- Speaker #0
Audace, c'est le premier podcast belge francophone dédié au wellness. Je suis Chloe Junico, mariée et maman de deux enfants rapprochés. Curieuse et passionnée par le bien-être depuis toujours, j'ai créé ce podcast pour amplifier des voix, partager des récits authentiques et transmettre des clés concrètes. Ici, tu écoutes des conversations sans filtre avec des experts, des entrepreneurs et des invités qui nous aident à être alignés, outillés et bien informés. Pense à t'abonner et à partager l'épisode si tu veux soutenir le podcast. Hello Amélie ! Salut Chloé ! Tu es Amélie Henken, j'espère que je prononce bien ton nom.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
Tu es la fondatrice d'Ecopop, une marque belge qui dépoussière littéralement un produit du quotidien auquel on ne pense jamais mais qui est indispensable, c'est le papier toilette. Exact. Bio-ingénieur de formation, tu t'es formée à l'université de Liège, Jean Blou Agro-Biotech pour être précise, pour ensuite travailler dans plusieurs entreprises en tant que consultante. Pour nommer que cela, il y a Baxter, IJSK, UCB, Pierre Fabre. Après ça, j'ai pu voir sur LinkedIn que tu as pas mal voyagé. Tu nous dis pourquoi tu as eu ce besoin de voyager à plusieurs périodes de ta vie ? Et puis tu t'es lancée dans un projet aussi inattendu qu'essentiel, revisiter le papier toilette avec du bon sens et de la transparence, avec un petit peu d'humour aussi. Je pense notamment à ton slogan « Écopop chouchoute nos fesses et la planète » .
- Speaker #1
Waouh, quelle belle intro ! Tu ne veux pas être commerciale chez moi ?
- Speaker #0
J'adore le produit, on en a parlé en off, en préparant l'interview, j'en ai parlé aussi avec mon mari. J'adore ce produit. Donc sur ton site, tu annonces que Pop-Up est plus économique, plus écologique et ultra doux. Et j'ai vraiment hâte que tu nous expliques comment tu arrives à tenir ces trois promesses en même temps.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
On va décortiquer tout ça. Donc aujourd'hui, pour capituler, on va parler d'innovation, de marché, d'écologie, de business model, transparence, de consommation responsable, et surtout ce que ça implique de lancer une marque engagée dans un secteur aussi tabou que fondamental. Bienvenue dans Audace, Amélie. Merci d'être là. Merci pour ton partage.
- Speaker #1
Merci Chloé, merci de m'accueillir.
- Speaker #0
Avec grand plaisir. Pour commencer j'aime bien toujours un peu faire du contexte, j'aime bien savoir d'où tu viens, quel genre de famille t'as éduqué et puis un peu ton parcours académique dans les grandes lignes. On ne va pas trop s'y attarder aujourd'hui, ce n'est pas trop le propos mais j'adore un peu avoir du contexte. Donc dis-moi Amélie, quel est ton schéma familial ?
- Speaker #1
Alors moi donc j'ai grandi à Liège, mes parents sont restaurateurs donc ils travaillent dans l'horeca. Ils sont tous les deux vietnamiens, donc j'ai grandi dans une culture un peu mixe belge et vietnamienne. Là où la nourriture est vraiment un grand plaisir. Quand j'étais petite, je pense que j'étais hyper timide. Et quand mes parents ont ouvert le restaurant à 12 ans, je pense, c'est à travers... J'étais tout le temps dans les pattes de mes parents parce que j'étais tout le temps derrière... Derrière le comptoir, caché. Et c'est là où j'ai eu mes premiers contacts avec les clients, le côté restaurant. Et c'est là où je pense que je me suis rendu compte que les inconnus me font moins peur. Tu es fille unique ? Non, j'ai une petite sœur, mais elle a 7 ans de moins que moi.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Donc elle était hyper petite et oui, voilà. Donc j'ai grandi dans ce restaurant.
- Speaker #0
Avec des parents entrepreneurs ?
- Speaker #1
Avec des parents entrepreneurs qui travaillent énormément, oui. Et quand j'étais petite, c'est marrant parce que tu vois, je me souviens, le matin parfois on traînait dans le lit ensemble et je disais « Oh maman, tu ne peux pas fermer le restaurant aujourd'hui ? On va dans le parc, on fait des trucs. » Elle dit « Ah non, je ne peux pas, les gens comptent sur nous. » Je dis « Mais ce n'est pas grave, si tu fermes juste un jour... » Et en fait, ça, je ne comprenais pas trop à ce moment-là cette rigueur qu'ils avaient.
- Speaker #0
Oui, l'ampleur du travail, de la force du travail qui était déjà présente dès ton enfance.
- Speaker #1
Oui, exact.
- Speaker #0
Petite fille studieuse ?
- Speaker #1
Oui, relativement studieuse, oui. Ok,
- Speaker #0
alors pourquoi tu te diriges vers le bioingénieur ?
- Speaker #1
Parce que j'avais envie d'apporter ma pierre à l'édifice, de construire un monde meilleur. J'avais envie de construire, de me dire... Trop chouette, je participe au métier de demain à faire en sorte que notre petite terre puisse évoluer de la meilleure manière possible. Donc oui, je pense que c'était plutôt... Et puis aussi, le titre de bio-ingénieur, moi mes parents, ils n'ont pas eu l'occasion de faire des études. Donc je me souviens déjà tout petit, ils me disaient « toi quand tu seras grande, tu feras l'université, tu auras l'occasion de faire l'université » . Du coup, je me suis dirigée vers des études universitaires. Puis je me suis dit, vie ingénieure, c'est quand même un chouette métier. J'ai beaucoup hésité entre médecine aussi, entre HEC et liège. Donc, c'est l'équivalent un peu de gestion économique, etc.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et voilà, donc du coup j'ai un peu hésité et puis j'étais visitée la faculté de Jean Blou. Et c'est dans une ancienne abbaye, donc c'est super beau.
- Speaker #0
T'avais l'effet waouh ?
- Speaker #1
Ouais, j'ai eu l'effet waouh et je voyais ces jeunes en train de pique-niquer, prendre leur sandwich, leur lunch dans l'herbe, en train de jouer à la guitare et tout. Donc j'ai eu vraiment cette image un peu prestigieuse des films américains, tu vois. Et je me suis dit mais en fait... C'est là que j'ai envie de faire mes études. Donc, j'ai eu un déclic à ce moment-là, oui. C'était un peu, entre guillemets, un peu par hasard. À ce moment-là, je ne savais pas encore trop ce que je voulais faire.
- Speaker #0
Oui, parce que bioingénieur, donc l'étude du vivant, les sciences, tout ça, c'est quelque chose qui t'attirait.
- Speaker #1
Oui, j'adorais les sciences. En secondaire, j'étais hyper forte dans les sciences et maths. Donc, je savais que c'était par là que je voulais me diriger.
- Speaker #0
Cinq ans d'études.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Tu sors et qu'est-ce qui se passe ?
- Speaker #1
Je sors et là, je me retrouve en fait, comme j'ai fait un stage en fin d'année chez UCB, pendant six mois, dans la V qui est le bâtiment de pharma. Oui, qui est dans le secteur pharmaceutique. En fait, je me suis dirigée dans le pharma naturellement en me disant c'est trop chouette d'étudier la science des médicaments, la production, la qualité des médicaments. Donc, je me suis dirigée là-dedans.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu as pensé du monde du travail ?
- Speaker #1
Alors, mes premières années, j'ai adoré. Mais je n'arrivais pas à trouver cette passion de me lever le matin et de me dire « trop chouette, je fais au boulot » . À chaque fois, je me lassais. C'est pour ça que je me suis dirigée d'abord dans la consultance. J'étais sur des missions courtes de un an ou deux, ou six mois parfois même. Et j'ai exploré plusieurs secteurs différents entre guillemets. Dans la pharma. J'ai d'abord travaillé en production, puis après je me suis dirigée en qualité. Puis après j'ai fait quoi d'autre ? Production qualité pendant deux ans. Puis ensuite je suis sortie de là, je me suis dit en fait j'ai envie d'avoir ce contact humain plus. Et je me suis dit tiens pourquoi pas commercial.
- Speaker #0
Ah voilà !
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Tu as travaillé comme qui à quand chez Pierre Fabre. Je me suis demandé c'était quoi le cheminement ? Qui à quand, on peut dire, elle est grossièrement, vulgairement peut-être sales.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
Elle se contacte vraiment de la vente.
- Speaker #1
Oui, exact. En fait, à l'époque, si tu veux, je travaillais chez Alten, donc c'est une boîte de consultance. Et j'avais pour rôle, donc j'étais chez GSK à ce moment-là et en fait, j'aimais bien rassembler les gens. Et donc, j'organisais parfois des petits déj ou des after work avec les consultants Alten au sein de chez GSK. Et du coup, mon manager à l'époque m'avait dit « Mais c'est trop chouette que tu mettes en place ça. Est-ce que tu ne veux pas devenir site leader ? » Et donc, il m'avait donné un rôle supplémentaire qui permet de rassembler les gens et puis de voir un peu si ça ne se passe pas bien dans leur mission. Ils allaient me dire « Ah, ce n'est pas trop le top pour le moment. » Et donc, eux, j'étais un peu leurs oreilles sur place. Et donc, suite à cela... ils m'ont dit mais toi tu serais trop forte dans la vente le commercial, t'aimes bien rassembler les gens t'aimes bien mettre en contact les gens et donc après ça je me suis dit mais en fait pourquoi pas me diriger dans le commercial et donc voilà j'ai postulé pour vendre des médicaments sachant que j'avais une expertise technique c'est
- Speaker #0
marrant la petite fille timide que tu étais à l'époque, tu vas au contact client et ça va Donc petit à petit, c'est là où j'en viens. C'est que maintenant tu ouvres ta boîte et tu vends ton propre produit. Ce matin même, tu faisais du démarchage. C'est vrai que quand on lance sa boîte, comment tu vas le faire ? On va faire toutes les étapes ici dans l'interview. Mais il y a tout ce panel de métiers que tu dois faire, toutes ces casquettes que tu as en fait. Qu'est-ce qui s'est passé après ces deux ans en tant qu'IACANTE ? Tu pars voyager, c'est à ce moment-là que tu commences à vouloir bouger ? C'est quoi l'appel du voyage pour toi ?
- Speaker #1
En fait, après trois ans, je commence mon boulot de key account et vraiment pas de chance, il y a le Covid qui tombe. Ah voilà, c'est ça. Il y a le Covid qui tombe. Donc, je me souviens, c'était le 1er janvier, je commence le boulot, hyper motivée. Je fais mes formations, je dois même passer des examens pour être sûre que je comprends toute l'étude clinique qui a été faite derrière, pour pouvoir aller la présenter aux médecins. Je prends tous mes rendez-vous. Et puis, une fois que je suis prête, lockdown, je crois qu'on est début mars. Donc, les hôpitaux sont surbookés. Donc, tous mes rendez-vous sont annulés vu que c'est pour l'introduction d'un nouveau produit. Ce n'est pas une urgence. Là, on est en urgence Covid. Et donc, c'est une année assez plate professionnellement pour moi parce que je n'ai pas trop l'occasion d'aller voir les médecins. Donc ça c'est une première chose. Mon apprentissage dans mon métier de sales en tant que commercial, en tant que dans le pharma, a été décalé en fait presque un an je pense. Et puis j'ai commencé à aller voir les médecins, j'arrivais un peu à faire le tour. La première année j'ai eu le mélanome, donc c'était un médicament dans le mélanome, le cancer de la peau. Puis... La deuxième année, j'ai eu l'étude sur le cancer colorectal. Mais la troisième année, tu vois, je sentais que j'avais un peu fait le tour et que je n'arrivais pas à me voir évoluer dans ce métier, tu vois. C'était aussi un métier assez difficile parce que tu passes beaucoup de temps sur la route. Tu passes beaucoup de temps en salle d'attente aussi. Tes entretiens avec les médecins sont assez courts. Bref, oui. Ils sont assez brefs. Donc, tu vois, je n'avais pas l'impression de valoriser mon temps à 100% et d'être... et d'apporter quelque chose, tu vois, sur mes 24 heures de la journée. Enfin, en tout cas, sur mes 8 heures de travail.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Donc, je ne me voyais pas évoluer dans ce milieu hyper longtemps. En plus, je n'avais pas trop de pistes d'évolution dans ce métier. Et pourtant, c'était un métier hyper enrichissant parce que du coup, j'ai appris énormément de choses. J'ai appris à comment faire grandir un petit business, à commencer à gérer des clients. Chose que je n'avais jamais faite avant. avant, à part un peu au restaurant avec mes parents, mais c'était vraiment en off et un peu les week-ends. Là, c'était vraiment dans ma carrière professionnelle.
- Speaker #0
Et quel a été le déclic ?
- Speaker #1
Alors, le déclic, c'est que j'allais bientôt avoir 30 ans et je n'avais pas encore voyagé, pas énormément. Enfin, je n'avais pas encore... J'avais été une fois, deux fois, je pense... Au Vietnam. Au Vietnam, parce que je suis d'origine vietnamienne. Oui, oui. Mais voilà, je n'avais pas beaucoup exploré dans le monde. Et je me suis dit... Je travaillais énormément quand même. Et je me suis dit... Mais en fait, j'ai envie d'explorer le monde. J'ai envie de... Puis j'étais un peu perdue professionnellement.
- Speaker #0
Faire de sens un petit peu.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Quête de mission.
- Speaker #1
Quête de mission. Je me dis mince, j'ai fait des études techniques. Et puis, je n'aime pas trop la technique. Et puis, je fais... un métier un peu plus commercial et puis en fait je me rends compte que ça ne drive pas plus que ça, tu vois. Donc là je me dis mince, ok j'ai envie de voyager. Donc je décide de voyager.
- Speaker #0
Tu pars à l'étranger d'abord, est-ce que c'est d'abord l'Australie ?
- Speaker #1
Non, je pars en Amérique du Sud.
- Speaker #0
Ok, reviens, tu retravailles un petit peu en Belgique puis tu pars en Australie. C'est à ce moment-là que t'as un peu un déclic sur le produit. On va parler maintenant des coupes pop. Dis-nous un petit peu la genèse du projet, comment c'est venu, quelle est l'idée ? Oui. Est-ce que c'était entreprendre à tout prix, peu importe le produit ? Ou au contraire, tu as vu un problème à résoudre, une demande de marché et tu te dis je prends ce créneau là ?
- Speaker #1
Oui. Donc en gros, je pense que j'ai toujours eu la fibre un peu entrepreneuriale vu que mes parents sont entrepreneurs. Et qu'ils me disaient toujours, tu sais Amélie, un jour si tu as la chance de travailler pour toi-même, tu vas voir, ce n'est pas la même chose.
- Speaker #0
Le matin, tu te lèves, tu as envie de faire les choses pour toi et c'est ton petit bébé quoi. C'est dingue. Donc ils valorisent vraiment l'entrepreneuriat. Ce qui est rare dans la restauration, parce que parfois, j'entends souvent des discours de restaurateurs, le métier est très dur, ça demande beaucoup de travail, d'heures de travail sur place. Donc souvent, c'est pas quelque chose qu'on va valoriser auprès de ses enfants. A l'inverse de dire qu'il faut quelque chose d'autre que l'entrepreneuriat, en tout cas en tant que restaurateur. C'est ce que j'ai entendu,
- Speaker #1
je dis pas que c'est une généralité. Moi et mes parents, ils ont toujours dit la restauration c'est un métier très dur. Donc ils nous ont pas spécialement encouragés à être restaurateurs, mais ils nous ont assez encouragées je pense à un jour ouvrir son avoir son propre projet, son propre bébé. Donc ça oui. Mais après une fois que je l'ai fait, ils ont un peu changé de discours. Ça les a paniqués. Donc au début c'était pas simple quand je suis revenue et que j'aurais dit bon je quitte tout. Je veux faire du papier toilette. Ils m'ont un peu regardée en se disant oh là !
- Speaker #0
Qu'est-ce qui se passe ? Mais qu'est-ce qui s'est passé en Australie ? Pourquoi le papier toilette ?
- Speaker #1
Donc j'arrive en Australie et en fait, j'étais déjà un peu hyper en quête de nouveautés. Je me suis dit, je vais m'inspirer de la vie en Australie. Je pense inconsciemment, tu vois. Je me suis dit, bon, au pire, je pars en Australie. À la base, c'est pour mon boulot. Donc trouver un... enfin monter en compétence. J'avais envie de monter en compétence. Travailler à l'étranger en Australie. Je me dis, je reviendrai. C'est quelque chose que je vais pouvoir valoriser dans ma carrière. Donc, je suis toujours en mode trouver ma voie. Oui, corporer, trouver ma voie. Après trois mois, je trouve un boulot là-bas dans la pharma en tant que bio-ingénieur. Ça se passe super bien à tel point qu'après huit mois, ils me proposent de me sponsoriser mon visa pour que je reste et que je continue en Australie. Et là, je me suis vraiment dit « Ouh ! » Et là, j'ai commencé à réfléchir. Est-ce que ce métier me plaît ? Mais je me suis rendue compte que je suis partie à l'autre bout de la Terre pour faire exactement la même chose que ce que je faisais deux, trois ans auparavant en Belgique. Et ça ne me rendait pas spécialement heureuse, tu vois. Les premiers mois, ce qui m'a rendue heureuse, c'est de travailler dans un milieu anglophone, découvrir la culture australienne et découvrir les codes australiens. C'est ça qui me driveait. Et en parallèle, j'habitais du coup là-bas et je découvre un peu la vie à l'australienne et je découvre le papier toilette qui a un impact. Et il y a plein de marques qui existent là-bas et qui fonctionnent du tonnerre. Et donc, je me suis dit mais en fait, c'est trop ouf parce que c'est à ce moment-là où j'ai été sensibilisée au papier toilette, au fait qu'il y a la déforestation. Donc, on coupe des arbres pour faire du papier toilette. on le blanchit, juste pour que ça paraisse propre, alors qu'au final on n'en a pas besoin. Parfois il est même coloré, t'as des motifs dessus. C'est là où je me suis dit, c'est vrai que ça fait trop sens. Et comme le papier toilette c'est quelque chose que tout le monde utilise tous les jours, l'impact est énorme derrière, vu que c'est produit en masse énorme. Et donc je me suis dit, comment ça se fait que nous on utilise encore... énormément de papier toilette blanc en validant du plastique, acheté en masse, coupé. Enfin, tu vois ? Avec un impact sur la déforestation énorme derrière. Et donc, voilà. C'est vraiment tout simple.
- Speaker #0
Oui, l'épiphanie tombe dessus. Et quand tu le dis comme ça, c'est vrai. C'est vrai. J'utilise du papier toilette blanc, ce qui est aberrant, même parfois rose. Des motifs, la scène Noël, t'as des petits bonhommes de neige sur ton papier toilette. Ce qui est assez fou, en fait, quand tu y penses.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ok, donc tu dis... Ok, bon, finalement, merci pour le visa, mais non merci, je rentre chez moi.
- Speaker #1
Exact.
- Speaker #0
De retour ici.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui se passe ?
- Speaker #1
Alors, de retour ici... Ah ouais, ça c'est chaud parce que du coup, j'étais partie au final au total un an et demi. Mais en un an et demi, beaucoup de choses ont changé dans mon cercle d'amis. Il y a plein de bébés qui apparaissent. Des gens qui s'installent.
- Speaker #0
Qui achètent.
- Speaker #1
Qui achètent. Moi, je me retrouve... au point mort chez mes parents, dans ma chambre d'ado. Je venais d'avoir 31 ans. Tu vois, genre, j'avais pas de partenaire à ce moment-là. Et en fait, je voyais tout l'environnement qui était autour de moi, enfin, deux ans auparavant, avant mon voyage, avait énormément évolué. Et donc, c'était hyper dur,
- Speaker #0
mais confrontant, quoi.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Tu vois, je... J'étais partie pendant un an et demi, j'étais hyper heureuse en voyage. Je vivais ma best life, je voyagais énormément, j'étais dans un nouveau boulot, etc. Et le fait de revenir et de voir que tout a changé autour de moi, ça m'a un peu frappée à ce moment-là. Mais écoute, c'est pas grave, j'arrive chez mes parents, je commence à me renseigner sur comment on produit du papier toilette, quelles sont les usines en Belgique qui produisent du papier toilette. je fais ça en même temps que chercher un taf parce que là tu es toujours dans le mindset je vais faire des deux en parallèle ou peut-être adeptes complémentaires ou mais dans en fait je rentre et je parle de ce projet un peu à mes amis proches qui me disent tous c'est une trop bonne idée donc je me dis ok cool et mais à ce moment là j'avais besoin d'argent j'avais besoin de 2 va déjà avoir une voiture pouvoir me déplacer plus facilement pour J'avais besoin d'un appartement, tu vois. Et donc je me suis dit, bon, il faut que je me trouve un boulot. Je cherche du boulot. Mais en même temps, je sors et je revois mes amis. Et j'ai un pote qui me dit, ah mais si tu veux lancer un projet entrepreneurial, et je sais que c'est dur, tu vois, toute seule chez toi, isolée, il y a des incubateurs de startups qui existent. Tu veux, moi j'y participe. Ils clôturent justement, ils recrutent une nouvelle saison des candidats. Donc si tu veux, postule. Et là je me dis, ok, j'ai rien à perdre, donc je vais postuler. Je ne le savais pas, mais il y avait 150 candidats qui ont postulé.
- Speaker #0
Auquel, tu peux dire l'incubateur ?
- Speaker #1
C'est We Are Founders à Bruxelles.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Oui. Et puis ils disent que je suis sélectionnée. Et ils me disent, on a sélectionné 70 personnes. à venir pitcher devant un jury, donc vous êtes invité à venir à Bruxelles pitcher votre projet. Et là je commence, je me dis ah ok, les gens sont intéressés et puis je suis arrivée, j'ai pitché devant eux, ils ont adoré l'idée et donc j'ai été sélectionnée dans les 30 ou 35 derniers candidats. Et c'était un programme sponsorisé par Google, BeAngel, qui étaient quand même des gros noms. Donc je me dis, chouette ! Et donc là, en deux-deux, je me retrouve à reprendre un appart à Bruxelles. Je retourne à Bruxelles. Bruxelles, c'est ma ville de cœur parce que j'ai habité là sept ans avant de partir en Australie. Donc c'était le bon moment. Et donc je suis partie à Bruxelles et voilà.
- Speaker #0
Comment tu finances ton appart et tout ça ? Tu as des fonds ?
- Speaker #1
Comment ça te passe ? Là, j'ai accès au chômage.
- Speaker #0
Voilà, c'est ça.
- Speaker #1
Parce que j'ai travaillé avant.
- Speaker #0
Oui, tu as cotisé pour.
- Speaker #1
Et donc, du coup, comme j'ai cotisé pour 6-7 ans avant, c'était la première fois que j'étais au chômage. Et ce programme-là, avec We're Founders, ce qui est chouette, c'est qu'il gèle ton chômage. Parce que ton chômage, il est dégressif, tu vois. Chaque mois, tu reçois un peu moins. Et là, grâce à ce programme-là, pendant 9 mois, il gèle ton chômage. Pour moi, c'était parfait.
- Speaker #0
Tout s'aligne, quoi.
- Speaker #1
Tout s'aligne,
- Speaker #0
exacte. Donc tu dis, ok, là c'est un signe, je me lance à fond dans le développement d'EcoPop.
- Speaker #1
Exact.
- Speaker #0
Pourquoi ce nom ?
- Speaker #1
Alors EcoPop, pourquoi ? Eco pour le côté écologique, donc ça c'est un pilier fondamental dans mon projet. Et puis Pop pour le côté pop catchy, couleur, tu vois, coloré. Parce que moi j'ai envie de sensibiliser les gens, mais avec un ton fun. un ton humoristique, coloré. Moi j'adore porter des couleurs. Là je suis en blanc mais d'habitude j'adore porter des couleurs. Je suis quelqu'un d'assez positif. Et pop pour le côté population aussi parce que c'est un projet Impact. Donc ça me tient à cœur de soutenir des causes locales et sociales. Par exemple dans mon projet avec Urban Forest on a un partenaire. On peut en reparler tout à l'heure.
- Speaker #0
On peut, mais toutes ces valeurs étaient claires dans ton esprit dès le départ ou tu les as affinées en cours de projet ?
- Speaker #1
Oui, je les ai affinées en cours de projet. Ça m'a mis quand même un an à définir ce qu'on appelle ton MVP, c'est le Minimum Viable Product. Et donc ça, c'était aussi dur parce que j'avais des exemples australiens, mais j'avais envie de leur refaire à ma sauce. Donc tu vois, il fallait définir... durable, jusqu'où tu veux aller. Est-ce que c'est des usines éco-certifiées ? La mienne est certifiée bicorps par exemple. Il y avait le côté durabilité et puis il y a le côté pharma. Pour moi, c'était important quand j'ai travaillé dans la pharma de proposer un produit qui soit sain pour la peau, donc revenir à l'essentiel, enlever tout ce qui est additif superflu, etc. Et puis, tu as le côté impact humain ou... où on s'associe avec Urban Forest pour reboiser nos villes ici en Belgique.
- Speaker #0
On va venir un peu plus tard sur vraiment toutes ces belles valeurs. Qu'est-ce qui t'a le plus surprise quand tu as étudié un peu le marché belge du papier toilette ?
- Speaker #1
Qu'est-ce qui m'a le plus surprise ? Tu vois, j'étais hyper naïve l'année passée quand je suis revenue.
- Speaker #0
J'avoue que ce n'était pas si longtemps.
- Speaker #1
Non, ce n'était pas si longtemps. Et en fait, j'ai... Quand tu commences un projet comme ça, par où tu commences ? Je me dis « je veux faire du papier toilette, je dois trouver une usine de production. » Première étape. Première étape. Donc j'appelle toutes les usines, il n'y en a pas énormément non plus en Belgique. Je sais qu'il y en a une à Verviers, en région liégeoise. Il y en a plusieurs, donc je les contacte et je leur dis « j'ai ce projet-là, j'aimerais bien produire du papier toilette mais je veux qu'il soit recyclé » . J'aimerais bien... Le plus gros problème, c'est qu'ils proposent des emballages plastiques. Donc moi, je leur dis non, je veux du papier toilette en vrac. Déjà, ils me regardent, papier toilette en vrac, mais il faut un contenant. Comment est-ce que tu vas les emballer ? Je dis dans du carton. Je dis vous me les récupérez au début de la chaîne. Est-ce que je ne sais pas si tu vois comment ça se forme le papier toilette ?
- Speaker #0
Non, on peut nous détailler. Je ne suis pas connaisseuse du secteur.
- Speaker #1
Mais donc... Du coup, on fait des grosses bobines de papier qu'on appelle des bobines par an. Puis ensuite, on crée des petits tubes. C'est des longs tubes comme ceci. On les coupe et puis ils sortent à la chaîne, tu vois, genre par six. Et puis après, il les empile et puis t'as l'emballage plastique qui vient se mettre autour directement. Et là, je leur dis non, non, non, non, je veux le récupérer avant. Ils me disent mais on ne peut pas, la chaîne, elle est validée comme ça. Genre si on ne peut pas l'arrêter en cours de... Oui, c'est ça. On ne veut pas modifier toute une chaîne de production. pour tes petits rouleaux. Oui, c'est ça. En plus, je lui ai demandé un petit batch. Donc tu vois, normalement, tu dois commander une certaine quantité et moi, mes quantités étaient minimes donc j'avais pas le budget non plus à ce moment-là. Et donc, voilà. Donc, c'était... C'est assez compliqué. En plus, je leur demandais, oui, je veux du papier recyclé. Je veux qu'il y ait des labels échos dessus. Je veux que ce soit... Qu'on utilise les énergies renouvelables. Donc, oui, il y avait beaucoup.
- Speaker #0
Il y a pas mal de choses sur ta charte où, voilà, c'est des éléments importants pour toi. Du coup, en Belgique, tu ne trouves pas où produire ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Donc, tu vas, tu te déplaces ?
- Speaker #1
Oui. Où ? Alors, du coup, je commence à agrandir mes recherches parce que Tu vois, d'un côté, je comprends. Eux, ils doivent être rentables aussi. Sinon, il n'y a pas d'industrie. Donc du coup, je commence à agrandir mes recherches. Et là, je tombe sur un papetier en Espagne, à Géronne. Et je pense que dans la vie, il faut avoir un peu de chance aussi. Parce que moi, j'étais désespérée. Donc ça faisait trois mois que je cherchais. Je ne trouvais pas. Mais donc trois mois, c'est quand même long. Quand tu fais que ça, voilà quoi. Et là, je tombe sur lui. Et il a 35 ans, donc plus ou moins le même âge que moi. Et il est CEO de la boîte. Son papa l'a eu super tard. Et lui, comme il est arrivé assez jeune dans l'usine, il avait à cœur de développer toute une nouvelle branche e-commerce, plus développer le côté environnemental, recycler, etc. Parce que suite au Covid, il y a eu trop de fluctuations. Et donc, lui, il avait envie de développer quelque chose, une nouvelle branche pour diversifier son portefeuille de clients. Et quand je lui ai pitché le projet, il m'a dit « mais en fait, trop chouette, c'est exactement ce dans quoi j'ai envie de nous diversifier. Donc, vas-y, go, on fait une petite unité de production, on voit comment ça fonctionne » . Et voilà, il a adoré le concept. ensemble ce qu'on pouvait faire.
- Speaker #0
Tu ne t'es pas associée, tu fais ça toute seule ? Oui, je fais ça toute seule. C'est un choix, tu ne voulais pas t'associer ou tu n'as pas trouvé la personne avec qui...
- Speaker #1
Ce n'était pas un choix. En fait, quand j'ai démarré en septembre, donc trois, quatre mois avant, tout le monde m'a dit « Ah, tu as un profil technique, peut-être que tu devrais trouver un profil plus marketing commercial » . Et moi, dans ma tête, c'est vrai que je n'avais jamais vendu un produit. Enfin si, j'avais vendu, mais... Chez Pierre-Fab, ce n'était pas pareil. On avait toute une équipe marketing, commerciale. On était une team. Ici, je me suis dit que j'ai des compétences techniques. Je vais gérer tout ce qui est production de papier toilette. Qualité, label, etc. Mais je cherche quelqu'un en communication. J'ai écrit sur Meet My Job. Je ne sais pas si tu connais.
- Speaker #0
Oui, ils ont partagé le podcast d'ailleurs.
- Speaker #1
Ah ben voilà.
- Speaker #0
C'est sympa.
- Speaker #1
Oui, hyper sympa. Oui. Mais je n'ai pas trouvé la bonne personne. Et en fait, au fur et à mesure, j'ai dû le faire moi-même toute seule. Et c'est quelque chose que j'aime bien faire. Tu vois, développer des visuels, travailler la communication, etc. C'est quelque chose auquel j'ai pris goût. Et en fait, au fur et à mesure, j'étais toute seule. Et donc, j'ai bâti les trucs. Je l'ai fait. Et donc, je ne voyais plus trop l'intérêt de recruter quelqu'un dans le projet. Peut-être maintenant... Je me dis à l'avenir, pourquoi pas avoir quelqu'un plus finance, orienté finance. Ça c'est encore quelque chose que je dois développer en interne. Mais oui, pourquoi pas à l'avenir ? Ça je ne sais pas encore.
- Speaker #0
Et le petit point qui est parfois un petit peu problématique, c'est les finances justement. Enfin les budgets de départ. Comment tu as fait Love Money, levée de fonds, dette bancaire ou tes fonds propres ?
- Speaker #1
Donc, un mix.
- Speaker #0
Pour la première production, j'imagine que tu dois sortir quelques billes.
- Speaker #1
Oui, exact. En fait, tu dois commander énormément de papier toilette.
- Speaker #0
C'est quoi ? C'est quelle échelle ? Je ne me réalise pas.
- Speaker #1
C'est... Attends. Donc, c'était 780...
- Speaker #0
C'est plus ou moins 20 000 rouleaux. Donc, c'est beaucoup.
- Speaker #1
Parce qu'en moyenne, en Belgique, tu sais, ils disent combien de rouleaux annuellement ? Ça dépend, on va parler parce que les rouleaux, il y a rouleau et rouleau.
- Speaker #0
Oui, exactement.
- Speaker #1
Il y a les rouleaux et il y a les rouleaux du commerce.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Donc, en fait, les rouleaux, ça dépend quelle longueur, quelle quantité de papier, simplement, au poids. Donc, un rouleau ne vaut pas un autre rouleau. Mais en général, on dit 100.
- Speaker #1
Sans rouleau ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Sans doté-rouleau ?
- Speaker #0
Sans rouleau, classique. Donc, classique.
- Speaker #1
Donc, on va dire des détails. C'est un cheval public. Oui. Avec mon mari, c'est mon mari qui fait les courses, parce que c'est chaque fois un cheval public. Parce que lui, il a cet esprit analytique, mathématique. Et donc, il regardait... Enfin, même avant qu'on parle de l'interview, on regardait le prix à la feuille. Donc, c'était vraiment des calculs d'apothicaires. Juste pour comparer, parce qu'en fait... Tu as des promos dans tous les sens. Et moi, je suis, en tant que ménageuse, je suis chaque fois pas contente du papier parce que j'ai l'impression que c'est... Je ne sais pas, j'explique ça comme ça, mais c'est de l'air. Ça paraît gros, Et donc, j'ai toujours cette... Mais je n'ai jamais un peu investigué la problématique en me disant, mais c'est quoi ces papiers toilettes ? On cherche chaque fois les promos, les autres marques. C'est vraiment des things de ménagère.
- Speaker #0
Ah, c'est marrant.
- Speaker #1
On est quatre dans la famille, on se dit toujours, mais c'est pas possible, ça vole ces papiers toilettes. En plus, ça prend une place de fou pour stocker.
- Speaker #0
Oui, ça c'est vrai, c'est vrai.
- Speaker #1
Enfin bon, plein de problématiques que tu peux résoudre. Donc lui, il fait les courses.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Et donc, il a sa méthodologie. Mais donc, il regarde les promos et il regarde au rouleau, le prix au rouleau.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Après,
- Speaker #0
c'était le réflexe que tout le monde a.
- Speaker #1
Ce qui est mauvais parce que dans nos rouleaux, c'est 125 ou 150 papiers.
- Speaker #0
Tu vois, feuilles.
- Speaker #1
Et donc, quand tu fais tes calculs, je crois que...
- Speaker #0
Au final, t'es plus cher que peut-être... Oui,
- Speaker #1
t'es plus cher parce qu'on a comparé avec Ecopop et Ecopop est moins cher avec le tarif préférentiel. Tu vas un peu nous expliquer le business model, mais c'est vrai qu'on a comparé juste pour l'exercice, juste pour dire en fait... En fait, tu vois, tu ne te poses jamais la question, c'est quelque chose dont tu as besoin, que tu achètes sans vraiment réfléchir, en n'analysant pas vraiment le coût. Et évidemment, la qualité, c'est une aberration. Quand on met ça sur les fesses de nos enfants, on se dit, mais enfin, on met plein de produits qui ne sont quand même pas très clean.
- Speaker #0
Oui, exact. Enfin, on n'en a pas besoin, en fait. Non ? Oui, je suis d'accord avec toi. C'est pour ça que j'ai lancé ce projet.
- Speaker #1
Oui, je comprends, ça fait totalement sens. En janvier, tu rencontres cette nouvelle personne qui te suit dans l'aventure. Combien de temps entre la sélection du contrat et la première production ?
- Speaker #0
Je l'ai rencontrée en janvier. Je visite l'usine.
- Speaker #1
On parlait de levée de fonds, de love money ou d'argent.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Donc, janvier, je vais voir l'usine. Là, je tombe amoureuse du setup. Je me dis que c'est avec eux que j'ai envie de travailler. Je rentre et là, je me dis pourquoi. produire, donc il faut quand même produire 20 000 rouleaux. Sauf que je me dis, ok, même si je mets mon argent de poche là-dedans, si ça se vend pas, enfin, je vais me retrouver avec un hangar de papier toilette. J'habite papier toilette pour toute ma vie, tu vois ? Qu'est-ce que je fais de ça, quoi ? Donc du coup, je décide de lancer un crowdfunding qui me permet deux choses. Un, tester mon marché, voir si les gens sont intéressés, ce qu'ils pensent du projet et puis d'avoir mes premiers feedbacks avant même de produire mon papier toilette. Et en même temps, je travaille sur le développement du papier toilette. Ça a duré beaucoup plus longtemps que prévu. Ça a pris presque six mois à valider et trois mois à produire. Donc ça, c'est la partie arrière. Mais à ce moment-là, je me suis dit qu'il faut d'abord que je teste mon marché. Là, je lance un crowdfunding. Je prépare février-mars et fin mars, je lance mon crowdfunding. Et là... Enfin, pas étonnamment, mais j'étais trop heureuse. Donc en 15 jours, en 10 jours, j'atteins mon objectif. Donc j'arrive à récolter les sous nécessaires et je fais même plus. Je fais 150% de l'objectif.
- Speaker #1
On peut dire que tu peux dire les montants ?
- Speaker #0
Oui, oui. Donc j'ai levé plus ou moins 8000 euros. Et donc ça, ça m'a permis plus ou moins de... Bon, c'était pas assez... Pour financer toute la création de papier toilette, En fait, il y a la production de papier toilette, puis après, il y a les emballages. Et puis après, il y a le transport, il y a le stockage.
- Speaker #1
Stockage ?
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
qui se fait en Belgique.
- Speaker #0
Le stockage se fait en Belgique, ici, en région liégeoise. Et donc, tout ça, ça a un coût aussi.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Il y a aussi l'aspect légal. Donc, tu dois déposer ta marque... pour protéger le nom. Vu qu'on est sur du papier toilette, c'est une marque B2C. Donc tu dois protéger aussi ça. Ça, c'est un coût aussi. Et donc je lève ces fonds. Ça me permet de payer la moitié et moi j'avais l'autre moitié de ma poche.
- Speaker #1
Oh !
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Ok. Et qu'est-ce qui différencie Ecopop d'un rouleau classique du commerce ? Aujourd'hui,
- Speaker #0
Ecopop c'est du papier recyclé.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu entends par recycler ?
- Speaker #0
À partir de nos poubelles de courbettes, c'est du papier carton, les colis que tu reçois, etc., que tu jettes après. On recycle ça en papier recyclé. Il n'est pas blanchi. Il n'y a pas d'agent chimique. Je fais attention à ce qu'il n'y ait pas de colorant. Donc, tu vois ces motifs rouges, bleus. Il est testé aussi en laboratoire pour être sûr qu'il n'y ait pas de résidus de... On appelle les PFAS chez ces familles REC. C'est les polluants éternels qu'on appelle ça. Et donc, c'est des polluants qui sont issus d'additifs et qu'on ne sait pas éliminer en fait. Et qui se retrouvent toujours et qui peuvent être des perturbateurs endocriniens, etc. Donc voilà, j'essaie de faire en sorte que le papier soit le plus clean possible. Pour nos fesses. Et puis, tu as le côté aussi pratique parce que j'ai envie de rendre l'écologie et le côté clean accessibles. Donc, parce que tu vois, un pack de papier toilette, c'est vite encombrant. Donc du coup, tu n'as pas envie de le porter, le transporter. Tout le monde n'a pas les possibilités. Tu vois aussi, tout le monde n'a pas une voiture. Quand tu vas au supermarché, c'est encombrant, etc. Je propose un service de livraison où on te livre 3-4 fois par an et ça arrive chez toi dans un gros carton. Les rouleaux sont comprimés donc ils contiennent plus de feuilles mais ils sont comprimés donc ils prennent moins de place.
- Speaker #1
On adore ça parce que ça prend vraiment une place de stocker et moi, franchement, je trouve ça hyper malin. J'ai découvert ce système un peu de business model d'abonnement avec les les pamperses. Et en fait, ça fait totalement sens avec les pâtes toilettes.
- Speaker #0
Oui, c'est un produit que tu as quand même besoin.
- Speaker #1
Que tu ne te quittes pas périmèbre.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Ça fait extrêmement sens et en plus, ça revient moins cher. Avec cet abonnement-là, ça devient vraiment...
- Speaker #0
Mais en fait, tu vois, le truc, c'est que il n'y a rien à faire. Quand tu veux faire un produit de qualité qui soit éco-responsable, qui est Parce que, tu vois, par exemple, le fait qu'il n'y ait pas de PFAS, je dois le faire passer en laboratoire pour le faire tester. Tout ça, c'est un prix et c'est un coût, tu vois. Et pour pallier à ça, j'essaie de faire du volume, donc de la masse. C'est pour ça que je fais des rouleaux plus gros, entre guillemets, où il y a plus de papier. Et du coup, je gagne en quoi ? En logistique. Je gagne en stockage, parce que stocker, ça a un coût aussi. Tu loues en entrepôt. Et donc, tout ça accumulé... ça me dégage de la marge que moi j'aurais investi du coup dans le côté impact. Donc le côté clean pour la peau, bon pour la planète et le côté humain où on s'associe avec Urban Forest justement pour soutenir des projets locaux et humains.
- Speaker #1
Tu peux nous dire un mot sur Urban Forest ?
- Speaker #0
Oui, Urban Forest c'est une association qui a pour but de planter des micro-forêts.
- Speaker #1
C'est quoi des micro-forêts ?
- Speaker #0
C'est des mini forêts. J'imagine.
- Speaker #1
J'imagine, mais... Donc, c'est une mini forêt en ville, en fait ?
- Speaker #0
Oui, en gros, le but, c'est de reboiser nos villes. Mais comme en ville, on n'a pas beaucoup de place, alors ils sont basés sur une méthode japonaise. Parce qu'au Japon, il y a énormément de gens qui vivent sur un petit territoire. Et donc, ils ont développé des méthodes assez smarts. C'est créer, planter des arbres de façon très condensée, sur un petit espace, mais qui vont... produire, qui vont améliorer la qualité de l'air qui vont avoir le même effet que si tu faisais ça sur un plus grand espace ok et en fait ce que j'aimais beaucoup avec leurs projets c'est qu'ils invitent des écoles à venir donc planter avec eux. Et donc, ça permet aux enfants de sortir de la classe, de comprendre comment fonctionne la nature et puis eux de se dire j'ai planté mon arbre, moi aussi je veux... Et donc, ça permet aussi de les éduquer dans le processus. Donc, je trouvais ça trop chouette.
- Speaker #1
Avant de passer aux petites questions signatures, est-ce que t'as rencontré un point extrêmement bloquant dans la création et le développement de l'Ecopop ?
- Speaker #0
Un point hyper bloquant ?
- Speaker #1
Par la recherche de ton fournisseur.
- Speaker #0
Oui, donc j'ai eu la recherche du fournisseur. J'ai eu un point bloquant en gros. Je pense que c'est aussi de me faire connaître comme on est sur une marque de la grande consommation. C'est hyper dur de se faire connaître. Moi, je suis solo fondatrice et j'ai plein de casquettes à mon arc. Et là, pour le moment, je dois prendre la casquette de la vente. J'ai eu d'abord la casquette du co-développement du papier. Puis ensuite, j'ai eu la casquette marketing où j'ai fait une campagne de pub pour faire mon crowdfunding. Puis ensuite, j'ai eu la casquette création de site internet. Je l'ai fait moi-même avec Shopify. Donc tu vois, je n'avais jamais touché à ça avant.
- Speaker #1
Il est très chouette. Je vous invite à aller voir, il est vraiment chouette.
- Speaker #0
Merci, c'est gentil. Mais comme j'ai eu des délais avec la production, tu vois, j'ai eu un peu plus de temps durant juillet et août pour faire ça.
- Speaker #1
Mais toute ta charte graphique, tout ça, c'est toi qui a le soin de ta tête quoi.
- Speaker #0
Oui, Et je me suis beaucoup baladée sur Pinterest. J'imagine,
- Speaker #1
c'est très chouette. C'est comme toi.
- Speaker #0
Tu vois,
- Speaker #1
toute seule, tu fais des trucs super parce qu'on pourrait croire que ce soit un graphiste qui l'a fait. C'est hyper chouette. Merci. C'est hyper pro.
- Speaker #0
En fait, ça, je me suis découvert aussi un peu une passion. J'avais un côté créatif enfoui en moi que j'avais jamais vraiment exploré. Et en fait, je me suis trop éclatée à faire ça. Genre trouver, enfin, tu vois, choisir les couleurs, les... penser à l'univers, etc. C'est une vision que j'avais quand j'ai pensé à Ecopop. Et en fait, de devoir le mettre sur papier, j'ai adoré cette partie-là. Puis en septembre, j'ai eu la casquette logistique parce que je travaillais avec un partenaire, mais du coup, il faut tout connecter ensemble. Tu vois, les gens avaient commandé en septembre, en avril. Puis moi, j'ai reçu mon batch en septembre et il y avait beaucoup qui avaient oublié entre-temps. Donc il fallait... relier la logistique, enfin la distribution. Il y en a qui avaient reçu leur colis au point relais mais ils n'avaient pas compris que c'était moi donc ils l'ont laissé là. Donc on a dû envoyer une deuxième livraison. Enfin bref, c'est un peu le bordel parce qu'on a eu plus de 150 colis à envoyer donc c'était beaucoup d'un coup. Donc septembre-octobre, c'était vraiment accès logistique pour être sûre que tout fonctionne bien, tout soit connecté avec mon site internet, etc. Et maintenant, c'est la casquette vente. Donc, c'est une nouvelle difficulté. Enfin, c'est un nouveau challenge à chaque fois, j'ai l'impression.
- Speaker #1
Oui, oui. On va tout faire. Oui. Donc, maintenant, tu démarches. Tu vas...
- Speaker #0
Maintenant, je démarche.
- Speaker #1
Parce que dans ta vision, tu fais du e-commerce. Tu livres directement les particuliers. Mais aussi, tu vas te retrouver dans des points de vente.
- Speaker #0
Oui. Alors, j'ai décidé de lancer ça il y a quelques semaines. Parce que si tu veux, en septembre, octobre, j'ai eu mon lancement. Donc là, j'ai eu un pic aussi de ventes naturelles. J'ai eu la chance de passer dans le journal. Les visibilités,
- Speaker #1
j'ai vu.
- Speaker #0
Ouais, et du coup, j'ai une visibilité. Donc, en fait, j'ai reçu mon batch. Je me suis dit, trop chouette, mon projet est chouette. Les gens sont réceptifs. Et donc, j'ai des commandes tous les jours. Donc, je ne dois rien faire, entre guillemets. Enfin, j'étais axée justement là à délivrer plutôt la logistique et être sûre que tout le monde reçoit son colis chez lui, que tout se passe bien. Et puis, au mois de novembre, donc il n'y a pas si longtemps que ça, là, je ressens un plateau, un plat. Et en fait, c'est normal parce que Tous ceux qui ont commandé avant, tous mes proches, ils sont en train d'essayer le papier toilette. Tous les nouveaux clients que j'ai acquis jusqu'à présent, ils ont leur carton, mais ça dure au moins 2-3 mois. Ils sont en train de tester le produit. Là, je me retrouve face à un nouveau challenge pour atteindre mes objectifs de vente. Je commence à avoir des magasins bio qui me contactent. et qui me disent « En fait, on a intéressé. » Et j'ai eu un premier magasin qui m'a pris 25 boîtes d'un coup. Je me dis mais en fait, c'est trop bien parce que tu vois, je suis toute seule. Bon, à part les médias, je ne peux pas passer à la télé 15 fois non plus. J'ai du mal à... Ou alors il faut investir beaucoup en campagne méta, etc. Et ça, j'ai encore... pas du tout fait, donc pas encore investigué. Et du coup, je me suis dit, en fait, ce que je vais faire, là, c'est... Ce que je suis en train de tester maintenant, c'est d'aller voir les magasins bio et d'avoir des revendeurs comme ça, eux, ils sont mes ambassadeurs, entre guillemets. Ils peuvent expliquer mon produit et je peux me décupler comme ça. Donc là, pour le moment, je suis en train de démarcher un peu les magasins bio, les petits... petits magasins de retail.
- Speaker #1
Oui, parce que moi je pense hôtel, bit.ly aussi, tous ces choses que tu peux... Mais comme tu dis, on a 24 heures dans une journée, il faut choisir ses combats et petit à petit les choses vont se mettre en place. Mais c'est en tout cas un succès dès le départ pour toi. Tu le vis comme ça ou tu te mets beaucoup de pression ?
- Speaker #0
Non, en vrai, j'ai beaucoup de chance. Mon lancement se fait comme j'ai prévu, etc. C'est juste qu'au niveau des objectifs que je m'étais fixée, parce qu'à partir de juin l'année prochaine, je n'aurai plus accès à des aides, à des subsides. Et donc là, je vais devoir pouvoir me payer en vivre. Et même si tu as envie d'entreprendre avec du sens, faire de l'impact, tout ce que tu veux, ça reste un métier et il faut que ton métier puisse payer ton loyer, payer tes besoins pour pouvoir continuer. Et donc là, j'ai besoin de faire beaucoup plus de volume. Et donc là, l'idée... Ce serait dans les prochains mois, comme tu me l'as mentionné tout à l'heure, aller dans les hôtels, proposer la restauration aussi. Et donc, c'est aussi un nouveau challenge.
- Speaker #1
Avant de passer aux petites questions signatures que je sais que les auditeurs adorent, je vais vous demander si vous avez aimé cet épisode, de le partager, de mettre une petite note, un petit 5 étoiles, un petit commentaire. C'est vraiment comme ça que ça... que ça aide le podcast à grandir, un partage organique, c'est ce qui marche le mieux, donc je vous remercie. Maintenant on passe aux petites questions signatures pour finir l'épisode du jour. EcoPop aujourd'hui c'est un monoproduit, il y a juste du papier toilette. Est-ce que dans tes rêves les plus fous tu as envie de développer d'autres produits, créer un écosystème ?
- Speaker #0
Oui, j'adorerais en fait faire... J'ai déjà plein d'idées, je veux faire des packs de mouchoirs, je veux faire des serviettes écoresponsables... Je veux faire... Papier essuie-tout. Papier essuie-tout. En fait, j'ai envie de devenir la référence dans le papier éco-responsable. Mais attention, là, pour le moment, j'ai envie de développer le papier toilette d'abord à fond. J'ai pas envie de griller toutes mes cartes et trop m'éparpiller et m'épuiser parce qu'à chaque fois que tu développes... Regarde là, tu vois, ça t'a mis un an à sortir le papier toilette. Mais le développement d'un produit... ça prend énormément de temps. Tu dois le penser, tu dois le tester, voir s'il fonctionne. Donc là l'idée vraiment c'est pendant au moins un an, me fixer sur le papier toilette, le faire grandir, me faire connaître, faire connaître Ecopop comme la marque référente dans le papier toilette. Et puis après une fois que j'aurai atteint une stabilité économique un peu plus pérenne, je vais pouvoir réinvestir mon temps dans d'autres... Et développer d'autres produits. Parce que je trouve que parfois, il ne faut pas aller trop vite. Quand je vais voir les magasins bio, souvent ils me disent « Ah mais vous n'avez que du papier toilette, ce serait bien de développer une gamme comme ça nous pouvons vous placer comme étant une marque de papier global. » Mais je pense qu'il faut y aller étape par étape. Il vaut mieux avoir un produit excellent que 13 moyens.
- Speaker #1
C'est un excellent point de vue.
- Speaker #0
Donc, je pense que oui.
- Speaker #1
Tu te fais toujours coacher, mentorer ? Ou ta couveuse, elle t'aide toujours ? Ou tu es sortie de ça ?
- Speaker #0
Alors ça, j'ai fini l'incubation, c'était que neuf mois. Et du coup, ça s'est fini en juin. Et là, j'ai postulé chez CBC Startit, qui est un accélérateur de start-up. Donc eux, en général, ils sélectionnent des projets qui sont déjà un peu plus matures. Donc, ils ont déjà fait quelques ventes. Et ils t'aident à la croissance. Donc... Oui, à l'heure d'aujourd'hui, je suis accompagnée par eux. Et donc, j'ai accès à un réseau d'entrepreneurs. Donc ça, c'est, je trouve, hyper important. Tu le recommandes de bien s'entourer ? Oui, clairement.
- Speaker #1
Toi, tu vois une différence ?
- Speaker #0
Oui, oui, oui.
- Speaker #1
Tant pour la vente de ton produit que pour toi, ton cheminement perso ?
- Speaker #0
Ah oui !
- Speaker #1
Parce que la solitude de l'entrepreneur, on en parle souvent.
- Speaker #0
Oui, oui, oui.
- Speaker #1
Particulièrement pour les femmes, je trouve.
- Speaker #0
Oui, exactement. Tu vois ? Et en fait, tu vois ici, je suis en relation avec d'autres personnes qui font la même chose que moi et qui sont plus ou moins au même stade. Et donc... Oui, tu as un réseau d'experts, de coachs, etc. Mais la plus grande plus-value, je trouve, c'est de se retrouver avec d'autres entrepreneurs qui font plus ou moins la même chose que toi sur d'autres produits ou d'autres services, mais qui passent par les mêmes réflexions que toi.
- Speaker #1
Qui sont au même stade.
- Speaker #0
Qui sont au même stade. Et du coup, tu peux vraiment échanger des tips genre « Ah, tu fais comment ? » « Ah, ben moi j'ai déjà fait cette partie-ci. » « Si tu veux, je te file le contact. » Ou « Ah, tu peux aller développer ça chez tel prestataire. » on peut s'échanger des types. C'est hyper enrichissant. C'est beaucoup plus motivant que de travailler tout seul dans ton coin.
- Speaker #1
Excellent conseil. Est-ce que tu as, toi, un équilibre vie pro-vie perso ? Aujourd'hui, tu partages ta vie avec ton chéri ?
- Speaker #0
Oui. Il en entend beaucoup parler, j'imagine. En vrai, j'ai beaucoup de chance parce que... D'ailleurs, pour l'anecdote, quand on s'est rencontrés, on était en date, c'était notre premier date, et je lui ai parlé 20 minutes de papier toilette. Et il m'a dit « C'est la première fois de ma vie que je suis en date et que quelqu'un me parle de papier toilette. » La fille est passionnée ! Et du coup, mais voilà, on est toujours ensemble.
- Speaker #1
Il a dû aimer le sujet, il a dû accrocher. Tu l'as bien vendu.
- Speaker #0
Mais en fait, j'ai de la chance, c'est que lui, il vient d'une famille d'entrepreneurs. Donc, il comprend toute sa famille, ils ont tous entrepris. Lui, il est employé, donc il a un boulot classique d'employé. Et du coup, moi, ça m'aide à avoir un équilibre vie pro et perso dans le sens où Je sais qu'à 18h, il va rentrer du boulot. Je vais m'arranger pour rentrer plus ou moins en même temps que lui, pour qu'on puisse partager un petit moment ensemble. Donc ça m'aide à avoir un rythme. Parce que sinon, moi mes journées, je les formule comme je veux. Comme je suis entre guillemets toute seule. Je pourrais commencer plus tard, je pourrais terminer beaucoup plus tard. Mais le fait de vivre ensemble, et du coup ça me permet d'avoir un équilibre... J'essaie de partir vers 9h, d'avoir un emploi d'employé.
- Speaker #1
Donc tu cadres quand même tes horaires ?
- Speaker #0
Oui, je cadre mes horaires par rapport à lui. Le week-end, par exemple, je vais essayer de ne pas trop... Le dimanche, je ne travaille pas.
- Speaker #1
Tu arrives à déconnecter ? Oui,
- Speaker #0
j'arrive à déconnecter. Parce qu'au début, je ne le faisais pas. Et je sentais que ce n'était pas sain. Je sentais que je m'épuisais. Là, j'ai décidé de me caler un peu sur ces horaires. Et puis j'ai aussi le sport, tu vois par exemple j'ai des cours de tennis.
- Speaker #1
Oui c'est une de mes questions, le sport, le mouvement, est-ce que ça fait partie de son quotidien ?
- Speaker #0
Et c'est marrant parce que depuis que j'ai entrepris, je ressens encore plus le besoin de faire du sport qu'avant.
- Speaker #1
Tu arrives à caler ce moment pour toi ? En fait je me l'oblige. Oui c'est ça.
- Speaker #0
Je me l'oblige sinon je ne le fais pas. Donc typiquement ce que je fais c'est que je prends des cours, j'aime bien prendre des cours de tout. Apprendre un stage constant ! Oui, je prends des cours de... Enfin, tu vois, je prenais des cours de yoga avant. Maintenant, je fais un peu moins parce que je me suis mise à la course. Donc, je cours un peu.
- Speaker #1
Mais là, tu cours seule ? Tu pars seule sur le temps de midi ou quoi ?
- Speaker #0
Ouais, ça, je cours...
- Speaker #1
Ça t'arrive à te dire ? Parce que moi, je me dis toujours qu'aujourd'hui, je vais courir. Jamais, je vais courir. Je suis prise dans les trucs.
- Speaker #0
Mais je vais courir avec mon mec alors. En général, c'est ça qui me motive. C'est plus... On va se motiver l'un l'autre. Mais c'est vrai que courir seule, je ne le fais pas souvent. Mais par contre, je prends des cours de tennis une fois semaine. Je sais que le Jeudi soir, c'est tennis et c'est mon moment. Hier, j'ai traîné des pieds pour y aller parce que j'ai dû refermer mon ordinateur plus tôt. Il faisait noir, je n'avais pas envie, je n'avais pas encore plein de trucs à faire. Et pourtant, ça m'a fait un bien fou de déconnecter. Donc maintenant, je m'oblige à le faire.
- Speaker #1
Question un peu indiscrète, tu ne peux pas y répondre évidemment. La maternité, la vie de famille et l'entrepreneuriat, tu penses que c'est compatible ?
- Speaker #0
Je pense que c'est compatible. Moi, c'est marrant parce que j'ai toujours voulu... Ma maman m'a eue hyper tôt. Elle m'a eue à 21 ans. Et donc, on a une super belle synergie ensemble. Et j'ai toujours voulu avoir des enfants tôt. Bon, ça s'est pas mis... Personnellement, j'avais pas rencontré la bonne personne. Je pense que tout est cumulable. Parce que je pensais qu'il fallait y aller étape par étape. Mais je pense qu'on peut tout avoir en même temps. Et je pense que... tu t'organises, en fait. Tu fais autrement. Donc, à l'heure d'aujourd'hui, je pense que c'est vraiment faisable. C'est juste une question d'organisation. Mais t'es pas obligée de choisir. Ouais. Pour pouvoir réussir dans ton carrière,
- Speaker #1
dans ton verso.
- Speaker #0
Ouais, ouais, c'est ça.
- Speaker #1
Ton sommeil, quel rapport t'as au sommeil ?
- Speaker #0
Moi, j'ai de la chance et que je dors très, très bien. Donc, j'ai... Là où, tu vois, mon compagnon, lui, le soir il va se coucher et il fait de l'insomnie donc il va se coucher mais il va mettre deux heures à s'endormir il cogite quoi et donc il va être au lit pendant dix heures mais il aura dormi six heures tu vois alors que moi je me mets au pieu en trois secondes je m'endors donc ça c'est le rêve et donc le matin je me lève et je me sens reposée et en forme par contre j'ai besoin de beaucoup d'heures de sommeil ouais Plus que la moyenne, je dirais. Oui.
- Speaker #1
On a parlé du sommeil et on a parlé du sport. Est-ce que l'alimentation, c'est quelque chose auquel tu prêtes attention ?
- Speaker #0
De plus en plus. Mais après, moi, comme j'ai grandi... Dans une famille de restaurateurs, mes parents ont toujours fait attention à nous éduquer à manger sainement. Donc tu vois, eux cuisiner c'est de l'artisanat, c'est être créatif. Et donc j'ai eu la chance de toujours adorer les légumes. Tu vois, je n'aime pas trop manger gras tout le temps, tu vois genre... Allez, un burger, je vais le manger peut-être une fois tous les deux semaines. Ce n'est pas quelque chose dont je vais raffoler, tu vois.
- Speaker #1
Tu n'as pas de cravings de...
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
De fast food.
- Speaker #0
De fast food, etc. Donc ça, ça va. Je pense que je mange assez sainement. Du coup, j'adore les légumes. J'essaie de... Parfois, j'ai des périodes comme ça où j'aime bien manger de la viande. Et puis il y a des périodes où j'en mange beaucoup moins. Donc ça, c'est vraiment par vague, par exemple.
- Speaker #1
Est-ce qu'il y a un livre qui t'a particulièrement aidée quand tu as commencé l'entrepreneuriat ou qui t'aide aujourd'hui ?
- Speaker #0
J'adorais lire quand j'étais plus jeune. Je n'arrivais pas à m'endormir si je ne lisais pas avant.
- Speaker #1
J'avoue, je lis tous les soirs aussi.
- Speaker #0
Mais maintenant, depuis que j'ai fait des études universitaires, je ne sais plus lire.
- Speaker #1
C'est vrai ?
- Speaker #0
Oui, je n'arrive plus à lire. Par contre, j'écoute énormément de podcasts. Ou alors... Il y a toute une période où j'écoutais des histoires, mais à l'audio. Donc c'est ma période Pierre-Pavre où j'étais commerciale. Oui,
- Speaker #1
ça va bien.
- Speaker #0
J'adore écouter, mais c'est vrai que lire, c'est quelque chose dont je ne prends plus trop le temps à l'heure d'aujourd'hui. Mais j'aimerais, tu vois, genre en vacances ou quoi, quand t'as le temps, c'est quelque chose que parfois je me prends un livre avec et je me dis... En fait, j'adore.
- Speaker #1
Je pense que ça va revenir. Oui. Moi, j'ai étudié aussi avec toujours des livres. Toujours lu, beaucoup. Et en fait, quand j'avais des enfants... Petite parenthèse, mais quand j'allaitais, ça se mettait bien parce que moi, je n'étais pas trop chaude d'avoir des écrans toute la nuit. Quand tu allais toute la nuit, ce n'est pas trop top d'avoir des écrans et commencer à scroller Insta.
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #1
j'avais une liseuse vraiment meilleur type. Personne qui aime lire. La liseuse, c'est bien, ce n'est pas de la lumière bleue et en fait, tu ne déranges pas ton partenaire ni ton enfant parce que ton enfant dort avec toi. Et donc, ouais. Ça, c'était vraiment pour me réconcilier avec la lecture. Cool, la liseuse, essaye.
- Speaker #0
En plus, tu vois, c'est plus léger, tu vois. Moi, je ne trouve pas que je lis dans ma liseuse et je les prends dans mon sac. C'est cool.
- Speaker #1
Donc, je recommande vivement la liseuse. Est-ce qu'on pourrait te reprocher quelque chose ?
- Speaker #0
Est-ce qu'on pourrait me reprocher quelque chose ? Ah, je ne sais pas trop. Professionnellement ou...
- Speaker #1
Tu choisis.
- Speaker #0
Qu'est-ce qu'on pourrait me reprocher ?
- Speaker #1
Trop exigeante, trop bordélique ?
- Speaker #0
Ah ouais, mon mec me reproche souvent que je ne suis pas assez organisée. Que j'ai tendance à vouloir tout faire et donc je vais accepter plein de trucs. Et parfois, notamment par exemple hier, avant-hier, j'étais à Bruxelles et j'ai voulu combiner business et perso. Donc j'ai voulu voir mes amis, puis dîner avec ma soeur et puis aller revoir mes anciens collègues de l'incubateur We Are Founders. Donc j'ai enchaîné... Mais du coup, j'avais l'impression d'être frustrée en rentrant. J'ai vu plein de monde d'un coup, mais je n'ai pas eu le temps de me poser et d'avoir une conversation posée avec eux, tu vois, avec chacun d'entre eux. Donc parfois, voilà, c'est mon envie de tout faire à la fois. Ouais, je pense que c'est... Ouais, de moins m'éparpiller et de me dire OK, je vois peut-être moins de gens, mais je les vois de manière plus qualitative, quoi, guillemets.
- Speaker #1
Est-ce que tu as un conseil, une méthodologie pour justement... Parce que dans ton business quand même, tout ce que tu as fait a dû, j'imagine, mettre des priorités, être organisé, être quand même construit. Est-ce qu'on peut vite partir dans tous les sens dans un business ? Ou peut-être tu te ressens, tu te dis écoute, de nouveau je pars dans tous les sens, je me ressemble. Est-ce qu'il y a un tip que tu peux nous partager ?
- Speaker #0
Oui, c'est marrant que tu parles de ça parce que justement, il y a quelques semaines, j'avais rendez-vous avec mon coach et il me disait... Comment ça se passe jusqu'à présent ? Je dis, écoute, je dois les vendre, mais je n'ai pas le temps d'aller sur le terrain. Il me dit, mais tu fais quoi de tes journées ? Et en fait, je me suis rendue compte que je devais régler à chaque fois des situations que j'avais l'impression qu'ils étaient urgentes, tu vois, des trucs en dernière minute, de la logistique ou du marketing. Et du coup, je n'avais pas une pondération assez uniforme sur ce que je faisais et je n'avais pas en fait... Comme je réponds tout le temps à des demandes en dernière minute, moi je... Comment je fonctionne ? Je déteste avoir une tout doux à rallonge. Si c'est un truc qui ne prend pas trop de temps, je le fais direct, tu le vois, pour éliminer ça. Du coup, ça me bouffe. C'est urgent,
- Speaker #1
mais pas important. Et du coup, tu le fais.
- Speaker #0
Et je le fais.
- Speaker #1
Alors qu'est-ce qui est important ? Pas urgent, mais qui est important pour faire avancer le business. Par exemple, avoir des avant-produits.
- Speaker #0
Exactement. Et je le repose-pose à chaque fois. Et donc, du coup, j'ai décidé de faire mon... créer un calendrier avec des couleurs, des codes couleurs.
- Speaker #1
Digital ou papier ?
- Speaker #0
Non, digital.
- Speaker #1
C'est pas moi une problématique de cette organisation. Moi,
- Speaker #0
je travaille le calendrier de mon téléphone et il est connecté avec mon Outlook pro. Et du coup, je me fixe, je me bloque des temps où je me dis ces heures-là, je fais ça et puis... Et puis rien d'autre. Et alors, je fais aussi un tableau avec mes tâches importantes, urgentes. Tu classes sur quatre... Oui,
- Speaker #1
la matrice. Oui,
- Speaker #0
voilà. Et du coup, ça m'aide à être un peu plus organisée et à identifier les priorités.
- Speaker #1
Donc ça marche.
- Speaker #0
Oui, ça marche.
- Speaker #1
Deux dernières questions. Un conseil que tu aimerais partager à l'audience aujourd'hui pour des gens qui veulent entreprendre ou qui entreprennent, mais qui ont peut-être, comme tu dis, un plateau ou qui ont un blocage.
- Speaker #0
Moi, je pense qu'il faut oser, qu'il faut croire en ses rêves et vraiment se dire parfois, tu sais quoi, la vie est trop courte, prends le risque et fonce. J'ai beaucoup de gens qui me disent, mais Amélie, c'est incroyable, t'as fait ça. J'ai une amie encore récemment, elle me dit, tu sais, quand t'es revenue de vacances d'Australie, on s'est vu l'été dernier et tu me racontais ton projet, je m'étais dit, purée, elle est tombée sur la tête. Et c'est fou. Et elle dit, tu y as cru et tu as persévéré. Et maintenant, il est là ton papier toilette. Donc, je pense qu'il faut vraiment se dire, tout le monde ne démarre pas non plus de la même façon. Donc, je ne dirais pas que tout est possible. Mais en tout cas, il faut oser croire en ses rêves et surtout franchir le pas et se dire, bon, j'ai envie de faire ça, mais... Comment est-ce que je fais ? Il faut agir, il faut actionner des leviers. Moi, je voulais écrire du papier à toilette. Qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai commencé à chercher des visites, je me suis entourée. Il faut franchir le pas.
- Speaker #1
Comment tu as fait pour contrer un peu les peurs de ta famille ?
- Speaker #0
J'ai un peu ignoré la chose. Du coup, ils étaient là, mais ils étaient sûrs. Eux, en fait, le truc, c'est que... J'ai levé des fonds, mais tout le temps pour lequel j'ai travaillé sur le projet, je n'étais pas rémunérée. Donc, tu vois, c'est aussi du temps que tu consacres à ton projet. Donc, eux, ils s'inquiétaient. Ils avaient peur que ça ne fonctionne pas, que les gens ne comprennent pas le concept. Il y a beaucoup de challenges derrière. Et en fait, eux, ils ont travaillé toute leur vie pour m'offrir la possibilité de faire des études et d'avoir une voie facile, entre guillemets. Et donc, ils ne comprenaient pas pourquoi je voulais... partir de zéro et tu vois, ils se sont dit mais nous on a bossé toute notre vie pour que vous puissiez avoir des études, avoir une facilité et pas devoir vous battre comme nous on l'a fait quoi. Et là, à l'heure d'aujourd'hui, récemment, il y a une cliente qui m'a vue à la TV et qui est venue au restaurant de mes parents, qui a dit j'ai vu votre fille à la TV, mais c'est incroyable son projet, vous devez en être super fière et comme j'ai tellement peu communiqué sur ce que je faisais, je crois qu'ils n'avaient pas percuté en fait et après c'est à ce moment là quand la cliente est venue qu'ils se sont dit mais en fait c'était quand même chouette elle a quand même réussi à la toucher du public parce que je communique tellement peu en fait sur mes ventes sur mon quotidien avec le papier toilette j'avais décidé de plus trop en parler parce que chaque fois ça me pesait ça me pesait quoi j'avais besoin de soutien à ce moment là et je ne l'avais pas donc je me suis dit Bye. écoute, je ne vais juste pas trop en parler.
- Speaker #1
Et voilà quoi. Et tu penses qu'il faut la bonne idée ? Tu penses qu'il faut la bonne idée où n'importe quel domaine, n'importe quel produit, en fait, tu peux... Il y a de la place pour tous ? Oui, moi, je pense qu'il y a de la place pour tout le monde. Mais je pense que, moi,
- Speaker #0
cette idée-là, ce n'est pas moi qui l'ai trouvée, entre guillemets.
- Speaker #1
Tu as vu ce qui se faisait ?
- Speaker #0
J'ai vu ce qui se faisait à l'étranger. Et donc, je me suis dit, ça fonctionne là-bas. Pourquoi pas ? En Belgique. Et donc, je me suis dit, je vais, je l'ai refait un peu à ma sauce parce que, voilà, de mon parcours, j'ai voulu le faire comme ceci. Mais le concept de base, il cartonne à l'étranger. Donc, je me suis dit, en fait, pourquoi pas ramener ça ici, tu vois. Donc, j'avais ce côté un peu... rassurant de me dire ça fonctionne déjà à l'étranger donc pourquoi pas ici mais c'est vrai qu'on m'a beaucoup challengé on m'a dit le marché belge c'est pas le marché australien donc peut-être que les gens ne seront pas ouverts donc il faut il faut tester il faut voir j'ai hâte de voir la suite pour toi moi aussi et dernière question Amélie où est-ce qu'on peut te retrouver toi personnellement et puis Ecopop bien sûr oui alors Ecopop c'est vous pouvez le retrouver en ligne via mon e-shop donc c'est www.ecopop.co
- Speaker #1
Je mettrai en barre description de toute façon.
- Speaker #0
Oui, parfait. Et sinon, on peut vous contacter,
- Speaker #1
toi, sur LinkedIn ?
- Speaker #0
Ah oui, bien sûr, sur LinkedIn. Je suis assez présente. Je poste encore assez régulièrement de temps en temps l'évolution de mon projet.
- Speaker #1
Tu arrives à dégager du temps pour ça ?
- Speaker #0
Je ne dégage pas énormément de temps pour ça. En général, je mets une petite photo. Et alors, c'est plus une réflexion. Tu vois, parfois, le matin, je suis là et j'ai une petite réflexion d'entrepreneur et je partage le... Le truc sur LinkedIn, ça me prend cinq minutes. Donc, c'est ce qui est différent des réseaux sociaux, genre Instagram, Facebook. Là, tu dois vraiment créer du contenu. Donc, ça, ça prend énormément de temps et c'est quelque chose que je fais moins maintenant. Mais LinkedIn, c'est plus partager mes réflexions entrepreneuriales. Parfois, ça, j'aime encore bien. Donc, voilà.
- Speaker #1
Écoute, Amélie, merci beaucoup.
- Speaker #0
Merci à toi pour l'invitation.
- Speaker #1
Avec plaisir. C'était passionnant. Merci encore.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
Merci d'avoir écouté cet épisode d'Audace. Si la conversation t'a plu, pense à t'abonner, à laisser 5 étoiles ou un commentaire et à partager autour de toi pour faire grandir le podcast. Retrouve aussi les épisodes précédents et toutes les actus sur Instagram, audace.podcast. Et on se retrouve très vite pour un nouvel épisode.