Tiphaine GualdaBienvenue dans le podcast Oser l'aventure d'être soi. Je m'appelle Tiffen Gualda, passionnée par l'entrepreneuriat, le voyage, mais aussi par l'humain et son potentiel infini d'exploration et de transformation. J'ai commencé jeune, ma quête de sens et mon engagement dans des projets à impact positif m'a amenée dès mon adolescence à parcourir le monde. Aujourd'hui, je crée chaque jour la vie et le métier qui m'inspirent profondément et qui contribuent positivement au monde, et j'accompagne d'autres personnes à le faire. Je suis convaincue que la plus grande des aventures est celle qui nous invite à plonger au cœur de ce que nous sommes et de ce qui nous anime véritablement. À travers ce podcast, j'invite chacun à explorer avec moi ce qui le rend vivant, vibrant et à dépasser ses peurs pour oser pleinement la grande aventure d'être soi. Alors, on y va ? Embarquement immédiat pour un voyage transformateur au cœur de soi. Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode en solo. Aujourd'hui, je me réjouis d'aborder avec vous un thème qui me tient particulièrement à cœur, qui est le thème de la légitimité, le fameux syndrome de l'imposteur. Mais avant ça, j'avais vraiment envie de prendre le temps de vous remercier parce que le podcast a atteint la barre des 5000 écoutes et c'est grâce à vous, c'est grâce à votre présence, c'est grâce à vos partages aussi sur les réseaux sociaux, via WhatsApp. à vos proches, aux personnes qui peuvent être intéressées par les différents épisodes. Donc merci à vous d'être là, merci à vous aussi de prendre le temps ou d'avoir pris le temps de noter les podcasts sur Apple Podcasts ou sur Spotify parce que ça contribue énormément à pouvoir le rendre visible et faire en sorte qu'il puisse être découvert par d'autres personnes. Alors, l'épisode dont j'ai envie de vous parler aujourd'hui, c'est un thème qui est cher à mon cœur parce que ça a été l'un des... Le principal frein au moment de me lancer moi-même dans mon activité entrepreneuriale et l'une des plus grandes peurs que j'avais, c'était la peur de ne pas être légitime. Alors, qu'est-ce que c'est que le syndrome de l'imposteur ? Le syndrome de l'imposteur, on parle de syndrome alors qu'en réalité, ce n'est pas une pathologie, ce n'est pas une maladie, c'est vraiment un mécanisme psychologique qu'on va être amené à vivre une ou plusieurs fois dans notre vie. On estime qu'il y a environ 70% des personnes qui sont amenées à le vivre au moins une fois dans leur vie. Et c'est souvent quelque chose qu'on va retrouver dans les périodes de transition. Donc par exemple, on s'apprête à prendre un nouveau poste, à prendre de nouvelles responsabilités parce qu'on a une promotion dans notre entreprise. Ou bien on s'apprête à lancer un nouveau projet dans notre activité, on démarre une nouvelle tâche, ce genre de choses. Et à chaque fois en réalité qu'on fait quelque chose de nouveau. on va repasser par ce mécanisme-là. Et donc le syndrome de l'imposteur, en réalité, c'est un ensemble de pensées et de croyances qui va nous conduire à croire qu'il y a une inadéquation, qu'il y a un décalage entre nous et le poste, la mission, le projet, les responsabilités qu'on s'apprête à endosser, auxquelles on voudrait nous confier ou bien auxquelles on souhaite prétendre. Ce qui est important de comprendre, c'est que ça va se manifester par différentes pensées qui ont toutes la même racine. Ça va être des pensées de type j'ai l'impression que je ne suis pas assez qualifiée pour ce poste j'ai l'impression que je suis arrivée là un petit peu par hasard j'ai la sensation de ne pas être intéressante dans les conversations J'ai l'impression de ne pas être véritablement intelligente. Parfois même, on peut espérer qu'on va... J'ai déjà entendu des clientes me dire J'espère que je ne vais pas vendre cette conférence ou J'espère que je ne vais pas vendre ce service parce que je ne suis pas suffisamment à l'aise pour parler en public ou parce que je ne suis pas suffisamment à l'aise pour délivrer la prestation. Ça peut être la peur que notre public nous pose des questions auxquelles on va être dans l'incapacité de répondre, auxquelles on présuppose qu'on n'aura pas les réponses. Il peut y avoir aussi cette idée de se dire je suis trop jeune Moi, c'est ce que je me disais beaucoup au moment de lancer mon activité. Je ne sais pas encore assez de choses, je n'ai pas encore accumulé suffisamment d'expérience, d'expertise pour lancer mon projet dans ce domaine. J'ai peur qu'on me demande quelle formation est-ce que j'ai suivie pour en arriver là, qu'on me dise... que ça n'a rien à voir avec mon métier précédent, etc. C'est tout cet ensemble de pensées qui va surgir au moment de réaliser un nouveau projet. Donc globalement, des pensées de type je ne suis pas légitime on risque de découvrir que je ne suis pas légitime, que je ne suis pas assez, que je ne suis pas à la hauteur. Mais il y a vraiment cette idée et cette peur, quelque part, que les autres vont finir par s'en rendre compte. Et quand on y pense, c'est vraiment la définition de l'imposteur. L'imposteur, c'est celui qui trompe. C'est celui qui va abuser les autres parce qu'il va mentir de façon délibérée, parce qu'il va tenir des fausses promesses dans le but de tirer un bénéfice matériel ou moral de ce mensonge. Et donc avec ces pensées qui vont surgir à l'intérieur de nous, vont émerger différentes peurs qui peuvent être la peur de décevoir, la peur d'échouer, la peur d'être critiquée, d'être jugée et finalement d'être... rejetée. Il y a deux écueils pour moi dans lesquels on tombe. Le premier souvent quand on ressent le syndrome de l'imposteur ou cette sensation de ne pas être légitime. Le premier écueil c'est qu'on a l'impression que les autres ne doutent pas. On a l'impression que c'est que nous. Alors qu'en réalité, les autres Et ça, ça m'amène à l'écueil numéro 2 qui est qu'en réalité, avoir ce type de pensée, ça n'est pas un problème. Le problème, ça va être de décider de les croire. Et c'est là où c'est vraiment important de comprendre que nous ne sommes pas nos pensées. Nous sommes la conscience qui observe ces pensées. Donc plus on va réussir à les conscientiser, plus on va réussir à les repérer, à les voir se pointer au moment. où on s'apprête à faire quelque chose de nouveau, plus on va pouvoir mettre de la distance avec elles, prendre du recul et se dire Ok, merci d'être passé, je prends le message et je décide de ne pas les croire. Parce que ce qui est problématique, c'est que quand on décide finalement de croire ces pensées-là, ça va induire en nous un comportement qui risque en fait de venir nous confirmer qu'on avait raison d'entretenir cette croyance-là. Vous savez, ce sont les fameuses prophéties autoréalisatrices que l'on se crée. Il y a un schéma qui est important à comprendre en psychologie, qui est le schéma, le modèle de Brouk, qui est qu'une pensée va créer une émotion. Cette émotion va entraîner une action qui va entraîner un résultat. Et en général, le résultat va venir nous confirmer ce que l'on croyait déjà. Par exemple, si on a une pensée de type je ne vais pas y arriver ça va générer pour nous une émotion qui va être une émotion de doute, une émotion peut-être d'angoisse, d'anxiété, voire de honte ou de culpabilité du fait de ne pas y arriver. Et ça, ça va induire différentes actions. On peut avoir un comportement de fuite, donc on va refuser les opportunités professionnelles qu'on nous présentait. on va refuser de demander du feedback à nos clients, à nos collaborateurs, et donc quelque part on va se priver de l'opportunité de grandir, on va procrastiner par peur de s'y mettre, ou on va tomber dans l'excès inverse qui va être de vouloir surperformer, surpréparer, et dans ce fameux travers du perfectionnisme qui peut nous conduire parfois jusqu'à l'épuisement et le burn-out. Et ça, ça va induire pour nous un résultat. Le résultat, ça va être par exemple que comme je m'auto-sabote, je viens me confirmer le fait que, effectivement, je ne suis pas capable. Ou alors, comme je me suis préparée à l'excès, je vais réussir, mais cette réussite, elle va être un petit peu conditionnée, elle va être en demi-teinte. Parce que finalement, cette réussite, elle vient entretenir la croyance que oui, j'y arrive, mais que ça me demande beaucoup plus d'efforts que les autres. Que ça me demande de travailler beaucoup, de travailler dur pour réussir. pour mériter mon succès. On en revient à cette fameuse notion de devoir mériter le succès dont j'ai parlé dans l'épisode précédent avec Christian Junaud, l'épisode qui est sur la relation à l'argent que je vous invite chaleureusement à écouter. Donc, ça va être vraiment essentiel de porter de la conscience sur ces pensées-là pour pouvoir finalement les détourner et décider de ne pas y accorder d'attention. Il y a aussi une bonne nouvelle et c'est quelque chose que j'aime bien rappeler, c'est que... la personne qui est un véritable imposteur ne doute pas. Et à l'inverse, les personnes qui manifestent ce syndrome de l'imposteur sont en règle générale des personnes qui sont compétentes, intelligentes, douées, voire même brillantes. Donc si vous vous reconnaissez dans ces cas de figure, c'est plutôt bon signe. En réalité, rares sont les personnes compétentes qui ne ressentent pas ce sentiment d'illégitimité à un moment donné dans leur parcours. professionnels et rares sont les imposteurs réels qui se questionnent sur leur légitimité. Donc c'est simple de douter. Et c'est important qu'il y ait vraiment cet équilibre entre se sentir compétent là où on en est aujourd'hui et en même temps être conscient de sa marge de progression. On peut à la fois être légitime et humble. L'un n'exclut pas forcément. l'autre. Donc ce que j'ai envie moi de vous partager à travers ces épisodes, c'est les trois antidotes qui m'ont aidé à surmonter mon propre syndrome de l'imposteur, par lequel je repasse encore parfois quand je lance certains projets, certains nouveaux programmes, certaines nouvelles offres, et souvent je me rappelle ces trois antidotes qui m'ont vraiment vraiment beaucoup aidé sur mon chemin. La première antidote pour moi, c'est que la légitimité, elle vient en faisant. Et ça, c'est quelque chose que j'ai compris à travers mon parcours quand, pendant mes études, j'ai décidé de devenir présidente de l'association d'entrepreneuriat social dans laquelle j'étais déjà membre et j'avais envie de pouvoir m'investir davantage, j'avais envie de pouvoir m'engager davantage, de prendre plus de responsabilités dans cette association. Et il y a une part de moi qui était convaincue que c'était mon chemin, que ça faisait sens, que ça allait m'amener à l'étape d'après, l'étape d'après. Et il y a une autre part de moi qui était... terrorisé et qui se disait Mais Tiffaine, qui es-tu pour oser revendiquer ce poste, pour croire que, pour avoir la prétention presque de postuler à ce poste de présidente et pas à celui de secrétaire, de trésorière ou bien de vice-présidente ? Il y avait vraiment une part de moi qui était très, très activée sur cette question de la légitimité. Et ça m'a demandé vraiment, vraiment beaucoup d'efforts pour oser dépasser ça, oser me présenter. Et il s'avère que ce soir-là, j'ai été élue. Et je n'en ai pas dormi de la nuit tellement j'étais terrorisée à l'idée que les autres découvrent que j'étais une imposture, qu'ils avaient eu tort de me choisir comme présidente, etc. Et c'est quelque chose que j'ai compris bien plus tard. J'ai pris mes responsabilités, j'ai été présidente de cette association-là pendant un an. On a mené des projets magnifiques avec mon équipe. J'avais une équipe de 35 personnes qui menait six projets d'entrepreneuriat social, donc deux en Afrique de l'Ouest. Et l'année où j'étais présidente, mon équipe a remporté pour la toute première fois la compétition nationale d'entrepreneuriat social. L'association s'appelait Enactus pour Entrepreneurship Action Us, entreprendre et agir au service de l'entrepreneuriat social. de la communauté et on a eu l'opportunité d'aller présenter notre projet à la World Cup de Toronto et de Johannesburg en Afrique du Sud. Et c'est comme ça que je suis arrivée en Afrique du Sud pour la toute première fois il y a quasiment dix ans puisque c'était en 2015. Et là j'ai compris quelque chose de majeur. qui est qu'en fait, il ne fallait pas que j'attende d'être légitime pour me lancer, mais c'est parce que je vais me lancer, c'est parce que je vais donner mon meilleur, c'est parce que je vais m'autoriser à apprendre sur le chemin, c'est parce que je vais progresser, etc., que je vais devenir légitime. Et c'est la même chose quand on se lance dans l'entrepreneuriat, parce que ce syndrome de l'imposteur, il est revenu visiter, évidemment, au moment de lancer mon entreprise. Et là, en plus de la notion de légitimité, d'expertise, La grande question c'était je suis trop jeune pour lancer mon entreprise à 26 ans alors que probablement la plupart de mes clientes vont être plus âgées que moi ce qui est à 80 ans. 15% le cas. Et j'avais vraiment cette peur de ne pas être légitime parce que j'étais trop jeune, parce que je n'avais pas assez d'expérience, parce que si et ça. Et c'est la même chose. Ce n'est pas je vais attendre d'être légitime pour me lancer, mais c'est parce que je vais me lancer, c'est parce que je vais pratiquer, pratiquer, pratiquer encore le coaching, recevoir des premières clientes, recevoir une deuxième cliente, une troisième cliente, et puis on aura une dixième, une centième, etc. Et ça va renforcer mes compétences et ça va renforcer ce sentiment de légitimité à l'intérieur de moi. Donc ça, ça demande vraiment de s'autoriser à être... être débutant, de s'autoriser à être dans ce processus de progression. Finalement, c'est comme quand on apprend un nouveau sport. Au début, c'est inconfortable. Oui, être débutant, c'est inconfortable. J'apprends un nouveau sport, je vais avoir des courbatures. Si je suis en train de pratiquer le surf, le yoga, le week-end dernier, j'ai repris la pole dance, c'était inconfortable. J'ai eu beaucoup de courbatures. C'est exactement la même chose. Et d'ailleurs, je me souviens, pour faire le parallèle avec la pole dance, que la prof, ma toute première prof de pole dance, nous avait dit qu'il ne faut pas avoir un corps parfait ou un corps musclé pour faire de la pole dance, mais c'est parce que vous faites de la pole dance que vous allez avoir ce corps, que vous allez développer ces muscles. Et donc, trop souvent, en fait, on réfléchit à l'envers. C'est important, quand on se lance dans l'entrepreneuriat ou dans un nouveau projet, dans un nouveau poste, de comprendre que personne ne nous demande que ce soit. Parfait. En revanche, on nous demande d'être intègres, on nous demande de donner notre meilleur, on nous demande de viser la progression plutôt que la perfection. Et je me souviens d'un livre qui m'avait beaucoup aidé à l'époque où je me suis lancée dans mon activité, c'était le livre de Julia Cameron, Libérez sa créativité, qui parlait de ce perfectionnisme et qui disait Le perfectionnisme n'est pas la recherche du meilleur, c'est la poursuite du pire de nous-mêmes, de cette partie de nous qui nous dit que quoi que nous fassions, ce ne sera jamais assez. Et dans ce livre, elle parle aussi du fait de se donner l'autorisation d'être débutant. C'est assez, là on est aujourd'hui, et on peut venir... étirer ça, on peut venir stretcher ça, on peut venir le muscler en pratiquant, pratiquant et pratiquant notre art encore et encore. Donc si vous êtes dans cette situation-là, posez-vous la question, comment est-ce que je peux mettre mon attention sur la progression plutôt que sur la perfection ? Comment est-ce que je peux mettre mon focus sur le processus plutôt que sur le résultat ? Parce qu'en chemin, je vais apprendre, en chemin, je vais faire des rencontres, en chemin, je vais découvrir de nouvelles ressources, de nouvelles compétences, etc. Et ce qui est extraordinaire, c'est que Quand on s'autorise à être débutant, on autorise les autres à faire de même. Je me souviens par exemple d'une première live sur Instagram, je tremblais, je bafouillais, c'est un live dans lequel je présentais mon parcours, et je me suis dit même si je le fais en tremblant, il y a peut-être quelqu'un qui aura besoin de voir ça pour se dire waouh, elle a la trouille et elle y va quand même Et on peut être dans les deux. situation parce qu'à chaque fois qu'on fait quelque chose de nouveau, ça va être de toute façon inconfortable. Et si ça n'est pas inconfortable, c'est que nous ne sommes pas en train d'apprendre. Ça pour moi, c'est l'un des plus grands muscles qu'on peut vraiment étirer, étoffer quand on est entrepreneur, notamment c'est cette capacité à devenir confortable dans l'inconfortable. Donc ça, c'était le premier point. La légitimité, elle vient en faisant. La deuxième antidote pour moi, c'est que la légitimité, c'est un sentiment qui vient de l'intérieur. Et ça, c'est fondamental à comprendre. La légitimité, elle vient de l'intérieur. Ce ne sera jamais un diplôme. Ce ne sera jamais... la reconnaissance des autres, la validation extérieure qui va nous donner ce sentiment de légitimité. Ça doit venir de l'intérieur. Et c'est très important à comprendre parce que notamment pour les personnes qui sont avides de formation, qui aiment beaucoup apprendre et qui ressentent ce sentiment de légitimité, on peut avoir tendance à vouloir collectionner les diplômes et les formations pour se sentir légitime. Et il y a des personnes qui sont. extrêmement diplômés et qui pour autant ne ressentent pas ce sentiment de légitimité. Donc ça n'a rien à voir avec le diplôme, ça n'a rien à voir avec quelque chose d'extérieur. Et ça pour moi aujourd'hui c'est une question essentielle à se poser au moment où on se forme, c'est depuis quel espace est-ce que je me forme ? Est-ce que je me forme depuis l'espace où j'ai envie de me rassurer ? Est-ce que je me forme depuis l'espace ? Ou quelque part, ça peut aussi être une forme de procrastination. Ah, je ne peux pas lancer mon entreprise tout de suite, je vais d'abord refaire une formation. C'est quelque part une façon un petit peu détournée de procrastiner. Est-ce que c'est pour rassurer les autres, pour avoir de la crédibilité aux yeux des autres, parce qu'on va avoir le diplôme, parce qu'on va avoir la certification, la fameuse, ou est-ce que je me forme profondément pour moi ? Parce que je me sens complète aujourd'hui, je suis à l'aise avec ma... complétude actuelle et j'ai le désir d'apprendre. Mais ça part d'un espace de désir, pas depuis un espace où je crois que sans ça, je ne suis pas assez. Parce que cette sensation de ne pas être assez, elle restera. Ce vide-là, il ne sera pas comblé par l'extérieur. Et ça, c'est quelque chose qui m'a aussi beaucoup servi et que j'ai compris au début de mon activité. Quand je me suis lancée dans l'entrepreneuriat, je me suis fait accompagner sur ma création d'activités. Et puis par la suite, il y a une part de moi qui se disait Oui, mais Tiffaine, tu ne peux pas commencer à accompagner les personnes si tu n'as pas fait la formation, si tu n'es pas certifiée en coaching. Et il y a une autre part de moi qui savait que ce que j'avais à offrir dans l'instant, c'était déjà assez, c'était déjà très bien comme c'était, et que ça pouvait déjà commencer à... aider des personnes qui étaient sur ce chemin de la reconversion professionnelle ou de la création d'activités. J'avais déjà fait une école de commerce, j'avais déjà été présidente d'une association d'entrepreneuriat social, j'avais déjà une expertise dans la gestion de projets, et j'avais tout ce que moi j'avais accumulé comme compétences, comme connaissances, dans le milieu de la psychologie, du développement personnel. Effectivement, je n'avais pas de diplôme à cet endroit-là. Et c'est bien le propre des autodidactes, c'est qu'ils n'ont pas forcément de diplôme. Et pour ces personnes-là, c'est très difficile de se sentir légitime parce qu'il n'y a pas quelqu'un d'extérieur qui est venu mettre le tampon, la validation, la reconnaissance de notre crédibilité et de notre légitimité. Mais au fond de moi, il y avait cette part de moi qui n'avait pas envie de faire une formation depuis l'espace où je croyais que je n'étais pas. assez. Et donc j'ai décidé de commencer mon activité avec ce que j'avais. Et je me suis dit qu'avec l'argent, mes premiers accompagnements, je réinvestirais dans une formation de coaching. Ce que j'ai fait et ça a très très bien fonctionné comme ça. Donc pour moi c'est important de se rappeler ça. Est-ce que je crée depuis ma complétude actuelle ou est-ce que je suis sans cesse en train d'aller chercher l'information ou la réassurance à l'extérieur ? j'ai envie de créer un atelier sur le thème de la légitimité, est-ce que je vais partir de ce que je sais déjà, ou est-ce que je vais faire une enquête, je vais faire une recherche presque littéraire dans tous les ouvrages, pour être sûre que ça va être exhaustif, pour être sûre que je vais mettre et transmettre toutes les informations, parce qu'au fond de moi, je crois que ce que j'ai à transmettre, ça n'est pas assez. Un autre exemple que j'ai envie de vous partager, c'est que cette recherche de légitimité, quand on croit qu'elle vient de l'extérieur, elle peut nous coûter cher. Elle peut nous coûter cher en formation, mais elle peut aussi nous coûter cher d'autres manières. Et ce qui s'est passé pour moi, j'ai une anecdote rigolote à vous partager. Il y a quelques années, j'ai fait un atelier qui est toujours disponible sur la légitimité, qui est un atelier à deux heures, qui est très très complet à ce sujet, avec plein d'exercices. Et la semaine suivante, la semaine qui a suivi l'atelier, j'ai été contactée par le journal Madame Le Figaro, qui me dit... que mon profil et mon site internet ont été repérés par le journal et qu'ils voudraient pouvoir faire un article sur moi et sur mon activité de coaching en reconversion professionnelle et en création d'activités à impact positif et que ça va être extraordinaire pour ma visibilité, pour ma crédibilité parce que je vais bénéficier de l'aura de Madame Le Figaro et que ça va décupler le nombre de clientes qui vont venir à moi. Et donc, par curiosité, j'accepte de les recevoir, en tout cas d'être reçue lors de l'entretien dans lequel ils m'expliquent tous les chiffres de leur audience, de ce que ça va me rapporter. qu'effectivement, c'est un gage de sérieux, de crédibilité, etc. Moi, j'étais déjà moyennement emballée parce que les valeurs du Figaro, ce n'est pas fondamentalement mes valeurs. Mais voilà, j'avais cette curiosité de savoir ce qu'ils allaient me proposer. Et donc, à la fin, après m'avoir fait tout leur speech, j'ai eu quand même deux rendez-vous téléphoniques où ils m'ont expliqué tous les chiffres, tous les détails. Et puis, à la fin, ils m'ont expliqué qu'en fait, pour ça, il allait falloir que je paye 2000 euros. Mais après m'avoir expliqué tous les bénéfices que j'allais retirer du fait qu'il y ait un article entier sur moi et sur mon entreprise dans leur... Journal. Et moi, une semaine avant, j'avais fait mon atelier sur la légitimité, dans lequel j'explique que la légitimité, ça ne vient pas de l'extérieur, mais que ça vient profondément de l'intérieur. Et donc j'ai vraiment pris le temps de me poser avec ça, de me dire, ok, est-ce que j'ai profondément besoin de cet article ? Si je le fais, pourquoi est-ce que je le fais ? Est-ce que je le fais pour me rassurer ? Est-ce que je le fais pour rassurer les autres ? est-ce que je le fais pour que ça vienne quelque part mettre une forme de validation extérieure sur ma légitimité, ou est-ce que je le fais parce que profondément je crois dans les valeurs de ce journal, j'ai envie d'en faire l'exercice, etc. Et j'ai décidé de refuser et de me dire que ces 2000 euros-là, je les réinvestirais dans un coaching, dans le développement de mon activité, et que probablement j'en retirerais de bien meilleurs bénéfices. Donc ça c'est aussi quelque chose qui m'a marquée, parce que quand on croit que la légitimité... vient de l'extérieur, ça peut nous coûter très cher. Enfin, le troisième antidote que j'ai envie de vous partager, c'est le fait qu'on peut tous être l'expert de quelqu'un d'autre. Il suffit d'être à l'étape d'après. Et ça, ça demande d'oser prendre sa place, d'oser occuper sa place. C'est des questions que je me suis posées, notamment... au début de mon chemin de création d'activité, quand j'ai commencé aussi à vouloir communiquer sur les réseaux sociaux parce que je n'avais pas Instagram du tout, quelques mois avant en tout cas, j'ai lancé, j'ai créé un profil Instagram. Et là est revenu ce fameux syndrome de l'imposteur. Je me suis dit, mais qu'est-ce que je vais raconter ? sur Instagram ? Est-ce que ça va être intéressant ? Et puis, tout a déjà été dit. Pourquoi est-ce que les gens auraient envie d'entendre Tishen Guala parler de ce sujet ? Et donc, ça m'a vraiment demandé de faire ce travail-là, de réaliser que oui, tout a toujours été dit, mais pas avec mes mots, pas avec mon vécu, mon histoire, ma vision du monde, ma singularité, ma façon de porter ma voix, etc. Et finalement, on peut tous être un maillon de la chaîne. Et moi, ce que je me suis dit, et ce que je dis souvent à mes clients, c'est imagine tout ce que tu peux transmettre à quelqu'un qui n'y connaît rien dans ton domaine, à quelqu'un qui part de zéro, à quelqu'un qui n'a pas étudié un dixième de tout ce que toi t'as étudié, de tout ce temps que t'as dédié à te cultiver sur ce thème, à lire, à te former, à apprendre, etc. Qu'est-ce que vous pouvez transmettre à quelqu'un qui n'y connaît rien dans son domaine ? et aussi je crois profondément qu'on peut tous être un maillon de cette grande chaîne d'inspiration, d'activation parce que c'est vrai que même s'il y a d'autres personnes qui parlent de nos sujets peut-être que nous dans l'univers de quelqu'un on va être la personne numéro 1 peut-être qu'on va être sa première source d'information, premier messager via lequel il va être au contact de cette information, de ce message pour la toute première fois, avant que ça puisse être cascadé sur d'autres. Donc on a tous ce pouvoir-là d'inspirer, de planter des graines, d'être une source d'inspiration pour les autres parce que chacun, on a notre unicité, on a notre singularité. Et c'est important de comprendre qu'à chaque fois qu'on va vouloir faire quelque chose de nouveau, parce que ces questions-là, je me les suis reposées au moment de lancer mon activité de coaching. Mais il y a déjà suffisamment de coachs, pourquoi est-ce que les gens auraient envie de travailler avec moi ? Mais il y a déjà suffisamment de podcasts, pourquoi est-ce que les personnes auraient envie d'écouter mon podcast ? Tout a déjà été dit. Et c'est là où c'est vraiment important de se rappeler, si vous pensez à votre livre préféré, à votre podcast préféré, à votre film préféré, votre chanson, votre groupe préféré, imaginez si ces personnes-là s'étaient dit Ah non, non, non, il y a déjà trop de réalisateurs, je ne vais pas réaliser ce film, je ne vais pas me lancer dans la réalisation du film. Imaginez si les Beatles s'étaient dit Ah non, non, non, il y a trop de musiciens, on ne va pas lancer notre groupe de musique. Imaginez si Picasso s'était dit Il y a déjà trop de peintres, je ne vais pas me mettre à créer moi aussi de nouvelles toiles, etc. etc. etc. etc. Donc c'est important de s'autoriser à prendre sa place. Autorisons-nous à prendre notre place parce que personne ne peut faire ce que l'on fait de la manière dont on le fait. Et c'est vrai que telle personne a déjà créé cet atelier, a déjà créé ce programme, mais déjà elle l'a fait avec sa singularité à elle et votre vision, votre touche est différente. Et la différence c'est que si vous, vous le créez vous-même, c'est tout votre réseau qui va en bénéficier. Donc osons occuper ! notre place. C'est important pour moi aussi de passer d'une posture, notamment quand on est quelqu'un qui s'est beaucoup renseigné sur un domaine, qui a beaucoup étudié, qui s'est beaucoup cultivé, et qui a envie d'être dans l'énergie de la contribution et qui se dit, oh là là, mais il y a déjà d'autres personnes. Pour moi, c'est important de changer de posture et de passer d'une posture, finalement, d'acteur plutôt que de spectateur. Passer dans une posture de créateur plutôt qu'une posture de consommateur. de contenu. Parce que ce qui est extraordinaire en plus, c'est que ce qu'on transmet et ce qu'on enseigne, on l'apprend deux fois. Donc si c'est un sujet qui vous passionne, allez-y, transmettez-le, portez votre voix, créez cet atelier, créez cet épisode de podcast, créez ce morceau de musique, créez cette œuvre d'art, allez-y, parce que vous allez transmettre votre singularité à travers ce que vous allez créer et parce que tout ce que vous avez appris, vous allez pouvoir l'ancrer encore davantage. Et si je n'avais pas osé occuper... Ma place, mes clientes ne seraient pas en train de développer leur activité de rêve et impacter à leur tour des dizaines, des centaines de femmes, de personnes. Si je n'avais pas osé lancer ce podcast, vous ne seriez pas en train de l'écouter. Et peut-être qu'il y a des épisodes qui ont fait une différence pour vous dans votre vie, dans vos relations, dans votre façon de vivre l'entrepreneuriat, dans votre projet professionnel. Et donc c'est essentiel de comprendre ça. Occupons notre place. Le monde a besoin d'eux. vos talons. Allez-y, occupez votre place. Je vous remercie d'avoir écouté cet épisode. N'hésitez pas à venir me partager en commentaire ou en message privé s'il vous a inspiré, ce que ça a réveillé pour vous et si c'est un thème qui est vraiment bloquant pour vous dans le fait de créer votre activité, dans le fait d'oser vous lancer, que ce soit dans l'entrepreneuriat ou dans un projet en particulier, je vous invite vraiment à aller écouter mon atelier sur ce sujet. Il est encore disponible, c'est un atelier qui dure deux heures, qui est hyper complet. Il y a aussi des exercices que je vous propose, des questions puissantes à vous poser. Et il est à un prix symbolique de 15 euros. Et en plus de ça, vous aurez accès à la version de moi qui a créé cet atelier. Donc c'était il y a peut-être deux ans et demi. Donc vous verrez une Tiffaine avec beaucoup moins de confiance en elle, beaucoup moins d'assurance. Et moi j'adore le fait de laisser ces ateliers en replay parce que ça vous montre aussi qu'on peut. oser créer à n'importe quel stade d'avancer, à n'importe quel stade de confiance en soi, parce que ce qui est important, c'est de pratiquer, c'est de viser la progression et de prendre du plaisir dans toutes les étapes du processus. Je vous souhaite une très belle fin de journée, soirée, où que vous soyez dans le monde, et je me réjouis de vous retrouver pour un tout nouvel épisode la semaine prochaine. À bientôt ! Merci pour votre présence. Si cet épisode vous a plu, je vous invite à le partager avec vos proches pour continuer à semer ensemble des graines d'inspiration. Vous pouvez également noter le podcast pour contribuer à le rendre plus visible et vous abonner pour être tenu au courant des prochains épisodes. Enfin, pour suivre mes aventures et connaître l'actualité de mes programmes et accompagnements, retrouvez-moi sur ma page Instagram, Tiffaine Gualda. À très vite !