- Speaker #0
Bienvenue sur Parlons Canada, votre podcast sur la vie au Canada. Aujourd'hui, on parle de PVT, de Toronto, de rêves canadiens, mais surtout de réalité. Je reçois Ellie, une Belge d'origine congolaise, créatrice de contenu, connue notamment pour sa série « Mes petits mains envoyées au Canada » sur Instagram et TikTok, où elle raconte sans filtre son année de PVT à Toronto, donc le coût de la vie, les amitiés, les déceptions, mais aussi les apprentissages. Contrairement à beaucoup de PVTistes, Ellie a fait un choix qui surprend. Après un an au Canada, elle a décidé de rentrer vivre en Belgique, à Bruxelles, sans prolonger son visa. Donc on va parler de son parcours, son lien avec le Canada avant le PVT, pourquoi Toronto, ce qui l'a marqué là-bas et surtout pourquoi elle a décidé de rentrer. Bref, un épisode honnête et sans langue de voix. Bienvenue Ellie.
- Speaker #1
Bonjour.
- Speaker #0
Alors, pour celles et ceux qui ne te connaissent pas encore, est-ce que tu peux te présenter avec tes mots ?
- Speaker #1
Alors, bonjour à tous et à toutes. Moi, j'appelle Ellie, j'ai 30 ans, je suis bruxelloise d'origine, créatrice de contenu, oui. J'ai été au Canada pendant un an, j'ai décidé de suivre l'un de mes rêves et après un an sur place, j'ai décidé de revenir en Belgique.
- Speaker #0
Donc, tu as grandi en Belgique et tu es née aussi en Belgique ?
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et je voulais savoir, est-ce que du coup, parce que tu as des origines congolaises aussi, donc ça fait un petit mélange de cultures, est-ce que ça a joué dans ton envie de partir au Canada ?
- Speaker #1
Alors, c'était une décision personnelle. Le Canada, c'est un pays que je connais parce que j'ai de la famille qui habite là-bas, donc j'y ai déjà été plusieurs fois. Et comme je suis la petite dernière de la famille, mes parents étaient quand même plus à l'aise de me laisser partir au Canada en sachant que j'ai des cousins, cousines au cas où il y a un petit problème.
- Speaker #0
Ah, c'est marrant. Moi, c'était l'inverse. Je suis la dernière, mais justement, c'était l'inverse. On ne voulait pas me laisser partir.
- Speaker #1
Je ne vais pas mentir, ils n'étaient vraiment pas chauds au début, mais quand j'ai utilisé l'argument, mais non, mais il y a X et Y. qui sont là-bas, voilà, ils étaient là. Ah oui, c'est vrai.
- Speaker #0
T'as de la famille au Canada, est-ce qu'elle était à Toronto aussi, ta famille, ou t'avais déjà visité, du coup, à Toronto, quand t'as eu l'occasion de les voir ?
- Speaker #1
Alors, j'avais déjà visité Montréal et Toronto, ma famille est surtout, du coup, à Montréal, et j'ai aussi une cousine qui est à Oshawa, c'est environ à une heure de Toronto.
- Speaker #0
Donc, t'avais fait Toronto et Montréal, ok, pas le reste du pays ?
- Speaker #1
Non. Mais même eux, je vais être honnête, même eux... En tant que Canadien, qui sont au Canada depuis des années, ils n'ont même jamais visité Vancouver ni les alentours.
- Speaker #0
Ok. Du coup, ça a joué dans ton choix de ville ? Tu t'es dit Toronto ou Montréal ?
- Speaker #1
Alors, ce qui a joué dans mon choix de ville, c'est surtout au niveau du travail. J'avais une amie qui m'avait référé pour un travail à Toronto, alors qu'à Montréal, je n'avais pas de réponse.
- Speaker #0
Ok. Du coup, tu avais trouvé du travail avant de venir ?
- Speaker #1
C'était, on va dire, 80%. Elles sont 10, 70, c'est vous ? Ou bien 80, c'est chez elles.
- Speaker #0
Elles, je m'en ai changé.
- Speaker #1
Voilà, ok. Donc, c'était à 80% sûr que j'allais avoir ce travail en arrivant à Toronto.
- Speaker #0
Oui, parce que c'est vrai qu'au Canada, de manière générale, ce n'est pas courant de signer des contrats.
- Speaker #1
Oui, on avance normalement.
- Speaker #0
Et à part Toronto et Montréal, s'il n'y avait pas eu ce travail, tu aurais pu choisir une autre ville ou pas du tout ?
- Speaker #1
Alors, on ne va pas mentir que Montréal, moi, c'est ma ville de cœur. Entre Toronto et Montréal, moi je préfère vraiment Montréal. Je sentais vraiment la différence quand j'étais à Montréal. Mais je trouve que Toronto, ça me sortait aussi de ma zone de confort vu que même si je suis bilingue, c'était quand même 100% en anglais. Entre l'anglais que tu as l'habitude de pratiquer quand tu es en Belgique et l'anglais quand tu es vraiment face à des anglophones, il y a une petite différence. Et il y avait aussi le fait qu'au cas où il y a un problème, au cas où je dois rentrer à la maison, je suis quand même... plus proche que si j'allais dans une autre ville. Je suis sûre d'avoir un aéroport qui peut me renvoyer facilement en Europe.
- Speaker #0
Ok. C'est vrai que moi, je suis née et j'ai grandi en France. Il y a beaucoup de Français aussi qui écoutent le podcast. Mais j'ai habité quelques mois en Belgique et c'est vrai que les Belges parlent très bien anglais. On n'a pas la même façon d'apprendre l'anglais.
- Speaker #1
Non, pas du tout. C'est vrai que nous, on est déjà dans un pays qui est trilingue de base. Donc, c'est vrai qu'avec les langues, je suis déjà beaucoup plus à l'aise.
- Speaker #0
Alors, les premières semaines, du coup, hors famille, vraiment, quand tu t'es installée à Toronto, comment ça a été pour toi l'installation, le logement et l'emploi aussi ? Parce que du coup, même si tu l'avais trouvée d'avance, ça a été tes premiers jours.
- Speaker #1
Alors, je ne vais pas mentir, au début, c'était l'extase. Moi, quand j'étais loin de mes parents, j'avais enfin mon premier logement parce que du coup, quand je suis arrivée, j'avais cette quasi-sûreté d'avoir un travail, mais il restait le logement. Et en fait, moi, je suis arrivée... en août et c'est une période que je ne recommande pas du tout parce que c'est le moment où tous les étudiants internationaux arrivent et ils prennent toutes les colocations, ils prennent tous les logements. En fait, je n'avais pas été mis au courant, mais les meilleurs mois, c'est juin ou janvier. Parce que c'est les périodes où les gens quittent leur logement. Donc en fait, moi, quand je suis arrivée, j'avais un Airbnb que j'avais eu pendant un mois qui était en sous-sol. D'ailleurs, ça a permis de savoir que je ne prendrais jamais un logement en sous-sol parce qu'en plein mois d'août au Canada, donc ça veut dire 35 degrés tous les jours, je suis tombée malade. Oui, parce que les sous-sols, il n'y a pas de lumière, donc la chaleur ne rentre pas, il fait froid. Donc tu tombes facilement malade là-dedans. Et j'ai eu de la chance, j'ai mis une annonce sur le groupe Facebook Français à Toronto. Et là, j'ai été contactée par un couple de Français qui faisaient louer leur maison et j'ai trouvé ma colocation. Donc ça, ça a été rapide. Et aussi, quand je suis arrivée, j'ai continué le processus de recrutement avec l'entreprise avec laquelle j'étais en discussion. J'ai été prise. Et c'est vrai que j'ai eu un début de PVT. qui a été très facile, entre guillemets. Que ce soit mes amis que j'ai rencontrés sur place ou même mes collègues, ils m'ont tous dit, vraiment, c'est du jamais vu qu'une personne arrive en un mois au Canada et qu'elle trouve directement un logement et un travail.
- Speaker #0
Ah ouais ? Ça dépend, je pense, si tu t'y prends en avance. Parce que j'ai eu la même situation, moi, j'avais trouvé depuis la France. Et le logement, j'avais trouvé sur un site de coloc, mais c'est vrai que ça ne démarrait pas tout de suite. Mais en même temps, ce n'est pas plus mal parce que ça te permet, toi, sur place, de vérifier le logement.
- Speaker #1
Oui, oui, exactement. Moi, c'était hors de question que je ne puisse pas directement visiter parce qu'il y a eu plusieurs logements où j'ai fait des visites. Et entre les photos et la réalité, ce n'est pas la même chose. C'est vrai qu'aussi à Toronto, il y a beaucoup de propriétaires qu'on appelle des marchands du sommeil. Du coup, ils vont vraiment couper tous les coins d'appartements possibles pour être transformés en chambres. Et tu dois toujours garder en tête qu'il y a l'hiver qui arrive. Et durant l'hiver, les gens, ils hibernent. Si tu es dans un appartement ou une maison où tu ne peux même pas... te sentir à l'aise de sortir en dehors de ta chambre, ce n'est pas possible. Donc, j'ai quand même dû aussi un peu chercher, mais j'ai eu de la chance.
- Speaker #0
Et toi, Airbnb, juste une question. Est-ce que tu avais accès à la cuisine ? Parce que ça, c'est un truc que j'ai vu qu'à Toronto, il y a des Airbnb qui interdisent l'accès aux cuisines.
- Speaker #1
Ah bon ? Non, moi, j'avais pris un logement 100% pour moi. Donc oui, j'avais accès à la cuisine. Je ne prends jamais de logement qui est sur Airbnb. Je ne prends jamais les logements où tu as juste la chambre. En tant que femme, on ne va pas se mentir, au niveau un peu sécurité, ça me met mal à l'aise. Parce que je n'avais jamais entendu cette histoire qu'on n'a pas avec ça à la cuisine.
- Speaker #0
Oui, il y a des logements comme ça, même sur le groupe Facebook. Il y a Français à Toronto, mais il y a French in Toronto aussi. Je ne sais pas, peut-être sur les deux. Mais oui, même si j'avais entendu aussi des histoires comme ça, mais ça m'était arrivé aussi.
- Speaker #1
Franchement, est-ce que ça m'étonne au final, si c'est des Canadiens canadiens qui louent leur chambre ? Enfin, des fois, on en parlera un peu plus tard, mais ça m'étonne pas tant que ça.
- Speaker #0
Oui, à Toronto, il y a beaucoup d'arnaques entre les photos et la réalité. Il y a souvent une grosse différence.
- Speaker #1
Oui. Je ne sais pas si c'est comme dans les autres villes, mais en tout cas à Toronto, surtout comme j'ai dit, la période à laquelle j'étais arrivée, c'était vraiment tu visites dans l'appart. Si tu dis non, quelqu'un derrière dit oui directement. Et tu arrives à un moment où il n'y a tellement plus de choix. Il ne reste que les choix qui sont vraiment insalubres ou pourris ou sales. Ou bien aussi, il y avait une personne qui m'avait fait visiter. qui m'avait dit, est-ce que vous êtes une étudiante ou est-ce que vous êtes une travailleuse ? Parce qu'il faut prendre aussi en compte le fait que si vous êtes employé et que vous vivez avec des étudiants, ils n'ont pas le même rythme de vie que vous. Et du coup, ils vont vous déranger. Et donc, ça, c'est quelque chose à prendre en compte.
- Speaker #0
Tout dépend des étudiants. Mais du coup, tu étais en colloque avec des francophones ou des anglophones ?
- Speaker #1
Que des francophones. Du coup, le proprio, il prenait que des... Ouais,
- Speaker #0
j'ai entendu ça.
- Speaker #1
Mais les proprios, ils étaient adorables parce qu'en fait, ils nous avaient dit, oui, nous, en fait, on est arrivés il y a 5-6 ans et du coup, on privilégie que les Français qui sont arrivés comme nous en PVT, les Français belges comme moi. Parce qu'au début, vraiment, ils m'ont dit, oui, est-ce que tu as un credit score ? Est-ce que tu as XY ? Et moi, je te jure que j'ai envoyé texto, je viens de débarquer. Vous savez qu'on vient d'arriver, tu me donnes un credit score. Toi-même, tu es passé par là, tu sais que je n'aurais pas de credit score, en fait. Et c'est vrai qu'il y a beaucoup d'autres opportunités que j'ai ratées parce que je n'avais pas encore de credit score, je n'avais pas encore de... tous les documents qu'il faut. Et du coup, eux, comme ils sont français, ils sont là, OK, tant que tu me donnes le premier et le dernier mois, c'est bon, je te passe la chambre.
- Speaker #0
Même un crédit score, je trouve ça bizarre pour une coloc de demander ça.
- Speaker #1
Partout, maintenant, ils demandent ça. Partout, ils demandent ça.
- Speaker #0
Du coup, on va parler plus en profondeur de Toronto. Moi, je t'ai découvert comme ça, un peu par hasard, sur TikTok, mais qui m'a envoyée au Canada, à Toronto. J'ai regardé les différentes vidéos et je te rejoignais beaucoup sur certains points. Moi, je suis arrivée aussi au début à Toronto, puis j'ai commencé les allers-retours Toronto-Montréal. Mais c'est vrai que de base, moi, c'était aussi... Enfin, Toronto était ma ville de cœur de base. Mais je me suis retrouvée à Montréal. Je voulais savoir, c'est quoi qui t'a le plus choquée, en fait, en arrivant à Toronto par rapport à la Belgique ?
- Speaker #1
Alors, ce qui m'a choquée, vu que je suis arrivée en plein été, on ne va pas se mentir, c'est quand j'ai vu la liberté de la femme. Parce que j'ai vu des filles avec des shorts et j'étais là, « What ? Son short, il est hyper court. Vraiment, tu mets ça à Bruxelles. » En fait, tu ne peux même pas mettre ça en Belgique. Quand je me disais, « Wow, franchement, ici, ça se voit que les filles, sont à l'aise, en fait. Parce que t'es là, tu se promènes, personne te dérange. Et c'est ça, la première chose qui m'a vraiment frappée en tant que femme, c'est ces petits détails. Et ensuite, quand je suis passée faire mes courses, c'est la taille des aliments dans les supermarchés. C'est vraiment les deux premières choses qui m'ont choquée.
- Speaker #0
Parce que t'es arrivée début août ?
- Speaker #1
À mi-août, oui.
- Speaker #0
À mi-août, du coup, t'as raté le caribana. Parce que moi aussi, ça m'avait choquée les tenues.
- Speaker #1
Ah oui, caribana, je l'ai vécu avant de partir, parce que je me disais hors de question que je quitte Toronto sans l'avoir vécu. Et c'est vrai que je me suis fait une très bonne amie, Maëva, qui est aussi caribéenne. Et du coup, je lui ai dit, mais comment est-ce que je m'habille ? Je lui ai dit, mais comment est-ce que je m'habille ? Ce n'est pas ma culture. Je ne connais pas, j'ai un effet de carnaval. Et puis du coup, j'étais juste là en haut de maillot, haut de bikini et en short. Et tu te sens à l'aise. Il n'y a personne qui te dérange, en fait. Et ça, je trouvais ça magnifique.
- Speaker #0
Je pense que c'est la culture anglophone aussi, l'éducation anglophone, il y a moins de jugement.
- Speaker #1
C'est ça, mind your business. Fais ce que tu veux et l'autre personne fait ce qu'elle veut. En fait, personne n'est là vraiment pour te juger ou te faire des commentaires. Chacun fait sa vie.
- Speaker #0
Justement, en en parlant, Toronto, c'est super multiculturel. C'est Statistique Canada qui dit qu'il y a plus de la moitié de la population à Toronto qui est racisée et qui est majoritairement asiatique. Je pense que c'est un truc dont on ne s'attend pas, en fait, quand on vient d'Europe. Parce que moi aussi, avant de venir au Canada, j'avais une vision de Montréal. En fait, Montréal, c'était représentatif de tout le Canada, alors que pas du tout. C'est majoritairement asiatique.
- Speaker #1
Alors oui, c'est vrai. Et en fait, je trouve ça drôle parce que quand tu prends un avion pour aller à Toronto, quand tu prends un avion pour aller à Montréal, il y a une différence de démographie. Tu vois directement dans quelle ville tu vas. Toronto, oui, c'est très asiatique. c'est très... à majorité chinois et aussi indiens.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Parce qu'ils sont aussi asiatiques, on a tendance à ne pas les mettre là-dedans. Et c'est vrai qu'en fait, moi, quand je suis arrivée, c'est aussi quelque chose qui m'a choquée parce qu'en tant que Béléocongolaise, on oublie, beaucoup de gens aussi oublient que Bruxelles est une ville super, avec énormément de diversité. Parce qu'on est la capitale européenne, du coup, il y a beaucoup de gens de différentes nationalités qui viennent. Donc moi, j'ai grandi avec vraiment toutes les origines. Et en fait, quand t'arrives dans une ville où c'est vraiment en majorité un continent, c'est vrai que c'est un peu un truc auquel t'es pas habitué, mais tu te dis bon, c'est pas grave, c'est la diversité. Mais ce que j'ai remarqué, c'est qu'il n'y avait vraiment pas tant de Noirs que ça. En tout cas, comparé à Bruxelles ou à Paris, moi, je trouve vraiment, et je le disais vraiment à chaque fois que j'encontrais un Noir, je leur disais mais en fait, les Noirs, on vous voit débarquer quand c'est vendredi soir, samedi soir, vous êtes sur Hosington Street, vous êtes là en train de sortir, mais durant la semaine, vous êtes où ? On vous voit pas ? Et ils m'ont dit, ah mais nous, en fait, on nous a... repoussés en fait. On les a repoussés hors de Toronto. Donc, je ne sais plus c'est quoi le nom du quartier.
- Speaker #0
T'as quand même des quartiers, c'est ce que j'allais dire. T'as Little Jamaica. T'as les quartiers en fait selon les communautés.
- Speaker #1
Oui. Moi, j'habitais pas loin de Little Jamaica. Mais c'est un peu, franchement, Little Jamaica, c'est un peu comme Château-Rouge à Paris ou bien Matonga à Bruxelles. T'y vas, tu prends ton Jog Chicken, tu prends tes mèches et tu repars. Il n'y a rien qui est fait pour que tu traînes dans cette ville. Et voilà. C'est Scarborough. Donc, les Noirs, ils sont surtout à Scarborough. Donc, ils sont en dehors du centre-ville de Toronto. Donc, franchement, sachez que quand vous allez arriver en tant que Noir à Toronto, moi, je trouve qu'un comité Noir à Toronto n'est pas si élevé que ça. Sauf quand, bien sûr, il y a des événements comme Caribana qui fait que beaucoup de personnes arrivent. Ou alors quand c'est le week-end et que tout le monde descend en downtown.
- Speaker #0
Je trouve que la population Noire, elle est quand même plus au centre-ville. Moi, j'habitais Milton et au centre-ville et je trouvais que j'en voyais plus au centre-ville.
- Speaker #1
Ah bon, mais dans quel quartier du centre-ville ? C'était à King. Où ça ?
- Speaker #0
À King, du coup, quartier finance.
- Speaker #1
Ah oui, sur King. Sur King, ou bien il y avait un autre quartier. On dirait que j'ai quitté là-bas il y a des années.
- Speaker #0
Il y a le quartier Bois.
- Speaker #1
Qu'est-ce que c'est ?
- Speaker #0
Kensington Market, le quartier finance.
- Speaker #1
Oui, le faux quartier caribéen qui est en train de se faire racheter. Il y en a aussi beaucoup là-bas. Mais moi, je trouve vraiment, quand je suis arrivée, comme j'ai dit, comparé à Bruxelles ou Paris, Moi, je leur disais, moi, je rencontrais les Jamaïcains, je leur disais, quand vous allez venir en Europe, vous allez être choqués, vous allez réaliser que, après, c'est des vies qui sont plus grandes, ce qui fait que, du coup, quand il y a des différences, tu le vois un peu plus fort également.
- Speaker #0
Et puis même les communautés noires à Toronto, si ce n'est pas comme en Europe, ça va être des anglophones, ça va être des Jamaïcains, des Ghanéens, des Nigériens.
- Speaker #1
Les Camerounais.
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
Les Camerounais qui viennent de la partie anglophone.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Bien comme ceux qui sont bilingues, il y en a énormément aussi qui viennent à Toronto, du coup.
- Speaker #0
Ouais, parce que Montréal, c'est la communauté noire, c'est les Haïtiens.
- Speaker #1
Ah oui. Franchement, moi, vu comment j'aime le compas, j'aurais vraiment dû aller à Montréal, parce que t'es là, t'es à Toronto, j'entendais du dancehall tout le temps, j'étais un peu fatiguée, je savais, mais le compas, c'est à quelle heure ?
- Speaker #0
Il fallait faire une petite coupure.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
J'avais d'autres questions à te poser, justement, sur les anglophones. Est-ce que tu as réussi à te faire des amitiés anglophones ? Ça, c'est vraiment la question à Toronto. Parce que tu as dit que tu étais dans une colloque de francophones. Est-ce que tu as quand même réussi à échanger beaucoup avec des anglophones, à créer vraiment du lien ? Mais du vrai lien. Parce que les anglophones, il y a aussi ce truc de... On se voit... Et après, le lendemain, tu n'entends plus parler de la personne.
- Speaker #1
Ah, mais c'est tellement ça. En fait, nous, pour les anglophones, nous, en tant qu'européens francophones, on a un peu très... straight to the point. Parce que nous, si on t'apprécie vraiment, on va te le montrer et si on t'apprécie pas, on va aussi ne pas être hypocrite alors qu'eux, c'est vraiment, ils sont souriants avec tout le monde et après, tu te fais des idées. Tu te fais, oh, ok, la doudade. Et puis, plus de nouvelles, t'es là, oh, mais pourquoi elle m'a dit la doudade si elle n'y pensait pas vraiment ? Mais je l'avais dit dans ma série, en un an, je ne me suis fait qu'une seule véritable amie canadienne, donc anglophone, et que tout le reste, c'était des immigrants comme moi qui pouvaient parler anglais mais qui n'étaient pas nés au Canada. Et mon amie qui s'appelle Peyton, c'est aussi parce qu'elle-même, elle venait d'emménager à Toronto, donc on s'est un peu rencontré sur un groupe Facebook. Mais se faire des amis, et je l'avais déjà entendu avant d'arriver, se faire des amitiés au Canada, c'est extrêmement dur. Comme tu le dis, ils ont un peu ce côté, je vais dire les termes, ils ont un peu ce côté hypocrite, même si c'est leur côté culturel. En fait, ils ne se rendent pas compte que pour nous, c'est un peu un côté qui est hypocrite. Ce qui fait que tu penses qu'il y a une amitié qui au final n'est rien pour eux. Et ils ont cette difficulté à laisser rentrer des gens dans leur cercle.
- Speaker #0
Oui. Aussi, ils ont différents cercles. Parce que même moi, j'ai été avec des soirées avec des anglophones. Et même eux, dans leurs amitiés, je voyais qu'il y a des gens avec qui ils vont faire juste la fête. Et dans la vraie vie, pour les sorties normales, ils ne vont pas les calculer.
- Speaker #1
C'est vrai ça aussi, en fait. Et c'est vraiment culturel, comme on dit. Parce que, enfin, je ne sais pas comment c'est pour toi, mais pour moi, c'est vraiment, j'ai mon groupe de potes qui est mon groupe. pour des fêtes, pour aller boire un petit café, pour aller faire du sport, tout le monde sait la même chose. Alors que pour eux, comme tu le dis, ils catégorisent les gens.
- Speaker #0
C'est triste. Autre question, je voulais savoir, parce que tu viens aussi d'Europe, en tant que femme noire, est-ce que tu as senti une différence mis à part le fait qu'on dort du harcèlement ou du fait d'être plus libre au Canada ? Est-ce que tu as vraiment senti une différence en tant que femme noire dans ton expérience de vie à Toronto par rapport à ce que tu connaissais en Belgique ? Est-ce que tu avais l'impression que les Canadiens étaient plus ouverts d'esprit ?
- Speaker #1
Alors, on va dire que la seule véritable chose que j'ai vraiment ressentie au Canada, c'est qu'il y a quand même un peu plus d'inclusivité chez eux. Que ce soit par exemple avec le Black History Month, où ils vont vraiment mettre des choses en place. Le racisme est aussi un peu pris au sérieux chez eux, que ce soit sur les lieux du travail ou même dans la rue. En fait, là-bas, au Canada, ils suivent vraiment les règles. Tu ne veux pas te permettre de venir et faire n'importe quoi, parce que eux, quand ils appellent la police, la police, elle vient.
- Speaker #0
ça dépend, la police vient pour des petits trucs mais pour des gros trucs des fois tu les verras pas ah mince,
- Speaker #1
moi Dieu merci j'ai jamais eu de gros trucs qui nécessitaient la police, mais c'est vrai que pour des petits trucs on me disait souvent, ouais non fais attention s'il appelle la police, la police elle va venir mais sinon non, franchement j'ai eu une très très bonne expérience, je trouve que moi étant une femme noire ça a pas du tout impacté mon expérience au Canada je trouve que j'ai plus appris du côté canadien vu que c'est Merci. Ils ont beau être noirs, là-bas, ce n'est pas la même histoire que moi qui suis belge ou congolaise. J'ai appris sur les afro-canadiens, j'ai appris plus sur les caribéens. Je suis contente, j'ai découvert d'autres femmes noires et j'ai appris leur autre réalité.
- Speaker #0
Et puis, juste pour faire le lien avec ce que tu dis, il y a aussi, chez les Canadiens, du coup, noirs, beaucoup de personnes qui cherchent à retrouver leurs racines. Parce que, tu vois, tes belges ou congolaises, tu le sais, mais eux, il y en a... Comme les États-Unis, ils font des tests ADN et des trucs comme ça.
- Speaker #1
Oui, exactement. Et c'est vrai que ça dépend. Tu peux tomber parfois sur des Caribéens. Par exemple, je suis restée avec quelqu'un qui était jamaïcain, qui me disait « I want to go to the Motherland. Il faut que j'aille en Afrique. » Moi, je dis « Vas-y, alors. » Il me dit « Oui, mais je sens que ça m'appelle. » Moi, je dis « C'est bon, relax. » Après, ils ont une autre vision. Ils ont une vision de l'Afrique, mais ça, c'est de manière nord-américaine. à ne pas oublier que là-bas, les news... les nouvelles ne sont pas diffusées autant que nous en Europe. Et il me disait, oui, j'ai envie d'aller au Nigeria, je pense que ce n'est pas cher. Et moi, j'ai regardé, je fais, Nigeria, pas cher. Surtout pour un Canadien avec une monnaie qui est faible. Non, on dirait absolument souffrir. Mais c'est vrai que j'avais rencontré, j'étais aussi allée au carnaval caribéen à Montréal et j'étais tombée sur un groupe d'hommes noirs, je ne sais plus leur nom, qui disent qu'ils sont les disciples juifs noirs. Je ne sais plus ce qu'ils m'avaient expliqué. Et ils m'avaient dit, oui, selon toi, quelle couleur était Jésus ? Jésus était un homme noir. Et machin, les gars, il y a d'autres combats. Mais d'accord, je comprends ce que vous faites. Et en fait, je les ai vus, j'ai discuté avec eux. c'était en mode En fait, quand tu as des personnes comme ça qui ne savent pas d'où ils viennent, malheureusement, ils vont chercher un moyen de combler ce trou en faisant des choses comme ça. Parce qu'ils essaient de m'expliquer des choses à moi, qui sait d'où je viens. Moi, je dis que je viens du Congo, là, ce que tu viens de me raconter, ça n'a aucun sens. Et du coup, tu peux voir que ces gens sont à la recherche de leurs origines ou à la recherche de trouver un moyen pour reconnecter à là d'où ils viennent, ce que je peux comprendre. mais aussi des fois je me dis Après, ce n'est pas une expérience que je vis parce que moi, je sais d'où je viens et c'est une chance et une bénédiction. Mais des fois, je me dis peut-être que juste ce que tu sais, c'est déjà assez. Tu n'as pas besoin d'aller te chercher 10 000 origines plus loin, en fait. C'est beaucoup de travail pour au final ne jamais vraiment avoir de véritable réponse, tout en sachant qu'il y a encore beaucoup de choses qui doivent être faites pour les Afro-Canadiens.
- Speaker #0
D'ailleurs, il y a un épisode qui sera sorti avant celui-là. On en a parlé avec une personne qui est au Canada depuis très, très longtemps. On retrace la vie des Afro-Canadiens.
- Speaker #1
Parfois, j'irai écouter cet épisode et vous aurez aussi intérêt à aller l'écouter.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui t'a marqué, toi, à Toronto ? Quels souvenirs positifs tu gardes de la ville ? Parce qu'on en parle juste après, mais tu es partie au bout d'un an. Mais quel est ton plus beau souvenir à Toronto ?
- Speaker #1
Bonne question. Alors, mon plus beau souvenir à Toronto, je pense que j'en ai deux. Je pense que ce sont vraiment les moments où je suis sortie. de Toronto. Parce que c'est vrai que Bruxelles, c'est une petite ville. T'arrives à Toronto, c'est vraiment immense. Et en fait, tu réalises pas que tu passes beaucoup de temps downtown, midtown. J'habitais aussi midtown. Tu réalises pas que tu fais souvent les mêmes trajets et que t'es vraiment, en fait, dans cet espace de grand... Dans cette prison avec tous ces buildings. Et quand je t'ai sortie une fois pour aller à Guelph, même si c'est une ville estudiantine, ça m'a fait tellement de bien de pouvoir juste découvrir le territoire de l'Ontario. Et aussi, quand je passais mes soirées à Riverdale Park, qui permettait d'avoir une super belle vue sur la vue de Toronto. C'était aussi des bons souvenirs parce que, en fait, tu as vraiment ce côté vert, mais tu es dans la ville. Parce que Toronto, c'est une ville qui manque quand même d'espace vert.
- Speaker #0
Ouais, comme tu as dit, tu as Riverdale. Moi, j'aimais bien, enfin, j'aime toujours, Evergreen. Ah oui,
- Speaker #1
c'est vrai que c'était joli. J'y ai été une fois là-bas. Parce que, aussi, le problème, c'est que quand tu veux quitter Toronto, c'est vraiment... Quand tu veux sortir de Toronto, c'est vraiment tout un... Il ne suffit qu'à mettre en place.
- Speaker #0
Tu as dit Scarborough tout à l'heure. Moi, ça ne fait même pas partie de Toronto. Ah non, ça n'est pas partie de Toronto. Le temps que tu mets pour y aller ?
- Speaker #1
Une heure minimum. Une heure et demie. Tu arrives à la frontière, dépendamment de là où tu habites. Tu arrives à la frontière du truc.
- Speaker #0
On va passer maintenant à ta série, mais qui m'a envoyée au Canada, pour ceux qui ne connaissent pas encore. On va parler aussi de Lembas Mine. Ta série, moi, je l'ai vue, mais pour ceux qui ne l'ont pas encore vue, d'ailleurs, je vous conseille d'aller la voir si Toronto vous intéresse. mais qui m'a envoyée au Canada. D'où est-ce qu'est venue l'idée de faire cette série de vidéos ? Et du coup, tu parles des points positifs comme des points négatifs. Est-ce que pour toi, tu as ressenti le besoin aussi de montrer une autre facette du PVT ? Parce que c'est vrai qu'on idéalise beaucoup le PVT, mais il y a plus de vidéos de PVT à Montréal. Du coup, ça faisait un petit changement. Pour une fois, on parlait un peu de PVT à Toronto.
- Speaker #1
Oui, je trouve aussi. Alors en fait, moi, je faisais déjà du contenu qui commençait par... Mais qui m'a envoyée parce que c'est vraiment la phrase au nouveau. Quand j'étais au Canada et que je devais déblayer la neige, je me disais mais qui m'a envoyé ici ? Je me suis envoyée ici toute seule. Et quand je suis rentrée en Belgique, beaucoup de personnes me demandaient « Mais pourquoi t'es rentrée ? Pourquoi t'es rentrée ? » Les mêmes questions revenaient souvent. Et puis il y avait des gens qui ne connaissaient juste rien sur le Canada. Et je me suis dit en fait, je vais faire des vidéos pour que vous me laissiez tranquille. Le but de base, c'était qu'on me laisse tranquille. Je me suis dit « Ok, si quelqu'un me repose des questions, je peux leur envoyer mes vidéos. Voilà, on peut me laisser tranquille. » Et en fait, la première vidéo, je l'ai faite sans réfléchir. Et elle a buzzé sur TikTok et je me suis fait « Ah mais mince, maintenant il faut que j'envoie le reste » . Et c'était vraiment important pour moi de montrer le bon comme le mauvais. Parce qu'il y a également beaucoup d'aspects positifs que j'ai vraiment adoré au Canada ou à Toronto, mais c'était juste pas suffisant pour moi pour rester. Aussi, ce que j'ai réalisé quand moi-même je cherchais des informations sur Toronto, c'est que je voyais que des PVTistes français. Et nous, en tant que Belges, on a juste un PVT de un an. Les Français ont un PVT de deux ans. Et juste ça. Ça change absolument toute ton expérience. Parce qu'en fait, moi, si j'avais eu un PVT de deux ans, J'aurais fait mes deux ans. Parce qu'un an, tu as l'impression que c'est long, mais ça passe tellement vite. Et un an, c'est juste suffisant pour que tu comprennes comment le pays fonctionne et pour que tu te fasses un groupe d'amis. Et en fait, moi, c'est vraiment à ce moment-là où je me suis fait, ah bah mince, c'est déjà le moment où je dois réfléchir, est-ce que je reste ou est-ce que je pars ? Bien sûr, vous savez que si vous voulez rester, vous devez faire toutes les démarches pour passer en visa fermée. Alors là, il faut avoir un bon employeur, être sûr que ça va bien se passer. Il faut aussi avoir l'argent pour toute la résidence permanente. Donc, c'était énormément de stress qui arrivait. Quand je regardais la position chez mon employeur, je ne vais pas aller dans tous les détails, mais je me suis dit, est-ce que je vais vraiment rester en PVT fermé ici ?
- Speaker #0
En permis fermé.
- Speaker #1
En permis fermé, pardon. En permis fermé chez eux. Parce que je cherchais d'autres jobs. Je me suis dit, OK, je vais essayer de voir si je ne peux pas trouver autre chose. Et je n'ai rien trouvé. Et je me suis dit, non, je ne reste pas en permis fermé chez eux parce que je ne sais pas combien de temps mon permis fermé va durer. Je ne peux même pas rentrer en Belgique. Je dois dépenser environ 3 000 dollars. Et donc, j'ai décidé de rentrer. Et comme je l'ai dit, en tant que Belge, voilà, on est là, on n'a qu'un an. Et en fait, pour faire la demande de résidence pendant un an, tu dois avoir travaillé sur le territoire canadien pendant un an. Mais les Français, ils ont deux ans pour travailler pendant un an. Nous, on a un an pour travailler pendant un an. Donc, ça veut dire qu'il y a énormément de stress. Et c'est une réalité qui est totalement différente. et qui... J'ai l'impression qu'il n'y a pas de Belges qui en parlent, en fait.
- Speaker #0
Ça, c'est pour l'expérience canadienne. Du coup, pour le programme expérience canadienne avec Entrée Express, tu dois travailler pendant un an. Et c'est vrai que, pour le coup, les Français qui étaient au Québec, par contre, ils rencontraient la même situation. Parce que quand ils utilisent l'expérience canicoise, du coup, ils devaient travailler pendant deux ans.
- Speaker #1
Au final,
- Speaker #0
dès le début de ton PVT, tu devais commencer à travailler si tu voulais faire une demande d'après de l'ERP en utilisant l'expérience. au Canada.
- Speaker #1
Ah mon Dieu, quel stress en plus. Maintenant, le Québec, on sait qu'ils ont mis tout en pause.
- Speaker #0
Non, ça ne sert à rien de venir...
- Speaker #1
Oui, parce que j'ai eu beaucoup de commentaires « Pourquoi tu n'as pas été à Montréal ? » Les gars, même si j'adore Montréal, la qualité de la vie, moi, je trouve qu'elle est meilleure. Il y a plus d'espace vert, il y a plus d'événements gratuits à faire, la nourriture est meilleure. Si j'étais venue en m'arrivant, si vous êtes là et que vous allez au Québec, vous ne pouvez pas faire la demande de résidence permanente. Vous devez d'abord la faire, par exemple, à Toronto. et après, vous pouvez venir à Montréal. Si vous savez de base que vous ne voulez pas rester, allez faire un an, deux ans à Montréal, mais voilà, on vous aura prévenu.
- Speaker #0
Ouais. Après, il ne faut pas dire ça. Le but d'Entre-Express, c'est d'être hors Québec parce qu'ils cherchent des francophones hors Québec.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai, mais je préfère quand même les prévenir parce que comme je dis, moi, j'ai tellement eu de gens qui m'ont dit, oui, tu aurais dû aller à Montréal. Ben non, en fait.
- Speaker #0
À Montréal, tout le monde n'aime pas.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai qu'il y a beaucoup de personnes qui m'ont aussi dit, beaucoup de copines qui m'ont aussi dit, mais moi, en fait, l'accent, je ne peux pas. Genre l'accent québécois, je sais pas, j'ai du mal, je comprends pas. C'est vrai que moi, je travaillais en tant que bilingue. Et des fois, déjà, je suis bilingue, en plus je suis belge. Donc j'ai dû apprendre les 70, 90, tout ça, je me perdais. Et je disais, oui, 70, 50, à quel moment ça commence ? Et puis des fois, tu leur dis merci. Et ils te disent quoi ? Ils te disent...
- Speaker #0
Bienvenue.
- Speaker #1
Bienvenue.
- Speaker #0
Ça, c'est les Québécois,
- Speaker #1
ouais. Et moi, je t'ai perdue, je suis là, hein. Bienvenue à vous aussi. Je ne comprends pas, tu dois t'y habituer.
- Speaker #0
Parce qu'ils traduisent. Mais il y a quand même des... Parce que je te disais, j'ai vécu en Belgique, il y a quand même des choses que vous dites juste en Belgique par rapport aux Français et que les Québécois disent aussi.
- Speaker #1
Ah bon ? Comme quoi ?
- Speaker #0
Ils disent « à tantôt » aussi, les Québécois. Ah oui, « à tantôt » . On m'a dit « à tantôt » . Quand tu dis « à tantôt » en Belgique, c'est « au revoir » ?
- Speaker #1
Oui, « à tantôt » , c'est « salut » , on se voit plus tard.
- Speaker #0
Ah ok. Oui, les Québécois aussi, c'est « à plus tard » .
- Speaker #1
Ça, je ne savais pas qui... Mais les Québécois, je ne vais pas mentir qu'en tant que Belge, quand tu arrives au Canada, tu t'y retrouves parce qu'en fait, le Québec, c'est un peu le côté flamand de la Belgique. Donc, on s'y retrouve. D'ailleurs, s'il y a des Belges qui écoutent, si jamais vous voulez travailler comme bilingue et qu'on vous dit que vous allez travailler avec le Québec, l'argument de là, mais oui, nous aussi en Belgique, on a vraiment cette dualité de langues. Donc, on a l'habitude, c'est un argument qui fonctionne très, très bien.
- Speaker #0
Et juste pour donner un comparatif, moi, j'avais rencontré un couple de Belges à Toronto. Et comme tu as dit, ils avaient juste un an, mais ils ont eu la possibilité de faire leur RP.
- Speaker #1
Ah, me félicitations. Moi aussi, je connais certains Belges qui ont fait leur RP. Et je ne vais pas mentir, j'ai aussi une copine belge. Vu que moi, je suis rentrée, elle, ça fait 2-3 ans qu'elle est là-bas. Elle a sa RP maintenant. Moi, je lui ai dit, ne reviens plus en Belgique. Je lui ai dit, au niveau où tu es, avec ton travail, avec ton logement, si tu reviens en Belgique, est-ce que tu vas pouvoir avoir le même niveau de vie que tu as là maintenant, après 3 ans à Toronto ?
- Speaker #0
C'est aussi à prendre en compte.
- Speaker #1
J'avais une question aussi, justement, par rapport à ta série de vidéos mais qui m'a envoyée au Canada. C'est quoi les retours que tu as eus ? Parce que, du coup, tu as fini la série il n'y a pas longtemps. D'ailleurs, il y avait une petite morale à la fin, j'ai vu, à la fin de la série. Mais je voulais savoir, c'est quoi les retours que tu as eus des gens après tes vidéos ? Est-ce que tu n'as pas eu peur d'en décourager certains ?
- Speaker #0
Non, pas du tout. À aucun moment, je n'ai eu peur parce que je précisais tout le temps que c'était mon expérience personnelle et que j'étais ouverte à répondre aux questions. Et comme on en a parlé, je disais du bien comme je disais du mal. Donc ça m'a permis d'avoir différentes perspectives à prendre en compte. Et j'ai eu beaucoup de retours positifs. Je ne m'y attendais pas. Beaucoup de personnes m'ont dit merci d'en parler. Il n'y a personne qui en parle. Ah oui, ça aussi, c'est mon vécu. Je vis la même chose, par exemple, quand je parlais des amitiés et du fait qu'à tout moment, tes amis peuvent partir et tu te retrouves seule. Et il y a vraiment quelqu'un qui a émis un commentaire. Ah oui, en fait, chaque rendez-vous que j'ai avec mes copines, Il y a quelqu'un de nouveau qui est parti. Et ça, c'est vraiment une réalité au Canada. Et même, j'ai des personnes qui n'ont pas été, qui m'ont dit « Ah oui, merci » . En fait, ça m'a permis d'avoir une vision vraiment réaliste de comment est la vie au Canada.
- Speaker #1
En parlant des amitiés, là, il y avait une personne qui avait posté un long message sur un groupe de Français à Toronto, là, en disant, c'était une phrase qui m'avait bien résonné, elle disait « En quelques années ici, j'ai créé plus d'amitiés superficielles que de brillants, quoi. »
- Speaker #0
Je pense que j'ai vu. Et ça ne m'a pas du tout étonnée. Et c'est ça que je dis, c'est vraiment triste. C'est vraiment difficile de se faire des amis. Parce que déjà en tant qu'adulte, ce n'est plus difficile de se faire des amis. Mais quand on se les fait, je trouve que c'est vraiment des amitiés qui tiennent parce qu'on est vraiment en mode, OK, je veux vraiment être ton amie. Je veux vraiment garder auprès de moi la personne que tu es. Mais c'est vrai qu'il y a des gens qui veulent tellement... C'est vrai que tu as ce besoin d'amitié. Au Canada, il fait froid six mois par an. Si tu ne connais personne, lorsque c'est l'hiver, tu vas hiberner toute seule. On les a dit mots sociaux. Du coup, il y a des gens qui veulent juste avoir des amis pour avoir quelqu'un à côté d'eux. Et puis voilà, quand ils ont quelqu'un d'autre, ils ont quelqu'un d'autre. Donc, c'est vrai qu'il y a beaucoup de risques. Tu as des amitiés qui sont juste vraiment surface level. Et puis, c'est tout.
- Speaker #1
Ouais. Puis, tu l'as dit, il y a des gens qui repartent. Toi, tu es reparti au bout d'un an. Il y a des étudiants. Il y a beaucoup de gens qui viennent en stage, en BIE. C'est des permis de cours, au final.
- Speaker #0
C'est ça. C'est exactement ça. Moi, franchement, j'ai eu de la chance. Merci Seigneur. Je veux dire, vraiment, les amitiés que j'ai eues au Canada, change. je leur parle encore là maintenant. Je suis encore en contact avec la majorité des amis que je me suis fait à Toronto. Parce que comme je dis, c'est vraiment des amitiés où on était vraiment en mode, OK, je veux vraiment être ton ami. Mais le problème aussi, c'est que quand tu penses à rester et que tu te vois sur le long terme, ah oui, quand j'aurai un mari, quand je quitte Toronto, quand je fais ci, quand je fais ça, ça va avoir un impact sur tes amitiés. Quand tu quittes Toronto, quand tu vas t'installer dans les petites villes aux alentours, ça va avoir un impact sur les amitiés.
- Speaker #1
Et on ne l'a pas dit, mais la francophonie aussi, ça joue. Parce que mine de rien, tu te connectes naturellement avec des francophones. Et les Français à Toronto, même les Belges, il n'y en a pas tant que ça.
- Speaker #0
C'est vrai que c'est très petit. Quand j'avais fait ma soirée de départ, j'avais plusieurs de mes invités qui se connaissaient entre eux. Je disais, mais d'où vous vous connaissez ? Ah non, c'est vu à telle soirée. Parce que oui, il y a cette communauté francophone qui est là et qui aide quand même beaucoup.
- Speaker #1
Alors, on a parlé de ta série « Mais qui m'a envoyée au Canada » . Sur les réseaux sociaux, tu as aussi l'Embassmind. Est-ce que tu peux expliquer ce que c'est exactement ? Je pense que tu l'expliqueras mieux que moi.
- Speaker #0
Oui, alors en fait, quand j'ai quitté la Belgique, j'ai aussi été au Canada avec l'espoir de pouvoir évoluer d'un point de vue professionnel, surtout dans le monde de tout ce qui est RP, communication marketing, dans le secteur de la beauté. Et j'avais l'un de mes collègues qui m'a donné l'un des meilleurs conseils. Il m'a dit « Ok, tu dis que tu sais faire tout ça, mais est-ce que tu peux le prouver ? Vu que ça fait trois ans que tu es avec moi en B2B et en UXUI. » Et du coup, c'est là que je me suis fait, ah oui, c'est vrai, en fait, il faudrait que je mette plus en avant mon côté marketing. Je faisais déjà énormément de contenu sur LinkedIn et j'ai décidé de passer sur TikTok et Instagram. Et c'est comme ça que j'ai créé Lemba's Mind, parce que mon nom de famille, c'est Lemba and Mind because it's my mind. Et du coup, Lemba's Mind, c'est du coup un endroit où on va retrouver des décryptages, marketing. des dernières trends, que ce soit de manière générale dans le monde du marketing ou dans le côté cosmétique. Sur LinkedIn, en 2025, j'étais d'ailleurs la première créatrice de contenu belge dans le secteur beauté. Et là, maintenant, je veux plus me focaliser sur les autres plateformes. Donc voilà, si quelqu'un a besoin d'aide, je fais tout ce qui est stratégie marketing, communication, event planning et stratégie créative.
- Speaker #1
Je te disais, j'ai passé quelques mois en Belgique, en fait. J'ai passé quelques mois en Belgique parce que j'ai eu le temps. stage en cosmétique là-bas, à Bruxelles.
- Speaker #0
Ah mais non, alors que tu viens de France !
- Speaker #1
Ouais, on m'a envoyée en Belgique. Mais trop marrant.
- Speaker #0
Mais c'est sûr que t'as aimé ton petit séjour en tout cas.
- Speaker #1
Ouais, au début, je me disais, ouais, c'est une ville de la France et tout. Au final, Bruxelles, c'est quand même petit.
- Speaker #0
Moi, je dis toujours, Bruxelles, c'est une ville qui est très petite. C'est une ville où tu dois connaître les gens pour te montrer. Et surtout, tu viens à Bruxelles et tu vas faire autre chose, en fait.
- Speaker #1
Mais je voulais savoir, par rapport à l'Embassade Mind, est-ce que tu as pu l'utiliser un peu au Canada ? Parce que c'est vrai qu'en Europe, du coup, le secteur de la beauté, c'est gros. Et au Canada, pas grand-chose, au final. Ils ont des marques canadiennes, des marques de beauté canadiennes, mais il n'y en a pas beaucoup.
- Speaker #0
Non, c'est vrai ce que tu dis. Quand je suis arrivée au Canada, ce qui m'a vraiment aussi marquée, c'est leur rayon beauté, où on trouvait beaucoup de produits coréens, mais aucun produit français. Ou bien vraiment, on trouvait la roche posée, ou bien certains produits Vichy, des vieux, et à un prix exorbitant. Et moi, je suis là, oh mon Dieu ! Ma crème, la roche posée, elle coûte 60 dollars ici, alors qu'elle coûte 20 euros en Belgique. Et c'est là que j'ai réalisé à quel point ils étaient en arrière. Ils mettent énormément la beauté coréenne en avant parce qu'ils n'ont pas accès à toute la beauté française. Il y a aussi énormément de labos qui sont en France. La France est un pays de la cosmétologie, mais le Canada est en train de monter. Et en fait, l'Amérique du Nord a beaucoup plus de budget dans tout ce qui est le marketing. Ça peut être très intéressant par rapport à ça. En fait, j'avais commencé à me créer un petit cercle de networking. J'avais commencé à rencontrer des gens parce qu'au Canada, mentalité nord-américaine, il y a beaucoup de gens qui se lancent, qui ont vraiment leur side business, qui font leurs trucs dans leur cuisine et qui ne plus qu'ils les mettent directement à vendre. D'ailleurs, il y a des trucs qui m'ont choquée. Par exemple, en Europe, vu que la législation est différente, tu ne peux pas vendre un produit cosmétique s'il n'y a pas une étiquette qui te dit de A à Z les ingrédients qui sont mis dans ce produit. Alors qu'au Canada, tu rentres dans ma concept store, tu vas trouver une crème. Oui, elle sent bon, tu la retournes. Il n'y a rien d'indiqué. Il n'y a rien d'indiqué. Peut-être que tu es allergique à un des produits, tu ne peux même pas savoir. Et du coup, j'ai commencé à rencontrer des gens. Mais malheureusement, après, j'étais un peu sur mon départ. Donc, ça a été coupé court. Mais l'Amérique du Nord, c'est quand même un endroit où tu vas vraiment être poussé si tu fais un truc, un side business. Il y a beaucoup d'aides. Il y a beaucoup de choses qui sont mises en place.
- Speaker #1
OK. Tu me donneras le nom du concept store, parce que normalement, ils ne sont pas censés le faire. Il doit quand même y avoir la liste. Mon avis, c'est qu'ils ne vérifient pas. Je voudrais juste, avant qu'on finisse, reparler du fait que tu sois rentrée en Belgique quand même. Parce que tu avais déjà visité le Canada avant et tu es arrivée pour un an. Est-ce qu'avant de venir, tu t'es dit que tu pourrais peut-être rester ? Au final, tu n'es pas restée, mais à quel moment aussi tu as compris que tu n'allais pas rester au Canada ?
- Speaker #0
Ça, c'est vraiment une très, très bonne question. En fait, je pense, moi, je suis quelqu'un qui fonctionne à la répétition. On va dire qu'il y a quelque chose qui arrive une fois, je suis là, OK, deux fois et trois fois, on va dire que je suis à ma limite. Et en fait, c'est vraiment, il y a beaucoup de choses qui se sont répétées lors de mon séjour au Canada de un an qui m'ont dit, je ne sais pas si j'arrive à me voir sur le long terme au Canada. Parce que, bêtement, tu vas entendre beaucoup de cas qui vont dire, ah oui, mais nous, on a un très bon système de santé. Regarde les États-Unis. parce qu'ils se comparent juste aux États-Unis. Et moi, je suis là, mais comparez-vous à d'autres pays. Je veux dire, en Europe, que ce soit la France ou la Belgique, on est des pays très sociaux. Donc, on a vraiment une couverture médicale qui est quand même incroyable comparée à certains pays. Moi, à Deux-Merciers, je ne suis jamais tombée malade au Canada. Mais j'avais aussi cette peur. Je me suis dit, si je tombe malade, je fais comment ? Oui, j'ai ma health card, mais comment ça fonctionne ? Mais je vois tout le monde s'en plaindre. Je trouve qu'on a une meilleure couverture en Belgique qu'en France. Donc, ça, c'était une chose qui avait retenu mon intention. Et quelque chose d'autre, c'est aussi, parce que moi, je vote à gauche, c'est que moi, j'ai un master. Un master que j'ai quasi pas payé. Et là, t'es face à des collègues qui, bon, ils ont un meilleur salaire que toi et des meilleurs postes que toi parce que au Canada, l'avantage, c'est qu'ils mettent l'expérience avant les études. Mais ils mettent aussi l'expérience avant les études parce que les études sont chères. Comment tu te retrouves face à des gens qui te disent « Ah oui, moi, j'ai dû arrêter au bachelier parce que financièrement, je ne pouvais pas me permettre de poursuivre un master. » Et moi, je suis là comme ma sœur et je suis là « Ah ! » Et quand je leur disais qu'il y avait un master, ils étaient choqués. Ils disaient « Ah oui, t'as un master, ça t'a coûté combien ? » « Ça m'a pas coûté grand-chose. » « Ça m'a pas coûté grand-chose. » Et en fait, je me suis dit « Ok, si je me vois à long terme, je pense mariage, je pense enfant, est-ce que je me vois rester dans un pays où mes enfants risqueraient de ne pas avoir la possibilité de pouvoir avoir accès à l'éducation qu'ils désirent recevoir ? » C'est moi qui voulais faire un master. Je savais que je pouvais aller jusque-là. Mais imagine, t'as un enfant, il t'arrive quelque chose, t'as plus les fonds pour lui permettre... d'aller à l'université. Et en fait, il est obligé de s'arrêter parce que lui-même, il n'a pas l'argent pour. Donc ça aussi, c'était un truc que j'avais pris en compte. Et il y avait également la nourriture qui a été l'une de mes vidéos les plus regardées. 5-6 mois au Canada, j'ai arrêté de manger de la viande, sauf si j'étais au restaurant ou sauf si j'allais chercher mes tacos, parce qu'il y a une différence de qualité qui est flagrante. Les Congolais vont comprendre. Quand j'ai été acheter ma viande hachée et j'ai essayé plusieurs magasins, on va dire que j'ai essayé Intermarché, Carrefour, Monoprix, j'ai essayé différentes viandes hachées dans différents magasins, Aldi, Lidl, tous les viandes hachées quand je les cuisais avaient l'odeur du corn and beef. Et j'étais en mode, c'est pas possible. J'étais en mode, mais pourquoi cette viande hachée a l'odeur du corne-boeuf quand je la prépare ? Il y avait une différence de qualité, je devais nettoyer les viandes encore plus. Je sentais dans mon corps que je consommais énormément d'hormones, de pesticides. Et en fait, sur le long terme, ça fait peur. Parce que je me dis, OK, qu'est-ce qu'on consomme ? Et quand j'allais à Montréal, alors là, j'allais au marché à trois heures, je dépensais des fortunes. Mais la différence de qualité était incroyable. et je me disais, ok, encore une fois, sur le long terme, est-ce que je vais pouvoir me permettre d'avoir... une qualité de vie, qu'il y a affaire que je pourrais aller dans des marchés extrêmement chers où j'aurais de la nourriture de meilleure qualité, ou est-ce qu'il risque de m'arriver quelque chose et je vais être obligée d'avoir que de manger juste mon poisson et mes légumes, de pouvoir m'offrir de la viande que si vraiment c'est la fête. Il y avait ça. Et il y a aussi quelque chose dont on ne parle pas, c'est le fait que la monnaie canadienne est une monnaie faible. C'est une monnaie faible. C'est pour ça que vous voyez très rarement des Canadiens venir en Europe. Moi, j'avais une amie canadienne qui m'a dit, ah oui, quand j'étais en Espagne, je trouvais ça cher. Alors que nous, on va en Espagne parce que c'est moins cher. Toi, tu vas pas en Espagne, c'est cher. Et c'est là que ça a fait tilt dans ma tête que je me dis, oh, il y a un problème. Et bêtement, quand j'avais été à New York, c'était plus intéressant pour moi de payer avec ma carte de crédit belge, parce que du coup, le dollar américain et l'euro sont quasi égaux, alors que le dollar canadien est beaucoup plus faible que le dollar américain donc tu dépenses beaucoup plus. Donc là, je pense que je n'aurais pas tout cité, mais en prenant en compte tout ce qui a été dit dans cet épisode, plus les différents éléments, plus ce que moi je dis dans ma série. C'était vraiment des éléments où, encore une fois, moi j'ai 30 ans, tu penses long terme, moi je n'arrivais pas à me voir long terme là-bas. Et puis aussi au niveau des relations, c'est un peu le capharnaüm à Toronto au niveau des eatings. Et encore une fois, du coup je me disais, je préfère... En fait, je sais ce que j'ai à la maison, je sais ce que j'ai laissé. Ici, je suis venue, j'ai découvert, j'ai compris ce qu'il y a. Et en fait, l'herbe n'est pas plus verte ailleurs. Il y a énormément de personnes qui me disent « Ah oui, j'ai envie de quitter la Belgique, je vais partir. » Moi, je dis « Partez, allez voir si l'herbe d'ailleurs vous convient ou pas. » Moi, j'ai été voir l'herbe là-bas et je réalise que j'aime bien la mienne. J'aime bien mon gazon, j'aime bien mon jardin.
- Speaker #1
Du coup, parce qu'il y a plusieurs problèmes, où je te rejoins complètement, dont tu as parlé. Mais est-ce que du coup, ce n'était pas à Toronto le problème ? Si tu avais fait une autre ville, tu ne penses pas que ça aurait été un petit peu différent ? Parce que la nourriture, je suis complètement d'accord avec toi. Moi aussi, j'ai arrêté d'ailleurs la viande et j'en mangeais qu'au restaurant. mais que j'achetais encore à Toronto. Et même, moi, je consommais bio en France. Pour trouver du bio à Toronto, c'est galère et c'est hyper cher.
- Speaker #0
C'est du faux bio. C'est hyper cher, c'est du faux bio.
- Speaker #1
Et les marchés, tu disais Atwater à Moral, mais à Toronto, il y a quoi ? Saint-Laurent ? Saint-Laurent, c'est inabordable.
- Speaker #0
Franchement, Saint-Laurent, j'y avais été pendant les fêtes. J'avais acheté mon pâté, ma petite confiture de figues, mon petit brie. Et c'était la fête. Pompelop et tout, je ne sais pas pour combien je suis ressortie. Mais encore une fois, c'est inabordable et c'est un marché touristique aussi. Du coup, il y a d'autres marchés autour à Toronto, mais je n'ai pas pu tout visiter. Mais je trouve que de manière générale, les prix sont quand même excessifs. En plus, ça payait après.
- Speaker #1
Et dans les autres points que tu as dit, la santé, c'est pour ça que j'ai voulu faire un épisode sur la santé sur le podcast. Parce que les gens, ils pensent que, ah, mais au Canada, c'est plutôt pas mal, comme tu l'as dit, la santé, mais en fait, moi, En tant que Français, je trouve ça catastrophique leur système de santé. Et encore, apparemment, l'Ontario, c'est moins pire que le Québec. Donc, c'est ce que je peux te dire.
- Speaker #0
J'avais parlé de la monnaie qui est faible.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai, complètement vrai. Les voyages coûtent cher. En plus, le dollar ne vaut rien.
- Speaker #0
Oui, et franchement, les voyages... À un moment, j'avais voulu aller à Hawaï. C'était 300 dollars aller-retour. Même si je sais que les Hawaïens, ils ont dit ne venez pas chez nous. Je n'ai pas été. Il y avait fort pensé parce que je m'étais dit, oh, je ne trouverai plus jamais de ma vie un billet aussi pas cher pour aller là-bas. Mais en fait, je me suis dit, attendez, c'est en dollars américains. Moi, je suis en dollars canadiens. Il faut compter le prix de tout, les taxes, les tips et ma monnaie qui est faible. Le voyage allait me revenir beaucoup trop cher, beaucoup, beaucoup trop cher. Et tu es aussi dans un pays où il n'y a même pas de TGV. Si tu veux faire, c'est bête, mais si tu veux faire Toronto, Montréal, tu n'as pas beaucoup d'options. Et je vois souvent des gens qui disent « oui, je vais prendre le train » . Moi, le train, c'est vraiment le Via Rail. C'est un truc que je ne recommande tellement pas. J'entends tellement des histoires où le train tombe en panne.
- Speaker #1
Non, je n'ai jamais eu ça. Pour avoir fait un an d'aller-retour entre Toronto et Montréal avec Via Rail, je n'ai jamais eu de panne. Ah, quoi que si, je dis une bêtise. Par la tempête de neige, mon train a été annulé et j'ai eu aucune solution. J'ai eu un mail. En gros, débrouillez-vous.
- Speaker #0
Oh mon Dieu, quelle horreur. Quel service client horrible. Non, mais moi, si je faisais aller-retour, j'allais télécharger l'application Pop-A-Wide et je faisais du covoiturage. C'était même plus rapide que le train parce que les billets d'avion à 400 dollars pour faire Toronto-Norréal, non merci en fait. C'est vrai, je prenais... Je sais qu'il y avait beaucoup d'étoiles et tout ça. Mais quand tu es... européen et que tu bouges Ausha comme ça, c'est une habitude. Quand tu te retrouves à Toronto où tu es bloqué et tu te dis « Oh, et si j'allais là ? » « Ah non, trop cher. » « Oh, et si j'allais là ? » « Ah non, trop bizarre. » Et tu es là « Bon, ben, on reste en fait. » Excuse-moi, c'était juste pour revenir sur la dernière question que tu avais dit, à laquelle je n'ai pas répondu si le problème n'était pas à Toronto, si je n'aurais pas dû choisir une autre ville. C'est vrai que j'y ai beaucoup pensé, mais si j'avais choisi une autre ville, je n'aurais pas rencontré toutes les personnes que j'ai rencontrées. Et en fait, si j'avais choisi une autre ville, j'aurais été à Montréal. Et je ne pense pas que Montréal aurait pu répondre aux attentes que j'avais. Montréal, c'est une ville que je n'apprécie plus que Toronto. Mais encore une fois, Montréal a aussi ses défauts comme ses qualités.
- Speaker #1
Mais quand je disais ça, c'était dans le sens que tu aurais pu faire Toronto, puis par exemple Montréal. Parce qu'il y a des gens aussi qui font ça en Toronto-Montréal, ou alors ils font Montréal-Toronto, histoire de voir les deux.
- Speaker #0
Pendant un an, j'ai aussi postulé à Montréal, on ne me répondait pas. Pendant un an, je postulais à Montréal, je n'avais pas de retour. Et si j'avais eu un visa de deux ans... J'aurais pu déménager pendant un an à Montréal et vraiment me permettre de connaître la ville, apprendre et voir si j'aimais bien, au point de rester un an. Mais déménager six mois, ça n'en valait pas la peine.
- Speaker #1
Mais message aux francophones, justement pour Montréal, la pénurie de main-d'œuvre au Canada, ce n'est pas Montréal. Il y a énormément de francophones qui viennent à Montréal. Il n'y a quasiment pas d'emploi, même les jobs alimentaires. J'ai des retours de personnes, même un job alimentaire, c'est la galère.
- Speaker #0
Il n'y a plus de place. Et franchement, Toronto aussi, c'est vraiment galère. Toronto aussi, c'est vraiment galère. Moi, c'est parce que mon ami m'a référé. Parce que c'est quand même fou que pendant un an, j'ai postulé. Et le commentaire qui revenait le plus, c'est « Vous n'avez pas d'expérience canadienne » .
- Speaker #1
Oui, il faut absolument avoir une expérience canadienne. Même si ce n'est pas dans ton domaine, il en faut.
- Speaker #0
Donc, la première année, si vous avez même un bête travail en customer service, en vendeuse, prenez-le. N'attendez pas de trouver quelque chose qui est mieux. Ça vous aidera pour la suite.
- Speaker #1
Beaucoup de francophones commencent par le customer service parce qu'ils sont bilingues. Mon dernier point, justement, les études. Moi, je tenais vraiment à mettre des étudiants aussi dans le podcast parce que, justement, surtout les étudiants internationaux, c'est extrêmement cher. Et encore, côté Québec, tu as un tarif québécois, canadien et étudiants internationaux. Alors que, du coup, en Toronto, tu vois, tu as le tarif canadien pour les étudiants internationaux. C'est hyper cher. C'est encore pire. Enfin, je dis Toronto, mais même Ottawa.
- Speaker #0
Je voyais les prix. C'est là que tu réalises que tu es encore plus chanceuse que ce que tu pouvais croire.
- Speaker #1
Petite dernière question sur la Belgique. Est-ce que ton regard sur la Belgique a changé après Toronto ? Quand tu es revenue, est-ce que tu comparais les deux au final ? Parce qu'on a quand même cette tendance à comparer.
- Speaker #0
Ah oui. Je me demande si je ne devrais même pas faire un épisode là-dessus parce que tu compares beaucoup. Parce que bêtement, j'ai parlé du fait que quand je suis arrivée, j'avais été choquée de voir comment les femmes étaient libres d'un point de vue vestimentaire ou d'un point de vue... plus général. J'avais été à la salle de sport et il faisait tellement chaud. Je me rappelle j'étais juste avec mon short et mon soutif de sport. Et j'ai dit à ma pote « Ah c'est bon, je sors comme ça » . Elle m'a dit « Mais t'es malade, on est à Bruxelles » . Et moi j'étais « Ah oui c'est vrai, à Toronto, tu sors comme ça, il n'y a aucun problème, on te laisse, personne ne te regarde même. Aussi c'est vrai que quand tu rentres dans les supermarchés, t'es là « Oh waouh, enfin des petites tailles, enfin de la bonne nourriture, enfin je peux acheter un lait que je vais finir » . Et c'est vrai que je trouve que nous en Belgique on... On est vraiment hyper chaleureux. Donc, ça va me manquer cette chaleur, etc. La chaleur belge, la nourriture belge. Mais il y a un petit tic canadien que j'ai gardé. C'est que je dis « Bonjour, vous allez bien ? » Quand je suis à la caisse ou quand je suis n'importe où. Et il y a vraiment des fois, on me regarde en bizarre. On me regarde en mode « Mais qu'est-ce qu'elle veut, elle ? » Et ça, c'est typique canadien. Mais c'est vrai que quand tu rentres, t'as vraiment cette habitude de tout comparer, le bien comme le mal. Il y avait un petit moment où je me disais, purée, Toronto me manque quand même un peu. Est-ce que j'ai eu la bonne décision de rentrer ? Mais là, quand j'ai vu la tempête de neige et que mes amis m'envoient leurs vidéos, je suis là en mode, non, je suis contente de rentrer.
- Speaker #1
Tu l'as dit, c'est un bon point, le « ça va » . Moi, justement, ça m'avait choquée en arrivant au Canada, qu'on te demande dans une boutique ou autre, est-ce que ça va ? Moi, la première fois qu'on me l'a dit, j'ai regardé la page, mais quand tu me demandes, tu dis « ça va » .
- Speaker #0
C'est ça. Ça m'a vraiment réussi à faire, de savoir si je vais bien. T'as l'impression qu'ils surjoignent. Je me rappelle, j'étais dans un coffee shop. Et puis elle me fait bonjour. Ça va ? Oui, ça va bien et vous ? Oui, ça va, merci. Et puis j'ai ma commande. Oh, mais c'est des commandes magnifiques. Mais j'aime trop ça. Tu ne sais pas si c'est vraiment elle qui est juste comme ça ou si vraiment, ils en font aussi des tonnes parce qu'ils veulent leurs tips par après.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Ah oui, ça. Le fait de ne plus donner de tips. Le fait de ne plus avoir les taxes dans les prix. On dirait que ça, ça change une vie.
- Speaker #1
Aussi au resto, les histoires de quand tu es en groupe, tu dois donner 18%, 20%. 18%.
- Speaker #0
Oui, c'est que les taxes sont directement mises dans le prix. Moi, j'avais ça. Une fois, c'était 16%.
- Speaker #1
Oui, je crois que c'est 18% même dans les gros restos un peu chic à Toronto.
- Speaker #0
Niveau alimentaire, enfin niveau restauration. Le meilleur restaurant que j'avais fait, c'était à Montréal. C'est un restaurant qui est vegan en plus, qui était incroyable, qui s'appelle Arquway. Parce que les restaurants de Toronto, c'est beaucoup d'esthétiques, très esthétiques, très beaux, très belles photos. Et puis quand tu goûtes ça, tu es très déçu, surtout par rapport au prix.
- Speaker #1
Justement, ton meilleur spot pour finir sur Toronto, ton meilleur spot à Toronto, c'est quoi ?
- Speaker #0
Alors, mon meilleur spot à Toronto, mon spot de tacos. C'est ma petite liste, vraiment.
- Speaker #1
C'est pas les tacos pas chers ?
- Speaker #0
Oui, mais c'est... Ah oui, alors mon meilleur spot à Toronto, ça s'appelle Tacos Moras. Donc Tacos et Moras, M-O-R-A-S. C'est à Sinclair West, donc du côté des Latinos. Vraiment, là, vous allez bien manger, pas cher et c'est vraiment des vrais Latinos qui vous font la nourriture. Et c'est des vrais tacos mexicains qui sont tellement bons. Parce que dès que tu descends un peu et que tu es sur Hosington Street, on te double les prix pour pas grand-chose. Alors ça, c'était mon spot préféré. Sinon, si vous voulez des bons coqs... telle, vous avez Mother, qui est sur Queen Street West. Et, bon, ça, c'est un peu connu. La meilleure pizza, pour moi aussi, c'était Badiali, qui, du coup, c'est près de Hosington. Mais c'est vraiment les meilleures pizzas que j'ai eues. Et si vous voulez un bon café, alors si vous voulez, franchement, les meilleurs cafés que j'ai eus à Toronto, et ils font aussi un cheesecake, mais incroyable, ça s'appelle Castle & Co. Donc, Castle, C-A-S-T-E-L. C'est près de Océan Street. Vous allez un peu payer, mais vous allez boire du bon café et avoir des bons desserts. Je leur ai vraiment dit que leur dessert faisait quasi européen, qu'au niveau du goût. Quand ça fait un bon moment que tu n'as plus eu des bons desserts et que tu vas chez eux, tu te dis « Ah, mais c'est délicieux ! »
- Speaker #1
Je vais tester la dernière adresse, le café avec les bons desserts, parce que je dois aller à Toronto.
- Speaker #0
Tu testes et tu me dis ce que tu en penses. C'est pas bon,
- Speaker #1
je te dirais.
- Speaker #0
J'espère que tu vas apprécier, parce que moi, je trouve ça vraiment délicieux. Mais après, c'est vrai que peut-être après un an à Toronto, ton palais, il peut un peu changer.
- Speaker #1
Et alors, petite question pour toi, si tu as fini ta liste. Est-ce que pour toi, le Canada, c'est pour tout le monde ? Sachant que tu as vu Montréal et Toronto.
- Speaker #0
Très bonne question. Alors pour moi, je pense que tout le monde est parfait pour le Canada. Tout simplement parce que le monde est vaste, tout le monde est différent. Moi, je me disais, oui, le Canada, je l'ai fait, je le connais, ça va bien se passer. Je suis arrivée sur place et ça a aussi été très difficile de reconnaître qu'au final, ce n'était pas un pays dans lequel je me voyais rester sur le long terme. Ce n'était pas un pays qui était forcément pour moi. Bêtement, si vous n'aimez pas le froid, le Canada, ça ne va pas être pour vous. Il faut aussi voir si la politique du pays te correspond. On ne va pas se mentir, la Belgique, là, on a un gouvernement d'extrême droite. Au Canada, je trouve qu'ils ont même eu des meilleures élections que nous. Quand j'ai vu les élections, j'étais en mode, waouh, ils ont eu des meilleures élections que nous. Mais je trouve que sur le long terme aussi, le fait que quand tu veux quitter Toronto et que tu es là, que tu te poses avec ton mari, vos enfants dans ces petites maisons en dehors de la ville, où il te faut absolument une voiture pour tout faire, c'est là que je me suis dit non. On a dû prendre la voiture, conduire 10-15 minutes pour arriver au Walmart, qu'il n'y a aucun convenience store sur le chemin, et qu'en fait, si tu oublies une course, c'est fini. C'est là que je me suis dit, en fait, non, moi, je suis quelqu'un qui a vraiment besoin d'avoir tout à proximité. Je suis quelqu'un qui n'a pas tout le temps envie d'avoir besoin. d'avoir une voiture, je suis quelqu'un qui réalise la chance que j'ai de pouvoir voyager, que ce soit rapidement, prendre le train, prendre le bus, avoir cette facilité. Et aussi, bêtement, en tant que Congolaise, si tu veux rentrer à la maison, moi j'ai ma famille canadienne, ça fait des années qu'ils n'ont pas pu rentrer parce que c'est un coût incroyable pour eux de rentrer au Congo. Au Congo, on peut payer soit en francs congolais, mais aussi en dollars américains. Donc c'est un coût incroyable. Mais aussi, il faut compter que tu es obligé de passer par l'Europe. C'est un trajet hyper long, c'est des coûts hyper longs. Pour moi, le Canada n'est pas prêt pour tout le monde, mais j'encourage toutes les personnes qui voudraient tester à juste y aller et voir si ça leur correspond. Parce que peut-être que tu vas y aller et que tu vas apprécier ou que tu ne vas pas apprécier, mais il faut juste tester.
- Speaker #1
Et est-ce que tu devois revenir au Canada un jour ? Pas forcément pour vivre, mais même juste pour voyager.
- Speaker #0
Oui, totalement. J'ai tous mes amis là-bas que j'aimerais vraiment revoir. Et puis, pour moi, le Canada, ça reste un pays qui est magnifique, surtout en été et en automne. Pour moi, l'automne, c'est la plus belle saison de Canada. C'est un peu bête ce que je vais dire, mais c'est vraiment durant l'automne que j'ai compris la signification du drapeau. J'ai vu les feuilles de drapeau et j'étais là, ah mais c'est pour ça que votre drapeau a une grande feuille et c'est rouge.
- Speaker #1
c'est vraiment t'as des vues qui sont magnifiques t'as des endroits qui sont magnifiques à visiter donc moi je compte totalement retourner au Canada peut-être pas pour vivre mais pour visiter dernière question pour finir où est-ce qu'on peut te suivre Ellie et découvrir Lambaz Mind aussi pour ceux qui n'ont toujours pas vu la série de vidéos mais qui m'ont envoyé au Canada pour aller la voir alors
- Speaker #0
vous pouvez me suivre sur Instagram et TikTok ma page c'est I'm Ellie donc I-M et puis vous tapez Ellie H-E-L 3i avec un e, Instagram et TikTok et LambasMind également Instagram et TikTok
- Speaker #1
L-E-M-B-A-S-M-I-N-D Ceux qui sont intéressés par Toronto vraiment allez voir sa série Mais tu m'as envoyé au Canada parce que ça traite vraiment des aspects positifs comme des aspects négatifs et j'ai dit à la fin il y a une belle morale
- Speaker #0
Oui merci Mon dernier mot c'est que je te remercie de m'avoir invité je suis vraiment très contente d'avoir pu discuter de ma série et de mon expérience au Canada Merci. J'espère que toutes les personnes qui ont écouté ont appris quelque chose. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à venir me demander ou bien aussi écouter le reste du podcast « On parle au Canada » parce qu'il y a énormément d'informations. Donc oui, je suis contente d'être venue, je suis contente d'en avoir parlé et je trouve que c'est important pour que tout le monde puisse essayer et aller tester, que ce soit au Canada ou autre part.
- Speaker #1
Super. Merci beaucoup, Elie, pour ton honnêteté et ton partage. Cette expérience, du coup, ça me montre qu'une expérience à l'étranger, ça n'a pas besoin de se terminer forcément par une installation définitive pour être réussi. Comme tu l'as dit, tu as fait plein de connaissances que tu aimerais revoir. Et pour vous, les auditeurs, si vous avez aimé cet épisode, n'hésitez pas à laisser une note de 5 sur 5 sur Apple Podcast et Spotify. Ça prend deux secondes et ça aide énormément pour le référencement. N'hésitez pas à partager l'épisode aussi autour de vous et à suivre Réli sur ses réseaux sociaux. Nous, on se retrouve très vite pour un nouvel épisode de Parlant Canada avec un... ou une invitée exceptionnelle.
- Speaker #0
Au revoir. Au revoir.