Description
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Transcription
Bonjour à tous, vous écoutez l'épisode numéro 78 de Parlons Divorce avec Karine. Alors dans la même un peu continuité de l'épisode 77, où on a essayé d'aborder la question de la communication avec l'autre. Je vous l'ai expliqué, la communication elle est compliquée, déjà j'ai envie de dire de façon générale, mais quand on est en période de séparation c'est encore plus difficile. Dans l'épisode 77, on a parlé de l'écoute active. Un outil que je trouve très puissant pour renouer un dialogue, pour être à l'écoute l'un et l'autre. Ça, ça me paraissait une base nécessaire et fondamentale pour apprendre à mieux communiquer. Mais on le sait également, on est dans une société où on ne communique plus tellement en se parlant, on communique par message. Et donc cet épisode 78, il va être consacré à vous aider à mieux communiquer par message, mais aussi à comprendre. ce qui se passe en vous lorsque vous recevez des messages et que ça devient très compliqué. J'ai voulu faire cet épisode parce que j'ai eu une cliente très récemment qui me dit « Maître Deluca, je veux que vous fassiez le nécessaire pour que je ne reçoive plus jamais aucun message de mon ex-époux. » J'ai cruzé un petit peu, je l'ai interrogé sur ce qui se passait et j'ai constaté que les messages n'était pas violent, les messages n'étaient pas emprunts de propos de violence ni de chantage. Parce que ça ce sont deux limites que je pose dans les échanges. Si quelqu'un vous menace de violence et met du chantage, on doit bloquer la discussion. Il n'est pas question de continuer une discussion quand on est sur ces fonctionnements-là. Là par contre dans les messages il n'y avait pas... ce type de choses. C'était par contre des petites phrases qui, effectivement, venaient la piquer à chaque fois et venaient la mettre en difficulté. Et donc, elle s'attendait à ce que je vienne en protecteur en disant pas de soucis, je vais intervenir auprès de votre avocat, je vais interdire tous les messages, je vais vous mettre en protection et ça va aller. Sauf que si j'avais fait ça, je ne lui aurais jamais rendu service et je ne lui aurais pas permis de comprendre ce qui se passait en elle et je n'aurais pas aidé cette famille. à améliorer leur communication. Donc je lui ai dit non, on ne va pas les stopper ces messages. Par contre, on va prendre chacun de ces messages et on va essayer de comprendre à chaque fois pourquoi ils sont difficiles pour vous. Et là, on a fait un travail extraordinaire derrière qui lui a permis de comprendre son fonctionnement, comprendre pourquoi elle était blessée, pourquoi elle se mettait dans cet état-là et ce qui bloquait ensuite toute communication avec son ex-époux. Donc c'est dans cette logique là qu'on va travailler sur ces fameux messages. Donc effectivement, maintenant on communique beaucoup par message, SMS, WhatsApp, on a tous les moyens de communication. Sauf que derrière un message, il y a souvent, trop souvent, une interprétation. Comme il n'y a pas toujours les intonations, enfin il n'y a pas les intonations, on peut parfois imaginer un peu tout et son contraire. Et donc la première chose souvent, on se rend compte que Un message, il peut avoir plusieurs interprétations. Il peut y avoir des sous-entendus. Il peut y avoir une forme d'irritation, cachée ou pas cachée, et qui va être amplifiée par un message. Et j'ai vu un nombre incroyable de situations dégénérées juste parce qu'il y avait une interprétation, parfois faussée, sur un message. Donc s'il vous plaît, quand vous sentez qu'à un moment donné, on ne se comprend plus par message, on prend son téléphone, on s'appelle. en disant peut-être qu'on s'est mal compris, peut-être qu'il y a quelque chose qui n'a pas été très clair, alors on en parle. Les messages à répétition comme ça, à un moment donné, on n'est plus pareil sur le même canal de communication et on interprète des choses qui ne devraient pas être interprétées. Donc on prend son téléphone s'il le faut, c'est beaucoup plus constructif et là, quand on est au téléphone, on peut utiliser le fameux outil de l'écoute active dont je vous ai parlé dans l'épisode 77. Donc attention aux messages, parfois on ne les interprète pas de la bonne façon. Et notamment quand on est un peu fatigué, quand on est convaincu que l'autre nous en veut de quelque chose, on l'interprète toujours de façon négative. Donc prendre de la mesure sur la façon dont on perçoit le message. Une autre chose, lorsqu'on écrit un message, il faut être très vigilant, puisque c'est une lecture et qu'effectivement il n'y a pas les intonations, donc des fois on veut dire un truc un peu pour rigoler, mais sauf que ça ne se perçoit pas dans le message. Et ça peut donc être très mal vécu par celui qui le reçoit. Donc faire attention dans la façon dont on écrit son message, s'il n'y a pas de sous-entendu, faire attention au ton qu'on emploie et utiliser le plus possible, et ça, ça vaut ici dans la communication orale, c'est d'utiliser le « je » , en fait. D'utiliser le « je » et non pas le « tu » . Je vais m'expliquer. Lorsqu'on veut dire quelque chose à quelqu'un, soit lui faire passer un message, si on lui fait... une forme de reproche avec le « tu » . « Tu aurais dû faire ceci, tu aurais dû faire cela » . Vous pouvez être certain que derrière, on va avoir quelqu'un qui va se bloquer, qui va se mettre en situation de défensive. Alors que si on lui dit « j'aurais eu besoin éventuellement » , « je souhaiterais » , « j'aurais besoin » , là, c'est interprété complètement différemment parce que vous parlez de ce qui est important pour vous. Donc, ce petit outil du « je » et du « tu » , vraiment, c'est important. Attention ! On dit souvent, nous, c'est le « tu qui tue » qui va faire accentuer des mauvaises compréhensions que les uns et les autres pourraient avoir. Donc, quand on est à l'écrit, il y a une mesure particulière à prendre. On n'est pas dans la même situation que l'oral. L'autre peut l'interpréter différemment. L'autre peut percevoir le message d'une autre façon. Même si on est sur des messages, pour moi, on doit commencer par « bonjour » . On doit commencer avec quelque chose de poli. On s'adresse à l'autre de façon correcte. Et même si on est très en colère contre l'autre. Mais en tout cas... Le respect, la politesse, c'est quelque chose qu'on doit maintenir. Et c'est la raison pour laquelle, et je l'ai dit un petit peu au préalable, lorsque dans des messages, il y a une agressivité avec de la violence, pour moi, il faut stopper les échanges. De pouvoir dire, je ne souhaite pas poursuivre cet échange à partir du moment où c'est menaçant, où il y a des propos injurieux ou des propos violents. Ça, très clairement, il faut faire ce que j'appelle... Posez ces barrières de protection. Il n'est pas question que quelqu'un vous écrive en vous menaçant, en vous injuriant. On stoppe. Et s'il faut bloquer le numéro parce que le comportement n'est pas acceptable, eh bien on bloque le numéro. Mais il n'est pas question de maintenir des échanges lorsqu'il y a des injures, de la violence, des propos menaçants. Et ça, il faut être très clair. Et c'est... Certaines personnes disent « Oui, mais il a toujours fait comme ça, donc je suis un peu habituée. » Il n'est pas question de s'habituer à ça. Et puis j'ai envie de dire, s'il faut en prendre conscience au moment de la séparation que non, personne ne doit mal vous parler, personne ne doit être injurieux, c'est le moment de poser votre barrière de protection. Et souvent on me dit « Oui, mais je n'ai pas le droit de bloquer si ceci ou cela. » À partir du moment où on vous injurie, on vous parle mal, si vous bloquez, il n'est pas question qu'on s'adresse de cette façon-là à vous. Et c'est même... Vous pouvez même déposer une plainte lorsqu'il y a des injures, des menaces, parce que ça, ce n'est pas acceptable. Et il faut le faire pour qu'à un moment donné, ce que j'appelle poser des limites. Ça ne veut pas dire qu'on va couper la discussion complètement, mais là, pour l'instant, la façon dont tu t'adresses à moi, il n'est pas question qu'on continue notre discussion. Donc, ça, ce sont les cas, et j'insiste, les cas lorsqu'il y a des injures, des menaces, du chantage qui est fait dans les propos, quelque chose d'injurieux, ça, c'est interdit. Mais si on est réaliste, tous les autres messages, il n'y a pas forcément d'injures, il n'y a pas forcément de propos violents, et pour autant, on les perçoit très violemment. Et ça vraiment, je le vois dans la plupart des personnes que j'accompagne, ces personnes me disent « mais vous savez, dès que je vois le nom affiché sur le téléphone, ça y est, j'ai le ventre qui se serre, je suis nouée et j'appréhende déjà de lire le message » . J'appréhende ce qui va me tomber au coin du nez. Donc en fait, vraiment, c'est pour ça qu'ils sont importants ces épisodes sur ces fameux messages, parce que je sais que vous en échangez beaucoup, je sais qu'il y a beaucoup de communication qui se fait de cette façon-là, et je sais la répercussion que ça peut avoir sur notre état émotionnel. Donc des fois, même avant d'avoir lu le message, il y a déjà un mouvement de tension et d'angoisse qui se créent. Et c'est là où il va falloir travailler sur soi, et je vais vous proposer moi quelque chose qui va... Peut-être on peut vous surprendre qu'il n'est pas habituel où on ne va pas forcément dans cette direction parce que souvent quand on reçoit un message et qu'on dit « Regarde, comme il s'adresse à moi, ce n'est pas normal » , on a besoin que l'entourage vienne valider, moi je vais appeler ça une victimisation. Je sais qu'ils ne sont pas ce terme-là, mais par moments c'est une forme de victimisation, c'est pas normal la façon dont il me parle, etc. Si on s'arrête à ça, A ce constat-là, en disant « regarde comment il me parle, regarde ce qu'il me demande, c'est pas normal » , on ne progressera pas et on n'avancera pas. Ni sur la connaissance de soi, ni sur l'avancée de la relation avec l'autre et de la bonne communication. Pour moi, ces messages, lorsqu'ils viennent nous piquer, vous savez, lorsqu'ils viennent nous faire du mal, c'est un outil, mais extraordinaire, pour venir soigner en profondeur vos véritables blessures. Je sais que ça peut paraître surprenant, mais moi depuis plusieurs années, je travaille de cette façon-là. Plutôt que de venir, vous savez, vers le méchant, le gentil, « Ah, il a envoyé tel message, c'est très méchant, etc. » , c'est de se dire « Ok, j'ai reçu tel message, ça m'a mis serré le ventre, ça m'a mis en colère, ça m'a rendu triste. Ok, je fais le constat dans quel état ça me met. » Et ensuite, je vais chercher à comprendre pourquoi. ça me rend triste. Pourquoi ça me met en colère ? Sur quoi l'autre est en train d'appuyer ? Parce que si ça génère une émotion de ma part, c'est qu'il appuie à un endroit où j'ai une blessure. Et pour moi, le défi d'une vie, c'est d'aller soigner nos blessures, nos blessures profondes, parce que lorsque ces blessures sont soignées, en tout cas dont on en prend soin, On améliore notre vie. Lorsqu'on prend soin de nos anciennes blessures, de ce qui nous fait mal, on est par la suite beaucoup moins atteignable en fait. Parce que souvent c'est assez touchant quand des clients me lisent les messages qu'ils reçoivent, sur lesquels ils sont très touchés, moi ça ne me fait rien. Et je leur dis, vous voyez, ça dépend uniquement de la personne qui le reçoit, ça dépend de vous, parce que chez vous, ça vient appuyer quelque part. Là où chez vous... ça vient vous mettre en difficulté. Et c'est pour ça que vous réagissez. Et donc, plutôt que de vouloir tout de suite souvent répondre, qu'est-ce qu'on fait quand un message nous touche, soit on est triste, soit on est en colère, on a une réaction de vouloir tout de suite répondre, et là, c'est la catastrophe. Donc, la première chose, quand on reçoit un message qui vient nous faire mal, qui vient nous rendre triste, on fait pause. Et on s'observe. On observe qu'est-ce qui se passe. Et vraiment. Parce qu'en fait, c'est soit de la tristesse, soit de la colère, de l'énervement. On essaie de nommer l'émotion qu'on reçoit en fait. De la frustration, de l'injustice. Qu'est-ce qui se passe quand je reçois ce message ? Observez-vous. Vous allez vous rendre compte que plus on est capable de s'observer, et ça, moi, je le fais continuellement pendant la procédure, plus on s'observe, plus on est capable ensuite de se connaître, de gérer ses émotions. Et là, elles sont, j'ai envie de dire, moins impactantes. et de moins en moins violente. Première étape, juste ça, de s'observer. Ah, là, je me rends malade, là. Là, ça me fait... J'ai envie de crier, j'ai envie de me mettre en colère. On exprime l'émotion qu'on ressent. Ça, c'est la première étape. La deuxième étape, on va essayer de réfléchir un petit peu. Mais c'est quoi exactement dans le message qui m'énerve ? Quel est le mot qui vient me faire du mal ? Donc on identifie dans le message le sujet qui vient nous crisper. Il vient remettre en question notre rôle de mère, il vient remettre en question, il vient toucher notre culpabilité. Ce message, qu'est-ce qui vient toucher ? Ma culpabilité, mes peurs, ça vient forcément toucher quelque chose si je réagis. Et donc on va essayer de creuser, on s'interroge, on fait un examen de soi-même en se disant mais sur quoi il vient appuyer pour que ça me mette dans cet état-là ? Et on creuse parfois tout seul, on n'y arrive pas tout de suite. C'est pour ça que moi je conseille régulièrement l'aide et d'être accompagné par un psychologue ou autre. Mais vous allez voir très vite après, vous allez savoir le faire. Et vous allez dire, ah oui, ça vient appuyer là-dessus. Parce que j'ai une culpabilité dans cette séparation et là clairement ça vient appuyer ma culpabilité. Donc comme j'ai de la culpabilité en plus, c'est souvent le cas, l'autre il va en jouer. Il sait qu'il y a une culpabilité, donc il va aller appuyer sur ce que j'appelle moi le bouton de la culpabilité. Mais quand on est capable de voir le fonctionnement, de voir que ça nous touche parce que ça appuie sur notre culpabilité, alors je vais aller prendre soin de ma culpabilité. Je vais essayer d'aller travailler sur cette douleur que j'ai vis-à-vis du fait que j'ai pris une décision de me séparer. Cette culpabilité, elle est là, il faut que je la prenne en charge. Et quand elle est prise en charge correctement, lorsque cette culpabilité, on a pu l'appréhender, On a pu aller la voir en face, on a pu la traiter véritablement. Par la suite, votre époux pourra envoyer d'autres messages en essayant d'appuyer sur le bouton de la culpabilité. Et là, il ne marchera plus. Donc, il aura beau appuyer, ça ne vous fera plus réagir. Et à un moment donné, quand l'autre voit que le bouton ne marche plus, il arrête de jouer avec. Donc, c'est généralement du gagnant pour tout le monde. C'est-à-dire que lorsque vous avez géré ce qui posait difficulté, déjà, ça a créé de la sérénité et de la paix intérieure. Vous verrez, c'est toujours ce qu'on va essayer de rechercher. Où est notre paix intérieure ? Et à partir de là, l'autre aura beau envoyer des messages essayons de réactiver la culpabilité, ça ne marchera pas. Et vous, à ce moment-là, vous serez beaucoup plus serein et généralement l'autre, il arrêtera. Parce que vous savez, les messages se mettent en miroir et quand on sent que ça touche, parfois on s'amuse parce qu'il y a de la colère, il y a de l'ego. Donc si on veut faire du mal à l'autre, puis qu'on a compris qu'en allant appuyer là-dessus, ça lui faisait du mal, on continue d'y jouer. Et donc c'est notre responsabilité et notre rôle de voir où est-ce que ça nous fait mal pour faire que ça s'arrête. Je sais que c'est un peu complexe, mais je sais que vous êtes capables d'aller dans cette direction-là et de comprendre ce que je suis en train de vous expliquer. On a suffisamment, vous avez vu l'esprit de mes podcasts depuis le début, je sais qu'on passe un niveau, mais moi j'ai vu des clients que j'ai libérés complètement lorsqu'on a travaillé de cette façon-là. Je peux vous donner d'autres exemples. Vous recevez un message où, par exemple, il est écrit... tu pourrais faire des efforts pour être au moins de temps en temps à l'heure. Ça arrive très souvent lorsqu'on doit amener les enfants, vous voyez ces fameux passages de bras qui sont déjà rigolos, mais en plus vous recevez un message comme quoi tu pourrais faire des efforts, tu n'es jamais à l'heure pour amener les enfants. Sur certaines personnes, ça va leur passer mais complètement au-dessus. Et puis pour d'autres, ça va venir mais appuyé, très fort quelque part. Pourquoi ça vient appuyé ? Peut-être... parce que ça vient toucher un besoin d'être toujours parfaite, un besoin de vouloir toujours très bien faire, un besoin de perfectionnisme. Et quand on vient pointer des formes d'imperfection, ça suscite quelque chose de douloureux. Donc c'est d'aller observer ce côté de recherche constante de perfection, qui d'ailleurs est nuisible quelque part, parce que vouloir chercher une perfection constamment, on s'épuise, on se rend malade. Mais ce qui est intéressant, c'est de dire, voilà, si ça me fait réagir, c'est que ça va appuyer à tel endroit. Un autre exemple, j'avais un couple où madame répondait juste par OK à chaque message. Il lui mettait des grands messages et elle répondait juste par OK. Et ce OK, qui fait chez mon client, met une douleur incroyable. Et donc j'ai creusé, j'ai dit, mais qu'est-ce qui vous fait mal dans ce OK en fait ? Parce que quelque part, au moins... Il n'y avait presque rien dans le message. Donc je me suis dit, mais pourquoi ça suscite autant de douleur ? Et en fait, ce « ok » , c'est juste deux lettres, entraînaient chez mon client la perception qu'il n'était plus rien, qu'il ne méritait même pas une discussion. Et en fait, ce « ok » venait appuyer sur sa blessure d'abandon et de rejet. Ce sont les deux blessures qui sont souvent les plus violentes et qui sont faciles à réactiver. Mais dans son cas, ce « ok » venait lui dire « en fait, je ne suis plus rien. Je ne mérite même plus une discussion de quoi que ce soit, en fait. Je n'existe plus en tant que parent, je n'existe plus en tant que rien. » Et donc, ça venait toucher sa blessure de l'abandon. Et donc, là, très clairement, au moment où on a pu identifier ça, j'ai senti quelque chose qui lâchait en lui. Quelque chose qui était « ah oui, on est au bon endroit » . La blessure de l'abandon, elle est compliquée. À prendre en charge, elle remonte souvent à l'ensepence, à des choses compliquées qu'on a pu vivre. Et là, je l'ai invitée à travailler avec un psychologue pour pouvoir aller soigner profondément cette blessure de l'abandon. Pour que par la suite, quand il reçoit un « ok » , il puisse dire « cool, ça veut dire qu'on est d'accord et qu'il n'y a pas de problème » . Mais que ça ne fasse plus cet effet de n'être plus rien, en fait. L'autre type de message qui met parfois dans tous ces états, c'était une cliente cette fois-ci qui reçoit un message où il lui est indiqué « c'est toujours pareil avec toi, tu ne fais jamais aucun effort » . Pareil, cette phrase, il n'y a pas de menace particulière, mais chez ma cliente, ça l'a mis dans une colère pas possible. Donc pareil, même système, qu'est-ce qui se passe ? Ça me met en colère, ça m'énerve, c'est injuste. Alors, en quoi c'est injuste ? Mais parce que moi je fais toujours des efforts pour ci et ça. Et c'est ce qu'elle d'ailleurs avait répondu. Et en face, je vous imagine bien que chacun avait enchaîné pour donner la démonstration qu'elle ne faisait pas d'efforts. Et en fait... creusons un peu et on va faire pause. On va voir ce que ça nous fait. Qu'est-ce qu'on ressent avec ce message-là ? En fait, je trouve ça injuste, elle me dit. C'est injuste parce que je fais plein d'efforts pour tout. Je dis, ok, de quoi vous auriez besoin ? En fait, j'aurais besoin qu'il soit reconnaissant de tout ce que j'ai fait, de tout ce que je fais tout le temps. Et là, en mettant ce message-là, il vient de dire que je ne fais rien du tout, alors que ce n'est pas vrai. Et donc, cette cliente... Elle attendait une reconnaissance de la part de Monsieur, et qui évidemment dans les séparations, c'est rarement le moment où ils sont très enclins en données. Et donc cette attente infinie de reconnaissance venait la mettre en souffrance, parce qu'évidemment au moment de la séparation, c'est souvent l'inverse qui se fait. Et donc on a travaillé sur le fait qu'elle apprenne à se donner elle-même de la reconnaissance. On attend souvent que la reconnaissance, elle vienne des autres. on espère toujours que les autres puissent nous dire « Ah, merci, bravo pour ce que tu as fait » . Ça ne vient déjà pas tout le temps, on le voit bien dans le monde du travail, on a beau faire des choses très bien, on n'a pas toujours la reconnaissance qu'on devrait. Mais alors dans les séparations, j'ai envie de dire que c'est encore pire. J'ai plein de personnes qui attendent cette reconnaissance au moment où ils sont en train de se séparer. Et forcément, elle ne vient pas. Et ça crée une douleur terrible parce qu'il y a cette attente constante. Donc quand on est capable de mettre des mots là-dessus, en disant « Mais… » Non, n'attendez pas de la reconnaissance de lui. Il ne peut pas vous la donner. Il est lui-même dans son état de souffrance. Il est triste de la situation. Il ne peut pas vous donner de la reconnaissance à ce moment-là. Et surtout, la reconnaissance d'être constamment dans la quête qu'elle vienne de l'extérieur, cela nous fragilise terriblement. Parce que ça veut dire qu'on fait reposer notre bien-être sur la reconnaissance d'extérieur. Donc, on a fait un travail inverse. On s'est posé la question. Comment elle pouvait se donner cette reconnaissance ? Et qu'elle puisse avoir de la fierté sur tout ce qu'elle avait fait. Et donc on l'a nommée, je lui ai demandé qu'elle l'écrive. Et j'ai demandé à ce qu'elle soit fière d'elle en fait. A partir du moment où on a réparé ce besoin de reconnaissance, qu'elle a été capable de comprendre qu'elle pouvait se le donner à elle-même, elle ne l'attendait plus de la part de monsieur. Donc ce message-là, la deuxième fois, il lui passe au-dessus de la tête. Il a plus d'un... d'impact sur elle, parce qu'elle n'est plus dans une attente de reconnaissance de sa part. Donc, je pense que vous avez compris le fonctionnement. Ce qu'il va falloir faire, c'est à chaque fois se dire, mais pourquoi ce message me touche autant ? Sur quoi il vient appuyer ? Si vous n'y arrivez pas tout seul, aidez-vous avec peut-être vos amis, si vous pouvez en discuter, mais pourquoi ça me fait si mal ? Est-ce que toi ça te touche si on t'envoyait ça ? Ah bah oui, moi ça me toucherait ou ça ne me toucherait pas. Et comme ça, on peut voir. sur quoi ça vient venir à l'intérieur. En fait, il faut faire un système, toujours dire je reviens à l'intérieur. Qu'est-ce que ça vient toucher ? Quelle peur ça vient, quelque part, activer ? Et ensuite, comment est-ce que moi, je peux prendre en charge cette peur, cette blessure ? Parce que, tant qu'on a des blessures comme ça, un peu à vif, il y a des personnes, parfois mal attentionnées, qui vont venir appuyer dessus. parfois involontairement, parfois volontairement, parfois de façon très fréquente. Donc si on veut pouvoir être en paix et en sérénité, c'est indispensable de se connaître, de réparer le plus possible nos blessures, parce que l'autre ne pourra pas le faire à notre place. Donc si on doit résumer tout ça, c'est de se dire, lorsqu'on a une émotion forte, on peut aller accuser l'autre, etc. J'ai envie de dire que c'est le système facile. Par moment, il va être plus intéressant de se dire « Ok, ça me fait mal. Pourquoi ça me fait mal ? Est-ce que je ne peux pas, moi, essayer d'aller soigner ce qui me fait mal ? Parce que si ça me fait mal, alors ça mérite qu'on s'en occupe. Ça mérite de le prendre en charge. » Et c'est comme ça que moi j'aime travailler. J'explique toujours en disant « Je ne peux pas avoir d'influence sur l'autre. Je ne peux pas faire... » Alors des fois, je suis un peu brutale. « Je ne peux pas faire qu'il soit... » moins bête, je ne peux pas faire qu'il soit plus intelligent. Mais par contre, je peux vous aider, vous, à réagir autrement. Je peux faire que vous, vous trouviez des outils pour être en sérénité et en paix quand vous recevez des messages. Je n'aurai pas de pouvoir sur l'autre, mais je peux le faire avec mon client, je peux travailler avec lui. Et je trouve que c'est quand même vraiment plus intéressant de se dire « Ok, on ne peut pas avoir d'incidence sur l'autre. » Par contre, moi, je peux jouer. sur mon fonctionnement. Je peux aller travailler ce qui se passe à l'intérieur de moi pour que ce ne soit plus actif. pour qu'on ne vienne plus, quelque part, pour que je n'ai plus mal comme je l'ai depuis ces derniers mois. Et ça fonctionne en fait. Ça fonctionne vraiment quand on est capable de se dire, ok, c'est ma réaction, c'est mon émotion, à moi d'aller la prendre en charge, à moi de faire le nécessaire pour que ce ne soit plus actif. Et par moment alors, c'est difficile de le faire tout de suite, mais on pourra même dire merci à l'autre d'être venu par moment réveillé. certaines blessures parce que ça m'a permis de les soigner, de les prendre en charge pour aller véritablement mieux. Pourquoi je travaille comme ça ? Je me mets moi dans une séparation de deux objectifs. Mon premier objectif, c'est d'être en paix intérieure. Tout est guidé à chaque fois sur comment je vais faire pour que mon client soit en sérénité, soit en paix intérieure. Donc forcément si... mon guide c'est celui-ci, il faut que j'agisse pour obtenir cette paix intérieure. Et mes moyens d'action ne seront pas nécessairement sur l'autre partie. Ils vont être en partant de mon client, du travail que je vais mener avec lui. Et le deuxième objectif que je me donne quand il y a des enfants, c'est de préserver la meilleure relation possible avec les enfants. Quand on se donne ces deux objectifs, atteindre notre paix intérieure, préserver les meilleures relations avec nos enfants, Pour moi, on a obtenu l'essentiel. Et c'est ma vision, c'est celle avec laquelle je travaille, et c'est celle, j'espère en tout cas, qui permet vraiment d'aider pour sortir des situations qui sont souvent compliquées, parce qu'on le sait, les séparations, c'est souvent difficile. Donc voilà, je termine avec cette série de deux épisodes qui étaient sur la communication. C'est vraiment un sujet qui revient souvent. N'hésitez pas à me mettre des messages. Le mieux, c'est de les mettre sur Instagram où vous m'expliquez ce que vous vivez, ce que vous ressentez et on verra comment on peut vous aider pour aller justement creuser où est cette fameuse douleur à l'intérieur. Si cet épisode vous a aidé, je vous remercie de pouvoir mettre 5 étoiles. Ça me permet de faire connaître ce podcast, d'aider des personnes à qui ça pourrait répondre à des interrogations. Je tiens aussi, et j'en profite sur cet épisode, à vous remercier. mais vraiment du fond du cœur, je reçois toutes les semaines des messages, soit par mail, soit dans les commentaires, pour me remercier sur les épisodes, en me disant que ça vous aide beaucoup. Je ne vous cache pas que ça me fait du bien, parce que ça m'encourage à continuer, je me dis que ça fait du sens, parce que le but de ces podcasts, ils sont gratuits, donc il faut que ça fasse du sens pour vous et que ça puisse vous aider. pour m'écrire, vous pouvez m'écrire sur mon adresse mail avocat-carinedeluca.fr carine c'est avec un k et de Luca il n'y a pas de s je vous souhaite une bonne semaine à tous et à bientôt
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Bonjour à tous, vous écoutez l'épisode numéro 78 de Parlons Divorce avec Karine. Alors dans la même un peu continuité de l'épisode 77, où on a essayé d'aborder la question de la communication avec l'autre. Je vous l'ai expliqué, la communication elle est compliquée, déjà j'ai envie de dire de façon générale, mais quand on est en période de séparation c'est encore plus difficile. Dans l'épisode 77, on a parlé de l'écoute active. Un outil que je trouve très puissant pour renouer un dialogue, pour être à l'écoute l'un et l'autre. Ça, ça me paraissait une base nécessaire et fondamentale pour apprendre à mieux communiquer. Mais on le sait également, on est dans une société où on ne communique plus tellement en se parlant, on communique par message. Et donc cet épisode 78, il va être consacré à vous aider à mieux communiquer par message, mais aussi à comprendre. ce qui se passe en vous lorsque vous recevez des messages et que ça devient très compliqué. J'ai voulu faire cet épisode parce que j'ai eu une cliente très récemment qui me dit « Maître Deluca, je veux que vous fassiez le nécessaire pour que je ne reçoive plus jamais aucun message de mon ex-époux. » J'ai cruzé un petit peu, je l'ai interrogé sur ce qui se passait et j'ai constaté que les messages n'était pas violent, les messages n'étaient pas emprunts de propos de violence ni de chantage. Parce que ça ce sont deux limites que je pose dans les échanges. Si quelqu'un vous menace de violence et met du chantage, on doit bloquer la discussion. Il n'est pas question de continuer une discussion quand on est sur ces fonctionnements-là. Là par contre dans les messages il n'y avait pas... ce type de choses. C'était par contre des petites phrases qui, effectivement, venaient la piquer à chaque fois et venaient la mettre en difficulté. Et donc, elle s'attendait à ce que je vienne en protecteur en disant pas de soucis, je vais intervenir auprès de votre avocat, je vais interdire tous les messages, je vais vous mettre en protection et ça va aller. Sauf que si j'avais fait ça, je ne lui aurais jamais rendu service et je ne lui aurais pas permis de comprendre ce qui se passait en elle et je n'aurais pas aidé cette famille. à améliorer leur communication. Donc je lui ai dit non, on ne va pas les stopper ces messages. Par contre, on va prendre chacun de ces messages et on va essayer de comprendre à chaque fois pourquoi ils sont difficiles pour vous. Et là, on a fait un travail extraordinaire derrière qui lui a permis de comprendre son fonctionnement, comprendre pourquoi elle était blessée, pourquoi elle se mettait dans cet état-là et ce qui bloquait ensuite toute communication avec son ex-époux. Donc c'est dans cette logique là qu'on va travailler sur ces fameux messages. Donc effectivement, maintenant on communique beaucoup par message, SMS, WhatsApp, on a tous les moyens de communication. Sauf que derrière un message, il y a souvent, trop souvent, une interprétation. Comme il n'y a pas toujours les intonations, enfin il n'y a pas les intonations, on peut parfois imaginer un peu tout et son contraire. Et donc la première chose souvent, on se rend compte que Un message, il peut avoir plusieurs interprétations. Il peut y avoir des sous-entendus. Il peut y avoir une forme d'irritation, cachée ou pas cachée, et qui va être amplifiée par un message. Et j'ai vu un nombre incroyable de situations dégénérées juste parce qu'il y avait une interprétation, parfois faussée, sur un message. Donc s'il vous plaît, quand vous sentez qu'à un moment donné, on ne se comprend plus par message, on prend son téléphone, on s'appelle. en disant peut-être qu'on s'est mal compris, peut-être qu'il y a quelque chose qui n'a pas été très clair, alors on en parle. Les messages à répétition comme ça, à un moment donné, on n'est plus pareil sur le même canal de communication et on interprète des choses qui ne devraient pas être interprétées. Donc on prend son téléphone s'il le faut, c'est beaucoup plus constructif et là, quand on est au téléphone, on peut utiliser le fameux outil de l'écoute active dont je vous ai parlé dans l'épisode 77. Donc attention aux messages, parfois on ne les interprète pas de la bonne façon. Et notamment quand on est un peu fatigué, quand on est convaincu que l'autre nous en veut de quelque chose, on l'interprète toujours de façon négative. Donc prendre de la mesure sur la façon dont on perçoit le message. Une autre chose, lorsqu'on écrit un message, il faut être très vigilant, puisque c'est une lecture et qu'effectivement il n'y a pas les intonations, donc des fois on veut dire un truc un peu pour rigoler, mais sauf que ça ne se perçoit pas dans le message. Et ça peut donc être très mal vécu par celui qui le reçoit. Donc faire attention dans la façon dont on écrit son message, s'il n'y a pas de sous-entendu, faire attention au ton qu'on emploie et utiliser le plus possible, et ça, ça vaut ici dans la communication orale, c'est d'utiliser le « je » , en fait. D'utiliser le « je » et non pas le « tu » . Je vais m'expliquer. Lorsqu'on veut dire quelque chose à quelqu'un, soit lui faire passer un message, si on lui fait... une forme de reproche avec le « tu » . « Tu aurais dû faire ceci, tu aurais dû faire cela » . Vous pouvez être certain que derrière, on va avoir quelqu'un qui va se bloquer, qui va se mettre en situation de défensive. Alors que si on lui dit « j'aurais eu besoin éventuellement » , « je souhaiterais » , « j'aurais besoin » , là, c'est interprété complètement différemment parce que vous parlez de ce qui est important pour vous. Donc, ce petit outil du « je » et du « tu » , vraiment, c'est important. Attention ! On dit souvent, nous, c'est le « tu qui tue » qui va faire accentuer des mauvaises compréhensions que les uns et les autres pourraient avoir. Donc, quand on est à l'écrit, il y a une mesure particulière à prendre. On n'est pas dans la même situation que l'oral. L'autre peut l'interpréter différemment. L'autre peut percevoir le message d'une autre façon. Même si on est sur des messages, pour moi, on doit commencer par « bonjour » . On doit commencer avec quelque chose de poli. On s'adresse à l'autre de façon correcte. Et même si on est très en colère contre l'autre. Mais en tout cas... Le respect, la politesse, c'est quelque chose qu'on doit maintenir. Et c'est la raison pour laquelle, et je l'ai dit un petit peu au préalable, lorsque dans des messages, il y a une agressivité avec de la violence, pour moi, il faut stopper les échanges. De pouvoir dire, je ne souhaite pas poursuivre cet échange à partir du moment où c'est menaçant, où il y a des propos injurieux ou des propos violents. Ça, très clairement, il faut faire ce que j'appelle... Posez ces barrières de protection. Il n'est pas question que quelqu'un vous écrive en vous menaçant, en vous injuriant. On stoppe. Et s'il faut bloquer le numéro parce que le comportement n'est pas acceptable, eh bien on bloque le numéro. Mais il n'est pas question de maintenir des échanges lorsqu'il y a des injures, de la violence, des propos menaçants. Et ça, il faut être très clair. Et c'est... Certaines personnes disent « Oui, mais il a toujours fait comme ça, donc je suis un peu habituée. » Il n'est pas question de s'habituer à ça. Et puis j'ai envie de dire, s'il faut en prendre conscience au moment de la séparation que non, personne ne doit mal vous parler, personne ne doit être injurieux, c'est le moment de poser votre barrière de protection. Et souvent on me dit « Oui, mais je n'ai pas le droit de bloquer si ceci ou cela. » À partir du moment où on vous injurie, on vous parle mal, si vous bloquez, il n'est pas question qu'on s'adresse de cette façon-là à vous. Et c'est même... Vous pouvez même déposer une plainte lorsqu'il y a des injures, des menaces, parce que ça, ce n'est pas acceptable. Et il faut le faire pour qu'à un moment donné, ce que j'appelle poser des limites. Ça ne veut pas dire qu'on va couper la discussion complètement, mais là, pour l'instant, la façon dont tu t'adresses à moi, il n'est pas question qu'on continue notre discussion. Donc, ça, ce sont les cas, et j'insiste, les cas lorsqu'il y a des injures, des menaces, du chantage qui est fait dans les propos, quelque chose d'injurieux, ça, c'est interdit. Mais si on est réaliste, tous les autres messages, il n'y a pas forcément d'injures, il n'y a pas forcément de propos violents, et pour autant, on les perçoit très violemment. Et ça vraiment, je le vois dans la plupart des personnes que j'accompagne, ces personnes me disent « mais vous savez, dès que je vois le nom affiché sur le téléphone, ça y est, j'ai le ventre qui se serre, je suis nouée et j'appréhende déjà de lire le message » . J'appréhende ce qui va me tomber au coin du nez. Donc en fait, vraiment, c'est pour ça qu'ils sont importants ces épisodes sur ces fameux messages, parce que je sais que vous en échangez beaucoup, je sais qu'il y a beaucoup de communication qui se fait de cette façon-là, et je sais la répercussion que ça peut avoir sur notre état émotionnel. Donc des fois, même avant d'avoir lu le message, il y a déjà un mouvement de tension et d'angoisse qui se créent. Et c'est là où il va falloir travailler sur soi, et je vais vous proposer moi quelque chose qui va... Peut-être on peut vous surprendre qu'il n'est pas habituel où on ne va pas forcément dans cette direction parce que souvent quand on reçoit un message et qu'on dit « Regarde, comme il s'adresse à moi, ce n'est pas normal » , on a besoin que l'entourage vienne valider, moi je vais appeler ça une victimisation. Je sais qu'ils ne sont pas ce terme-là, mais par moments c'est une forme de victimisation, c'est pas normal la façon dont il me parle, etc. Si on s'arrête à ça, A ce constat-là, en disant « regarde comment il me parle, regarde ce qu'il me demande, c'est pas normal » , on ne progressera pas et on n'avancera pas. Ni sur la connaissance de soi, ni sur l'avancée de la relation avec l'autre et de la bonne communication. Pour moi, ces messages, lorsqu'ils viennent nous piquer, vous savez, lorsqu'ils viennent nous faire du mal, c'est un outil, mais extraordinaire, pour venir soigner en profondeur vos véritables blessures. Je sais que ça peut paraître surprenant, mais moi depuis plusieurs années, je travaille de cette façon-là. Plutôt que de venir, vous savez, vers le méchant, le gentil, « Ah, il a envoyé tel message, c'est très méchant, etc. » , c'est de se dire « Ok, j'ai reçu tel message, ça m'a mis serré le ventre, ça m'a mis en colère, ça m'a rendu triste. Ok, je fais le constat dans quel état ça me met. » Et ensuite, je vais chercher à comprendre pourquoi. ça me rend triste. Pourquoi ça me met en colère ? Sur quoi l'autre est en train d'appuyer ? Parce que si ça génère une émotion de ma part, c'est qu'il appuie à un endroit où j'ai une blessure. Et pour moi, le défi d'une vie, c'est d'aller soigner nos blessures, nos blessures profondes, parce que lorsque ces blessures sont soignées, en tout cas dont on en prend soin, On améliore notre vie. Lorsqu'on prend soin de nos anciennes blessures, de ce qui nous fait mal, on est par la suite beaucoup moins atteignable en fait. Parce que souvent c'est assez touchant quand des clients me lisent les messages qu'ils reçoivent, sur lesquels ils sont très touchés, moi ça ne me fait rien. Et je leur dis, vous voyez, ça dépend uniquement de la personne qui le reçoit, ça dépend de vous, parce que chez vous, ça vient appuyer quelque part. Là où chez vous... ça vient vous mettre en difficulté. Et c'est pour ça que vous réagissez. Et donc, plutôt que de vouloir tout de suite souvent répondre, qu'est-ce qu'on fait quand un message nous touche, soit on est triste, soit on est en colère, on a une réaction de vouloir tout de suite répondre, et là, c'est la catastrophe. Donc, la première chose, quand on reçoit un message qui vient nous faire mal, qui vient nous rendre triste, on fait pause. Et on s'observe. On observe qu'est-ce qui se passe. Et vraiment. Parce qu'en fait, c'est soit de la tristesse, soit de la colère, de l'énervement. On essaie de nommer l'émotion qu'on reçoit en fait. De la frustration, de l'injustice. Qu'est-ce qui se passe quand je reçois ce message ? Observez-vous. Vous allez vous rendre compte que plus on est capable de s'observer, et ça, moi, je le fais continuellement pendant la procédure, plus on s'observe, plus on est capable ensuite de se connaître, de gérer ses émotions. Et là, elles sont, j'ai envie de dire, moins impactantes. et de moins en moins violente. Première étape, juste ça, de s'observer. Ah, là, je me rends malade, là. Là, ça me fait... J'ai envie de crier, j'ai envie de me mettre en colère. On exprime l'émotion qu'on ressent. Ça, c'est la première étape. La deuxième étape, on va essayer de réfléchir un petit peu. Mais c'est quoi exactement dans le message qui m'énerve ? Quel est le mot qui vient me faire du mal ? Donc on identifie dans le message le sujet qui vient nous crisper. Il vient remettre en question notre rôle de mère, il vient remettre en question, il vient toucher notre culpabilité. Ce message, qu'est-ce qui vient toucher ? Ma culpabilité, mes peurs, ça vient forcément toucher quelque chose si je réagis. Et donc on va essayer de creuser, on s'interroge, on fait un examen de soi-même en se disant mais sur quoi il vient appuyer pour que ça me mette dans cet état-là ? Et on creuse parfois tout seul, on n'y arrive pas tout de suite. C'est pour ça que moi je conseille régulièrement l'aide et d'être accompagné par un psychologue ou autre. Mais vous allez voir très vite après, vous allez savoir le faire. Et vous allez dire, ah oui, ça vient appuyer là-dessus. Parce que j'ai une culpabilité dans cette séparation et là clairement ça vient appuyer ma culpabilité. Donc comme j'ai de la culpabilité en plus, c'est souvent le cas, l'autre il va en jouer. Il sait qu'il y a une culpabilité, donc il va aller appuyer sur ce que j'appelle moi le bouton de la culpabilité. Mais quand on est capable de voir le fonctionnement, de voir que ça nous touche parce que ça appuie sur notre culpabilité, alors je vais aller prendre soin de ma culpabilité. Je vais essayer d'aller travailler sur cette douleur que j'ai vis-à-vis du fait que j'ai pris une décision de me séparer. Cette culpabilité, elle est là, il faut que je la prenne en charge. Et quand elle est prise en charge correctement, lorsque cette culpabilité, on a pu l'appréhender, On a pu aller la voir en face, on a pu la traiter véritablement. Par la suite, votre époux pourra envoyer d'autres messages en essayant d'appuyer sur le bouton de la culpabilité. Et là, il ne marchera plus. Donc, il aura beau appuyer, ça ne vous fera plus réagir. Et à un moment donné, quand l'autre voit que le bouton ne marche plus, il arrête de jouer avec. Donc, c'est généralement du gagnant pour tout le monde. C'est-à-dire que lorsque vous avez géré ce qui posait difficulté, déjà, ça a créé de la sérénité et de la paix intérieure. Vous verrez, c'est toujours ce qu'on va essayer de rechercher. Où est notre paix intérieure ? Et à partir de là, l'autre aura beau envoyer des messages essayons de réactiver la culpabilité, ça ne marchera pas. Et vous, à ce moment-là, vous serez beaucoup plus serein et généralement l'autre, il arrêtera. Parce que vous savez, les messages se mettent en miroir et quand on sent que ça touche, parfois on s'amuse parce qu'il y a de la colère, il y a de l'ego. Donc si on veut faire du mal à l'autre, puis qu'on a compris qu'en allant appuyer là-dessus, ça lui faisait du mal, on continue d'y jouer. Et donc c'est notre responsabilité et notre rôle de voir où est-ce que ça nous fait mal pour faire que ça s'arrête. Je sais que c'est un peu complexe, mais je sais que vous êtes capables d'aller dans cette direction-là et de comprendre ce que je suis en train de vous expliquer. On a suffisamment, vous avez vu l'esprit de mes podcasts depuis le début, je sais qu'on passe un niveau, mais moi j'ai vu des clients que j'ai libérés complètement lorsqu'on a travaillé de cette façon-là. Je peux vous donner d'autres exemples. Vous recevez un message où, par exemple, il est écrit... tu pourrais faire des efforts pour être au moins de temps en temps à l'heure. Ça arrive très souvent lorsqu'on doit amener les enfants, vous voyez ces fameux passages de bras qui sont déjà rigolos, mais en plus vous recevez un message comme quoi tu pourrais faire des efforts, tu n'es jamais à l'heure pour amener les enfants. Sur certaines personnes, ça va leur passer mais complètement au-dessus. Et puis pour d'autres, ça va venir mais appuyé, très fort quelque part. Pourquoi ça vient appuyé ? Peut-être... parce que ça vient toucher un besoin d'être toujours parfaite, un besoin de vouloir toujours très bien faire, un besoin de perfectionnisme. Et quand on vient pointer des formes d'imperfection, ça suscite quelque chose de douloureux. Donc c'est d'aller observer ce côté de recherche constante de perfection, qui d'ailleurs est nuisible quelque part, parce que vouloir chercher une perfection constamment, on s'épuise, on se rend malade. Mais ce qui est intéressant, c'est de dire, voilà, si ça me fait réagir, c'est que ça va appuyer à tel endroit. Un autre exemple, j'avais un couple où madame répondait juste par OK à chaque message. Il lui mettait des grands messages et elle répondait juste par OK. Et ce OK, qui fait chez mon client, met une douleur incroyable. Et donc j'ai creusé, j'ai dit, mais qu'est-ce qui vous fait mal dans ce OK en fait ? Parce que quelque part, au moins... Il n'y avait presque rien dans le message. Donc je me suis dit, mais pourquoi ça suscite autant de douleur ? Et en fait, ce « ok » , c'est juste deux lettres, entraînaient chez mon client la perception qu'il n'était plus rien, qu'il ne méritait même pas une discussion. Et en fait, ce « ok » venait appuyer sur sa blessure d'abandon et de rejet. Ce sont les deux blessures qui sont souvent les plus violentes et qui sont faciles à réactiver. Mais dans son cas, ce « ok » venait lui dire « en fait, je ne suis plus rien. Je ne mérite même plus une discussion de quoi que ce soit, en fait. Je n'existe plus en tant que parent, je n'existe plus en tant que rien. » Et donc, ça venait toucher sa blessure de l'abandon. Et donc, là, très clairement, au moment où on a pu identifier ça, j'ai senti quelque chose qui lâchait en lui. Quelque chose qui était « ah oui, on est au bon endroit » . La blessure de l'abandon, elle est compliquée. À prendre en charge, elle remonte souvent à l'ensepence, à des choses compliquées qu'on a pu vivre. Et là, je l'ai invitée à travailler avec un psychologue pour pouvoir aller soigner profondément cette blessure de l'abandon. Pour que par la suite, quand il reçoit un « ok » , il puisse dire « cool, ça veut dire qu'on est d'accord et qu'il n'y a pas de problème » . Mais que ça ne fasse plus cet effet de n'être plus rien, en fait. L'autre type de message qui met parfois dans tous ces états, c'était une cliente cette fois-ci qui reçoit un message où il lui est indiqué « c'est toujours pareil avec toi, tu ne fais jamais aucun effort » . Pareil, cette phrase, il n'y a pas de menace particulière, mais chez ma cliente, ça l'a mis dans une colère pas possible. Donc pareil, même système, qu'est-ce qui se passe ? Ça me met en colère, ça m'énerve, c'est injuste. Alors, en quoi c'est injuste ? Mais parce que moi je fais toujours des efforts pour ci et ça. Et c'est ce qu'elle d'ailleurs avait répondu. Et en face, je vous imagine bien que chacun avait enchaîné pour donner la démonstration qu'elle ne faisait pas d'efforts. Et en fait... creusons un peu et on va faire pause. On va voir ce que ça nous fait. Qu'est-ce qu'on ressent avec ce message-là ? En fait, je trouve ça injuste, elle me dit. C'est injuste parce que je fais plein d'efforts pour tout. Je dis, ok, de quoi vous auriez besoin ? En fait, j'aurais besoin qu'il soit reconnaissant de tout ce que j'ai fait, de tout ce que je fais tout le temps. Et là, en mettant ce message-là, il vient de dire que je ne fais rien du tout, alors que ce n'est pas vrai. Et donc, cette cliente... Elle attendait une reconnaissance de la part de Monsieur, et qui évidemment dans les séparations, c'est rarement le moment où ils sont très enclins en données. Et donc cette attente infinie de reconnaissance venait la mettre en souffrance, parce qu'évidemment au moment de la séparation, c'est souvent l'inverse qui se fait. Et donc on a travaillé sur le fait qu'elle apprenne à se donner elle-même de la reconnaissance. On attend souvent que la reconnaissance, elle vienne des autres. on espère toujours que les autres puissent nous dire « Ah, merci, bravo pour ce que tu as fait » . Ça ne vient déjà pas tout le temps, on le voit bien dans le monde du travail, on a beau faire des choses très bien, on n'a pas toujours la reconnaissance qu'on devrait. Mais alors dans les séparations, j'ai envie de dire que c'est encore pire. J'ai plein de personnes qui attendent cette reconnaissance au moment où ils sont en train de se séparer. Et forcément, elle ne vient pas. Et ça crée une douleur terrible parce qu'il y a cette attente constante. Donc quand on est capable de mettre des mots là-dessus, en disant « Mais… » Non, n'attendez pas de la reconnaissance de lui. Il ne peut pas vous la donner. Il est lui-même dans son état de souffrance. Il est triste de la situation. Il ne peut pas vous donner de la reconnaissance à ce moment-là. Et surtout, la reconnaissance d'être constamment dans la quête qu'elle vienne de l'extérieur, cela nous fragilise terriblement. Parce que ça veut dire qu'on fait reposer notre bien-être sur la reconnaissance d'extérieur. Donc, on a fait un travail inverse. On s'est posé la question. Comment elle pouvait se donner cette reconnaissance ? Et qu'elle puisse avoir de la fierté sur tout ce qu'elle avait fait. Et donc on l'a nommée, je lui ai demandé qu'elle l'écrive. Et j'ai demandé à ce qu'elle soit fière d'elle en fait. A partir du moment où on a réparé ce besoin de reconnaissance, qu'elle a été capable de comprendre qu'elle pouvait se le donner à elle-même, elle ne l'attendait plus de la part de monsieur. Donc ce message-là, la deuxième fois, il lui passe au-dessus de la tête. Il a plus d'un... d'impact sur elle, parce qu'elle n'est plus dans une attente de reconnaissance de sa part. Donc, je pense que vous avez compris le fonctionnement. Ce qu'il va falloir faire, c'est à chaque fois se dire, mais pourquoi ce message me touche autant ? Sur quoi il vient appuyer ? Si vous n'y arrivez pas tout seul, aidez-vous avec peut-être vos amis, si vous pouvez en discuter, mais pourquoi ça me fait si mal ? Est-ce que toi ça te touche si on t'envoyait ça ? Ah bah oui, moi ça me toucherait ou ça ne me toucherait pas. Et comme ça, on peut voir. sur quoi ça vient venir à l'intérieur. En fait, il faut faire un système, toujours dire je reviens à l'intérieur. Qu'est-ce que ça vient toucher ? Quelle peur ça vient, quelque part, activer ? Et ensuite, comment est-ce que moi, je peux prendre en charge cette peur, cette blessure ? Parce que, tant qu'on a des blessures comme ça, un peu à vif, il y a des personnes, parfois mal attentionnées, qui vont venir appuyer dessus. parfois involontairement, parfois volontairement, parfois de façon très fréquente. Donc si on veut pouvoir être en paix et en sérénité, c'est indispensable de se connaître, de réparer le plus possible nos blessures, parce que l'autre ne pourra pas le faire à notre place. Donc si on doit résumer tout ça, c'est de se dire, lorsqu'on a une émotion forte, on peut aller accuser l'autre, etc. J'ai envie de dire que c'est le système facile. Par moment, il va être plus intéressant de se dire « Ok, ça me fait mal. Pourquoi ça me fait mal ? Est-ce que je ne peux pas, moi, essayer d'aller soigner ce qui me fait mal ? Parce que si ça me fait mal, alors ça mérite qu'on s'en occupe. Ça mérite de le prendre en charge. » Et c'est comme ça que moi j'aime travailler. J'explique toujours en disant « Je ne peux pas avoir d'influence sur l'autre. Je ne peux pas faire... » Alors des fois, je suis un peu brutale. « Je ne peux pas faire qu'il soit... » moins bête, je ne peux pas faire qu'il soit plus intelligent. Mais par contre, je peux vous aider, vous, à réagir autrement. Je peux faire que vous, vous trouviez des outils pour être en sérénité et en paix quand vous recevez des messages. Je n'aurai pas de pouvoir sur l'autre, mais je peux le faire avec mon client, je peux travailler avec lui. Et je trouve que c'est quand même vraiment plus intéressant de se dire « Ok, on ne peut pas avoir d'incidence sur l'autre. » Par contre, moi, je peux jouer. sur mon fonctionnement. Je peux aller travailler ce qui se passe à l'intérieur de moi pour que ce ne soit plus actif. pour qu'on ne vienne plus, quelque part, pour que je n'ai plus mal comme je l'ai depuis ces derniers mois. Et ça fonctionne en fait. Ça fonctionne vraiment quand on est capable de se dire, ok, c'est ma réaction, c'est mon émotion, à moi d'aller la prendre en charge, à moi de faire le nécessaire pour que ce ne soit plus actif. Et par moment alors, c'est difficile de le faire tout de suite, mais on pourra même dire merci à l'autre d'être venu par moment réveillé. certaines blessures parce que ça m'a permis de les soigner, de les prendre en charge pour aller véritablement mieux. Pourquoi je travaille comme ça ? Je me mets moi dans une séparation de deux objectifs. Mon premier objectif, c'est d'être en paix intérieure. Tout est guidé à chaque fois sur comment je vais faire pour que mon client soit en sérénité, soit en paix intérieure. Donc forcément si... mon guide c'est celui-ci, il faut que j'agisse pour obtenir cette paix intérieure. Et mes moyens d'action ne seront pas nécessairement sur l'autre partie. Ils vont être en partant de mon client, du travail que je vais mener avec lui. Et le deuxième objectif que je me donne quand il y a des enfants, c'est de préserver la meilleure relation possible avec les enfants. Quand on se donne ces deux objectifs, atteindre notre paix intérieure, préserver les meilleures relations avec nos enfants, Pour moi, on a obtenu l'essentiel. Et c'est ma vision, c'est celle avec laquelle je travaille, et c'est celle, j'espère en tout cas, qui permet vraiment d'aider pour sortir des situations qui sont souvent compliquées, parce qu'on le sait, les séparations, c'est souvent difficile. Donc voilà, je termine avec cette série de deux épisodes qui étaient sur la communication. C'est vraiment un sujet qui revient souvent. N'hésitez pas à me mettre des messages. Le mieux, c'est de les mettre sur Instagram où vous m'expliquez ce que vous vivez, ce que vous ressentez et on verra comment on peut vous aider pour aller justement creuser où est cette fameuse douleur à l'intérieur. Si cet épisode vous a aidé, je vous remercie de pouvoir mettre 5 étoiles. Ça me permet de faire connaître ce podcast, d'aider des personnes à qui ça pourrait répondre à des interrogations. Je tiens aussi, et j'en profite sur cet épisode, à vous remercier. mais vraiment du fond du cœur, je reçois toutes les semaines des messages, soit par mail, soit dans les commentaires, pour me remercier sur les épisodes, en me disant que ça vous aide beaucoup. Je ne vous cache pas que ça me fait du bien, parce que ça m'encourage à continuer, je me dis que ça fait du sens, parce que le but de ces podcasts, ils sont gratuits, donc il faut que ça fasse du sens pour vous et que ça puisse vous aider. pour m'écrire, vous pouvez m'écrire sur mon adresse mail avocat-carinedeluca.fr carine c'est avec un k et de Luca il n'y a pas de s je vous souhaite une bonne semaine à tous et à bientôt
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Description
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Bonjour à tous, vous écoutez l'épisode numéro 78 de Parlons Divorce avec Karine. Alors dans la même un peu continuité de l'épisode 77, où on a essayé d'aborder la question de la communication avec l'autre. Je vous l'ai expliqué, la communication elle est compliquée, déjà j'ai envie de dire de façon générale, mais quand on est en période de séparation c'est encore plus difficile. Dans l'épisode 77, on a parlé de l'écoute active. Un outil que je trouve très puissant pour renouer un dialogue, pour être à l'écoute l'un et l'autre. Ça, ça me paraissait une base nécessaire et fondamentale pour apprendre à mieux communiquer. Mais on le sait également, on est dans une société où on ne communique plus tellement en se parlant, on communique par message. Et donc cet épisode 78, il va être consacré à vous aider à mieux communiquer par message, mais aussi à comprendre. ce qui se passe en vous lorsque vous recevez des messages et que ça devient très compliqué. J'ai voulu faire cet épisode parce que j'ai eu une cliente très récemment qui me dit « Maître Deluca, je veux que vous fassiez le nécessaire pour que je ne reçoive plus jamais aucun message de mon ex-époux. » J'ai cruzé un petit peu, je l'ai interrogé sur ce qui se passait et j'ai constaté que les messages n'était pas violent, les messages n'étaient pas emprunts de propos de violence ni de chantage. Parce que ça ce sont deux limites que je pose dans les échanges. Si quelqu'un vous menace de violence et met du chantage, on doit bloquer la discussion. Il n'est pas question de continuer une discussion quand on est sur ces fonctionnements-là. Là par contre dans les messages il n'y avait pas... ce type de choses. C'était par contre des petites phrases qui, effectivement, venaient la piquer à chaque fois et venaient la mettre en difficulté. Et donc, elle s'attendait à ce que je vienne en protecteur en disant pas de soucis, je vais intervenir auprès de votre avocat, je vais interdire tous les messages, je vais vous mettre en protection et ça va aller. Sauf que si j'avais fait ça, je ne lui aurais jamais rendu service et je ne lui aurais pas permis de comprendre ce qui se passait en elle et je n'aurais pas aidé cette famille. à améliorer leur communication. Donc je lui ai dit non, on ne va pas les stopper ces messages. Par contre, on va prendre chacun de ces messages et on va essayer de comprendre à chaque fois pourquoi ils sont difficiles pour vous. Et là, on a fait un travail extraordinaire derrière qui lui a permis de comprendre son fonctionnement, comprendre pourquoi elle était blessée, pourquoi elle se mettait dans cet état-là et ce qui bloquait ensuite toute communication avec son ex-époux. Donc c'est dans cette logique là qu'on va travailler sur ces fameux messages. Donc effectivement, maintenant on communique beaucoup par message, SMS, WhatsApp, on a tous les moyens de communication. Sauf que derrière un message, il y a souvent, trop souvent, une interprétation. Comme il n'y a pas toujours les intonations, enfin il n'y a pas les intonations, on peut parfois imaginer un peu tout et son contraire. Et donc la première chose souvent, on se rend compte que Un message, il peut avoir plusieurs interprétations. Il peut y avoir des sous-entendus. Il peut y avoir une forme d'irritation, cachée ou pas cachée, et qui va être amplifiée par un message. Et j'ai vu un nombre incroyable de situations dégénérées juste parce qu'il y avait une interprétation, parfois faussée, sur un message. Donc s'il vous plaît, quand vous sentez qu'à un moment donné, on ne se comprend plus par message, on prend son téléphone, on s'appelle. en disant peut-être qu'on s'est mal compris, peut-être qu'il y a quelque chose qui n'a pas été très clair, alors on en parle. Les messages à répétition comme ça, à un moment donné, on n'est plus pareil sur le même canal de communication et on interprète des choses qui ne devraient pas être interprétées. Donc on prend son téléphone s'il le faut, c'est beaucoup plus constructif et là, quand on est au téléphone, on peut utiliser le fameux outil de l'écoute active dont je vous ai parlé dans l'épisode 77. Donc attention aux messages, parfois on ne les interprète pas de la bonne façon. Et notamment quand on est un peu fatigué, quand on est convaincu que l'autre nous en veut de quelque chose, on l'interprète toujours de façon négative. Donc prendre de la mesure sur la façon dont on perçoit le message. Une autre chose, lorsqu'on écrit un message, il faut être très vigilant, puisque c'est une lecture et qu'effectivement il n'y a pas les intonations, donc des fois on veut dire un truc un peu pour rigoler, mais sauf que ça ne se perçoit pas dans le message. Et ça peut donc être très mal vécu par celui qui le reçoit. Donc faire attention dans la façon dont on écrit son message, s'il n'y a pas de sous-entendu, faire attention au ton qu'on emploie et utiliser le plus possible, et ça, ça vaut ici dans la communication orale, c'est d'utiliser le « je » , en fait. D'utiliser le « je » et non pas le « tu » . Je vais m'expliquer. Lorsqu'on veut dire quelque chose à quelqu'un, soit lui faire passer un message, si on lui fait... une forme de reproche avec le « tu » . « Tu aurais dû faire ceci, tu aurais dû faire cela » . Vous pouvez être certain que derrière, on va avoir quelqu'un qui va se bloquer, qui va se mettre en situation de défensive. Alors que si on lui dit « j'aurais eu besoin éventuellement » , « je souhaiterais » , « j'aurais besoin » , là, c'est interprété complètement différemment parce que vous parlez de ce qui est important pour vous. Donc, ce petit outil du « je » et du « tu » , vraiment, c'est important. Attention ! On dit souvent, nous, c'est le « tu qui tue » qui va faire accentuer des mauvaises compréhensions que les uns et les autres pourraient avoir. Donc, quand on est à l'écrit, il y a une mesure particulière à prendre. On n'est pas dans la même situation que l'oral. L'autre peut l'interpréter différemment. L'autre peut percevoir le message d'une autre façon. Même si on est sur des messages, pour moi, on doit commencer par « bonjour » . On doit commencer avec quelque chose de poli. On s'adresse à l'autre de façon correcte. Et même si on est très en colère contre l'autre. Mais en tout cas... Le respect, la politesse, c'est quelque chose qu'on doit maintenir. Et c'est la raison pour laquelle, et je l'ai dit un petit peu au préalable, lorsque dans des messages, il y a une agressivité avec de la violence, pour moi, il faut stopper les échanges. De pouvoir dire, je ne souhaite pas poursuivre cet échange à partir du moment où c'est menaçant, où il y a des propos injurieux ou des propos violents. Ça, très clairement, il faut faire ce que j'appelle... Posez ces barrières de protection. Il n'est pas question que quelqu'un vous écrive en vous menaçant, en vous injuriant. On stoppe. Et s'il faut bloquer le numéro parce que le comportement n'est pas acceptable, eh bien on bloque le numéro. Mais il n'est pas question de maintenir des échanges lorsqu'il y a des injures, de la violence, des propos menaçants. Et ça, il faut être très clair. Et c'est... Certaines personnes disent « Oui, mais il a toujours fait comme ça, donc je suis un peu habituée. » Il n'est pas question de s'habituer à ça. Et puis j'ai envie de dire, s'il faut en prendre conscience au moment de la séparation que non, personne ne doit mal vous parler, personne ne doit être injurieux, c'est le moment de poser votre barrière de protection. Et souvent on me dit « Oui, mais je n'ai pas le droit de bloquer si ceci ou cela. » À partir du moment où on vous injurie, on vous parle mal, si vous bloquez, il n'est pas question qu'on s'adresse de cette façon-là à vous. Et c'est même... Vous pouvez même déposer une plainte lorsqu'il y a des injures, des menaces, parce que ça, ce n'est pas acceptable. Et il faut le faire pour qu'à un moment donné, ce que j'appelle poser des limites. Ça ne veut pas dire qu'on va couper la discussion complètement, mais là, pour l'instant, la façon dont tu t'adresses à moi, il n'est pas question qu'on continue notre discussion. Donc, ça, ce sont les cas, et j'insiste, les cas lorsqu'il y a des injures, des menaces, du chantage qui est fait dans les propos, quelque chose d'injurieux, ça, c'est interdit. Mais si on est réaliste, tous les autres messages, il n'y a pas forcément d'injures, il n'y a pas forcément de propos violents, et pour autant, on les perçoit très violemment. Et ça vraiment, je le vois dans la plupart des personnes que j'accompagne, ces personnes me disent « mais vous savez, dès que je vois le nom affiché sur le téléphone, ça y est, j'ai le ventre qui se serre, je suis nouée et j'appréhende déjà de lire le message » . J'appréhende ce qui va me tomber au coin du nez. Donc en fait, vraiment, c'est pour ça qu'ils sont importants ces épisodes sur ces fameux messages, parce que je sais que vous en échangez beaucoup, je sais qu'il y a beaucoup de communication qui se fait de cette façon-là, et je sais la répercussion que ça peut avoir sur notre état émotionnel. Donc des fois, même avant d'avoir lu le message, il y a déjà un mouvement de tension et d'angoisse qui se créent. Et c'est là où il va falloir travailler sur soi, et je vais vous proposer moi quelque chose qui va... Peut-être on peut vous surprendre qu'il n'est pas habituel où on ne va pas forcément dans cette direction parce que souvent quand on reçoit un message et qu'on dit « Regarde, comme il s'adresse à moi, ce n'est pas normal » , on a besoin que l'entourage vienne valider, moi je vais appeler ça une victimisation. Je sais qu'ils ne sont pas ce terme-là, mais par moments c'est une forme de victimisation, c'est pas normal la façon dont il me parle, etc. Si on s'arrête à ça, A ce constat-là, en disant « regarde comment il me parle, regarde ce qu'il me demande, c'est pas normal » , on ne progressera pas et on n'avancera pas. Ni sur la connaissance de soi, ni sur l'avancée de la relation avec l'autre et de la bonne communication. Pour moi, ces messages, lorsqu'ils viennent nous piquer, vous savez, lorsqu'ils viennent nous faire du mal, c'est un outil, mais extraordinaire, pour venir soigner en profondeur vos véritables blessures. Je sais que ça peut paraître surprenant, mais moi depuis plusieurs années, je travaille de cette façon-là. Plutôt que de venir, vous savez, vers le méchant, le gentil, « Ah, il a envoyé tel message, c'est très méchant, etc. » , c'est de se dire « Ok, j'ai reçu tel message, ça m'a mis serré le ventre, ça m'a mis en colère, ça m'a rendu triste. Ok, je fais le constat dans quel état ça me met. » Et ensuite, je vais chercher à comprendre pourquoi. ça me rend triste. Pourquoi ça me met en colère ? Sur quoi l'autre est en train d'appuyer ? Parce que si ça génère une émotion de ma part, c'est qu'il appuie à un endroit où j'ai une blessure. Et pour moi, le défi d'une vie, c'est d'aller soigner nos blessures, nos blessures profondes, parce que lorsque ces blessures sont soignées, en tout cas dont on en prend soin, On améliore notre vie. Lorsqu'on prend soin de nos anciennes blessures, de ce qui nous fait mal, on est par la suite beaucoup moins atteignable en fait. Parce que souvent c'est assez touchant quand des clients me lisent les messages qu'ils reçoivent, sur lesquels ils sont très touchés, moi ça ne me fait rien. Et je leur dis, vous voyez, ça dépend uniquement de la personne qui le reçoit, ça dépend de vous, parce que chez vous, ça vient appuyer quelque part. Là où chez vous... ça vient vous mettre en difficulté. Et c'est pour ça que vous réagissez. Et donc, plutôt que de vouloir tout de suite souvent répondre, qu'est-ce qu'on fait quand un message nous touche, soit on est triste, soit on est en colère, on a une réaction de vouloir tout de suite répondre, et là, c'est la catastrophe. Donc, la première chose, quand on reçoit un message qui vient nous faire mal, qui vient nous rendre triste, on fait pause. Et on s'observe. On observe qu'est-ce qui se passe. Et vraiment. Parce qu'en fait, c'est soit de la tristesse, soit de la colère, de l'énervement. On essaie de nommer l'émotion qu'on reçoit en fait. De la frustration, de l'injustice. Qu'est-ce qui se passe quand je reçois ce message ? Observez-vous. Vous allez vous rendre compte que plus on est capable de s'observer, et ça, moi, je le fais continuellement pendant la procédure, plus on s'observe, plus on est capable ensuite de se connaître, de gérer ses émotions. Et là, elles sont, j'ai envie de dire, moins impactantes. et de moins en moins violente. Première étape, juste ça, de s'observer. Ah, là, je me rends malade, là. Là, ça me fait... J'ai envie de crier, j'ai envie de me mettre en colère. On exprime l'émotion qu'on ressent. Ça, c'est la première étape. La deuxième étape, on va essayer de réfléchir un petit peu. Mais c'est quoi exactement dans le message qui m'énerve ? Quel est le mot qui vient me faire du mal ? Donc on identifie dans le message le sujet qui vient nous crisper. Il vient remettre en question notre rôle de mère, il vient remettre en question, il vient toucher notre culpabilité. Ce message, qu'est-ce qui vient toucher ? Ma culpabilité, mes peurs, ça vient forcément toucher quelque chose si je réagis. Et donc on va essayer de creuser, on s'interroge, on fait un examen de soi-même en se disant mais sur quoi il vient appuyer pour que ça me mette dans cet état-là ? Et on creuse parfois tout seul, on n'y arrive pas tout de suite. C'est pour ça que moi je conseille régulièrement l'aide et d'être accompagné par un psychologue ou autre. Mais vous allez voir très vite après, vous allez savoir le faire. Et vous allez dire, ah oui, ça vient appuyer là-dessus. Parce que j'ai une culpabilité dans cette séparation et là clairement ça vient appuyer ma culpabilité. Donc comme j'ai de la culpabilité en plus, c'est souvent le cas, l'autre il va en jouer. Il sait qu'il y a une culpabilité, donc il va aller appuyer sur ce que j'appelle moi le bouton de la culpabilité. Mais quand on est capable de voir le fonctionnement, de voir que ça nous touche parce que ça appuie sur notre culpabilité, alors je vais aller prendre soin de ma culpabilité. Je vais essayer d'aller travailler sur cette douleur que j'ai vis-à-vis du fait que j'ai pris une décision de me séparer. Cette culpabilité, elle est là, il faut que je la prenne en charge. Et quand elle est prise en charge correctement, lorsque cette culpabilité, on a pu l'appréhender, On a pu aller la voir en face, on a pu la traiter véritablement. Par la suite, votre époux pourra envoyer d'autres messages en essayant d'appuyer sur le bouton de la culpabilité. Et là, il ne marchera plus. Donc, il aura beau appuyer, ça ne vous fera plus réagir. Et à un moment donné, quand l'autre voit que le bouton ne marche plus, il arrête de jouer avec. Donc, c'est généralement du gagnant pour tout le monde. C'est-à-dire que lorsque vous avez géré ce qui posait difficulté, déjà, ça a créé de la sérénité et de la paix intérieure. Vous verrez, c'est toujours ce qu'on va essayer de rechercher. Où est notre paix intérieure ? Et à partir de là, l'autre aura beau envoyer des messages essayons de réactiver la culpabilité, ça ne marchera pas. Et vous, à ce moment-là, vous serez beaucoup plus serein et généralement l'autre, il arrêtera. Parce que vous savez, les messages se mettent en miroir et quand on sent que ça touche, parfois on s'amuse parce qu'il y a de la colère, il y a de l'ego. Donc si on veut faire du mal à l'autre, puis qu'on a compris qu'en allant appuyer là-dessus, ça lui faisait du mal, on continue d'y jouer. Et donc c'est notre responsabilité et notre rôle de voir où est-ce que ça nous fait mal pour faire que ça s'arrête. Je sais que c'est un peu complexe, mais je sais que vous êtes capables d'aller dans cette direction-là et de comprendre ce que je suis en train de vous expliquer. On a suffisamment, vous avez vu l'esprit de mes podcasts depuis le début, je sais qu'on passe un niveau, mais moi j'ai vu des clients que j'ai libérés complètement lorsqu'on a travaillé de cette façon-là. Je peux vous donner d'autres exemples. Vous recevez un message où, par exemple, il est écrit... tu pourrais faire des efforts pour être au moins de temps en temps à l'heure. Ça arrive très souvent lorsqu'on doit amener les enfants, vous voyez ces fameux passages de bras qui sont déjà rigolos, mais en plus vous recevez un message comme quoi tu pourrais faire des efforts, tu n'es jamais à l'heure pour amener les enfants. Sur certaines personnes, ça va leur passer mais complètement au-dessus. Et puis pour d'autres, ça va venir mais appuyé, très fort quelque part. Pourquoi ça vient appuyé ? Peut-être... parce que ça vient toucher un besoin d'être toujours parfaite, un besoin de vouloir toujours très bien faire, un besoin de perfectionnisme. Et quand on vient pointer des formes d'imperfection, ça suscite quelque chose de douloureux. Donc c'est d'aller observer ce côté de recherche constante de perfection, qui d'ailleurs est nuisible quelque part, parce que vouloir chercher une perfection constamment, on s'épuise, on se rend malade. Mais ce qui est intéressant, c'est de dire, voilà, si ça me fait réagir, c'est que ça va appuyer à tel endroit. Un autre exemple, j'avais un couple où madame répondait juste par OK à chaque message. Il lui mettait des grands messages et elle répondait juste par OK. Et ce OK, qui fait chez mon client, met une douleur incroyable. Et donc j'ai creusé, j'ai dit, mais qu'est-ce qui vous fait mal dans ce OK en fait ? Parce que quelque part, au moins... Il n'y avait presque rien dans le message. Donc je me suis dit, mais pourquoi ça suscite autant de douleur ? Et en fait, ce « ok » , c'est juste deux lettres, entraînaient chez mon client la perception qu'il n'était plus rien, qu'il ne méritait même pas une discussion. Et en fait, ce « ok » venait appuyer sur sa blessure d'abandon et de rejet. Ce sont les deux blessures qui sont souvent les plus violentes et qui sont faciles à réactiver. Mais dans son cas, ce « ok » venait lui dire « en fait, je ne suis plus rien. Je ne mérite même plus une discussion de quoi que ce soit, en fait. Je n'existe plus en tant que parent, je n'existe plus en tant que rien. » Et donc, ça venait toucher sa blessure de l'abandon. Et donc, là, très clairement, au moment où on a pu identifier ça, j'ai senti quelque chose qui lâchait en lui. Quelque chose qui était « ah oui, on est au bon endroit » . La blessure de l'abandon, elle est compliquée. À prendre en charge, elle remonte souvent à l'ensepence, à des choses compliquées qu'on a pu vivre. Et là, je l'ai invitée à travailler avec un psychologue pour pouvoir aller soigner profondément cette blessure de l'abandon. Pour que par la suite, quand il reçoit un « ok » , il puisse dire « cool, ça veut dire qu'on est d'accord et qu'il n'y a pas de problème » . Mais que ça ne fasse plus cet effet de n'être plus rien, en fait. L'autre type de message qui met parfois dans tous ces états, c'était une cliente cette fois-ci qui reçoit un message où il lui est indiqué « c'est toujours pareil avec toi, tu ne fais jamais aucun effort » . Pareil, cette phrase, il n'y a pas de menace particulière, mais chez ma cliente, ça l'a mis dans une colère pas possible. Donc pareil, même système, qu'est-ce qui se passe ? Ça me met en colère, ça m'énerve, c'est injuste. Alors, en quoi c'est injuste ? Mais parce que moi je fais toujours des efforts pour ci et ça. Et c'est ce qu'elle d'ailleurs avait répondu. Et en face, je vous imagine bien que chacun avait enchaîné pour donner la démonstration qu'elle ne faisait pas d'efforts. Et en fait... creusons un peu et on va faire pause. On va voir ce que ça nous fait. Qu'est-ce qu'on ressent avec ce message-là ? En fait, je trouve ça injuste, elle me dit. C'est injuste parce que je fais plein d'efforts pour tout. Je dis, ok, de quoi vous auriez besoin ? En fait, j'aurais besoin qu'il soit reconnaissant de tout ce que j'ai fait, de tout ce que je fais tout le temps. Et là, en mettant ce message-là, il vient de dire que je ne fais rien du tout, alors que ce n'est pas vrai. Et donc, cette cliente... Elle attendait une reconnaissance de la part de Monsieur, et qui évidemment dans les séparations, c'est rarement le moment où ils sont très enclins en données. Et donc cette attente infinie de reconnaissance venait la mettre en souffrance, parce qu'évidemment au moment de la séparation, c'est souvent l'inverse qui se fait. Et donc on a travaillé sur le fait qu'elle apprenne à se donner elle-même de la reconnaissance. On attend souvent que la reconnaissance, elle vienne des autres. on espère toujours que les autres puissent nous dire « Ah, merci, bravo pour ce que tu as fait » . Ça ne vient déjà pas tout le temps, on le voit bien dans le monde du travail, on a beau faire des choses très bien, on n'a pas toujours la reconnaissance qu'on devrait. Mais alors dans les séparations, j'ai envie de dire que c'est encore pire. J'ai plein de personnes qui attendent cette reconnaissance au moment où ils sont en train de se séparer. Et forcément, elle ne vient pas. Et ça crée une douleur terrible parce qu'il y a cette attente constante. Donc quand on est capable de mettre des mots là-dessus, en disant « Mais… » Non, n'attendez pas de la reconnaissance de lui. Il ne peut pas vous la donner. Il est lui-même dans son état de souffrance. Il est triste de la situation. Il ne peut pas vous donner de la reconnaissance à ce moment-là. Et surtout, la reconnaissance d'être constamment dans la quête qu'elle vienne de l'extérieur, cela nous fragilise terriblement. Parce que ça veut dire qu'on fait reposer notre bien-être sur la reconnaissance d'extérieur. Donc, on a fait un travail inverse. On s'est posé la question. Comment elle pouvait se donner cette reconnaissance ? Et qu'elle puisse avoir de la fierté sur tout ce qu'elle avait fait. Et donc on l'a nommée, je lui ai demandé qu'elle l'écrive. Et j'ai demandé à ce qu'elle soit fière d'elle en fait. A partir du moment où on a réparé ce besoin de reconnaissance, qu'elle a été capable de comprendre qu'elle pouvait se le donner à elle-même, elle ne l'attendait plus de la part de monsieur. Donc ce message-là, la deuxième fois, il lui passe au-dessus de la tête. Il a plus d'un... d'impact sur elle, parce qu'elle n'est plus dans une attente de reconnaissance de sa part. Donc, je pense que vous avez compris le fonctionnement. Ce qu'il va falloir faire, c'est à chaque fois se dire, mais pourquoi ce message me touche autant ? Sur quoi il vient appuyer ? Si vous n'y arrivez pas tout seul, aidez-vous avec peut-être vos amis, si vous pouvez en discuter, mais pourquoi ça me fait si mal ? Est-ce que toi ça te touche si on t'envoyait ça ? Ah bah oui, moi ça me toucherait ou ça ne me toucherait pas. Et comme ça, on peut voir. sur quoi ça vient venir à l'intérieur. En fait, il faut faire un système, toujours dire je reviens à l'intérieur. Qu'est-ce que ça vient toucher ? Quelle peur ça vient, quelque part, activer ? Et ensuite, comment est-ce que moi, je peux prendre en charge cette peur, cette blessure ? Parce que, tant qu'on a des blessures comme ça, un peu à vif, il y a des personnes, parfois mal attentionnées, qui vont venir appuyer dessus. parfois involontairement, parfois volontairement, parfois de façon très fréquente. Donc si on veut pouvoir être en paix et en sérénité, c'est indispensable de se connaître, de réparer le plus possible nos blessures, parce que l'autre ne pourra pas le faire à notre place. Donc si on doit résumer tout ça, c'est de se dire, lorsqu'on a une émotion forte, on peut aller accuser l'autre, etc. J'ai envie de dire que c'est le système facile. Par moment, il va être plus intéressant de se dire « Ok, ça me fait mal. Pourquoi ça me fait mal ? Est-ce que je ne peux pas, moi, essayer d'aller soigner ce qui me fait mal ? Parce que si ça me fait mal, alors ça mérite qu'on s'en occupe. Ça mérite de le prendre en charge. » Et c'est comme ça que moi j'aime travailler. J'explique toujours en disant « Je ne peux pas avoir d'influence sur l'autre. Je ne peux pas faire... » Alors des fois, je suis un peu brutale. « Je ne peux pas faire qu'il soit... » moins bête, je ne peux pas faire qu'il soit plus intelligent. Mais par contre, je peux vous aider, vous, à réagir autrement. Je peux faire que vous, vous trouviez des outils pour être en sérénité et en paix quand vous recevez des messages. Je n'aurai pas de pouvoir sur l'autre, mais je peux le faire avec mon client, je peux travailler avec lui. Et je trouve que c'est quand même vraiment plus intéressant de se dire « Ok, on ne peut pas avoir d'incidence sur l'autre. » Par contre, moi, je peux jouer. sur mon fonctionnement. Je peux aller travailler ce qui se passe à l'intérieur de moi pour que ce ne soit plus actif. pour qu'on ne vienne plus, quelque part, pour que je n'ai plus mal comme je l'ai depuis ces derniers mois. Et ça fonctionne en fait. Ça fonctionne vraiment quand on est capable de se dire, ok, c'est ma réaction, c'est mon émotion, à moi d'aller la prendre en charge, à moi de faire le nécessaire pour que ce ne soit plus actif. Et par moment alors, c'est difficile de le faire tout de suite, mais on pourra même dire merci à l'autre d'être venu par moment réveillé. certaines blessures parce que ça m'a permis de les soigner, de les prendre en charge pour aller véritablement mieux. Pourquoi je travaille comme ça ? Je me mets moi dans une séparation de deux objectifs. Mon premier objectif, c'est d'être en paix intérieure. Tout est guidé à chaque fois sur comment je vais faire pour que mon client soit en sérénité, soit en paix intérieure. Donc forcément si... mon guide c'est celui-ci, il faut que j'agisse pour obtenir cette paix intérieure. Et mes moyens d'action ne seront pas nécessairement sur l'autre partie. Ils vont être en partant de mon client, du travail que je vais mener avec lui. Et le deuxième objectif que je me donne quand il y a des enfants, c'est de préserver la meilleure relation possible avec les enfants. Quand on se donne ces deux objectifs, atteindre notre paix intérieure, préserver les meilleures relations avec nos enfants, Pour moi, on a obtenu l'essentiel. Et c'est ma vision, c'est celle avec laquelle je travaille, et c'est celle, j'espère en tout cas, qui permet vraiment d'aider pour sortir des situations qui sont souvent compliquées, parce qu'on le sait, les séparations, c'est souvent difficile. Donc voilà, je termine avec cette série de deux épisodes qui étaient sur la communication. C'est vraiment un sujet qui revient souvent. N'hésitez pas à me mettre des messages. Le mieux, c'est de les mettre sur Instagram où vous m'expliquez ce que vous vivez, ce que vous ressentez et on verra comment on peut vous aider pour aller justement creuser où est cette fameuse douleur à l'intérieur. Si cet épisode vous a aidé, je vous remercie de pouvoir mettre 5 étoiles. Ça me permet de faire connaître ce podcast, d'aider des personnes à qui ça pourrait répondre à des interrogations. Je tiens aussi, et j'en profite sur cet épisode, à vous remercier. mais vraiment du fond du cœur, je reçois toutes les semaines des messages, soit par mail, soit dans les commentaires, pour me remercier sur les épisodes, en me disant que ça vous aide beaucoup. Je ne vous cache pas que ça me fait du bien, parce que ça m'encourage à continuer, je me dis que ça fait du sens, parce que le but de ces podcasts, ils sont gratuits, donc il faut que ça fasse du sens pour vous et que ça puisse vous aider. pour m'écrire, vous pouvez m'écrire sur mon adresse mail avocat-carinedeluca.fr carine c'est avec un k et de Luca il n'y a pas de s je vous souhaite une bonne semaine à tous et à bientôt
Description
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Bonjour à tous, vous écoutez l'épisode numéro 78 de Parlons Divorce avec Karine. Alors dans la même un peu continuité de l'épisode 77, où on a essayé d'aborder la question de la communication avec l'autre. Je vous l'ai expliqué, la communication elle est compliquée, déjà j'ai envie de dire de façon générale, mais quand on est en période de séparation c'est encore plus difficile. Dans l'épisode 77, on a parlé de l'écoute active. Un outil que je trouve très puissant pour renouer un dialogue, pour être à l'écoute l'un et l'autre. Ça, ça me paraissait une base nécessaire et fondamentale pour apprendre à mieux communiquer. Mais on le sait également, on est dans une société où on ne communique plus tellement en se parlant, on communique par message. Et donc cet épisode 78, il va être consacré à vous aider à mieux communiquer par message, mais aussi à comprendre. ce qui se passe en vous lorsque vous recevez des messages et que ça devient très compliqué. J'ai voulu faire cet épisode parce que j'ai eu une cliente très récemment qui me dit « Maître Deluca, je veux que vous fassiez le nécessaire pour que je ne reçoive plus jamais aucun message de mon ex-époux. » J'ai cruzé un petit peu, je l'ai interrogé sur ce qui se passait et j'ai constaté que les messages n'était pas violent, les messages n'étaient pas emprunts de propos de violence ni de chantage. Parce que ça ce sont deux limites que je pose dans les échanges. Si quelqu'un vous menace de violence et met du chantage, on doit bloquer la discussion. Il n'est pas question de continuer une discussion quand on est sur ces fonctionnements-là. Là par contre dans les messages il n'y avait pas... ce type de choses. C'était par contre des petites phrases qui, effectivement, venaient la piquer à chaque fois et venaient la mettre en difficulté. Et donc, elle s'attendait à ce que je vienne en protecteur en disant pas de soucis, je vais intervenir auprès de votre avocat, je vais interdire tous les messages, je vais vous mettre en protection et ça va aller. Sauf que si j'avais fait ça, je ne lui aurais jamais rendu service et je ne lui aurais pas permis de comprendre ce qui se passait en elle et je n'aurais pas aidé cette famille. à améliorer leur communication. Donc je lui ai dit non, on ne va pas les stopper ces messages. Par contre, on va prendre chacun de ces messages et on va essayer de comprendre à chaque fois pourquoi ils sont difficiles pour vous. Et là, on a fait un travail extraordinaire derrière qui lui a permis de comprendre son fonctionnement, comprendre pourquoi elle était blessée, pourquoi elle se mettait dans cet état-là et ce qui bloquait ensuite toute communication avec son ex-époux. Donc c'est dans cette logique là qu'on va travailler sur ces fameux messages. Donc effectivement, maintenant on communique beaucoup par message, SMS, WhatsApp, on a tous les moyens de communication. Sauf que derrière un message, il y a souvent, trop souvent, une interprétation. Comme il n'y a pas toujours les intonations, enfin il n'y a pas les intonations, on peut parfois imaginer un peu tout et son contraire. Et donc la première chose souvent, on se rend compte que Un message, il peut avoir plusieurs interprétations. Il peut y avoir des sous-entendus. Il peut y avoir une forme d'irritation, cachée ou pas cachée, et qui va être amplifiée par un message. Et j'ai vu un nombre incroyable de situations dégénérées juste parce qu'il y avait une interprétation, parfois faussée, sur un message. Donc s'il vous plaît, quand vous sentez qu'à un moment donné, on ne se comprend plus par message, on prend son téléphone, on s'appelle. en disant peut-être qu'on s'est mal compris, peut-être qu'il y a quelque chose qui n'a pas été très clair, alors on en parle. Les messages à répétition comme ça, à un moment donné, on n'est plus pareil sur le même canal de communication et on interprète des choses qui ne devraient pas être interprétées. Donc on prend son téléphone s'il le faut, c'est beaucoup plus constructif et là, quand on est au téléphone, on peut utiliser le fameux outil de l'écoute active dont je vous ai parlé dans l'épisode 77. Donc attention aux messages, parfois on ne les interprète pas de la bonne façon. Et notamment quand on est un peu fatigué, quand on est convaincu que l'autre nous en veut de quelque chose, on l'interprète toujours de façon négative. Donc prendre de la mesure sur la façon dont on perçoit le message. Une autre chose, lorsqu'on écrit un message, il faut être très vigilant, puisque c'est une lecture et qu'effectivement il n'y a pas les intonations, donc des fois on veut dire un truc un peu pour rigoler, mais sauf que ça ne se perçoit pas dans le message. Et ça peut donc être très mal vécu par celui qui le reçoit. Donc faire attention dans la façon dont on écrit son message, s'il n'y a pas de sous-entendu, faire attention au ton qu'on emploie et utiliser le plus possible, et ça, ça vaut ici dans la communication orale, c'est d'utiliser le « je » , en fait. D'utiliser le « je » et non pas le « tu » . Je vais m'expliquer. Lorsqu'on veut dire quelque chose à quelqu'un, soit lui faire passer un message, si on lui fait... une forme de reproche avec le « tu » . « Tu aurais dû faire ceci, tu aurais dû faire cela » . Vous pouvez être certain que derrière, on va avoir quelqu'un qui va se bloquer, qui va se mettre en situation de défensive. Alors que si on lui dit « j'aurais eu besoin éventuellement » , « je souhaiterais » , « j'aurais besoin » , là, c'est interprété complètement différemment parce que vous parlez de ce qui est important pour vous. Donc, ce petit outil du « je » et du « tu » , vraiment, c'est important. Attention ! On dit souvent, nous, c'est le « tu qui tue » qui va faire accentuer des mauvaises compréhensions que les uns et les autres pourraient avoir. Donc, quand on est à l'écrit, il y a une mesure particulière à prendre. On n'est pas dans la même situation que l'oral. L'autre peut l'interpréter différemment. L'autre peut percevoir le message d'une autre façon. Même si on est sur des messages, pour moi, on doit commencer par « bonjour » . On doit commencer avec quelque chose de poli. On s'adresse à l'autre de façon correcte. Et même si on est très en colère contre l'autre. Mais en tout cas... Le respect, la politesse, c'est quelque chose qu'on doit maintenir. Et c'est la raison pour laquelle, et je l'ai dit un petit peu au préalable, lorsque dans des messages, il y a une agressivité avec de la violence, pour moi, il faut stopper les échanges. De pouvoir dire, je ne souhaite pas poursuivre cet échange à partir du moment où c'est menaçant, où il y a des propos injurieux ou des propos violents. Ça, très clairement, il faut faire ce que j'appelle... Posez ces barrières de protection. Il n'est pas question que quelqu'un vous écrive en vous menaçant, en vous injuriant. On stoppe. Et s'il faut bloquer le numéro parce que le comportement n'est pas acceptable, eh bien on bloque le numéro. Mais il n'est pas question de maintenir des échanges lorsqu'il y a des injures, de la violence, des propos menaçants. Et ça, il faut être très clair. Et c'est... Certaines personnes disent « Oui, mais il a toujours fait comme ça, donc je suis un peu habituée. » Il n'est pas question de s'habituer à ça. Et puis j'ai envie de dire, s'il faut en prendre conscience au moment de la séparation que non, personne ne doit mal vous parler, personne ne doit être injurieux, c'est le moment de poser votre barrière de protection. Et souvent on me dit « Oui, mais je n'ai pas le droit de bloquer si ceci ou cela. » À partir du moment où on vous injurie, on vous parle mal, si vous bloquez, il n'est pas question qu'on s'adresse de cette façon-là à vous. Et c'est même... Vous pouvez même déposer une plainte lorsqu'il y a des injures, des menaces, parce que ça, ce n'est pas acceptable. Et il faut le faire pour qu'à un moment donné, ce que j'appelle poser des limites. Ça ne veut pas dire qu'on va couper la discussion complètement, mais là, pour l'instant, la façon dont tu t'adresses à moi, il n'est pas question qu'on continue notre discussion. Donc, ça, ce sont les cas, et j'insiste, les cas lorsqu'il y a des injures, des menaces, du chantage qui est fait dans les propos, quelque chose d'injurieux, ça, c'est interdit. Mais si on est réaliste, tous les autres messages, il n'y a pas forcément d'injures, il n'y a pas forcément de propos violents, et pour autant, on les perçoit très violemment. Et ça vraiment, je le vois dans la plupart des personnes que j'accompagne, ces personnes me disent « mais vous savez, dès que je vois le nom affiché sur le téléphone, ça y est, j'ai le ventre qui se serre, je suis nouée et j'appréhende déjà de lire le message » . J'appréhende ce qui va me tomber au coin du nez. Donc en fait, vraiment, c'est pour ça qu'ils sont importants ces épisodes sur ces fameux messages, parce que je sais que vous en échangez beaucoup, je sais qu'il y a beaucoup de communication qui se fait de cette façon-là, et je sais la répercussion que ça peut avoir sur notre état émotionnel. Donc des fois, même avant d'avoir lu le message, il y a déjà un mouvement de tension et d'angoisse qui se créent. Et c'est là où il va falloir travailler sur soi, et je vais vous proposer moi quelque chose qui va... Peut-être on peut vous surprendre qu'il n'est pas habituel où on ne va pas forcément dans cette direction parce que souvent quand on reçoit un message et qu'on dit « Regarde, comme il s'adresse à moi, ce n'est pas normal » , on a besoin que l'entourage vienne valider, moi je vais appeler ça une victimisation. Je sais qu'ils ne sont pas ce terme-là, mais par moments c'est une forme de victimisation, c'est pas normal la façon dont il me parle, etc. Si on s'arrête à ça, A ce constat-là, en disant « regarde comment il me parle, regarde ce qu'il me demande, c'est pas normal » , on ne progressera pas et on n'avancera pas. Ni sur la connaissance de soi, ni sur l'avancée de la relation avec l'autre et de la bonne communication. Pour moi, ces messages, lorsqu'ils viennent nous piquer, vous savez, lorsqu'ils viennent nous faire du mal, c'est un outil, mais extraordinaire, pour venir soigner en profondeur vos véritables blessures. Je sais que ça peut paraître surprenant, mais moi depuis plusieurs années, je travaille de cette façon-là. Plutôt que de venir, vous savez, vers le méchant, le gentil, « Ah, il a envoyé tel message, c'est très méchant, etc. » , c'est de se dire « Ok, j'ai reçu tel message, ça m'a mis serré le ventre, ça m'a mis en colère, ça m'a rendu triste. Ok, je fais le constat dans quel état ça me met. » Et ensuite, je vais chercher à comprendre pourquoi. ça me rend triste. Pourquoi ça me met en colère ? Sur quoi l'autre est en train d'appuyer ? Parce que si ça génère une émotion de ma part, c'est qu'il appuie à un endroit où j'ai une blessure. Et pour moi, le défi d'une vie, c'est d'aller soigner nos blessures, nos blessures profondes, parce que lorsque ces blessures sont soignées, en tout cas dont on en prend soin, On améliore notre vie. Lorsqu'on prend soin de nos anciennes blessures, de ce qui nous fait mal, on est par la suite beaucoup moins atteignable en fait. Parce que souvent c'est assez touchant quand des clients me lisent les messages qu'ils reçoivent, sur lesquels ils sont très touchés, moi ça ne me fait rien. Et je leur dis, vous voyez, ça dépend uniquement de la personne qui le reçoit, ça dépend de vous, parce que chez vous, ça vient appuyer quelque part. Là où chez vous... ça vient vous mettre en difficulté. Et c'est pour ça que vous réagissez. Et donc, plutôt que de vouloir tout de suite souvent répondre, qu'est-ce qu'on fait quand un message nous touche, soit on est triste, soit on est en colère, on a une réaction de vouloir tout de suite répondre, et là, c'est la catastrophe. Donc, la première chose, quand on reçoit un message qui vient nous faire mal, qui vient nous rendre triste, on fait pause. Et on s'observe. On observe qu'est-ce qui se passe. Et vraiment. Parce qu'en fait, c'est soit de la tristesse, soit de la colère, de l'énervement. On essaie de nommer l'émotion qu'on reçoit en fait. De la frustration, de l'injustice. Qu'est-ce qui se passe quand je reçois ce message ? Observez-vous. Vous allez vous rendre compte que plus on est capable de s'observer, et ça, moi, je le fais continuellement pendant la procédure, plus on s'observe, plus on est capable ensuite de se connaître, de gérer ses émotions. Et là, elles sont, j'ai envie de dire, moins impactantes. et de moins en moins violente. Première étape, juste ça, de s'observer. Ah, là, je me rends malade, là. Là, ça me fait... J'ai envie de crier, j'ai envie de me mettre en colère. On exprime l'émotion qu'on ressent. Ça, c'est la première étape. La deuxième étape, on va essayer de réfléchir un petit peu. Mais c'est quoi exactement dans le message qui m'énerve ? Quel est le mot qui vient me faire du mal ? Donc on identifie dans le message le sujet qui vient nous crisper. Il vient remettre en question notre rôle de mère, il vient remettre en question, il vient toucher notre culpabilité. Ce message, qu'est-ce qui vient toucher ? Ma culpabilité, mes peurs, ça vient forcément toucher quelque chose si je réagis. Et donc on va essayer de creuser, on s'interroge, on fait un examen de soi-même en se disant mais sur quoi il vient appuyer pour que ça me mette dans cet état-là ? Et on creuse parfois tout seul, on n'y arrive pas tout de suite. C'est pour ça que moi je conseille régulièrement l'aide et d'être accompagné par un psychologue ou autre. Mais vous allez voir très vite après, vous allez savoir le faire. Et vous allez dire, ah oui, ça vient appuyer là-dessus. Parce que j'ai une culpabilité dans cette séparation et là clairement ça vient appuyer ma culpabilité. Donc comme j'ai de la culpabilité en plus, c'est souvent le cas, l'autre il va en jouer. Il sait qu'il y a une culpabilité, donc il va aller appuyer sur ce que j'appelle moi le bouton de la culpabilité. Mais quand on est capable de voir le fonctionnement, de voir que ça nous touche parce que ça appuie sur notre culpabilité, alors je vais aller prendre soin de ma culpabilité. Je vais essayer d'aller travailler sur cette douleur que j'ai vis-à-vis du fait que j'ai pris une décision de me séparer. Cette culpabilité, elle est là, il faut que je la prenne en charge. Et quand elle est prise en charge correctement, lorsque cette culpabilité, on a pu l'appréhender, On a pu aller la voir en face, on a pu la traiter véritablement. Par la suite, votre époux pourra envoyer d'autres messages en essayant d'appuyer sur le bouton de la culpabilité. Et là, il ne marchera plus. Donc, il aura beau appuyer, ça ne vous fera plus réagir. Et à un moment donné, quand l'autre voit que le bouton ne marche plus, il arrête de jouer avec. Donc, c'est généralement du gagnant pour tout le monde. C'est-à-dire que lorsque vous avez géré ce qui posait difficulté, déjà, ça a créé de la sérénité et de la paix intérieure. Vous verrez, c'est toujours ce qu'on va essayer de rechercher. Où est notre paix intérieure ? Et à partir de là, l'autre aura beau envoyer des messages essayons de réactiver la culpabilité, ça ne marchera pas. Et vous, à ce moment-là, vous serez beaucoup plus serein et généralement l'autre, il arrêtera. Parce que vous savez, les messages se mettent en miroir et quand on sent que ça touche, parfois on s'amuse parce qu'il y a de la colère, il y a de l'ego. Donc si on veut faire du mal à l'autre, puis qu'on a compris qu'en allant appuyer là-dessus, ça lui faisait du mal, on continue d'y jouer. Et donc c'est notre responsabilité et notre rôle de voir où est-ce que ça nous fait mal pour faire que ça s'arrête. Je sais que c'est un peu complexe, mais je sais que vous êtes capables d'aller dans cette direction-là et de comprendre ce que je suis en train de vous expliquer. On a suffisamment, vous avez vu l'esprit de mes podcasts depuis le début, je sais qu'on passe un niveau, mais moi j'ai vu des clients que j'ai libérés complètement lorsqu'on a travaillé de cette façon-là. Je peux vous donner d'autres exemples. Vous recevez un message où, par exemple, il est écrit... tu pourrais faire des efforts pour être au moins de temps en temps à l'heure. Ça arrive très souvent lorsqu'on doit amener les enfants, vous voyez ces fameux passages de bras qui sont déjà rigolos, mais en plus vous recevez un message comme quoi tu pourrais faire des efforts, tu n'es jamais à l'heure pour amener les enfants. Sur certaines personnes, ça va leur passer mais complètement au-dessus. Et puis pour d'autres, ça va venir mais appuyé, très fort quelque part. Pourquoi ça vient appuyé ? Peut-être... parce que ça vient toucher un besoin d'être toujours parfaite, un besoin de vouloir toujours très bien faire, un besoin de perfectionnisme. Et quand on vient pointer des formes d'imperfection, ça suscite quelque chose de douloureux. Donc c'est d'aller observer ce côté de recherche constante de perfection, qui d'ailleurs est nuisible quelque part, parce que vouloir chercher une perfection constamment, on s'épuise, on se rend malade. Mais ce qui est intéressant, c'est de dire, voilà, si ça me fait réagir, c'est que ça va appuyer à tel endroit. Un autre exemple, j'avais un couple où madame répondait juste par OK à chaque message. Il lui mettait des grands messages et elle répondait juste par OK. Et ce OK, qui fait chez mon client, met une douleur incroyable. Et donc j'ai creusé, j'ai dit, mais qu'est-ce qui vous fait mal dans ce OK en fait ? Parce que quelque part, au moins... Il n'y avait presque rien dans le message. Donc je me suis dit, mais pourquoi ça suscite autant de douleur ? Et en fait, ce « ok » , c'est juste deux lettres, entraînaient chez mon client la perception qu'il n'était plus rien, qu'il ne méritait même pas une discussion. Et en fait, ce « ok » venait appuyer sur sa blessure d'abandon et de rejet. Ce sont les deux blessures qui sont souvent les plus violentes et qui sont faciles à réactiver. Mais dans son cas, ce « ok » venait lui dire « en fait, je ne suis plus rien. Je ne mérite même plus une discussion de quoi que ce soit, en fait. Je n'existe plus en tant que parent, je n'existe plus en tant que rien. » Et donc, ça venait toucher sa blessure de l'abandon. Et donc, là, très clairement, au moment où on a pu identifier ça, j'ai senti quelque chose qui lâchait en lui. Quelque chose qui était « ah oui, on est au bon endroit » . La blessure de l'abandon, elle est compliquée. À prendre en charge, elle remonte souvent à l'ensepence, à des choses compliquées qu'on a pu vivre. Et là, je l'ai invitée à travailler avec un psychologue pour pouvoir aller soigner profondément cette blessure de l'abandon. Pour que par la suite, quand il reçoit un « ok » , il puisse dire « cool, ça veut dire qu'on est d'accord et qu'il n'y a pas de problème » . Mais que ça ne fasse plus cet effet de n'être plus rien, en fait. L'autre type de message qui met parfois dans tous ces états, c'était une cliente cette fois-ci qui reçoit un message où il lui est indiqué « c'est toujours pareil avec toi, tu ne fais jamais aucun effort » . Pareil, cette phrase, il n'y a pas de menace particulière, mais chez ma cliente, ça l'a mis dans une colère pas possible. Donc pareil, même système, qu'est-ce qui se passe ? Ça me met en colère, ça m'énerve, c'est injuste. Alors, en quoi c'est injuste ? Mais parce que moi je fais toujours des efforts pour ci et ça. Et c'est ce qu'elle d'ailleurs avait répondu. Et en face, je vous imagine bien que chacun avait enchaîné pour donner la démonstration qu'elle ne faisait pas d'efforts. Et en fait... creusons un peu et on va faire pause. On va voir ce que ça nous fait. Qu'est-ce qu'on ressent avec ce message-là ? En fait, je trouve ça injuste, elle me dit. C'est injuste parce que je fais plein d'efforts pour tout. Je dis, ok, de quoi vous auriez besoin ? En fait, j'aurais besoin qu'il soit reconnaissant de tout ce que j'ai fait, de tout ce que je fais tout le temps. Et là, en mettant ce message-là, il vient de dire que je ne fais rien du tout, alors que ce n'est pas vrai. Et donc, cette cliente... Elle attendait une reconnaissance de la part de Monsieur, et qui évidemment dans les séparations, c'est rarement le moment où ils sont très enclins en données. Et donc cette attente infinie de reconnaissance venait la mettre en souffrance, parce qu'évidemment au moment de la séparation, c'est souvent l'inverse qui se fait. Et donc on a travaillé sur le fait qu'elle apprenne à se donner elle-même de la reconnaissance. On attend souvent que la reconnaissance, elle vienne des autres. on espère toujours que les autres puissent nous dire « Ah, merci, bravo pour ce que tu as fait » . Ça ne vient déjà pas tout le temps, on le voit bien dans le monde du travail, on a beau faire des choses très bien, on n'a pas toujours la reconnaissance qu'on devrait. Mais alors dans les séparations, j'ai envie de dire que c'est encore pire. J'ai plein de personnes qui attendent cette reconnaissance au moment où ils sont en train de se séparer. Et forcément, elle ne vient pas. Et ça crée une douleur terrible parce qu'il y a cette attente constante. Donc quand on est capable de mettre des mots là-dessus, en disant « Mais… » Non, n'attendez pas de la reconnaissance de lui. Il ne peut pas vous la donner. Il est lui-même dans son état de souffrance. Il est triste de la situation. Il ne peut pas vous donner de la reconnaissance à ce moment-là. Et surtout, la reconnaissance d'être constamment dans la quête qu'elle vienne de l'extérieur, cela nous fragilise terriblement. Parce que ça veut dire qu'on fait reposer notre bien-être sur la reconnaissance d'extérieur. Donc, on a fait un travail inverse. On s'est posé la question. Comment elle pouvait se donner cette reconnaissance ? Et qu'elle puisse avoir de la fierté sur tout ce qu'elle avait fait. Et donc on l'a nommée, je lui ai demandé qu'elle l'écrive. Et j'ai demandé à ce qu'elle soit fière d'elle en fait. A partir du moment où on a réparé ce besoin de reconnaissance, qu'elle a été capable de comprendre qu'elle pouvait se le donner à elle-même, elle ne l'attendait plus de la part de monsieur. Donc ce message-là, la deuxième fois, il lui passe au-dessus de la tête. Il a plus d'un... d'impact sur elle, parce qu'elle n'est plus dans une attente de reconnaissance de sa part. Donc, je pense que vous avez compris le fonctionnement. Ce qu'il va falloir faire, c'est à chaque fois se dire, mais pourquoi ce message me touche autant ? Sur quoi il vient appuyer ? Si vous n'y arrivez pas tout seul, aidez-vous avec peut-être vos amis, si vous pouvez en discuter, mais pourquoi ça me fait si mal ? Est-ce que toi ça te touche si on t'envoyait ça ? Ah bah oui, moi ça me toucherait ou ça ne me toucherait pas. Et comme ça, on peut voir. sur quoi ça vient venir à l'intérieur. En fait, il faut faire un système, toujours dire je reviens à l'intérieur. Qu'est-ce que ça vient toucher ? Quelle peur ça vient, quelque part, activer ? Et ensuite, comment est-ce que moi, je peux prendre en charge cette peur, cette blessure ? Parce que, tant qu'on a des blessures comme ça, un peu à vif, il y a des personnes, parfois mal attentionnées, qui vont venir appuyer dessus. parfois involontairement, parfois volontairement, parfois de façon très fréquente. Donc si on veut pouvoir être en paix et en sérénité, c'est indispensable de se connaître, de réparer le plus possible nos blessures, parce que l'autre ne pourra pas le faire à notre place. Donc si on doit résumer tout ça, c'est de se dire, lorsqu'on a une émotion forte, on peut aller accuser l'autre, etc. J'ai envie de dire que c'est le système facile. Par moment, il va être plus intéressant de se dire « Ok, ça me fait mal. Pourquoi ça me fait mal ? Est-ce que je ne peux pas, moi, essayer d'aller soigner ce qui me fait mal ? Parce que si ça me fait mal, alors ça mérite qu'on s'en occupe. Ça mérite de le prendre en charge. » Et c'est comme ça que moi j'aime travailler. J'explique toujours en disant « Je ne peux pas avoir d'influence sur l'autre. Je ne peux pas faire... » Alors des fois, je suis un peu brutale. « Je ne peux pas faire qu'il soit... » moins bête, je ne peux pas faire qu'il soit plus intelligent. Mais par contre, je peux vous aider, vous, à réagir autrement. Je peux faire que vous, vous trouviez des outils pour être en sérénité et en paix quand vous recevez des messages. Je n'aurai pas de pouvoir sur l'autre, mais je peux le faire avec mon client, je peux travailler avec lui. Et je trouve que c'est quand même vraiment plus intéressant de se dire « Ok, on ne peut pas avoir d'incidence sur l'autre. » Par contre, moi, je peux jouer. sur mon fonctionnement. Je peux aller travailler ce qui se passe à l'intérieur de moi pour que ce ne soit plus actif. pour qu'on ne vienne plus, quelque part, pour que je n'ai plus mal comme je l'ai depuis ces derniers mois. Et ça fonctionne en fait. Ça fonctionne vraiment quand on est capable de se dire, ok, c'est ma réaction, c'est mon émotion, à moi d'aller la prendre en charge, à moi de faire le nécessaire pour que ce ne soit plus actif. Et par moment alors, c'est difficile de le faire tout de suite, mais on pourra même dire merci à l'autre d'être venu par moment réveillé. certaines blessures parce que ça m'a permis de les soigner, de les prendre en charge pour aller véritablement mieux. Pourquoi je travaille comme ça ? Je me mets moi dans une séparation de deux objectifs. Mon premier objectif, c'est d'être en paix intérieure. Tout est guidé à chaque fois sur comment je vais faire pour que mon client soit en sérénité, soit en paix intérieure. Donc forcément si... mon guide c'est celui-ci, il faut que j'agisse pour obtenir cette paix intérieure. Et mes moyens d'action ne seront pas nécessairement sur l'autre partie. Ils vont être en partant de mon client, du travail que je vais mener avec lui. Et le deuxième objectif que je me donne quand il y a des enfants, c'est de préserver la meilleure relation possible avec les enfants. Quand on se donne ces deux objectifs, atteindre notre paix intérieure, préserver les meilleures relations avec nos enfants, Pour moi, on a obtenu l'essentiel. Et c'est ma vision, c'est celle avec laquelle je travaille, et c'est celle, j'espère en tout cas, qui permet vraiment d'aider pour sortir des situations qui sont souvent compliquées, parce qu'on le sait, les séparations, c'est souvent difficile. Donc voilà, je termine avec cette série de deux épisodes qui étaient sur la communication. C'est vraiment un sujet qui revient souvent. N'hésitez pas à me mettre des messages. Le mieux, c'est de les mettre sur Instagram où vous m'expliquez ce que vous vivez, ce que vous ressentez et on verra comment on peut vous aider pour aller justement creuser où est cette fameuse douleur à l'intérieur. Si cet épisode vous a aidé, je vous remercie de pouvoir mettre 5 étoiles. Ça me permet de faire connaître ce podcast, d'aider des personnes à qui ça pourrait répondre à des interrogations. Je tiens aussi, et j'en profite sur cet épisode, à vous remercier. mais vraiment du fond du cœur, je reçois toutes les semaines des messages, soit par mail, soit dans les commentaires, pour me remercier sur les épisodes, en me disant que ça vous aide beaucoup. Je ne vous cache pas que ça me fait du bien, parce que ça m'encourage à continuer, je me dis que ça fait du sens, parce que le but de ces podcasts, ils sont gratuits, donc il faut que ça fasse du sens pour vous et que ça puisse vous aider. pour m'écrire, vous pouvez m'écrire sur mon adresse mail avocat-carinedeluca.fr carine c'est avec un k et de Luca il n'y a pas de s je vous souhaite une bonne semaine à tous et à bientôt
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