qu'il y avait des sports simples pour l'humanité quand elle a commencé, genre courir ou se taper dessus. Ça ne demande pas grand-chose. Et puis plus on évolue, plus on a des moyens techniques et technologiques qui nous permettent d'accéder à d'autres sports. D'ailleurs, je n'ai jamais pratiqué le drone de course, mais ça doit être marrant. Le FPV, ils font des compétitions et tout ça. Bref. En fait, ce que je remarque parmi les sports que j'aime, c'est que c'est... des sports d'engin, je peux même pas dire des sports de planche parce que sinon j'aimerais que le snowboard, le wake, le surf et le skate. Je fais aussi un peu de skate. Je crois que c'est vraiment les sports d'engin puisque j'aime à la fois les sports de planche je viens de les citer, mais j'aime aussi le VTT et j'aime aussi le pilotage automobile. Et à chaque fois ce qu'il y a, c'est qu'il y a une espèce d'engin évolué, quelque chose qu'avec plus de travail et plus d'intelligence on a pu façonner, créer qui rend la pratique sportive plus intéressante parce qu'elle est plus évoluée. Et plus c'est évolué, plus il y a de la complexité. Tu vois, piloter un vélo en descente, c'est plus complexe que courir autour d'un stade comme je le faisais quand j'étais athlète. Et je suis persuadé que ce niveau de complexité et ce niveau aussi de choses auxquelles tu accèdes, puisqu'évidemment, plus c'est complexe, plus tu peux accéder à des choses, ça transforme la pratique en quelque chose de plus intéressant. Pourquoi je dis plus c'est complexe, plus tu peux accéder à des choses ? Par exemple, quand tu fais de la course à pied et que tu fais un cross, tu t'intéresses pas vraiment... à quel est l'impact de ton freinage sur l'équilibre de l'engin. Alors que le sport automobile consiste, la partie la plus importante c'est le freinage, et comment est-ce que ton freinage affecte des effets de charge à la voiture, et comment ces effets de charge vont avoir tendance par exemple à surcharger l'avant, à délester l'arrière, et ça, ça fait partir l'arrière, ça permet à l'avant de mieux tourner ou pas. Enfin bref, tu vois, plus l'engin il est complexe... plus il peut y avoir une complexité de coordination dans la discipline qui la rend intéressante. Et je crois que c'est pour ça que j'aime beaucoup moins l'escalade que les autres sports que j'ai cités, même si j'aime l'escalade, je ne l'aime pas autant que le vélo de descente, que le surf, que le snowboard. que le wake, parce que dans ces sports-là, il y a un engin. Et t'as vu, j'ai pas parlé des aspects « il faut faire beau » , parce que sinon j'aurais pu citer que des sports avec du freestyle ou que des sports qui soient jugés. Moi j'aime à la fois les sports dans lesquels il y a du pilotage et les sports dans lesquels il y a des figures à faire. Pourtant c'est des sports complètement différents, il y en a un avec un chrono et l'autre pas. Et donc je crois vraiment que ça tient à ça, crise de décision, adrénaline, et enlevé. Ce que je te dis là, on ne me l'a jamais enseigné à l'université. C'est un peu une réflexion philosophique cet épisode. Je me souviens qu'on m'avait parlé de sport stable et sport instable, ou plutôt en environnement stable ou instable. Donc on comparait comme ça l'athlétisme avec le ski. Et j'avais envie d'aller plus loin dans cet épisode avec ces aspects-là parce que maintenant que j'ai compris que ce que j'aime, c'est les sports de prise de décision, d'adrénaline et d'engin, quand quelqu'un me propose d'aller faire une randonnée, je me sens complètement assumé que ce n'est pas mon truc la randonnée. et le triathlon non plus. Par contre, si demain on me propose un nouveau sport que je ne connais pas, par exemple, je n'ai jamais fait de windsurf, je n'ai pas fait non plus de voile à part de l'optimiste quand j'étais plus petit, eh bien, je pourrais plus facilement identifier est-ce que ce sport-là va me plaire ou pas et comme ça trouver qu'est-ce que je vais faire dans mes prochaines vacances ou trouver quel projet business m'inspire le plus, par exemple. Je sais que je vais choisir des projets dans lesquels il y a de la prise de risque, il y a des décisions à prendre, etc. J'ai besoin qu'il y ait ce changement permanent qu'on retrouve dans les sports qui ont l'incertitude, comme les sports où l'environnement est instable, type la montagne, l'océan, etc. Bon, c'est un peu la première fois que je fais un épisode comme ça. D'habitude, je vous raconte des séances de coaching avec des sportifs de niveau international. J'espère... que ça vous a plu. N'hésitez pas à me le dire si vous en avez plus des comme ça ou pas du tout. De toute façon, moi je suis là pour vous servir. J'espère que ça vous fait progresser dans votre pratique et que ça vous aidera à trouver de la motivation pour le sport et pour le pro. A très vite, salut ! et je veux faire en sorte que plus aucun coach ne passe à côté de la psychologie de ses athlètes. C'est pour accomplir ça que je crée une tonne de vidéos sur YouTube et de nouveaux épisodes, comme celui que tu viens d'écouter. Alors, je vais pas te demander d'inscrire The Force, tes amis au podcast et en même temps, si tu peux en parler à quelqu'un qui va l'adorer, quelqu'un à qui ça serait utile, ta recommandation, elle signifie beaucoup pour moi. Si chaque auditeur en parle juste à deux autres, l'année prochaine, on sera des milliers de fois plus nombreux avec l'obsession-progression. Salut !