Speaker #0Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de Papoti Papoton. Je ne sais pas si vous avez vu sur Instagram, mais j'ai annoncé en story que j'allais consacrer tout le mois de juin à des études de cas. C'est une cliente qui m'a challengée parce qu'on est sur la fin du coup de mon accompagnement du parcours 10. On est dans le dernier mois de cet accompagnement. Je suis trop trop trop nostalgique de dire au revoir aux 11 clientes qui se sont engagées dans cet accompagnement individuel. Et on m'a challengée et du coup comme j'aime bien me challenger, je me suis dit bah vas-y ça peut être un clin d'œil pour marquer la fin de cette toute première aventure d'accompagnement de 10 mois parce que je n'ai jamais fait un accompagnement sur 10 mois. J'ai commencé avec un accompagnement de 6 mois et ensuite j'ai transféré sur 3 mois et du coup je suis repassée sur 10 mois et du coup je me suis dit bah trop bien je vais faire ce challenge pendant cette période là. Et c'est un moyen pour moi de vous partager un petit peu un bout de ce que je peux voir avec mes clientes en cas réel. Donc, je ne citerai pas de prénom, juste un secteur d'activité. L'objectif, c'est de garder et de préserver un maximum de confidentialité vis-à-vis de mes clientes. Et donc, du coup, chaque épisode aura sa thématique bien à lui, avec une plongée totale dans les coulisses de l'accompagnement. Pas de panique, on ne va pas partir sur des épisodes de une heure. D'ailleurs, si des épisodes de une heure, ça vous intéresse, n'hésitez pas à me le dire en commentaire si vous m'écoutez sur Spotify. Genre, la semaine dernière, j'ai découvert qu'on pouvait laisser... Des commentaires ! J'étais trop contente, j'avais vu des commentaires et tout, donc si vous voulez interagir avec moi, si vous avez des questions ou des choses comme ça auxquelles vous voulez que je réponde, n'hésitez pas à me laisser un commentaire si vous m'écoutez sur Spotify. Waouh ! Je vais ralentir le débit de parole et je suis trop excitée de commencer ce nouvel épisode. Je vais essayer d'aller un petit peu plus smooth et on va commencer de suite. On va nommer cette cliente Martine. Martine, du coup, qui est consultante en communication et qui a son compte à peu près depuis... 5 ans. Je vais repartir depuis le départ pour que vous compreniez tout, puisque le sujet de cet épisode, c'est qu'elle avait des clientes mais plus aucune direction. Donc on va voir en fait pourquoi l'offre ne se vend pas toujours et pourquoi ce n'est peut-être pas forcément la faute de l'offre. Donc on reprend avec Martine. Donc on s'est rencontré lors d'un appel découverte. Et donc du coup, au moment où elle a réservé pour son appel découverte, elle a rempli un questionnaire découvert. Et donc, ce que j'y ai lu, moi principalement, c'est que le cas de Martine, elle avait des clientes, elle publiait régulièrement, elle faisait tout comme il fallait en fait, mais elle ressentait de la frustration, elle ne savait plus vraiment ce qu'elle voulait construire, elle acceptait tous les contrats, même ceux qui ne l'inspiraient pas, elle pensait souvent à se repositionner, sans savoir par où commencer, elle créait du contenu tous les jours pour les autres, mais quand il s'agissait de parler d'elle, c'était le flou artistique. Donc je serais curieuse de savoir si... Vous êtes dans le cas de Martine, j'adore ses prénoms et je crois que je vais utiliser que des prénoms anciens comme ça. J'espère que vous êtes prêts pour le prochain épisode. Mais voilà, en fait Martine, c'est pas qu'elle n'avait pas de cliente, c'est qu'en fait elle marchait un petit peu à l'aveugle, dans le flou. Et donc pendant l'appel, elle me disait ressentir une fatigue mentale liée non pas à la charge de travail mais à l'absence de clarté. Elle avait l'impression de se diluer dans son métier, de tourner en rond malgré tous ses efforts, de se comparer constamment aux autres. C'était des phrases clés comme « eux, ils savent ce qu'ils vendent » , « moi, je change d'idée tous les deux jours » . Elle doutait en permanence et si je me trompais de cible et si ce n'était pas la bonne offre. Et du coup, elle a conclu par un, je m'en souviens, comme c'était hier, même si c'était il y a quasiment dix mois, « écoute Cassandre, je fais des efforts pour me vendre, je vends un peu, mais je suis paumée » . Donc il y avait ce truc de j'arrive à vendre de temps en temps mais il y a de l'irrégularité, je me compare, je suis fatiguée, je comprends pas bien où je vais. Et du coup moi ce que j'ai repéré à ce stade, parce que c'est tout frais un appel découvert, ça me permet vraiment de positionner un petit peu ce que vous ressentez, les frustrations que vous avez etc. Mais je peux pas conclure un audit, j'ai besoin de temps et de recul pour vraiment étudier toutes vos problématiques. Et donc, à ce stade, je sais que son problème, donc urgent et premier, ce n'est pas forcément une stratégie de... contenu ou je sais pas une stratégie commerciale ou pas du tout on est loin d'être en tout ça à ce moment là on était vraiment sur un problème de fondation j'ai senti que Martine elle avait besoin de revenir à l'essentiel pourquoi elle annonçait son activité ce qu'elle veut vraiment construire et ce qui compte vraiment pour elle pas ce que ce qu'Instagram lui dicte parce que pour le coup elle utilisait Instagram comme levier d'acquisition mais pas que et donc du coup elle n'avait pas forcément besoin de plus d'idées elle avait besoin d'une Direction hyper claire. Je vais essayer de ralentir parce que je sens que je suis en train de me faucher dans mes mots. Bon, on ne m'en voulait pas, il est 17h30, c'est une fin de journée. Pour vous dresser le tableau, Martine, elle avait besoin d'être prise par la main et de lui dire t'inquiète pas, t'as toutes les clés, c'est juste qu'en fait, elles ne sont pas rangées dans les bonnes cases et moi je vais te montrer quelle clé va dans quelle... Bonne serrure, waouh, cette métaphore de dingo. Donc le lendemain de l'appel, elle valide son entrée dans le parcours 10. Donc comme je vous l'ai dit, c'est mon accompagnement sur 10 mois, donc qui commence de septembre à juin, comme une année scolaire. Donc 10 mois ensemble, main dans la main, avec chaque mois une séance individuelle de 1h30. On va vraiment tout décortiquer, entre les séances on dresse un plan d'action, bref. Du coup, elle valide son entrée dans le parcours 10. Et là, en fait, je commence tout doucement à dresser le diagnostic et à dresser une image de Martine. Au-delà, en fait, des mots que vous allez pouvoir me dire, des problématiques que vous avez, surtout dans le parcours 10, qui est vraiment une collaboration sur le long terme, j'ai vraiment besoin d'imager ce que vous ressentez, ce que vous vivez, pour vraiment vous amener dans la bonne direction. Et donc là, tout de suite, l'image que j'ai eue de Martine, c'est une femme dans une super voiture. le plein qui est fait, la musique à fond, mais pas de GPS. C'est-à-dire que elle bouge tout le temps, elle voyage tout le temps, elle est active, mais en fait, quand elle voyage, elle voyage sans carte, elle avance sans direction, sans boussole, et ça l'épuise parce que les premières destinations sont cool, et puis au bout d'un moment, elle se demande « Ouais, qu'est-ce que je fais là ? Qu'est-ce que je recherche ? En fait, je suis dans cette destination, mais qu'est-ce que j'ai à visiter ? Combien de temps je dois y rester ? Pourquoi je fais ça ? » Et le fait de ne pas avoir de direction, il y a vraiment ce côté où elle a l'impression de perdre son temps. Et bien, pour le coup, moi, mon rôle pour Martine, à ce moment-là, c'est d'être ce fameux GPS. Donc, pour mieux comprendre Martine et vraiment valider l'image que j'ai eue post-appel et post-validation de l'accompagnement, je lui ai fait remplir un questionnaire introspectif. Donc là, l'idée, c'est un vrai audit business personnel où je veux tout savoir. Sa vision, ses offres, ses obstacles, ses envies, son business idéal. et comment elle est tombée dans l'entrepreneuriat. Vous voyez, ce n'est pas juste, c'est quoi tes problématiques actuelles, c'est vraiment d'avoir une vision à 360 de qui elle est. Et moi, j'adore dire, je suis un petit peu la petite souris qui regarde par le trou de la serrure et qui vient s'immiscer dans votre cerveau et de comprendre tout, Et je lui ai demandé de prendre une semaine pour le compléter. Je demande ça d'ailleurs à toutes mes clientes pour vraiment prendre du temps, du recul. L'idée, ce n'est pas de bâcler cet exercice, c'est vraiment le cadre mère que je pose à mes accompagnements. Et moi, l'idée, c'est qu'après, je décortique tout. pour poser un diagnostic clair qu'elle valide avant qu'on démarre. L'idée, c'est pas de lui dire à la première séance on va faire ça, L'idée, c'est avant même la première séance lui dire voici ce que j'ai identifié, voici comment je vois les choses, est-ce que t'es OK avec ça ? C'est un petit peu comme un accord moral qu'on signe entre elle et moi et c'est très important. Alors cet accord moral, ça veut pas dire qu'il va pas évoluer avec le temps parce qu'on va dire aller sur les 11 clientes que j'ai eues cette année dans le parcours 10, il y en a bien 6 où En fait, le contrat moral a évolué par rapport à la vie, en fait, tout court, parce qu'à la fin de l'année, je vais être là, et entre la vie de tous les jours, le côté perso qui peut empiéter un petit peu plus sur le pro, les aléas, la fatigue, on est des femmes, on a un cycle, etc. Pas tout se passe comme prévu, et du coup, ça demande réajustement. Et c'est la vraie force, en fait, de cet accompagnement, c'est qu'à tout moment, on peut venir réajuster, et c'est ce qui me fait kiffer, en fait, dans cet accompagnement long. C'est fou parce que petite anecdote, quand je me suis lancée consultante, enfin slash coach, il y en a ça parle plus coach et d'autres plus consultante, c'est pour ça que j'utilise les deux termes. J'étais sur du six mois et j'étais en mode à la fin des six mois, je me suis dit c'est long, c'est long. Et je pense que je n'avais pas bien défini mon cœur de cible, les nanas que j'avais envie d'accompagner, parce que du coup j'avais l'impression de porter mes clientes et c'est pour ça que je suis passée à trois mois où je voulais quelque chose d'un petit peu plus direct, un petit peu plus one shot. Et bon, suite à tout ce qui s'est passé l'année dernière, je me suis dit, j'ai envie de retrouver encore plus de sens, encore plus de transformation. D'où le fait qu'en fait, je suis passée du tout au tout, je suis passée sur du 10 mois. Du coup, je fais grave de parenthèses, de parallèles. J'espère que vous allez suivre un maximum cet épisode. D'ailleurs, si, je le répète, s'il y a des choses qui vous font pop-up, si vous avez des questions, laissez-les-moi en commentaire. Je vous jure, je suis trop contente d'avoir découvrir ça. Ça fait obsolète. on dirait une... Une grand-mère qui passe d'un Nokia à un iPhone, qui découvre les fonctionnalités des plateformes qu'elle utilise. Mais bon, comme on dit, on est là pour apprendre. Et donc, c'est trop cool. Donc, suite à ce questionnaire, je pose un diagnostic. Donc là, je dessine trois grands leviers. Bien évidemment, ce n'est pas les seuls qu'on va travailler sur cet accompagnement. Mais les trois grands premiers leviers prioritaires. Le premier, il n'y a pas de fondation solide. Je réalise qu'en fait, il n'y a pas de vision claire. Il n'y a pas de mission qui guide ses choix. Il n'y a pas de valeur définie, donc elle dit oui à tout, même à la fatigue, la stress, la frustre, etc. Le deuxième point, c'est qu'elle a un écosystème d'offres qui est hyper désorganisé. Donc aucun lien entre elles, sans logique économique, sans alignement avec ses objectifs de vie. Et le troisième, c'est qu'il y a une course à la visibilité, mais sans stratégie. Résultat, elle s'épuise, elle bosse beaucoup pour une boîte qui ne la fait pas plus vibrer que ça. Elle fait les choses pour les faire et en fait, elle perd de vue pourquoi elle s'est lancée. J'aimerais rebondir sur ce troisième point, sur cette course à la visibilité. C'est cool de vouloir plus de visibilité, mais faites en sorte que votre business derrière est capable d'accepter la visibilité que vous allez lui donner. Si demain, je ne sais pas, vous avez un contenu qui boume, qui vous apporte beaucoup d'abonnés, beaucoup de prospects, ou je ne sais pas, un bouche à oreille qui s'enclenche très très rapidement. Pensez-y et faites en sorte que le business est capable d'acquérir tout ça. Encore anecdote à ce sujet-là, quand j'ai boomé, c'était en fin 2021, début 2022, au moment où Instagram n'était pas guidé plein de codes algorithmiques, etc. et qu'il y avait encore cette place d'être vu et entendu. Je ne dis pas qu'elle n'existe plus aujourd'hui, mais je trouve que ça reste un petit peu plus compliqué. Ça demande vraiment à se décarcasser. Mais je reste hyper ouverte et positive par rapport à ça parce que j'estime que c'est encore viable et faisable, mais ça demande quand même plus de travail de fond et de jus de cerveau. Bref, quand j'ai boomé en fin 2021, début 2022, je me suis retrouvée sous l'eau en termes de demande de one-to-one. Et forcément, quand on fait de la prestat de service comme ça en individuel, on ne peut pas vendre plus que son temps. J'aurais pu scale mon business avec des closers, avec des coachs business, etc. on me l'a conseillé. Mais éthiquement parlant, ce n'est pas ce que je vois pour mon activité. Ça demande une autre facette de management que je n'avais pas du tout envie d'avoir, des frais supplémentaires parce que vous voyez, il y a beaucoup de business qui engendre beaucoup de CA. Mais derrière, quand ils rétrocèdent le CA à tous les gens avec qui ils travaillent, finalement, quand on fait le point, ils ne sont pas plus gagnants que vous, par exemple. Donc du coup, je ne voulais pas et je me suis retrouvée frustrée. Une liste d'attente à rallonge. Et en fait, je n'étais pas prête pour cette visibilité. Je n'avais pas pensé à un écosystème qui soit un petit peu plus structuré, plus travaillé. Donc, voici les trois points que j'ai identifiés. Donc, pas de fondation solide, un écosystème d'offres désordonnées et une course du coup à la visibilité. Et donc, j'ai défini suite à ça une feuille de route pour les trois prochains mois. L'idée, c'est... Je fais plusieurs feuilles de route. J'en ai une grosse sur dix mois où on voit vraiment les objectifs centraux. Mais l'idée, c'est d'avoir un point un peu trimestriel. Je vous dis, je suis très scolaire, comme à l'école. où tous les trois mois on se dit « Ok, qu'est-ce qu'on a accompli ? » Donc l'objectif c'était de redéfinir son pourquoi, donc où elle veut aller, quelles transformations elle veut offrir, ce qu'elle refuse de sacrifier, créer un positionnement clair et différenciant, repenser son business model au niveau de l'économie et au niveau de l'énergie, et enfin poser des objectifs réalistes, alignés à sa vie, son rythme, ses besoins, et non avec ce que les autres font. Et donc, on arrive au premier exercice clé, que je lui ai donnée, avant même de passer sur le positionnement, sur le business model. C'est tout simplement redéfinir son pourquoi. Donc ça peut peut-être vous aider. N'hésitez pas à prendre un stylo, une feuille. C'est toujours un exercice qui est intéressant, surtout quand on manque un petit peu de clarté ou qu'on perd un petit peu cette passion, cette flamme, vous voyez, qu'on peut avoir. Donc il y a eu trois trames d'exercice. Le premier pour mieux capter sa patte, même si elle n'entre pas dans une case. Le deuxième... pour faire émerger la problématique centrale de sa cible, sa personnalité et son désir profond. Donc là, des personnes avec qui elle souhaite travailler. Ça aussi, j'aime bien quand je bosse l'avatar client, de dire à mes clientes, ok, vous avez un avatar type classique, mais vous, avec quelle personne vous avez envie vraiment profondément de travailler ? Je ne vous parle même pas de cette cible qui va vous permettre de toucher, je ne sais pas, plus de personnes, quitte à ce que ça soit plus niche, Mais quel... et la personne qui vous anime. Quand vous ouvrez votre ordinateur ou quand vous êtes en présentiel ou quand vous vendez un produit, peu importe, genre ça vous fait vibrer, ça vous fait kiffer. Donc ça, c'était pour le deuxième point. Et pour le troisième point, c'était vraiment de clarifier tout le flou autour de son repositionnement. Ce qui coince, son mode de fonctionnement, ses élans naturels et ce qui l'anime profondément. Donc bien évidemment, pour aider Martine, l'idée, ce n'est pas juste de poser ça et de dire, allez, débrouille-toi. C'est vraiment de mettre des listes de questions très spécifiques et et qui vont vraiment dans un ordre logique, pour que Martine puisse, au fur et à mesure, voir les choses sous un autre angle et se dire « Ah ouais, je comprends mieux. » En fait, je comprends ce qui bloque, et l'objectif, c'est vraiment de faire jaillir une vraie prise de conscience. Je ne vais pas vous mentir, l'exercice n'a pas été confortable pour elle, ni pour toutes mes autres clientes qui ont pu faire ce genre d'exercice. Répondre à des questions qu'on ne se pose pas, spontanément, où on ne vient pas creuser, c'est inconfortable. C'est inconfortable, et c'est pour ça que j'ai toujours travaillé de cette façon, et même dans mes accompagnements, à venir creuser avec de la reformulation, des questions très spécifiques, pour que la personne aille plus loin que son propre raisonnement. Parce que moi, je pars du principe que si la personne travaille avec moi, c'est pour creuser. Et pareil, j'ai envie de vous dire, si vous, aujourd'hui, Vous avez des blocages avec vos clients, demandez-vous pourquoi ils veulent travailler avec vous, vous voyez. Oui, mes clientes veulent des solutions, veulent de la clarté, mais elles veulent être aussi bousculées, elles veulent aussi être challengées. Alors quand je dis bousculées, attention, je parle très bien à mes clientes, mais voilà que je les gangasse un peu. J'ai pas de mal à dire non, là en fait, tu procrastines. Non, là en fait, tu vas pas dans la bonne direction. Non, là en fait, t'es en train de t'éloigner. de nos objectifs. Pourquoi tu le fais ? Est-ce que tu es aligné avec ça ? Est-ce que c'est OK ? Est-ce que tu as peur de prendre ce risque ? Est-ce que tu n'as pas peur de prendre ce risque ? Des fois, on peut rencontrer des échecs. Tous mes accompagnements, par moment, ça ne va pas forcément full succès. Comme je le dis souvent, moi, je ne suis pas dans les secteurs d'activité de mes clientes. Je ne suis pas leur client. Moi, je fais du mieux que je peux avec les outils que j'ai. Après, il y a tellement d'autres facteurs qui vont signaler la réussite d'un projet. Ça passe aussi et quand même à, j'ai envie de dire, 89, pour ne pas dire 90% par l'investissement que la personne va mettre dans ce projet de fond. Et en fait, toutes ces questions un petit peu inconfortables vont donner des solutions qui font toute la différence. Et c'est aussi le cœur de mon approche en one-to-one. Alors qu'il n'y a pas, attention, je n'envoie pas des questionnaires à foison. Des fois, il y a des outils très concrets. très méthodiques, pour ne pas dire mathématiques, que je donne et qui permettent vraiment d'avoir une vue beaucoup plus éclaircie et de pouvoir mettre les choses rapidement en place. Je propose notamment des templates, des reformulations, des matrices, voilà, toutes faites. Mais en gros, il n'y a pas de raccourci. Si je vous dis tout ça aujourd'hui, c'est que je vais vous faire comprendre que sans les fondations, le reste ne tient pas. Je prends souvent cette métaphore d'une maison. quand on construit une maison. On commence en fait par le bâti, c'est-à-dire la dalle centrale. Enfin, on creuse et tout, je ne vais pas rentrer dans les détails, je suis fan de travaux, mais je ne pense pas que vous l'êtes. Mais on va poser en fait la dalle de la maison et on va d'abord construire les murs. On va penser au réseau, tout ce qui est eau, électricité, qu'est-ce qu'il faut faire, les distances, les machins. Vous voyez, on ne va pas commencer par la décoration de la cuisine. Moi, en ce moment, je suis en train de rénover ma maison. Donc, pour ceux qui n'ont pas suivi, j'ai acheté mon tout. premier bien immobilier à deux puisque je suis déjà propriétaire de deux appartements que j'ai acheté solo. Et là, j'ai passé le cap d'investir à deux avec mon fiancé. Quand je dis ça, ça fait vraiment trop daronne. Mais ouais, je suis fiancée. Je ne sais même pas si vous êtes au courant de ça, mais je me suis fiancée en décembre 2024. Du coup, dingo. Genre, je vais me marier. Bref, on s'en fout. Ça fera peut-être l'office d'un... A chaque fois, je dis ça, l'office d'un sujet, mais... Je les vois plus en format short, un peu ce truc d'inconnu, genre comment appréhender l'inconnu. Genre ça, c'est un truc hyper... C'est pas inconfortable, c'est à la fois hyper... T'es euphorique, mais en même temps, t'es là en mode « Waouh ! » Il se passe un nouveau truc dans ma vie, là. Bon bref, du coup, pour revenir à nos moutons, quand on construit une maison, donc moi, actuellement, je construis pas, mais je rénove. Et en fait, je disais à mon mec « Ouais, on déconne, on va faire ça et tout. » Il me dit « Cassandre, calme-toi, on n'y est pas du tout. » Là, on va plus penser en fait à l'optimisation des espaces, à ce qu'on veut mettre, comment on veut agencer tout ça. Le nombre de prises qu'on va avoir, vous voyez, c'est comme les fondations d'un business. Avant de partir vraiment sur des stratégies d'upsell, un écosystème d'offres qui se complètent, quels sont les moyens d'être visibles et tout, c'est de se dire en fait, les fondations, pourquoi je fais ça ? Pour qui je veux le faire ? Qu'est-ce que je veux mettre en place ? Quels sont... mes non négociables, quelles sont mes valeurs, quelle est cette patte, cet axe de différenciation qu'on nous demande de plus en plus parce qu'on est quand même dans un univers concurrentiel hyper fort. Et voilà, et en fait, je sais que certaines clientes préfèrent zapper cette étape, aller direct à l'écosystème, la rentabilité, la stratégie d'acquisition, mais soyons honnêtes. Comment vous voulez espérer construire une entreprise solide, stable et pérenne si vous ne savez même pas ce que vous bâtissez ? Pourquoi vous voulez le faire, ni pour qui ? La clarté, ce n'est pas une option, c'est un Prérequis. Et il n'y a pas forcément besoin de passer 15 séances dessus. Là, pour le coup, avec Martine, c'est des sujets qui ont fait office de la toute première séance. En une séance, ça peut être traité. Des fois, pour certaines clientes, le fou est beaucoup plus installé. Donc, du coup, ça demande à deux séances. Mais en vrai de vrai, on ne va pas passer un mois sur ça. Vous voyez ce que je veux dire ? beaucoup plus au début de ma carrière, mais si je vois que le fou il est beaucoup plus en place et qu'on arrive limite sur des questions de pourquoi je suis là en fait, pourquoi j'entreprends, est-ce que je suis vraiment fait pour entreprendre etc. Moi je suis pas psychologue, je fais pas du développement personnel, même si j'ai toujours cette approche très humaine dans mes suivis, je suis pas là pour dire t'as fait le bon choix en fait, je suis personne pour dire t'as fait le bon choix. Je pars du principe que les personnes qui viennent me voir, c'est des adultes, ce n'est plus des enfants, si elles en sont là c'est que ce n'est pas pour rien. Peut-être que des fois, il y a un parcours qui n'est pas le bon. Ça m'est arrivé de voir des clientes repartir dans le salariat ou faire les deux, c'est-à-dire trouver un petit CDI et complémenter avec l'entrepreneuriat ou complètement valider le parcours entrepreneurial. Mais moi, je ne suis personne pour dire, il vaut mieux que tu fasses ça, il vaut mieux que tu ne fasses pas ça, etc. Et donc, une fois qu'on a terminé vraiment cette première séance et qu'on a validé en fait ce pourquoi, progressivement, Parce qu'en fait, on ne peut pas le voir en une séance. Là aussi, il y a vraiment ce truc de, des fois, j'ai des demandes en DM ou même en appel découverte. Genre, alors je sais que des fois, le porte-monnaie, ça peut être un blocage, qu'on a du mal à investir et qu'on se dit, ah mais tiens, est-ce que ça va apporter de réels résultats, etc. Mais je crois que c'est hier que j'ai fait une story à ce sujet. Quand on veut inculquer de vrais changements au sein de son entreprise, prendre le temps de voir en fait comment évoluer au niveau de sa posture, de chef d'entreprise, au niveau en fait de ses résultats, au niveau de son mindset, ça se fait pas du jour au lendemain. Il y a des personnes bien évidemment qui sont peut-être plus enclins à avoir des déclics et à bosser rapidement. J'ai eu des clientes mais d'une énergie folle avec des résultats de dingo. Mais j'ai des clientes, on va dire, c'est plutôt rare quoi. Des fois ça peut prendre deux mois, trois mois, six mois, dix mois, un an. Moi j'ai jamais suivi quelqu'un sur un an voire plus. Je peux vous assurer que là, du coup, on est dans le dernier mois d'accompagnement et Martine, alors je ne dis pas que tout est décorrélé de cette première séance, vous voyez, c'est l'ajout de ça, plus ça, plus ça, plus ça, qui compose en fait ce ressenti, mais j'ai vu au fur et à mesure qu'elle a arrêté de faire pour faire, qu'elle a supprimé deux offres qui n'étaient pas rentables, pour se repositionner sur vraiment ses offres de cœur en fait. Elle a clarifié son message, elle a attiré ses bons clients naturellement, et surtout, elle a recommencé à y croire en elle. en son business, en sa vision. Et elle a compris un truc essentiel, c'est l'importance de mettre de l'intention dans sa stratégie et sa croissance. Parce que trop souvent, on veut remplir, mais on ne regarde pas si c'est rentable, si ça nourrit notre ambition ou si ça nous épuise. On est là, en fait, dans le faire pour faire, un peu en mode pilote automatique. Et je dis ça, mais moi, la première, moi, la première, je suis passée par ces étapes et je vous l'ai déjà dit dans certains épisodes où, en fait, par moment, on est là en mode on fonce. Là, actuellement, moi, je me fais accompagner Pas parce que je suis paumée, mais parce que justement, j'ai trop envie de foncer et je ne veux pas reproduire certaines erreurs d'éparpillement, d'épuisement, etc. Et j'ai besoin de quelqu'un qui vienne vraiment m'apporter un support, de brainstormer, de vraiment tout structurer. Et c'est trop bien. Franchement, moi qui suis tout le temps en train d'accompagner en individuel, c'est trop cool aussi par moment de poser son cerveau et de se faire prendre par la main. Et d'ailleurs, je le dis souvent, comment je peux dire j'accompagne des gens si moi-même, je ne me fais pas aider ? Et moi, je n'ai pas de mal à le dire parce que je sais qu'il y a certains entrepreneurs qui se cachent de ça. Moi, je ne me cacherai jamais de ça. Cette année, je me suis fait accompagner sur plein de choses. Mais je vous ai enregistré un petit truc. Vous savez, les petits épisodes, la boost que je n'ai toujours pas sorti. Mais j'enregistre, j'enregistre. Au pire, ça me fera une petite armoire à contenu, un petit grenier. Mais voilà. Et en fait, ce que ça révèle de tout ça, c'est qu'un business sans vision, sans mission, sans valeur, c'est comme monter dans une voiture sans destination. Vous avancez. Vous consommez de l'énergie, mais en fait, vous ne savez pas où vous allez et vous épuisez. Ou pire encore, vous prenez de mauvaises décisions. Vous dites ah oui à des clients que vous n'aimez pas vraiment. Vous vendez des offres pas rentables. Vous construisez un business qui ne vous ressemble plus forcément. Et ce que j'aimerais que vous reteniez de cet épisode, c'est que si aujourd'hui vous doutez que vous ne savez plus quoi vendre, ni à qui vous adressez, peut-être que le problème, ce n'est pas forcément votre offre. Mais peut-être que le vrai problème, c'est que vous n'avez jamais vraiment pris le temps de définir ce que vous voulez construire. Et sans vision, aucun modèle économique ne tient debout. Je peux vous assurer que c'est hyper important d'avoir une vision. C'est fou parce qu'en ce moment, je travaille avec des entreprises. Donc, vous me connaissez pour travailler avec des entrepreneurs. Je n'en parle pas beaucoup parce que je suis en train de travailler une croissance sans présence digitale, donc qui marche plus sur du réseautage. du bouche à oreille, etc. Du coup, j'ai des opportunités qui viennent à moi. Donc, je vous l'ai déjà dit, peut-être pas, mais je suis chef de projet pour une boîte avec laquelle je bosse depuis 2019, où là, je coordonne en fait un pôle. Eux, pour le coup, ils ont une vision, mais hyper définie. Genre, chaque année, on se fait un call en mode, je veux aller là, je veux faire tant de CA. Et on est vachement dans les analyses de KPI, de ROI. C'est hyper, hyper, hyper intéressant. Et je bosse là actuellement depuis deux mois avec une entreprise, plus en mode consultante opérationnelle où je les aide sur plein de leviers. Je n'ai jamais eu autant de casquettes et en même temps, ça me régale et ça me montre là aussi où j'ai envie d'aller, là où j'ai envie de moins aller, surtout sur le côté présentiel. Et là, pour le coup, il y a moins de vision. Il y a moins de vision, pourtant c'est une entreprise qui fait beaucoup de CA. Et du coup, moins de vision, moins d'intention, pas mal d'éparpillement. et donc du coup bah... Même si elle fait du CA, on a quand même une déperdition. Il n'y a pas assez de visibilité. Donc, du coup, je les accompagne aussi sur ça. Et c'est hyper intéressant parce que ce n'est pas la même approche qu'un entrepreneur peut avoir. Et surtout que cette entreprise, dont je vous parle, la deuxième, n'a zéro réseau social. Donc, en fait, c'est un écosystème qui tourne sans présence digitale. Et c'est ça que je trouve hyper passionnant. Donc, voilà. Donc pour terminer, mes petites phrases clés, vous savez que j'aime bien terminer avec ça. Un business sans vision, c'est un business qui vous épuise. Sans vision, vous vous éparpillez. Sans mission, vous faites comme les autres. Et sans valeur, vous vous adaptez à tout et vous vous oubliez. Je suis curieuse d'avoir votre avis à ce sujet. Si vous êtes sur Spotify, n'hésitez pas à me laisser un petit commentaire et je pourrais y répondre. Si vous voulez qu'on fasse un échange un petit peu plus en off, laissez-moi un petit commentaire sur mon compte Instagram. Cassie. Si jamais un de mes accompagnements vous fait de l'oeil, je vous mets la petite liste d'attente là parce que je suis en train de réouvrir progressivement les appels découvertes. L'idée c'est pas d'être débordée et sous l'eau. J'ai envie de pouvoir traiter qualitativement chaque candidature. Et puis comme d'habitude, si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à lui laisser un peu de love, une petite note, des petites étoiles. Il est temps pour moi de poser mon micro. Merci de m'avoir écoutée. Je vous dis à l'épisode prochain. C'était Cassandre sur Papoti Papoton. Bisous bisous !