- Speaker #0
Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de Papoti Papoton.
- Speaker #1
Bonjour !
- Speaker #0
Aujourd'hui, comme vous pouvez l'entendre, je ne suis pas toute seule puisque je suis avec ma mère. C'est une grande première pour moi, c'est la première fois que je fais un épisode avec quelqu'un.
- Speaker #1
Moi aussi.
- Speaker #0
Et pas des moindres, vous avez le privilège d'entendre sa voix, parce que vous savez que je suis assez pudique sur ma vie privée de base. Si je l'ai invitée aujourd'hui, c'est parce que dernièrement, j'ai posté un contenu sur Instagram. Et en fait, j'ai eu des messages comme quoi les gens se confiaient un peu sur le fait que l'entourage ne les soutenait pas, etc. Et c'est vrai que moi, je dis régulièrement que j'ai eu cette chance de pouvoir être accompagnée, de pouvoir être entendue, même si par moments, tout le monde ne comprenait pas ce que je faisais. Mais c'est vrai que j'avais cette chance-là et je me suis dit pourquoi pas interviewer ma mère. J'ai préparé des petites questions. L'idée, ça serait de voir comment tu vois l'entrepreneuriat de ton côté, comment je le vois de mon côté. Quels sont les conseils que tu peux apporter aux personnes qui nous écoutent et qui n'ont pas forcément un entourage qui est hyper présent aujourd'hui. Et voilà quoi.
- Speaker #1
Ok, waouh.
- Speaker #0
Tu te sens prête ? Est-ce que tu te sens prête ?
- Speaker #1
Oui, oui, je me sens prête.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Petit aparté, je ne connais pas du tout les questions. Donc, on verra au fur et à mesure.
- Speaker #0
Ouais. J'ai lui proposé de savoir si elle voulait les questions ou pas. Elle m'a dit, bah non, l'idée, c'est de faire un truc hyper transparent. Spontané,
- Speaker #1
oui, voilà.
- Speaker #0
Et plutôt spontané. Même si ma monteuse va me détester dans ce montage, clairement, elle va se dire, mais mon Dieu. Alors, le premier bloc que je voulais qu'on discute ensemble, c'est en fait la genèse, un petit peu. C'est quand je suis arrivée à mon compte. Je voulais savoir, qu'est-ce que tu avais ressenti ? Quand je t'ai annoncé que j'entreprenais et que je n'allais pas rechercher forcément de CDI et que j'allais me lancer à mon compte.
- Speaker #1
Alors moi, pour moi, ça a été une évidence parce que, en fait, toutes tes années de salariés, tu ne les as pas toujours bien vécues, étant donné que tu as souvent eu des patrons caractériels. Donc, même si tu savais les gérer, c'était dur pour toi, même si ce que tu faisais te plaisait. Le côté enfermé avec des idées de patrons que tu n'appréciais pas. c'était hyper low pour toi et surtout tu étais super mal payée par rapport au travail que tu faisais, par rapport à ton investissement donc en fait quand tu t'es lancée, moi ça a été une évidence et c'était clair surtout qu'on en avait parlé, je ne sais pas si tu te rappelles et à un moment donné je ne sais pas ce qu'elle va dire je suis absolument pas au courant de ce qu'elle va dire parce que tu travaillais pour quelqu'un et en fait quand tu es partie sur Toulouse on en avait discuté et je t'avais dit mais en fait ce que tu fais, tu peux continuer à proposer tes services en étant seule et tu fais un partenariat avec eux. C'était le début, en fait, parce qu'ils t'ont fait confiance, parce que c'était plus confortable pour eux de t'avoir en partenaire financièrement. Et en fait, ça t'a permis de te lancer avec un contrat d'office.
- Speaker #0
C'est vrai. C'est ceux qui n'ont pas déjà entendu l'histoire, mais mes premiers clients étaient mes anciens employeurs.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Il y en a un qui m'a gardé 3 ans et l'autre qui m'a gardé 6 mois, un truc comme ça. C'est ce qui m'a permis de voler. Et justement, je voulais te demander, ok, pour toi, c'était une évidence, mais est-ce que ça t'a inquiété ? Si je te dis ça, c'est parce que, souvent, quand je discute avec ma communauté, la première réaction, quand on annonce qu'on va quitter ce côté un peu salariat, un peu en place, sécuritaire, les parents sont plutôt inquiets. Tu peux dire aussi, peut-être la version de papa, parce que je sais que...
- Speaker #1
Alors, pour son père, c'est très compliqué, parce qu'il est très inquiet pour eux. tout le temps. Pour moi, ça ne l'a pas été parce qu'en fait, moi, j'étais dans du privé et mon histoire s'est terminée au bout de 25 ans de privé.
- Speaker #0
Justement, explique-moi un petit peu ce que tu faisais parce que pareil, on a commencé cash, mais quel âge as-tu ? Ah oui. Genre, bon, tu t'appelles Ghislaine, bon, voilà, mais quel âge as-tu ? Qu'est-ce que tu faisais avant ? Comment tu t'es retrouvée à faire ce que tu fais maintenant ? Parce qu'en fait, tu es entrepreneuse, toi aussi, mais rien. Personne n'aurait pu te dire.
- Speaker #1
C'est la première entrepreneuse que tu as connue. Que j'ai connue, oui,
- Speaker #0
tout à fait. Ah non, il y a peut-être Héloïse. Ma meilleure amie.
- Speaker #1
Oui, Héloïse. Elle a toujours entrepris.
- Speaker #0
C'est vrai qu'elle était salariée, mais elle a très vite été à son compte. Elle a monté sa boutique d'esthétique. Ensuite, elle s'est mise seule. Oui, Héloïse.
- Speaker #1
Je suis Hélène, j'ai 60 ans. J'ai travaillé en tant que salariée pendant plus de 25 ans en tant que visiteuse médicale pour un laboratoire pharmaceutique. Pour moi, dans le cadre du travail, l'idée, c'était d'avoir un CDI, de finir dans la même boîte et de partir à la retraite dans la même boîte. même si je n'étais pas fonctionnaire. Et donc, ça a été un énorme ébranlement quand volontairement, j'ai arrêté de faire ce que je faisais parce que plus mes valeurs, plus du tout en phase. Et ça a été difficile parce que j'avais un très bon salaire. Donc, je mettais une croix là-dessus et j'ai pu le faire parce que le papa de Cassandre m'a soutenue et était d'accord avec ça. Et ça a été un énorme cadeau pour moi puisque j'ai pu effectivement partir. Après, la question, c'était quoi faire ? Donc, je me retrouvais comme après. après le bac. Mon Dieu, mon Dieu ! Et en fait, j'ai toujours été dans un milieu d'apparence, parce que la visite médicale, c'est l'apparence, c'est du commerce, etc. Et j'ai une amie qui m'avait dit, mais pourquoi tu ne travailles pas dans tout ce qui est l'image, etc. Et donc, du coup, j'ai fait une vraie formation avec un diplôme d'État et tout, en tant que conseillère en images. Pour moi, c'était hyper important d'être crédible, d'être validée, afin de pouvoir... On en parlera de ça, de la légitimité et de la validation. Voilà, exactement. Donc j'ai fait un an de formation. Ce n'était pas évident parce que je me suis retrouvée à l'école à 46 ans et ça a été un peu bizarre. Mais pour autant, après, j'ai fait un truc qui me plaisait énormément. Un conseiller en images, ça me plaît énormément. Surtout que je ne le fais pas du tout dans le côté cordoula, mais plutôt... Ma chérie. Ma chérie, magnifique. Je le fais vraiment dans un côté social, d'aide à la personne. Et je travaille particulièrement avec des personnes qui sont en surpoids. Et je travaille avec elles, leur image, l'acceptation d'elle-même, l'image de soi et tout. Ça a été un long parcours. Oui,
- Speaker #0
c'est ce que j'allais dire. Parce que moi, j'ai un peu le souvenir de cette transition où quand tu t'es arrêtée, tu as pu profiter du chômage. En fait, ça t'a permis vraiment de rebondir. Mais moi, je t'ai vue dans des périodes où c'était compliqué émotionnellement. À savoir vraiment... Moi, ça ne m'a pas étonnée la voie que tu as prise. parce que t'as toujours kiffé la sape, le côté très extravagant. Moi, je le dis souvent que je tiens un peu de joie en tant que ça. Mais c'est vraiment trouver des clients. Je me souviens que t'avais essayé vraiment de faire du particulier un peu comme Christina et en fait, ça te convenait pas du tout. Pas du tout. Et finalement, en fait, c'est toi qui as poussé des portes. Et c'est intéressant aussi d'avoir ton regard et en plus ce virement de parcours quand même à 46 ans. Donc genre, t'es... Je ne dis pas que tu es vieille, maman. Non,
- Speaker #1
mais oui, je suis vieille. Non, mais est-ce que je veux dire que tu es vieille ? Parce que la formation, je l'ai faite avec des petites jeunes qui n'étaient pas du tout dans un cadre médical. En fait, je voulais faire quelque chose de plus futile que le médicament et les malades. Mais au bout du compte, je me suis retrouvée avec des malades et rien de futile parce que le conseil en images, c'est l'image de soi et il n'y a rien de plus intime, en fait. Tout à fait, oui. Et du coup, je me suis retrouvée avec des choses très lourdes. avec les patients, parce que j'ai rencontré des patients, je ne me dis pas...
- Speaker #0
Vous savez d'où je tiens ce côté très affectif avec les autres. Mais c'est vrai que ça a été compliqué. Ça a été très compliqué. En fait, très factuellement, ça a été compliqué pour trouver des clients.
- Speaker #1
C'est horrible, surtout que moi, je ne suis pas du tout de la génération réseau, etc. Alors qu'Ascendre était en pleine étude de management et me disait, oui, il faut que tu fasses aussi. Oui, il faut que tu te mettes sur les réseaux. Et moi, honnêtement, je déteste ça. C'est à 10 000 de moi. Donc, je me suis retrouvée carrément à faire du porta-porta à l'ancienne.
- Speaker #0
Exactement. Écoutez bien, du porta-porta à l'ancienne.
- Speaker #1
Carrément. Donc, j'ai été voir, pour ne pas les citer tous les naturaus, parce qu'en fait, la boucle a été bouclée. Et du coup, je me sentais plus légitime de travailler dans un milieu médical. Oui. Parce que c'est un milieu que je connaissais bien. Donc, j'ai été voir Natura House, des diététiciennes. J'étais en contact avec des services hospitaliers, mais tout en visu et en téléphone, même pas en mail. Parce que c'est hyper frustrant de ne pas recevoir de retour. Et ça m'a pris trois ans. Trois ans où on a retoqué dans des centres diététiques, etc. Et en fait, on a retoqué à ma porte parce qu'honnêtement, j'étais une extraterrestre dans ce milieu-là. Ce n'était pas du tout. connue. Je me retrouvais comme à mes premiers amours parce qu'à la base, je suis diététicienne. À l'époque... Bon, du coup, est-ce que ça fait agieux de dire ça ? Mais c'est vrai, mais à l'époque, en fait, la diététique, c'était pareil. C'était pas un monde connu. Maintenant, tout le monde en parle. Mais moi, je vous dis ça, il y a 40 ans, c'était inconnu au bataillon. Il fallait qu'on attende qu'une diététicienne soit à la retraite pour avoir une place. Donc, très compliqué. Et là, c'était pareil. On ne comprenait pas ma démarche. On ne comprenait pas ce que je venais faire là-dedans. Et donc, pour moi, c'était important que les gens me voient et sachent ce que je ressens par rapport à ce que je proposais. Et par un mail, pour moi, c'est tellement immatériel que ce n'est pas possible. Et du coup, voilà, on est revenu vers moi, en fait.
- Speaker #0
Mais c'est intéressant ce que tu dis, parce que moi, je dis tout le temps à mes clientes, c'est hyper important de trouver sa zone de génie. C'est-à-dire que toi, tu as été consciente que les réseaux, ce n'était pas fait pour toi. alors que C'était un secteur et c'était une expertise que tu aurais pu développer, les vêtements, etc. Donc, ça ne l'a pas fait pour toi. Après, tu t'es dit, l'email, je n'aime pas. Donc, je vais faire humainement avec ce que je sais mieux le faire. En fait, c'est ce que je faisais. Oui, c'est ce que tu faisais. En fait, c'est quand tu es déléguée de la prospection. Et du coup,
- Speaker #1
c'était le domaine dans lequel j'étais le plus à l'aise.
- Speaker #0
Mais tu n'avais pas le même challenge. Là, en fait, tu portais des potes pour casser ta croûte. alors que quand tu étais salarié, en fait, si tu poussais moins de portes, tu avais quand même une sécurité financière.
- Speaker #1
Alors j'avais une sécurité financière mais on était quand même aux objectifs. Oui c'est vrai. Bizarrement c'est un métier qui était très très très sournois parce qu'en fait on vendait du médicament mais on avait un objectif de vente quand même. Et du coup les lancements etc. Et moi ça je gère pas du tout, je suis pas une commerciale. D'ailleurs je me fais énormément de déplications.
- Speaker #0
Elle est nulle, elle est nulle. Moi je tiens à vous dire que toutes mes... capacité à vendre un stylo dans un désert ou des trucs loufoques comme ça, je les tiens de mon père en fait. Ah ouais, carrément. Papa, c'est un énorme, de par son métier, c'est un vrai commercial. Mais ma mère, quand on fait beaucoup les puces pour acheter des vêtements et tout, on adore faire des brocantes et tout, il ne faut pas lui dire un prix parce qu'elle reste, elle ne négocie pas.
- Speaker #1
Dès qu'il y a une négociation, je m'en vais. Mais ça va mieux là. Un peu mieux. Ça t'a pris plus d'un.
- Speaker #0
C'est vrai, au puce.
- Speaker #1
Ah ouais, au puce parce que même annoncer un peu... prix, c'est Cassandre qui me les a faits. Des fois, elle me disait, mais non, tu ne démords pas, c'est ça, s'il ne vaut pas. Et moi, j'étais là, un peu cher quand même, s'ils n'ont pas d'argent, comment on va faire ? Alors, Vinted, n'en parlons même pas. Ah oui,
- Speaker #0
attends, juste, je dis parce que ça, je ne l'ai jamais dit. En fait, ma mère a un gros Vinted. Bon, on adore la sape, donc on achète beaucoup de vêtements, mais avant, on achetait du neuf et maintenant, plus du tout. Ça fait quoi, peut-être 5-6 ans, je pense.
- Speaker #1
En fait, carrément, depuis que j'ai arrêté de bosser, j'aime toujours autant me saper. Et donc, il a fallu quand même que je trouve des combines pour le faire. Parce que, sincèrement, ce n'était pas jouable.
- Speaker #0
Ce n'était pas jouable au début.
- Speaker #1
Et je me suis retrouvée à mes premiers amours. Parce que moi, je n'ai jamais eu vraiment beaucoup d'argent de poche ni rien. Je ne suis pas causette, mais c'était ma réalité. Et je me suis toujours débrouillée pour m'habiller. Et moi, la seconde main, les puces, les vides greniers, ça n'existait pas. Ça a été ma base de vêtements depuis tout le temps. Donc maintenant, ça me fait sourire quand tout le monde se trouve hyper... super, ça fait très baisse-bêche d'aller dire j'ai été au vide-grenier. En fait, nous, on ne le disait pas parce que quand on l'était, c'était causé. À l'époque,
- Speaker #0
c'était vraiment genre la honte. Mais donc, pour revenir sur cette anecdote, en fait, on adore la sape, donc on achète beaucoup de vêtements et l'avantage d'acheter seconde main, c'est qu'en fait, quand t'en as marre, tu peux t'en séparer.
- Speaker #2
C'est-à-dire au bout de deux mètres. Une mise, une vendue. Non, quand même pas.
- Speaker #0
Non, mais en fait, ouais, quand t'en as marre, on les revend. et du coup ma mère a un gros compte Vinted et en fait moi j'avoue que flemme, c'est pas du tout ma cam donc en fait on a créé un petit business entre nous c'est à dire qu'en fait je lui donne mes vêtements elle me les vend et elle se prend 50% de chiffre dessus parce que c'est vraiment du travail les champs, la taille de la manche, la taille du tour de pantalon et là il y a un truc relou quoi, pour un truc qui coûte 8 balles, enfin bon bref on s'égare, du coup par rapport aux questions que j'avais prévues genre donc il n'y a aucun moment où tu t'es dit que tu aurais préféré que je fasse autre chose de...
- Speaker #1
Non, en plus, j'ai deux enfants, mais là, on parle de Cassandre.
- Speaker #0
Tristan, il est pareil que moi.
- Speaker #1
Tristan est pareil. Il faudrait que je le podcaste aussi un jour.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
je pense. Parce qu'en fait, ils sont très curieux, ils s'ennuient vite. Donc, c'est vrai que sur un CDI, c'est galère. Si le patron ne veut pas innover, tu es devant un mur. Et c'est ce qui se passait. Si ça coûte de l'argent pour innover, tu es aussi devant un mur. Donc là, il se lève le baf. pour pouvoir trouver les solutions, etc. pour y arriver. Et donc, oui, c'est cet esprit d'indépendance qui m'a fait... Voilà, et puis moi, j'ai toujours eu vraiment énormément confiance en mes enfants.
- Speaker #0
Et c'est pour ça que c'était important pour moi que tu viennes ici, parce que je n'ai jamais vraiment souffert d'un entourage qui ne me soutienne pas, ou tu vois, même si de temps en temps, il y avait des incompréhensions, et c'est une question qui est prévue. On en attend toujours un peu plus parce que comme on est différent, on a ce truc de se dire il va être encore plus là alors qu'en fait vous, vous faites votre rôle. Mais moi, ça me trigger quand j'entends des personnes qui me disent mes paroles m'ont tourné le dos ou en fait, ils ne me demandent jamais ce que je fais parce qu'en fait, ils acquiescent pas ou en fait, j'ai voulu arrêter mes études pour vivre de ma passion. Et moi, pour moi, tu vois, c'est des discours que parce que c'est vrai qu'on a eu la chance de ne pas être face à ça, même si on a un père. Pour lui, c'était hyper important les études, il ne fallait pas sortir d'un cadre, il fallait ça, il fallait ça. Mais dès qu'il a vu très rapidement que je gagnais ma vie, parce que pour le coup, je n'ai pas vraiment galéré à mes débuts, moi je l'ai toujours dit, j'ai eu des clients très vite, etc. En fait, ça l'a plutôt rassuré.
- Speaker #1
En fait, c'est ça et le fait qu'ils sont hyper bosseurs, qu'Azandre est quelqu'un de très bosseur. Et en plus, moi je tiens quand même à préciser qu'elle ne nous a jamais rien demandé financièrement. Jamais, jamais, jamais.
- Speaker #0
Merci beaucoup. C'est pas des choses que je dis beaucoup, mais c'est vrai que...
- Speaker #1
Elle s'est vraiment... Et pourtant, Dieu sait qu'elle a eu des galères, en dehors du boulot, mais elle s'est toujours dépatouillée toute seule, quoi. C'est pour ça, à ce niveau-là, franchement... Après,
- Speaker #0
les boulots étudiants...
- Speaker #1
Tout le temps, tout le temps.
- Speaker #0
J'ai tout fait, je sais pas si je l'ai déjà dit dans le podcast, mais rapidement, pour que... J'ai commencé, j'avais 16 ans, j'étais...
- Speaker #1
Elles ont toujours travaillé. En fait, on leur a quasiment jamais donné d'argent de poche. On les a beaucoup gâtées, mais à partir du moment où ils voulaient leur truc...
- Speaker #0
Il fallait qu'on travaille. Il fallait qu'on travaille,
- Speaker #1
il fallait qu'ils travaillent pour l'avoir.
- Speaker #0
Le contexte de notre famille, c'est que moi, j'estime qu'on a vécu dans une famille où on n'a jamais manqué de rien. Genre... Non. On n'était pas là. Moi, je n'avais pas cette sensation. Vous étiez là à la fin du mois à compter les sous, à dire ça, on ne peut pas faire, on ne peut pas faire. Vous nous avez toujours amenés en vacances. Donc, on vient d'un milieu modeste. On n'est pas genre surblindés ou richissimes et tout. Mais on vient. Vous aussi, vous avez énormément bossé. Tu as beaucoup bossé, mais si tu pouvais, tu m'as toujours dit. Moi, mon rêve, c'était d'être princesse. Toi, tu étais héritière. Tu aurais pas été là.
- Speaker #1
Non, je n'aurais pas...
- Speaker #0
gêné à l'inverse de papa qui lui est un beau soeur genre en mode acharné et tout toi toi en fait toi tu es vraiment l'entrepreneur ce qui a besoin d'être passionné à mes mots je pourrais pas leur la juge moi ces derniers temps c'était middle middle en mode bon moi je prête à arrêter ce pas grave genre ouais là ouais ouais
- Speaker #1
non mais c'est important de le dire je vois et voilà moi en fait j'ai pas eu la chance d'avoir de passion comme cassandre ou mon fils et du coup Comme je dis, je suis curieuse de tout, mais passionnée de rien. Donc en fait, c'est très compliqué de trouver une voie. Il était hors de question que je reprenne un boulot qui ne me plaise pas, juste pour faire de l'argent, ce que j'ai fait pendant 25 ans. Mais bon, j'avais la chance de pouvoir faire ça. Je n'étais pas en construction de vie quand même, donc c'est une chance. Mais pour autant, du coup, ce que j'ai fait, ça me plaît énormément. Ça me plaisait énormément. Et du coup, je bosse, mais je voulais avoir une qualité de vie à côté.
- Speaker #0
Mais tu vois, ça, c'est important de le dire. Parce que moi, je dis tout le temps, dans l'entrepreneuriat, il y a deux teams. Il y a une team, en fait, qui est là pour faire de la thune. Genre, pas forcément qu'il soit animé par une passion. Chose que j'ai fait pendant deux ans, parce que mes galères, parce que tout le monde... De toute façon, je l'ai déjà dit. Où, en fait, c'était l'argent, l'argent, l'argent, l'argent. Et c'est OK. Et il y a une team qui, en fait, se contente de ce qu'il a, parce qu'il est tellement passionné. il n'a pas envie de faire plus d'efforts pour gagner plus parce qu'il sait ce que ça engendrerait après dans le futur. Mais ça c'est une force et c'est une vraie force c'est vraiment une vraie force L'une comme l'autre, tu vois. Il faut juste conscientiser pourquoi tu le fais. Si tu as envie de le faire pour les thunes, je ne dis pas que ça marchera moins, mais moi, je pense que si tu es vraiment juste animée par la pépette, alors on dit que oui, avoir un métier passion, dans métier passion, il y a le mot métier, donc forcément, il faut que tu gagnes de l'argent. Être animée que par l'argent, ce n'est que mon avis et les gens ont le droit de ne pas être d'accord avec moi, mais je ne sais pas si c'est...
- Speaker #1
Il y a une fin en soi quand même. À un moment donné, on se rend compte qu'on passe à côté de tout.
- Speaker #0
On passe, oui, exactement. Ça permet de construire...
- Speaker #1
plein de choses et ça c'est bien mais l'idée c'est de pouvoir à un moment donné se dire ok j'ai construit mais maintenant je veux mais maintenant j'ai envie de vivre moi je le vois,
- Speaker #0
je ne citerai pas mais des gens dans mon cercle qui ont grandi de belles choses qui ont beaucoup d'entreprises etc et en fait un jour ils se réveillent ou parce qu'ils ont eu un choc émotionnel en mode pourquoi j'ai fait tout ça, qu'est-ce qui m'anime au quotidien bref toutes les teams sont acceptables et entendables et chacun fait comme il l'entend Ok maman, vous avez vu ça part, j'essaye de cadrer le truc Ok pour cette première partie la deuxième partie, je voulais savoir ça c'est vraiment pour refaire un lien sur l'entourage bon tu es entrepreneuse je le suis aussi, est-ce que par moment il y a des choses que tu comprends pas du tout dans notre quotidien, que t'as du mal à genre percevoir ou comprendre ou accepter typiquement hier papa il disait moi je comprends pas, pourquoi tu fais pas des pauses alors ...
- Speaker #1
En fait, je le comprends, mais ça me fait de la peine que tu ne puisses pas faire autrement.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Et ça, c'est cool que tu le dises parce que je pense qu'il y a des parents qui sont, pour ceux qui soutiennent vraiment leurs enfants, il y a des parents qui doivent être un peu dans ce truc de… En fait, ce n'est pas qu'ils ne soutiennent pas, mais c'est qu'ils sont peut-être plus inquiets ou peut-être plus peinés.
- Speaker #1
Oui. En fait, je comprends quand tu es passionné, tu as toujours plein d'idées, tu veux les mettre en pratique de suite, etc. Mais en fait, j'ai toujours peur que tu passes à côté d'autres choses. Parce que ton boulot te prend énormément de temps et est dans ta tête tout le temps.
- Speaker #0
Et c'est cool que tu dis ça parce que toi, l'inverse, c'est un peu l'opposé. C'est-à-dire que tu l'as dit au début, donc tu as encore plus ce truc de ça. Ok, bon ben voilà. Donc si vous vivez la même chose, ne vous inquiétez pas quand vos parents s'inquiètent ou sont peinés. Parce que je pense que c'est normal. En vrai, les parents sont toujours inquiets, non ? quand même. Un peu quand même, mais après, c'est aussi d'être fière. C'est aussi plein d'autres choses. Parce que toi, en ce moment, tu te poses plein de questions.
- Speaker #1
Moi, je me pose tout le temps plein de questions.
- Speaker #0
Mais en fait, oui, on est toujours un peu inquiets. Et le temps passe vite. Bon, là, c'est vraiment la vieille schnock qui parle. Et du coup, on a toujours envie que vous fassiez plein de trucs et profitez du moment présent. C'est dur de se dire, on fait pour après. Parce qu'après, on ne sait pas quoi. Donc... C'est important de s'octroyer des vrais moments quand même.
- Speaker #1
Mais justement, je voulais te poser une question. Et là, tu as le droit de me tailler une veste. Ou même en général, ou penser aussi à... Parce que papa, en fait, était salarié toute sa vie. Mais il s'est plus comporté comme un entrepreneur. Ah ouais, merci. Dans sa posture, etc. Je voulais te demander, genre, qu'est-ce que, aujourd'hui, les entrepreneurs, du moins proches que tu connais, font qui rendent parfois le soutien difficile pour l'entourage ? Parce qu'on est... là à tailler des vestes, nous, en tant qu'entrepreneurs sur notre entourage, à nous dire « il ne nous soutient pas, il ne comprenne pas, il n'y a que d'autres entrepreneurs qui comprennent » . Mais à l'inverse, vous, quelles sont les choses qu'on peut faire qui vous rendent le quotidien compliqué ?
- Speaker #0
En fait, c'est phagocytant. En fait, il n'y a que ça.
- Speaker #1
Phagocytant, est-ce que tu peux expliquer ? En fait,
- Speaker #0
ça vous mange la tête. On a l'impression qu'il n'y a que ça. Il n'y a que ça qui compte. Quels que soient les projets, quelles que soient les demandes. Alors, c'est vrai que c'est le bas qui blesse. C'est-à-dire que vous n'avez pas des heures de bureau. C'est non-stop. Et même si toi, tu as pris un bureau, quand tu rentres, tu travailles encore quand même en vrai. Un peu quand même.
- Speaker #1
Franchement, beaucoup moins. Là, depuis que tu me vois sortir l'ordinateur, ça ne va pas ou quoi ?
- Speaker #0
Il y a des dimanches.
- Speaker #1
C'est très, très rare. C'est très rare.
- Speaker #0
pas quand tu es un salarié, normalement. Oui,
- Speaker #1
mais franchement, moi je fais que le gym.
- Speaker #0
Et tout tourne autour de ça. En fait, on a le sentiment, et c'est ça qui est trompeur, c'est que comme on a le sentiment que vous pouvez faire ce que vous voulez, à n'importe quel moment, etc. Donc du coup, quand on vous propose quelque chose qui n'est pas dans des heures... Là, il me paye une veste. En plus, en plus gros, ça va, elle va se débrouiller. Elle peut quand même prendre deux heures pour qu'on puisse se manger. aller faire les magasins ou prendre un moment ensemble. Et en fait, c'est non. Donc du coup, ce côté un peu... Et papa pareil. Ah non, papa ne comprend pas.
- Speaker #1
Je crois que c'est le pire.
- Speaker #0
C'est le pire parce que... Ouais, alors le téléphone. Le téléphone, les gars, c'est horrible. N'importe quel moment. Alors nous, on pense qu'elle est joignable tout le temps, puisqu'en plus, c'est son mode de travail, le téléphone, l'ordinateur, etc. Pas du tout. Pas du tout. Il y a des fois où on l'a... Elle n'appelle, elle ne répond pas, elle ne répond que le soir. Horreur, malheur, on ne comprend même pas pourquoi. Ça, c'est dur à comprendre.
- Speaker #1
Ça, c'est dur à comprendre.
- Speaker #0
Il manque de disponibilité dans la journée et évidemment le soir. Alors en plus, crevé complet et écran saturé. Donc du coup, compliqué aussi.
- Speaker #1
Compliqué. Voilà,
- Speaker #0
c'est ça qui est un peu... Mais moi,
- Speaker #1
ce que je dis, c'est que pour me défendre... parce qu'écoutez, là, on m'a envoyé 15 fléchettes. Je rigole. Non, mais je rigole.
- Speaker #0
Je rigole. Mais c'est vrai que des fois, on le...
- Speaker #1
En fait, le truc, c'est que moi, dans ma tête, pour vraiment avoir cette rigueur professionnelle, mais après, peut-être que tout le monde est différent. Peut-être qu'il y a des gens qui vont m'entendre et ils ne vont pas comprendre. Mais moi, c'est vrai que genre, quand je suis... Le fait d'avoir aussi dissocié le côté bureau-maison, ça m'aide aussi à déconnecter. Mais en fait, quand je suis au bureau, je suis au bureau. Et moi, la plupart du temps, je suis en visio avec mes clientes. Je suis en rendez-vous. maintenant je fais de la formation entreprise Donc quand je vois des messages passer, je les vois, mais c'est vrai que je ne prends pas le temps. Entre midi et deux, je suis over d'écran, donc du coup, je ne prends plus mes écrans, je ne prends pas mon tel, je ne prends pas mon ordinateur. Et le soir, quand j'arrive ou quand on me demande « tiens, regarde ça sur le téléphone » , je n'ai pas envie. Et c'est rigolo que tu aies cette sensation que je travaille encore le week-end parce que moi, je ne l'ai plus du tout. Et je le dis tout le temps à ma commune depuis que j'ai repris le travail, depuis ma dépression. À part si j'ai des moments forts comme par exemple quand j'ai préparé le Black Friday où là, je suis amenée à prendre l'ordinateur ou que j'ai du retard dans mon montage. C'est très rare que je... L'ordinateur, d'ailleurs, je ne le prends plus. Il est tout le temps au bureau. Donc, tu as encore cette sensation. C'est un peu biaisé. C'est vraiment biaisé.
- Speaker #0
Je vais faire attention, là.
- Speaker #1
Non, mais vraiment. Observe, parce que je ne prends même plus mon sac de travail. Mais ouais, OK. Donc, du coup, on s'est taillé des vestes. C'est parfait.
- Speaker #0
Pas méchant.
- Speaker #1
Pas méchant, ça va. J'ai pris plus. J'ai pris plus. Mais tu sais ce que... En fait, il faut savoir un truc, parce que toi, tu as ta vision de mère. Papa c'est pareil Il y a juste mon frère qui ne m'a jamais reproché ce genre de choses parce qu'il est pareil que moi, genre sur ça. Oui, il est même pire. Mais il faut savoir que moi, j'ai perdu des amis à cause de ça. Je comprends. Ma meilleure amie, Elo, on se connaît depuis que j'ai 16 ans, elle me le reproche moins. Ça doit arriver peut-être une fois dans l'année, mais elle me le reproche. Oui,
- Speaker #0
elle te reprend à l'ordre. Elle me remet à l'ordre, oui,
- Speaker #1
parce que c'est vrai que j'ai des périodes où je suis vraiment très dans ma bulle et focus. À partir de quand, maman, tu t'es dit genre... Ok, là c'est du sérieux. Genre là, ma fille, ça y est, c'est du sérieux. Elle est en train de...
- Speaker #0
Ah mais moi, de suite.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Ah non, mais à partir du moment où, quand t'es partie à Toulouse, t'avais ton projet, pour moi, c'était acté, quoi. Alors après, te connaissant, je me suis dit, il y a eu un moment où j'ai vraiment craint que tu reviennes en... En salariat ? Ah ouais.
- Speaker #1
C'était quand ?
- Speaker #0
Ben, quand t'avais besoin vraiment d'argent.
- Speaker #1
Quand j'ai eu... Il est son courant, j'ai tout expliqué.
- Speaker #0
Voilà. Quand tu as été vraiment en galère, que tu commençais à me dire, ouais, je vais prendre des petits boulots, etc. Et là, j'étais vraiment en stress. J'étais prête.
- Speaker #1
J'étais prête avant du pain le week-end et tout. Et là,
- Speaker #0
en termes... J'avais peur que tu vives ça comme un échec. J'avais peur de ta fatigue, en plus de ton boulot. Là, franchement, j'ai craint.
- Speaker #1
Cette période, elle était horrible. Parce qu'en plus, ma société me rapportait de l'argent, beaucoup. Et en fait, c'était ce qui arrivait à côté qui était trop fort. Et en gros, je l'ai dit dans un épisode, mais au cumul, entre le perso avec l'appart, le pro avec les problèmes et tout, ça m'a fait quasiment 45 000 euros à sortir en moins d'un an.
- Speaker #0
Et là, franchement, je me suis dit, waouh. Parce que sincèrement, j'espère vraiment pas qu'elle revienne en salarié. Ah non, jamais.
- Speaker #1
Je pense que je serais horrible.
- Speaker #0
Ah mais vraiment, ça serait... Et nous aussi, ça serait horrible du coup. Non mais, ni toi ni ton frère, je vous vois comme ça. Pour moi, c'est vraiment une fierté de vous voir indépendant. Alors malheureusement, pas des taxes, tout ça. Mais d'avoir cette liberté-là, je trouve ça incroyable.
- Speaker #1
J'ai tellement hâte que Tristan arrive à ses proches, les professionnels. En plus, je sais qu'il va tout casser. Là, c'est une question pour tout le monde. Et peut-être que tu vas pouvoir, toi aussi, te retrouver là-dedans. En ce moment, j'ai pas mal de retours et de questions sur la légitimité. Que tous les entrepreneurs ne se sentent pas légitimes parce qu'ils n'ont pas de clients, soit parce qu'en fait, ceux qui proposent, en fait, ils n'arrivent pas à le prouver. Par exemple, imagine, moi, je suis coach business, je te propose de faire beaucoup d'argent. En fait, comme je n'ai pas de cas clients, je ne me sens pas légitime de pouvoir te le faire. Ou je suis coach Instagram, je te vends de la visibilité. Mais en fait, je ne suis pas légitime de te le faire parce que je n'ai pas de visibilité moi-même. À partir de quand, pour toi, un entrepreneur est légitime ? Elle réfléchit.
- Speaker #0
Oui, je réfléchis. Avec le recul, j'aurais tendance à dire, à partir du moment où tu ouvres ta boîte, tu es légitime. À partir du moment où tu fais cette démarche, c'est que tu te sens de proposer tes services.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Avec le recul.
- Speaker #1
Avec le recul.
- Speaker #0
Avec l'expérience, c'est quand tu vois, c'est par la réaction des gens que tu commences à comprendre que ce que tu fais, c'est légitime. C'est légitime.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Voilà. Donc du coup ça, le contentement des gens, évidemment il y a les sous qui sont importants,
- Speaker #1
mais c'est la meilleure preuve pour le sens de son légitime.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
C'est intéressant ce que tu dis parce que justement j'avais une cliente en one-to-one cette semaine qui me disait, je ne me sens pas, elle est vraiment débutante, je ne prends très peu plus quasiment débutant, à part quand je sens que la nana est vraiment hypée et que son projet professionnel... me plaît. Et elle me disait, je ne me sens pas légitime de faire, je n'ai pas encore de clients et tout. Et en fait, je lui prenais cet exemple qui peut être argumenté et tout, mais un chirurgien, un chirurgien médecin, il ne vit pas les souffrances que tu as, il ne vit pas les blessures que tu as, les douleurs que tu as, il ne traverse pas ce que tu vis. Et pourtant, tu lui fais confiance de par ses compétences. Alors là, les gens, ils pourraient me dire, oui, mais c'est un médecin, il y a les études. Donc lui, il trouve ça... Merci.
- Speaker #0
Il n'a jamais opéré avant d'opérer son premier patient et pour autant, il a dans les mains.
- Speaker #1
Et il se sent légitime de faire ce qu'il fait. Peut-être que lui se sent légitime de faire les études. Et en fait, moi, ce que je disais, il faut réussir à trouver votre levier de légitimité. Savoir, est-ce que c'est le résultat client ? Est-ce que c'est le parcours ? Est-ce que c'est votre savoir-faire ? Est-ce que c'est la transformation ? Moi, je dis tout le temps à mes clients, genre, si aujourd'hui, tu n'as pas assez de transformation, hésite. pas à faire du bêta test avec... Qu'est-ce que c'est ?
- Speaker #0
Je ne sais pas ce que c'est.
- Speaker #1
Transformation, ce que tu disais, un avant-après. Voilà, genre avant de travailler avec toi, tu es comme ça, après tu es ça. Je dis, en fait, fais-le avec un entourage proche pour gagner en confiance.
- Speaker #0
Ah oui, mais moi, je me suis entraînée avant. J'ai fait beaucoup de bénévolat. J'ai même travaillé au chapeau. Donc, vraiment.
- Speaker #1
Au chapeau ?
- Speaker #0
C'est-à-dire que les gens venaient nous donner ce qu'ils voulaient.
- Speaker #1
Ah ouais ? Incroyable, je ne savais pas ça.
- Speaker #0
À l'hôpital, on faisait ça avec une psychologue. J'ai eu la chance de travailler avec des gens qui aimaient ce que je faisais, donc ça me portait. J'ai eu la chance aussi d'être en contact avec Véronique Vasselin. Elle croyait beaucoup en moi parce qu'elle avait fait déjà un truc et elle aimait. Moi, je suis beaucoup dans « regarde ce que je fais, si ça te plaît, on part ensemble » . Et du coup, c'est ce que j'ai beaucoup fait au départ. Alors bon, après, Cassandre m'a dit ça, bon, là, t'arrêtes. C'est bon,
- Speaker #1
elle a travaillé gratuitement au bout d'un an.
- Speaker #0
C'est vrai que j'ai eu cette possibilité-là. Et pour moi, c'était important de m'entraîner sans être payée. Parce que du coup, je me disais, si je me plante, c'est pas très grave. Je suis pas payée, quoi.
- Speaker #1
Ouais, ouais, ouais, je vois.
- Speaker #0
Ça m'a fait mon expérience aussi, quand même.
- Speaker #1
Je vois ce que tu veux dire. Il y a beaucoup de personnes qui sont dans ce truc. D'ailleurs, en fait, tu viens de soulever deux points. Le premier point, c'est, moi, je suis beaucoup de la team de... je vais proposer ce que je sais faire et si ça plaît, on y va. Et le deuxième point, c'est, en fait, le fait de pas être payé, ça me dédouane. Le premier point que tu as dit, et là, j'en fais plus la casquette pédagogique coach, en fait, c'est... hyper important et hyper fort parce que moi je dis toujours si tu n'incarnes pas à 100% ce que tu fais, si tu crois pas en ce que tu vas proposer, si t'es pas sûr à 100% de la solution que tu vas proposer, la personne en face de toi elle m'en... Ah j'aime jamais,
- Speaker #0
non mais ça c'est clair.
- Speaker #1
Et moi je dis tout le temps que si aujourd'hui vous avez du mal à vendre, vous arrivez pas à parler de vos services etc c'est qu'il y a un... gros manque de clarté, c'est que toi-même, tu ne comprends pas ce que tu fais finalement,
- Speaker #0
tu vois. C'est pour ça d'ailleurs que j'adorais le démarchage en visu, parce que j'arrivais avec mes visuels et tout, et je leur expliquais vraiment. Vraiment, je me suis axée sur la personne en surpoids, mais j'étais convaincue de ce que je disais, de par mon expérience de vie, de par mon entourage, de par mon ancien métier, etc. Donc en fait, j'étais, et je le suis toujours. Et d'ailleurs, à l'époque, les filles me disaient, comme tu disais, le chirurgien, mais vous, vous ne pouvez pas savoir, vous êtes, parce que j'ai... pas de problème de poids, vous n'êtes pas grosse. Ah ouais, punaise, c'est vrai ça.
- Speaker #1
Et pourtant, tu es légitime.
- Speaker #0
Et pourtant, c'est ce que je leur disais, mais le médecin n'a pas votre maladie pour vous traiter. Moi, j'étais convaincue. Après, l'expérience, mon expérience m'a démontré que j'avais raison, tout simplement.
- Speaker #1
C'est pour ça que moi, je dis que la première chose qui te permet d'être légitime, c'est le passage à l'action. Si toi, tu ne serais pas allée te présenter, tu allais, etc. Moi, je dis, Il faut passer à l'action. Genre, la légitimité, ça ne se décrète pas. Genre, il n'y a pas un décret, genre, en mode, tu es légitime. Ça se démontre de par ce que tu vas dire, de par ce que tu vas faire, de ce que tu vas prouver. Ça, c'est pour le premier point. Et le deuxième point, donc tu parlais de, en fait, moi, ça m'arrangeait de ne pas être payée comme ça au début.
- Speaker #0
C'était comme si je faisais des stages, en fait.
- Speaker #1
Exactement. Mais ça, j'ai envie de vous dire aujourd'hui, attention, parce qu'il y a beaucoup de personnes qui se dévalorisent en termes de prix pour chaque entreprise. Oui. En fait, ils ont tendance à avoir leur prix à la baisse en mode...
- Speaker #0
Mais moi, c'est toi qui m'as recadré.
- Speaker #1
Ah oui, moi, je t'ai recadré direct. Ça n'allait pas du tout. En bout d'un moment, tu as l'URSSAF, les impôts, les taxes, les charges et tout. Tu ne gagnes plus rien. Mais ça aussi, il faut faire attention. J'ai envie de vous dire aujourd'hui, si vous n'êtes pas à l'aise avec vos prix, est-ce que c'est parce que, justement, vous ne vous sentez pas assez prêt et du coup, ça vous rassure de baisser vos tarifs, etc. Ou est-ce qu'à l'inverse, vous vous dites, si je mets ce tarif plus bas, j'arriverai mieux à vendre ? Je pense que le prix, il faut être hyper aligné. Et là, je suis hyper fière parce que j'ai une cliente actuellement dans le parcours 10 qui est photographe. Et que du coup, elle ressigne avec des clients. Et en fait, le client, elle en a profité pour faire une majoration de prix. Parce qu'en fait, ça fait des années que c'est ces nouveaux tarifs. Et en fait, ils lui ont dit, en gros, nous, on veut vos tarifs de 2023. Et en fait, elle n'a rien jusqu'à même à perdre.
- Speaker #0
J'allais dire, en fait, il y a des fois où il faut le perdre, mais au moins on est droit dans ses bottes. On n'a pas l'impression de se prostituer. C'est dur comme expression, mais il y a des fois où c'est ça. Quand on voit ce qu'une entreprise peut gagner, etc., on se dit, s'ils veulent nous avoir, ils peuvent mettre un peu le prix sans les tordre, mais au moins être respecté dans ce qu'on fait. Et moi, je sais que ça, c'est aussi une notion de valeur de mon travail. Et par contre, au départ, alors après, comme beaucoup de coaching peut-être, moi, une fois que le conseil est donné, il est donné. Donc du coup, après, je ne peux pas rebondir. Donc faire du bénévolat, ça va un moment, mais ça ne m'ouvrait aucune porte. Ça me permettait juste de me rassurer, moi, dans différents contextes. Donc du coup, et après, évidemment, on m'a recontactée pour faire du bénévolat, etc. Et ça a été non, parce que ça ne m'apporte rien.
- Speaker #1
En fait, le bénévolat ou du moins les interventions gratuites, parce que moi, je suis plus... Ma team, elle est plus dans... Ma team, genre ma communauté, elle est plus dans... Tu peux rebondir après. Oui, selon les métiers. Parce que moi, non. Selon les métiers, on peut... On appelle ça des pieds d'entrée, tu sais, dans le marketing. Genre, tu pousses la porte, tu glisses la tête. Ils peuvent être payants comme gratuits à un degré plus haut ou plus bas. Mais faire de temps en temps, se montrer, accepter des collabs gratuits, ça peut nous amener de la diversité. Et des fois, je dis, il ne faut pas hésiter à en surjouer, il ne faut pas hésiter à créer des collabs. Mais effectivement, comme dans ton écosystème actuel, c'est impossible. Parce qu'une fois que tu donnes ton atelier, l'atelier est consommé. Oui, et puis en plus, une fois que tu donnes plus que ce que tu donnes. Donc du coup... C'est une autre problématique. Qu'est-ce que... L'entrepreneuriat m'a appris que le salariat ne m'aurait jamais appris. Et en fait, moi, je pense que l'entrepreneuriat m'a appris à mieux me connaître.
- Speaker #0
À toi, oui.
- Speaker #1
À mieux penser, à mieux me challenger, à mieux savoir ce que je voulais, ce que je ne voulais pas. Je pense que le fait de par ce métier qui est challengeant, ça nous amène à nous poser des questions auxquelles si peut-être on était en place, on aurait fait un autre métier, on ne serait pas confronté. Et tu as le droit de ne pas être d'accord avec ça.
- Speaker #0
Alors, en fait, moi, je pense que ce que ça t'a amené, c'est pas de frustration.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
Parce que je me répète...
- Speaker #1
Pas de frustration pour plein de trucs et des frustrations pour plein d'autres trucs.
- Speaker #0
Oui, mais pas dans la réalisation de ton métier.
- Speaker #1
Toi, tu dirais quoi, par exemple, te concernant ?
- Speaker #0
Moi, personnellement ? Moi,
- Speaker #1
je sais.
- Speaker #0
Ben, vas-y.
- Speaker #1
La liberté, genre.
- Speaker #0
Ah oui, c'est clair. Ah non, mais après, moi, ce que je faisais, je me sentais libre.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
alors je me sentais libre, libre physiquement, mais pas libre intellectuellement parlant. Intellectuellement, je me sentais très libre parce qu'en fait, j'avais des objectifs et que franchement, je n'aimais pas ce que je faisais. Mais par contre, en termes de timing, ça m'apportait beaucoup et financièrement énormément. Voilà, c'est ce que j'aimais dans ce métier. C'est que financièrement, la thune, la thune, la thune, la thune, les vacances, plein de choses prises en charge, le social, parce que je ne suis pas très sociable. Donc là, ça m'apportait beaucoup de social. temps à moi enfin voilà il y avait plein de choses qui me plaisaient après c'est le fond qui me plaisait pas vendre des médicaments c'est pas faut vraiment être commercial pour pouvoir vendre comme disait cassandre un stylo dans un désert quoi d'ailleurs je me rappelle on m'avait demandé de faire ça dans un entretien pas dans un désert mais on m'avait donné un stylo et on m'avait dit vendez moi le c'est pas obligé mon dieu galère il était moche en plus c'est un big bâtard là non c'était vraiment compliqué. Donc du coup, voilà. Après, que mon métier m'apporte, c'est le plaisir d'y aller. De ne pas me poser la question, de ne pas avoir l'angoisse du dimanche soir avec la tablette de chocolat, de ne pas me déplacer pour une heure de boulot sans me dire j'ai la route, je m'en fous. Je sais que ce que je vais faire, ça me plaît. Et les gens que je vois me considèrent.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
c'est ça. Et ça, par contre, il n'y a personne qui va écouter dans le contexte auquel je travaille. Mais il y a des gens dans la boîte qui croient en moi et grâce à eux, j'arrive à bosser. Le côté humain tout le temps.
- Speaker #1
On en revient à l'entourage. Ce qui fait cet épisode aujourd'hui, c'est que si votre entourage proche ne vous soutient pas ou ne vous comprend pas, créez votre propre entourage. Entourez-vous des personnes qui vont vous aider justement à rayonner, à grandir, parce que c'est très dur d'avancer seule. Il y en a qui arrivent, c'est très rare, mais il y a toujours un mentor ou une phrase où...
- Speaker #0
un geste ou tu vois un truc qui va faire que la personne va pouvoir vraiment clairement même moi quand je me suis lancé c'est vraiment grâce à véronique que je travaille aujourd'hui oui même mon même mon mari le papa de cassandre il croyait moyen enfin il voulait même pas que j'investisse a été compliqué aussi financièrement d'investir dans le même investir beaucoup plus mais bon voilà c'est ça a été compliqué et c'est grâce à une amie qui m'a coachée, qui elle faisait une formation de coach, exactement j'avais même fermé une première fois et elle m'a dit mais non, carrément pas on va bosser ensemble, réouvre moi je crois en ce que tu fais et tout et c'est vraiment grâce à elle que je bosse aujourd'hui, vraiment si elle avait pas été là je l'aurais pas fait je l'aurais pas fait, mais du coup je la remercie. D'où la force en fait des petites rencontres tu vois moi c'est vrai que
- Speaker #1
Dans ma personnalité, je suis assez sociable, mais tu sais, je n'ai pas 36 milliards de potes et tout. Et cette année, je t'avais dit, moi, l'objectif, c'est de m'ouvrir aux opportunités. Et en fait, les rencontres que j'ai faites cette année ont été hyper riches intellectuellement parlant, même en termes de pro aussi. Et on sous-estime trop, on a trop cette tendance à se dire, surtout ceux qui travaillent, pas forcément en local ou en présentiel, mais plus à distance ou grâce au web ou les réseaux sociaux. Et je dis tout le temps, il faut connecter, il faut réseauter. et c'est C'est challengeant, mais c'est porteur.
- Speaker #0
Après, ça demande beaucoup d'énergie. Donc, c'est vrai que quand on n'est pas au plus haut, parce que c'est la vie, il y a des moments où on est très haut, il y a des moments où on est très bas. L'idée, c'est d'être le moins bas possible et le moins longtemps possible. Et à ce moment-là, il faut rebondir quand même. Et c'est en ça que je trouve qu'être entrepreneur, c'est compliqué.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
tout à fait. Et c'est en ça que je trouve que... Alors, je sais que la communauté de Cassandre est plutôt féminine. Franchement, oui. Vous êtes des méga guerrières quoi, avec la fleur au fusil, mais waouh, vraiment, vraiment.
- Speaker #1
C'est des queens, franchement.
- Speaker #0
Il faut vraiment vous féliciter pour ça, parce que c'est incroyable, le boulot et l'énergie que ça demande.
- Speaker #1
Il y en a même à son maire.
- Speaker #0
Moi je serais curieuse de savoir justement, je propose à Cassandre... Interrogez les entrepreneuses mamans pour voir un peu comment elles vivent ça. Moi,
- Speaker #1
ça me fascine et c'est d'ailleurs une des raisons pour laquelle je suis en mode, je freine marche arrière en ce moment parce que je suis en mode, la carrière professionnelle, mais je suis fascinée. Il y en a des grandes, des grosses entrepreneuses qui carburent. Et quand je dis des grosses, c'est des petites aussi. On n'est pas là pour... Mais moi, je suis assez fascinée. Du coup, qu'est-ce que tu dirais à un entourage, que ça soit parents, conjoints ? conjointes, meilleurs amis, frères, sœurs, qui ne comprennent pas forcément ce que fait l'autre, parce que ça aussi, c'est compliqué, surtout qu'on est dans une ère où il y a des métiers qui se développent de jour en jour.
- Speaker #0
Nous, on n'a pas compris au début le community manager. Ça a été horrible. Mais surtout que je ne fais pas plus ça maintenant. C'était ton premier truc. Les gens nous demandaient ce qu'elle faisait. C'était... On n'arrivait pas quoi. On se sentait en disant, vous savez, c'est les nouveaux métiers qui émergent là, avec les ordinateurs internet. Mais c'était compliqué.
- Speaker #1
Mais moi, je suis sûre que Ben, il comprend. C'est mon mec qui comprend ce que je fais. Mais tu rentrerais dans les détails et tout machin, tu le perds. Et ce n'est pas qu'il n'est pas intéressé,
- Speaker #0
c'est juste que je pense que c'est compliqué. C'est extrêmement intéressant. Surtout quand on n'est pas branché. Ordinateur, web, réseaux sociaux, commerce...
- Speaker #1
Du coup, qu'est-ce que tu dirais ? C'est quoi soutenir un entrepreneur quand on ne comprend pas son métier ? Pour toi, ça passe par quoi ?
- Speaker #0
L'écouter.
- Speaker #1
J'aurais dit la même chose.
- Speaker #0
L'écouter parce que même si on ne comprend pas, ça n'empêche pas l'écoute, ça n'empêche pas essayer de comprendre. Et ça ne veut pas dire qu'on y arrive, mais au moins écouter. Moi, je ne comprends pas toujours. Il ne faut pas croire non plus. Mais il y aura peut-être... un élément que je vais retenir dans ce qu'elle me dit et peut-être rebondir là-dessus. Alors moi, c'est plutôt le côté humain, émotionnel, sur lequel on arrive à parler énormément, sur le ressenti quand il y a quelque chose qui la contrarie, etc. C'est peut-être pas grand-chose, mais ça peut rebondir et donner peut-être une petite solution. Mais je crois que le plus, le plus, c'est l'écoute. C'est l'écoute, mais pas l'écoute genre « Allez, vas-y, bouge, j'ai autre chose à faire. » C'est l'écoute active.
- Speaker #1
Et c'est pour ça aussi, il n'y a pas, je pense, qu'une seule personne. Moi, je sais que dans mes piliers, toi, tu es vraiment sur l'écoute émotionnelle. Quand j'ai besoin ou j'ai besoin de verser mon vomi ou que ça ne va pas. Belle poubelle. Non, mais c'est vrai, genre, quand ça ne va pas et quand ça va, parce que je sais aussi, mais c'est vrai qu'on en retient plus que quand il y a des tempêtes émotionnelles ou quoi, t'écoutes. Quand c'est le côté plus pragmatique où j'ai besoin vraiment d'être recentrée, c'est Héloïse. Je vais voir Hélo. Et quand c'est le côté plus technique, c'est Justine. Technique, tu sais, c'est très... Je vais faire cette opération commerciale, t'en penses quoi, etc. Et je pense que c'est hyper important.
- Speaker #0
Je pensais qu'il y avait Tristan dans le côté...
- Speaker #1
Tristan aussi.
- Speaker #0
Financière.
- Speaker #1
Tristan, c'est très... Tristan, mon frère, j'ai plus le talent. Dès que t'as développé. Que je veux développer une nouvelle idée qui va... un peu foutre le bordel dans mon business et en fait, mon frère, c'est quelqu'un qui ne prend pas du tout le dos de la cuillère. Genre, il y va et des fois même, il va dire, mais ça, c'est de la grosse merde, je n'irai pas. Donc, quand j'ai...
- Speaker #0
Quand tu veux te confronter à la réalité.
- Speaker #1
À la réalité, je vais voir mon frère. C'est vraiment les quatre grands piliers. Et c'est pour ça, c'est ce que je disais, il ne faut pas attendre des parents parce qu'il y a vraiment ce truc de, des fois, on attend que vous venez ou que l'entourage, les potes qui disent ça va et tout machin. Genre, il faut savoir solliciter de l'aide. Quand on a besoin, il faut y aller.
- Speaker #0
Surtout qu'en plus, il vaut mieux attendre que la personne... Après, nous, on est beaucoup dans la communication, des fois un peu trop, mais là, beaucoup. Parce que des fois, on peut poser des questions à des moments où vous n'avez pas du tout envie d'en parler. Donc du coup, c'est lourd. Si vous l'exprimez, c'est vexant, parce que du coup, on se dit, on s'intéresse et elle n'en a rien à faire. Donc en fait, il ne faut pas hésiter à en discuter et à en parler. Quitte à dire, est-ce que tu as 5 minutes, j'ai besoin d'en parler. Et à la limite, même exprimer le fait que si la personne ne comprend pas, ce n'est pas grave. Vous avez juste besoin d'en parler. Et peut-être qu'elle a une idée qui ne correspondra pas du tout à votre chemin, à votre fonctionnement, mais qui va vous ouvrir une porte.
- Speaker #1
Là, on va avoir les fameuses questions à Noël. Moi, ça va parce que ça fait longtemps. Tu fais quoi ? Tu gagnes combien ? Genre, ça marche ton truc ? Après, quand même, parmi les cas, ça va. L'entrepreneuriat.
- Speaker #0
tout le monde est open quand même. Oui, oui, oui. Nous,
- Speaker #1
ça va. Mais dans les familles où en fait, l'entrepreneuriat, c'est lunaire et tu arrives avec des questions, non, franchement, après, il y a tout le temps la question, c'est normal. Après, les gens, ils s'inquiètent.
- Speaker #0
Mais appelez-vous avec plaisir à expliquer ce que vous faites. On ne vous demande pas de vous justifier. On ne vous demande pas de vous excuser de prendre un autre chemin. Vous pouvez juste prendre plaisir de prendre un mouvement aussi parce que les gens ne sont pas là pour vous écouter peut-être trois heures, mais à expliquer ce que vous faites avec plaisir.
- Speaker #1
carrément.
- Speaker #0
C'est votre métier, vous êtes votre vitrine donc il faut qu'elle soit la plus jolie et la plus accueillante possible.
- Speaker #1
Encore des formations professionnelles, mais c'est aussi l'occasion de s'entraîner sur son pitch, sur son discours. Parce que ça aussi, si vous n'arrivez même pas à l'expliquer à votre famille, que vous n'en êtes même pas fière devant votre famille, en mode, entre guillemets, je porte mes coronesses, genre je dis ce que je fais, même si je sais qu'en face, ils ne sont pas du tout, pas forcément pas à l'écoute, mais ils ne sont pas intéressés et tout. Comment vous voulez être ? puissant face à quelqu'un qui ne vous connaît absolument pas. Et c'est ça en fait.
- Speaker #0
Je me rappelle dans ma formation de conseillère d'image, on nous avait demandé de se présenter en un laps de temps, mais que ça soit compréhensible pour les autres. Avec des mots simples, perdez pas de vue que vous vous baignez dedans toute la journée, mais qu'en fait les autres, pas du tout. Mais pas du tout. Et du coup, moi je pense que c'est bien. pour se présenter, qu'est-ce que tu fais ? En deux mots, trois mots. J'aide les autres dans leur travail, j'aide les autres à se développer.
- Speaker #1
Généralement, nous, le tips, c'est j'aide qui à faire quoi grâce à. Et tu vois, par rapport à mes débuts... Tu n'es pas coach,
- Speaker #0
mais il y a des personnes qui ne sont pas coach, Castendre. Il y a des personnes qui...
- Speaker #1
Non, mais par exemple, la phrase que je viens de dire peut être appliquée par rapport à toi. J'aide les personnes en surtout poids à se révéler à travers leur image, en portant des tenues qui, tu vois, c'est pareil, grâce à... Moi, je sais que, bon, après, c'est mon métier, mais quand je vois les débuts VS Manon, une fois sur deux, ben là, c'est ce que je vous ai dit, ça s'est passé la semaine dernière, quand je dis ce que je fais, les gens me disent, ah, t'as une carte de visite ? Et en fait, je me dis, ben, ça y est, j'ai réussi à expliquer... Tu l'as, d'ailleurs, la carte de visite ? Non. Kipi Poland oh là là le cordonnier le bois bien chaussé en fait rapidement j'ai jamais développé mon activité en local donc j'ai jamais eu besoin de carte de visite j'ai toujours travaillé via le web les réseaux etc et comme actuellement c'est un peu le challenge là prochainement de développer l'activité en local les cartes de visite bah il faut que tu les fasses ouais ouais ouais bon écoute je pense qu'on arrive à la fin de cet épisode t'as envie de conclure sur quelque chose ?
- Speaker #0
bah moi j'ai envie de vous dire bah pensez les filles allez-y et les garçons si jamais il y a des gars qui nous écoutent oui c'est vrai parce que Casandre me parle beaucoup de filles mais peut-être qu'il y a un ou deux mecs qui traînent exactement vous êtes tous foncés de toute façon vous n'avez rien à perdre à essayer il y a toujours des possibilités de se retourner mais il faut croire en ce que vous faites exactement n'hésitez
- Speaker #1
pas il faut y aller à fond bon je crois qu'il est temps pour moi de poser mon micro si cet épisode vous a plu n'hésitez pas à lui donner du love Une petite. notes, un petit commentaire ou un petit DM sur Instagram. Merci de m'avoir écoutée et d'avoir écouté ma daronne. Merci Maman d'avoir été là et d'avoir pris du temps.
- Speaker #0
Après lequel je cours tout le temps.
- Speaker #1
Voilà, pris du temps pour moi. Il est temps pour moi de poser mon micro. C'était Cassandre sur Papoti Papoton. Bisous bisous.
- Speaker #0
Au revoir. Bisous.