- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans Parlons Culture, je suis toujours Norah Lounas et je suis toujours sexologue clinicienne. Nous enregistrons aujourd'hui l'épisode 14 de Parlons Culture Nuances Croisées avec Nathalie Nahoum et nous allons parler aujourd'hui des messages chimiques. Alors Nathalie Nahoum et moi-même, nous ne sommes pas des inconnus, on a fait partie du même groupe de chanteurs et de chanteuses qui s'appelle Les Enchantés. Aujourd'hui, on ne fait plus partie du groupe, mais on prend toujours des cours de chant et même on chante encore un peu ensemble. Donc, c'est parti pour je ne sais pas combien de temps, parce qu'il y a plein, plein de choses intéressantes à dire sur les messages chimiques. Bienvenue Nathalie.
- Speaker #1
Merci, bonjour.
- Speaker #0
Est-ce que tu veux te présenter ?
- Speaker #1
Oui, on va essayer de faire un bref. Nathalie Nahum, je suis scientifique de formation et de métier. J'ai commencé par des études de biologie-chimie à Paris 6. J'ai passé des concours pour devenir ingénieur agronome. Et en fait, une fois que j'ai eu les concours, j'ai décidé que non, que j'allais être plutôt physicienne, parce que j'ai découvert le synchrotron complètement par inadvertance. Et ça m'a, je ne sais pas, j'ai eu un espèce de coup de foudre scientifique pour tout ce qui était particules et physique des particules. Donc j'ai changé de voie, je suis passée de la biologie à la chimie physique et théorique et aussi l'hygiène alimentaire parce que j'ai dû faire deux masters en un, je suis tombée dans une réforme, ça c'était pas voulu. Donc ensuite, j'ai continué mes études en Suisse où j'ai fait un doctorat en chimie physique et maintenant j'ai changé encore deux petites directions de carrière et je suis prof de physique.
- Speaker #0
Pour quel niveau ?
- Speaker #1
Au cycle, donc les adolescents.
- Speaker #0
Alors, on va parler des messages chimiques. Qu'est-ce que c'est exactement ?
- Speaker #1
Alors, les messages chimiques, c'est des signaux chimiques qui sont reçus par le corps. On va parler de trois types de messages chimiques ici. Premièrement, les messages chimiques internes avec tout ce qui est hormones. L'hormone, c'est une molécule qui est émise par le corps et reçue par le même corps, pas par les mêmes organes. On va aussi voir les messages externes. Pour les messages externes, on va avoir deux types de molécules différentes. Les phéromones, qui sont des messages envoyés d'un corps vers un autre corps, pour toujours donner l'information. Et les odeurs, là c'est aussi envoyé d'un corps vers un autre corps, mais en fait je m'étais dit que les odeurs c'était aussi d'un corps vers le même corps, parce que ça nous arrive très régulièrement pour nous de sentir notre propre odeur. Pas forcément bon signe, mais ça nous arrive. Voilà, donc c'est les trois types de messages chimiques dont je vais parler aujourd'hui, ceux qui sont internes et externes.
- Speaker #0
Et alors ça sert, ces messages ?
- Speaker #1
C'est des informations reçues par le corps et donc qui vont entraîner des réactions généralement très diverses et variées. Et d'ailleurs, on va voir que des fois, surtout pour l'humain, c'est très très difficile de bien distinguer ce qui est odeur. Alors, les hormones, c'est assez facile parce que ça se mesure. Ça se mesure dans le sang, on peut doser une hormone, c'est assez facile. Pour tout ce qui est message externe, on doit doser la réponse à un message d'origine. Et à partir du moment où on dose une réponse et pas purement le message en tant que tel, ou la réponse au message dosé à proprement parler sans stimuli extérieurs, on va dire, ou sans plus de stimulus que ce qui était demandé à la base, on va mettre d'autres paramètres dans la mesure. et donc on va... avoir des mesures un peu faussées, parce que plusieurs paramètres peuvent rentrer en compte pour un même dosage, pour une même réponse.
- Speaker #0
Moi, je suis sexologue. Toi, tu es biologiste ?
- Speaker #1
Biologiste, chimiste, physique, scientifique.
- Speaker #0
Chimiste, scientifique. Quel rapport entre la sexualité et les messages chimiques ?
- Speaker #1
Eh bien, déjà, nous ne sommes que messages chimiques. De base, donc, la sexualité passe à différents niveaux par des messages chimiques, que ce soit rien que pour la sexualité en tant que telle. qui est dirigée aussi par une hormone, qui va être principalement la testostérone dont on va parler aujourd'hui. Et puis après, tout ce qui est attraction, séduction, tout ça, c'est aussi lié à des messages chimiques.
- Speaker #0
En dehors de la sexualité, on s'est parlé avant, on a travaillé, on se connaît, on a passé quelques heures à parler des phéromones et des hormones. Il y a beaucoup d'idées reçues sur les questions des hormones, des odeurs. Il y a plein de... d'enquêtes aussi qui ont été faites tout à l'heure. Juste avant de commencer, tu disais que les phéromones, c'était vraiment le sujet le plus intéressant, mais aussi le plus controversé. Donc, il y a beaucoup d'idées reçues. Moi, j'en avais plein avant de te parler sur la question des hormones et des phéromones. Est-ce qu'on peut parler de ça un petit peu ?
- Speaker #1
Oui, énormément. Alors déjà, forcément, tout ce qui aide à attirer un partenaire potentiel est quelque chose qui intéresse énormément de monde. Donc, on a toujours des espèces de fantasmes de ce qui pourrait fonctionner ou pas. Des fois ça fonctionne, des fois non. Par exemple, il existe des parfums qui sont censés reproduire des phéromones censés attirer les hommes. Malheureusement, il faut savoir que généralement, ces parfums sont faits à base de phéromones de porc. Donc, on attire principalement l'espèce dont est émise le phéromone, les phéromones. Donc,
- Speaker #0
on va attirer des cochons.
- Speaker #1
Oui, il faut éviter d'aller se balader trop près des fermes. Non, on attire plutôt les cochons mâles, en fait. Même pas trop les cochons femelles. Quoi que je ne sais pas, j'avoue que je ne me suis pas intéressée sur les attractions porcines, je suis restée sur le thème de l'homme. Mais voilà, donc il y a des choses comme ça où il y a des gens qui rêvent d'attirer l'être aimé et qui se disent qu'en mettant un parfum à base de phéromones de porc, ils vont attirer l'être aimé. Ça dépend de l'espèce de l'être aimé. Donc il y a des choses comme ça où déjà on a des idées fausses et puis après le problème avec les phéromones, c'est ce que je disais tout à l'heure. c'est que les phéromones c'est un message envoyé par un corps vers un autre corps et que l'être humain est un être contrairement à d'autres animaux où la culture et l'éducation biaisent énormément les réactions je sais pas si tu te souviens de ce film qui s'appelait Didier, il y a fort fort longtemps où en fait c'est un chien qui se transforme en être humain et en fait il arrête pas de renifler les fesses des gens parce que les chiens ils se reconnaissent comme ça Et donc, il y a une réplique qui dit « on ne sent pas le cul des gens » . Ben voilà, c'est un petit peu le problème avec les phéromones, c'est que l'être humain ne s'est pas trop apprécié chez les êtres humains des rapprochements comme ça qui permettraient un signal chimique plus clair et sans ambiguïté. Donc, c'est des signaux qui sont très biaisés. Et du coup, d'un point de vue scientifique, les études sur les phéromones vis-à-vis des animaux sont très claires. Vis-à-vis de l'être humain, c'est un petit peu moins clair parce que biaisé par l'éducation et aussi biaisé par la façon dont on les étudie.
- Speaker #0
On va parler de la manière dont on les étudie, mais ça m'a fait penser à, en plus, nous on se parfume, on se lave avec des gels de douche, avec des parfums. Donc j'imagine aussi qu'à un moment donné, on a perdu ce sens ?
- Speaker #1
Alors, oui et non, on a fait évoluer ce sens de différentes manières. Alors premièrement... Même si certaines phéromones ont des odeurs, toutes les phéromones n'ont pas d'odeurs. Donc c'est là où on va avoir des fois des problèmes de distinction entre les odeurs et les phéromones, parce que certaines phéromones ont des odeurs, d'autres n'ont pas d'odeurs. Donc c'est deux choses différentes, c'est des molécules totalement différentes. Une odeur n'est pas forcément une phéromone, et une phéromone peut avoir une odeur, mais toutes n'en ont pas. Voilà, donc ça c'est un premier point et je ne me souviens plus de la question que tu m'as posée.
- Speaker #0
Moi je me souviens, tu allais dire que ce n'était pas étudié de la même façon. Les études qui sont faites par rapport aux phéromones ne sont pas... Oui,
- Speaker #1
alors déjà il y a ces biais-là qui sont assez compliqués. Et puis en fait, on a mis très très très longtemps dans les études à prendre l'attraction sexuelle de base comme paramètre. C'est-à-dire que quand on fait une étude sur l'action d'une phéromone sur un groupe d'hommes, Je parle bien évidemment de phéromones. à caractère sexuel, on a mis très longtemps à considérer l'hétérosexualité ou l'homosexualité comme un paramètre pouvant intervenir dans l'effet des phéromones, dans la réponse aux phéromones.
- Speaker #0
On a toujours fait des études en se positionnant en tant que attraction hétérosexuelle.
- Speaker #1
Oui, on a plutôt fait ça d'un point de vue très biologique, c'est-à-dire qu'on a les mâles, les femelles. Moi, quand je vais parler tout au long de ce que je vais dire, Généralement, je pense plutôt au mâle femelle que homme-femme, c'est un biais scientifique, parce que généralement, les études sont d'abord faites sur les animaux, et après sont reportées sur l'humain.
- Speaker #0
Donc quand on parlera, enfin quand tu expliqueras, c'est plutôt le genre de naissance, on ne sera pas sur l'identité de genre.
- Speaker #1
Non, je ne vais jamais parler de l'identité de genre.
- Speaker #0
Donc les études, elles montrent des activations différentes, mais elles ont été étudiées uniquement du point de vue mâle-femelle.
- Speaker #1
Oui. Alors non, jusqu'à très récemment, depuis la dernière fois qu'on s'est parlé, j'allais un petit peu plus loin dans les études et puis j'ai regardé et c'est très difficile de trouver des études avec des effets significatifs. Donc malheureusement, tout ce que je vais dire sur les phéromones ne sont pas validés à 100%. Cependant, on observe quand même des effets. Donc j'espère que dans les années à venir... on pourra valider encore plus ces théories. Donc, il faut savoir qu'à la base, le récepteur... Alors, on pensait, à la base, que le récepteur entre les phéromones et les odeurs n'était pas le même. C'est-à-dire qu'on avait un organe, et alors là, je suis désolée, en fait, j'ai des petites notes, donc des fois, je vais faire des bruits avec les papiers, c'est mon côté prof. Vas-y, regarde, pendant ça,
- Speaker #0
je vais juste donner une précision, c'est que tout ce qui est dit, tout ce qui va être dit, Nathalie veille vraiment à vérifier. Elle a... Vous ne le voyez pas, mais elle a une... pile d'articles de manière à ce que s'il y avait des demandes sur les sources, elle les a. Et ce que j'entends aussi, c'est que ce qui est dit aujourd'hui peut ne pas être confirmé dans quelques mois ou dans quelques années, parce que des études, tu l'as dit, tu es une scientifique, c'est de la recherche, et ça évolue, rien n'est figé.
- Speaker #1
Oui, alors, attention, j'ai quand même essayé de ne pas prendre des choses complètement fausses pour dire ici. Cependant, étant donné qu'il y a de multiples paramètres, on ne peut pas valider, comme par exemple, que 2 et 2 font 4. On ne peut pas valider aussi clairement des études sur des messages chimiques dont, en fait, il y a trop de bruit autour. Non, ce n'est pas des bruits, c'est plutôt des critères. Tous les scientifiques ne sont pas OK sur tous les mêmes critères. pour ce que je vais raconter. Cependant, j'ai pris que des articles à impact facteur élevé. L'impact facteur, ça permet de voir si l'article a été beaucoup cité ou pas. Donc, généralement, on évite de citer des bêtises. Voilà. Donc, normalement, j'essaie de prendre des références assez fiables, mais de par la variabilité de ces études, de par le fait qu'il y a différents paramètres qui rentrent en jeu, on ne peut pas écarter à 100% qu'en fait, il y ait une autre explication qui n'ait pas encore été prouvée.
- Speaker #0
Justement, on a plein de... en tout cas. En tout cas, Nathalie, il y a plein d'anecdotes. Et puis moi aussi, je suis venue avec mes idées reçues. Et quand on a parlé de phéromones, quand on a parlé d'odeurs, immédiatement, je t'ai parlé des... Moi, je travaille beaucoup dans le monde du médico-social, qui est très féminin, où des femmes travaillent ensemble dans un même bureau. Et j'ai très souvent entendu... Moi, je n'ai jamais travaillé avec des collègues dans un bureau, donc ce n'est pas mon expérience personnelle, mais... J'ai entendu beaucoup de femmes professionnelles en médico-social, et ça doit être valable dans d'autres milieux, dire qu'à force de travailler ensemble, il y avait une synchronisation de leurs règles. Est-ce que ça a à voir avec ces messages chimiques ?
- Speaker #1
Totalement. Alors, là aussi, il faut faire très attention, parce que cette étude, je pense qu'il y a beaucoup de femmes qui pourraient confirmer que c'est quelque chose qu'elles ont déjà vécu, la synchronisation des cycles de menstruation avec d'autres femmes. Cependant, d'un point de vue statistique... On ne peut pas dire à 100% que c'est un phénomène réel. Ça, c'est le problème entre le vécu et ce qui est pour l'instant admis par la science, parce qu'il faut avoir un phénomène assez récurrent et assez mesurable pour pouvoir sortir une statistique qui dit que ça existe. Mais dans les études qui parlent de ce phénomène-là, généralement, ce qui rentre en compte aussi, c'est que les personnes doivent bien s'entendre. C'est-à-dire qu'on ne se synchronise pas avec quelqu'un qu'on n'aime pas.
- Speaker #0
Voilà, j'espère que ça ne va pas faire des conflits dans les bureaux quand des personnes vont entendre ça.
- Speaker #1
On peut dire que de toute façon, la statistique dit que ce n'est pas forcément que je ne t'aime pas, c'est juste statistique. Ce n'est pas pour ça que je n'ai pas le même cycle que toi.
- Speaker #0
Donc quand tu parles de critères, validation d'une recherche, là ça serait par exemple un critère qui serait psychologique. Si je m'entends bien, ça n'a rien à voir avec les hormones, mais des phéromones.
- Speaker #1
Si, ça a à voir aussi avec certaines phéromones. Je ne sais plus dans quel article j'ai lu ça, qu'ils avaient mis des phéromones femelles, donc des phéromones prises de femmes, d'accord, avec certains frottis de substances vaginales, qu'ils avaient fait sentir ça à d'autres femmes et qu'ils avaient regardé si le cycle se synchronisait ou pas. Ils avaient quand même vu une synchronisation, mais pas surtout les échantillons. Alors, je parle d'échantillons, bien évidemment, c'est des femmes en entier. On prend des groupes de femmes et... On n'a pas pris des morceaux de femmes. Non, c'est une femme en entier. Et donc, on prend des échantillons, donc on prend plusieurs femmes, on leur fait passer le même test. Donc voilà, il y a eu des réponses positives, mais il y a aussi eu des réponses négatives. Il faut se rappeler que dans ces cas-là, il y a de multiples critères et que ces multiples critères sont aussi faits de bien s'entendre ou pas. C'est un vrai critère.
- Speaker #0
C'est difficile d'isoler les variables, on ne peut pas dire. Il y a autant de pourcentages d'empathie ou de psychologie par rapport à ces femmes qui pourraient synchroniser leur cycle. Et autant en ce qui concerne les hormones ou les phéromones, c'est difficile de différencier ?
- Speaker #1
Alors les hormones non, les hormones c'est très facile, on connaît bien les hormones. On fait des prises de sang ou des prises de salive et on peut tout à fait mesurer la quantité d'hormones dans le sang. Les phéromones justement, le problème c'est qu'on ne va pas mesurer en tant que tel les phéromones qui atteignent une personne, on va mesurer la réponse aux phéromones par d'autres molécules.
- Speaker #0
Là tu as parlé de... proties de substances,
- Speaker #1
c'est ce que tu as dit. Oui,
- Speaker #0
c'est le sang vaginal. Mais tu m'as aussi parlé de substances sous les aisselles.
- Speaker #1
Il y a différentes zones de sécrétion de substances avec des phéromones. Chez les hommes, c'est un peu plus simple. C'est l'urine et la sueur. Chez les femmes, il y a aussi la sueur et il y a les fluides vaginaux. Voilà. D'ailleurs, à ce sujet... Dans les anciennes pratiques pour attirer l'être aimé, ou en tout cas attirer un partenaire potentiel, il existait différentes manières au Moyen-Âge et puis dans certaines parties du monde un petit peu reculées. Au Moyen-Âge, il y avait des femmes qui justement prenaient un petit coton avec leur fluide vaginot et les mettaient autour du cou. justement, c'est l'équivalent du parfum actuel avec les différentes phéromones. Donc, elle mettait ce petit coton autour du cou pour attirer la personne qu'elle voulait attirer. Et si je me souviens bien, alors ça, c'est des choses que j'ai lues, je ne me souviens plus de ce que j'ai lu de la source. Il y avait aussi des femmes dans certaines campagnes au Brésil qui, pour attirer la trémée, se servaient de leurs culottes comme filtre à café. Alors, j'ai raconté ça à ma soeur. C'est un café. Oui, j'ai raconté ça à ma soeur. Elle m'a dit qu'elle ne verrait plus jamais le café de la même manière. Mais bon, l'histoire ne dit pas si ça fonctionnait ou pas. Il faut quand même avoir ramené la personne chez soi pour faire la pratique de la culotte.
- Speaker #0
En tout cas, moi, je n'ai pas bu du café. De toute façon, je ne bois pas de café à base de café au mode. Mais je suis allée au Botswana l'année dernière. Et en fait, le guide nous a expliqué que l'urine servait aux girafons à reconnaître sa maman. le clan des girafes que le mâle aussi teste l'état reproductif d'une femelle en goûtant son urine, donc ça revient un peu à ce que tu disais tout à l'heure les animaux les autres animaux autres que nous ont vraiment un sens développé et au niveau de l'odorat mais au niveau aussi gustatif, c'est-à-dire de pouvoir communiquer comme tu l'as dit pour nous, nous on communique, les humains on communique différemment, là c'est vraiment un tableau de fluide très proche.
- Speaker #1
Oui, voilà. Donc ça, c'est un contact un peu plus direct avec les fluides. Les humains, on ne peut pas faire ça. Puis, les humains ont des signaux qui sont modifiés. Donc, de part aussi, tout ce qui est pilules contraceptives et tout, ça brouille aussi beaucoup les signaux. Mais alors, sache que même si nous ne testons pas l'urine du partenaire choisi, il y a des études qui sont prouvées. Là, il y a des signaux très clairs que certaines phéromones produisent des effets, alors ont des réponses. Alors là... j'étais contente parce que j'ai pu trouver une étude où on a pu mesurer des réponses très claires avec des signaux au niveau du cerveau. Donc là, j'étais très très contente de trouver ça. Voilà, donc on a fait respirer différents types de phéromones à des hommes et à des femmes. On a mesuré le signal émis par le cerveau. Il ne s'est trouvé. Quand on fait sentir des phéromones à base d'oestrogènes à des femmes, il y a une réaction au niveau de l'odeur, au niveau de la région. olfactives.
- Speaker #0
Comment on le voit ?
- Speaker #1
Il y a des zones qui s'éclairent dans le cerveau. Tu as un signal en fait.
- Speaker #0
C'est-à-dire avec... Comment tu vois les lumières ?
- Speaker #1
C'est avec des signaux. C'est avec un PET. Un PET scan.
- Speaker #0
Avec un PET scan. Qu'est-ce que c'est un PET scan ?
- Speaker #1
Donc c'est une machine qui permet de mesurer des signaux au niveau du cerveau. Donc avec un PET scan, en fait on mesure des signaux cérébraux. Et donc quand on fait sentir des phéromones féminines, donc à base d'oestrogènes à des femmes, il y a la région de l'odorat qui s'active, la région olfactive, mais il n'y a rien d'autre. Et alors, une étude récente a prouvé que pour les hommes homosexuels, il y avait aussi la même région qui s'activait, c'est-à-dire la région olfactive et pas les autres régions. C'est-à-dire qu'en fait, ils sentent, mais ok, il n'y a rien qui se passe. Et par contre, quand on fait sentir ces phéromones féminines aux hommes hétérosexuels, là, il y a une réponse différente, il y a une aire du cerveau différente qui s'active au niveau de l'hypothalamus.
- Speaker #0
Ça fait penser à une expérience, j'avais un couple en consultation, cette femme, elle sentait énormément la conspiration, et après la consultation, j'ouvrais toutes les fenêtres, vraiment cette heure de consultation, pour moi, elle était très très pénible, parce qu'elle avait une odeur vraiment très très forte. Et en entretien individuel, je pose toujours plus ou moins la même question, et je demande à son mari, qu'est-ce qui vous a attiré chez votre femme ? Et il me dit, j'adore son odeur. Moi, je ne m'attendais pas du tout à ce qu'il parle de son odeur. D'abord parce que moi, je trouvais qu'elle sentait vraiment fort. Là, on est en plein dans les phéromones. Chez lui, ça a activé. Si on avait fait un pet scan, chez lui, on...
- Speaker #1
Ah oui, alors là, il aurait le cerveau à l'hypothalamus qui devait briller à fond, Avant de rebondir sur ce que tu dis, je tiens à signaler que la réaction aux phéromones mâles a aussi été étudiée et qu'on observe la même chose. C'est-à-dire que les hommes homosexuels et les femmes... ont l'hypothalamus qui s'active à fond quand les femmes hétérosexuelles. Bien évidemment, l'homosexualité chez les femmes, c'est quasiment pas pris en compte dans les études. Ça pourrait ouvrir un autre débat, c'est pas le sujet ici. Mais on observe la même zone d'hypothalamus qui s'active, c'est pas exactement la même zone, mais une zone de l'hypothalamus qui s'active quand les femmes et les hommes homosexuels sentent une hormone mal, alors que pour les hommes, ils sentent juste l'odeur et puis rien d'autre. Et alors, au niveau des odeurs, il y a aussi une question... d'histocompatibilité. Donc moi, je trouve qu'en fait, l'odeur, c'est hyper important dans l'attraction. Je pense que c'est assez difficile de se mettre en couple avec quelqu'un. dont on n'aime pas l'odeur. On va sentir tous les jours quelqu'un qui pue pour nous, c'est compliqué. Et en fait, il y a des études qui ont prouvé que l'odeur permet d'avoir une bonne histocompatibilité. Donc ça permet pour les futurs enfants d'avoir un bon système immunitaire. Donc toi, par exemple, si tu aurais eu les capacités d'avoir des enfants avec cette femme, tu aurais sûrement eu des enfants avec un très mauvais système immunitaire. Par contre, eux, ils doivent avoir des enfants mais à l'heure d'une santé.
- Speaker #0
incroyable. Ça va au-delà. Souvent, il y a une expression qui dit « je ne peux plus sentir » . C'est-à-dire qu'il y a l'idée qu'on n'aime plus quelqu'un et on dit qu'on ne peut plus le sentir.
- Speaker #1
Mais ce n'est pas qu'une expression.
- Speaker #0
Oui, ce n'est pas qu'une expression, je le comprends. Mais ça va bien au-delà. C'est-à-dire qu'au contraire, bien sentir quelqu'un, c'est au-delà aussi qu'un message sexuel. C'est aussi de l'ordre de la reproduction.
- Speaker #1
Ah ben, ce qui va avec la sexualité, pour moi, quand même.
- Speaker #0
Bien sûr, il y a la sexualité reproductive et il y a la sexualité récréative.
- Speaker #1
Oui, oui. Alors là, d'un point de vue biologique, on est clairement dans le fonctionnel. Donc en effet, se reproduire avec quelqu'un qui, pour nous, sent mauvais, c'est compliqué. Et ça peut entraîner aussi d'autres problèmes. Il y a des études qui tendent à penser qu'on est protégé aussi pour ça. C'est-à-dire que généralement, à certains moments de notre vie, on trouve aussi que nos propres enfants puent, surtout à l'adolescence. Ce n'est pas que le fait qu'ils ne se lavent pas. c'est pour éviter d'avoir un mélange justement un mauvais mélange génétique parce qu'on ne doit pas se reproduire avec notre propre famille pour différentes raisons sociétales mais aussi pour un point de vue purement génétique c'est que ça ne fait pas un bon brassage incroyable tu veux dire qu'au moment de la puberté quand l'adolescent
- Speaker #0
ou l'adolescente commence à se mettre en action et que ça commence à sentir on peut trouver que tu sens trop fort souvent on voit dans les films et peut-être c'est la réalité le Le parent qui rentre dans la chambre et qui dit « Ah, mais ça pue dans ta chambre, tu devrais aérer » , ça serait, je grossirais, mais ça serait vraiment une bonne manière qui n'est pas de l'inceste, en fait.
- Speaker #1
Mais c'est exactement ça. Alors après, une chambre d'adolescent, là, on a une bonne grosse concentration d'odeurs parce que généralement, alors je suis désolée pour les adolescents qui seraient hyper clean et hyper propres, les odeurs ont le temps de s'accumuler. Donc là, on a une forte concentration. L'aération n'est pas forcément toutes les heures dans une chambre d'adolescent. Donc oui, là, il y a un réel truc. Et en fait, il y a plein d'odeurs. Alors là, attention, ce n'est pas forcément des phéromones. Parce que dans les odeurs, il y a aussi tout ce qui est... L'odeur est très fortement liée à la façon dont on a été élevé, dont on a grandi, notre culture, la façon dont on mange. Tout ça modifie notre odeur. Et par exemple, il y a des études qui ont prouvé qu'on est amis avec des gens dont l'odeur est compatible. C'est-à-dire qu'en fait, on pourrait faire des tests d'odeur. et être sûr à quasiment 70% d'avec qui tu vas être ami ou pas, rien que par l'odeur. Ouais. Mais alors là, par contre, je n'ai pas étudié ce qui se passe au niveau des phéromones amicales. Par contre, il y a des... C'était pas le sujet. Non, non. Le problème, c'est que j'ai fait tel... Je suis partie tellement dans différentes directions. Par exemple, ça m'a énormément fait rire, il y a des phéromones qui se trouvent dans les urines mâles, donc les urines des hommes principalement. Et en fait, quand on met ces hormones-là, quand on... Pardon. pas ces hormones, ces phéromones. Quand on met ces phéromones-là sur une chaise, les hommes ne s'assiedent pas sur les chaises. Les femmes, elles n'ont rien à faire à s'assier dessus. Mais les hommes, non. C'est-à-dire que ces territoires marqués, ils vont choisir d'autres chaises. Lendrosténol, si je me souviens bien. Il faudrait que je regarde dans mes petites feuilles. Je vais faire un petit peu de bruit de feuilles, si jamais.
- Speaker #0
Les phéromones, c'est un marqueur, un marquage de territoire.
- Speaker #1
Ah, mais il y a des phéromones pour tous. C'est des marqueurs pour... tout. C'est des marqueurs pour la peur, c'est des marqueurs pour la tristesse, c'est des marqueurs pour le territoire, pour le stress, je ne sais pas si je l'ai dit. Donc il y a des marqueurs pour tout. Par exemple, quand les femmes pleurent, elles émettent aussi des phéromones quand elles sont tristes, parce qu'on peut pleurer pour différentes raisons. Là, je parle des larmes de tristesse. Donc, quand les femmes pleurent, elles émettent des phéromones. Alors là, je ne connais pas le nom de ces phéromones qui disent à l'homme, non, non, là, c'est pas un bon moment de se reproduire et qui fait baisser le taux de testostérone chez l'homme.
- Speaker #0
J'entends que là, les phéromones ont beaucoup beaucoup à voir avec la reproduction ou l'absence de reproduction. Donc, ça peut être aussi totalement lié à la grossesse. Il se passe des choses pendant la grossesse.
- Speaker #1
Oui, il se passe des choses pendant la grossesse. Alors, pas trop au niveau des phéromones parce qu'on s'est déjà reproduites quand on est enceinte. Donc, je n'ai pas trop cherché les phéromones durant la grossesse. Par contre, j'ai cherché les hormones parce qu'il faut savoir qu'à la base, quand on s'est parlé avec Nora pour faire un podcast, Je venais de lire un article dans le courrier international qui parlait d'un truc qui m'a complètement hallucinée, parce que j'ai appris un truc et je pense que j'ai perdu un petit peu de naïveté ce jour-là. C'est qu'il y a des femmes, alors là c'est un article qui parle des femmes aux Etats-Unis. Je précise ça parce qu'avec Nora, on a vu après que les lois au niveau de ce qu'on pouvait avoir comme médicaments n'étaient pas les mêmes suivant les pays. Donc aux Etats-Unis. Il y a des femmes qui n'ont plus assez de désir sexuel, en tout cas qui trouvent que leur désir sexuel n'est pas comme elles le voudraient, et qui pour pallier à ça, prennent de la testostérone, qui en prennent en certaines quantités qui ne seraient sûrement pas admises en Europe, et ça entraîne différentes choses. Alors elles ont une libido du feu de Dieu, alors ça, il n'y a pas de soucis, ça marche bien. Par contre, il y a des chutes de cheveux, il y a de l'acné, il y a d'autres problèmes, parce que... La pilosité ? Oui, il y a la pilosité. Ah oui, alors on perd les cheveux sur la tête, on les récupère autre part. On va dire les jambes Ouais pas que La moustache aussi Voilà le torse je sais pas Je suis pas allée vérifier ce qu'il y avait marqué dans l'étude à ce niveau là Mais bref on prend des poils à un endroit On en perd là où on voudrait en avoir Et on en a là où on en veut pas trop Et ça peut poser aussi d'autres problèmes De prendre trop de testostérone Mais ça on y reviendra peut-être un petit peu plus tard Et donc ces femmes ont une libido Mais alors comme si elles avaient retrouvé leurs 15 ans et par contre elles ont aussi les sautes d'humeur qui vont avec moi ça m'avait hallucinée en fait que moi je ne savais pas en fait qu'on pouvait prendre de la testostérone pour booster sa libido je crois que cet article il va faire grand bruit parce que cette
- Speaker #0
semaine dans le magazine Elle, il y a une journaliste qui a trouvé des femmes en France qui font la même chose donc malheureusement je crains que ça ne soit pas qu'aux Etats-Unis Et cet article dans le magazine Elle était très intéressant, je te l'enverrai.
- Speaker #1
Ah, trop bien. Mais du coup, c'est par pure curiosité personnelle, c'est sur ordonnance ou elles se procurent les médicaments, je ne sais pas trop comment ?
- Speaker #0
En fait, non, l'article, c'est surtout le témoignage des femmes qui en prennent, mais je pense qu'ils ne sont pas allés sur le volet de comment elles se procurent. Bon, après, tu l'as dit, la question de la testostérone, c'est un vrai sujet en soi qu'on ne va pas traiter aujourd'hui. en profondeur. Au final, c'est un peu sur ordonnance.
- Speaker #1
Ah non, non, alors ça, ça pourrait faire un autre podcast à lui tout seul. Mais donc, pour revenir à la femme enceinte, je me suis plutôt intéressée à la testostérone et pas au phéromone. Parce que moi, je me suis intéressée au phéromone principalement pour la reproduction. Bon, ben là, comme je disais tout à l'heure, check, c'est bon.
- Speaker #0
Quand je t'ai posé la question, c'est parce que je me souviens, moi, quand j'étais enceinte de ma première fille, à l'époque, j'avais un chat. Je ne savais pas que j'étais enceinte et ce chat, il se mettait toujours sur mon ventre. et alors qu'il ne le faisait jamais auparavant en plus moi j'étais plutôt allergique aux poils de chat et après j'ai découvert que j'étais enceinte j'ai fait un test et en fait mon chat savait avant moi que j'étais enceinte alors là c'est les animaux qui
- Speaker #1
ont un odorat bien plus développé que le nôtre et ça pose une question sur les phéromones dont je n'ai pas parlé c'est qu'en fait les phéromones d'un point de vue scientifique il y a trois critères alors je reprends mes petits papiers donc petit bruit de papier Merci. Donc pour en fait parler des effets et des phéromones, on mesure trois effets. La spécificité d'espèce. Donc comme le chat n'est pas de la même espèce que l'être humain, ce que le chat sentirait ce serait plutôt des odeurs liées aux hormones de la grossesse. Après il faut une réponse stéréotypée. Donc on se rappelle que par exemple, ça je reviendrai dessus, normalement c'est un comportement automatique. Ça on va voir que chez l'humain les comportements automatiques sont heureusement un petit peu bloqués. Et après, c'est une réponse qui n'est pas apprise. C'est-à-dire que la réponse, elle vient de l'inné. Et le problème, c'est que, comme je disais avec les êtres humains, on a une éducation qui est très forte. Donc, on ne peut pas forcément avoir les trois paramètres pour regarder justement la réponse des phéromènes. Pour revenir Ausha, ce serait plutôt les odeurs.
- Speaker #0
Et tu vois, on peut parler par contre de la testostérone chez la femme enceinte. Parce que ça, ça m'a énormément... Alors, ouais, ça fait rire. Non, mais c'était très drôle. Oui, si, ça m'a fait rire. On peut dire ça. J'ai regardé la testostérone chez la femme enceinte pour la femme enceinte de filles et de garçons. Sans grande surprise, quand on a une fille, on n'a pas un taux de testostérone qui augmente. Parce que la testostérone, c'est fait pour fabriquer les testicules. Donc normalement, pas pour une fille. Par contre, pour un garçon, oui. Et chez la femme enceinte, on s'est rendu compte en prenant des prises de sang. Donc là, c'est bien mesuré. Là, c'est les effets sûrs à 100%. C'est mesuré, c'est précis avec des probabilités, tout ça, tout ce que j'aime. Donc, pour la testostérone chez la femme enceinte, on s'est rendu compte que les femmes enceintes de garçons avaient un taux de testostérone dans le sang supérieur de 40 à 60% par rapport à une femme ou même qui n'a pas de bébé. Il faut savoir que normalement, je rassure toutes ces dames enceintes de garçons, c'est normal, ne vous inquiétez pas, il y a le plin sata aussi qui fait quand même un tri des hormones, donc on ne se transforme pas en homme en étant enceinte d'un garçon. sinon ça se serait depuis le temps par contre si vous vous trouvez trop poilu durant votre grossesse avec un garçon c'est normal, c'est l'effet de la testostérone si vous vous trouvez aussi plus sûr de vous alors là on pourrait parler des effets sociologiques la testostérone c'est encore un autre sujet mais il y a des études qui ont prouvé que quand on est enceinte de garçon on a un côté un peu plus agressif, un côté plus protecteur par rapport au bébé alors moi l'étude qui m'a le plus hallucinée c'est quand même les scientifiques qui sont allés mesurer l'orientation spatiale des femmes quand elles ont plus de testostérone Et il se trouve que les résultats sont positifs, c'est-à-dire que, alors là c'est pareil, j'aimerais bien voir les statistiques, je n'ai pas trouvé les statistiques pour ça, enfin je ne les ai pas cherchées plus exactement, mais il se trouve que des chercheurs ont fait passer des tests de géométrie spatiale à des femmes durant leur grossesse, tout en mesurant le taux de testostérone dans le sang, et plus de testostérone aboutit à une meilleure représentation spatiale. Voilà.
- Speaker #1
Toi tu as eu une fille et un garçon ?
- Speaker #0
Moi j'ai eu les deux, ouais.
- Speaker #1
Oui, et tu as vu une différence ?
- Speaker #0
Ah mais tellement ! Ah mais moi avec mon garçon, alors les poils, bon bah c'est pas très glamour, mais alors j'avais un poil brillant, mais très long, et alors j'étais bien agressive, par rapport à ma fille. Mon mari était halluciné. Ah non non ! Moi je pense que j'étais plus près des 60% que des 40%.
- Speaker #1
Je n'ose même pas imaginer une femme qui n'a eu que des garçons.
- Speaker #0
Bah c'est ma sœur.
- Speaker #1
Elle va le fêter.
- Speaker #0
Mais j'en ai parlé avec elle hier, parce que justement... ouais peut-être ouais je sais pas et en fait alors je vais pas parler de son caractère parce qu'elle est plus pacifique que moi par nature mais par contre elle m'a certifié que le poil était bien présent voilà l'humeur j'ai pas demandé mais alors par contre apparemment le poil ouais ça augmente bien après avis à toutes les femmes enceintes de garçons ça part après vous inquiétez pas ça reste pas on
- Speaker #1
a parlé tout à l'heure de mon chat que je n'ai plus Mangeais J'ai lu encore très récemment, mais on en avait parlé toutes les deux, c'est qu'aujourd'hui, les chiens, notamment, il me semble, parce que j'ai revu un article récemment, je vais dire dressé, mais ce n'est pas totalement ce que je veux dire, éduqués pour repérer les cancers.
- Speaker #0
Oui, alors pas que les cancers, il y a... Ah, mais ces chiens, ils sont formidables. Les chiens peuvent être éduqués pour repérer certaines maladies. certains cancers, pas tous et aussi il y a des chiens qui sont éduqués pour repérer des crises d'épilepsie et également pour repérer des crises de diabète je ne sais pas s'ils repèrent l'hypoglycémie ou l'hyperglycémie mais ils sont éduqués pour ça et il y a des odeurs qui vont avec,
- Speaker #1
donc là on est dans les odeurs oui j'ai déjà vu sur Insta des vidéos où on voit une femme dans sa cuisine parce que c'est souvent ce que j'ai vu et puis le chien juste avant elle s'évanouit et juste avant Oui. C'est-à-dire qu'il savait qu'elle allait s'évanouir, il la protège quand elle va tomber. Ça, on est vraiment sur les phéromones.
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Ah,
- Speaker #0
non, je suis désolée, ça c'est les odeurs.
- Speaker #1
Ça c'est les odeurs.
- Speaker #0
Mais oui, puisque les phéromones, c'est pas lié, il faut que ce soit la même espèce. Oui. Je te donne des exemples de phéromones. Il n'y a pas de souci, parce que j'en ai regardé plusieurs. Et j'ai essayé de trouver des phéromones féminines et masculines. Alors, masculines, il n'y a pas de souci. Messieurs, ça, vous avez bien commencé à faire les études avec les phéromones sur... Sur les chercheurs,
- Speaker #1
tu veux dire ?
- Speaker #0
Oui, mais sur les chercheurs, bien évidemment, je ne fais pas de généralité. Il faut savoir que les chercheurs sont en grande partie masculins pour différentes raisons. Et là, ce n'est pas du féminisme, c'est juste une observation. Donc, on a regardé, ils ont fait beaucoup d'études avec des phéromones masculines et certaines avec les phéromones féminines. Donc, j'ai trouvé trois molécules qui sont des phéromones masculines. Donc qui viennent de tout ce qui est testostérone. Donc la testostérone qui est une hormone, elle. Donc on observe des synchronisations menstruelles, là cette fois, pour des femmes qui ont des cycles irréguliers. Il faut savoir que c'est plus facile de collecter des phéromones masculines, puisque c'est dans la sueur, dans l'urine. Ça demande moins d'investissement personnel que de récupérer des fluides vaginaux. Alors il y a aussi des phéromones dans la sueur des femmes. Mais là où c'est en plus grande quantité, c'est là où ça coule plus, c'est les flux de vaginaux. Donc pour les phéromones masculines, on a l'androsténol qui permet la synchronisation menstruelle des femmes et on observe une régularisation des cycles au bout de 12 à 14 semaines. Donc ce qu'on fait en fait, c'est qu'on fait sentir cette phéromone. Oh pardon, je n'arrête pas de faire la bêtise. Cette phéromone, on arrive à la synthétiser. Et on fait sentir des phéromones même synthétiques à ces femmes. Et au bout de 12 à 14 semaines, elles ont un cycle menstruel qui est plus régulier. Donc ça, ça a un intérêt médical que je trouve assez intéressant. Il y a l'androsténone. Celle-là, c'est l'hormone... C'est la... Oh ! C'est la phéromone des urines ! Pardon, la phéromone. L'androsténone, c'est la phéromone qu'on trouve dans les urines. Donc là, c'est le territoire. C'est l'effet répulsif chez les hommes. chez les hommes, donc quand les hommes hétérosexuels sont en présence d'Androsténone, ils ont un signal qu'ils sont sur le territoire de quelqu'un d'autre, donc généralement ils vont au départ en fait. Je suis désolée de cette comparaison, mais c'est comme quand les animaux, les félins ou les chiens, les canidés de manière générale marquent le territoire, les chèques font plutôt ça avec les griffes, les félins font plutôt avec les griffes, moi avec l'urine aussi, et puis les canidés plutôt avec l'urine, là c'est le même principe, on est sur le territoire de quelqu'un d'autre. On passe son chemin. On a prouvé aussi que l'androsténone avait un rôle, alors là c'est aussi mesuré, dans l'excitabilité des femmes et des hommes homosexuels. Donc l'androsténone est une phéromone qui a pour effet de chasser les concurrents et d'exciter la personne avec qui on veut se reproduire. Et il y en a une autre qui s'appelle l'androsténédione. Donc les noms sont en fonction des formules chimiques, si jamais vous vous demandiez. Si vous ne l'en avez pas, vous le savez maintenant. Et en fait, là, on peut poser directement cette phéromone, donc cette molécule, sur ce qu'on appelle... Ah, il y a quelque chose dont je n'ai pas parlé. Je fais une petite parenthèse avant de vous dire ce que ça fait, cette phéromone. Il existe deux systèmes, deux systèmes principalement reconnus, parce qu'en fait, on pourrait en avoir plus. Deux systèmes principalement reconnus pour tout ce qui est détection des phéromones. Il y a un système qui est à l'état quasiment vestigial chez l'homme, qui s'appelle... L'organe voméronasal, j'ai tellement de mal à prononcer ce nom, je ne vais pas le redire, je l'ai dit en une fois, super. L'organe, je vais essayer de le redire, voméronasal, qui est un système vestigial qui se retrouve chez les animaux, et il y a aussi dans le nez, donc le système olfactif, avec l'épithélium olfactif. Et on voit une différence, on voit une réponse de l'épithélium qui change de forme en fait, quand on met des phéromones dessus. Donc on a cette fois une vraie observation. de ces deux récepteurs pour les phéromones. Il existe aussi des récepteurs, par exemple, gustatifs pour les phéromones. Les girafes nous le confirmeraient, d'après ce que tu viens de me dire avant. Mais ça, ce n'est pas encore prouvé à 100% chez l'homme. Donc, quand on met de l'androsténédione, j'aime bien dire des mots compliqués là, sur l'organe voméronasal, on observe une diminution de la nervosité chez les femmes. Donc même à l'état vestigial, apparemment, il y aurait quand même un effet de cette phéromone sur l'organe, fait normalement, même s'il était vestigial, pour recevoir ces phéromones. Donc cette dernière phéromone, dont je pense que je ne vais pas redire le nom, vous l'avez toutes comprises, tous comprises, pardon, c'est un régulateur de l'humeur, et c'est aussi une phéromone qui augmente l'excitation chez les femmes. et qui diminue l'excitation, on parle de l'excitation sexuelle, chez les hommes. Pour revenir à l'excitation sexuelle, il faut savoir que c'est aussi directement relié au taux de testostérone, principalement chez les hommes, mais aussi chez les femmes. Et quand un homme est excité sexuellement, son taux de testostérone augmente. Et on a pu regarder ça avec la phéromone féminine qui s'appelle la copuline. Bon, alors laissez-moi pas aller chercher très loin, on sait à quoi ça sert. Voilà. Pour ça, c'est clair. Moi, ça m'a hallucinée. Quand j'ai vu, pour les hommes, c'est de l'androsténol et tout, les femmes, copuline. C'est pas les mêmes structures moléculaires ? On a pas le doute,
- Speaker #1
c'est de copuline.
- Speaker #0
Ouais, voilà. Donc la copuline qui se trouve principalement dans les fluides vaginaux. Là, je veux dire, c'est ciblé. Il y a énormément d'études avec cette copuline. J'ai adoré ces études. On pourra parler des choses plus ou moins sérieuses scientifiquement, mais des anecdotes. Donc si jamais la copuline, si je reviens sur ce que j'ai dit avant sur les filtres à café et les petits cotons autour du cou, là on est clairement avec de la copuline. On avait du café à la copuline et puis du parfum à copuline. Donc quand on met les hommes en présence, alors évidemment les hommes hétérosexuels. Ah oui, je fais un petit lien. J'ai vu qu'ils ont commencé à faire des études avec les femmes homosexuelles. Alors ça c'est hyper récent, ils ont vu les mêmes effets. que sur les hommes hétérosexuels. Pour la copuline. Je n'ai pas les données pour les autres hormones. Mais pour la copuline, on voit qu'il y a une hausse du taux de testostérone quand... alors très faible, très faible. Signif... ouais, significatif à la limite au niveau de tout ce qui est probabilité, mais quand même légèrement significatif, donc je me permets d'en parler. Il y a un effet sur la testostérone, c'est-à-dire que quand un homme hétérosexuel est en présence... de copuline, donc quand généralement on fait respirer de la copuline aux hommes, le taux de testostérone augmente. Donc normalement, ce qu'on verrait chez un animal, c'est que l'animal, pour lui, c'est un signal de go, il y va. Chez les hommes, il n'y a pas ce signal de go, parce qu'il y a l'éducation qui vient au-dessus.
- Speaker #1
Il n'y a pas ce signal de go, mais est-ce que tu fais référence à l'enquête sur les stripteaseuses ? Tu m'avais parlé de...
- Speaker #0
Ah oui, alors ça, c'est l'enquête la plus connue. pour regarder l'effet non pas de la copuline, mais de l'ovulation, sur tout ce qui est reproduction, très clairement, donc avec les réponses des hommes quand les femmes sont en période d'ovulation. Donc l'étude s'est tenue au Nouveau-Mexique, c'est l'étude la plus connue, puisque forcément, vous allez comprendre tout de suite, c'est assez ludique comme étude. Donc c'est une étude qui a été faite sur énormément de femmes, c'est une étude qui date de 2007. Donc c'est une étude récente. Je ne vous ferai pas l'offense de vous lire le titre de deux lignes en anglais, on va éviter. Juste, ça essaie de mettre en évidence les effets du cycle ovulatoire d'une femme par rapport au pourboire qu'elle a. Donc évidemment, ce n'est pas toutes les femmes, c'est pour les lapdancers. Donc c'est pour les stripteaseuses qui font du lapdance. Donc c'est assez précis. Donc l'idée de base, c'était de vérifier s'il y a des signaux, comme les autres animaux, lors de la fertilité. Si jamais vous n'avez pas l'image en tête, il y a certains singes qui ont carrément les fesses qui gonflent pour indiquer que les femelles sont en ovulation. Alors, je ne pense pas que ce soit le cas chez les humains, mais en tout cas, ce serait bizarre qu'on soit la seule espèce à ne pas avoir de signal disant « Ouh, c'est bon, je peux me reproduire ! » Ouais, c'est exactement ça. J'ovule ! Attention, j'ovule ! Donc, on a beaucoup de films américains ou autres où on voit les gens qui, vraiment, durant la période d'évulation, veulent vraiment en profiter pour avoir le plus de chances d'être fertilisés. Là, on se demandait s'il n'y avait pas, naturellement, des signaux pour ça. Donc, le constat, ils ont été très, très, très studieux. Voir des danseuses, des lap-danceuses, Ils ont fait l'étude sur 53 danseuses professionnelles. On est très loin des échantillons, qui pour les autres études varient généralement autour de 20. Il y a des sujets qui sont peut-être un petit peu plus sympathiques à étudier que d'autres, alors là, 53 danseuses, voilà. Et en fait, ils ont découvert que pendant la phase ovulatoire, donc qui est la phase la plus fertile, les danseuses avaient mais nettement plus de pourboires. Donc évidemment, c'est des moyennes que je vais vous donner là. Donc en moyenne... Sur 5 heures de travail, le pourboire était de 335 dollars. Alors oui, c'était au Nouveau-Mexique l'étude, donc c'est en dollars. Donc pour 5 heures, 335 dollars de pourboire pendant l'ovulation, par rapport à 260 dollars en phase luthéale, donc ce n'est pas durant l'ovulation. Et attention, 185 dollars durant les règles !
- Speaker #1
Eh oui !
- Speaker #0
Ah ouais, bah dis donc les pauvres, double souffrance quoi. Règle et bam pour les pourboires, on diminue de moitié. Ouais, c'est un truc de dingue. Il y a eu un groupe témoin et en fait l'effet disparaît totalement. Oui, ils ont même fait un groupe témoin. Ils ont pris une étude à cœur. Donc ils ont fait un groupe témoin et ils ont remarqué que cet effet n'existait pas quand les danseuses étaient sous pilule contraceptive. L'histoire ne dit pas combien de pourboires elles ont sous pilule contraceptive. Donc ça, moi je trouve ça dommage, ils auraient dû mettre combien de pourboires elles ont, parce que là, apparemment elles ont moins de pourboires parce qu'elles n'ont pas le pic hormonal. Ah si, c'est dit, que la pilule contraceptive, ça supprime le pic hormonal. Donc en gros, ça supprime les pourboires.
- Speaker #1
Je pense qu'elles ont leurs règles.
- Speaker #0
Je ne sais pas, c'est pas marqué.
- Speaker #1
C'est-à-dire en tout cas, elles ne sont pas... Le message auxquels ovules n'est pas transmis.
- Speaker #0
Il n'y a pas le message de la reproduction, puisque c'est complètement inhibé avec la pilule. Après, cette étude est bien évidemment très controversée, parce qu'il y a énormément de paramètres qui rentrent en jeu. Les statistiques, c'est aussi compliqué. On n'a pas fait des prises de sang à ces danseuses pour voir leur taux hormonal à chaque fois qu'elles allaient danser. Il y a quand même des biais dans cette étude, mais moi je la trouve juste hallucinante. Déjà qu'elle existe ? Oui, alors ça, il y a des études sur tout, sur tout et n'importe quoi. Moi je trouve ça quand même, ouais je trouve ça, t'imagines les gens, les docteurs qui se sont dit tiens allez, on va aller là, et puis on va regarder ce qu'il se passe, on va demander aux danseuses quelle est leur phase de cycle, et puis on va aller leur demander leur pourboire quoi. 53 dans ce, c'est pas une ou deux, c'est 53. Donc 53 d'un point de vue statistique, on rentre déjà dans un échantillonnage qui est intéressant. Après le problème c'est qu'on peut avoir beaucoup de paramètres autant comportementaux que hormonaux, que phéromonaux qui rentrent dans l'histoire. Donc là malheureusement, même si cette étude m'a fait halluciner, on ne peut pas malheureusement en tirer des conclusions définitives. D'ailleurs, bizarrement, il y a plein de gens qui ont essayé de la refaire, cette étude. Bizarrement, alors ça, ouais, c'est très drôle. Voilà, par contre, il y a des études qui ont été faites sur la copuline, vraiment. Alors, en fait, il y a une phéromone qui s'appelle copuline, et il y en a d'autres qui ne s'appellent pas copuline, qui s'appellent un nom beaucoup plus barbare, qui est un dérivé d'oestrogène. Et là, il y a des études qui ont été faites... Alors, attends que je retrouve là où je l'ai marqué... Il y a des études qui ont été faites. Donc, sur la copuline, c'est des études qui ont montré quoi sur la copuline ? C'est des études qui ne sont pas récentes sur la copuline, puisqu'elle date de 1977. Il y a des études sur la copuline un peu plus récentes, qui datent de 2001 et 2006, et qui ont montré que l'odeur d'une femme était plus plaisante pour les hommes. Là, ce n'est pas marqué, ils n'ont pas fait homo-hétéro, donc là, on va parler de mâle-femelle en gros. Donc l'odeur d'une femme est plus plaisante lors de l'ovulation pour les hommes. Voilà, donc ça, ça a été prouvé lors de plusieurs études et c'est en lien cette fois avec la copuline. Et comme j'ai dit, en fait, la copuline, ça, comment dire, ça fait augmenter le taux de testostérone des hommes. Il faut savoir que le taux de testostérone des hommes augmente également quand ils regardent des films excitants. Et qu'un fort niveau de testostérone, alors je ne sais pas comment, alors c'est que des articles en anglais, donc je ne sais pas comment traduire en fait réellement en français, mais en fait les hommes qui ont un fort niveau de testostérone, ils sont plus intéressés à faire des rencontres que les autres.
- Speaker #1
Peut-être qu'il est temps de passer à cette autre messagimie qui est les hormones et notamment la testostérone, qu'est-ce que c'est ?
- Speaker #0
Alors, la testostérone. C'est une molécule messagère, comme toutes les hormones, toutes les hormones sont des véhicules de messages. Et la testostérone, c'est ce qu'on appelle l'hormone mâle, qui est produite par les testicules. Or, les femmes n'ont pas de testicules, mais sachez mesdames que nous produisons aussi de la testostérone avec les ovaires et les glandes surrénales, en français on dit. Et que ces glandes se retrouvent également chez les hommes. Et donc chez les hommes, il n'y a pas que les testicules qui produisent de la testostérone, il y a aussi ces glandes-là. Donc les hommes et les femmes ont de la testostérone, qui est un messager chimique dans le corps, cette fois, qui passe à travers le sang et qui va avoir énormément de rôle dans la sexualité et dans notre vie de tous les jours, pas que la sexualité.
- Speaker #1
C'est quoi les messages que la testostérone envoie dans le corps ? Reproduire quoi ?
- Speaker #0
Moi, je préfère parler de rôle de la testostérone plutôt que des messages, parce que sinon, je vais te répondre à côté.
- Speaker #1
C'est son rôle.
- Speaker #0
Oui, parce qu'en fait, les messages, c'est couplé avec différentes hormones. Et suivant le message fourni, on va avoir différentes hormones mises en jeu. Donc là, les rôles de la testostérone. On a, c'est parti pour la liste des rôles de la testostérone. Un rôle dans le développement de l'humain. un rôle dans le désir sexuel, et ça pour les deux sexes, comme on a vu avec les dames qui prenaient de la testostérone pour booster un peu les libido. Un rôle dans le métabolisme, un rôle dans l'humeur, et voilà. Et pourquoi j'ai mis des clins naturels ici, moi ? Ah oui, parce qu'à un moment, on verra ce qui se passe. Ça, j'ai un peu enlevé le suspense. Tu pourras le couper si tu veux. On verra ce qui se passe quand on vit, quoi.
- Speaker #1
Oui, ça, ça va avec le développement. en train de réaliser une bande dessinée sur l'endropose et donc forcément il y a une chute naturelle un vieillissement testiculaire et une chute à testostérone mais ça fera l'objet d'une bande dessinée et Nathalie sera présente dans la bande dessinée pour nous expliquer ce que c'est que la testostérone ou un petit personnage
- Speaker #0
Donc, je ne sais pas ce que tu veux que je développe en premier avec la testostérone.
- Speaker #1
On va commencer ce podcast en parlant des idées reçues. Et je pense qu'il y a plein d'idées reçues sur la testostérone. On a aussi beaucoup parlé de la reproduction, de la grossesse. Voilà, il y a l'idée que très jeunes, les petits garçons comme ça, ils ne sont pas encore pleins de testostérone, mais enfin, ils ne sont pas pleins de testostérone, je n'en sais rien.
- Speaker #0
Alors oui, moi qui est un petit garçon, justement. C'est vrai qu'on dit souvent, oui mais ça c'est normal que le petit garçon il fasse ça parce qu'il a des poussées de testostérone et tout. Enfin moi c'est des trucs que j'avais entendu et donc je me suis demandé si c'était vrai. Donc j'ai regardé quelles étaient les différentes poussées de testostérone au cours du développement de l'humain. Je parle du développement de l'humain parce que j'ai regardé ce qui se passait aussi lors de la gestation. Je vous ai déjà parlé de la femme enceinte qui a des effets lorsqu'elle a un bébé mâle, un petit garçon. Donc une petite fille. Et donc on voit qu'en effet, durant le développement, on a différents moments clés pour la testostérone, que le premier pic de testostérone est dans l'utérus, puisque c'est entre la 9e et la 15e semaine de gestation. Et durant ce temps de gestation, il y a un premier pic, évidemment pour les petits garçons, puisque c'est lié aux testicules, un énorme pic de testostérone, qui correspond quasiment à des taux de testostérone d'hommes adultes. Sur une petite cacahuète. Alors je suis désolée, je ne suis pas très bonne en tout ce qui est taille des fœtus. Donc c'est peut-être un peu plus qu'une cacahuète. Mais bon, c'est un tout petit machin qui se prend une dose de testostérone d'un homme adulte en quelques semaines. Et ça, c'est pour la différenciation sexuelle. C'est pour avoir... Là, évidemment, je parle... Je ne sais pas comment on dit. Je parle toujours des sexes biologiques. C'est ça ?
- Speaker #1
Oui, oui. Et ça explique aussi le fait que la femme enceinte en bénéficie. Le taux est tellement élevé que je ne vois pas comment elle peut être épargnée par cette augmentation.
- Speaker #0
Elle ne l'est pas, on l'a vu. Elle ne l'est pas du tout. Alors après, il y a quand même un filtre qui est le placenta qui transforme la plupart de la testostérone. Mais on a vu que malgré cette transformation, il y avait quand même de la testostérone qui passait dans le sang de la maman. Donc non, les mamans ne sont pas épargnées. De toute façon, si les mamans étaient épargnées durant les grossesses, ça se saurait, je pense.
- Speaker #1
Si le petit garçon, alors qu'il est fœtus, enfin le mâle, alors qu'il est fœtus dans la petite fille aussi, elle a son pic d'oestrogène ?
- Speaker #0
Non, non, il n'y a pas de pic d'oestrogène. J'ai regardé, alors j'avais commencé à regarder, et non, en fait, il n'y a pas de pic d'oestrogène. C'est-à-dire que la différenciation se fait par l'émission de testostérone.
- Speaker #1
Oui, elle n'a pas besoin d'un pic d'oestrogène parce qu'à la base, le sexe est neutre et c'est la testostérone qui va produire les testicules alors que la petite fille n'a pas besoin d'avoir ce pic d'oestrogène puisque le développement poursuit tel qu'il aurait dû être.
- Speaker #0
Alors, tel qu'il aurait dû être pour une petite fille, oui. Après, il faut se rendre compte aussi d'un truc, c'est que la maman a aussi des oestrogènes. Donc on se doute bien. que s'il y a des choses qui passent du placenta vers la maman, il doit aussi y avoir des choses qui passent dans l'autre sens. Alors, je n'ai pas trop regardé non plus tout ça. Mais non, il n'y a pas de pic d'oestrogène d'après ce que j'ai vu.
- Speaker #1
Donc, il y avait cette première phase de pic, ce premier pic de testostérone qui est un pic prénatal pour le mâle. Et c'est quoi le deuxième ?
- Speaker #0
Alors, le deuxième, c'est encore pour les bébés. Donc c'est entre 1 et 6 mois, et là ça va aussi avec le développement des organes génitaux, avec la maturation des organes reproducteurs. Donc il y a aussi une énorme poussée de testostérone chez le petit bébé,
- Speaker #1
comme une malentendue puberté de bébé, de nourrisse.
- Speaker #0
Oui c'est ça, il se prend des taux d'adultes en fait, de testostérone adulte, pour faire une différenciation, pour une maturation pardon, pas une différenciation, parce qu'ils sont déjà là les organes. Il y a un peu de testostérone chez le bébé femelle, donc la petite fille, mais beaucoup moindre. Ça n'est rien comparé au bébé garçon. Après, par contre, contrairement à ce qu'on croit, entre l'âge où les petits garçons sont des fois un peu plus violents, enfin, qu'on dirait un peu plus violents, c'est-à-dire vers 2-3 ans, là où ils n'arrivent pas forcément à tout s'exprimer correctement, et qu'ils tapent et mordent. Alors, il n'y a pas que les garçons qui font ça, mais aussi les petites filles qui tapent et mordent. On pourrait penser que justement, cette espèce de poussée de violence va avec une montée de testostérone. Ben non, pas du tout en fait. Là, il n'y a pas de poussée de testostérone.
- Speaker #1
La première idée reçue, que le petit garçon de 2-3 ans serait plus agressif parce qu'il y aurait la testostérone, ça ce n'est pas validé.
- Speaker #0
C'est complètement faux. Ce n'est même pas validé, c'est invalidé. C'est faux à 100%. Ça, ça ne vient que de l'éducation.
- Speaker #1
Le premier pic, c'est prénatal. Le deuxième, c'est à 1-6 mois. Ensuite, c'est la puberté.
- Speaker #0
C'est ça, la puberté. Alors là, les pauvres garçons, ils s'en prennent plein la tête puisque le taux de testostérone augmente de 10 à 20 fois. C'est énorme. Donc, on se demande un peu pourquoi il y a un HBET chez les garçons. Je pense qu'il ne faut plus chercher très loin. On l'a trouvé. Ils se prennent de la testostérone en énorme quantité durant la puberté. Bon, alors, évidemment, la différenciation sexuelle durant la puberté, elle est énorme. Les garçons, ils grandissent énormément. Les poils, on n'en parle pas. La voix qui change. Enfin bref, il y a tout ce qui se passe à ce moment-là. Tout, il change complètement. Donc, c'est dû à ça. C'est parce qu'il y a cet énorme taux de testostérone. Quelque truc. Ah ouais, non, mais c'est énorme. C'est énorme. Moi, j'ai beaucoup plus de compassion étant prof au cycle. Moi, je les ai devant tous les jours, les ados. Certains garçons, tu te dis, oui, bon, bah, le pauvre. On va le laisser décanter, et puis on verra ce qu'il se passe après, parce que là il est en plein pic le pauvre. Il faut savoir que durant la puberté, il y a aussi une augmentation du taux de testostérone chez la fille, bien moindre. Donc je n'ai pas les taux chez la fille, parce que c'est beaucoup moins. Après, ce n'est pas un énorme pic, mais j'aimerais juste dire qu'une fois qu'on est adulte, et qu'on a un fonctionnement reproductifs, donc les filles ont leurs règles. Il y a un fonctionnement différent du Gandhia. On n'a pas les mêmes taux de testostérone, suivant si on est déjà un homme ou une femme. Les hommes sont saturés de testostérone, les femmes non. Et les hommes n'ont pas les mêmes taux de testostérone suivant l'heure dans la journée. Les hommes fonctionnent suivant un cycle circadien, donc un cycle journalier pour la testostérone, qui augmente à certains moments de la journée, alors que les femmes fonctionnent sur un cycle... ovulatoire, donc les femmes auront un pic de testostérone vers l'ovulation. Avant l'ovulation, on a un pic de testostérone. Voilà. Et la dernière partie du développement, la dernière variation, si je peux dire ça comme ça, de la testostérone, c'est quand on arrive vers les 30-40 ans et que là, on commence à avoir un déclin du taux de testostérone. Si je me souviens bien, c'est environ 1% par an pour les hommes. Les femmes, ça ne fonctionne pas de la même manière puisque les femmes sont reliées Merci. à leur cycle menstruel. Donc les femmes ont une chute de la testostérone avec la ménopause. Voilà pour ce qui est du développement et de la testostérone. Donc ça, ça implique différentes choses au niveau de l'humeur, au niveau oui, principalement au niveau de l'humeur et de comment on vit les choses, parce que l'humeur est aussi reliée à l'humeur.
- Speaker #1
C'est-à-dire avec la baisse de la testostérone. il va y avoir des troubles de l'humeur.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Alors qu'on va dire chez la femme, une irritabilité. C'est vraiment les termes qu'on utilise. Tu l'as dit, la science, elle genre différemment. Et ces noms d'hormones ou de testostérone ou de phéromones, les sujets, les thèmes, ça reste très, très genré.
- Speaker #0
C'est très genré parce que la science est malheureusement très genrée, même encore actuellement. Moi, ce que je disais à mes élèves, c'est qu'il faut se rappeler qu'il y a encore 200 et quelques années, il y a des femmes qui se faisaient brûler pour faire de la science. C'est les sorcières. La dernière sorcière a brûlé en 1782 en Suisse. Donc, ce n'est pas si loin que ça. Lorsque c'est une femme,
- Speaker #1
c'est de la magie. Et quand c'était des hommes, c'était de la science. Il a fallu se battre pour que les... Il faut se battre encore pour que les femmes soient acceptées dans le monde scientifique.
- Speaker #0
C'est un peu plus compliqué que ça. Je pense que suivant qui fait les études, et suivant surtout l'intérêt des gens à faire des études, on n'observe pas les mêmes choses. Ça c'est vrai pour tout, c'est Einstein qui disait ça, qui disait que l'observation modifie le résultat. Einstein ne parlait pas des hommes et des femmes, il parlait des particules, il parlait d'autres choses, donc c'est aussi valable avec les molécules qu'avec les humains. Forcément, on essaie d'abord d'observer ce qui nous intéresse.
- Speaker #1
Oui, on le voit aussi pour les historiens et les historiennes. Aujourd'hui, c'est une histoire qui est revisitée avec un prisme qui n'est pas uniquement masculin.
- Speaker #0
Oui, voilà. Mais après, je ne veux pas jeter la pierre à des gens qui ont déjà essayé de faire des recherches, qui se sont intéressés. On a tous autant... Femme que homme, on a tous en tant qu'humain des biais. Donc forcément, ceux qui ont pu accéder aux sciences, ils ont fait avec leurs biais. Et puis après, suivant l'évolution de l'humain, suivant la façon de penser, les choses changent et les études changent également. Après, pour ce qui est de la testostérone, généralement, c'est des mesures. Ça, les mesures, c'est ce que j'aime bien avec les mesures, c'est que ça ne change pas.
- Speaker #1
C'est noir sur bas. Ça a été là-dessus, en tout cas. Si tu voulais ajouter quelque chose, je pense qu'on aurait encore un million de choses à dire, mais heureusement, il y a une bande dessinée qui évoquait tout ça.
- Speaker #0
Attends, je regarde.
- Speaker #1
Est-ce que tu aimerais encore...
- Speaker #0
Regarde, si jamais tu veux couper ou si tu veux faire un bêtisier, je peux parler de tout ce que j'avais rapporté sur toutes les anecdotes. Il y en a tellement. Ah oui, forcément, il y a les petits bruits de papier qui vont avec, parce que je ne connais pas tout par cœur. Donc les anecdotes pour les phéromones, nous avons tout ce qui est la sueur de la peur. Donc en fait, quand on a des phéromones de peur, c'est contagieux, c'est-à-dire que les gens se sentent angoissés, nerveux, tout ça. Ça provoque un stress intense.
- Speaker #1
Tu avais parlé de ton chien.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Alors pas de la peur, mais quand il y a de la colère ou le chien est distancié.
- Speaker #0
Ah oui, alors ça, alors ça, petit conseil. nouveau propriétaire de chien, si vous voulez que votre chien revienne, même si vous êtes saoulé parce qu'il ne veut pas revenir, parce qu'il n'est pas obéissant, comme le mien en fait, ça ne sert à rien de vous énerver parce que les chiens sentent justement, et ça attention ce n'est pas des phéromones, c'est un terre-espèce, donc c'est des hormones, et des messages chimiques comme les odeurs. C'est très vague maintenant, on a vu qu'on ne peut pas juste mettre une catégorie de molécules pour une réaction. Donc quand on est saoulé par son chien qui ne veut pas revenir, généralement on émet des odeurs d'énervement. et d'agressivité. Et le chien, il se dit, hop, si je reviens, je vais me faire agresser, donc je ne reviens pas. Et donc vous êtes là, oh, mais reviens, lui, non, non, non, culini, parce que sinon tu vas m'agresser. Donc c'est hyper important, en fait.
- Speaker #1
Il vaut mieux rester zen quand on cherche son chien.
- Speaker #0
Ouais, ouais, voilà. Il vaut mieux rester zen lors de l'éducation canine, de manière générale, le chien obéit mieux. Voilà.
- Speaker #1
Tu as d'autres anecdotes ?
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Donc j'ai parlé des larmes... de tristesse qui déclenche l'empathie et le rapprochement mais qui inhibe complètement l'excitation sexuelle donc ça c'est vérifié comme j'ai dit avec une baisse significative du taux de testostérone. On a donc comme on a dit le test du t-shirt sale ou bien le test d'histocompatibilité avec les odeurs qui nous attire plus ou moins suivant si on a un système immunitaire compatible pour les enfants ou pas. Tant donné qu'il y a un problème de système Véromero. Ah bah voilà je ne sais plus le dire. l'autre là, vomeronasale il y a trop de syllabes, je sais pas, j'arrive pas à les mettre dans le bon sens,
- Speaker #1
vomeronasale voilà,
- Speaker #0
vomeronasale, il faut s'entraîner à le dire j'essaie, et une fois de sur deux je me plante, donc voilà ça c'est un peu critiqué parce que le système vomeronasale, pour ou contre vestigial ou pas, c'est encore en cours d'études, on a la sueur de dégoût aussi, qui est communicatif oh et ça, je vais devoir parler d'abeilles tu le gardes pour toi, tu le mets, c'est parce que les abeilles, voilà, alors là évidemment on est sorti de l'attraction sexuelle chez les hommes On parle des abeilles. Il y a des études qui ont été faites pour les abeilles. Parce qu'en fait, suivant les fleurs où elles vont, elles peuvent mettre des phéromones. Et si tu mets une phéromone de dégoût sur la fleur, tu peux même essayer de donner autant de sucre que tu veux à l'abeille.
- Speaker #1
Elle n'ira pas.
- Speaker #0
Elle n'ira pas. Voilà. Donc le dégoût, c'est un message hyper important.
- Speaker #1
On sait sur quelle fleur les abeilles ne veulent pas aller ? Où elles déposent du dégoût ? Non, on ne sait pas. Je suis désolée. Peut-être qu'on sait, mais on n'a pas...
- Speaker #0
Ce n'était pas marqué dans l'étude.
- Speaker #1
Non, non, non. Ok.
- Speaker #0
C'était pas du tout marqué dans l'étude, mais je pourrais chercher. Après, ils ont mis, tu sais, il faut quand même une surface spécifique. Et puis, c'est les chercheurs qui vont mettre les phéromones de dégoût sur les fleurs. Donc, j'imagine que ça ne doit pas être des fleurs trop compliquées. Il faut pouvoir étaler les trucs dessus. Comme j'ai dit, il y a l'ovulation et la tostostérone. Merci des streptiseuses. Ça a été quand même mesuré avec la copuline. Ah non, la copuline, c'est juste la traction.
- Speaker #1
d'ailleurs ça fait me penser à quelque chose excuse moi je te coupe il y a des femmes qui disent quand elles ont leurs règles elles sont plus davantage excitées et c'est amusant parce que tu dis en tout cas dans l'étude qui a été faite au Nouveau-Mexique c'est que des hommes qui vont sentir où il va se passer effectivement ce message chimique où cette femme elle a ses règles et elle a moins pour boire j'imagine la pauvreté Mais t'imagines la contradiction, c'est à ce moment-là qu'elles sont le plus disponibles pour une sexualité, parce qu'elles ont leurs règles.
- Speaker #0
Oui, alors ça, parce que je me suis intéressée aussi à ça, il y a deux choses. Il y a les femmes qui sont hyper excitées avant l'ovulation, ça c'est la testostérone, et puis c'est un point de vue, je veux dire, si on n'était pas excitées lors de l'ovulation, on ne se reproduirait pas, ça serait problématique pour l'espèce. Et après, il y a un autre truc qui n'a rien à voir. avec les phéromones et tout ça, c'est qu'on a, en fait on gonfle, vous le savez mesdames, on gonfle avant les règles et on gonfle aussi au niveau des muqueuses. Et quand on gonfle au niveau des muqueuses, ça amène certaines sensations d'excitation. Parce qu'en fait on gonfle aussi. Oui,
- Speaker #1
comme le clitoris c'est comme un pénis, ça rentre aussi en érection. Et si ça gonfle, ça fait pression sur l'ensemble du clitoris, ça va toucher aussi au vagin. Et c'est tout l'organe génital qui va s'attirer.
- Speaker #0
C'est tous les tissus mous qui gonflent. Ce n'est pas que le clitoris. Et puis d'ailleurs, c'est des organes qui gonflent aussi lors de l'excitation sexuelle, lors d'un rapport. Donc c'est aussi pour ça que certaines femmes sont super excitées pendant le règne. Parce que physiologiquement, elles ont tous les signaux d'activation. On a fait quand même des études avec des femmes avec des t-shirts, pas qu'avec des strip-teaseuses. Dans les différentes phases du cycle menstruel, ce qui était très drôle, c'est qu'on a demandé aux hommes, pour ne pas que leur taux de testostérone soit perturbé, de respecter certaines conditions avant de passer les tests. Donc de ne pas manger certains aliments, de ne pas faire de sport avant une certaine période, de ne pas boire aussi certaines boissons. Sachez que notre alimentation, notre mode de vie, a aussi un effet sur les hormones que nous produisons.
- Speaker #1
Ils ont donné les aliments et les boissons dans cette étude ?
- Speaker #0
Oui, mais ça, je vais garder un petit suspense, tu pourras le raconter une autre fois, parce que j'ai peur de dire des bêtises, je n'ai pas toutes les données sous les yeux, sachant qu'en fait, tout ça, c'est censé être off, donc tu verras ce que tu mets, ce que tu ne mets pas. Donc, il a été prouvé qu'il y a vraiment un effet de taux de tétostérone qui augmente, ou alors qui ne bouge pas, au contraire, suivant les différentes phases du cycle menstruel.
- Speaker #1
Je continue.
- Speaker #0
Pareil, les larmes d'enfants calment aussi. Non, alors autant. Alors ça, j'ai trouvé ça, la biologie c'est tellement hallucinant. Les larmes de tristesse de femmes diminuent la libido des hommes. Les larmes de tristesse des enfants diminuent l'agressivité des hommes. Voilà. Petite info, là c'est toujours au niveau des phéromones. L'anxiété, c'est pareil, quand on dégage trop d'anxiété, on stoppe un petit peu la prise de risque des congénères. Voilà. Qu'est-ce que j'ai d'autre ? Qu'est-ce que j'ai d'autre ? Oui. Quand on dégage aussi, à l'inverse, quand on a un dégoût très fort, c'est contagieux. Et ça, je trouve ça génial. Quand on est très heureux, c'est aussi contagieux. Voilà. le fait que quand on sent son partenaire on baisse son niveau de stress aussi donc le lien entre l'odeur et le côté rassurant du partenaire on n'est pas rassuré par quelqu'un qui pue je suis désolée de le dire ça rassure pas quelqu'un qui pue voilà sinon
- Speaker #1
c'est un peu triste comme dernière phrase attends je vais dire autre chose oui parce que oui c'est un peu terrible c'est subjectif en plus l'odeur totalement subjectif Oui. Toi, tu peux trouver quelqu'un plus et puis son partenaire ou sa partenaire peut trouver que justement, c'est ce qui l'excite. Tu l'as dit tout à l'heure, c'est lié à une espèce de compatibilité génétique pour les enfants à venir.
- Speaker #0
Oui, totalement. Ah oui, évidemment. On a de par notre éducation et de par notre vécu, comment dire, des réactions aux odeurs totalement différentes d'un individu à l'autre. Alors, sachez mesdames que la copuline synthétique existe. Donc voilà, plus besoin de faire des filtres à café.
- Speaker #1
Elle existe sous quelle zone ?
- Speaker #0
Ça existe ! On la trouve où ? Alors, ça ne se trouve pas malheureusement. Ça ne se trouve que pour les études, parce que c'est beaucoup trop cher à synthétiser. C'est pour ça qu'on a des phéromones de porc à la place, parce que c'est beaucoup moins difficile à synthétiser. Donc non, malheureusement, j'ai fait un petit peu un mini montagne russe des émotions. La copie synthétique existe, oui, mais c'est trop cher. Oh, on ne pourra pas en mettre. C'est dans les laboratoires, en fait. C'est dans les laboratoires.
- Speaker #1
C'est recherche.
- Speaker #0
Voilà, j'ai tout dit, je pense.
- Speaker #1
Bien. Eh bien, écoute, j'ai appris plein de choses. Je pense qu'effectivement, on pourrait faire deux parties, mais on ne va en faire qu'une seule de manière à pouvoir bénéficier de toutes ces connaissances. Et je sais à quel point tu as été consciencieuse de bien vérifier les choses pour ne pas dire de bêtises. Pour ne pas non plus trop vulgariser, parce qu'après, il y a des personnes qui peuvent vite faire des raccourcis, et c'est ce qui conduit à des idées reçues ou à des fausses informations. Et on voit bien que c'est comme cette idée d'attraction sexuelle ou de rencontre amoureuse à travers les odeurs, les phéromones. Enfin voilà, il n'y a pas que du social. Moi, je suis sociologue. Les sciences qu'on appelle les sciences molles. Toi, tu es une scientifique des sciences dures, c'est ça ? Eh bien, on se retrouve quand même autour de ce podcast. Je vais t'offrir maintenant un petit cadeau que j'offre à toutes les personnes qui veulent bien faire un podcast avec moi.
- Speaker #0
C'est trop chou.
- Speaker #1
Je te laisse ouvrir.
- Speaker #0
Il y a plein de choses.
- Speaker #1
Il n'y a pas tant de choses. Il y a mes cartes postales que j'ai dites. Là, c'est la numéro 2 sur 6 cartes postales. Et puis surtout, il y a un éventail qui est mon logo. la sexualité, j'estime que c'est un peu comme un éventail fermé, ça ne fait pas beaucoup de vent, ouvert, c'est plus intéressant, et ça aère bien sur l'avenir de la sexualité d'un couple, ou même sa sexualité tout seul.
- Speaker #0
Merci, il est trop beau, merci beaucoup.
- Speaker #1
En tout cas, merci beaucoup Nathalie, toutes ces recherches consciencieuses, avec toutes ces références que tu peux me donner, que j'utiliserai à loisir. dans cette bande dessinée, mais aussi, si tu veux bien, dans mon Instagram, pour me donner plus d'informations. Et puis, j'espère que vous serez nombreux et nombreuses à vous cultiver avec ce podcast sur les messages chimiques, phéromones, hormones, odeurs. Le podcast sort chaque 14 du mois. Et je vous dis à très bientôt. Et comme d'habitude, on termine en musique avec une musique. que je choisirai avec Nathalie, mais c'est pas impossible que je choisisse la musique, enfin la chanson que nous avons fait ensemble lors de notre dernier concert, c'était Tracy Chapman. Si tu veux bien, on peut bien la viser pour éterminer. Ben ouais, donc on fera très bonne idée. Et puis si vous n'avez pas envie de nous, à part mon couture, eh bien c'est le moment, il y a encore plein d'autres filets, c'est intéressant. Merci et à bientôt !