Speaker #0Bienvenue dans ce nouvel épisode de Entre savoir et être. Aujourd'hui, nous allons plonger dans un sujet fondamental pour tout formateur, coach ou accompagnant. L'art de poser des questions puissantes, des questions qui ne donnent pas de réponses toutes faites mais qui ouvrent des portes. Des questions qui éveillent, déclenchent une prise de conscience, révèlent des ressources enfouies et surtout mettent en mouvement. Je suis Lauriane Karadjinov, formatrice, coach et fondatrice de One Change Coaching et Éducation. Vous pouvez me retrouver également sur mon compte Instagram et LinkedIn. Pourquoi les questions puissantes sont essentielles ? Poser une bonne question, ce n'est pas chercher une bonne réponse, c'est provoquer une bonne réflexion. Que ce soit en formation, en coaching, en accompagnement individuel ou même en évaluation, la qualité de nos questions conditionne la qualité des prises de conscience. Pourquoi ? Parce que chacun fonctionne avec ses propres mécanismes internes. Croyance, valeur, besoin, blocage et histoire personnelle, etc. Une solution efficace pour une personne peut être inefficace pour une autre. Les bonnes questions ne cherchent pas à convaincre, mais à faire... émerger. Elles partent du principe que la personne a déjà en elle les ressources, les réponses, mais qu'elles sont parfois voilées par des limites personnelles. Quelles sont les caractéristiques d'une question puissante ? Une question puissante, ce n'est pas une question compliquée. C'est une question d'abord ouverte. On connaît les questions ouvertes quand on fait du questionnement. C'est toutes les questions qui commencent par pourquoi, comment, parlez-moi de, qu'est-ce que, qui, Quels ? Quoi ? Ce sont des questions qui vont nous... permettre d'avoir des réponses claires et avec des informations. Vous avez ensuite des questions qui sont plutôt neutres, donc sans jugement. Elles sont centrées sur la personne et pas sur le problème, car souvent nos réactions sont en lien avec nos manières d'accueillir les événements, mais pas forcément les événements par eux-mêmes. Ce sont des questions également qui invitent à l'exploration intérieure et qui vont être forcément parfois inconfortables, certes, mais toujours bienveillantes. exemple, au lieu de demander « pourquoi tu n'y arrives pas ? » , on pourrait demander « qu'est-ce qui t'empêche aujourd'hui de faire ceci ou cela ? » ou « quelle serait la toute première micro-action pour avancer ? » . Cela est moins accusateur ni culpabilisant, va permettre également de se mettre dans une perspective de réussite, même si elle est minime, son pouvoir de libération sera en marche et apportera une grande motivation et surtout augmentera la confiance en soi. Quand on fait du questionnement, on va également explorer les valeurs. Alors les valeurs, c'est quoi ? Les valeurs, ce sont des moteurs. C'est notre squelette psychique, celui qui nous permet de nous donner toutes nos motivations, de nous sentir alignés avec nos actions. Il nous porte dans toute volonté d'agir et son contraire. Quand une personne agit contre ses valeurs, il y a tension, fatigue, blocage, fuite. Quand elle agit en cohérence avec elle, tout devient plus fluide. Par exemple, voici un exemple de question qui nous permet de déterminer les valeurs. Par exemple, qu'est-ce qui est vraiment important pour toi dans cette situation ? Qu'est-ce qui est fondamental pour toi ? Qu'est-ce qui te fait admirer telle personne ou telle réussite ou telle situation ? Et à l'inverse, qu'est-ce qui est totalement rédhibitoire pour toi ? Pour quel type de personne ou de situation as-tu une grande aversion ? Quelle est ta valeur mise à mal ici ? Et qu'est-ce qui te met en colère ? Et qu'est-ce que cela dit sur tes valeurs ? En fait, les valeurs, elles vont... sortir en fonction de soit quelque chose qu'on admire énormément ou quelqu'un qu'on admire énormément, soit totalement à l'inverse par quelque chose pour laquelle on a une totale aversion. Donc l'objectif, c'est de faire émerger les fondations de ces motivations. Les questions puissantes, ce sont également des questions que l'on va poser pour identifier les croyances limitantes. Alors, les croyances limitantes, ce sont des petites voix intérieures qui disent « je ne suis pas capable » , « ce n'est pas fait pour moi » , « je dois faire tout parfaitement » , etc. Beaucoup de personnes prennent leurs expériences passées comme des vérités absolues sur ce qui se produira dans le futur. Elles généralisent un événement douloureux ou inconfortable et cela devient une norme intérieure. Alors on se dit, puisque ça s'est mal passé une fois, eh bien ça se reproduira. Pour l'anecdote, en formation, j'observe souvent des participants qui choisissent de rester en retrait, d'observer plutôt que de pratiquer. Et ce n'est pas par manque d'intérêt, mais bien souvent une peur d'être jugée ou humiliée parce que ça leur est déjà arrivé. Un commentaire déplacé, un regard moqueur, une mauvaise expérience suffisent parfois à créer un blocage durable. De la même manière, certaines personnes n'osent pas proposer leurs produits ou leurs services. Elles ont peur de paraître insistantes, intrusives, car dans leur propre vie de consommateur ou consommatrice, ils détestent qu'un vendeur les accoste à peine entré dans un magasin, sans écoute ni considération particulière. Donc elles vont calquer leur propre ressenti sur leur futur client, pensant qu'elles vont déranger alors qu'elles-mêmes ne fonctionnent pas du tout de la même manière. Autre exemple. Des managers mettent en place des challenges de vente dans leurs équipes avec des objectifs chiffrés, des tableaux à remplir, sans accompagner tout ça d'une vraie montée en compétences. Au final, ceux qui ne maîtrisent pas encore la vente, la communication ou même le produit qu'ils doivent vendre, se retrouvent dans un sentiment d'échec permanent et le capitulent même avant d'essayer. Ils vont se comparer à ceux qui ont plus d'aisance, se taisent, n'osent pas conseiller et finalement finissent par se convaincre qu'ils sont nuls, qu'ils ne sont pas faits pour ça. Dans tous les cas de figure, ce sont des croyances issues d'expériences non digérées qui viennent conditionner le comportement présent. Ce qui a été douloureux hier devient une limite pour demain. Or, ces limites ne sont pas des fatalités, elles sont souvent des hypothèses déguisées en certitude. Exemple de question puissante de quelqu'un qui vous sort une croyance limitante, vous pouvez lui demander « Depuis quand crois-tu cela ? » « De qui as-tu hérité cette croyance ? » « Que se passerait-il si tu pensais le contraire pendant une journée ? » Est-ce que d'autres personnes pensent autrement dans ton entourage et finalement, que penses-tu de leur vision ? Et quelles preuves as-tu du contraire ? L'objectif n'est pas d'effacer les croyances, mais de créer une fissure, une ouverture vers du mieux. Les questions puissantes, ça permet également de révéler des besoins profonds. Derrière chaque comportement, même quand il semble rigide, excessif ou dysfonctionnel, se cache un besoin non satisfait. C'est souvent le cas par exemple chez les personnes ultra-contrôlantes. Elles cherchent à tout gérer, à tout décider, à garder la main sur les moindres détails, au point parfois d'étouffer les autres, de ne laisser aucune place à l'autonomie ou à la responsabilité collective. Ce manque de comportement n'est pas gratuit, il répond à un manque profond, souvent inconscient. Mais pour mieux le comprendre, on peut aussi s'appuyer sur un modèle bien connu qui est la pyramide de Maslow. Cette pyramide des besoins pour la culture, je dirais. C'est un modèle qui propose cinq niveaux de besoins humains, hiérarchisés de la base vers le sommet. A la base, on a le besoin numéro un, qui sont les besoins physiologiques, donc manger, dormir, respirer, tout ce qui permet simplement de survivre. Numéro deux, ce sont les besoins de sécurité, se sentir en sécurité physiquement, financièrement et émotionnellement. Le besoin numéro trois, c'est le besoin d'appartenance, donc c'est le besoin d'être aimé, de faire partie d'un groupe. Donc quand on est dans un travail, quand on est dans une association, quand on est dans un sport, un art, etc. Entretenir des liens sociaux. Quatrième besoin, les besoins d'estime. Donc c'est se sentir reconnu, compétent, valorisé et surtout avoir confiance en soi. Et en dernier point, ce sera le cinquième besoin qui est celui de l'accomplissement ou de réalisation de soi. C'est donner du sens à sa vie, d'exprimer tout son potentiel qu'on a appris par toute notre expérience, contribuer au monde. sans chercher forcément la reconnaissance qui est plus dans le besoin d'estime, donc un cran en dessous, et que l'on aura donc déjà acquise dans ce niveau précédent. Et voici la clé. On ne peut pas satisfaire pleinement un besoin supérieur si les besoins des niveaux inférieurs ne sont pas comblés. Une personne qui ne se sent pas en sécurité aura du mal à créer des liens authentiques puisque c'est le step d'après, et quelqu'un qui doute de sa valeur n'osera pas viser l'accomplissement. Dans la vie. nous n'évoluons pas de la même manière, ni linéaire, à travers cette pyramide. Nous montons, nous redescendons, selon les périodes, les événements, les crises ou les réussites. Un changement professionnel, une séparation, un problème de santé, et nous pouvons temporairement redescendre à un besoin plus fondamental. Ainsi, un excès de contrôle peut trahir un besoin de sécurité non comblé, ou un manque de reconnaissance qui pousse à vouloir tout maîtriser. Le comportement devient alors une stratégie de survie, même si elle est contre-productive. Donc, comprendre ça nous permet de porter un nouveau regard sur soi et sur les autres, moins dans le jugement et plus dans l'exploration des besoins cachés. Par exemple, le type de question qu'on peut poser à quelqu'un qui est dans un ultra contrôle, même s'il n'arrive pas à faire quelque chose, va s'énerver, va s'agacer parce qu'il ne contrôle pas. La question qu'on peut leur poser, c'est par exemple, de quoi as-tu besoin le plus en ce moment ? Qu'est-ce qui n'est pas nourri chez toi dans cette situation ? Comment peux-tu le nourrir toi-même ? parce que la plupart des problèmes que l'on rencontre, même si on imagine toujours qu'ils viennent de l'extérieur, c'est parce que c'est notre façon d'y réagir qui nous pose problème. Donc à nous de nous nourrir intérieurement le plus possible pour être prêts à confronter à tout ce qui nous arrive de l'extérieur. Quel besoin essaies-tu de combler, même maladroitement ? Et une autre question, quelle ressource intérieure ce besoin non comblé t'a-t-il permis de développer ? Parce que parfois, nous ne parvenons pas à répondre à un besoin, non pas parce qu'il est impossible à combler, mais tout simplement parce que nous n'avons pas encore trouvé la clé. Alors, on choisit de rester dans une zone de confort, non pas parce qu'elle est agréable, mais surtout parce qu'elle est familière. Et même si elle est inconfortable, elle nous rassure par sa prévisibilité. Donc chercher à combler ses besoins par soi-même, sans attendre une solution extérieure ou l'intervention des autres, demande un vrai travail sur soi. C'est un chemin d'introspection, de lucidité, parfois même de courage, surtout quand il s'agit de besoins profonds comme la reconnaissance, la sécurité, l'amour, la liberté, etc. Rester dans l'attente que l'autre comble ce vide, on peut nous enfermer dans une position de victime, où l'on remet notre pouvoir entre les mains des circonstances ou des autres, et tant qu'on reste là, on n'avance pas. Mais à partir du moment où l'on commence à regarder en soi, à reconnaître nos manques sans les fuir, à se poser les bonnes questions, alors on reprend les rênes de notre vie et c'est là que le changement peut commencer. Également, le questionnement peut nous aider à dépasser les limites auto-imposées. Nos limites sont parfois des frontières protectrices et parfois, à l'inverse, des prisons mentales. L'enjeu, c'est de savoir lesquelles méritent d'être franchies. Les limites limitantes que nous nous imposons sont souvent le reflet de croyances profondes que nous avons intégrées au fil du temps. Ces croyances, souvent inconscientes, freinent nos élans, freinent nos projets, compliquent nos relations et nous empêchent parfois de trouver des issues aux problèmes ou aux conflits que nous rencontrons. Elles créent une forme de cadre invisible dans lequel nous évoluons sans même en avoir conscience, un cadre qui détermine ce qu'on pense possible ou non, et ce qu'on croit mériter ou encore ce que l'on se sent capable d'entreprendre. Les questions qu'on peut poser à des personnes qui se mettent énormément de limites limitantes, ce serait plutôt, et si tu te donnais la permission, quelle limite es-tu prêt à repousser, ne serait-ce que d'un millimètre ? Et qu'est-ce que tu gagnerais à sortir de cette limite ? Ainsi, nous pouvons tranquillement aller chercher un potentiel enfoui, qui regorge de talent et qui permette de détourner la limite, voire même de la franchir et de se dépasser, ce qui est extrêmement libérateur. Les questions puissantes, elles aident également à faire émerger les talents. On a tous des talents naturels qu'on ne reconnaît pas parce que justement, ils sont naturels. C'est là que la prise de conscience devient magique. Les questions qu'on peut poser à quelqu'un pour lui faire développer ses talents, déjà, ce serait dans quoi tu te sens naturellement à l'aise même si tu n'y vois rien d'exceptionnel ? Qu'est-ce que les autres viennent spontanément chercher chez toi ? Qu'est-ce qui te donne de l'énergie même quand tu es fatigué ? L'objectif, c'est de reconnecter la personne à ses forces pour créer de la confiance intérieure. Dans la recherche de talents, nous pouvons trouver sept piliers. Les talents relationnels, les talents émotionnels, les talents intellectuels de logique et d'analyse, les talents pratiques et manuels, les talents artistiques et expressifs, les talents de leadership et d'influence, et pour finir, les talents intuitifs et sensoriels. Dans quels piliers est-ce que je me sens naturellement à l'aise et sans effort ? et depuis très jeune, dans lequel suis-je encore en exploration ? Mais nous en reparlerons et le développerons plus exhaustivement lors d'un épisode de podcast. Alors, voici quelques techniques d'usage des questions en coaching ou en formation. Déjà, quand on est en ouverture de session, ça nous permet de poser un cadre de réflexion. L'objectif, c'est quoi ? C'est de créer un espace de prise de recul, de connecter les participants à leurs intentions, le pourquoi ils sont là. et favoriser la responsabilisation dès le départ. Des questions qu'on peut poser lors des attentes des participants, qui est une technique basique avant de démarrer toute formation, c'est qu'est-ce qui vous a donné envie d'être ici aujourd'hui ? Qu'aimeriez-vous avoir compris, clarifié ou transformé à l'issue de cette session ? Quelle posture souhaitez-vous adopter pour que cette expérience soit vraiment utile pour vous ? Qu'est-ce que vous êtes prêt à remettre en question dans vos habitudes ou dans vos croyances ? Donc ça, c'est un premier point en ouverture de session. Trois questions qu'on peut démarrer en début de formation pour connecter les participants à leurs objectifs profonds. Qu'est-ce que vous cherchez vraiment à transformer dans votre manière d'agir ou de penser ? Si cette formation vous aidait à débloquer un seul point essentiel dans votre vie pro ou perso, lequel aimeriez-vous voir évoluer ? Et à quoi reconnaîtrez-vous que cette formation a été utile et nourrissante pour vous ? Ensuite, en milieu de parcours. En milieu de parcours, on va faire émerger les résistances. Pourquoi ? Parce qu'on va identifier des freins, des croyances, des blocages inconscients qui empêchent la progression des informations ou l'intégration des informations par l'apprenant. Quel type de questions on peut poser ? Qu'est-ce qui jusqu'ici vous empêche de passer à l'action ? Y a-t-il une peur ou une croyance qui freine votre engagement ? Qu'avez-vous remarqué chez vous depuis le début de la formation ? Ça permet aussi de prendre conscience qu'il y a déjà des changements qui ont commencé à se mettre en place. À quel moment vous êtes-vous senti en résistance, agacé ou bloqué ? Et pourquoi, selon vous ? Il existe aussi la méthode des 5 pourquoi. Un exercice en forme d'entonnoir qui aide à remonter à la cause profonde d'un problème. Cette méthode permet de dévoiler ce que l'on appelle le problème du problème, c'est-à-dire la partie cachée de l'iceberg. immergée sous les symptômes apparents ou les raisons superficielles d'un blocage. Je vais vous donner un exemple très illustré d'un 5 pourquoi. Premier problème, problème de départ exprimé par la personne. Je n'ose pas prendre la parole en réunion. Première question qu'on peut lui poser, pourquoi tu n'oses pas prendre la parole en réunion ? Parce que j'ai peur de dire quelque chose qui n'est pas pertinent. Deuxième pourquoi, pourquoi as-tu peur que ce que tu dis ne soit pas pertinent ? Parce que j'ai l'impression que les autres... sont plus compétents que moi ? Pourquoi numéro 3 ? Pourquoi as-tu cette impression que les autres sont plus compétents ? Parce que je doute souvent de la valeur de ce que je peux apporter. Pourquoi numéro 4 ? Pourquoi tu doutes de la valeur de ce que tu apportes ? Parce que dans mes précédents postes, on ne me donnait jamais la parole ou on m'interrompait souvent. Pourquoi numéro 5 ? Pourquoi cette expérience passée t'empêche-t-elle aujourd'hui encore de t'affirmer et d'affirmer ta place ? parce que j'ai gardé la croyance que ma voix ne compte pas. Conclusion, le problème du problème n'est pas simplement une peur de parler en public, mais une croyance ancrée de non-légitimité issue de précédentes expériences professionnelles. Ce changement de niveau d'analyse permet d'orienter le coaching non pas sur la prise de parole en surface, mais sur la réaffirmation de sa légitimité et la reconstruction de l'estime de soi. Donc ça ce sont des points qui sont extrêmement importants. Parce qu'en fait, c'est ce qu'on appelle un questionnement vertical où on va aller chercher le problème latent au-delà de ce qu'on nous dit en surface. Un point important à retenir sur l'exercice des 5 pourquoi, c'est que comme ça fonctionne comme un entonnoir, on part d'un fait observable et on descend vers l'émotion, puis vers la croyance ou un besoin qui n'est pas satisfait. Donc, c'est un outil qui nous aide à sortir du symptôme pour aller vers le noyau du blocage. Lors d'une fin de formation, en bilan, en clôture, en fin de coaching ou en fin de réunion managériale, il y a des questions qui nous aident également à ancrer les informations ou les apprentissages. L'objectif, c'est d'aider à intégrer, à valoriser les prises de conscience et à projeter les apprentissages dans la réalité. Par exemple, qu'est-ce que vous retenez comme plus grande prise de conscience ou quel changement êtes-vous prêt à mettre en œuvre dès demain ? ou en quoi cette expérience a changé votre regard sur vous-même ou sur votre façon d'agir. Et dernière question, quelle est la première petite action concrète que vous allez poser, même imparfaite ? Pour conclure, poser une question puissante, c'est offrir un miroir, pas pour dire à la personne qui elle est, ni pour être malveillant, mais pour l'aider à se voir vraiment. Derrière chaque prise de conscience, il y a un mouvement intérieur et derrière chaque mouvement intérieur, une transformation durable. Alors, posons des bonnes questions, pas pour avoir raison, mais surtout pour faire grandir. Je vous remercie d'avoir écouté cet épisode sur l'art de poser des questions puissantes et sur la prise de conscience. Dans le prochain épisode, nous plongerons dans un outil fascinant pour mieux comprendre nos relations et nos conflits, qui est le triangle infernal de Karpman. Vous découvrirez comment identifier les rôles de victime, sauveur et persécuteur et surtout comment sortir de ce cercle vertueux pour créer des interactions plus saines et authentiques que ce soit dans votre vie professionnelle ou personnelle. Si vous avez aimé, abonnez-vous, partagez et surtout prenez soin de vous. Rendez-vous très vite dans ce nouveau voyage vers une meilleure communication et plus de liberté personnelle. Comme le disait Claude Lévi-Strauss, un grand ethnologue, le savant n'est pas celui qui fournit toutes les vérités, mais celui qui pose les bonnes questions.