Speaker #0Bienvenue sur le podcast 11 du 14 février 2026 et donc voilà un an que j'utilise mon micro et je vous propose ma vision nuancée de la sexologie. Donc le podcast 10 concernait l'anatomie masculine et bien aujourd'hui c'est l'anatomie féminine mais pas qu'elle. Bienvenue sur le podcast, je suis toujours Nora Minas, toujours sexologue clinicienne à Genève. On parle d'anatomie féminine. il est très souvent question de reproduction. On parle des règles, de la grossesse, de la contraception, beaucoup plus rarement du fonctionnement, et encore plus rarement de la sexualité vécue, et de son corps bien entendu. Pendant longtemps, le corps féminin était représenté comme complexe, mystérieux, parfois même comme un continent noir. Vous voyez à qui je fais référence ? Comme si ce corps était par nature difficile à comprendre. Lorsque Freud... puisque c'est à lui que nous devons cette expression du continent noir, il désigne la sexualité féminine comme un territoire encore largement inconnu pour la psychoanalyse, cette métaphore aujourd'hui heureusement très critiquée, dit moins une obscurité intrinsèque du féminin qu'une limite du regard scientifique et social du début du XXe siècle. Ce continent, s'il était soi-disant noir, en tout cas il n'était pas muet. Il était surtout peu écouté. peu nommé et peu étudié. Relire Freud aujourd'hui, ce n'est pas adhérer à ces théories, mais comprendre d'où viennent certaines représentations et pourquoi il est encore nécessaire de les déconstruire. Pourtant donc, l'anatomie féminine est largement décrite, documentée, cartographiée. Ce qui a longtemps manqué, ce ne sont pas les connaissances, mais leur diffusion et la manière dont elles ont été transmises ou parfois passées sur le ciel. Parler d'anatomie féminine, je n'ai pas levé un secret. C'est remettre de la clarté là où il y a eu du flou, de la gêne et des non-dits. Sur le plan du développement embryologique, les corps féminins et masculins partent d'une base commune. Je l'ai déjà dit dans le podcast précédent. Les organes génitaux sont indifférenciés au départ. C'est l'imprégnation hormonale ou son absence qui va orienter leur développement. En l'absence d'un fort taux de testostérone, les structures évoluent vers un appareil génital féminin. Le clitoris et le pénis sont des structures homologues. tout comme certaines parties des lèvres et du scrotum. Cette origine commune permet de comprendre pourquoi, par exemple, le clitoris est un organe érectile et pourquoi certaines sensations peuvent être comparables même si les trajectoires corporelles sont différentes. Dans ce podcast, il sera question d'anatomie, de sexe biologique et pas d'identité de genre, ni d'expression de genre, ni de préférence sexuelle. Ce sera juste de l'anatomie. Donc, je reviens... au développement. Pendant la grossesse, le développement des organes reproducteurs de l'embryon se déroule en deux grandes étapes. Il y a la détermination, puis la différenciation des sexes. La détermination sexuelle correspond au processus génétique par lequel les structures embryonnaires initialement indifférenciées vont évoluer, soit vers des ovaires ou des testicules. Au début de ce développement, tous les embryons possèdent les mêmes ébauches gonadiques. C'est la paire des chromosomes sexuels qui va orienter cette évolution. Le plus souvent. XX pour les femelles et XY pour les mâles. La présence du chromosome Y, plus précisément du gène Y, déclenche la transformation des structures indifférenciées en testicules. En l'absence de ce signal, cas des embryons XX, le développement se fait spontanément vers les organes sexuels femelles. Quant à la différenciation sexuelle, elle correspond à l'ensemble des transformations biologiques qui se produisent in utero. sous l'effet des sécrétions hormonales des gonades, des ovaires ou des testicules. Ces hormones orientent le développement des organes génitaux internes et externes et vont préparer le terrain des futures sécrétions hormonales de la puberté responsables des caractères sexuels secondaires, qui sont la pilosité, le développement de la poitrine, la masse musculaire, la répartition des graisses, la mutation, la mue de la voix, etc. Les hormones sont des messagères chimiques essentielles au fonctionnement du corps humain. Elles régulent l'activité d'un ou de plusieurs organes. Trois grandes familles d'hormones jouent un rôle central dans le développement sexuel, les oestrogènes, la progestérone et les androgènes, dont la testostérone. Les oestrogènes sont produits principalement par les ovaires, mais aussi en plus faible quantité par les testicules et les glandes surrénales. Il participe notamment au développement du vagin, de l'utérus, du bassin et des seins à la puberté. A la qualité de la muqueuse vaginale, à la lubrification, à la santé osseuse et cardiovasculaire chez les femmes comme chez les hommes. La progestérone, majoritairement produite par les ovaires, intervient après l'ovulation pour préparer l'utérus à une éventuelle implantation embryonnaire et au maintien de la grossesse. Elle est également présente en quantité moindre chez les hommes et via les glandes surrénales. Les androgènes, dont la testostérone, sont produits principalement par les testicules, mais aussi par les ovaires et les glandes surrénales. La testostérone joue un rôle clé dans la production des spermatozoïdes et dans le développement des caractères sexuels masculins comme la pilosité et la musculature. Je ne sais pas pourquoi je prends du temps sur ce podcast sur tout ce qui est hormones dans le podcast de l'anatomie féminine et je l'ai moins fait sur l'anatomie masculine. Alors franchement ne me demandez pas pourquoi, je n'en sais rien. soit parce que je ne l'ai pas suffisamment fait dans le premier podcast et je pense le faire maintenant, mais j'aurais pu le faire dans l'un des autres ou l'un ou l'autre. Il s'avère que je le fais dans le podcast sur l'anatomie féminine. Mais j'espère que de toute façon, les sexes indifférenciés écouteront les deux. Enfin, mais j'y pense aussi, ça pourrait être intéressant de faire un... Un podcast sur l'intersexuation, puisque là je vais quand même rappeler des choses concernant l'intersexuation. Voilà, puisqu'on commence par le début, c'est-à-dire les hormones, et ce qui va en découler au niveau des organes reproducteurs, et bien je pense qu'il est important de rappeler que si habituellement on distingue deux sexes, mâle et femelle, il existe néanmoins 46, oui 46, vous avez bien entendu, 46 répertoires différents. ce qui représente environ 1,7% de la population qui sont dans une intersexuation. À une échelle comparative, c'est la fourchette haute des personnes au niveau mondial qui ont les cheveux ronds. Très souvent, je donne cette comparaison, mais je pourrais aussi donner environ 1,7% de la population mondiale a les yeux verts. Donc on voit bien que c'est rare, mais banal. L'intersexuation. On pourrait dire, on peut dire, je dis, que c'est rare mais banal. Enfin, dans le développement biologique des sexes, il existe donc une variation du développement sexuel qui est regroupée sous le terme d'intersexuation. Et ces variations peuvent concerner les chromosomes, les gonades, les organes génitaux ou la production hormonale. Les personnes intersexes ne correspondent pas strictement aux catégories biologiques mâles ou femelles telles qu'elles sont définies par la norme sociale binaire. Et elles peuvent présenter des caractéristiques des deux. Elles ne sont ni malades, ni mal formées. Leur corps est fonctionnel, sain, simplement non conforme aux attentes binaires de la société occidentale, mais de la société. Donc ces variations, elles peuvent donc concerner les hormones, les chromosomes, les organes sexuels internes et externes, mais aussi... d'autres caractéristiques comme par exemple la masse musculaire ou la pilosité. Elles ne sont pas toujours visibles à la naissance mais sont bien présentes et peuvent se manifester à différents moments de la vie, durant la grossesse, à la naissance, pendant l'enfance, à la puberté, voire même à l'âge adulte. Et il est même possible qu'une personne intersexe ne s'aperçoive jamais qu'elle est intersexe. Il faut savoir que les personnes intersexes subissent des discriminations tout au long de leur vie On peut dire qu'il y a un non-respect de leur intégrité physique. Alors ça peut engendrer de la détresse, de la souffrance. Heureusement, on parle de plus en plus de ces 1,7% de la population. En tout cas, on sait, ces discriminations, elles peuvent être sociales, mais elles peuvent être aussi médicales. On sait que beaucoup d'enfants et de personnes ont subi des modifications chirurgicales ou hormonales qui n'étaient pas nécessaires, ou même des mutilations génitales. afin de correspondre à des caractéristiques de sexe normé. Les conséquences négatives de ces interventions médicales, ou on pourrait même dire de maltraitance médicale, ça peut être un sentiment de honte, avec une traumatisante, de violence, une absence aussi de consentement, à des opérations qui ont été subies alors que la personne était trop jeune pour pouvoir décider de donner son consentement. Il peut aussi y avoir des cicatrices lourdes et douloureuses qui peuvent entraîner des souffrances. et bien que chaque histoire soit singulière, la lutte pour faire valeur leurs droits est essentielle. Je suis allée un petit peu vérifier en termes de ce début d'année 2026, quels étaient les cadres légaux et les recommandations sur la prise en charge médicale et les droits des enfants intersexes dans quatre pays européens, qui sont Luxembourg, la Belgique, la Suisse et la France. Et en fait, ce que j'ai pu noter... C'est qu'en Europe, dans un contexte général, en octobre 2025, c'est tout récent, le Conseil de l'Europe a adopté une recommandation historique demandant aux États membres de prohiber les interventions médicales sur les personnes intersexes sans consentement libre, informé et explicite. Cette recommandation a été signée par les 46 États membres et insiste pour que les interventions sur les enfants intersexes soient reportées jusqu'à ce qu'ils puissent décider eux-mêmes. Sauf bien sûr s'il y avait une urgence vitale ou une menace grave pour la santé. En tout cas, pour un peu résumer la situation, il n'existe aucune loi spécifique encore adoptée au Luxembourg, ni en Belgique, ni en Suisse. Et en France, il y a un encadrement partiel via la loi bioéthique, mais les interventions non essentielles sont encore possibles sans consentement de l'enfant. Comme je vis en Suisse, je peux dire qu'il n'existe pas, en tout cas je n'ai pas trouvé de loi fédérale spécifique interdisant les interventions médicales sur les enfants intersexes, dans le but de normaliser leurs caractéristiques sexuelles. Les pratiques médicales restent régies par le droit général de la santé et l'éthique médicale. Il existe des organisations qui militent pour renforcer l'autonomie corporelle des personnes intersexes et reconnaissent que des recommandations plus protectrices seraient nécessaires. Voilà, donc pas d'interdiction explicite ou de cas légal protecteur, mais des débats éthiques forts au sein de la société civile. Bon, en attendant le podcast spécifique intersexuation, même si j'en ai quand même pas mal parlé, c'était pas prévu du tout, voilà. Mais voilà, il fallait bien que je le fasse quelque part et c'est ici que j'ai décidé de le faire. Nous allons parler de la puberté féminine. La puberté féminine débute en moyenne entre 8 et 13 ans avec de grandes variations selon les personnes. Les seins vont commencer à se développer, le bassin s'élargir, la pilosité va apparaître, il va y avoir des cycles menstruels. Ces transformations vont être visibles mais elles peuvent aussi être invisibles à l'intérieur du corps. Par exemple l'augmentation de la taille de l'utérus. Elles vont modifier le rapport au corps, le regard porté sur soi, parfois le sentiment d'intimité ou de vulnérabilité. C'est vrai que forcément, j'ai un compte Insta, j'en regarde beaucoup, mais j'ai aussi beaucoup de patientes qui me parlent du regard qui a été porté sur elles au moment de la puberté et qui peut être vraiment très, très mal vécu. Alors, globalement, par des hommes de l'entourage, la famille, mais aussi dans le domaine du sport, dans le domaine médical, mais par des femmes aussi. espèce d'intrusion sur le début de la puberté. Voilà, c'est quelque chose que je voulais dire, parce que c'est quelque chose qu'on entend moins, c'est quelque chose que je n'entends absolument pas chez mes patients, chez les hommes. Les patients hommes, ils parlent davantage de la puberté et ils l'associeraient plutôt, par exemple, à des complexes de poids trop gros ou pas assez musclés. Alors que chez les patientes, qui peuvent parler de leur moment de puberté, elles vont davantage évoquer une espèce de sexualisation qu'elles voient dans le regard des personnes de l'entourage, et bien entendu par des inconnus dans la rue, dans des transports en commun. C'est franchement en 2026 absolument pas acceptable. Alors, pour revenir aux organes génitaux féminins, on va d'abord parler de la vulve. La VUV correspond à l'ensemble des organes génitaux externes féminins, c'est la partie visible de l'anatomie féminine. Elle est aussi une zone érogène, c'est-à-dire une zone riche en terminaisons nerveuses, particulièrement sensible aux touchés, aux pressions, aux variations de température. La VUV comprend notamment le gland du clitoris, son capuchon, les lèvres internes et les lèvres externes, l'orifice de l'urètre, l'orifice vaginal et différents orifices glandulaires. Alors, il existe une multitude de formes de vulvaire. Il n'y a pas qu'une forme standard de vulve. Je dirais, cette phrase que j'adore, c'est la diversité et la norme. Lorsque je faisais des interventions dans des établissements et qu'on s'amusait, vous savez, avec le petit jeu des étiquettes, j'en ai parlé dans l'autre podcast, mais j'en parlerai ici aussi. Je mettais un autocollant avec des mots sur la... des organes génitaux féminins et masculins, et donc forcément je mettais la vulve. Et c'est un mot qui, il y a 15 ans, 20 ans, était très peu connu. Alors aujourd'hui, j'ai l'impression, voilà, tout le monde connaît le mot vulve, mais je me souviens que c'était vraiment un mot que les adolescents, jeunes adultes ne connaissaient pas, n'intégraient pas. Alors tout le monde connaissait le mot pénis, mais vulve, on voit bien que c'était quand même un petit peu tendancieux. D'ailleurs, certains disaient, ah, mais c'est pas beau. Souvent des filles. Des femmes qui disaient, oh mais le beau vulve c'est pas beau, ça ressemble à un bulbe. Je ne vois pas en quoi bulbe n'est pas un joli mot, mais voilà, il y avait toujours comme cette réticence. Je dirais globalement que c'est un peu moins vrai aujourd'hui, espérons-le en tout cas. Le clitoris, alors c'est un organe à part entière, le gland visible est extrêmement innervé, il est recouvert par un repli de peau que l'on appelle le capuchon du clitoris ou le prépuce clitoridien. On reprend le terme. un peu masculin, enfin on reprend. Voilà, je suis stupide de dire on reprend, comme si c'était réservé aux prépuce du pénis. Ce capuchon protège le gland des frottements excessifs et du dessèchement. Le pitoris est constitué de tissus érectiles, capables de se gorger de sang lors de l'excitation. Il est surtout connu pour son rôle dans le plaisir, mais des études montrent qu'il pourrait aussi jouer un rôle dans la modulation de certaines douleurs. Certaines recherches explorent également son rôle possible dans la facilitation de l'accouchement, de la délivrance, où sa stimulation pourrait donc favoriser, comme je le disais, une délivrance plus rapide. Ce sont des pistes qui sont encore en cours d'étude, mais elles s'élargissent et elles nous permettent aussi de mieux comprendre cet organe. Alors justement, à ce propos, j'ai une collègue qui s'appelle Manon Bestot, qui est en France, qui est localisée à Rouen. que j'ai connu lorsque j'étais syndiquée, nous étions dans le même syndicat des sexologues, Manon Bestov, avec qui je vais faire un podcast, oui parce qu'en fait à partir de bientôt, je vais faire des podcasts, peut-être faire moins de podcasts solos et faire plus des podcasts interviews, et donc il est prévu que j'en fasse un avec Manon Bestov, qui est donc qui exerce au centre hospitalier universitaire de Rouen, au CHU de Rouen, elle est donc sexologue, et elle a mené des recherches sur le clitoris, qui ne serait pas uniquement un organe dédié au plaisir sexuel, mais qui pourrait jouer, qui joue un rôle dans la modulation de la douleur. Donc cette hypothèse, elle est étudiée scientifiquement sous le terme de fonction analgésique du clitoris, en 2025, fin 2025. Manon a pu parler de son étude dans une revue scientifique. Dans cette étude, elle a fait une étude pilote de 2020-2023. Son équipe a proposé à des femmes enceintes d'utiliser une stimulation mécanique externe du clitoris via un petit appareil vibrant placé sur la région du ligament suspenseur pour évaluer si cela pouvait réduire la perception de la douleur sans viser l'orgasme. Chez les participants qui ont utilisé cet outil, une majorité des épisodes douloureux associés à la grossesse a été ressenti comme atténué après stimulation, ce qui suggère un effet analgésique potentiel. On sait aussi que pour ce qui concerne l'endométriose, c'est une manière aussi de moduler les douleurs. Cette hypothèse s'inscrit dans un contexte scientifique plus large montrant que la stimulation génitale peut augmenter les seuils de tolérance à la douleur. via des mécanismes neurophysiologiques partagés entre circuit de plaisir et de contrôle de la douleur. Il y a eu des travaux antérieurs qui avaient déjà mis en évidence que la stimulation des zones érogènes influence les voies de la douleur et libère des opioïdes endogènes. Mais la recherche de Manon ne vise pas à prouver que tout stimulus clitoridien produirait un effet analgésique universel, mais à questionner. L'idée répandue selon laquelle la fonction du clitoris serait strictement limitée au plaisir sexuel et ce qu'elle voudrait c'est ouvrir de nouvelles pistes pour comprendre comment certaines stimulations peuvent moduler la douleur, notamment dans des contextes comme la grossesse, l'accouchement ou les douleurs gynécologiques. Ces travaux sont encore préliminaires, mais ils montrent l'effet de considérer le clitoris non seulement du point de vue de l'anatomie sexuelle classique, mais aussi de son potentiel rôle fonctionnel plus large. Ce qui pourrait enrichir la compréhension scientifique de la physiologie sexuelle et de la gestion de la douleur. Vous voyez, le continent noir est de moins en moins noir. Ok, je continue. Donc aujourd'hui, on privilégie les termes lèvres internes et lèvres externes. Avant, on disait petites lèvres, grandes lèvres. Mais en fait, ça pouvait donner l'impression qu'il y avait une hiérarchie, une comparaison entre les deux. Et ça pouvait provoquer des complexes. Parce que oui, les lèvres sont fréquemment asymétriques, c'est parfaitement normal. Et quelle que soit leur taille, elles sont sensibles aux toucher et jouent un rôle important dans le plaisir. Alors au niveau de la vulve, on a dit qu'il y avait plusieurs orifices distincts. Il y a l'orifice de l'urètre, qui est celui par lequel s'évacue l'urine. Il y a l'orifice vaginal, qui permet l'écoulement des règles et des sécrétions vaginales, ce qu'on appelle par exemple la... la cyprine. Cet orifice peut être une zone érogène pour certaines personnes et puis pour certaines personnes et puis pour d'autres moins. Dans l'orifice vaginal se trouvent les glandes vestibulaires majeures, avant on appelait ça les glandes Bartola, mais on n'utilise plus ce terme aujourd'hui car on privilégie une mononclature descriptive. Donc ces glandes peuvent sécréter un liquide lubrifiant lors de l'excitation. Et près de l'urègle se trouvent les glandes parahurétrales, anciennement appelées les glandes d'Oskène. Elles peuvent émettre un liquide transparent lors de l'excitation sexuelle ou même pendant la nuit. Observer ses organes génitaux à l'aide d'un miroir, c'est quelque chose de tout à fait possible. Cela peut aider certaines personnes à mieux connaître leur corps. Personnellement, ce n'est pas tellement une recommandation que je fais à mes patientes. Si elles veulent le faire, il n'y a pas de souci. Mais ce n'est pas quelque chose que je leur recommande. Si elles me disent « Est-ce que vous pensez que je peux le faire ? » Je leur dis si vous voulez le faire. J'ai eu dans ma carrière quelques femmes qui l'ont fait et qui se sont vraiment clairement évanouies. Ça a été une vision pour elles d'horreur ou de choc ou de... soit. En matière d'hygiène, le vagin est un organe qui s'auto-nettoie naturellement. Il n'a pas besoin d'être lavé. Souvent, je dis que le vagin, c'est un peu comme l'intérieur d'une joue. Vous voyez, si vous passez votre langue au niveau de votre joue... Oui, je suis en train de le faire, je fais un peu de bruit. Vous verrez que l'intérieur d'une joue, c'est lisse, c'est humide, c'est élastique, ça peut s'allonger. Je suis en train de tirer sur mes joues. C'est comme ça, l'intérieur d'un vagin. Souvent, lorsque j'ai des patientes qui souffrent de vaginisme ou de dyspareunie, on parle longuement de comment est composé le vagin. J'explique parfois en intervention, quand il y a des adolescents, des jeunes adultes... qui racontent ce qu'ils ont pu voir comme ça sur des vidéos ou dans du porno. Ils voient qu'il y a des choses dans le vagin qui sont quand même de taille impressionnante. Et je leur dis, vous voyez que moi, par exemple, personnellement, quand je mange des chips, parfois, les chips, ça vient un petit peu blesser la paroi de ma joue. Eh bien, un vagin, c'est pareil. Imaginez que c'est comme une joue, si on y met n'importe quoi, ça peut rentrer, c'est évident, mais il peut y avoir des blessures et non blessures. c'est aussi des risques de diesthé. On fait attention à ce qu'on met dans sa bouche, et bien on fait aussi attention à ce qu'on met dans son vagin. Alors si le vagin s'auto-nettoie, sachons que la vulve, elle, elle se nettoie simplement à l'eau claire, pas besoin d'avoir des savons hyper parfumés, ni pailletés, pas besoin de faire des douches vaginales, parce que tout ça, ça perturbe le pH vaginal, et ça peut provoquer des irritations ou des infections. J'ai eu une patiente qui faisait des douches vaginales, elle y mettait quelques gouttes de Javel. Bien entendu, on ne fait pas ça. Personne ne fait ça. Il ne faut pas faire ça. Il y a également le périnée ou le plancher pelvien. C'est un ensemble de muscles qui soutient la vessie, l'utérus et le rectum. Ils jouent un rôle central dans la continence, dans la sexualité, dans le plaisir, aussi parfois dans la douleur. Un périnée peut être trop relâché, mais aussi trop contracté. La douleur périnéale n'est jamais anodine et mérite d'être entendue. D'ailleurs, il y aura un podcast interview avec une physiothérapeute spécialisée dans le périnée. J'en profite pour faire aussi l'imparté sur les mutilations génitales féminines qui regroupent des pratiques non médicales qui altèrent intentionnellement les organes génitaux externes. Par exemple, il peut s'agir de la clitoridectomie, d'excision, on ne connaît plus ce terme-là, ou d'infibulation, qui est le fait de coudre les lèvres. Ces pratiques sont interdites dans la majorité des pays du monde et constituent des violences graves. Il y a l'hymen. L'hymen, c'est une fine membrane présente chez certaines femmes près de l'orifice vaginal. Son rôle exact n'est pas clairement établi. Il n'est en aucun cas une preuve de virginité. Sa forme, son épaisseur et sa présence varient énormément. On estime qu'environ 40% des filles naissent sans hymen. Et puis, il peut y avoir des pratiques sportives ou même les règles de port de tampon ou de cup qui peuvent plus ou moins modifier, c'est-à-dire plutôt assouplir cette membrane qui peut être aussi très souple. Je me souviens, quand j'avais commencé mes études de sexologie, j'avais vu le film Kinsey, qui est un précurseur de la sexologie en Amérique. Et à un moment donné, il y a une scène qui évoque l'hymen de Clara Macmillan, qui va être la femme d'Alfred Kinsey, et il est suggéré que leur mariage n'a pas été consommé en raison de douleurs importantes lors des tentatives de pénétration, qui seraient liées non pas à un manque de désir de Clara Macmillan, mais à une réalité anatomique, un hymen particulièrement épais, rigide et peu extensible. Et cette scène est importante car elle illustre plusieurs points fondamentaux. en sexologie, elle montre que l'hymen peut être un obstacle mécanique réel indépendamment de toute dimension psychologique ou morale. D'ailleurs c'est pour ça que Il faut toujours consulter avant un gynécologue, quand on a des patientes qui viennent pour des problèmes de vaginisme ou de dyspareunie. Et puis, elle déconstruit l'idée selon laquelle la douleur ferait partie des premiers rapports, que ce serait normal et qu'il faudrait les supporter. Elle rappelle que l'hymen n'est pas une membrane fragile destinée à se rompre, mais vraiment une structure anatomique variable, parfois très résistante et peu élastique. Et elle met en lumière le manque de connaissances médicales et sexuelles de l'époque. y compris chez des personnes très instruites, et je dis de l'époque mais je pense quand même encore aujourd'hui. Dans ce film, on voit bien que l'expérience que vit Kinsey montre que la sexualité humaine ne peut pas être comprise uniquement à travers des normes, des idéaux ou des théories morales, elle doit être étudiée à partir des corps réels, de leur diversité et des vécus concrets. Alors cette scène reste aujourd'hui un outil pédagogique fort. Pour rappeler que la douleur n'est jamais un passage obligé, que les variations anatomiques sont fréquentes et que de nombreuses souffrances sexuelles ont longtemps été invisibilitées, faute de langage, de savoir et d'écoute. J'ai encore une anecdote au sujet de l'hymen. Je me souviens lorsque je faisais une intervention sur plusieurs semaines, donc c'était des jeunes personnes qu'elles avaient 16-25 ans. J'avais rencontré une jeune fille qui me dit un jour, il me reste encore une année d'abstinence sexuelle et mon hymène repoussera. Et en fait, elle me disait, je ne sais pas comment ça s'est passé, mais elle expliquait que son gynécologue lui avait dit que si pendant sept ans, elle n'avait plus de rapport sexuel, son hymène repousserait. Bien entendu, c'est totalement faux, un hymène, ça ne repousse pas. En revanche, ce qui est vrai, c'est qu'il y a différentes formes d'hymène. Donc l'hymène, c'est une membrane qui est située à l'entrée du vagin. Il y en a plusieurs formes. Il y a par exemple l'hymen annulaire qui est la forme la plus fréquente. C'est un hymen qui présente un orifice central circulaire et qui va permettre facilement l'écoulement des règles et qui peut être plus ou moins souple ou élastique. Après, il y a l'hymen semi-lunaire. Celui-là, il est en forme de croissant. Il est souvent situé vers la partie inférieure. C'est très courant chez les adolescentes et les jeunes adultes aussi. Ce n'est pas un hymen qui est rare, on va dire. Il y a l'hymen cribriforme. Cribiforme, ça veut dire qu'il y a plusieurs petits orifices, vous voyez, un peu comme un tamis. Donc forcément, les règles s'écoulent, mais elles s'écoulent très lentement. Et c'est d'ailleurs à ce moment-là qu'il va y avoir un repérage de cet hymen, parce qu'il ne permet pas l'écoulement total des règles. Et donc, il peut vraiment entraîner des difficultés, notamment au début, lors de l'utilisation des tampons ou de rapports pénétratifs. digitaux, peignants, ou avec un objet. Il y a l'hymène septé, qui est la présence d'une bande de tissu divisant l'orifice en deux. Alors, forcément, il peut gêner certaines pénétrations, et ça peut être découvert assez tardivement. Il y en a encore trois sortes. Il y a l'hymène microperforé, c'est un orifice qui est petit. Les règles peuvent s'écouler, mais difficilement, et ça peut provoquer des douleurs. et même une rétention partielle et des infections, le fait que l'écoulement soit vraiment très petit. Il y a l'hymen imperforé, alors là c'est une absence totale d'orifice, c'est-à-dire il est fermé, donc forcément il empêche l'écoulement des règles, il va provoquer des douleurs qui parviennent lors de la puberté, forcément les règles ne peuvent pas sortir, et donc là il y a une obligation d'une prise en charge médicale, il va y avoir une incision simple au niveau de l'hymen. Et puis il y a l'hymen élastique qui peut recouvrir plusieurs formes anatomiques. Ils ne seront pas lors des rapports ou des pénétrations. Il peut rester intact malgré les relations sexuelles, malgré les examens gynécologiques, malgré les accouchements. Cet hymen va rester présent. On voit bien que l'hymen n'est absolument pas un indicateur de virginité. Il peut se modifier avec ou sans pénétration. qu'il peut rester intact après des rapports sexuels, qu'il peut être totalement absent, et que sa diversité est strictement anatomique, sans lien avec toutes les choses morales que l'on peut entendre à son propos. Voilà, alors toujours à l'intérieur du corps, on trouve les trompes utérines qui permettent le passage de l'ovocyte vers l'utérus. L'utérus est un organe musculaire creux. En l'absence de fécondation, il y a une partie de sa muqueuse. L'endomètre qui se détache et s'écoule, ce sont les règles. En cas de fécondation, l'ovocyte s'implante dans cette muqueuse. Il y a le col de l'utérus qui est la partie basse et plus étroite de l'utérus en fonction de... en jonction, pardon, avec le vagin. Il comporte un petit orifice par lequel s'écoulent les règles et la glaire cervicale et par lequel passent les spermatozoïdes. Et lors de l'accouchement, il peut se dilater jusqu'à 10 cm. J'ai aussi une petite anecdote... col de l'utérus, enfin pas directement sur le col de l'utérus, mais je me souviens que, je ne sais pas, je dirais il y a dix ans, j'étais chez moi un dimanche, j'avais fait une intervention le vendredi, et il s'avère que je reçois un appel d'un jeune homme complètement en panique, il avait eu un rapport sexuel avec sa compagne, enfin sa copine, parce qu'ils étaient jeunes, je pense que je les avais vus au lycée le vendredi, et en fait il a mis ses doigts dans le vagin de sa copine, il a perdu sa bague, et il n'arrivait pas à la récupérer. Je les ai guidées pour que la jeune fille puisse, avec son corps, réussir à extraire le vagin. Mais ce qui était important, c'est quand je leur ai dit que la bague, elle ne pouvait pas aller au-delà du col de l'utérus. La bague ne se retrouverait pas dans l'utérus, c'était impossible qu'elle passe. Et ça l'a déjà beaucoup calmée. Tous les deux se sont calmés après avoir appris ça. Voilà. Alors on va parler un petit peu des ovaires qui produisent les ovocytes et les hormones sexuelles. J'ai oublié de dire que le vagin c'est un organe musculaire tonique qui est composé de muqueuses et de fibres musculaires. Il mesure environ 7 à 10 cm au repos et peut s'allonger jusqu'à 17 cm lors de l'excitation. Les glandes para-urétrales peuvent produire un liquide qui s'écoule dans l'urètre lors de l'orgasme. Ce liquide est parfois décrit comme proche du liquide prostatique masculin, mais en quantité bien moindre. Il y a un autre phénomène qu'on appelle le skirting, ou femme fontaine, qui correspond à l'expulsion d'un volume plus important de liquide provenant majoritairement de la vessie. Ce phénomène est encore peu documenté et très variable selon les personnes. J'ai écrit une rubrique sur ça, d'ailleurs, il faudrait que je la remette sur Insta. Il est possible de ne pas lubrifier malgré le désir à l'excitation. La lubrification n'est pas un bouton on-off, elle peut être influencée négativement par du stress, de la fatigue, des variations hormonales, certains traitements, l'alcool, le tabac ou même la mélopause. Si la pénétration est désirée, l'utilisation d'un lubrifiant peut être une aide, sinon cela peut aussi être l'occasion de découvrir d'autres formes de plaisir. Le fameux point G, qui n'est pas un point mais une zone située à quelques centimètres de l'entrée du vagin. qui est proche du clitoris interne et des glandes parahurétrales. L'opposition entre orgasme clitoridien et orgasme vaginal, c'est une fausse croyance. Là aussi, j'avais fait une rubrique qui est sur mon site, qui est vraiment très souvent lue. Je le vois avec les statistiques. Dans tous les cas, c'est le clitoris externe ou interne qui est stimulé. Donc le point G, il désigne une zone sensible située dans la paroi, je viens de le dire. C'est... C'est... C'est Ernest Grafenberg. Ernest ou Ernst ? Je ne me souviens plus. Je crois que c'est Ernest. Bon, soit. C'est le professeur, le gynécologue Grafenberg qui a décrit dans les années 50 cette zone, qu'il a observée chez certaines femmes, une sensibilité particulière qu'il a associée au plaisir et parfois à une éjaculation dite féminine. Aujourd'hui, on considère moins le point G comme un point isolé. qu'une zone fonctionnelle en lien avec le clitoris interne, l'urètre, les glands parahurétrales. Sa sensibilité va varier fortement selon les personnes au moment de le contact. Chez les hommes, on dévoque parfois le point H, le plus couramment appelé zone prostatique. Il correspond à la prostate, accessible par stimulation interne via l'orectum. Et cette zone peut, chez certains hommes, être source de plaisir intense et même d'orgasme, indépendamment de la stimulation péniale. Là encore, il ne s'agit ni d'une obligation, ni d'une norme, simplement d'une possibilité corporelle, variable selon les vécus, les désirs et les représentations. Tout ça n'a rien à voir ni avec l'identité de genre, ni avec l'orientation sexuelle, ni les préférences sexuelles. Je vous parle d'anatomie. Donc ces notions rappellent surtout que le plaisir, ce n'est pas standardisé, qu'il est anatomique, neurologique, émotionnel et culturel et qu'il gagne. être explorée sans injonction. Puisqu'on parle de l'orgasme, un orgasme dure physiologiquement quelques secondes, mais sa perception est très subjective. Certaines personnes peuvent avoir des orgasmes successifs, certaines personnes, je veux dire des femmes, et une sexualité peut être pleinement satisfaisante aussi sans obtenir d'orgasme. Donc l'orgasme féminin correspond à une réponse neuro-vasculo-musculaire complexe. Elle implique le cerveau, le système nerveux, les muscles du plancher pelvien, et le système hormonal. Il survient généralement après une phase d'excitation, caractérisée par une augmentation de l'afflux sanguin vers les organes génitaux, une congestion du clitoris, tout ça va se gonfler, tout ça, je veux dire le gland, le corps terne, il va y avoir une lubrification vaginale et une augmentation de la tension musculaire. Je sens qu'en vous expliquant, ma voix s'accélère, parce que je suis en train de faire des gestes en même temps. Ne croyez pas que tout ça m'émoustille. Je suis juste en train de faire des gestes parce que j'ai l'habitude, quand j'explique ça au cabinet, d'avoir des petits outils, des vagins et des pénis en tissu ou en silicone. Et puis, j'explique le fonctionnement. Et là, je ne les ai pas dans les mains parce que j'ai le micro dans la main. Mais je suis en train de faire des gestes. Et je ne suis pas en train de me justifier. Je vous explique seulement. Au moment de l'orgasme, on observe des contractions rythmiques involontaires des muscles du périnée, du vagin, de l'utérus. Du col de l'utérus, de l'anus, à un rythme moyen, on dit environ 10 contractions de 0,8 secondes. Vous voyez, ça peut être très très court là, vous ne voyez pas, mais je fais des petits mouvements de contraction avec ma main. Donc ces contractions, elles sont associées à une décharge neurologique intense, avec activation de plusieurs zones cérébrales qui sont liées au plaisir, à l'émotion. Et trois petits points à la récompense. Donc des neurotransmetteurs et hormones comme la dopamine, le cytocine et les endorphines sont libérés, contribuant à la sensation de plaisir, de détente et parfois de bien-être émotionnel. Donc l'orgasme féminin n'est cependant ni uniforme ni systématique. Son intensité, sa durée, ses manifestations corporelles et émotionnelles varient considérablement selon les personnes. Vous demandez à votre entourage de décrire un orgasme, vous allez voir, il y a des personnes qui vont... Vous citez des choses tellement différentes. Alors, les gamètes féminins, les ovocytes, sont présents dès la vie embryonnaire. On l'a déjà dit tout à l'heure, à la puberté, il en reste plusieurs centaines de milliers. Seuls environ 400 seront ovulés au cours de la vie. Ainsi que le menstruel se compte du premier jour des règles au premier jour des suivantes, il est possible de tomber enceinte pendant les règles, notamment si le cycle est court. alternativement d'un ovaire à l'autre, mais ce n'est pas systématique. Il y a des femmes parfois qui ont mal à droite, et parfois à gauche au niveau de l'ovaire, c'est à ce moment-là qu'on peut savoir que c'est cet ovaire-là qui s'est activé. Voilà, voilà, je pense que j'ai dit beaucoup, beaucoup de choses déjà, et je ne suis pas contre de poursuivre, peut-être pas pour marceler les mois à venir, mais je pense que ça peut être intéressant de continuer à parler du corps. Alors, je n'ai pas tout dit, bien sûr. Je me dis qu'il y a plein de choses que je pourrais encore dire, mais vous pouvez aussi vous renseigner d'ailleurs. C'est bienveillant ce que je veux dire, c'est que moi quand je ne connais pas quelque chose, je cherche l'information et j'essaie du mieux possible de la vérifier et d'avoir une veille aussi, parce qu'on apprend plein de choses sur le corps. La science et la médecine, ce n'est pas figé, ça évolue sans cesse. Voilà, l'idée était de donner des repères, de montrer que ce corps n'est ni obscur, ni défaillant, ni mystérieux par nature. Il reste encore beaucoup de choses à dire, beaucoup de choses à explorer, beaucoup de choses à raconter. Et vous verrez bientôt, il y aura des podcasts avec des interviews, et j'essaierai d'apprendre des choses et de vous apprendre des choses avec des spécialistes, des hommes et des femmes, enfin de personnes non-binaires, je veux dire des individus. Voilà ! Donc, comme toujours, je suis attentive à vos questions, à vos attentes, à ce que vous aimeriez entendre dans le prochain épisode. Et puis, parce qu'il est un peu plus long que d'habitude, pas de son rigolo, mais on termine quand même en musique. Et je vous dis à très bientôt sur Instagram, sur Facebook, sur LinkedIn, sur mon podcast, selon, et bientôt sur le podcast Interview, qui va s'appeler... Interview, qui ne va pas s'appeler Interview, mais qui va s'appeler... Parlons culture, nuances croisées. À très vite.