Speaker #0Ceux que les dirigeants bien entourés ont compris avant les autres. Tu connais ton entreprise. Tu sais ce qui va, ce qui va pas. Tu sais exactement où tu devrais agir. Mais alors, pourquoi tu le fais pas ? Surtout qu'aujourd'hui, on a quand même un accès incroyable à l'information. À l'information et à la formation. Et pour gratuit ou vraiment pas loin. Tu as tout ce qu'il faut à portée de main. Alors encore une fois, pourquoi tu ne le fais pas ? Je vais te le dire pourquoi tu ne le fais pas. Parce que ton esprit est occupé ailleurs, parce qu'à chaque fois tu te dis que tu auras bien un moment pour t'occuper de ceci ou de cela, que tu décales, que tous les jours tu remplis ta to-do liste de nouvelles tâches, que tu en enlèves moins que celles que tu as ajoutées, que c'est comme ça que tu te retrouves un an après avec des tâches qui n'ont pas bougé depuis un an. Alors là, elles sont toujours aussi importantes, tu es toujours convaincu qu'il faut les traiter. Mais tu n'as pas trouvé le temps. Tu n'as pas trouvé le temps en un an. Qu'est-ce qui fait que maintenant, les choses peuvent être différentes ? Qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui, tu peux changer la donne ? C'est notre programme d'aujourd'hui. Bienvenue dans Oser l'Efficacité. Trop d'entreprises ferment alors que leur carnet de commandes est plein. Et le problème, c'est pas le business, c'est la trésorerie, étouffée par des process qui n'ont jamais été adaptés à la croissance. Bienvenue dans Oser l'Efficacité, le podcast qui t'aide à identifier où fuit ta trésorerie et comment y remédier. Je suis Perrine Thiébaut, j'analyse les processus industriels pour identifier où le temps et l'argent se perdent. Ensuite, j'active les leviers opérationnels, organisationnels et numériques pour y remédier. La trésorerie devrait être avant tout un projet d'entreprise. Pas une angoisse personnelle du dirigeant. Parce qu'un bon projet devrait pouvoir se financer par lui-même, la souveraineté économique commence avant tout par une trésorerie saine. Au fond, t'as raison, t'as tout ce qu'il faut. Tout ce qu'il faut pour reprendre la main sur ton entreprise. Mais il y a un problème. Parce qu'aujourd'hui, tu es seul au volant. Et quand on est seul au volant, on est à la fois son pire juge, mais aussi le plus condescendant. Le pire juge parce que, quand tu rajoutes... des tâches à faire aujourd'hui. Il n'y a qu'une seule personne qui sait ce que tu t'es imposé. Et c'est toi-même. Donc il n'y a qu'une seule personne qui, à la fin de la journée, prendra le fouet pour venir t'expliquer que tu ne l'as pas fait, que tu es une mauvaise personne. C'est toi-même. A l'inverse, tu peux aussi être le plus condescendant. Te dire que ce n'est pas très grave de ne pas traiter cette tâche aujourd'hui, parce que de toute façon, tu n'es redevable, encore une fois, qu'à toi-même. Cette ambiguïté, tu la vis tous les jours de ta vie de dirigeant. Il n'y a personne pour te mettre sur les rails et pour t'aider à voir que non, cette tâche n'était pas la plus prioritaire. Non, changer la machine à café n'était pas prioritaire. Elle fait du café, on verra plus tard pour le grain moulu. Et dans tout ça, tu es aspiré par l'opérationnel. À force d'éteindre des incendies, tu n'es plus le pilote de ton entreprise. Tu es celui qui éteint les incendies, qui travaille aux côtés de ses équipes. Tu as cette casquette de dirigeant impliqué, de dirigeant qui comprend, de dirigeant qui connaît le métier et sur qui on peut compter. Mais pendant que tu sers les plateaux repas dans la cabine, qui c'est qui pilote l'avion ? Et donc on se retrouve avec notre fameuse to-do list, avec des tâches que l'on repousse, et que l'on repousse, et que l'on repousse. Et un an plus tard, comme je disais en intro, rien n'a changé. Dis-moi d'ailleurs en commentaire, c'est quoi cette action que tu repousses depuis plus d'un an et qui est toujours dans ta to-do list ? En soi, c'est pas que tu refuses d'agir, c'est qu'il n'y a rien dans ton contexte qui te force à passer à l'acte. En soi, l'inaction n'est pas un défaut, c'est une dérive de ton système actuel. Et quand je dis inaction, c'est pas tout à fait vrai. Parce que de l'action il y en a, tu agis tous les jours. C'est juste que tu n'agis pas sur les choses qui sont structurantes et qui vont faire avancer ton entreprise. Mais en soi... De l'énergie, tu en déploies quantité au quotidien. Je te donne un exemple. J'ai accompagné un dirigeant d'une société de services informatiques. Lui, il a créé son entreprise tout seul. Il était capable de délivrer une valeur rare à ses clients. Les gens savaient pourquoi il venait vers lui, ils savaient qu'il allait répondre vite et bien à toutes leurs demandes. Son modèle de business était carrément validé par le marché. Alors qu'est-ce qui s'est passé ? Comme tout bon dirigeant d'entreprise qui a compris qu'il avait de l'or entre les mains, il a voulu fournir son service à plus de clients. Et ça passait forcément par une croissance, parce qu'au bout d'un moment, tu ne peux pas juste accepter plus de clients tout seul. Il a donc commencé à embaucher, et c'est là que tout a déraillé. Parce que les embauches, si elles ont signifié une augmentation du chiffre d'affaires, n'ont pas du tout eu l'effet escompté sur la trésorerie, qui elle a plutôt eu tendance à fondre. Il s'est rendu compte à ce moment-là, déjà qu'il ne pouvait pas continuer ainsi, que c'était le crash assuré, mais qu'il avait besoin de plus de structure, parce que la façon qu'il avait de travailler, si elle était évidente pour lui, ne l'était pas pour les autres. Garde bien ça en tête d'ailleurs. Quand tu veux recruter quelqu'un, tu ne peux pas prétendre à embaucher ton double. Si quand bien même tu trouves ton double sur le marché, que tu lui donnes toutes tes connaissances, que tu le formes et qu'elle travaille à tes côtés, si vraiment elle te ressemble, est-ce qu'il n'y a pas un risque qu'un jour elle fonde sa propre entreprise ? Et ce serait normal. Tu es à ta place aujourd'hui parce que tu es un dirigeant d'entreprise, parce que tu as ça dans le sang. Les personnes qui travailleront avec toi sur le long terme n'ont pas ces aspirations-là. Chacun son truc dans la vie. Mais c'est à toi de les mener dans ta direction pour qu'elles fassent grandir ton entreprise. Si tu remplis ton boulot, elles feront leur part. Bon, revenons à mon dirigeant. Il a acté donc que même si un employé lui dit qu'il veut plus de responsabilité, ce n'est pas à prendre au pied de la lettre. Il a besoin de cadre. On ne peut pas attendre le même investissement d'un employé que de la part du dirigeant de l'entreprise. Et c'est normal, il faut composer avec. Parce que là, qu'est-ce qui était en train de se passer ? On avait une instabilité dans la qualité de livraison auprès de ses clients. On a des clients qui ont commencé à aller regarder ailleurs parce que la raison pour laquelle ils sont venus vers cette entreprise au départ, n'était plus là. Et la conséquence directe, c'est que la trésorerie commençait à devenir dangereusement. Bon, en soit, il savait que les process ne tournaient pas, mais il n'avait aucune idée de par où commencer. C'est là où il a fait appel à moi. Et ce qu'on a fait ensemble, on a commencé tout petit. On a pris un process, quelque chose de récurrent. Et dans son cas, c'était un changement de PC. Livrer un nouveau PC dans l'état dans lequel le client l'avait laissé. Mais en neuf, évidemment. Ce process là, qui était extrêmement récurrent, il avait du mal à le pérenniser. Son but affiché, c'était un seul passage chez le client pour mettre le PC en service, pas de retour. C'est là-dessus qu'on a travaillé. Formaliser tout ça pour que n'importe qui dans son équipe formée à sa méthode soit capable de le faire. En faisant ça, c'est là qu'on libère de la pression sur un premier processus. C'est là qu'on permet en... Une semaine maximum, ce qui était sa cible, de passer de « on m'a commandé un nouvel ordinateur » à « l'ordinateur est livré chez le client, fonctionnel et prêt à facturer » . Et ça, c'est une vraie libération pour la trésorerie. Ce qu'il a eu avec mon accompagnement, ce n'est pas juste un audit de ses processus, c'est un vrai plan d'action en 4 semaines qu'ils ont mis dans des chaussons pour savoir exactement ce qu'il allait faire toutes les semaines jusqu'à réalisation de son objectif. Tu t'es déjà demandé pourquoi il y a un copilote en rallye ? Parce qu'en soi, le gars au volant, il sait conduire. Et pourtant, un rallye, on le gagne en équipe. Pour ton entreprise, c'est exactement pareil. Toi aussi, tu sais conduire. Et oui, si t'as pas compris, je parle de ton entreprise. Mais essaye de conduire en ayant un oeil sur la route et un oeil sur la carte. C'est le meilleur moyen pour te retrouver dans le fossé ou faire demi-tour parce que tu t'es planté. Se faire accompagner, c'est pas apprendre à conduire. C'est juste choisir la bonne personne sur laquelle se reposer et accepter de se faire guider. Un autre dirigeant que j'ai accompagné avait le nombre de clients... maximum par rapport à ce qu'il pouvait prendre. Un jour, il encaisse un acompte et là, c'est le drame. Il est obligé de le rendre. Il n'a pas la réactivité que son nouveau client attend de lui. Pas de drame, le client est allé voir ailleurs, il n'a pas souffert d'une prestation qui n'était pas à la hauteur. Disons que mon client a su assez tôt lui dire qu'il ne pourrait pas l'accompagner de la manière qu'il le souhaitait. Mais ça montrait quand même quelque chose. Parce que mon client D'un côté, il était au maximum de ses capacités, il s'en rendait bien compte, mais de l'autre, il ne faisait pas le chiffre d'affaires dont il avait besoin pour atteindre ses objectifs. C'est assez paradoxal, et il faut bien trouver une solution pour que les deux mondes se réunissent. Donc ensemble, on a retravaillé ces processus. Tout ce qui était en papier et crayon, on l'a d'abord rationalisé, on a mis les bonnes étapes au bon moment, la bonne collecte d'informations au bon moment, parce que tout ce qui pouvait être fait avant le premier rendez-vous lui faisait gagner. autant de précieuses minutes pour que le rendez-vous avec le client soit le plus efficace possible. C'est tout ça qu'on a travaillé ensemble jusqu'à ce qu'on ait une vision claire. Comment le basculer dans le numérique pour qu'il ait un outil pour l'épauler dans ses accompagnements clients ? Au-delà de juste passer au numérique, on lui a permis d'avoir une vision non pas par dossier, mais une vision transversale de ce qu'il avait à faire à tout moment. Mets-toi à sa place. Son début de journée, ce n'était plus ouvrir les dossiers pour savoir ce que j'ai à faire, mais avoir une vue simple, un tableau de bord très clair pour savoir quelles étaient les urgences et ce qu'il fallait traiter absolument. Et encore autre chose, toutes les actions qui se ressemblaient d'un dossier à l'autre, parce que mine de rien, quand on commence à accompagner beaucoup de clients, il y a des choses qui se ressemblent, ben ils pouvaient les classer ensemble et les traiter ensemble. Et ça, le cerveau, il adore faire longtemps la même chose pour être extrêmement efficace. Résultat, il a récupéré de la bande passante, de la clarté et la capacité à servir plus de clients. Si aujourd'hui tu ne veux pas faire plus, c'est illusoire de penser qu'en continuant à faire les choses de la même manière, tu vas pouvoir changer ta situation. Tu peux éventuellement compter sur une augmentation de tarif une fois par an, si jamais tu oses la faire, parce que je sais que tout le monde n'ose pas, je te vois. Mais tu ne pourras pas augmenter drastiquement la cadence si tu continues à travailler toujours de la même manière. Je vais te faire une analogie très personnelle, mais je suis sûre que ça va te parler. A titre personnel, je pratique la pole dance. J'adore ça. Mais il y a un truc que je ne sais pas faire, c'est m'entraîner toute seule. Pourtant, j'ai une barre à la maison, il n'y a pas de souci. Mais ce que me demande en préparation l'entraînement que je dois faire seule, je n'arrive pas à l'assumer. Donc ce qui se passe, c'est que je m'échauffe et ensuite je suis sur Instagram pour trouver des figures à éventuellement pratiquer. C'est complètement contre-productif. A l'inverse, quand je vais en studio, que le cours est bien préparé, je me laisse aller, je suis le prof, et ça répond à un premier besoin, la raison pour laquelle je fais du sport au départ, me vider la tête et me maintenir en forme. Alors effectivement, ça ne répond pas à tous les besoins que je vais avoir en sport. Le jour où j'ai décidé de faire une compétition, c'était plus suffisant. Je ne pouvais pas juste faire confiance à un prof pour me faire une leçon générique accessible à tout le monde. J'ai dû prendre un coaching privé pour me faire travailler les points dont j'avais besoin pour ma compétition. C'est pas le même prix, c'est pas le même but. Ça dépend du moment où tu en es. Donc oui, tu peux te former, tu peux aller chercher des conseils auprès de père. Et le jour où tu as besoin. vraiment de conseils adaptés à ta situation, c'est le moment où tu dois prendre un accompagnement personnalisé. On compare très souvent le chef d'entreprise à un chef d'orchestre. Et c'est vrai, c'est lui qui fait en sorte que l'ensemble final soit harmonieux. Mais il y a quand même un truc qu'on n'oublie pas, c'est que chaque musicien a sa partition. Chaque employé a son process, sa procédure. Il sait ce qu'il a à faire. Oui, il y a un chef d'orchestre pour donner le tempo. mais il n'est pas dans l'inconnu au moment où il monte sur scène. Donc oui, il faut un chef d'orchestre, mais il faut aussi des partitions. Quand chacun sait ce qu'il a à faire, quand et comment, le chef d'orchestre peut enfin diriger, et pas compenser. Les dirigeants bien entourés n'ont pas plus de volonté que les autres, ils n'ont pas plus d'idées. Ils affrontent juste leurs vrais problèmes, sans attendre que le temps les règle à leur place. Et surtout, ils ont compris une chose. essentiel, ne pas demander de l'aide n'est pas neutre. C'est déjà un choix. Choisir que rien ne change. Si toi tu veux choisir que ça change, je te propose un appel de 20 minutes dont le lien est dans la description de ce podcast. On pourra voir ensemble si je suis la bonne personne pour t'accompagner dans tes futurs projets. On analysera ensemble ta situation actuelle et tes objectifs pour savoir quoi mettre en place pour te mettre sur les bons rails pour passer de l'un à l'autre. Tu peux prendre rendez-vous sur digetik.fr. C'est tout pour aujourd'hui. Si cet épisode t'a été utile, n'hésite pas à le repartager à une autre personne que ça pourra aider et à laisser un petit pouce bleu, ça fait toujours plaisir. On se retrouve la semaine prochaine. Et d'ici là, déjà n'oublie pas de t'abonner pour ne pas rater la prochaine vidéo. Mais surtout, n'oublie pas d'oser l'efficacité.