- Speaker #0
En parallèle d'Audace, j'ai créé une autre émission qui s'appelle Pod. Un espace un peu à part, où l'on passe de l'autre côté du micro. Parce que ce que vous entendez dans vos oreilles, ce n'est pas juste un épisode. C'est du temps, de l'énergie, des choix et du travail invisible. Alors dans Pod, avec mes invités, on vous dévoile tout. La création, les coulisses, l'audience, les sponsors, la monétisation. Tout ce qu'on ne voit pas, mais qui fait tenir un podcast. Et puis, vous me connaissez ? J'ai toujours envie d'aller un peu plus loin que la technique, de comprendre l'humain derrière le projet. Ce que ça implique dans des vies déjà bien remplies, souvent avec un autre job à côté, une vie de famille, enfin bref, mille choses à porter. Et vous allez l'entendre au fil des épisodes, je vous partage aussi toutes mes clés pour celles et ceux qui ont envie de se lancer à leur tour dans cette aventure exigeante, intime, parfois vertigineuse qu'est le podcast. Si ça résonne, je vous mets le lien vers Pod en description. Bonne écoute !
- Speaker #1
Et là, j'en peux plus de ma vie. À partir du 1er décembre, tous les jours, je suis là en train de regarder ma boîte mail. J'ai reçu ce mail, Wrap Up Spotify, qui va me dire à quel point j'ai performé, à quel point le podcast a évolué, à quel point c'est génial. Parce que j'en ai besoin, en fait. Après, je fais un épisode solo, souvent après. Et bon, là, ça va se terminer, la saison se terminera, parce que je fais un break après. Donc voilà, et mes journées, comment elles s'organisent pour revenir à ta question. Oui,
- Speaker #0
donc production.
- Speaker #1
Production, ce qu'il y a c'est que j'ai un taf en 4-5ème, donc je suis cross-média-planner, comme on dit, stratège média, qui me prend beaucoup de temps, c'est un métier intellectuel qui demande, enfin où il y a beaucoup de pression et où en fait si tu ne fais pas, tu vois très vite que tu ne fais rien, donc je suis obligée, enfin tu vois il y a...
- Speaker #0
Je travaille un petit peu,
- Speaker #1
je ne sais pas, il n'y a pas moyen d'essayer de bypasser le bazar, sinon... Je dois bosser pendant mes heures de taf, je dois bosser. Il n'y a pas que je peux squeezer des trucs entre eux, c'est non. Donc aujourd'hui, par exemple, j'essaye en fait, je teste et souvent je me viande. On va voir comment ici cette nouvelle routine. Parce que d'abord, j'essayais de travailler le soir et j'ai longtemps fait ça. Ça fait un an que je bosse le soir. C'est-à-dire que je fais 8h, 17h mon employeur. Puis je m'occupe de mon fils de 17h. à 20h, 20h30 et de 21h à minuit, 1h du matin je bosse sur Planète Darron sauf que je me suis dit c'est intenable parce que j'ai trop d'adrénaline après avoir fini de travailler et donc je ne m'endors pas et donc je suis infernelle je n'ai plus les idées claires j'ai envie de trucider mon pauvre mari absolument tout le matin je suis stressée, j'ai beaucoup de cortisol enfin il n'y a rien qui va Donc là, récemment, et depuis qu'on est partis en vacances, j'ai été très inspirée par le podcast In Power de Louis, où Amélie Nothomb et Vanessa... Je ne sais pas d'ailleurs. Le podcast Trois Fontaines.
- Speaker #0
Oui, Jessica Trois Fontaines.
- Speaker #1
Jessica Trois Fontaines.
- Speaker #0
Ressentir.
- Speaker #1
Voilà, merci. Et en fait, c'est Nanala, Amélie Nothomb et Jessica, elles se lèvent à trois heures du matin. Ah oui,
- Speaker #0
comme ça.
- Speaker #1
Oui. Et du coup, j'ai essayé ça aujourd'hui, 4h ou 7h, c'est parfait.
- Speaker #0
Moi, je suis aussi team du matin. C'est sûr que le soir, 20h30, je suis dans mon lit.
- Speaker #1
Du coup, je vais essayer de faire ça. Et tu m'as aussi inspirée parce que je voyais bien que... D'ailleurs, j'étais à la FNAC acheter des livres parce que je te vois sur cette story avec tes petits livres dans ton lit. Ça a l'air bien sympa. C'est incroyable, tu vas voir.
- Speaker #0
Ton téléphone, tu le mets en bas. Moi, je n'ai pas d'écran, rien dans ma chambre. À partir de 19h30, deux mois. J'avais acheté sur Amazon un vieux réveil à aiguilles. Mon fils m'a traqué. Maintenant, j'ai une très bonne montre Garmin que je ne mets pas au poignet parce que je ne sais pas dormir avec ça, mais je le mets sous mon oreiller et elle vibre. En fait, elle ne réveille pas mon mari, même si mon mari se dévoile aussi vers 4h30 comme moi. Mais bon, si jamais il dort, je le laisse dormir. Donc, ça vibre et je me réveille et je vais faire ma séance. Moi, c'est le sport. Je commence à voir le sport.
- Speaker #1
Ah oui, donc tu te lèves à 4h30, tu fais ton sport. Oui,
- Speaker #0
je suis 5 à 6 chez mon sport. Souvent, il y a une petite fille qui débarque. Ah oui. Elle est calme, elle écoute, elle regarde. Et puis après, de 6 à 7, c'est le tunnel du matin, de déjeuner, préparer les deux enfants. 7h, tout le monde part.
- Speaker #1
Oui, 7h, tout le monde part.
- Speaker #0
Tout le monde se casse à 7h. C'est le meilleur moment. On va prendre les deux petits, hop, crash. Ah oui, nous, ils sont tôt à l'école. Et puis, tu bosses. Et puis, je bosse direct. Moi, je suis du matin. Par contre, 16h, oublie-moi après.
- Speaker #1
Je pense que j'ai envie d'adopter cette manière de vivre là. Donc ouais, je suis en train de tester ça. Mais comment on fait pour sortir ?
- Speaker #0
Ouais, ouais, ouais. Moi, j'ai... Après, moi, j'ai eu deux enfants rapprochés. On va retourner sur le podcast, mais j'ai eu deux enfants rapprochés. C'est vrai que j'ai vraiment besoin de me recentrer sur mon noyau, ma famille. Après, je ne suis pas une grosse sorteuse. Et j'aime bien les dîners à la maison, les choses très qualitatives. Mais c'est OK pour moi de, pour le moment, en avoir moins. Parce que ma priorité, c'est mon sommeil. Sinon, je ne suis pas bien.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Donc, la production,
- Speaker #0
Axelle, la production pour toi aujourd'hui, qu'est-ce que c'est ?
- Speaker #1
La production pour moi aujourd'hui, c'est d'aller enregistrer mes épisodes chez Vertical View, donc David Dieu. Et en amont, il y a tout un taf. Trop de travail. Trop de travail.
- Speaker #0
Recherche d'invité, préparation d'interview.
- Speaker #1
Oui, recherche d'invité, ça, ça prend beaucoup de temps. Quoique de moins en moins, parce que je reçois... ça par contre je reçois beaucoup vraiment il y a des gens qui veulent juste la film je crois pas je pense que moi j'ai pas ce ressenti là par contre je dois écouter les histoires, lire les mails je reçois beaucoup de mails aussi beaucoup de messages je demande toujours de m'envoyer des messages vocaux aussi sur whatsapp,
- Speaker #0
tu partages ton numéro ?
- Speaker #1
pas tout le temps, ça dépend mais sur insta Merci. Et puis je vois un peu quelle histoire je peux placer là maintenant, en fonction de ce que j'ai déjà enregistré, pour pas que ça soit trop redondant. Donc j'essaye de faire mon planning comme ça. Et donc aujourd'hui, j'ai plus ce problème-là de recherche d'invité. Parce que aussi, et ça je dois être totalement honnête et transparente, j'avais un ultime goal.
- Speaker #0
Et tu l'as dit hyper ouvertement, Gaëlle Garcadias. Oui,
- Speaker #1
parce que quand j'ai commencé ce podcast, je disais, imagine un jour j'enregistre Gaëlle Garcadias, dont je suis absolument fan. Et je disais, imagine un jour ça arrive, mais infaisable. Enfin, tu vois, pas du tout. Et puis finalement, c'est arrivé. Et donc, c'est check the box. Et donc, maintenant, je suis beaucoup plus sereine. J'ai vraiment un truc de sérénité. Et aussi parce que je me suis perdue l'année passée, clairement, dans mon podcast. Parce que j'ai enchaîné des personnalités publiques. J'ai fait que ça. J'ai fait cinq épisodes.
- Speaker #0
C'est ce qui marche pour l'audience.
- Speaker #1
C'est ce qui marche pour l'audience, mais c'est ce qui ne marche pas pour moi. Je n'étais pas du tout alignée. Parce que du coup, j'ai enchaîné mes cinq épisodes qui étaient cinq personnalités publiques. Donc, il y avait Bendo, Simon, Jill et Kali Asadiaz. Des super épisodes. Mais par contre, du coup, j'avais perdu la mission de mon podcast. Alors, parce que je voulais donner la voix à tout le monde. Et là, j'avais juste enchaîné les personnalités publiques. Alors, évidemment. On ne va pas se mentir, je ne veux pas faire la meuf. Ouais, non, pas du tout. Si, ça a joué énormément dans la construction de mon audience. Donc, je suis en paix avec ça. D'une façon où je me suis dit que de toute manière, c'est comme ça qu'il faut faire aussi pour faire grandir ton podcast et le construire et construire ta communauté pour que les gens puissent te voir et adhérer ou pas. Parce que ce n'est pas parce que j'ai enregistré Gaëlle Garzadias dans mon podcast que les gens vont forcément adhérer à mon contenu, à ce que je fais ou s'abonner parce que ça aussi. Il y a énormément de gens qui voient mon contenu, mais qui ne s'abonnent pas.
- Speaker #0
C'est un one-shot. Ils écoutent par exemple Gaëlle, mais ils ne vont pas écouter les autres. Non,
- Speaker #1
pas forcément. Mais tu as un noyau qui se crée. Et je l'ai vu sur YouTube quand je vois les stats des épisodes de Gilles, de Gaëlle, de Simon ou de Bendo. C'est affolant. On parle de 100 000 personnes qui vont regarder mon contenu, qui vont l'écouter. C'est même plus que ça. C'est plus que 100 000. On est parfois à 150 000 si je rajoute Spotify. Mais toutes ces personnes-là sont de passage. Et ce n'est pas tellement ce que je veux. Moi, ce que j'aimerais beaucoup avec l'année d'Aron, c'est d'avoir une petite communauté. Je ne rêve pas. Je rêvais. Je ne rêve plus. D'avoir 100 000 abonnés, d'être un énorme podcast. Je rêve d'avoir mon audience qui doit encore grandir un petit peu. D'avoir une audience stable, une audience fidèle, une audience engagée, une audience qui me ressemble. Parce que ça m'a fait peur aussi quand j'ai vu toutes ces stats, tous ces commentaires, toutes ces vues. Je ne savais plus quoi faire, j'étais complètement perdue. Je me suis dit, mais qu'est-ce que je fais ? Je ne savais plus répondre aux gens. On parle en milliers de commentaires. Comment tu fais pour gérer ça ? Je veux dire, c'est une autre manière de faire. Et puis, ces 100 000 personnes, elles ne sont pas venues pour m'écouter, moi. Elles sont venues pour écouter mon invité. Et super, je suis ravie que ce soit le cas. Et que les gens ont pu découvrir, du coup, parce que c'était l'idée derrière, évidemment, découvrir Gaëlle. Gilles, Simon et Bendo qui ils sont en dehors des réseaux sociaux mais ce que je veux c'est qu'on puisse écouter des nanas à qui on ne donne pas la parole, des histoires qui sont tues, qui sont taboues donc c'est ça un peu où je veux d'ailleurs ici cette saison-ci j'ai enregistré l'histoire de Milky Way Blue Eyes Claire Barnett et je n'ai pas d'autres personnalités connues et c'était voulu, c'était vraiment un choix et malgré ça je suis contente Et donc c'est ça qu'aujourd'hui, j'assume pleinement ce rôle de podcasteuse, parce qu'aujourd'hui, j'ai une audience qui est là, qui est fidèle, et que je vois, qui est restée au fur et à mesure des mois, même quand ce sont des gens qui ne sont pas connus. Et je me dis que... Aujourd'hui, j'ai fait le taf. Là, maintenant, je... Et ce n'est pas 100 000 personnes, parce que l'année passée, j'avais 100 000 personnes sur mon podcast. Aujourd'hui, on est entre 10 et 20 000 personnes par mois sur mon podcast.
- Speaker #0
C'est dur, les audiences ? Peut-être, parce qu'on va y venir, parce que tu es aussi sponsorisée. Est-ce que c'est dur par rapport aux sponsors ? C'est une pression. Oui, c'est une pression. Est-ce que tu dois rendre tes chiffres, tes dashboards ?
- Speaker #1
Ah oui ! Et c'est ce que tu monétises. Tu monétises une audience. Les gens me demandent, mais comment tu te fais de l'argent ? Mais c'est parce qu'en fait, mon audience, vous êtes des femmes entre 25 et 35 ans, la majorité de mon audience. 20% 35+, 35-45. J'essaie de garder, parce que ça aussi, en fait, en enregistrant l'histoire de Jill et Gaëlle, je me suis rendue compte que mon audience est exportée en France.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Ce que je ne veux pas, évidemment. Parce que j'ai justement cette DA, cette ligne éditoriale, où je veux du belgo-belge. où je veux rester. Et si c'était elle sur qui j'ai lancé mon dévolu, c'est parce qu'elles sont belges, parce que c'est des nanas incroyables, belges, une success story de ouf. Mais en fait, l'audience est en France parce qu'on est en Belgique francophone et qu'effectivement... Et donc, il faut relativiser. Je pense que c'est ça que j'ai envie de dire aux podcasteurs, c'est qu'il faut relativiser. Et aux marques. Et aux marques, exactement. On est en Belgique francophone, sur un média émergent, sur un média long, un format... On est sur des épisodes de une heure, une heure et demie. Donc forcément, t'as pas Ce n'est pas les mêmes KPI, ce n'est pas les mêmes métriques qu'une influenceuse en France qui est connue via la télé-réalité. On crée du contenu native, on est indépendant, qui coûte une fortune. On crée notre audience au fur et à mesure, toute seule, en mettant un réel sur Instagram. On a eu trois followers en plus. Oui, mais ces gens-là,
- Speaker #0
ils sont engagés. Ils sont engagés.
- Speaker #1
Des gens qui croient en nous. Ils croient en nous.
- Speaker #0
On met un produit en avant. Il y a en tout cas une forte chance que l'audience adhère.
- Speaker #1
Exactement, parce qu'elles nous font confiance. Et donc, c'est aussi le choix en tant que podcasteur. C'est ce que je dis aussi quand je discute avec mes sponsors, parce que j'ai des sponsors incroyables. J'ai tellement de chance. Je suis tellement bénie des yeux d'avoir ces sponsors-là. Sparen, qui est pour moi la marque iconique belge, qui me fait confiance. Mais effectivement, quand tu vois les audiences de l'année passée et l'audience de cette année, on n'est pas sur les mêmes chiffres.
- Speaker #0
Ils comprennent ça ? Comment ils réagissent ? Ça dépend de leur goal. C'est la notoriété. J'ai mis du brand awareness. Oui,
- Speaker #1
c'est du brand awareness, mais je pense qu'ils le comprennent. Et je l'avais dit aussi. Je l'avais dit, attention, la saison 6, on va faire une chute libre. Mais moi, je suis tout à fait OK avec ça. J'ai été transparente et eux étaient OK avec ça aussi. je pense qu'ils préfèrent effectivement faire moins de... Tu ne fais pas de waste. Tu fais beaucoup moins de waste. Alors, j'ai toujours une audience qui est en France, mais ça, je ne peux rien faire. C'est comme ça, on ne peut pas tout contrôler non plus. Mais je fais beaucoup moins de waste. Et les gens qui m'envoient des messages, je crois que je connais, en tout cas, j'ai déjà parlé avec toutes les personnes. Et c'est des centaines pendant mes vacances. Je me suis amusée à répertorier ça, à essayer de répondre à tout le monde. On parle en milliers de messages, en vrai. Et je sais, je connais, j'ai déjà échangé. tu vois et elles me connaissent et c'est un truc de fou. Et ça, par contre, c'est le côté où je n'assume pas encore tellement ce côté un peu réseau-sociaux.
- Speaker #0
Je sais. Et tu me dis toujours, moi, je ne suis pas une influenceuse. Moi, je ne veux pas être une influenceuse. Mais ça va être au-delà de ce que tu veux ou pas. Si tu influences des gens, ils te font confiance. Mais le label que tu veux sur ta tête.
- Speaker #1
Je pense qu'à un moment donné, il va falloir un petit peu l'assumer parce qu'en plus, Foodbag, qui est mon dernier sponsor, qui est une marque belge, des produits locaux. Et là, il y a de l'affilié derrière. Donc effectivement, si tu utilises mon code, j'ai une petite rémunération dessus. Mais donc évidemment, je dois en parler sur les réseaux. Et donc si tu fais ça, tu influences les gens et donc tu es une influence aux accès de banlieue. Donc voilà. Comment tu démarches tes sponsors ? Après, voilà, encore une fois, je pense que j'ai un biais de par mon métier.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Mais comme...
- Speaker #0
Beaucoup de globalistes, etc., ils arrivent à démarcher parce qu'ils sont toujours en contact pour leur...
- Speaker #1
On me connaît aussi, du coup, je pense que ça, c'est... Et j'ai un podcast business aussi, Conversations, que j'anime pour mon employeur avec ma co-animatrice Kelly. C'est un podcast bilingue dans le milieu des médias. Donc, on me connaît un peu comme Madame Podcast. On me connaît aussi, pas tout le monde, mais il y en a qui connaissent aussi Planète Daron, qui me voient sur les réseaux. Et puis, toutes les marques, je les vois plusieurs fois par an, à un endroit, parce qu'il y a des événements. Et puis tu te présentes, ou on me présente, et puis après tu envoies un mail. Oui, donc un présentage, networking. Mais oui. Networking, c'est te montrer en fait, tu vois, et puis discuter avec les gens pour que les gens sentent ce que tu as dans le ventre en fait, tes valeurs, ce que tu renvoies. Kihabi, par contre, j'ai aussi beaucoup fait ça, ça n'a pas vraiment marché à part Kihabi. J'envoie des messages sur Insta aussi. Et puis eux, ça a pris. Ils m'ont demandé d'envoyer un mail, je les ai rencontrés. Par contre, j'insiste pour rencontrer des gens. Ah oui, c'est vraiment très très fort là-dessus.
- Speaker #0
Même pas un call en ligne ? Non,
- Speaker #1
moi j'aime bien voir les gens. Autant pour eux, pour qu'eux voient à qui ils ont affaire. Parce que je ne veux certainement pas être... Tu vois, pour moi c'est bizarre de gagner de l'argent en créant du contenu. C'est encore quelque chose que je n'ai pas encore processé totalement. Pourtant le taf que c'est ! Ah oui !
- Speaker #0
Tout travail mérite salaire.
- Speaker #1
Oui, mais je... j'en ai besoin. Aujourd'hui, si en tout cas, je veux pérenniser Planète d'Aron.
- Speaker #0
On peut le dire aussi, c'est que tu travailles à la friterie en plus.
- Speaker #1
Oui. Là, j'ai arrêté.
- Speaker #0
C'est vrai que tu faisais ça en plus, juste pour produire Planète d'Aron.
- Speaker #1
Pour produire Planète d'Aron, effectivement, j'ai travaillé dans une friterie pour payer mes épisodes, pour payer David Dieu, donc le studio Vertical View. C'était quand même un délire, quoi, les gars. J'étais sur trois métiers en même temps. C'était un truc de fou. Et ça, c'est plus possible, par contre, parce que j'ai délaissé aussi... Je ne vais pas te délaisser, mais j'ai passé beaucoup moins de temps avec ma famille. Et puis surtout, je devenais complètement zinzin. Je n'étais plus du tout moi-même. J'ai un stress tellement élevé en permanence parce que j'ai ce podcast qui prend de l'ampleur, qui me fait vibrer. Je ne suis pas complète. Si je devais faire juste l'un ou l'autre, je ne serais pas complète. Donc, j'ai Space et Planète Daron. Il n'y a que les deux ensemble qui me font vibrer. Moi, j'aime bien le chaos aussi. Clairement, j'ai un trouble d'attention plus, énorme et donc quand c'est le chaos et ça me fait aussi vibrer mais par contre je me suis rendu compte que je ne raisonne plus correctement et là je suis en train de m'apaiser je pense que je commence aussi à être en paix avec moi même d'assumer ce que je fais ce que l'image que je renvoie d'être sur les réseaux de plus avoir peur du regard des gens tout ça je pense ça m'apaise un petit peu et d'avoir des marques qui me font confiance avoir leur retour ouais ils me disent axe On a écouté ton épisode et on a adoré. C'est un brand manager, une brand manager, un marketeer. Mais pour moi, ça, c'est une validation. On me valide dans le monde du marketing sur le contenu que je produis. Et parfois, ça, c'est stressant. J'enregistre un contenu. Je suis à fond dans l'histoire de la nana en face de moi. Je suis en train de faire le montage. Et puis, je me dis, mon Dieu, qu'est-ce qu'ils vont penser ? Est-ce que c'est bien ? Est-ce que... Est-ce que j'ai pas dit un gros mot de trop ? Parce que je reste moi-même ? Il faut rester authentique,
- Speaker #0
c'est ce que les gens veulent. Pas que ce soit, on ne vient pas avant de tapis, il ne faut pas se laisser changer qui on est. Je pense que c'est vraiment l'authenticité qui marche le mieux. Je vais passer à la dernière partie parce que le temps avance.