Speaker #0Bienvenue dans le podcast « Oser l'aventure d'être soi » . Je m'appelle Tiffen Gualda, passionnée par l'entrepreneuriat, le voyage, mais aussi par l'humain et son potentiel infini d'exploration et de transformation. J'ai commencé jeune, ma quête de sens et mon engagement dans des projets à impact positif m'a amenée dès mon adolescence à parcourir le monde. Aujourd'hui, je crée chaque jour la vie et le métier qui m'inspirent profondément et qui contribuent positivement au monde, et j'accompagne d'autres personnes à le faire. Je suis convaincue que la plus grande des aventures est celle qui nous invite à plonger au cœur de ce que nous sommes et de ce qui nous anime véritablement. À travers ce podcast, j'invite chacun à explorer avec moi ce qui le rend vivant, vibrant. et à dépasser ses peurs pour oser pleinement la grande aventure d'être soi. Alors, on y va ? Embarquement immédiat pour un voyage transformateur au cœur de soi. Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de podcast en solo. Aujourd'hui, j'ai envie de parler du thème de la délégation et du fait de s'autoriser à déléguer, de s'autoriser à recevoir de l'aide, du soutien dans sa vie à la fois professionnelle, mais aussi dans sa vie personnelle. J'ai envie d'aborder ce thème avec vous parce que c'est un sujet dont on a parlé récemment dans le Mastermind Expansion, qui est l'accompagnement collectif que je propose pour les femmes entrepreneurs qui sont déjà lancées et qui veulent... de continuer à déployer leur état d'esprit et leur posture pour pouvoir pérenniser leur activité et démultiplier leur impact. Et on a récemment abordé la notion de gestion du temps, d'organisation et notamment de délégation. Il y a beaucoup de pépites qui sont sorties de cet échange et j'avais envie de pouvoir vous en partager quelques-unes. J'ai aussi envie d'aborder ce thème parce que récemment, j'ai recruté une nouvelle personne dans mon équipe suite au départ de la jeune femme avec qui je travaillais depuis un an et demi. Et donc je suis repassée par tout ce processus de recrutement et de délégation. Je me suis rappelée pourquoi c'était important pour moi de le faire. Et aussi la raison pour laquelle la personne qui travaillait avec moi depuis un an et demi est partie, c'est qu'elle a elle-même fait un burn-out dans sa propre activité d'entrepreneur, puisque c'est une personne qui est freelance. Et son départ m'a beaucoup affectée, m'a beaucoup touchée, parce que je suis quelqu'un qui croit fort en l'entrepreneuriat, qui croit fort... en le fait de créer des activités qui ont un impact positif sur la société, sur l'environnement, ou des personnes qui créent des activités qui veulent soutenir les entrepreneurs qui ont un impact positif sur la société et l'environnement. Et pour moi, quelque chose qui est très important, c'est le fait de pouvoir entreprendre de façon durable. Et ça, ça nous demande non seulement d'avoir un impact positif, mais aussi de pouvoir faire en sorte que notre activité soit rentable et qu'elle soit à notre service, qu'elle soit... au service de notre écologie personnelle. Et donc ça m'a beaucoup marquée, ça m'a rappelé à quel point on peut aussi faire un burn-out d'une activité qu'on aime bien, d'une activité dans laquelle on excelle et à quel point il y a urgence de porter sa voix sur ce sujet. En tout cas, moi ça m'a vraiment donné envie de porter davantage ma voix sur cette notion d'entrepreneuriat durable qui est essentielle à mes yeux. Ça a vraiment réactivé le feu en moi, l'envie, l'élan de créer un projet, un programme autour de cette notion. pour pouvoir soutenir les personnes qui ont envie d'avoir un impact durable dans le monde. Et pour moi, ça passe vraiment par ces trois piliers. L'impact, la prospérité et la pérennité financière et l'écologie personnelle. C'est donc un épisode qui s'adresse à la fois aux entrepreneurs, mais aussi aux personnes qui sont salariées, qui peut-être se sentent parfois débordées, sous l'eau, ont du mal à déléguer, aux mamans qui ont la sensation de crouler sous la charge mentale, les tâches, les responsabilités... personnes qui œuvrent dans le milieu associatif, qui sont bénévoles, volontaires, qui ont tendance parfois peut-être à se sacrifier et à sacrifier leur temps, leur énergie, en n'osant pas demander davantage de l'aide. Alors j'aimerais commencer cet épisode par partager, revenir ensemble sur les croyances principales qui nous empêchent de déléguer. La première croyance, la première histoire qu'on a tendance à se raconter, c'est que ça va nous coûter de l'argent. Et on a tendance à voir le fait de déléguer, de demander de l'aide ou du soutien comme étant une dépense et non un investissement. Alors qu'en réalité, si je délègue à une personne qui a un tarif horaire qui est moins élevé que le mien et que ça me permet de dégager plusieurs heures de travail que je vais pouvoir investir dans un tarif horaire qui est supérieur, alors ça va me faire gagner de l'argent. Si ça me permet de pouvoir bénéficier de quelques heures en plus, grâce auxquelles je vais pouvoir me reposer, prendre soin de mon énergie, déployer ma créativité, ma vitalité, et donc créer depuis cet espace-là, je vais pouvoir gagner du temps. Une autre histoire qu'on a tendance à se raconter, c'est le fait qu'on pourrait le faire soi-même. On se juge d'avoir besoin de demander de l'aide aux autres pour quelque chose que finalement on pourrait faire soi. Là, je pense notamment aux tâches domestiques qu'on peut avoir par exemple. aux tâches qui sont liées à la maison, ou bien à certaines tâches dans notre entreprise, comme l'administratif. On pourrait effectivement faire soi-même, mais à un moment donné, ça devient peut-être intéressant de les déléguer pour pouvoir se concentrer sur sa zone de génie et sur ce qui a le plus de valeur à loter pour nous. Une autre croyance que l'on peut avoir, c'est que le temps que j'explique ce dont j'ai besoin ou ce dont j'ai envie à quelqu'un d'autre, C'est le temps que ça va me prendre à réaliser la tâche. Évidemment, c'est faux. Ce qui est certain, c'est que le fait de déléguer, le fait de s'entourer, de demander de l'aide autour de soi, ça va nous demander d'être clair et de savoir expliciter ce dont on a besoin. Éventuellement, ça va nous demander d'avoir un temps pour pouvoir se caler, s'accorder, s'ajuster, être certain que ce que va délivrer la personne, c'est ce qu'on attend d'elle. Mais une fois qu'on a... établi le cahier des charges, une fois qu'on a mis en place une structure, un process, à ce moment-là, la personne, elle va pouvoir s'en saisir, se l'approprier, et elle va pouvoir répéter cette tâche, ce qui va nous faire gagner du temps. Une autre croyance que j'entends souvent, c'est cette idée que ça ne sera pas aussi bien fait que si c'est moi qui le fais. Là aussi, ça peut être intéressant de venir s'interroger et de se poser la question, déjà, est-ce que c'est vrai ? Est-ce que c'est vrai que quelqu'un d'autre ne peut pas faire aussi bien que toi ce que tu fais ou la tâche à laquelle tu penses ? Et pour moi, l'invitation à cet endroit-là, ça va être de lâcher le contrôle, de lâcher la perfection, d'accepter que les choses puissent être faites d'une façon qui est différente de nous et éventuellement de s'ouvrir à la possibilité que ce soit mieux fait que si c'est nous qui l'avions fait, éventuellement même en moins de temps. Parce qu'on va avoir en face de nous une personne qui va être... dans sa zone de génie. Donc ça, c'est les différentes croyances que j'ai recensées. Il y en a probablement d'autres. Je vous invite à vous poser vous-même la question. Quelles sont les croyances que vous entretenez à propos du fait de déléguer, à propos du fait de demander de l'aide ? Peut-être qu'il y en a certaines que je n'ai pas citées. Ensuite, qu'est-ce que ça nous permet en réalité, le fait de s'autoriser à déléguer, à demander de l'aide, à recevoir du soutien ? La première chose, c'est ce que j'étais en train de vous exposer juste avant, c'est le fait que ça va nous faire gagner du temps et que ça va nous faire gagner de l'argent. Notamment parce que si on emploie, et c'est logique, quelqu'un qui a un tarif horaire qui est moins élevé que le nôtre, alors on va pouvoir gagner de l'argent et on va pouvoir récupérer un espace-temps qu'on va pouvoir investir de la façon dont on le souhaite, mais notamment pour pouvoir créer... de l'argent là où nous, on est le plus productif, là où nous, on est quelque part aussi dans notre activité professionnelle, là j'entends, le plus rentable. Ensuite, le fait de s'autoriser à déléguer, ça va nous permettre de pouvoir prendre soin de nous et de notre écologie personnelle. Et notamment si vous êtes entrepreneur, je vous rappelle que votre énergie est votre outil de travail numéro un. Déléguer, demander de l'aide, demander du soutien, même dans un contexte en dehors de l'entrepreneuriat, c'est avant tout une déclaration d'amour envers soi-même. C'est s'autoriser à ce qu'il y ait des personnes qui soient là pour prendre soin de nous. C'est s'autoriser à ce qu'il y ait des personnes qui soient à notre service, qui soient là pour nous faciliter la vie, qui soient là pour nous faire gagner du temps, qui soient là pour nous soulager d'une certaine charge, que ce soit une charge mentale, une charge physique, et qui nous permettent tout simplement d'économiser. notre énergie mentale. Ensuite, si vous êtes entrepreneur ou même si vous êtes salarié, ce qui est intéressant, c'est que ça va vous permettre de venir vous affirmer dans votre posture. Dans votre posture de chef d'entreprise ou éventuellement dans votre posture de manager. Parce que le fait de déléguer, notamment si on est entrepreneur, ça va nous amener à pouvoir prendre davantage de hauteur, à pouvoir se concentrer davantage sur la vision d'ensemble, sur la stratégie, plutôt que sur l'opérationnel. Ça va nous permettre de pouvoir nous... structurer davantage, de mieux nous organiser, de créer des modes opératoires, des processus qui vont permettre à notre activité de pouvoir davantage se déployer et qui va permettre à notre activité de grandir. Et donc finalement, en s'autorisant à déléguer, on va pouvoir accomplir davantage que si on était seul dans notre activité. Par exemple, beaucoup des ressources gratuites que je crée dans mon activité, je peux me permettre. Parce que j'ai des personnes qui sont à mon service et qui m'aident à créer ces e-books, workbooks, ne serait-ce que pour le podcast où j'ai Erwann qui m'aide à réaliser toute la partie montage, post-production, promotion du podcast. Le fait d'avoir quelqu'un dans mon équipe, ça m'a permis de pouvoir me soulager aussi dans certaines périodes de lancement, notamment les périodes de lancement du mastermind ou de la retraite. Le fait de pouvoir prendre des vacances aussi pendant que mon activité... continue de fonctionner. Par exemple, quand j'ai pris des vacances au mois de février, il y a quand même eu un épisode de podcast qui est sorti. Donc ça va nous permettre de pouvoir accomplir davantage que si on était seul. Et ça va nous permettre aussi de pouvoir élargir l'impact qui est le nôtre. Parce que justement, on va pouvoir créer plus de ressources, plus de contenu. Ensuite pour moi, une autre chose que cela permet, c'est de rester dans sa zone de génie. Dans sa zone de... et de permettre finalement à ce que chacun puisse prendre sa place dans sa zone de génie, dans ce qu'il ou elle aime faire. Aujourd'hui, si vous êtes entrepreneur, peut-être que c'est vous qui vous chargez de réaliser vos photos, réaliser la communication sur les réseaux sociaux, monter votre propre podcast, créer ou éditer votre site internet, gérer toute la partie comptable, administrative, etc. Et c'est important d'observer peut-être... qu'on peut le faire dans un premier temps dans notre activité. Mais c'est important aussi d'observer que le fait de pouvoir engager un photographe, un community manager, un monteur de podcast, un web designer ou une web designer, une assistante virtuelle, un assistant virtuel, tout ça, ça va nous permettre de faire vivre tout un écosystème de personnes autour de nous et d'alimenter cet écosystème. Finalement, ça permet à chacun de pouvoir être dans son cœur de métier, dans sa zone de génie et dans ce qui lui plaît profondément. Et ça nous permet d'éviter d'être sur tous les fronts. Et je pense qu'à cet endroit-là, c'est aussi très important de rappeler qu'il y a des personnes qui aiment faire ce que nous n'aimons pas faire. Il y a des personnes qui adorent l'administratif. Oui, oui, je vous assure, il y a des personnes qui adorent ça. Il y a des personnes qui adorent la structure, qui adorent l'automatisation. Il y a des personnes qui adorent les aspects. techniques qu'il peut y avoir derrière un site internet, derrière des processus d'automatisation dans les activités. Il y a des personnes qui adorent les chiffres, qui adorent analyser, créer des rapports, observer des indicateurs. Il y a des personnes qui vont adorer créer des visuels sur Canva, créer des identités visuelles. Il y a même des personnes qui adorent ranger, qui adorent maintenir des espaces propres parce que ça pour moi c'est quelque chose qui est important de se rappeler. Il y a des personnes qui aime faire ce que nous n'aimons pas faire. Il y a des personnes qui adorent cuisiner, il y a des personnes qui adorent mettre ce que vous voulez derrière que vous, vous n'aimez pas faire. Il y a forcément quelqu'un qui aime le faire, qui est doué pour le faire, et qui peut vous faire gagner du temps en le faisant à votre place. Donc pour moi, c'est important de se rappeler cette idée de créer et d'alimenter un écosystème soutenant autour de soi. Et finalement, c'est aussi l'opportunité de faire travailler d'autres personnes et de collaborer avec d'autres personnes. apprendre à s'entourer. C'est bénéfique pour chacun. Ensuite pour moi, c'est aussi cette idée, le fait de créer cet écosystème soutenant autour de soi, ça va nous permettre à chacun de nous élever mutuellement dans nos activités. Notamment si vous travaillez avec des personnes qui sont freelance autour de vous, mais finalement même si vous êtes salarié, que vous déléguez davantage à des personnes qui sont dans votre équipe, ça va leur permettre de monter en compétence. Ça va leur permettre, si elles sont freelance, de pouvoir... développer elles aussi leur business, leur chiffre d'affaires. Et pour moi, à cet endroit-là, ce qui est intéressant de venir observer, c'est quelle est la posture que j'ai envie d'adopter. Est-ce que je cherche quelqu'un pour être ? exécutant ? Est-ce que je cherche quelqu'un à qui je vais donner une liste de tâches et qui va accomplir ces tâches ? Ou est-ce que je cherche quelqu'un qui peut-être même va savoir faire ou réaliser des tâches que moi-même je ne sais pas faire, qui va m'apprendre des choses ? Est-ce que je cherche une personne qui exécute ou est-ce que je cherche une personne qui m'élève ? Est-ce que je laisse l'espace pour que la personne puisse exprimer sa créativité, son unicité ? Est-ce que je laisse l'espace pour que la personne puisse travailler à son propre rythme, puisse adopter aussi l'organisation qui la soutient, qui soutient sa propre écologie personnelle, qui soutient son propre écosystème ? Et parfois, ce qui se passe, c'est qu'on va recruter des personnes qui vont avoir des standards qui vont même être plus élevés que les nôtres. Je crois que je vous partageais dans l'épisode « Pourquoi lancer un podcast ? » quand j'ai commencé à collaborer avec Erwann, qui est mon compagnon à qui je délègue toutes ces parties. post-production du podcast, c'est que lui, il avait des standards en termes de qualité qui étaient bien plus élevés que les miens. Et donc ça permet aussi quelque part à mon podcast, à mon activité, de monter en gamme, de monter en qualité. Ça va aussi nous permettre de nous élever mutuellement, parce que moi je le rémunère évidemment pour sa prestation, et donc ça lui permet à lui aussi de se développer dans cette activité. Ça lui permet lui aussi de développer de nouvelles compétences. De la même manière que d'autres personnes dans mon équipe vont pouvoir développer d'autres compétences, par exemple. Donc c'est aussi intéressant de se dire que les personnes qu'on recrute dans notre équipe, ce sont aussi des personnes qui vont pouvoir nous élever, nous donner du feedback, nous apporter des idées. Et avec vraiment cette intention de les laisser exprimer aussi leur unicité à travers les missions qu'on leur confie. Ça, c'est tout ce que ça va nous permettre en réalité de pouvoir déléguer, de pouvoir demander. de l'aide. Ensuite, qu'est-ce que ça va nous demander justement à nous pour pouvoir obtenir tout ça, pour pouvoir s'offrir tout ça ? La première chose pour moi, c'est qu'il y a une grande notion d'autorisation. S'autoriser à demander de l'aide, s'autoriser à recevoir de l'aide et du soutien, s'autoriser Tout ça dans une société où on a tendance à valoriser le fait de savoir se débrouiller seule. Et là, pour moi, ça nous demande aussi vraiment de venir déconstruire le mythe, notamment, je pense aux femmes, le mythe de la femme indépendante qui peut tout gérer de front, à la fois dans son entreprise, c'est-à-dire gérer sa communication, sa gestion d'activité, ses rendez-vous clients, la structure et la stratégie de l'entreprise, la comptabilité, l'optimisation des processus, la relation client. les réseaux sociaux, la newsletter, etc. Et en parallèle, j'aimais aussi à la maison le rangement, les courses, la cuisine, le ménage, etc. Et donc, vous voyez bien que finalement, ça fait beaucoup. La charge de travail, elle est très élevée pour une même personne. Et je pense que ça nous demande vraiment de venir déconstruire ce mythe de la femme indépendante dans lequel finalement on grandit. J'ai partagé récemment sur les réseaux sociaux un post autour de ça, parce que c'est moi-même un mythe que je suis en train de déconstruire pour moi-même à mesure que je m'autorise à demander et à recevoir du soutien. Et surtout, je réalise que ce mode finalement de vie qu'on nous a inculqué, c'est un mode qui est ni souhaitable, ni durable. Ni durable parce qu'on va finir par s'épuiser, ni souhaitable parce qu'à vouloir être trop indépendante, souvent, on finit par être seule. Et ce que j'observe autour de moi, c'est beaucoup de femmes qui ont de la difficulté à rencontrer un partenaire ou à rester avec un partenaire parce qu'elles ont tendance à être trop indépendantes. Combien de personnes, combien d'entrepreneurs s'épuisent à être sur tous les fronts parce qu'ils ont de la difficulté à demander de l'aide, à déléguer certaines tâches ? Combien de mamans vont avoir tendance à se sacrifier parce qu'elles vont avoir de la difficulté à demander de l'aide et du soutien autour d'elles. Combien de personnes vont renoncer à leur projet de cœur, à leurs rêves, parce qu'elles ne vont pas être en mesure de recevoir le soutien extérieur qu'on va pourtant leur proposer ? C'est comme s'il y avait une espèce de fierté, de gloire à s'en sortir seule, à réussir seule. Vous savez ce mythe de la self-made woman, du self-made man, de la self-made millionnaire, etc. Et pour moi, c'est vraiment important de se dire, OK, comment est-ce que collectivement, on décide d'arrêter avec ça ? Comment est-ce qu'on décide d'apprendre à s'entourer ? Comment est-ce qu'on décide de laisser l'opportunité, finalement, à chacun et à chacune de prendre sa place ? Et vraiment de venir créer des écosystèmes, des communautés autour de nous, des collectifs, qui permettent de pouvoir se régénérer, qui permettent finalement à chacun d'être. dans sa zone de génie et d'être finalement à l'endroit où il va pouvoir le plus exprimer qui il est. Ça va nous demander aussi de venir recoder les choses qui sont en lien avec le mérite. Parce que souvent on se dit, oui mais je n'ai pas mérité de recevoir cette aide, je n'ai pas mérité de recevoir ce soutien. Ça va nous demander de travailler sur notre relation à l'argent, comprendre en quoi est-ce que c'est un investissement et non une... dépenses. Ça va nous demander aussi de travailler sur la notion de lâcher le contrôle et d'arrêter de vouloir tout micro manager dans les moindres détails. Et là aussi, c'est vraiment un exercice qui est hyper intéressant. Et finalement, ça va nous permettre de revenir davantage dans une énergie qui est une énergie plutôt féminine de réceptivité, de créativité et de lien. Parce que nous sommes des êtres de lien. Nous sommes faits pour tisser des liens autour de nous qui vont nous permettre de nous élever plutôt que de vouloir faire les choses tout seul ou toute seule. Donc finalement, ce que j'ai envie de vous inviter à observer, c'est que cette indépendance, si elle n'a pas de prix, c'est important d'observer qu'elle a en réalité un coût. Un dernier point que j'ai envie d'évoquer avec vous, c'est à partir de quel moment déléguer. Peut-être que si vous êtes entrepreneur ou vous vous posez la question, Moi, dans mon activité, j'ai commencé à déléguer au bout de 20 ans et demi. Et peut-être quelques indicateurs pour savoir si ça peut être le bon moment pour vous, même si c'est une thématique qu'on aborde beaucoup plus en profondeur, par exemple dans le Mastermind Expansion, où là, je vous partage davantage de clés sur à quel moment déléguer, comment préparer votre entreprise, à la délégation, à quel endroit recruter, trouver la personne idéale. Et simplement quelques clés que je peux vous partager là. ce serait d'avoir acquis une certaine stabilité dans vos rentrées d'argent, dans vos revenus. Et d'avoir peut-être de la visibilité sur un horizon de 2-3 mois pour être sûr de pouvoir démarrer une collaboration et de pouvoir rémunérer la personne. Ensuite, la proposition, ce serait de vous inviter à déléguer de façon organique et progressive et de ne pas forcément attendre d'être complètement dépassé. ou d'avoir un grand projet qui va nécessiter impérativement le fait de recruter quelqu'un, mais plutôt de commencer à déléguer quelques heures par-ci par-là pour vous familiariser avec les processus, pour vous familiariser aussi avec votre posture, trouver la bonne façon de communiquer, mettre en place les différents outils qui vont faciliter la collaboration, et commencer à voir qu'effectivement, avec ce temps, investi, avec cet argent investi, vous pouvez gagner plus de temps, plus d'argent et faire croître votre activité de façon organique. Et si vous commenciez par déléguer 2 heures, 3 heures, 4 heures par mois ? Et si c'était un investissement de 100 euros qui vous permettait, par exemple, d'en gagner 400 ? Voilà, c'est un peu l'état d'esprit que moi j'ai envie de vous inviter à observer et aussi de prendre en considération que le fait de s'autoriser à déléguer, même si c'est peu d'heures, Ça va venir vous faire travailler sur tous les points qu'on a évoqués auparavant. Ça va venir vous chatouiller sur vos croyances, sur votre notion de votre rapport à l'indépendance, au fait de n'avoir besoin de personne, sur votre lâcher prise, le fait d'apprendre à lâcher le contrôle, arrêter de vouloir micromanager. C'est vraiment aussi quelque part un exercice à part entière. qui va vous demander de lâcher certaines extensions, certaines croyances, certains mécanismes pour revenir vraiment dans votre présence et dans votre unicité. Donc prenez-le presque comme un exercice de développement personnel ou de dépouillement à part entière. Enfin peut-être en conclusion de cet épisode, ce que j'ai envie de souligner, c'est que le fait de déléguer, c'est vraiment un acte d'amour. envers soi-même. et aussi envers les autres. Parce que souvent, les personnes qui ont de la difficulté à demander de l'aide, paradoxalement, ont de la difficulté à recevoir. Paradoxalement, ça va être des personnes qui adorent donner, qui adorent rendre service, qui adorent pouvoir être présents et soutenir les autres. Et c'est important de comprendre que le fait de donner et recevoir, ça entre et ça sort par les mêmes portes. Et donc, ça va nous demander d'apprendre à devenir d'excellents, receveurs aussi pour ne pas s'épuiser dans le fait de donner, pour être en capacité de pouvoir donner, de pouvoir créer davantage. Si je n'avais pas eu quelqu'un qui était venu aujourd'hui à la maison m'aider pour le ménage et pour certaines tâches d'organisation, je n'aurais pas eu le temps ni l'espace pour créer cet épisode de podcast. Donc ça va nous permettre aussi de pouvoir rester dans notre mission et déployer davantage notre mission et ce que l'on a envie de pouvoir créer dans le monde. C'est un acte d'amour envers soi, c'est un acte d'amour envers la mission que l'on porte et c'est aussi un acte d'amour envers les autres parce qu'on va leur témoigner notre confiance, parce qu'on va les inviter à s'empuissancer par le fait que ces personnes travaillent à nos côtés, parce qu'on va nous permettre de grandir, éventuellement en compétences, de grandir en chiffre d'affaires, de grandir. dans leur activité professionnelle, si ce sont des personnes qui sont freelance. Et ça permet vraiment, d'une certaine manière, de laisser chacun et chacune prendre sa place. Pour moi, c'est vraiment cette notion de s'autoriser à grandir en collectif et de lâcher la croyance selon laquelle on doit réussir seul ou sinon ça n'a pas de crédit, sinon ça n'a pas la même saveur, sinon on n'a pas mérité autant que la personne qui a réussi toute seule. Pour moi, il y a vraiment... aucune gloire au fait de réussir seule et je pense qu'aucune personne au seuil de sa vie, sur son lit de mort se dira je regrette de ne pas avoir réussi toute seule. Je pense au contraire qu'il y aura des personnes qui se diront je regrette de ne pas m'être assez entourée, je regrette d'avoir dû arrêter mon projet de cœur, mon entreprise, l'impact que j'avais dans le monde parce que je me suis épuisée à la tâche, parce que je n'ai pas su demander de l'aide. Ou bien de se dire « je regrette que le fait d'accomplir ma mission m'ait demandé de sacrifier tel ou tel espace de ma vie, que ce soit mon couple, que ce soit ma famille, que ce soit le fait d'avoir des enfants, ou que ce soit d'autres espaces, d'avoir arrêté de jouer de la musique, d'avoir arrêté de faire du sport et de prendre soin de mon corps, de ma santé, de ma vitalité, etc. » C'est aussi important de comprendre que le fait de s'autoriser à demander de l'aide Ça nous permet de ne pas avoir à renoncer à certains espaces de vie qui sont importants et qui sont précieux pour nous. Et pour moi, c'est vraiment dans cette diversité des espaces de vie qu'on investit, dans cette diversité des collaborations qu'on crée autour de nous, qu'on peut arriver à entreprendre durablement. Et c'est vraiment une notion qui est importante pour moi, qui va prendre de plus en plus d'espace dans les prochaines semaines, dans les prochains mois, parce que j'ai vraiment envie de porter davantage ma voix. et mon message à ce sujet. En attendant, si vous le souhaitez, si cette thématique vous parle, vous pouvez télécharger le guide Entreprendre Durablement, qui est un guide offert que je vous ai concocté l'été dernier, dans lequel je vous partage mes quatre piliers, mes seize clés pour pouvoir entreprendre durablement, c'est-à-dire en créant un impact positif sur la société, avec une activité qui soit pérenne économiquement, tout en prenant soin de son écologie. personnel. Je vous souhaite à toutes et tous une belle fin de journée, une belle journée, où que vous soyez dans le monde, et je vous dis à très bientôt pour un prochain épisode. Merci pour votre présence. Si cet épisode vous a plu, je vous invite à le partager avec vos proches pour continuer à semer ensemble des graines d'inspiration. Vous pouvez également noter le podcast pour contribuer à le rendre plus visible et vous abonner pour être tenu au courant des prochains épisodes. Enfin, pour suivre mes aventures et connaître l'actualité de mes programmes et accompagnements, retrouvez-moi sur ma page Instagram, Tiffaine Gualda. A très vite !