- Speaker #0
On va pouvoir remettre plus d'humains quand il y aura plus d'IA. Tu dois quand même chercher à résoudre des problématiques. Chez CoinHouse, on veut rendre la crypto accessible à tous. C'est ça, notre problématique. On travaille en très très bonne intelligence. Tech et produits, parfois on s'engueule comme un vieux couple. Je suis fasciné par tous les débats de « ce sont les terroristes ou les malfrats qui utilisent la crypto » . Y'a rien de plus transparent la crypto, la vie c'est pas simple, il faut prendre des coups.
- Speaker #1
C'est clair. Bienvenue dans OneShot pour ceux qui vont nous écouter, nous regarder. Aujourd'hui, je suis en compagnie de Mario Vives, Head of Product chez CoinHouse. Avant d'entrer dans le vif du sujet, de te questionner sur plein de sujets d'actualité, écoute, déjà j'aimerais te remercier d'être présent. C'est très chouette de pouvoir... de te permettre d'échanger sur un format de podcast, de te permettre de montrer un peu au monde qui tu es et ce que tu fais, et de nous laisser t'interroger et aller un peu chercher ce que tu fais au quotidien. Comment ça va ?
- Speaker #0
Tout d'abord, merci à toi de m'avoir invité. C'est un exercice pas facile, mais que j'ai envie de faire. Parce qu'il faut le faire, il faut faire un peu d'ego trip pour être connu et reconnu.
- Speaker #1
Vu qu'une fois.
- Speaker #0
Voilà, exactement. donc non c'est avec plaisir merci beaucoup pour l'invitation avec grand plaisir et ça va très bien et toi ?
- Speaker #1
très très bien je te remercie tu t'attends à quoi aujourd'hui ?
- Speaker #0
je m'attends jamais à rien je suis toujours déçu ok donc non non je m'attends à rien je m'attends juste à échanger avec toi prendre du plaisir espérer potentiellement c'est peut-être un peu ambitieux mais inspirer les gens si possible voilà si je peux donner un coup de main à quelqu'un c'est toujours cool
- Speaker #1
Je pense que ça arriverait naturellement. L'idée de la création de ce podcast, c'est justement de permettre aux personnes qui font les applications qu'on utilise au quotidien de pouvoir se mettre en avant, de pouvoir parler un peu de leur vie, de leur quotidien, de ce qu'elles font, de ce qu'elles expriment et ressentent au quotidien. Parce qu'en fait, on a tendance parfois à oublier que les produits qu'on utilise sont créés par des humains. On est à l'ère de l'IA et pour autant, 99,9% des produits ne sont pas encore créés par l'IA. Et c'est ça qu'on va mettre en avant aujourd'hui, je pense. Si c'est OK pour toi, je pense que j'aimerais d'abord en apprendre un peu plus sur toi. Savoir qui est la personne, comment t'es devenu Mario Vives d'aujourd'hui. Parce que je pense que le Mario Vives du passé n'est pas le Mario Vives d'aujourd'hui. Et si je dis pas de bêtises, ta carrière, elle a commencé dans les RH.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Tu peux nous en dire un peu plus ? Tu peux nous parler de toi ?
- Speaker #0
Je suis bien renseigné, comme un journaliste. Comme un journaliste. Ce qui est important, c'est que je pense que j'ai gardé la même âme d'innocence depuis toujours, malgré le monde dans lequel on vit. Donc j'ai pas beaucoup changé là-dessus, je suis toujours optimiste. Mais oui, j'ai commencé en RH. Et en vrai de vrai, pourquoi j'ai commencé en RH ? Et honnêtement, c'est la vérité. C'est parce que j'avais utilisé un ordinateur et un logiciel. C'est vraiment pour ça. Vraiment, c'est la vérité. C'est un job un peu d'été qui s'est transformé en alternance au final. J'étais un peu paumé. Je voulais faire du digital, j'ai toujours voulu faire du digital.
- Speaker #1
Ok, ça tu le savais en tout cas.
- Speaker #0
Je suis un geek, donc voilà, j'ai toujours aimé ça. On s'est toujours moqué de moi en disant que ce n'était pas un métier. Ça a bien changé aujourd'hui. Clairement. Les geeks ont pris le pouvoir, comme je le dis. Longuement. Mais oui, en fait, c'est vraiment comme ça que ça a commencé dans LRH. C'est juste que j'étais assez à l'aise avec l'informatique, on va dire. Pour les plus âgés, je vais dire informatique. Donc j'avais utilisé les logiciels RH et ainsi de suite, je savais traiter rapidement des informations et de la donnée. Et c'est ce qui a fait que j'ai démarré là-dedans, à un moment où le digital n'était pas forcément en pleine expansion à ce moment-là. C'est comme ça que ça a démarré.
- Speaker #1
Tu as vécu la première bulle Internet ?
- Speaker #0
Non, quand même, je ne suis pas si... Enfin, je l'ai vécu, oui, mais j'étais trop jeune. J'étais trop jeune. J'étais peut-être dans les premiers utilisateurs Twitter, etc. En 2007, 2008, quelque chose comme ça. Enfin voilà, vraiment... J'ai connu tout ça, j'ai vu tout ça naître. J'ai vu aussi YouTube naître. C'était Google Vidéo à l'époque. Moi, j'ai fait des Google Vidéo à l'époque avec des amis pour rigoler, en se disant que ça ne sera jamais un vrai métier. On voit maintenant les YouTubers. Donc, je me suis dit, tiens, je vais aller dans une école de commerce qui propose des formations digitales. Et ça, c'était un peu innovant. En tout cas, mon école de commerce était plutôt très bonne sur le sujet. Et donc, c'est comme ça qu'après, j'ai continué mes études dans le digital. et assez classique, j'ai commencé par une agence de com digitale donc Full6, c'était génial, j'ai beaucoup beaucoup appris et après je suis rentré dans le monde du conseil parce que ça payait bien, c'était sympa, il y avait du monde, on monte vite en compétences on rencontre beaucoup de clients on se fait son réseau également, donc voilà j'ai fait Altran, j'ai fait Devoteam voilà j'ai même monté un cabinet de conseil qui s'appelle WeWoo et aujourd'hui je suis dans l'opérationnel parce que c'est ce qui me plaît le plus.
- Speaker #1
Très clair. Il y a un moment tout au long de ce parcours où peut-être même plusieurs qui t'ont dit... je suis pas au bon endroit, il faut que je fasse autre chose ? Ou à contrario, tu t'es dit à chaque fois, à chaque moment et à chaque instant de tes différentes boîtes, ok, c'est ce que je veux faire pour la suite et je suis au bon endroit ?
- Speaker #0
Pour être honnête, je pense que pour personne, c'est un plaisir de travailler. On peut prendre du plaisir en travaillant, ça oui, mais honnêtement, si je pouvais faire autre chose... Je pense que je monterais une chaîne YouTube sur les jeux vidéo et le champagne. Voilà, je ferais un truc comme ça.
- Speaker #1
Je suis direct.
- Speaker #0
Je pense que je serais plutôt sur ce mood-là, tu vois. Mais aujourd'hui, oui, non, ça me plaît. Je pense que je suis à ma place, je comprends ce qui se passe. J'ai toujours été passionné par l'innovation au sens large. C'est pour ça qu'on nous appelle geeks, mais c'est plus qu'on est passionné d'innovation qu'autre chose. Donc voilà, moi, c'est ce qui me drive au quotidien. Je vois l'IA avec les yeux d'un gosse, vraiment en mode tout ce qu'on peut faire c'est incroyable, je passe des soirées, des week-ends là-dessus, je trouve ça passionnant et fascinant. Et il y aura d'autres choses que l'IA, là c'est que le début, on parle plus du quantique parce que voilà ça y est c'est moins à la mode que l'IA, mais il y a plein de choses qui vont encore arriver et je pense qu'on va vivre toutes les révolutions possibles, en tout cas notre génération, toi et moi, on va vivre toutes les révolutions possibles en termes de technologie.
- Speaker #1
Ouais je sais pas à quoi m'attendre mais... On en discutait récemment et moi sur l'IA, je pense qu'effectivement, tu as beaucoup de débats. Tu as les pro-IA, tu as les réfractaires à l'IA, tu as ceux qui sont en train de changer, d'évoluer doucement. Moi, je suis plutôt de la team, l'IA va nous permettre de révolutionner un peu notre consommation au quotidien, que ce soit du contenu, que ce soit juste les besoins essentiels et primaires qu'on a au quotidien sur notre lifestyle. On va consommer plus, je pense, à un moment, l'IA. Je pense qu'on pourrait y revenir sur ce sujet-là. Ce serait un podcast complet, je pense, que sur l'IA. Si on commence à l'ouvrir...
- Speaker #0
Clairement, je suis d'accord. Mais au final, je veux juste clonquer là-dessus, c'est que potentiellement, moi je pense qu'on va pouvoir remettre plus d'humains quand il y aura plus d'IA. Oui.
- Speaker #1
Ça va permettre de se focaliser sur l'essentiel et de virer tout le... Tout le superflu. A priori. Si je relève son parcours, pardon, du coup, effectivement, t'es passé par des boîtes... différentes, tu as été dans des grands groupes, dans le conseil, dans des scale-up. Aujourd'hui avec CoinHouse, on est plutôt sur une société type scale-up qui est passée par la PME, la startup même en tant que telle, enfin startup PME scale-up. Tu as vécu différentes typologies de produits. Est-ce que c'est vraiment différent fondamentalement quand on se parle de produits aujourd'hui et quand on se parle du métier de Head of Product, de travailler dans une scale-up versus un grand groupe ?
- Speaker #0
Alors, ce n'est pas forcément différent scale-up, grand groupe. Je pense que c'est vraiment la typologie de l'entreprise qui est différente. Maintenant, j'ai aujourd'hui des convictions un peu plus fortes là-dessus. Aujourd'hui, Coin.io, c'est facile de parler de produit parce que tout se passe sur la plateforme. C'est-à-dire que nos clients n'ont pas le choix. S'ils veulent consommer de la crypto, etc., ils sont obligés de passer par notre application mobile ou notre site web. Il y a d'autres sociétés. si tu es plein, LVMH, Monoprix, etc., qui, eux, soit ils vont vendre des produits physiques, donc LVMH, des sacs, et ainsi de suite, ou Monoprix, ça va être de la distribution. Ils vont utiliser les outils numériques pour plus vendre et pour être plus performants, mais ce n'est pas du produit numérique comme on peut le faire chez CoinHouse. Donc là, tu vas vraiment avoir deux typologies et je pense que tu n'abordes pas les choses de la même façon. Moi, j'ai bossé par exemple chez Bell, donc c'est les fromages. Moi, ce que je veux faire, c'est maximiser le nombre de ventes de nos produits physiques. C'est vraiment ça. Tandis que de l'autre côté, je veux maximiser le nombre d'utilisateurs sur la plateforme. Et ce n'est pas du tout le même enjeu, au final.
- Speaker #1
Ton intérêt principal, ça va être quoi finalement ? Maximiser un ROI financier, plutôt avoir une priorisation du ressenti utilisateur ? Tu as beaucoup de... de paradigme sur le produit avec beaucoup de visions différentes qui sont soit l'utilisateur centré à 200%, soit plutôt la vision héroïstique financière du produit concret. Parce qu'une boîte, quoi qu'on en dise, ça reste un produit qui a vocation à créer de l'argent, de la valeur monétaire ou une valeur X. Cette valeur pour toi, c'est quoi ?
- Speaker #0
C'est les deux. Au final, tu es obligé d'avoir un cercle vertueux. C'est-à-dire que tu ne peux pas être focalisé que sur tes besoins financiers. et qui sont nécessaires. Il faut me payer, il faut payer mon équipe, il faut payer les locaux, il faut payer les ordinateurs. Il y a une réalité économique que je trouve que beaucoup d'entrepreneurs, parfois, on ne les entend pas forcément parler de ça. Et pas juste s'enrichir, c'est vraiment juste faire vivre la société.
- Speaker #1
C'est une chose bien différente.
- Speaker #0
Bien différente, tout à fait. Donc il y a cet aspect-là. Mais en même temps, si on ne satisfait pas le client, on n'a pas de revenus. Donc c'est un cercle virtueux. Moi, je pense que plus tu vas essayer de maximiser cette expérience utilisateur, répondre à ses problématiques, plus tu vas gagner d'argent derrière. Donc pour moi, ils sont indissociables. Donc tu as ton business model. Si ton business model, il a un product market fit, comme disent tous les entrepreneurs en ce moment, s'il en a un, tu vas gagner de l'argent. Et c'est normal.
- Speaker #1
C'est quoi pour toi un bon PMF ?
- Speaker #0
C'est très compliqué. C'est une question un peu trop compliquée. Il me faudrait quelques temps pour développer ce sujet-là. En fait, tu ne vas pas chercher le même... Quel que soit le produit que tu développes, tu ne vas pas chercher le même résultat. Je m'explique. tu vas quand même chercher à résoudre des problématiques. C'est-à-dire que là, chez CoinHouse, on veut rendre la crypto accessible à tous. C'est ça, notre problématique. C'est comment on la rend accessible à tous. Donc là, c'est que tu vas aller chercher, justement, tu parlais des coûts d'acquisition, etc. Comment on fait connaître ? Comment on rend l'intérêt ? Enfin, comment on... on rend intéressant la crypto tout simplement comme on la rend simple. Tu disais justement en introduction, il faut que je l'explique à ma mère. Je n'ai toujours pas réussi à expliquer la crypto à ma mère et je pense que je n'y arriverai peut-être jamais. Et je vivrai très bien avec. Mais voilà, c'est intéressant, même si je l'explique très bien pourquoi la crypto.
- Speaker #1
Il faut choisir ses batailles.
- Speaker #0
Voilà, au bout d'un moment. Je veux dire, c'est juste qu'on va répondre à un besoin. Moi, nos clients veulent accéder à de la crypto parce qu'il y a des potentiels en termes d'épargne, en termes de plus-value qu'on peut effectuer qui sont assez importants. C'est la réalité. Même si c'est fini, les fois mille ou des choses comme ça, les histoires de multimillionnaires, c'est fini. Mais il y a des possibilités d'avoir des meilleurs rendements que sur des produits classiques. Moi, en tout cas, en tant que consommateur, j'ai des meilleurs rendements que sur mes produits classiques. Et donc, c'est plutôt ça qu'on va aller chercher, c'est-à-dire comment on fait pour que nos clients s'y intéressent. on leur fasse comprendre qu'il y a des meilleurs rendements pour qu'ils reviennent, pour qu'ils soient contents derrière. C'est quand même agréable de se dire j'ai fait plus 20%, plus 30% ou parfois plus de plus-value. C'est toujours très agréable pour nos clients et c'est ce qu'on va aller chercher en tout cas.
- Speaker #1
Oui, je comprends. En tant que Head of Product, chez Coin.net spécifiquement, ou de ce que tu comprends du métier de Head of Product, et peut-être qu'on peut même l'expliquer pour ceux qui vont nous regarder parce que ce n'est pas forcément clair pour tout le monde. Toi, tu l'expliquerais comment, ce métier ? Si tu avais peut-être une phrase pour le transcrire, l'expliquer de la manière la plus simple possible, et ensuite l'associer peut-être à ce que tu fais aujourd'hui chez Kynos ?
- Speaker #0
En une phrase, je ne sais pas si je peux le faire.
- Speaker #1
Une phrase, c'est peut-être compliqué, mais on a peut-être une séquence, différentes phrases complémentaires qui vont... qui vont décrire ce que ça peut transcrire comme métier, comme quotidien ?
- Speaker #0
Quel est le plus important entre la tech, l'expérience client et je ne sais plus quoi ? Je dirais tout. C'est là où j'interviens en tant qu'add-off product. C'est-à-dire que les clients doivent avoir une expérience de l'application qui soit la plus fluide possible et la plus simple possible. Il faut que technologiquement derrière, ça fonctionne bien. C'est-à-dire que ça aille vite, que ça marche bien, que ça ne plante pas. et pas d'erreurs, et ça, il n'y a rien de pire que les erreurs. Voilà, donc moi, c'est vraiment ça mon métier, c'est de faire en sorte que ça fonctionne bien pour nos clients. Ok. Voilà, c'est vraiment ça.
- Speaker #1
Tu as été longtemps dans le produit ? Plus de dix ans, si je ne dis pas de bêtises ?
- Speaker #0
Alors ça, justement, il y a un mythe que j'aimerais casser. Moi, je pense qu'avant 2015, en France, à part deux, trois personnes un peu vraiment calées, ça n'existait pas vraiment. Donc je préférais noter la suite.
- Speaker #1
Est-ce que tu veux dire qu'avant, on faisait de la chefferie de projet ?
- Speaker #0
Avant, on faisait de la chefferie de projet, ou encore aujourd'hui, certains font de la chefferie de projet. Mais très clairement, avant 2015, ça n'existait pas. Moi, je pense que d'un point de vue personnalité, j'ai toujours aimé cette approche et je l'ai fait de façon un peu plus intuitive. Je ne suis pas très intelligent, donc j'aime bien casser les gros bouts en petits bouts pour essayer de comprendre les problématiques. Je vais essayer de m'intéresser à ce que les gens ont besoin. Souvent, je me posais la question... pendant très longtemps, quand je prenais le métro, je regardais les gens, je leur dis, mais de quoi ils ont besoin ?
- Speaker #1
Qu'est-ce que je pourrais te donner qui te ferait du bien au quotidien ?
- Speaker #0
De quoi tu as besoin ? Qu'est-ce qui me rendrait riche, justement ? De quoi tu as besoin ? Je regardais les gens, donc tu vois un peu ce côté intérêt, problématique, benchmark. Vu que je m'intéresse à l'innovation, t'es obligé de voir ce qui se passe dans le monde. Donc j'avais un peu ce côté-là qui fait que naturellement, je me suis tourné vers les produits de métier. Les métiers de produits, pardon. Je me suis tourné naturellement vers les métiers de produits, mais avant 2016, je ne faisais pas du produit. Donc voilà, moi, ce que je considère mon vrai moment tournant, c'est chez Fnac Darty où j'ai fait du PM et j'ai vraiment fait du produit. Et je pense que c'est les gens aussi qui font le produit. Quand tout le monde a un bon mindset et que ça marche bien, ça marche vraiment bien. Aujourd'hui, c'est une des expériences les plus matures que j'ai pu faire. et chez Fnac Darty. Et c'est ce que j'essaie d'insuffler, en tout cas, chez Cognous au quotidien.
- Speaker #1
Tu l'as forcément insufflé avec ton historique. Donc, ce que tu as vécu par le passé, ce que tu as peut-être aussi vu, entendu, lu. Tu as une méthode Mario Vives aujourd'hui, quand tu arrives sur un product ?
- Speaker #0
Oui. Alors, plus je vieillis, plus je simplifie.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
J'évite tous les acronymes, toutes les choses un peu compliquées. Je pense qu'on a perdu le sens des choses. Je trouve ça normal de s'intéresser tout simplement à ce que nos clients aiment. Je m'intéresse aussi à nos non-clients, tout simplement. Il faut s'intéresser pourquoi ils ne sont pas nos clients, pourquoi ils ne s'intéressent même pas à la crypto, etc. Il y a vraiment cet intérêt client qu'il faut avoir. Et ça, il y a toutes les méthodologies du monde, mais il faut juste aller leur parler au bout d'un moment. Quel que soit l'outil ou la méthodologie que tu as utilisé, il faut juste parler à ses clients. derrière d'un point de vue tech c'est normal de faire des choses qui sont simples pas compliquées, limiter les règles de gestion donc forcément on s'intéresse à la partie tech et le troisième pan du produit c'est la partie business comment je fais de l'argent, comment je fais en sorte que les gens j'ai un business model qui fonctionne comment je fais en sorte qu'ils achètent, qu'ils reviennent voilà, donc moi je fais du pragmatique c'est vraiment ça ma méthode j'ai tout lu j'ai pas tout vu mais j'ai tout lu en tout cas de ce qui existait en termes de de méthodologie ou autre mais aujourd'hui je reviens à des fondamentaux très simples et j'aime bien faire du custom parce que selon ton secteur par exemple tu fais du B2B tu vas pas t'adresser de la même façon que tu fais du B2C comme je disais, t'es un distributeur tu vas pas faire de la même façon que CoinHouse et ainsi de suite, donc après je pense qu'il faut faire du custom et il faut en avoir conscience, moi je vois des gens qui se voilent la face un peu derrière le produit qui veulent faire la méthode focused ou autre et ainsi de suite ça marche pas partout Merci.
- Speaker #1
C'est un point hyper important que tu mets en avant parce qu'effectivement, produit, ça veut dire beaucoup de choses. Tu as le fameux by the book qui arrive énormément et qui est présent que ce soit sur des questions d'agilité, sur de la tech, sur du product, sur du design. C'est quoi le bon curseur à avoir quand tu veux être bon dans ce que tu fais, conserver un bon niveau aussi d'état de l'art entre guillemets ? sans pour autant devenir complètement aveuglé par le by the book et en oubliant un peu la vérité du produit, la vérité des humains d'ailleurs.
- Speaker #0
Je pense que c'est comme tout. Tu as besoin de lire ces livres, tout simplement. C'est mieux. Pour te faire ton avis, tu es obligé de les lire. Je pense que c'est peut-être la base. Moi, ça ne me dérange pas. Plutôt les jeunes, d'ailleurs, quand je les vois arriver... Ils me disent qu'ils ont tout lu, qu'ils font cette méthode, etc. Ça me fait un peu sourire et c'est pas très grave. En vrai, je me moque pas du tout. Après, il faut juste confronter à la réalité du terrain. Moi, je trouve que parfois, on a oublié, je vois certaines méthodologies émerger ou des phases de discovery où t'as l'impression qu'elles vont durer six mois. Six mois, c'est quand je faisais du projet.
- Speaker #1
C'est ce que j'allais dire. Ce serait pas un cycle en V, hashtag Waterfall.
- Speaker #0
Exactement. Moi, ça me rappelle, quand je lis ce type de livre, il m'a dit C'est-à-dire que j'étais dans le futur quand je travaillais avant. En plus, à la BNP, des gros mastodontes. Vraiment, je suis un peu surpris. Donc moi, ce que j'aime bien, c'est de se dire OK, on veut se rassurer, on veut dérisquer nos produits, on veut dérisquer nos features, on veut dérisquer nos problématiques. Il n'y a pas de problème là-dessus. Comment on fait pour avoir un maximum de valeur en un minimum de temps ? Et pas parce que j'ai envie qu'on aille vite, etc. C'est juste que ça nous permet tout simplement de se focus sur le plus important. Et c'est vraiment ça. Moi, je dis, ça ne me dérange pas, ta méthodologie ne me dérange pas. C'est même un conseil que je donne aux jeunes, impose ton style. C'est important que tu aies ton style, que tu n'essayes pas d'avoir une pensée unique. C'est comme ça qu'on crée les meilleurs produits. Impose ton style, mais comment tu fais pour me produire ça en un minimum de temps ?
- Speaker #1
C'est ce que tu essaies de transmettre quand tu fais un peu de mentorat ?
- Speaker #0
Oui. C'est exactement ce que j'essaie de transmettre, d'avoir du bon sens, d'être assez rapide sur certains éléments, parce qu'il y a des choses qu'on peut faire très rapidement, d'autres qui prennent un peu plus de temps, j'en ai bien conscience. Il y a des choses où on peut aller très vite, avoir des premières intuitions, commencer à aller tester le terrain pour justement avancer et s'améliorer.
- Speaker #1
Tu as des exemples un peu de situations, que ce soit chez Kena ou soit hier, où effectivement tu as des sujets qui étaient vraiment bloqués depuis un long moment. et où peut-être on avançait en dépit de la bonne intelligence et juste on s'est dit tiens mais si on revenait un peu aux essentiels peut-être qu'on débloquerait une situation qui est bloquée depuis très longtemps je peux pas te donner d'exemple,
- Speaker #0
je pense que je l'ai vécu il n'y a pas de... d'arrogance dans ce que je dis je pense sincèrement que je l'ai vécu mais là j'ai pas forcément d'exemple parce qu'on revient toujours au bon sens, je pense que ça se fait naturellement je travaille toujours avec des gens très intelligents et ça c'est vraiment cool c'est mieux c'est quand même drastiquement mieux ça c'est vraiment très cool ça s'est toujours fait naturellement à un moment il y a toujours quelqu'un qui va te sortir un peu la tête de l'eau et qui va te dire allez on prend un peu de recul j'essaye d'être cette personne aujourd'hui parce que justement j'ai le mandat de le faire et ça c'est important aussi Merci. donc j'ai le mandat aussi de le faire, de se dire on se prend un peu de recul mais on le fait naturellement je pense que c'est aussi voilà enfin c'est ma personnalité c'est la personnalité des gens avec qui j'ai travaillé qui ont fait qu'on a toujours pris ce recul à un moment donné et à un moment donné soit on se dit bah on y va ou on y va pas et je pense que ça c'est important aussi de juste se dire les choses et on se dit bon bah là on y va pas on le sent pas et on le fera plus tard ça nous est déjà arrivé ça par contre même chez Koynawou récemment on est pas prêt ça va prendre beaucoup plus de temps que prévu, on a mis le doigt dans quelque chose qui est beaucoup plus long et beaucoup plus complexe que ce que l'on pensait, donc on le remet à plus tard et on repassera du temps là-dessus.
- Speaker #1
Aujourd'hui, CoinHouse, c'est une app, un site web, du coup, pour faire l'entrée un peu sur le site.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
T'as toujours été sur des produits mobiles, t'es arrivé dessus par l'intermédiaire de CoinHouse, t'as une attirance spécifique pour l'un des OS, ou pas du tout ?
- Speaker #0
J'ai toujours fait les... deux quasiment, pas dans toutes mes expériences mais j'ai quasiment fait toujours les deux techno je pense qu'elles sont complémentaires, que ça soit web et mobile bien entendu l'explosion du mobile on le voit au quotidien aujourd'hui c'est une évidence je veux dire plus personne se lancerait sans application mobile donc ça là dessus c'est mobile first comme on dit dans le métier mais derrière j'ai toujours travaillé sur les deux techno ça a changé selon les différentes sociétés et sur un OS préféré comme tout le monde qui travaille dans le produit iOS.
- Speaker #1
Mais pourquoi ?
- Speaker #0
Parce que ça marche
- Speaker #1
Cette vidéo n'est pas sponsorisée par Apple
- Speaker #0
Non, non elle n'est pas sponsorisée, non mais on le voit on charrie, il y a un des product managers dans mon équipe qui est un Android Et par exemple, l'application ne fonctionnait quasiment jamais chez lui. Donc, on débobiait avec son app, avec son téléphone, pardon. Et aujourd'hui, il a même changé de téléphone en disant j'en ai marre d'être exclu de la communauté. Donc,
- Speaker #1
je comprends tellement. Moi, je suis passé du côté obscur avec Apple il y a quelques mois maintenant.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
J'ai commencé même il y a quelques années avec les Macs. Les Macs, tout à fait. Les Macs, tout à fait. Tu vois, moi je suis resté bloqué sur la mise à jour Windows sur l'écran d'accueil. J'ai jeté mon ordinateur sur le mur. J'en ai pas vu. Et le soir même, je suis allé acheter un Mac. Et depuis, je suis plus jamais revu en arrière.
- Speaker #0
C'est compliqué. Du coup,
- Speaker #1
je comprends. Tu as parlé de ton équipe.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Aujourd'hui, tu manages des hommes. Des femmes. Tu accompagnes des hommes et des femmes, bien sûr. Je dis hommes, grand H, pardon. Hommes et des femmes, naturellement. Et peut-être quand même qu'on pourrait se parler de la place des femmes dans la tech, parce qu'il n'y en a pas beaucoup et c'est trop dommage encore que j'ai l'impression que ça change de plus en plus ça c'est vraiment trop cool t'as une équipe avec toi, combien de personnes, quelle typologie de profil, est-ce que c'est que des POPM, est-ce que tu gères plus large en termes de diversité de profil ?
- Speaker #0
Oui, c'est une super question, parce que c'est peut-être la partie qui me plaît le plus dans mon métier, c'est la partie management, parce que j'aime les gens. Je pense tout simplement.
- Speaker #1
Je pense que c'est important qu'on a un métier, sinon c'est chaud.
- Speaker #0
Je pense qu'il y a des gens qui n'aiment pas. C'est possible. Donc aujourd'hui, c'est vraiment une partie qui me plaît le plus. Je vais avoir quatre product managers qui travaillent. J'ai trois product designers et quatre QA également. Donc j'ai récupéré la partie QA il y a un an et demi. parce que ça faisait sens aussi la qualité du produit. C'est important. Et donc, non, ça se passe très bien. On a été assez bons naturellement. Je pense que c'est un travail collectif. On a créé des duos PM Product Designer. Ça fonctionne très, très bien. C'est génial, même la QA, avec un trio, avec le QA forcément. Mais ça marche très, très bien. Bonne entente. bon mindset, on va tous dans la même direction et c'est là aussi c'est important de se former au management parce que il y a des personnalités différentes et des façons de faire différentes qui font que toi en tant que manager tu vas essayer d'optimiser ça voilà c'est pas forcément une optimisation moi personnellement c'est pas comme ça que je le prends, c'est pas une optimisation de productivité c'est vraiment pour justement mettre en avant les gens Je pense que les gens n'ont pas forcément conscience de leurs compétences, de leurs capacités. C'est un peu un diamant un peu brut et il faut le tailler. Et moi, mon rôle, c'est de les tailler au maximum pour qu'ils brillent le plus, en tout cas dans la société. Moi, je n'ai aucun souci que mon équipe brille plus que moi. Je n'ai pas d'ego là-dessus. J'ai tué mon ego il y a longtemps parce que je pense que ça pose beaucoup de soucis dans les sociétés. Donc voilà, moi, j'essaie vraiment toujours de mettre mon équipe en avant et de faire en sorte qu'elles apprennent des choses. voilà moi je suis assez triste quand je peux pas les aider dans certaines problématiques quand j'ai atteint mes limites tout simplement je n'ai pas connaissance j'ai pas une connaissance illimitée je ne sais pas tout sur tout je n'ai pas réussi à résoudre toutes les problématiques qui vivent au quotidien donc moi ça me frustre ça me pousse aussi à me former derrière mais
- Speaker #1
moi voilà vraiment au quotidien c'est ce que je fais et tu vois comment je vais appeler tes équipes par rapport aux équipes de dev est ce que c'est de la collaboration constante est ce que tu as l'impression parfois tu as pas une supériorité mais on dit souvent que soit les scrums, soit parfois les PM sont les managers des devs or ça peut être vrai et changeant en fonction des structures dans lesquelles tu peux être ça se passe comment pour toi chez Kainos ?
- Speaker #0
Je pense que c'est pour ça que ça marche aussi dans l'équipe, c'est qu'on a tous la même philosophie Moi j'ai toujours adoré travailler avec les devs parce que c'est génial ce qu'ils produisent ils rendent vivant un peu des concepts, des idées. Et moi, j'adore travailler avec eux. Quand j'étais PM, j'adorais m'asseoir juste à côté d'eux et les voir coder. Et j'ai une équipe de PM, et même de designers d'ailleurs, et de QA, tous, qui adorent aussi la tech. Naturellement, ils aiment la tech. Ce qui fait que ça marche bien. Je ne dis pas que parfois il n'y a pas des conflits, je ne dis pas ce que je dis, mais je dis juste qu'il n'y a pas de question de supériorité, de management ou autre. Non, non, il y a l'équipe produit où on va sur le front, on va avec notre bâton de pèlerin, on va essayer de casser un peu les problématiques, essayer de comprendre ce qui se passe, etc. Et de l'autre côté, on a vraiment des personnes qui vont créer, qui vont matérialiser tout ce qu'on a essayé de concevoir. Bien sûr, on essaie de le co-construire au maximum, mais il y a des choses qu'on ne les invite pas à tous les meetings, bien entendu parce que sinon...
- Speaker #1
Sinon tu fais que des meetings.
- Speaker #0
Mais en tout cas, on essaye d'avoir ce côté en mode, on a essayé de répondre à toutes les questions que tu allais te poser. Comment tu vois la chose ? Est-ce que tu vois un impact ? Est-ce qu'il faudrait qu'on change certaines règles de gestion ? On travaille en très bonne intelligence tech et produit. Parfois des conflits, mais comme tous les couples, parfois on s'engueule. C'est comme ça que je vois la relation tech et produit, comme un vieux couple. C'est en très bonne intelligence, pas de condescendance, rien de tout ça chez nous. Et justement, mes PM parfois me disent, côté tech ça va être chaud à faire. Je leur dis, viens on va leur demander. Tu vois qu'il y a un peu ce côté en mode, ils se mettent un peu trop à la place des devs.
- Speaker #1
Vérifions le d'abord.
- Speaker #0
Voilà, viens on va discuter avec, peut-être qu'il y a des librairies, peut-être qu'il y a des choses.
- Speaker #1
donc non non hyper bienveillé en tout cas trop cool et vous avez fait comment pour les aligner parce qu'effectivement c'est deux métiers différents t'as des métiers d'organisation t'as des métiers de production avec forcément des délais de réalisation qui peuvent être parfois différents comment t'as choisi toi d'organiser un peu le delivery de l'équipe est-ce que par exemple t'as des designers qui travaillent un petit peu en amont sur des sujets pour pouvoir livrer Merci. du design pour qu'ensuite les devs puissent aller taper le delivery ou inversement c'est en flux tendu l'un avec l'autre en collaboration constante comment vous gérer un peu toutes ces étapes là ?
- Speaker #0
On est obligé, tu l'as dit on est une scale up, on est obligé de le faire en continu. C'est à dire que tout on fait en continu donc ce qui fait que ça crée des problèmes de priorité de charge etc et là aussi c'est mon métier derrière de faire en sorte que ça fonctionne bien. Mais ça ouais on est vraiment obligé de le faire en continu. On essaye d'anticiper, bien entendu, les sujets pour éviter de tomber un peu sur la panne sèche en se disant, mince, qu'est-ce qu'on fait maintenant ? On essaye un peu d'anticiper les sujets. Ça aussi, c'est mon rôle de veiller au grain que ça fonctionne bien, ce côté-là. Donc ça, non, c'est vraiment du continu.
- Speaker #1
On a parlé de l'équipe, on a parlé des différents types de profils. Forcément, il y a un sujet qui, pour moi, arrive presque comme une priorité dans cette discussion, c'est la parité homme-femme. sur une équipe produit. On sait que c'est forcément compliqué.
- Speaker #0
c'est fluctuant, c'est évolutif. Comment vous arrivez un peu à gérer ça à vos côtés, Koïnos ? Est-ce que vous partez du principe qu'on doit recruter plus de femmes obligatoirement et que dans ce cas on fait presque une discrimination positive ? Ou est-ce qu'on fait une recherche par compétence en priorité ? Comment vous gérez un peu ça ? C'est toujours très compliqué comme contexte.
- Speaker #1
C'est un super sujet. Un peu naïvement, et je suis peut-être naïf, j'ai jamais fait de différence homme-femme. Ce qui fait que, voilà, Ça peut toujours me choquer un peu quand il y a plus d'hommes dans une équipe ou même plus de femmes au final, parce que je ne fais pas de différence l'un ou l'autre. Ça me surprend toujours un peu. Je pense que le problème d'une société comme CoinHouse, c'est la finance. Quand on a cherché à recruter... Alors aujourd'hui, il y a trois femmes dans mes équipes. ce qui est déjà pas mal parce qu'il n'y avait qu'une seule femme avant. Donc voilà, maintenant on en a trois, donc ça c'est plutôt positif, ça commence à changer. Après, les autres équipes se féminisent, ça il y a moins de soucis. Là, c'est tech et produits de toute façon, toujours un peu moins féminin par définition, on va dire. Mais justement, à un moment, on a voulu faire de la discrimination positive, justement pour féminiser un peu les équipes. J'ai dû contacter personnellement peut-être une vingtaine, 20, 30 PM femmes. Et la réponse la plus commune que j'ai eue, c'était plutôt la finance, ça ne m'intéresse pas trop, je ne connais pas trop la finance, je n'ai pas forcément envie d'évoluer dans la finance. Donc en fait, limite, ce n'est pas forcément le tech qui produit le problème, c'était plutôt la finance en elle-même.
- Speaker #0
Tu constates que c'est le secteur.
- Speaker #1
Donc je me suis dit, il y a peut-être une démystification à faire autour de la finance et la finance et les femmes. Et je sais que, par exemple, la responsable de communication chez CoinHouse, elle fait beaucoup d'événements sur les femmes et le Web3, et ainsi de suite, pour justement féminiser le mouvement. Donc on fait beaucoup de choses dans ce sens-là. Mais aujourd'hui, ça prend petit à petit. L'équipe s'est féminisée, et c'est très bien. Ouais, c'est trop cool.
- Speaker #0
Parce que c'est toujours des sujets qui sont complexes. Nous chez The One Studio, on essaie aussi d'avoir le maximum de parité possible. Et en fait, c'est très compliqué quand tu cherches soit des compétences spécifiques, soit tu cherches à diversifier un petit peu le panel social que tu peux avoir dans l'entreprise. Et c'est assez complexe, effectivement, parce que tu n'intéresses pas forcément les mêmes personnes et la même parité de genre avec le métier que tu proposes. Un des sujets qu'on peut aussi avoir, par exemple, c'est sur la structure de The One Studio, on va venir chercher des bizdevs. Tu constates qu'il y a très peu de femmes bizdevs aujourd'hui. Alors qu'il n'y a pas forcément de raison. Ce n'est pas un métier plus horrible qu'un autre. C'est un métier très ingrat, en revanche. Mais homme ou femme, on s'en fout un peu. Et là, effectivement, c'est des trucs qu'on trouve moins. Et ça, c'est très cool parce que tu as plein de boîtes qui se sont lancées comme ça pour pouvoir évangéliser un petit peu, effectivement, et venir... montrer à des personnes qui pensent que la tech c'est pas forcément pour les femmes qu'en fait ça l'est. Je pense notamment à One In Product, je sais pas si tu connais. Oui, tout à fait. One In Sales, pardon. Et One In Product, les deux d'ailleurs. Ça c'est vraiment trop cool. Dans ton parcours forcément, t'as été sur plein de sujets différents. Du produit, du pas produit, de l'entreprise en CDI et des projets un peu d'entrepreneuriat. Je pense à Mavelab. Qu'est ce que c'est ?
- Speaker #1
Qu'est-ce que c'est ? C'est mon laboratoire. C'est pour ça que ça s'appelle Lab. Mabe, pourquoi ? C'est M-A pour Mario et B-E pour Baker, qui est mon associé. Voilà, tout simplement. Et c'est notre laboratoire. On est tous les deux passionnés de plein de choses. On a envie de tester plein de choses. On est fous d'organisation. Je crois que... Notre deuxième cerveau, c'est Notion. ça s'appelle je sais même plus second cerveau je crois tout simplement second brain ouais je suis d'accord je voulais pas le faire en anglicisme mais voilà c'est second cerveau et en fait on a voulu juste mettre à dispo nous notre structure comme on est structuré avec des templates Notion tout simplement pas cher du tout pour que ça soit accessible au maximum de personnes, on veut juste s'amuser, c'est vraiment de l'amusement on teste des choses, on teste l'IA on teste des liens sponsorisés, enfin voilà plein de choses, on teste plein de choses, voilà c'est notre laboratoire de tests on aime beaucoup apprendre, on aime comme je t'ai dit l'innovation, on aime des nouveaux outils et et malheureusement en France on est vite limité pour faire ces interactions il faut que tu aies un statut, il faut que tu aies des choses etc. C'est comme ça que Mabelab s'est créé c'est vraiment notre laboratoire, on teste, voilà on met un peu d'argent tous les mois dessus Et derrière, ça ne nous rapporte pas des milliers, des cents. Ça paye des factures, des abonnements, des choses comme ça. Mais derrière, on s'éclate.
- Speaker #0
Ce n'est pas pour la richesse ou la gloire. Ce n'est pas du tout pour la richesse. C'est pour la quête de l'inconnu, de la R&D, le savant fou qui est en toi.
- Speaker #1
Exactement. Je l'ai mis sur LinkedIn parce que c'est pour faire du personal branding. C'est dommage, je travaille le soir et le week-end en bonus. C'est juste pour dire qu'il y a quelque chose qui existe. Mais derrière, il n'y a pas d'ambition avec Maybellab. Il y aura d'autres ambitions, mais pas avec Maybellab.
- Speaker #0
Tu arrives à jongler facilement entre les deux, entre le côté entrepreneur, le côté head of product chez CoinHouse. Je spécule, mais je pense même que ce côté entrepreneur, recherche d'innovation, lab, te permet d'exercer ton métier au quotidien.
- Speaker #1
En vrai, et ça peut paraître bizarre, mais ce que je fais avec Mavelab, je le ferais même si ça n'existait pas. Autant que la structure existe, parce que je l'ai toujours fait. J'ai toujours fait de la veille. Les personnes qui me connaissent depuis longtemps, j'ai toujours fait de la veille, j'ai toujours testé des outils. J'étais le premier sur Revolut et j'ai parrainé tout le monde. Enfin, ça n'existait pas le parrainage à l'époque. J'en ai parlé à tout le monde. J'ai toujours été dans ce quotidien. Pour moi, Mainblab, ce n'est pas du travail parce que je le fais. Qu'il soit là ou qu'il ne soit pas là, je le fais. En vacances, pendant que mon fils faisait la sieste, j'ai testé toutes les intelligences artificielles, j'ai vu les résultats qu'elle faisait, etc. C'est-à-dire que je le fais spontanément et je ne me dis pas que c'est du travail, c'est juste que ça me passionne. Je trouve ça passionnant ce qui se passe. Je suis vraiment passionné d'innovation. C'est pour ça que je ne peux pas dire que je jongle avec mon travail parce que je fais mon travail Je suis investi à 100% dans mon travail. Mais en fait, mon passe-temps, c'est de faire ces trucs-là. Ce n'est pas forcément hyper intéressant. Je joue aux jeux vidéo, je collectionne des cartes Pokémon, des trucs, ce que tu veux. Je fais d'autres choses. Mais ce que je veux dire, c'est que ça me passionne. Donc, je vais toujours me prendre 2, 3 heures, 4 heures peut-être dans la semaine pour bosser sur ces sujets-là.
- Speaker #0
Et en jeu vidéo, tu try-hardes ?
- Speaker #1
Non. Moi, je joue pour l'histoire. Il faut que ça soit du plaisir quand même. Le jeu vidéo, c'est du plaisir. C'est pour ça que j'ai refusé une carrière jeu vidéo. Je me suis dit, je ne veux pas être dégoûté. Je ne veux pas que mon travail soit ma passion.
- Speaker #0
Donc, tu n'es pas un très adoré de League of Legends ?
- Speaker #1
Non. Et moi, j'aime bien les histoires. God of War, Spider-Man, des jeux comme ça. Après, je joue à Warzone, comme tout le monde. Au FIFA, tu vois. Mais derrière, non, non. Je suis là pour passer un bon moment, une histoire, m'évader.
- Speaker #0
Ok, très clair. Tu as parlé avant de l'innovation.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Est-ce qu'on peut juste prendre le temps d'expliquer rapidement aux personnes qui vont nous regarder ou nous écouter ce que c'est CoinHouse, ce que ça représente en termes de volumétrie, en termes de chiffres ? Parce que c'est toujours compliqué de comprendre une structure quand tu ne comprends pas la logique financière. Est-ce que ça représente aussi auprès du monde ? Avant de parler un peu d'innovation et de comment on peut innover sur ce type de projet.
- Speaker #1
CoinHouse, ça existe depuis un moment maintenant. La genèse, c'est 2014. On est vraiment les pionniers et les leaders français sur la crypto. Quelle est l'idée derrière CoinHouse ? C'est simplement rendre accessible à tous cette révolution crypto. On pourra en parler, pourquoi c'est une révolution. Et comment ? C'est en le rendant le plus accessible possible, le plus simple possible. C'est vraiment ce qu'on essaie de proposer. L'achat, la conservation, la vente de crypto la plus simple possible. Derrière, vous ne savez pas ce que vous voulez faire. On a des experts qui sont à Paris qui vont vous conseiller. Vous avez la possibilité de les contacter, de prendre des rendez-vous avec eux pour voir comment investir, sur quoi investir, comment investir. D'ailleurs, nos experts choisissent des cryptos. On n'a pas toutes les cryptos qui existent sur Terre. On en choisit une soixantaine.
- Speaker #0
Triez sur le volet un petit peu.
- Speaker #1
Exactement. Il y a des comités pour les choisir. C'est vraiment quelque chose de très sérieux. On sait qu'il y a des cryptos qui sont des arnaques. Donc ça c'est des choses sur lesquelles on ne va pas du tout.
- Speaker #0
Les fameux shitcoins.
- Speaker #1
Exactement. Et encore parfois il y a des shitcoins qui sont pas mal. Donc voilà c'est vraiment ça CoinAus, c'est de le rendre accessible et derrière tout en étant régulé. Donc nous c'est important, on a toujours été très investi dans la régulation que ce soit française ou européenne et on veut être sécurisé, on utilise les meilleures technologies en termes de sécurisation. Donc ça c'est vraiment CoinAus.
- Speaker #0
Vous êtes certifié par l'AMF ?
- Speaker #1
Exactement et bientôt par l'Europe.
- Speaker #0
Donc vous êtes un vrai produit financier achetable à l'échelle européenne, française.
- Speaker #1
Exactement. Et ça, ça nous tient à cœur. Aujourd'hui, côté produit, si on fait le parallèle côté produit, 50% des sujets sont des sujets liés au légal ou à la compliance.
- Speaker #0
Du coup, aujourd'hui, tu considères que Coin.io, c'est plutôt une fintech ou plutôt un pur player applicatif ?
- Speaker #1
Non, c'est une fintech.
- Speaker #0
Crypto, énormément de sujets, Web3, DeFi. Est-ce qu'on entre dans ce sujet-là ?
- Speaker #1
On peut l'ouvrir. on l'ouvre avec un avertissement qui est « ce n'est que ma vision, ce n'est pas la vision de CoinHouse » « ce n'est que ma vision,
- Speaker #0
ce n'est pas la vision de CoinHouse » « ça ne représente absolument pas un conseil en investissement »
- Speaker #1
exactement, et c'est exactement ça mais on peut l'ouvrir avec plaisir tu penses quoi de ce secteur-là ?
- Speaker #0
t'es arrivé là-dedans un peu par hasard ?
- Speaker #1
justement, tu en parlais juste avant tu voulais qu'on reparle un peu d'innovation moi je suis rentré dans la crypto parce que je voulais faire de l'innovation ok Ce n'est pas parce que je voulais de la crypto. Jusqu'en 2022, je pense que c'était un produit innovant. La crypto, encore aujourd'hui.
- Speaker #0
Aujourd'hui, je pense aussi encore.
- Speaker #1
Exactement, encore aujourd'hui. Moi, je trouve que c'est un peu moins innovant aujourd'hui parce que forcément,
- Speaker #0
je vais dedans.
- Speaker #1
Ça fait trois ans que je vais dedans. Mais c'est parce que je voulais travailler dans l'innovation. C'est vraiment pour ça. Et je pense que c'est une innovation. C'est toujours une innovation. On voit que l'adoption est de plus en plus forte. Toutes les plus grandes banques du monde se sont mis à la crypto. et c'est En réalité, c'est un abri de langage. Ce n'est pas forcément à la crypto, c'est plutôt à la technologie derrière la crypto.
- Speaker #0
Tu es arrivé pour l'innovation, innovation produit. Comment est-ce que tu fais pour du coup continuer d'innover sur un produit bancaire, sur un secteur des crypto-monnaies qui est encore très peu connu, qui peut être parfois nébuleux pour le commandant immortel ?
- Speaker #1
J'aime bien donner l'exemple d'Alan, par exemple. pour moi l'innovation qu'ils ont faite c'est qu'ils ont rendu simple un process qui était compliqué donc l'innovation c'est pas forcément proposer quelque chose de compliqué c'est proposer justement quelque chose de compliqué mais de façon simple et je pense que c'est là où on a encore beaucoup de choses à faire que ce soit CoinHouse mais tous les acteurs du monde on est pas on joue dans la même cour tous les acteurs cryptos jouent dans la même cour Personne n'a vraiment craqué le code pour faire en sorte que ça intéresse tout le monde, la crypto. Je pense qu'il y a encore des leviers de simplifier nos applications, de les rendre plus accessibles, moins pompeuses, moins verbeuses, peut-être moins de wording compliqué. Tu parlais de Web3, NFT, etc. Tout ça, c'est peut-être un peu compliqué. Peut-être revenir à des choses simples. Mais la finance est compliquée aussi. On te parle de produits financiers, mais qu'est-ce que ça veut dire, produits financiers ? qu'est-ce qui se cache derrière, qu'est-ce que ça veut dire avoir une action. Il y a toutes ces questions-là qui ont plus largement... On a plus largement un problème d'éducation financière en France, plus que un problème de moyens. On a des très bons acteurs sur le marché, on en fait partie, mais derrière, c'est comment on convainc les gens de venir chez nous.
- Speaker #0
Tu parles typiquement de l'éducation financière. CoinOS va venir aider un peu sur ce sujet-là ou pas du tout ?
- Speaker #1
On crée beaucoup de contenu. là-dessus. On essaye vraiment de vulgariser, de rendre plus simple toute la partie éducation financière sur la crypto en tout cas. On est vraiment un acteur majeur. Il suffit de voir tout ce qu'on produit, rien que la newsletter que vous pouvez recevoir toutes les semaines, elle est vraiment incroyable et vraiment très riche. Donc voilà, donc oui, nous on aide à cette éducation financière, mais je pense que le problème est beaucoup plus large. Aujourd'hui, j'ai fait l'étude, Pour moi, c'est peut-être mon plus gros frein, si on reparle un peu produit, c'est l'éducation financière. Là, c'est les chiffres de l'AMF. 80% des Français ont de l'argent dans un livret A ou équivalent. 38% dans une assurance vie. Tu descends à 10-12% sur les actions. Et après, selon les sources, on va dire en moyenne 10% sur la crypto.
- Speaker #0
Pas mal. Ça commence à se démocratiser.
- Speaker #1
Donc, ça se démocratise. Mais si on revient en arrière, c'est-à-dire qu'il y a autant de gens qui ont des actions en France qui ont de la crypto.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Donc comment je fais pour dire à des gens, n'achetez pas des actions alors que tout le monde en parle toute la journée ? Je veux dire, il n'y a pas un moment, tu allumes la télé, les actionnaires, je ne sais pas quoi, etc. On parle toute la journée d'actionnaires, pourtant il n'y a que 10% des Français qui sont actionnaires. Donc 10% de gens qui ont de la crypto, on a le même problème en fait. On partage tous les mêmes problèmes.
- Speaker #0
Ok. Donc l'objectif est plutôt d'éduquer les 90% qui ne sont pas encore détenteurs de produits financiers à l'acculturation aussi de la crypto et du produit financier quel qu'il soit de manière générale.
- Speaker #1
Exactement. Et bien entendu, la crypto sera totalement différente des produits d'actionnariat. C'est par nature. Et je ne dis pas qu'il y en a un qui est meilleur que l'autre, mais il y en a un qui est plus décentralisé. Tu parlais de la DeFi, etc. qui est plus décentralisé, plus transparent. Justement, moi, je suis fasciné par tous les débats de... Oui, ce sont les terroristes ou les malfrats qui utilisent la crypto. Il n'y a rien de plus transparent que la crypto. Je veux dire, vraiment, pour se faire... attrapé par la police, vraiment, utilisez la crypto. Vraiment, rien de beau, une mallette de cash, personne ne le voit. Mais là, la crypto,
- Speaker #0
tout se voit, tout est tracé. Ça reprend la technologie de la blockchain, qu'on ne va pas expliquer, mais pour ceux qui auront envie de chercher, ils pourront aller faire leur petite recherche et comprendre ce que blockchain va dire. Tout est tracé, visible. Et tu as parlé du coup de Malfra. Ça m'amène sur un sujet d'actualité. Forcément, tu as vu ce qui se passe actuellement avec toutes les agressions de personnes détentrices de crypto ou qui travaillent de près ou de loin dans ce secteur-là. Comment on se sent quand on bosse sur une de ces applications et surtout, ça t'inspire quoi pour la suite des activités de la crypto-monnaie ou d'applications comme Kainal, etc. ?
- Speaker #1
Non, c'est très grave ce qui se passe. Ce n'est pas agréable. Ce n'est pas un moment agréable. On reçoit parfois des messages de nos proches et ainsi de suite. Ce n'est pas forcément un moment très agréable. Mais la sécurité, on a toujours fait attention. De toute façon, c'est de l'argent. On fait toujours attention. Donc ça, c'est quelque chose qu'on continue et qu'on a juste renforcé. C'est quelque chose sur lequel on fait attention. Moi, à titre perso, je n'en possède pas beaucoup. Ça ne sert à rien de venir me voir.
- Speaker #0
Laissez-moi, je suis pauvre.
- Speaker #1
Je suis arrivé trop tard sur le sujet. donc Donc non, c'est un sujet très grave sur lequel toutes les équipes sont sensibilisées. On fait tous attention.
- Speaker #0
Je pense qu'il n'y a pas mieux que de faire attention, d'expliquer au commun des mortels que, comme on vient de le dire, tout est tracé. Donc même si tu veux à un moment kidnapper quelqu'un, ça va se voir.
- Speaker #1
Ça va se voir. et honnêtement c'est un... C'est un domaine, au final, un milieu très bienveillant. Et donc, quels qu'ils soient, tous les opérateurs mondiaux de crypto font en sorte que quand il y a ce type d'événements, que ce soit pour les rançons ou autres événements, plus entreprises, les ransomware ou des choses comme ça, ils bloquent les transactions aussi dans leurs exchanges, sur leurs plateformes, pardon. Je vais vulgariser sur leurs plateformes, ils vont bloquer les transactions. Et c'est assez bienveillant. On récupère 99% du temps, on récupère les fonds au final. Parce que c'est transparent, on les trace, on les voit, on sait d'où elles sont parties, où elles sont arrivées et où elles vont être envoyées. Donc on arrive toujours à bloquer à un moment l'expéditeur, le destinataire plutôt.
- Speaker #0
Est-ce que ça ne pose pas une question centrale sur la vocation même de l'existence de la crypto en se disant que du coup, moi, ça peut... justement ça peut pas être contrôlé ?
- Speaker #1
En fait c'est pas une question de contrôle, c'est une question de décentralisation en vrai pour moi, d'un point de vue très philosophique c'est plutôt les banques le problème que la crypto t'as un fichier unique qui est détenu par la banque, qui fait ce qu'il veut avec etc là pour le coup Merci. tout est visible, vraiment c'est d'une transparence monstrueuse donc justement pour moi c'est pas le problème que ça soit décentralisé c'est plutôt le problème que ça soit centralisé et j'arrive pas à me rendre compte comment c'est possible de pouvoir du coup envoyer des fonds et les récupérer puisque normalement c'est centralisé sur la blockchain donc tu peux pas annuler une opération qui est normalement irréversible non mais je vais donner un exemple très concret je vais envoyer depuis un pardon j'essaie de trouver les mots en français pour pas que ça soit pompeux vas-y en anglais souvent dans la crypto vous avez un portefeuille numérique où vous déposez vos cryptos là dessus on pense notamment au Ledger Ledger notamment c'est notre cousin c'est le cousin de CoinHouse et donc vous avez un Ledger, vous avez ce portefeuille numérique vous avez vos cryptos dessus pour envoyer vos cryptos vers quelqu'un, par exemple vers toi, je t'envoie de la crypto, je vais devoir récupérer une adresse. Yes. On est d'accord ? Ok. Donc on va l'avoir cette transaction, que c'est parti d'une adresse A à une adresse B.
- Speaker #0
Yes.
- Speaker #1
Toi derrière, en fait je te l'ai envoyé aussi sur ton portefeuille numérique, et tu décides de les vendre. Pour les vendre, il va falloir que tu les transfères à... Quelqu'un qui vend de la crypto, comme CoinHouse. Donc tu vas l'envoyer sur CoinHouse. Et là, CoinHouse, si moi je dis hop hop hop, non non, en fait je me suis fait un peu malmené par Alexandre et je veux, faites attention, il m'a extorqué l'argent, CoinHouse va bloquer la transaction. Et ça, ce que je disais de la solidarité, toutes ces plateformes bloquent généralement. Dès qu'il y a une alerte, dès qu'il y a... et qu'il y a une visibilité dès qu'on voit en tout cas que ce type d'événement se passe, ils sont contactés immédiatement en disant bloquer la transaction. Et c'est comme ça qu'on peut récupérer les fonds.
- Speaker #0
Tu ne peux quand même pas faire tout et n'importe quoi ?
- Speaker #1
Aujourd'hui, tu ne peux pas faire tout et n'importe quoi. Je ne dis pas qu'il y a des moyens détournés de le faire, mais ils sont un très rare. Je pense que c'est plus facile de blanchir de l'argent que de blanchir de la crypto aujourd'hui. Mais je parle aujourd'hui.
- Speaker #0
Tu penses que c'est quoi le plus gros atout de la crypto aujourd'hui ? C'est la confiance qu'on lui donne ? C'est la technologie en tant que telle ?
- Speaker #1
C'est la technologie. Moi, je donne toujours cet exemple. Pourquoi la crypto ? Vous avez essayé de retirer un montant important en banque et vous n'avez pas réussi. Yes. Parce que votre argent ne vous appartient pas vraiment quand il est à la banque.
- Speaker #0
J'ai les thunes, je le sais.
- Speaker #1
Voilà. Et moi, s'il y a bien un sujet qui me rend... fous furieux, c'est de ne pas pouvoir dépenser mon argent. Parce qu'on le gagne, c'est pour le dépenser. La crypto, c'est décentralisé. Il n'y a pas un organisme qui va me dire non, tu ne peux pas sortir les fonds, etc. Bien entendu, aujourd'hui, on est obligé, en fait, on a régi un peu sous les lois bancaires. Donc, on doit faire des contrôles pour éviter les blanchiments d'argent, pour éviter justement les problèmes d'extorsion, etc. Mais globalement, 1, c'est disponible 24h sur 24, c'est transparent.
- Speaker #0
et tu peux en jouir dans les minutes qui suivent.
- Speaker #1
Exactement. Et ça, c'est important. Ta banque, elle ferme. La crypto ne dort jamais. Les marchés financiers s'arrêtent, pas les marchés de la crypto. Enfin, voilà. Il y a ce côté où c'est toujours disponible, c'est 24 sur 24, c'est sécurisé, c'est traçable et c'est décentralisé. C'est-à-dire que ça ne va pas dépendre juste de ma banque. Ça dépend d'un réseau mondial de milliers, voire de millions de personnes.
- Speaker #0
Une faillite est possible en crypto ? Parce que tu vois, effectivement, tu viens de parler du réseau bancaire, d'une banque ferme, et tu peux perdre ton argent, parce que pour rappel, en France, ou je crois même que c'est d'ailleurs ailleurs dans le monde, mais quand une banque ferme, elle a l'obligation légale de pouvoir te rembourser 100 000 euros maximum, même s'il y avait un million sur le compte, par exemple.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Ça, est-ce que c'est possible en crypto ou pas du tout ?
- Speaker #1
Là, ça touche plusieurs sujets. Il y a la conception même de la crypto. Le problème des cryptos qui font faillite ou les arnaques, c'est parce que Il y a des fondateurs sur chaque crypto. Il y a des personnes qui fondent des cryptos qui en détiennent une grosse partie et qui peuvent manipuler le marché. Le dernier en date, c'est Trump. Il a sorti sa crypto. Il en détient une grosse partie. Moi, j'ai un peu joué avec parce que je commence à comprendre un peu les volatilités, etc. Il l'a lancé. Ça a fait un fois, deux fois, trois. Il a tout vendu. Les gens ont tout perdu. Donc c'est plutôt dans ce cas-là où ça peut faire faillite, ces problèmes-là. On va dire plutôt les fondateurs qui ne sont pas sérieux ou qui ne vont pas faire un bon travail derrière. Il y en a eu d'autres, des cryptos qui se sont effondrés, bien entendu. Donc voilà, c'est plutôt ça le risque. Mais c'est pour ça que nous, chez CoinAos, on fait en sorte de choisir les meilleurs cryptos. C'est des choses qu'on regarde. Est-ce que les fondateurs possèdent beaucoup de cryptos ? Est-ce que c'est plutôt les particuliers qui en possèdent ?
- Speaker #0
Vous venez prévu à le risque, oui.
- Speaker #1
C'est ça. Après, le risque zéro n'existe pas. De toute façon, pour aucun sujet, le risque zéro existe.
- Speaker #0
Oui, c'est clair. Ça m'a juste fait penser à une question sur l'avenir de la crypto. Effectivement, là, on est dans les 10-15 premières années de la crypto. Tu la vois comment demain ?
- Speaker #1
Tu l'as très bien dit tout à l'heure. Je différencie. Je vais faire une analogie qui n'engage que moi encore. Aujourd'hui... Je ne te demande plus, je te dis juste, tu as Internet chez toi. Je ne te dis pas, tu as Orange, Bouygues Télécom, Free, je te dis, tu as Internet chez toi. Ça peut arriver. Après, tu demandes, etc. Ça va être un peu pareil pour la crypto. C'est-à-dire que demain, on va utiliser les technologies blockchain, c'est normal, parce que c'est comme ça. C'est juste qu'on va utiliser certaines cryptos parce qu'elles ont certaines spécificités et qu'elles répondent à certaines problématiques. donc voilà par exemple Ethereum c'est la plus connue et c'est celle sur laquelle on fait le plus de tests, qu'on maltraite le plus, on va dire, en quelque sorte. C'est celle qu'on maltraite le plus, que les banques utilisent. Tout à l'heure, je lisais justement JP Morgan, ils utilisent Ethereum sur leurs tests de tokenisation d'actifs financiers. Derrière, on ne va plus forcément parler de quel crypto, mais plutôt quel fournisseur de services technologiques tu utilises. Moi en tout cas c'est l'évolution que je vois, toutes les banques s'y sont mises et pour moi c'était les plus frileux sur la technologie blockchain, donc pour moi ça va continuer comme ça.
- Speaker #0
Très clair, ok. Tu vois comment un peu l'évolution de la crypto avec potentiellement de l'IA, parce que là c'est en train de disrupter la majorité des secteurs, t'as la création des LLM à tout va qui se concurrencent les uns avec les autres etc, ça disrupte à l'instant T le digital. ça finira par disrupter la banque traditionnelle. Comment tu l'imagines peut-être pour la crypto ? Et surtout, ça va se traduire comment dans le produit au quotidien ? Parce que c'est compliqué de se dire qu'on va avoir un produit qui est déjà un produit extrêmement complexe, sur lequel on va venir ajouter de la complexité ou peut-être de l'incertitude ou un manque de contrôle d'une technologie complémentaire telle que l'IA.
- Speaker #1
Qu'est-ce qu'elles serviront pour l'IA, etc. ? Peut-être. ce que je disais aussi l'avantage de la crypto c'est qu'elle est publique elle est disponible H24 etc ce qui fait que je vois pas tout de suite un impact vis-à-vis de l'IA parce qu'elle a besoin d'internet on coupe internet il n'y a plus d'IA peut-être que demain elle utilisera des protocoles de blockchain pour je ne sais pas quoi là je sais pas forcément mais tu vois ce que je veux dire ça va plutôt être un Merci. fournisseur de services financiers plutôt que vraiment une concurrence. En tout cas, moi, je ne vois pas de concurrence aujourd'hui entre l'IA et les cryptos comme je ne vois pas de concurrence entre l'IA et Internet ou l'IA et la télé. Aujourd'hui, il n'y en a pas. C'est juste qu'elle va se nourrir de tout ça.
- Speaker #0
Ce ne sera pas du coup l'IA pour la crypto mais ce sera plutôt la crypto pour l'IA.
- Speaker #1
Potentiellement. Et il y a des cryptos qui fonctionnent avec l'IA pour des puissances de calcul, etc. Mais là, je ne rentrerai pas forcément sur le sujet. parce qu'après si tu y crois ou tu y crois pas c'est un autre problème mais pour moi c'est complémentaire c'est pas forcément en concurrence l'énergie que tu puises au quotidien pour faire tout ça en quel sens ?
- Speaker #0
ça vient d'où ?
- Speaker #1
ça vient d'où ? je me le demande non où ça vient ça vient dans ma soif d'apprentissage je crois j'aime trop apprendre donc c'est pour ça je me lève je vais voir des gens des gens plus intelligents que moi souvent
- Speaker #0
et je les écoute comment on fait pour identifier des gens plus intelligents que ça ?
- Speaker #1
il faut parler à beaucoup de gens c'est compliqué il faut parler à beaucoup de gens mais non ce que je dis ce que je dis souvent c'est pas forcément une question d'intelligence c'est qu'on a tous un peu nos expertises nos domaines etc je suis fasciné par les gens qui construisent des maisons et on pourrait avoir un jugement en disant ils sont moins intelligents qu'autres, non pas du tout je trouve ça fascinant de construire je suis fasciné comment ils font, je suis fasciné par les techniques comment ça tient debout donc en fait on est tous intelligents à notre façon, c'est plutôt de découvrir qu'est-ce qui drive les gens c'est un peu la question que tu m'as posée ce qui drive les gens et de prendre le meilleur de chacun, en fait on a tous du bon en nous donc il faut aller le chercher
- Speaker #0
Ouais c'est clair, ça fait 3 ans maintenant que tu prends la crypto
- Speaker #1
3 ans Merci.
- Speaker #0
ton apprentissage est arrivé à épuisement, t'as pas peur de te lasser un peu ou tu penses que t'es à 10% des connaissances peut-être que tu peux avoir là-dedans je suis même à 5%
- Speaker #1
oui oui
- Speaker #0
Il y a différents niveaux sur la crypto. Je pense que je comprends l'aspect financier, je comprends les fondamentaux, mais derrière il y a toutes les technologies, comment tu exploites les technologies, c'est un puissant fond. d'ailleurs très régulièrement on a un expert incroyable chez CoinAus mais vraiment incroyable et en fait il fait des c'est toujours en anglais désolé on est une scale up mais on fait des sessions de questions réponses et tu as le droit de venir exactement et tu as le droit de poser toutes tes questions et moi j'adore ces moments là j'arrive avec 70 questions à chaque fois et à chaque fois j'apprends des nouvelles choses toujours de plus en plus pointu forcément parce que maintenant je commence à avoir un vernis mais honnêtement non non c'est un monde infini Merci. Les usages ne sont pas terminés. Comme je disais, les banques s'y mettent seulement maintenant. Mais il y a plein d'usages. Tu en as parlé un peu du Web3 NFT. Les NFT, pire erreur marketing au monde. Je pense qu'on n'aurait pas dû appeler ça NFT. Mais il y a encore des usages monstrueux. Moi, je ne comprends pas. On parle d'économie circulaire tous les jours. Pourquoi on ne met pas en place des NFT, des certificats numériques pour l'économie circulaire, pour les objets de luxe, pour tous ces sujets-là ? Il y a encore plein de choses, ça soit aussi l'immobilier. Il y a tellement d'usages encore aujourd'hui, tellement de potentiel, qui fait que c'est vraiment impuissant. Cool.
- Speaker #1
Et tu te vois bientôt là ? Quand tu penses à toi dans le futur, tu te dis tiens, ça c'est le moment où je suis maintenant, je visse quoi comme next step ?
- Speaker #0
Oui, je... C'est normal, je me pose des questions tous les jours, ce n'est pas lié à un moment ou autre. C'est vrai qu'on vit dans une société où on glorifie un peu les entrepreneurs, c'est très à la mode, etc. Regarde Mark Zuckerberg, ce qu'il a fait à 30 ans avec Meta aujourd'hui, Facebook à l'époque. J'ai la une du Times avec Mark Zuckerberg en me disant... à 30 ans aussi j'aurais ma une sur le times bon j'ai raté j'en ai 37 écoute moi j'ai voulu faire Forbes 30 j'ai raté deux fois donc voilà mais j'ai des articles qui m'ont rassuré en disant que la plupart des entrepreneurs ils avaient plutôt 40 piges donc j'y suis presque et oui une aventure entrepreneuriale ça m'intéresse par rapport aux valeurs que j'ai envie de communiquer moi la bienveillance c'est pas un gros mot Merci. on peut être bienveillant et se dire franchement les choses je dis franchement les choses à mon équipe je dis franchement les choses quand ça me plaît pas ça j'ai pas de problème avec la franchise c'est deux choses différentes voilà le comme on dit c'est pas un plaisir de travailler mais il faut trouver du plaisir dans le travail c'est ces choses là en fait que j'ai envie d'amener plutôt une culture d'entreprise j'ai longtemps, Mabelab d'ailleurs s'est créé sur des sujets de culture d'entreprise on voulait lancer une newsletter sur la culture d'entreprise euh parce que c'est quelque chose d'important. Comment tu onboardes tes équipes, comment tu onboardes les gens, comment tu leur donnes une vision, du sens, de la reconnaissance, il y a tous ces sujets-là. Donc oui, les next steps, c'est peut-être ça. Moins le produit, plus la culture d'entreprise, à la limite.
- Speaker #1
Tu pourrais imaginer une vie sortir complètement du produit ?
- Speaker #0
Honnêtement, oui. Parce que je suis curieux de tout. Donc pas forcément le produit qui me drive. c'est l'équipe environnement dans le qualité et un sujet intéressant les changes un peu d'orga les rencontres exactement
- Speaker #1
Putain c'est ça la bonne anecdote Attends on va commencer le podcast sur ça Ok Mario comment est-ce que t'as fait pour que ta femme se mette à la crypto Parce que la mienne me dit que je suis fou quand j'y vais
- Speaker #0
Je l'ai menacé Non le pire c'est qu'il y a eu un gros crash là au mois d'août Et vraiment ça s'est crashé monstrueusement etc Et je lui ai dit, c'est Manon, c'est Manon ! Je l'ai réveillé un matin, c'est Manon ! Et la banque lui a bloqué son argent, donc elle n'a pas pu investir tout ce qu'elle souhaitait. Incroyable, vraiment. Vous aimez bien les banques, mais quand même. Et elle n'a pas pu investir tout ce qu'elle souhaitait. Mais après, maintenant, elle est aussi accro que moi. Elle regarde un peu de temps en temps. Ah putain, ça fait 10%, moins 10%, merde. Donc non, non, au final, il y a un... Peut-être un intérêt parfois un peu casino, mais je préfère ça que ça dente sur un livret.
- Speaker #1
Ouais, je comprends tout à fait. Ça, c'est une belle anecdote, ça.
- Speaker #0
Je l'ai vraiment réveillé, en plus.
- Speaker #1
Mais tu sais que moi, je ne l'ai pas réveillé, mais j'étais sur le lit en train de trader, du coup, sur des apps, à mettre mes premiers euros en crypto en me disant, putain, je vais être riche. Et je suis un génie parce que j'arrive à faire de l'argent, j'ai gagné 100 euros, je les ai pas du leur nom.
- Speaker #0
Oui, oui, il faut avoir le cœur solide.
- Speaker #1
Faut avoir le cœur solide et tu vois, tu gagnes 100€, t'es sur la volatilité, où tu te dis, vert, vert, vert, vert, vert, vert, sel, et hop, c'est bon. Ouais,
- Speaker #0
non, non, pour le coup, mon portefeuille, il a vu toutes les couleurs. J'ai vécu des moins de 50% sur mon portefeuille. C'est impressionnant. Bah,
- Speaker #1
ça te met en PLS.
- Speaker #0
Ah ouais, c'est impressionnant. J'ai appris à plus être en PLS.
- Speaker #1
En fait, il faut juste se dire que la volatilité est normale sur la crypto.
- Speaker #0
Ouais, ouais. BLEH Comment dire, quand tu fais 3% dans la finance, c'est normal. Quand tu fais 20% en crypto, c'est normal.
- Speaker #1
Et une fois que tu as ça en tête, tu sais que ça va. Tu penses que le bullrun est fini ?
- Speaker #0
C'est trop compliqué. C'est trop compliqué comme question. Je pense que personne dans le monde ne s'attendait à que Trump ait une influence aussi monstrueuse sur les marchés. C'est la plus grosse manipulation de marché au monde, ce qui vient de se passer, tout simplement. Donc non, on ne peut pas savoir. Honnêtement, on ne peut pas savoir. On pense que le marché va repartir plutôt à la rentrée, mais ça ne fera pas des folies comme ça a pu le faire avant. C'est plutôt ça. En fait, les gens sont plutôt pessimistes. Est-ce qu'on va atteindre de nouveaux sommets ? Ça, plutôt non. Est-ce que ça va remonter ? Oui.
- Speaker #1
D'autres manières, sur la durée, ça ne fera qu'à priori monter, puisque c'est quand même un actif... à la liquidité dégressive. Oui. Donc, plus il y aura de personnes qui seront impliquées dans ce qu'est Bitcoin ou ce qu'est un actif numérique tel que la crypto-monnaie, plus la valeur prendra tout comme l'or, en fait.
- Speaker #0
Je suis d'accord. Je suis d'accord. Mais il y a des projets qui mourront, c'est sûr. Oui, ça, c'est clair. Il y a trop de crypto. Je pense qu'il y en aura peut-être 5-6 qui vont être les acteurs majeurs en termes de technologie, de fournisseurs, ce que je disais, fournisseurs un peu de services. je pense qu'il y en aura que quelques-uns mais de toute façon c'est cyclique moi ce que je dis, si là ça remonte pas, j'attendrai 4 ans je serai retiré dans 4 ans c'est à peu près ça, c'est un cycle de tous les 4 ans c'est fou parce que ça arrive tout le temps à chaque fois, c'est à dire on attend 4 ans et ça remonte mais tu penses que ça peut durer sur la durée ?
- Speaker #1
parce que moi je me suis toujours dit c'est pas possible de manière rationnelle que ce soit aussi simple et lésible et prévisible Merci. Est-ce qu'il n'y a pas un gars un jour qui va dire « fuck it » les 4 ans et qui va manipuler le marché avec des grosses baleines qui vont dire « on vend tout, on est à 3 ans et demi » ?
- Speaker #0
Oui et non. Parce qu'au final, la crypto est extrêmement corrélée au marché financier traditionnel. Et le marché financier traditionnel, ce que j'ai compris très tardivement, c'est qu'il fonctionne sur la croissance. C'est-à-dire que les sociétés sont toujours obligées de faire plus. Si elles ne font pas plus, elles meurent. Oui. Et donc, C'est-à-dire que la société fait aujourd'hui la façon dont c'est fait, et je ne suis pas forcément pour la croissance à tout prix. Ce n'est pas forcément ma philosophie personnelle. Quand on disait créer de l'entreprise, moi, en tout cas, je n'ai pas envie de toujours faire plus. Je ne sais pas, une boîte qui fait, je dis n'importe quoi, 100 millions de chiffres d'affaires tous les ans, je trouve ça très bien. Pourquoi il faut qu'elle en fasse 110, 120 ? Et encore 1%. Et encore 1%. Quand est-ce qu'on s'arrête ? Voilà, ça, je ne le comprends pas forcément. Mais aujourd'hui, c'est comme ça que le monde est fait. donc par conséquence ça fera toujours qu'augmenter et c'est juste que les cycles font qu'il y a des crises et ces crises font que ça baisse mais ça remonte toujours plus haut parce que c'est la croissance et donc la crypto elle suit les mêmes trade lines mais c'est juste que comme on disait quand tu fais des variations plus 10 moins 10 dans le monde financier classique dans la crypto tu vas faire moins 50 moins 60 et plus 60 l'échelle est différente mais
- Speaker #1
le fonctionnement est similaire.
- Speaker #0
Toujours similaire. Vraiment, j'ai mis un peu 30 ans à le réaliser. Je pense que je serai bien meilleur sur les prochains cycles. Voilà, tu vois. Moi, j'aime bien cette crypto, le NIR. Le NIR, quand j'ai commencé à l'acheter, il valait 1$. Maintenant, il est à 3$, il est monté à 8. Voilà, si j'avais fait all-in, rien que je foutais 10 000 balles, tu te retrouvais avec 80 000 balles, tu vois. Ouais,
- Speaker #1
c'est chouette.
- Speaker #0
Et tu te dis, bon, bah... Oui, il faut faire un peu confiance, etc. Mais plus tu prends des risques, plus tu auras de chances d'avoir quelque chose de conséquent. Mais tu ne deviens pas riche avec 80 000 balles. C'est une très belle somme et j'aimerais beaucoup l'avoir sur mon compte bancaire. Mais tu ne deviens pas riche avec 80 000 balles.
- Speaker #1
Ça dépend de ce que tu appelles riche.
- Speaker #0
Riche, c'est plus travailler, moi.
- Speaker #1
Je pense que même si tu es riche un jour, tu ne finiras pas à retravailler. Tu as trop l'esprit en mouvance pour t'arrêter.
- Speaker #0
Oui, mais j'investirais dans des boîtes. Ce ne sera pas du travail pour moi.
- Speaker #1
Tu ferais ça différemment.
- Speaker #0
J'irais rencontrer des entrepreneurs, filer de la thune, donner des conseils. Ouvrir des réseaux. En fait, c'est un plaisir. Ce n'est pas un taf pour moi.
- Speaker #1
Oui, je comprends.
- Speaker #0
Et si aujourd'hui, je n'ai pas envie de travailler, je vous appellerai demain. J'ai la flemme aujourd'hui. Bonne journée.
- Speaker #1
Excusez-moi, j'ai mon poulet sur le four.
- Speaker #0
Voilà, mais tu vois, c'est plus cette nécessité en tout cas que ton travail. Parfois, il y a des journées, tu n'as pas envie de te lever.
- Speaker #1
Oui, c'est clair. Il y a des journées où parfois, tu ne peux pas, mais tu dois quand même.
- Speaker #0
c'est ça
- Speaker #1
On s'est parlé forcément de ton parcours, de ce que tu as fait, de ce que tu as vécu. Quand tu reviens un petit peu en arrière sur ces quelques années, c'est quoi aujourd'hui l'erreur que tu aimerais mettre en avant qui t'a le plus permis d'apprendre peut-être sur ce que tu fais aujourd'hui et sur ce que tu voudrais faire par la suite ?
- Speaker #0
Oui, c'est une excellente question. C'est vrai qu'en réfléchissant à ce podcast, j'allais dire un peu les erreurs bateau, etc. et les erreurs que tout le monde fait parce que tu apprends au quotidien. mais je voulais en parler d'une un peu plus structurelle qui m'a vraiment marqué. Comme je disais, j'ai peut-être un peu ce côté naïf, un peu monde de bisounours. Et j'ai appris très tard que tout le monde dans les sociétés dans lesquelles vous travaillez, les entreprises dans lesquelles vous travaillez, elles ne travaillent pas forcément pour l'intérêt de la boîte. Ça va être des personnes qui, justement, sont plus intéressées par les gares de territoire, le nombre de personnes qu'elles vont manager, rien que l'ego tout simplement être la personne la plus importante de la pièce etc et ça ne va pas forcément toujours aller dans le sens de la société des projets dans lesquels on travaille j'ai eu la chance de mener des projets assez importants dans les différentes sociétés et j'ai rencontré pour la première fois c'était plutôt chez Fnac Darty vraiment des personnes qui en fait travaillaient pour elles pour son territoire pour son ego et ne travaillaient pas pour l'intérêt général de la société moi je suis un très bon soldat on me donne une mission j'écoute les généraux, j'avance je remonte les alertes bien entendu ça veut pas dire que je suis un mouton d'être un bon soldat mais en tout cas moi je travaille pour l'intérêt de la boîte elle me recrute, elle me paye je lui dois quelque chose elle me doit quelque chose en retour c'est le salaire je travaille toujours dans l'intérêt de la boîte et jamais pour mon intérêt personnel mon intérêt personnel je monte mes blab quand je veux faire de l'intérêt personnel et ça c'est vraiment quelque chose une fois que tu les identifies dans les sociétés il faut que t'apprennes à jouer sans eux et c'est vraiment ça que j'ai le plus appris parce que vraiment très naïvement je me suis dit tout le monde dans la société travaille pour pour l'intérêt commun et ce n'est pas le cas et c'est pour ça que j'en ai parlé aussi en introduction moi mon ego je l'ai tué je refuse en tout cas de devenir cette personne qui par ego, par orgueil, par territoire par nombre de personnes qui veulent manager par je ne sais pas quoi ... va à l'encontre de la société.
- Speaker #1
Ok, très cool.
- Speaker #0
Ça change en termes d'erreur.
- Speaker #1
Ouais, c'est pas mal.
- Speaker #0
C'est pas mal.
- Speaker #1
C'est pas mal de dire que parfois, effectivement, on fait les choses, alors on se l'a déjà dit, mais en dépit du bon sens, mais que surtout, parfois, on va pas forcément chercher à challenger pourquoi on fait les choses et juste prendre le statu quo pour acquis et pour vérité. Or, ce n'est pas forcément le cas.
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Donc c'est bien, effectivement, de pouvoir remettre en lumière que c'est intéressant d'avoir la capacité à prendre du recul pour valider ou infirmer si, oui ou non, ce qu'on fait a un vrai impact et si ça va vraiment servir quelqu'un.
- Speaker #0
Je me suis peut-être hyper mal exprimé. Comment ? Je me suis peut-être un peu mal exprimé. Pourquoi ? Parce que moi, mon problème, c'est plutôt que des gens qui ne veulent pas faire avancer les sujets, plutôt. Je l'ai compris comme ça,
- Speaker #1
c'est peut-être du coup moi qui me suis plutôt mal exprimé. Ce que je veux dire c'est qu'effectivement, tu as parlé de l'analogie du bon soldat, tu peux dans certaines conditions effectivement l'être, et parfois tu as besoin de prendre recul pour te dire, est-ce que ce que je fais c'est dans un intérêt commun ? Je pense qu'on peut reprendre, et dans un monde de guerre sur cette ère, où quand on a eu cette mentalité du bon soldat, on a fait des trucs qui in fine, deux ou trois ans après, on se disait mais oh non, pourquoi j'ai fait ça ? donc ouais je vois bien et de challenger aussi ces managers dans l'esprit de ce que je comprends
- Speaker #0
Tout à fait. Mais ça, le challenge, ça ne le remet pas en cause. Pour moi, ça ne le remet pas forcément en cause. D'ailleurs, il y avait un sujet sur la vision produit, etc. où j'allais l'aborder. Déjà, un, tu as la vision tout simplement des fondateurs. Tu as le marché, tout simplement. Et la réalité économique, tu vois, derrière les startups, le financement, et ainsi de suite. Ce qui fait que, même si moi j'ai une vision, je ne vais pas imposer ma vision. Je vais essayer d'influer, de faire enfin d'influencer plutôt la vision pour qu'elle aille dans un sens qui me paraît cohérent mais je vais pas m'opposer à celle des personnes qui ont pris le risque déjà et le marché tout simplement tu vois je vais pas me dire on va commencer à vendre des escalopes alors que ça a aucun sens on va plutôt vendre des actions que des escalopes donc il y a aussi la réalité du marché derrière qu'il faut prendre en compte donc c'est là où je trouve qu'il y a un jeu intéressant dans le product Merci. C'est plutôt d'avoir ce rôle d'influence que tu peux avoir à deux niveaux, par la voix du client tout simplement, par le benchmark aussi. Moi je regarde toujours ce qui se passe aux Etats-Unis, ça arrive cinq ans après en France, c'est très simple à faire.
- Speaker #1
Et encore cinq ans c'est si on est dans les bonnes conditions.
- Speaker #0
Donc c'est assez simple. Et après t'as d'autres problématiques qui rentrent en jeu, est-ce que les clients savent vraiment ce qu'ils veulent et tout, c'est là où ils font un peu de gut feeling, d'instinct pour y aller.
- Speaker #1
c'est pour ça que là il y avait plusieurs sujets dans un sujet quand on se parle de CoinHouse on se parle d'un produit qui vend de l'argent il y a des pubs qui sont faites et effectuées par CoinHouse, est-ce qu'elles sont aussi réglementées par exemple que des pubs qui pourraient être utilisées pour des jeux d'argent type FDJ ou BetClick etc.
- Speaker #0
oui tout à fait, on a des réglementations qui sont similaires, alors bien sûr les paris en ligne et tous les produits financiers c'est pas exactement le même, de toute façon on est pas régi par les... par les mêmes acteurs, tout simplement, légaux. Mais, par exemple, on a une liste de mots interdits, il y a des mots qu'on n'a pas le droit d'utiliser, comme épargner, ou rendement. Enfin, si rendement, on a le droit, pardon, c'est celui qu'on a le droit. Justement, tout ce qui est taux d'intérêt, ce genre de choses, on n'a pas le droit d'utiliser ces mots-là, par exemple. Donc, on a une très longue liste, et on a aussi des limites sur ce qu'on peut dire et pas dire. Par exemple, on ne peut pas dire qu'on va garantir des... comment ça s'appelle, excusez-moi.
- Speaker #1
Des retours sur investissement ?
- Speaker #0
Voilà, ce genre de choses où on n'a pas le droit du tout de le dire. On doit mettre les mentions, investir, qu'on porte des risques. Il y a toutes ces mentions-là, bien entendu, sur lesquelles on nous impose en tout cas d'apposer ce type de wording.
- Speaker #1
Ce n'est pas une énergie dans le monde de la crypto ?
- Speaker #0
Non, pas du tout. Comme je l'ai dit, on est très réglementé, la CPR, la EMF, voilà. tous les acronymes barbares pour ceux qui travaillent dans la finance.
- Speaker #1
Comment on fait pour sortir de la crypto sans payer la flat tax ?
- Speaker #0
Là, tu déclares rien et tu prie.
- Speaker #1
Pour ceux qui nous regardent, ce n'est pas possible. Ne faites pas ça. Ils vous retrouveront partout. Partout chez vous, ils te croqueront votre porte.
- Speaker #0
Après, selon les sommes, ils te retrouveront plus ou moins facilement. Il faut y aller maintenant.
- Speaker #1
C'est quoi la morning routing de Barrière BBS ?
- Speaker #0
en vrai non c'est juste que le midi c'est chiant de faire du sport le soir t'as envie d'avoir une vie et t'es décivé de ta journée en vrai le matin c'est le meilleur moment pour faire le sport donc c'est vrai sur ce podcast on a encore jamais parlé d'équilibre pour vie perso c'est possible c'est possible bien sûr c'est possible tout est possible pour le coup c'est comme le produit c'est une question de priorité ouais c'est clair c'est vraiment une question de priorité et
- Speaker #1
Ça ne m'arrange pas ta réponse, parce que du coup, je vais devoir refaire du sport prochainement.
- Speaker #0
Non, non, mais après, il faut trouver son sport. Moi, je suis nul en sport. Tous les sports, je suis nul. Vraiment, j'ai toujours été mauvais, mais toute ma vie. Vraiment, je pense que j'ai fait tous les sports qui existent. Je suis nul. Et juste là, j'ai trouvé un sport qui me convient. Je suis quand même nul, mais je ne suis pas nul dans mon coin un peu. Tu es nul,
- Speaker #1
mais bien.
- Speaker #0
Mais nul dans mon coin. Tu vois, et donc, je ne dérange personne. Tu vois, donc voilà, moi, ça me va. Ça fait tout travailler. Je suis très content.
- Speaker #1
C'est peut-être plus facile quand tu as des enfants qui sont un peu plus âgés,
- Speaker #0
non ? Non, c'est juste qu'on a une organisation avec ma femme. Quand je vais le matin au sport, j'essaie d'aller le chercher le soir. C'est plutôt des choses comme ça qu'on essaie de faire. Mais en tout cas, j'ai senti que c'était nécessaire pour mon équilibre mental de faire du sport. Surtout que je fais de la boxe donc ça défoule.
- Speaker #1
Anglaise ?
- Speaker #0
Anglaise, ouais. Ah oui, déjà j'ai du mal à synchroniser le haut alors s'il faut synchroniser le bas, je suis mort.
- Speaker #1
Moi j'ai jamais eu le droit, ma mère ne voulait pas que je fasse de la boxe.
- Speaker #0
C'est beaucoup moins violent que ce qu'on pense. Ah ouais ? Vraiment, sincèrement.
- Speaker #1
Elle pensait que j'aurais des commotions, que ça allait abîmer mon visage, et que du coup j'aurais pas le droit de le faire.
- Speaker #0
Après je fais pas de combat encore, mais j'étais sur le ring ce matin avec un prof. Ah ouais ok,
- Speaker #1
vrai entraînement, tu vas bouillir le truc ouais.
- Speaker #0
Très tranquille, ça reste du pâte d'ours comme on appelle. Mais heureux, je me suis pris deux, trois coups, mais c'est cool. C'est un bleu là, ici. Donc non, non, mais la vie, c'est pas simple. Il faut prendre des coups.
- Speaker #1
C'est clair.
- Speaker #0
Non, non, c'est super cool comme sport.
- Speaker #1
Je pense que cette phrase, la vie, c'est pas simple, il faut prendre des coups, ça va être la première phrase du podcast.
- Speaker #0
Non, c'est très cool.
- Speaker #1
C'est quoi ton mot de la fin ?
- Speaker #0
Tout le monde travaille pour de l'argent. Je veux dire, je ne connais personne qui ne travaille pas pour l'argent. J'en connais. Ils travaillent quand même pour l'argent. Même si ça ne les intéresse pas, ils travaillent pour payer les factures, etc. Travaillent tous pour l'argent. Et pourtant, c'est un sujet très sensible en France. Je conseille vraiment à tous de commencer une éducation financière. Il y a des super ouvrages qui existent. Je n'ai pas les noms en tête. mettre en description comme disent les youtubeurs il y en a même un que je suis en train de lire en ce moment c'est le livre que je lis à mon fils pendant qu'il boit son biberon pour tout de suite l'éduquer sur la partie financière je pense que c'est vraiment ça et la crypto c'est génial, c'est pour ça aussi que je suis chez CoinHouse pour cet aspect de liberté financière en tout cas on se pose des questions, est-ce qu'un jour on aura des retraites, des choses comme ça Il faut s'intéresser à tout ça, et même à petit niveau. Vous pouvez investir 10, 20 euros par mois. Croyez-moi, à la fin, ça fait beaucoup. Et beaucoup plus que sur un livret A.
- Speaker #1
Le fameux huitième merveille du monde des intérêts composés.
- Speaker #0
Exactement. C'est plutôt ça mon mot de la fin. On travaille tous pour l'argent, mais il faut s'intéresser un peu à ce qui se passe. Que votre argent ne vous appartient pas vraiment. et que... il y a des solutions comme CoinHouse pour vous diversifier et voilà merci Mario avant de conclure,
- Speaker #1
est-ce que tu aurais un dernier conseil pour les jeunes qui voudraient se lancer soit dans la crypto soit dans le product c'est deux sujets différents c'est deux sujets différents mais pourtant ou dans le product en crypto je
- Speaker #0
trouve qu'il y a un soft skills sous-côté sous-côté Merci. qui marche aussi bien pour le product et la crypto, c'est d'être curieux. Et la vraie curiosité. C'est-à-dire que moi aujourd'hui, je me suis rendu compte que lire, que ce soit des articles, des livres, etc., ce n'est pas suffisant. Il faut aller rencontrer des gens. Les gens sont plutôt ouverts. Moi, j'ai toujours accepté tous les déj quand les gens me proposent sur LinkedIn, etc. J'accepte tout le monde pour parler, etc. Rencontrer du monde. deep diver les sujets, pourquoi pas rencontrer des professionnels etc, donc voilà, vraiment être curieux au maximum et dans les deux cas ça sera bénéfique que ce soit pour le produit ou pour la crypto curiosité,
- Speaker #1
à toute épreuve et de la vraie curiosité de l'intérêt complet à ce qu'on peut faire et à des sujets qu'on peut ouvrir, pas juste être en mode TDA et feuilleter un bouquin exactement Merci Mario pour cet échange. Si on veut te suivre, où est-ce qu'on peut te trouver ?
- Speaker #0
Où on peut me trouver ? Honnêtement, j'essaie de limiter mes réseaux. LinkedIn, c'est très bien. Je réponds à tout le monde pour le coup. Un peu moins pour... Attention,
- Speaker #1
tu risques d'avoir une vague là avec...
- Speaker #0
Donc Mario Vives sur LinkedIn. Non, je réponds à tout le monde. Un peu moins sur les messages commerciaux non personnalisés. ou là je les mets directement à la poubelle mais sinon je réponds absolument à tout le monde et c'est avec plaisir des personnes m'ont tendu la main à des moments donnés et j'ai envie de tendre ma main à un maximum de personnes parce que je pense que ça peut vraiment changer une vie et moi ça me fait plaisir ça
- Speaker #1
me fait plaisir en tout cas et bah c'est vraiment de la fin