- Speaker #0
Imaginez un quai de gare, un train qui démarre et une nouvelle vie au bout du voyage. Paris, je te quitte le podcast, c'est l'histoire de celles et ceux qui ont osé franchir le pas. Des récits sans filtre, parfois plein de doutes, souvent plein de surprises et toujours porteurs d'inspiration. Et si c'était à votre tour d'embarquer ? Installez-vous, l'épisode commence ! Alan est danseur, chorégraphe et directeur artistique. Depuis Fos, sur le territoire de Roissy, pays de France, il collabore avec de nombreux artistes, participe à de grands événements et développe des projets qui mêlent création, transmission et engagement associatif. Dans cet épisode, il nous raconte son parcours, sa passion pour la danse et son attachement à un territoire qu'il a vu grandir. Bonjour Alain, merci d'être avec nous.
- Speaker #1
Bonjour Eva.
- Speaker #0
C'est ça. Pour commencer, est-ce que vous pouvez vous présenter s'il vous plaît ?
- Speaker #1
Alors, je me présente, moi c'est Bachili. Donc, mon nom de scène, c'est Bachilli, qui est mon nom de famille. Danseur, comédien d'action, acrobat et professeur. J'ai commencé... Non, j'ai 29 ans. Je vais commencer par là. J'ai 29 ans et je suis issu d'une famille nombreuse qui habite à Fos dans le 95. Et voilà.
- Speaker #0
Ça marche. Donc, aujourd'hui, vous êtes beaucoup de choses. Du coup, vous êtes danseur, chorégraphe, prof, directeur artistique. Ça fait pas mal. est-ce que vous pouvez nous résumer un petit peu votre parcours ?
- Speaker #1
alors moi j'ai commencé dans l'association de danse de ma maman qui est Let's Dance c'est une association qui existe déjà depuis plus de 16 ans mais en fait comment j'ai commencé c'est que mon frère était fan de Michael Jackson et j'aimais bien copier mon frère donc du coup je dansais à côté après j'ai vu que ma soeur Merci. Ma grande sœur aînée, qui aujourd'hui danse encore, avait fait un All-Star Game au Bercy, c'était il y a très longtemps, et je l'avais vu sur scène et je me suis dit « Waouh, je vais faire ça plus tard » . Ça a fortement impacté ma vision de la danse, et je me suis dit « En fait, c'est possible de le faire » . Ensuite, il y avait une petite association où j'ai commencé la danse. qui était Fit Move Body, je crois que ça s'appelait Fit Move Body, dont la prof était partie, donc du coup on a repris les reines de cette association, du coup ça fait plus de 17 ans, 16-17 ans je pense, pour ne pas être françois, ouais c'est 16-17 ans je pense, et on a commencé à donner des cours à des jeunes, et moi ça m'a donné envie, ça m'a vraiment donné envie de continuer. et développer un peu cette danse-là. Donc, j'ai créé un groupe avec mon frère qui s'appelait le Genki Damakru. On a fait quelques battles, on s'est fait repérer. Et après, on a fait des concours chorégraphiques aussi. Franchement, on a fait tellement de trucs. Je ne sais même pas comment synthétiser ça. Mais en tout cas, sur ce côté-là, ça m'a ouvert à, une fois que j'ai eu mon bac, à faire un casting. Et ce casting-là, il a changé ma vie parce que du coup, directement, j'ai enchaîné avec 5-6 ans de tournée mondiale. C'était un casting pour danser dans une troupe de gospel. Et du coup, vous avez mis des danseurs, c'est gospel pour s'en voir. Et donc du coup, la spécificité de cette compagnie, c'est qu'il y a 100 choristes sur scène. C'était un très gros spectacle. J'ai été danseur dessus pendant peut-être deux ans. Et après, je suis passé chorégraphe. je sais pas, c'est le chorégraphe, et après, on a enchaîné, parce qu'on avait fait Britain Got Talent, il y a eu Incroyable Talent, on a fait beaucoup d'émissions, on a fait, il y a eu beaucoup, beaucoup, vraiment, beaucoup, beaucoup d'événements, on a fait des tournées de Zenith pendant, ouais, 5-6 ans.
- Speaker #0
Ouais, ça fait vraiment beaucoup.
- Speaker #1
Ça fait vraiment beaucoup. Et juste après ça, après, il y a eu le confinement, le confinement, et après le confinement, du coup, il y a eu un message qu'on m'a envoyé de la part d'un artiste connu qui s'appelait Franglish et où on a commencé à... Il m'avait contacté pour chorégrapher un de ses clips qui était Ma Salsa. Et depuis, j'ai fait le clip, après on a fait la tournée, on a fait les concerts, et on ne se lâche plus jusqu'à aujourd'hui. Après, il y a eu Dajou qui m'a envoyé aussi, que Franklich m'a mis en contact avec Dajou, et j'ai fait ses Energy Music Awards, j'ai fait son Parc des Princes, j'ai chorégraphé tout ça, j'ai fait aussi un peu de DA sur un show à l'NB aussi avec lui. Après, il y a plein d'artistes, Black M, Amir, j'ai enchaîné les artistes, les clips, les concerts. J'ai fait aussi des ouvertures de Miss France, des The Voice, des Star.
- Speaker #0
Donc vraiment de tout.
- Speaker #1
Juste avant ça, j'ai été comédien d'action au Parc Astérix pendant deux ans. J'étais dans les arènes aussi. Franchement, j'ai beaucoup enchaîné. C'est pour ça que je vous dis que j'ai du mal à synthétiser tout ça. Tout s'est passé peut-être en même temps. Même là, en vous disant ça avec la canicule, j'ai mal au crâne.
- Speaker #0
Je comprends.
- Speaker #1
Du coup, voilà.
- Speaker #0
Je vois bien. Ouais, ça fait vraiment beaucoup de choses. Du coup, pour vous, la danse, c'est vraiment arrivé très tôt, en fait.
- Speaker #1
Oui, très, très tôt. Franchement, j'avais... La danse est arrivée. Je commençais à danser, j'avais 6, 7 ans. Et après, j'ai été professionnel. Enfin, j'ai commencé à faire des scènes en secret à 17 ans. Et dès que j'ai eu 18 ans, vous savez, je suis parti en tournée directement. Et je ne me suis pas arrêté. Là, je vais avoir 30 ans.
- Speaker #0
Ah oui, donc c'est intense. Et puis cette famille aussi, du coup, j'ai l'impression.
- Speaker #1
Exactement, oui.
- Speaker #0
C'est top. Et du coup, vous, vous venez de Fos, donc c'est là que vous avez commencé et que je crois que vous êtes encore, du coup.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Donc, vous avez découvert la danse grâce à l'assaut de votre maman ?
- Speaker #1
En fait, j'ai découvert la danse grâce à ma famille parce que du coup, ma mère, c'est elle qui nous a mis dans la danse. Elle nous a mis dans la danse avec mes frères et sœurs. J'ai une grande sœur. un grand frère et une soeur jumelle et nous quatre en fait on danse.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Chacun, bah du coup moi je pars en tournée avec mon frère, donc je suis son chorégraphe. Ma soeur elle a dansé, elle est partie danser à La Réunion, donc elle a fait une expansion de notre association à La Réunion aussi. Ok. Et du coup toujours danseuse donc aussi elle je la, sur des contrats je la prends avec moi ou sur d'autres contrats quand elle est plus jeune. dispo ou pas dispo si elle elle a un groupe qui s'appelle Paradoxal c'est des groupes de house qui a beaucoup il y a que des femmes chorégraphiées par Babson Paix à son âme mais mais mais oui tous danseurs ma soeur jumelle elle fait partie d'un groupe de K-pop qui s'appelle Rising Crew c'est les meilleurs en France ok trop bien voire en Europe et donc en fait chacun chacun a son à son petit chacun a son petit projet et en fait on se réunit souvent autour de notre jardin pour danser pour créer nos chorégraphies carrément on l'a appelé la « Bathily Garden Party » parce que du coup c'est là où parfois on crée des chorés, où on se réunit et du coup ma mère elle est là, elle nous regarde, elle est toute contente et du coup oui ça a commencé à la maison et puis dans l'association de notre mère c'est nous les quatre frères et sœurs, c'est nous les profs de l'association.
- Speaker #0
C'est trop bien !
- Speaker #1
Oui, de par notre expérience, on enseigne sur plein de styles différents, ma sœur en house, en afro Mon frère, tout ce qui est New Style, commercial, popping, break. Moi, c'est break. Je peux même faire un peu de moderne. Je peux faire du commercial, de tout. Ma sœur, pareil. On est vraiment polyvalent. Donc, ça veut dire que c'est pour ça qu'on a la chance d'avoir une association qui marche bien et qu'il y a des personnes qui sont outre la ville de Fos qui viennent s'inscrire. Il y en a de Paris, il y en a de Cré. Il y en a deux. Dans le 7-7, à Mou, il y en a de partout parfois qui font des déplacements. Pour la association. Pour la association. Et voilà, donc on a des galas de fin d'année qui se remplissent en cinq minutes. En fait, ce qui est dommage, c'est qu'on n'a pas une salle assez grande. Afo, c'est une petite ville, je crois, elle n'a que 380 ou 400 places. Mais on sait qu'on n'est pas à plaindre. On prend ses conviviales, on veut aider tout le monde, on veut faire des choses. pour notre ville donc c'est pour ça qu'on est super content de faire ça dans notre ville mais bon c'est aussi la fierté de sa ville exactement après bon ça ne nous empêche pas de faire des workshops des choses dans le monde entier parce que je parle de ça parce qu'on fait des tournées aussi en Afrique du coup avec mon artiste où on fait des workshops on a fait aussi un workshop que personne n'a jamais fait ça mais on a fait un workshop des cours de danse durant notre tournée de Zénith Merci. C'est-à-dire que dans les Zéniths, on venait des cours de danse. Donc les gens ils venaient, ils se disaient « Ah mais c'est où notre cours de danse ? » « Bah dans un zénith quoi ! »
- Speaker #0
Ah oui d'accord !
- Speaker #1
En fait on a fait beaucoup de choses, là les gens de notre association on les a fait se déplacer, ils ont fait le Bercy aussi, deux, trois artistes avec nous, il y en a de l'association aussi Let's Dance qui ont fait aussi le Parc des Princes de Dajou, en fait on donne des chances aux plus méritants, ceux qui bossent. Et ceux qui veulent devenir danseurs professionnels ou ceux qui veulent juste avoir une belle expérience à partager aussi avec leur famille ou invitées. « Ah, maman, je suis monté sur scène, j'ai fait un parc des princes. » Donc, c'est quand même incroyable. Et on a eu cette chance aussi de pouvoir transmettre ça à tout le monde. Et aussi, les personnes qui prenaient nos cours aujourd'hui, en fait, sont assez grands aussi pour en donner avec nous. Oui,
- Speaker #0
ça se transmet petit à petit. Du coup, l'association, maintenant, elle doit être assez grosse. Est-ce que vous avez à peu près une idée du nombre de licenciés ?
- Speaker #1
Ça a commencé au début à 500, 600, 700. Après, ça a commencé à redescendre parce que du coup, nous, les profs, on commençait à travailler en dehors. Et du coup, c'était nos élèves qui donnaient les cours. Donc là, on a fait 300, je crois, cette année.
- Speaker #0
C'est déjà très bien.
- Speaker #1
Oui, non, non, c'est un bon... Après, bon, on essaie de limiter quand même parce qu'on n'a pas des grandes salles. C'est des petites salles. Donc, ce qu'on dit, c'est que souvent, vu qu'on fait des workshops en dehors de la ville, on met des annonces pour que ces personnes-là viennent directement aussi sur des cours sur Paris où c'est plus accessible pour tout le monde. Là, on a fait un cours il y a deux semaines au Clichy Hall. Il y a plus de 400 personnes. Plus de 400 personnes, ils venaient prendre leurs cours. On va en faire un dans le sud. C'est-à-dire que tout le monde trouve son compte. Mais pour les gens de Fos, on limite un peu nos places parce que sinon, les salles deviennent trop remplies. Ce n'est pas agréable. On ne peut pas passer du temps sur tout le monde et apprendre à tout le monde. Donc, on est obligé d'un peu de limiter quand même les inscriptions.
- Speaker #0
L'objectif, c'est que ça reste quand même une ambiance de petits groupes.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
C'est trop bien. Et qu'est-ce qui vous motive tous du coup à transmettre la danse ?
- Speaker #1
Moi, ce qui me motive... Ouf ! Ce n'est pas forcément une motivation, c'est juste... Si, en fait, c'est une motivation. En fait, moi, ce que j'adore, c'est de voir le sourire chez les gens, de se dire que quelque chose d'impossible est possible. En fait, ils se disent... Il y a tout type de profil. Il y a des personnes qui veulent juste danser pour décompresser. Il y en a qui veulent devenir professionnels. Il y en a qui veulent juste retrouver leurs copains, copines. C'est-à-dire qu'en fait, il y a toujours un axe différent. dans un cours de danse et en fait j'adore créer des petits groupes, créer des moments, créer des nouveaux, des nouvelles amitiés et puis même transmettre de la danse par rapport aux humeurs des gens. Moi c'est tous les jours, en fait tous les jours il y a une nouvelle émotion, même moi tous les jours j'ai une nouvelle émotion, c'est-à-dire que la choré que je vais apprendre ça résulte de ce que j'ai ressenti la veille. Voilà, mon processus de création de choré il est assez rapide. Parce que j'ai l'habitude de créer, décorer des gros tableaux sur des deux heures, trois heures de show. C'est-à-dire que quand je suis dans une association, je peux faire des spectacles à la minute tellement j'adore. Il y a beaucoup de choses qui rentrent en jeu dans une asso. Parce que du coup, je sais que les gens n'ont pas forcément toujours les moyens de se payer aussi des places de concert. Franchement, moi, quand je suis ici, je suis vraiment en famille. j'adore parce que je me dis que j'aide les enfants et j'essaie de motiver ces gens-là en dehors même de la danse d'avoir aussi une éthique de vie où il faut respecter son prochain il y a tellement de choses à donner, à transmettre dans un cours de danse autre que la danse que moi, tous les jours je me motive tout seul je fais ça tout seul, je suis excité
- Speaker #0
C'est vraiment le partage, le vivre ensemble qui fait que c'est une évidence.
- Speaker #1
Exact. Tous les jours, c'est un nouveau jour. Et après, je suis toujours content. J'ai toujours la joie de vivre. J'essaie toujours de transmettre ce truc-là. Il y a pire dans la vie. Comme vous avez pu constater, ce matin, j'étais dans les... J'essaie toujours de trouver du bon dans tout.
- Speaker #0
C'est... C'est une super phrase à communiquer à nos auditeurs. Je voulais vous demander par rapport au territoire, parce que du coup, vous êtes à Fos, donc c'est dans, voici, Pays de France.
- Speaker #1
Pays de France,
- Speaker #0
c'est bien. En fait, pourquoi choisir de rester spécifiquement ici ? C'est par rapport à votre attachement ?
- Speaker #1
C'est mon attachement, c'est le fait que je viens d'ici. Je viens d'ici, je veux voir mes proches évoluer. J'ai envie d'aider, parce qu'en fait, on ne peut pas aider tout le monde. Déjà, il faut commencer par sa ville. Donc voilà, après moi, si je peux... Contribuer ? Contribuer à l'émancipation de plein de choses pour Roissy-Pays-de-France, pour aider, parce que j'ai énormément de choses, d'idées, d'expériences à transmettre. Moi, c'est avec plaisir. J'ai fait des choses pour plein de villes dans Roissy-Pays-de-France. Donc, j'ai pour cœur de faire plein de projets. Là, je suis en train de préparer un super bol. d'accord un shoot super bowl mais mais on va dire pour voici le pays de France pour les gens de chez nous de donner de la force j'ai plein d'artistes qui sont d'accord pour y participer qui veulent que ce soit des que ce soit des Dajou que ce soit des Franglish des Keblak c'est des personnes en fait avec qui j'ai envie de travailler et en fait c'est des personnes que les gens peut-être pointent du doigt Mais en fait, je lui ai donné cette chance aussi à plein de danseurs de participer à ce genre d'événements ou même aller dans des écoles, transmettre. J'ai vraiment beaucoup d'énergie et j'ai vraiment beaucoup de cœur à donner à d'où je viens, en fait.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
C'est ça, en fait.
- Speaker #0
C'est vouloir s'engager localement, participer.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
C'est être acteur de sa vie.
- Speaker #1
Et voilà. Voilà, c'est vraiment, c'est exactement cette chose.
- Speaker #0
C'est trop bien. Est-ce qu'il y a une énergie, enfin, comment on pourrait dire, une diversité particulière, en fait, que vous pouvez retrouver sur le territoire ? Avec les gens avec qui vous travaillez, avec les personnes qui sont dans l'assaut, en fait, avec les gens globalement qui font partie...
- Speaker #1
En termes de partage ?
- Speaker #0
Oui, dans le partage et même dans les idées, dans la création, tout ça.
- Speaker #1
Ça oui, c'est vraiment la base de notre façon de travailler, c'est le partage. Parce qu'en fait, il y a deux options, c'est soit tu viens prendre un cours, et tu viens juste prendre robotiquement un cours et en fait tu n'apprends rien au final, tu apprends juste la choré. Ou soit je t'explique comment créer une choré, comment ressentir un mouvement, pourquoi je fais ce mouvement. à la fin, te pousser à faire des ateliers pour qu'on t'apprenne à... à ressentir des choses par exemple je veux dire tout bêtement j'aime bien par exemple faire des ateliers où en fait je mets deux personnes qui ne se connaissent pas et je leur demande de créer une Corée ensemble du coup en fait il y a de la communication il y a des choses où en fait chacun amène en fait son bagage personnel ce qu'ils ont vécu dans leur vie et en fait la Corée, ce que représente la Corée c'est l'union de deux personnes Ou par exemple, il y a une personne qui a peur de danser toute seule, qui a une phobie sociale. Ce que je fais, c'est que je fais marcher tout le monde dans la salle. Tout le monde marche. Et en fait, j'attribue des numéros. Et en fait, tout le monde doit fermer les yeux. Et quand j'appelle un numéro, en fait, la personne doit danser toute seule. Mais en fait, tout le monde ferme les yeux. En fait, personne ne sait ce qui se passe. Et en fait, à un moment, je dis à tout le monde d'ouvrir les yeux ou je filme. Et en fait, je lui dis, tu vois, tu as dansé toute seule. Donc... t'as vaincu une crotte et en fait, demain, quand tu vas au travail, t'auras pas peur de parler toute seule. Parce que tu vas fermer les yeux, au début, tu vas te dire, mais en fait, c'est moi, c'est ma vie, si je le vis pas, qui va le vivre à ma place ? Pour moi, il y a beaucoup de choses à transmettre et voilà. Après, il y a beaucoup de communautés différentes aussi dans notre association. Donc du coup, il n'y a pas de jugement, il n'y a rien. Parce que moi, il n'y a pas de place pour ça. Et si... S'il y a des personnes qui sont vraiment dans ce côté-là, où en fait, ils ont des appréhensions et qu'ils se sentent mal, nous, on est là pour en parler. Ou si on voit des personnes qui sont oppressantes, on est là aussi pour en parler et pour leur dire, mais en fait, cette éthique, ce que vous représentez là, ce que vous dites, ce que nous, on défend, ce ne sont pas nos principes. Donc du coup, ciao. Mais sinon, nous, on aime bien marcher avec les gens qui sont vraiment avec le cœur sur la main. Et ceux qui ne le sont pas, on leur donne notre cœur.
- Speaker #0
C'est vraiment le partage.
- Speaker #1
Oui, franchement, c'est vraiment ça. Partage, communication et joie de vivre.
- Speaker #0
C'est trop cool. Et je voulais vous demander pour finir si vous aviez un petit conseil à donner aux jeunes du territoire qui eux aussi pourraient rêver d'une carrière artistique.
- Speaker #1
Ne doutez jamais de vous. Ne doutez jamais de vous. Faites-vous. propre expérience, parce que non seulement personne ne le fera à votre place, et en plus de ça, la vie, ça va vite. On n'a qu'une seule enfance. Ça ne sert à rien de rentrer dans un moule où, en fait, les personnes décident à votre place, créer votre propre chemin. Il y aura des personnes qui vont réussir. Il y aura des personnes qui vont apprendre. parce qu'il n'y a pas d'échec. Et surtout, restez proche de la famille et de votre instinct. En fait, il y a toujours quelque chose qui va se passer et ce sera réel pour vous. Ce que vous allez tenter, peut-être que vous n'allez pas réussir, mais vous allez apprendre quelque chose et la prochaine fois, vous savez que cette erreur n'est pas à reproduire. Moi, c'est ça ma vie. J'ai tenté, j'ai été aux bonnes portes. Pourquoi ? parce que je me suis déplacé quand on dit toujours en mode ah il a eu la chance de gagner l'EuroMillion mais c'est pas c'est pas de la chance parce que faut d'abord aller payer le ticket de l'EuroMillion donc du coup en fait il a eu cette démarche et la chance on la provoque c'est à dire que si t'es là t'es chez toi et tu provoques pas cette chance bah tu pourras rester sur ton téléphone toujours à juger ce que les gens font tu vas te dire ah lui il fait ça moi j'aurais fait mieux ou nanana bah non en fait au final lui il l'a fait C'est-à-dire qu'en fait, aujourd'hui, la seule personne qui est assise sur son canapé et en train de juger la personne qui a fait, c'est toi, ma cocotte. Donc du coup, à ce moment-là, tu te lèves, tu fais. Et après, les autres qui seront comme toi à ce moment-là, jugeront ce que tu as fait. Mais toi, au moins, tu sais que tu l'as fait. Donc voilà, je suis parti un peu trop loin, mais...
- Speaker #0
Mais le message était clair. Il faut croire en soi et il faut tenter sa chance.
- Speaker #1
Exactement. Tentez la chance, il n'y a personne qui va vous juger. Franchement, arrêtez de vous mettre des barrières. On dirait que c'est vous et vos propres ennemis. Il ne faudrait jamais faire ça. Je sais que la vie est dure et c'est compliqué, mais vous allez réussir.
- Speaker #0
C'est parfait, merci beaucoup Alan.
- Speaker #1
Merci à vous Eva.
- Speaker #0
Au revoir.
- Speaker #1
Au revoir.
- Speaker #0
Merci d'avoir voyagé avec nous. Pour ne rien manquer des prochains épisodes, abonnez-vous au podcast et rejoignez-nous aussi sur les réseaux sociaux at Paris Je Te Quitte. Car toutes vos envies d'ailleurs méritent d'être partagées.