Speaker #0Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de Papoti Papoton. Je m'excuse d'avance si dans cet épisode je zozote, c'est une galère. Hier je suis allée chez le dentiste. Je vous épargne mes histoires de dents, de bouche, etc. Mais je vais faire au mieux pour avoir une meilleure élocution. Sachant que j'adore parler vite, vous connaissez le personnage. Mais aujourd'hui, on va parler... Money, money, money, makes me money. « Makes me feel this world » C'est une catastrophe ces paroles. Mais si vous n'avez pas reconnu, clairement partez de cet épisode parce que là, j'ai chantonné le best group ever de tous les temps, ABBA s'il vous plaît. Donc, mon zozotement ne pouvait pas m'empêcher de parler d'argent. On va parler de chune, pépette, flouze. Vous savez que je n'ai aucun mal à parler d'argent et j'ai des périodes où j'en fais beaucoup et d'autres moins et je n'ai aucun problème à le dire. Par moment, je fais attention aux chiffres que je partage parce que je sais qu'il y a une team à qui ça peut déranger, pas dans le sens de « ah, fais chier, elle nous partage tout le temps ses chiffres » , mais plus dans le mood « bah en fait, moi je fais moins, je suis une merde, etc. » C'est pas du tout, du tout mon objectif. Par exemple, dans l'épisode dernier, je vous ai partagé en toute transparence ce que j'avais gagné pour mon Black Friday. Des fois, ça peut être beaucoup plus, des fois ça peut être moins. Bah, c'est ok. Et si avant, l'argent, c'était mon seul lettre motive... Aujourd'hui, ce n'est clairement plus le cas. Pas parce que j'ai perdu l'envie de réussir non plus, il ne faut pas pousser mémé dans les orties, bien au contraire, mais parce que j'ai compris que les conditions dans lesquelles je le gagnais me coûtaient parfois beaucoup plus que ce que je gagnais. Je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire. Quand je dis conditions, je ne parle pas forcément de... temps ou d'énergie mais je parle plus de charge mentale, de petits compromis quotidiens et de ce sentiment de courir après un truc sans savoir vraiment pourquoi. Et donc si je vous parle de ça aujourd'hui, c'est que peut-être vous aussi vous ressentez ce décalage, c'est-à-dire que vous avez des clients, vous faites des ventes, vous bossez bien, vous avez des projets et pourtant vous avez cette petite voix qui vous dit ok je gagne bien, c'est cool mais à quel prix ? Je ne sais pas si vous voyez de quoi je parle, genre c'est cette impression d'avoir réussi sur le papier mais d'être un peu vide à l'intérieur, c'est clairement de ça. qu'on va parler aujourd'hui, c'est ça que j'ai envie de décortiquer avec vous pour vous contextualiser un petit peu sans tout dévoiler parce que je garde quand même l'anonymat de mes clients. Ça fait un petit moment, plusieurs années que je bosse avec un client en collab mensuel. Sur le papier, tout se passe bien, c'est un bon client, le feeling est correct, le travail est cool. Par moments, je sors de ma zone de confort, par moments, je suis dans ma zone de génie, par moments, je suis dans ma zone de confort. Mais ça va faire à peu près 6-7 mois qu'il y a pas mal de petits trucs qui me dérangent. Et que l'ancienne moi aurait mis sur le tapis en mode, allez c'est rien, tu gagnes quand même entre 1 000 et 2 000 jusqu'à 2 000 par mois, c'est cool et tout. Mais aujourd'hui, je suis prête à m'asseoir dessus, je suis prête à dire au revoir à cet argent, cette sécurité un petit peu mensuelle. Parce que j'ai envie de retrouver ma paie mentale. Donc aujourd'hui, on va dire que je ne suis pas sur un 10 sur 10, on va dire que je suis sur un 5,5 sur 10. Je ne suis pas en mode prête à couper le cordon, mais je suis en train de réfléchir. Et comme ma mère dit tout le temps, quand il y a un doute, il n'y a pas de doute. Ça, ça m'aide énormément à prendre mes décisions. Mais c'est surtout que j'ai compris que ma tranquillité valait plus cher qu'un virement mensuel. Et surtout parce que je sais que si je ferme cette porte, j'en réouvrirai toujours une autre, plus fluide, plus alignée et probablement tout aussi rentable, voire même plus. Je sais que tout au long de ma carrière, toutes les décisions que j'ai prises, même si par moments elles ont été dures, même si par moments elles m'ont fait... perdre du chiffre d'affaires. Derrière, ça m'a toujours apporté plus. Par exemple, quand j'ai eu ce virement de statut professionnel de 2020 à aujourd'hui, c'est-à-dire que je suis lancée depuis 2018, en 2020, j'ai complètement changé de métier. Donc, j'ai eu un gros virage professionnel. J'étais en pleine ascension professionnelle puisque si vous suivez un petit peu mes épisodes, vous savez que je n'ai pas galéré à trouver des clients. Justement, les clients venaient à moi. Et sauf qu'en fait, en 2020, quand j'ai voulu changer de statut professionnel, J'avais toujours de la demande en 30 et en fait, je me suis dit, mais si je continue à prendre des clients sur mon ancienne expertise, je n'aurai jamais le temps pour développer ma nouvelle expertise. Et j'étais en mode, je deal avec moi-même et je suis prête à, pendant 6 à 9 mois, me verser moins de salaire, mais pour avoir le temps de développer ma nouvelle expertise. Et sur le coup, ça m'a coûté, mais ça m'a permis d'avoir un peu cette paie mentale, cette tranquillité. pour me consacrer à 100% à ma nouvelle activité. Et derrière, ça n'a fait qu'augmenter d'année en année. Donc, j'ai perdu sur le moment, mais derrière, ça m'a ouvert de très belles opportunités professionnelles. Et peut-être que vous aussi, vous avez eu ce client ou ce projet que vous gardez par raison, parce que j'en vois beaucoup. Pas par plaisir, pas par conviction, juste parce que ça paye les factures, mais vous sentez bien que la sécurité, finalement, ça s'achète. pas et que finalement en fait, elles vous coûtent cher en énergie, en motivation, en plaisir. Et oui, la sécurité financière est importante, c'est cool, mais attention à ce qu'elles ne deviennent pas une prison dorée. Alors attention, je ne suis pas en train de vous dire ouais, si vous êtes dans un salariat diversifié, quittez votre taf, concentrez-vous à 100% dans l'entrepreneuriat. Moi, l'idée, c'est que vous preniez le moins de risques pour vous. Je dis tout le temps, dans la pyramide de Maslow, les premiers besoins, c'est les besoins primaires. Identifiez quels sont vos besoins à vous pour vous dire ok là je me mets en sécurité je vous dis juste de pas accepter des contrats ou pas rester dans votre zone de confort juste parce que ça vous apporte de la thune alors qu'au fond en fait vous êtes vide et vous n'êtes plus du tout animé parce qu'en fait c'est pas la base même de l'entrepreneuriat du moins ce n'est pas ma vision vous avez le droit d'être totalement désaccord avec moi mais c'est là la nuance où j'invite vraiment mes clientes à penser c'est ne pas vouloir gagner moins, mais vouloir gagner mieux. C'est-à-dire avoir un meilleur seuil de rentabilité, pas juste financier, mais émotionnel. Parce que franchement, de vous à moi, gagner 300 000 euros sur un lancement pour finalement en gagner que 30 000 à la fin, ce n'est pas un business pour moi, c'est un marathon. Il y a beaucoup d'entrepreneurs qui se vantent des chiffres d'affaires qui font 1 000 000, 300 000, 400 000, 500 000, mais ils ont des charges derrière. Entre le staff qu'ils ont employé, les coûts publicitaires, la matière, etc., au final, il leur reste... pour moi, par rapport à l'énergie dépensée et tous les sacrifices entre guillemets qu'il doit faire, que de chiller la banane. Et je sais que tout ça c'est pour faire du beau, c'est le truc un peu successful sur les réseaux, etc. Mais dans la vraie vie, tout ça, ça se matérialise avec des semaines de stress, des je dors pas la nuit, des pourquoi j'ai fait ça, etc. Donc du coup, si vous êtes toujours dans ce truc de on s'acharne à faire plus et que vous voyez moins le côté On gagne peut-être moins, mais mieux, c'est-à-dire qu'on vient optimiser le seuil de rentabilité. C'est que, en fait, notre cerveau, il adore, comme d'habitude, les récompenses rapides. J'en ai déjà parlé, vous savez, tout ce qui est instantané, lui, il kiffe. Genre, dès qu'on va faire une vente, dès qu'on signe un client, dès qu'on voit un chiffre monter, il va libérer de la dopamine, la fameuse molécule du plaisir et de la motivation. Et cette dopamine, elle agit comme une... drogue en fait au quotidien et du coup à chaque fois on veut reproduire le shoot encore encore encore encore encore et c'est vrai que pour ceux qui ont suivi mes premiers épisodes de podcast notamment celui qui ont écouté le 2 l'épisode 2 où je clairement s'appelle la descente aux enfers moi à un moment donné je voyais l'argent comme un jeu et en fait j'ai compris les codes et du coup à chaque fois c'était débloquer un niveau supérieur allez hop choc comme un peu mario on passe de niveau en niveau et de plus en plus on fait de l'argent Mais en fait, le cerveau lui s'habitue et du coup il a toujours besoin de plus pour ressentir la même satisfaction. Sauf qu'à un moment donné, on perd un peu de vue le pourquoi du comment et pourquoi en fait on est tombé de là-dedans. Genre, ok je bosse plus, j'ense plus, je bosse plus, mais aïe aïe aïe, attention, à un moment donné on va droit dans le mur et on va vers l'épuisement. Donc la clé pour sortir de ça, c'est apprendre à nourrir d'autres sources de dopamine, la fierté de dire non, la satisfaction aussi. de ses propres victoires avant de vouloir faire plus fêter ce que vous avez déjà. Parce que punaise, on n'en parle pas assez de ça, mais c'est un truc de fou. Moi, j'ai des clientes, elles sont dans leur lancement. Elles font des clients, elles font du CA, qu'elles me disent, alors que le lancement n'est même pas encore terminé, genre, qu'est-ce qu'on fait après ? Genre, 30 minutes, piano, piano. Attends, genre, c'est trop dommage, tu n'es absolument pas en train de vivre. Moi, je dis toujours, c'est trop dommage. Et attention, je vous dis ça, mais moi, la première, j'étais en mode, allez, qu'est-ce qu'on fait après ? Et l'idée, c'est de ressentir ce plaisir de finir sa journée sans forcément se sentir vidé et c'est aussi faire de l'argent différemment. Alors, attention ! Spoiler alert dans cet épisode, je ne vous dis pas de ne pas faire d'argent, je vous invite à faire un max de tune à hauteur de votre ambition. Si vous voulez faire, je ne sais pas, 2K par mois, 5K par mois, 10K par mois, 15K, 100K, mais faites, vraiment faites, mais allez chercher de la stratégie, allez chercher un seuil de rentabilité. Genre moi, je connais des entrepreneurs qui sont hyper alignés avec le fait qu'ils ne feront jamais 1 million par an, mais en fait, ils ont... tellement bien optimiser leur business qu'ils font peut-être 200, 300 cas par an. En fait, ils sont hyper rentables parce que très peu de staff, très peu de charges et ils savent qu'ils continueront à vie avec ce système-là que ça leur permet derrière de développer d'autres sources de revenus, l'investissement, le placement, la bourse, enfin bon, il y a plein d'autres choses. Et en fait, c'est un système qui s'auto-alimente, voyez. Et il y en a d'autres qui sont vachement animés par le fait de, moi, je vais faire un million, voire deux, voire trois, voire quatre, peu importe. Et en fait, moi, ce qui m'importe, même s'il ne me reste pas beaucoup à la fin de l'année, c'est d'avoir cette image, ce positionnement, c'est d'être reconnu pour être experte et c'est ok. Et en fait, dans toute cette analyse, vous le savez, j'adore identifier les différents types de prosciles d'entrepreneurs face à l'argent. J'en ai identifié quatre. J'ai le sprinter, donc lui, il est toujours en mode, il faut que ça bouge. Il adore les pics de revenus, les gros lancements, les records, mais il finit souvent les civets. Donc lui, clairement, il est dopé à la dopamine et il vit pour le rush. La solution, si vous vous reconnaissez dans le sprinter, c'est d'apprendre à savourer les résultats stables et à fêter les petites victoires. Le deuxième profil, c'est le gardien du coffre. Alors lui, il va sécuriser, il met de côté, il flippe de manquer. Donc clairement, lui garde tous les clients, même ceux qui lui donnent des boutons. Donc lui, le diagnostic, c'est qu'il est piloté par la peur du manque. Donc, sa solution, si vous reconnaissez... et que vous êtes un gardien du coffre, c'est de faire des choix de confiance. Former une porte pour tester la loi du vide. Comme je vous l'ai dit, accepter de gagner moins, mais pour voir ce que ça va vous amener vers du plus. Le troisième profil, c'est le don qui chote du business. Alors lui, il veut sauver tout le monde, offrir, donner, sous-facturer. Il finit frustré parce que les gens ne reconnaissent pas sa valeur. Donc lui, il a le biais de valorisation externe. C'est son diagnostic. C'est moi, médecin business, qui l'utilise. Donc si vous reconnaissez un peu en tant que ce sauveur, votre solution, c'est de vous rappeler que vous donnez de la valeur et c'est différent de se brader. Et enfin, le quatrième et dernier profil, c'est le minimaliste stratégique. Donc lui, il va choisir ses projets, il va choisir ses clients, il va choisir ses conditions. Il gagne moins souvent, mais mieux. Et il dort la nuit. Et ça, clairement, c'est un luxe. Donc lui, le diagnostic est plutôt simple. puisqu'il est aligné sur ses besoins, pas sur la performance. Et donc sa solution, si vous êtes dans ça, c'est top, mais continuez à cultiver cette lucidité sans tomber dans la peur d'expansion. Genre attention de ne pas se dire, ouais, moi en fait je suis bien, genre je suis bien dans ma petite popote, je ne vais pas aller vers plus, parce que vous avez peur justement de la réussite. Genre justement, c'est que, spoiler, vous devez y aller, genre foncez. Tout ça pour vous dire que... Moi, personnellement, j'adore gagner de l'argent. Je vous le dis souvent, je veux de l'argent, mais à mes conditions. Genre moi, mes trois conditions pour gagner de l'argent, c'est avoir des clients qui me stimulent, pas qui me vident, avoir des projets où je me sente libre, pas en tension et enfin avoir des marges mentales et pas juste financières. Parce que moi, personnellement, je suis assez sensible, émotive, je suis très assujettie au stress, à l'anxiété, etc. Donc j'ai vraiment besoin d'espace mental. et pas juste financier pour me sentir bien. Et bien évidemment, ma quatrième et dernière condition, c'est d'avoir des marges, cette fois-ci financières et rentables. Voilà, c'est ça mon BABA, c'est de gagner mieux et plus toujours. Donc si vous êtes vous aussi à ce moment-là de business, ou vous vous posez des questions un peu de la direction, etc., je vous invite à avoir un petit peu plus de légèreté et de vous rappeler pourquoi vous vous êtes lancé. à votre compte à la base ? Est-ce que vous vous êtes lancé pour être une machine à facturer ou pour construire un business qui vous ressemble, qui vous nourrit et qui vous fait respirer ? Parce qu'à la fin, la vraie réussite, ce n'est pas combien vous gagnez, mais c'est comment vous vous sentez en le gagnant. Je vous rappelle que quand on ne sera plus de ce monde, parce que ça va arriver malheureusement, désolé, je plombe l'ambiance en disant ça, mais c'est qu'à la fin de notre vie, quand on sera vieux, ce qu'on se souviendra, ce n'est pas forcément l'argent sur notre compte, mais les souvenirs consacré avec ce qu'on a gagné. Donc, c'est très important de... Gardez à l'esprit comment vous vous sentez vous aujourd'hui par rapport à votre entreprise. Et la sérénité, clairement, c'est un luxe que moi, personnellement, aujourd'hui, je ne suis plus prête à négocier. Comme d'habitude, je suis curieuse d'avoir votre avis à ce sujet-là. N'hésitez pas à me le partager sur Instagram ou si vous voulez me laisser un petit commentaire sur Apple Podcast. Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à lui laisser du love, une petite note, des petites étoiles. Il est temps pour moi de poser mon micro. Merci de m'avoir écouté je vous dis à l'épisode prochain, c'était Cassandre sur Papoti Papoton, bisous bisous