- Speaker #0
Je suis Chloé Junico et bienvenue sur Audace, le premier podcast belge francophone dédié au wellness. Ici, tu entendras des conversations sans filtre pour t'aider à être aligné, outillé et bien informé, grâce à des échanges avec des experts, des entrepreneurs et des invités qui partagent des clés concrètes et des récits authentiques. Je te laisse avec l'extrait de la semaine, n'oublie pas de t'abonner pour ne pas manquer l'épisode complet qui sort dès demain matin.
- Speaker #1
Et puis, en fait, s'en sont suivis trois mois horribles où on a essayé par tous les moyens de trouver des solutions. Alors je dis « on » , mais bon, voilà, surtout mon frère qui était responsable de la partie finance, que ce soit accepter des deals moins intéressants ou se faire acheter, enfin tout pour éviter la faillite, en fait. Et donc, jusqu'à la dernière seconde, on avait à chaque fois des choses qui se mettaient et puis qui ne se mettaient plus. Et donc, ça a été éreintant. Et jusqu'au jour où on a retiré la prise, c'était horrible. Enfin, ça a été très, très, très, très dur. C'était un méga deuil. Et ça n'a pas facilité les choses parce que la presse, ça en est aussi beaucoup prise à nous. Mais du coup, il m'a fallu clairement quelques mois pour passer à autre chose. On a pris quelques jours. On est partis tous les quatre, les fondateurs, pour essayer de se poser un petit peu aussi. Et puis après, je me suis dit qu'est-ce que je fais maintenant ?
- Speaker #0
Dis-nous.
- Speaker #1
C'est vrai qu'il y avait Bruxelles Kitchen qui survivait, qui vivotait toujours on the side. Il y avait toujours du trafic sur le site. Et en fait, je me suis dit, tiens, est-ce que ce ne serait pas l'occasion d'essayer d'en faire un modèle rentable ? Il y a quelque chose qui fonctionne, il y a quelque chose que les gens utilisent. Ce serait dommage de le jeter à la poubelle. Il y a peut-être un truc rentable à faire en faisant plus d'événements comme Eat Color quatre ans plus tôt ou d'autres choses. Et donc, j'ai appelé Sarah, qui venait justement de quitter son job en tant que cuisinière dans un resto. Et je lui ai dit, tiens, tu n'as plus de taf non plus. Est-ce que ce ne serait pas l'occasion d'essayer de relancer ce projet ? Elle m'a dit oui. Et donc, on a fait ça pendant un an à deux. On a essayé de trouver un peu un modèle, de chercher ce qu'on pouvait faire. On a commencé à organiser le Brunch Club, qui était mon événement principal pendant quasi cinq ans. J'ai fait ça tous les mois. On a organisé le Brunch Club. C'est un événement qui réunissait sept chefs tous les dimanches. Non, pas tous les dimanches. Qu'est-ce que je raconte ? Un dimanche par mois. On a commencé à faire... On a écrit le premier livre. En fait, avant les livres de cuisine, il y a deux livres qui étaient des guides. qui était un peu le contenu du site, mais version papier. Qu'est-ce qu'on a fait d'autre ? On a mis à jour le site. On a fait plein de choses et on a réorganisé It Color, une deuxième édition.
- Speaker #0
Une deuxième édition.
- Speaker #1
Qui s'est extrêmement mal passée entre nous.
- Speaker #0
Entre vous deux, entre nous deux.
- Speaker #1
Entre nous deux, oui. Et en fait, pendant toute l'année, c'était un petit peu, on se cherchait, on essayait de vivoter. Et en fait, moi, à un moment, j'ai fait venir un coach aussi, de par ma nouvelle expérience en entreprise. Parce que je passais quand même d'un modèle start-up. qui était devenue ma nouvelle manière de voir la vie, ma nouvelle manière de faire. On avait été extrêmement entourés, autant par des investisseurs que des personnes super bienveillantes, des coachs. En fait, je gravitais tout le temps dans un milieu où j'avais des gens plus intelligents que moi ou avec des meilleurs skills que moi, mais méga inspirants. Et là, je me rendais compte qu'en fait, on n'avait pas les moyens, qu'on n'était pas entourés, donc j'ai pris un coach. Et c'était un peu trop tard, en fait, parce qu'on n'avait jamais mis les bases qu'on aurait dû mettre. C'est ça que je voulais revenir, si un jour... quelqu'un s'associe surtout avec une amie, toujours hyper intéressant, enfin important de faire un pack d'associés et de poser toutes les questions qui fâchent en amont. Si un jour, on a envie de se séparer, si un jour, on n'a plus envie que l'autre soit là, enfin, qu'est-ce qui se passe ? Parce que c'est des questions à se poser et qu'on n'avait jamais fait. Et c'est un petit peu trop tard. Et en fait, on s'est rendu compte pendant cette année qu'on n'avait pas du tout la même vision. Moi, j'avais une vision de croissance. En fait, c'est qui je suis. J'ai une mentalité de tout est possible, il suffit de le faire. Elle a plus une mentalité de « je cherche le bien-être et le confort » . Oui,
- Speaker #0
l'équilibre, l'équipe personnelle.
- Speaker #1
Voilà. Ce que je respecte à 1000%, mais du coup, on n'était juste pas alignés sur ça. Et donc, c'était une année quand même un peu compliquée. Et puis, il y a eu HitColor qui a été un peu le point culminant. Je me suis dit « en fait, ce n'est pas possible » . Parce que, comme je te disais, ce genre d'événement, ça demande énormément de skills très différents, énormément de project management. Donc il y a le budget, il y a les subsides, il y a la communication. C'est énormément de communication avant, pendant, après. Vraiment la gestion du staff, la prod événementielle, le côté créa. Et en fait, je me suis retrouvée à faire beaucoup toute seule. Le premier livre, pareil, j'ai écrit 100% du livre toute seule. J'ai dit en fait, ça n'a pas de sens. On ne peut pas continuer comme ça à deux. Et en fait, on est suivi une période très compliquée entre nous parce qu'avant tout, on était amis. Et moi, je ne pouvais pas juste dire, en fait, fuck it, de toute façon, il n'y a pas de pas que je me casse. Ce n'était pas mon intention. J'avais envie qu'on trouve un accord, mais on n'en trouvait pas. Et du coup, pendant huit mois, qui ont été huit mois très longs et très pénibles, le truc a été mis en stand-by. Je ne savais plus quoi faire de moi-même. J'étais en mode, en fait, moi, j'arrête de contribuer à un projet qui a nos deux noms tant qu'il n'y a que moi qui bosse dessus. Enfin, je n'arrivais pas à trouver un truc qui fonctionne. Et elle, elle était dans l'émotionnel de... Elle a l'impression d'avoir mis ses tripes dedans autant que moi. Et donc, on n'arrive pas à trouver un truc qui soit légitime pour nous deux. Et à un moment, il y avait encore une facture qu'on devait recevoir d'un partenariat, qui était quand même une grosse facture, c'était sur un partenariat à l'année. Et au lieu de faire moi-même, je disais, c'est quoi, tu prends tout. Et voilà, c'était ta sortie.
- Speaker #0
Et tu quittes le projet ?
- Speaker #1
Oui, et elle a accepté.
- Speaker #0
Ok, donc là, tu te trouves seule à la barre pour la première fois, parce que chaque fois, tu t'es associée. Peut-être que tu avais besoin de chaque fois de faire un... partager un projet avec quelqu'un ou c'est juste mis comme ça ?
- Speaker #1
Non, ça s'est mis comme ça. Après, je suis quelqu'un qui adore partager. Encore aujourd'hui, tu vois, j'ai fait récemment une introspection sur l'année qui vient de s'écouler et je crois que les meilleurs moments de l'année, c'est quand j'étais quand même avec des teams super chouettes, super compétentes. Clairement, ça drive vers le haut. J'aime bien être leader. J'ai une personnalité très... Je lead les projets, mais j'aime bien quand même être entourée. Donc, je me retrouve toute seule. Après, je n'ai pas été toute seule très longtemps. J'ai très vite pris des stagiaires. je me retrouve toute seule et je me dis ok qu'est-ce qu'on fait maintenant justement ça m'intéresse qu'est-ce qu'on fait maintenant parce que
- Speaker #0
Poses Christian c'est un blog à un moment tu te rends compte que c'est aussi de l'événementiel mais il y a aussi cette demande comme tu le dis de rentabilité qui est indéniable il faut à un moment donné que ce projet même si c'est un projet passion et je fais le parallèle je me permets de faire le parallèle avec le podcast c'est vrai que pour moi c'est un projet passion donc ça me coûte puisque ça me rapporte mais il y a aussi une réalité tu vois c'est qu'on ne peut pas vivre d'amour et d'eau fraîche trop longtemps non c'est clair Merci. tu as expérimenté, testé, donc l'événementiel, ok, ça peut me rapporter, des collaborations, ok, la création de contenu, ok, tout en gardant ce que j'admire, cette ligne rouge en disant, mais néanmoins, je ne vais pas payer pour aller écouter des réseaux et pour parler.
- Speaker #1
Alors à ce moment-là, quand Sarah s'en va, il n'y a pas de création de contenu. Il n'y a pas de collaboration parce qu'en fait, Instagram est encore tout petit.
- Speaker #0
Tu veux écouter l'épisode complet ? Il est dispo dès demain matin sur toutes les plateformes d'écoute. À très vite !