- Véronique
Bienvenue dans Parlons Introspection. Cette série spéciale, Paroles d'experts ou d'expertes, donne la voix à celles et ceux qui explorent, chacun ou chacune à leur manière, les chemins de la connaissance de soi. Auteurs, thérapeutes, coachs, entrepreneurs, à travers des échanges simples et profonds, je vous propose de croiser leur regard avec le mien. Mon intention, vous offrir des clés concrètes et inspirantes pour avancer sur votre propre chemin intérieur. Je suis Véronique Milam, coach en révélation identitaire et j'ai hâte de vous faire découvrir ces rencontres. Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de Parlons Introspection avec la partie expert. Aujourd'hui, j'ai vraiment la grande joie de recevoir Sandrine Gleize-Ricci et nous allons évoquer principalement principalement la thématique du rapport à l'argent, mais pas que, parce que Sandrine est une entrepreneuse, elle a mille vies, mille projets, dont on va évoquer certains ensemble et puis peut-être que la magie de l'enregistrement nous fera découvrir Sandrine sous un jour que vous ne connaissez pas. Et donc Sandrine, bienvenue sur le podcast, je te laisse te présenter de la façon qui te convient le mieux.
- Sandrine
Eh bien Véronique, merci déjà de m'inviter. C'est un grand honneur, je suis toujours très honorée quand on m'invite, vraiment. Alors qui je suis ? Moi je suis une femme, une entrepreneur, une coach et depuis 1998, 1998 donc du siècle dernier, j'ai créé ma première entreprise, a pris 3-4 ans de salariat et je continue aujourd'hui à partager cette passion qui relie. Je dis toujours que je suis une passionnée, une passionnée de l'être humain et de l'entreprenariat, ou de l'entreprenariat et de l'être humain, je ne sais jamais dans quel ordre les mettre. Et en même temps, c'est vraiment ce qui donne du sens à ma vie aujourd'hui, et ce que je partage au travers notamment aujourd'hui du Money Profile, qui décrit la relation à l'argent et l'impact que cela a dans notre vie personnelle, et bien sûr au niveau de nos entreprises et de nos activités, comment cette relation et cet impact vont avoir une influence. un impact et des conséquences sur nos choix d'entrepreneurs, nos plafonds et notre évolution.
- Véronique
Merci, merci pour cette présentation Sandrine. Alors, avant de rentrer dans le vif du sujet, moi j'aime beaucoup connaître le parcours de mes invités. Tu as dit que tu y avais passé 3-4 ans dans le salariat, donc comment ça s'est passé cette transition vers l'entrepreneuriat, du salariat à l'entrepreneuriat ?
- Sandrine
Écoute, ce sont des circonstances. Et au-delà des circonstances, je crois que... Je crois, je ne veux pas faire de généralité abusive, mais quand j'étais salariée, j'étais bien au demeurant. J'ai eu quelques expériences. Et en fait, ce qui m'a poussée, c'est que je n'étais pas en phase avec les entreprises dans lesquelles j'étais. Pas en phase de valeur, pas en phase... Et puis que les circonstances ont fait qu'à un moment donné... Ah si, ma première entreprise, je travaillais dans le vin. Et euh... On avait créé, avec mon compagnon de l'époque qui travaillait aussi dans le vin, une cave dans notre garage. On était salariés et on avait cette activité où on s'était dit, mais pourquoi pas créer ? On n'était pas surdés par le vin déjà. Donc, tu vois, même quand j'étais salariée, on avait créé. Le gros inconvénient de la danse, tu vois, c'est comme on est parti de notre passion, ce qui est souvent le cas, on part de nos passions ou de notre passion. Ce qui se passait, c'est qu'on consommait peut-être un peu trop ce qu'on devait vendre. Et on partageait énormément. Mais ça a été très, très révélateur. Et puis, quand je dis révélateur, c'est de cette envie, de cette puissance. Tu sais que tu sens en toi, de dire, c'est cette excitation de travailler pour soi et de partager ce qu'on aimait faire. Pour tout te dire, ça n'a pas très bien fonctionné parce qu'on a été « gaulés » par l'inspection des impôts qui sont venus nous voir en nous disant « vous avez une licence pour vendre de l'alcool ? » Et nous, non, pas du tout, mais vous savez que c'est une obligation. Et là, on a dit, ah, très bien. Donc, tout de suite, on a vu et j'ai vu que quand on crée une entreprise, alors quand c'est fait, et je trouve ça beau et j'en parle, si on a des jeunes qui nous écoutent, c'est toujours bon de partir d'une impulsion. Après, effectivement, alors si on peut le savoir, et aujourd'hui, on a quand même d'autres outils qui permettent de se mettre au courant rapidement de tout ce qui est cadre législatif. L'environnement, c'est quelque chose de fondamental dans l'entrepreneuriat. Mais sans en faire un focus, ça ne doit pas nous empêcher de créer. Mais ça fait partie des choses importantes à savoir. Donc, tout ça pour dire qu'on avait créé notre cave à vin dans notre garage. Ça fait partie d'une première aventure. Et puis, comme je dis, simplement, je n'étais pas en phase avec les valeurs ni les comportements des entreprises dans lesquelles j'étais. Et je crois que ça, c'est important. tout de suite, quand tu ne te sens pas en phase. En tout cas, pour moi, c'était inimaginable de rester dans un endroit dans lequel je n'étais pas épanouie. Je le dis aujourd'hui avec du recul.
- Véronique
Oui, mais justement, c'est ce qui est précieux de savoir.
- Sandrine
Oui, c'était parfait pour moi. Ensuite, ma sœur, à l'époque, a travaillé dans une société qui allait mettre la clé sous la porte. On a créé ensemble une nouvelle activité sur la base de qu'elle faisait, c'est-à-dire télémarketing et formation. Et puis, on s'est associé à l'entreprise familiale et on a monté cette entreprise ensemble sur la base de clients existants et sur du développement. Ça a duré 3-4 ans et on ne s'est pas entendus.
- Véronique
C'était une reprise alors d'activité ? Alors non,
- Sandrine
en fait, l'entreprise a été fermée et nous, on est partis sur la création d'une nouvelle structure, Téléservices Entreprises. Donc, on a créé, mais on avait la chance d'avoir déjà… Je dirais une base de compétence, une base de client, une base de compétence, une équipe qui fonctionnait. Donc, on a repris en tout cas en partie et on a fait du développement sur une base à peu près existante.
- Véronique
Et du coup, qu'est-ce qui a fait que ça n'a pas fonctionné ?
- Sandrine
L'association.
- Véronique
Avec ta sœur ?
- Sandrine
Avec ma sœur, voilà. Ça n'a pas fonctionné et ça, j'en parle. Et aujourd'hui, je l'ai même intégré dans mes accompagnements. le fait de s'associer. n'est pas anodin et de toute façon c'est l'histoire aussi de ma vie j'ai toujours créé en association tu vois ça ne m'a pas empêché de recommencer l'aventure mais en même temps c'est pas anodin c'est pas un hasard si on s'associe avec quelqu'un et du coup ça m'a permis aussi de comprendre quels sont les leviers sur lesquels on doit vraiment s'attarder quand on s'associe avec une tierce personne quand bien même c'est de la famille je dirais encore plus en plus Voilà, donc c'est beaucoup d'apprentissage dont je fais part aujourd'hui, que je transmets, bien évidemment. Et en même temps, j'ai toujours l'expérience, il n'y a rien de tel que l'expérience. Mais des fois, si on peut avoir un petit peu d'anticipation.
- Véronique
Ah bien sûr, c'est très précieux. Donc cette aventure s'arrête et tu repars sur quoi alors ?
- Sandrine
Alors là, je fais un petit peu de solo.
- Véronique
D'accord.
- Sandrine
Tu vois, je reprends des clients et là je fais de la… Normalement, mon job dans Téléservices d'Entreprise, j'étais en amont, c'est en prospection, en développement.
- Véronique
Ok.
- Sandrine
que je faisais déjà dans le verre, parce que j'étais... dans le développement des ventes, toujours en amont, tu vois, aller chercher. Ça, c'est quelque chose qui me... Une dynamique que j'ai toujours eue, je crois. Et ça se passait plutôt bien. Et donc, quand tout ça s'arrête, on a quand même des clients qui sont là et on a quand même des missions à honorer. Et là, je fais de la prod, quoi. Je fais de la prospection, je fais du suivi client, je fais de...
- Véronique
Un peu tout, quoi, finalement.
- Sandrine
Un petit peu tout, oui, au service de mes clients. Par contre, effectivement, c'est super intéressant. Je m'avais commencé par ça quand on avait repris la boîte. Et là, j'étais partie dans d'autres sphères plutôt stratégiques, développement, et là, je reviens à la prod. C'était dur quand même. C'était très dur de revenir. Bon, en même temps, ça a traumé les pieds sur terre. Oui, oui. Et puis, qu'est-ce qui se passe à ce niveau-là ? Là, je m'ennuie quand même. Au bout d'un moment, je m'ennuie.
- Véronique
Parce que tu es toute seule à tout faire.
- Sandrine
Oui. seule, je crois que je suis entièrement pas fait pour être seule, mais encore une fois cette expérience là elle est super intéressante.
- Véronique
Est-ce que tu as dû apprendre sur toi là pour le coup ?
- Sandrine
Ben oui et puis tu fais de la prod, t'as les ménages qui travaillent moins, on va dire, tu vois le processus créatif il est ouf ! Je tourne un petit peu en rond, ça ne dure pas très longtemps quand même. Et donc ensuite, je rencontre une société qui fait de la formation, qui me demande, qui fait appel à moi pour aller former des personnes sur mon cœur de métier. Donc là, je deviens intervenante et formatrice, chose que je faisais déjà chez Téléservices Entreprises, parce que je faisais du développement et de la formation.
- Véronique
Wow, tu étais vraiment multicasquette alors du coup de ce que je comprends. Déjà, même quand tu me disais le côté stratégique et terrain, déjà d'avoir les deux, c'est vraiment deux façons, deux mindsets quand même assez particuliers.
- Sandrine
Oui, peut-être. Oui, disons que dans la réalisation des choses, quand je suis dans le faire, en fait, mon esprit va toujours ailleurs. Le faire, au bout d'un moment, quand je sais faire, je m'ennuie. Donc, quand j'ai compris le truc, j'ai besoin d'aller voir ailleurs.
- Véronique
Ouais, il faut une petite nourriture, stimulation.
- Sandrine
C'est ça. Et il me semble que c'est assez révélateur de tempérament. Tu vois, voilà.
- Véronique
Et comment ?
- Sandrine
Ce qui fait que peut-être, qui a fait qu'aujourd'hui, j'ai eu plusieurs entreprises et autres, parce que t'es toujours... Bon, ça a son inconvénient aussi. Disons que dès que tu sais faire, il te faut une autre nourriture. Oui,
- Véronique
c'est ça.
- Sandrine
Quand ton cerveau va assez vite quand même sur la compréhension des choses, elle a besoin de nourriture. Et c'est un super moteur.
- Véronique
Ouais.
- Sandrine
Tu vois, si les personnes qui nous écoutent sont là-dedans, c'est absolument génial d'être là-dedans.
- Véronique
Oui, les gens multipassionnés, les slasheurs, tout ça, je pense que tout ce que tu dis, ça va leur parler.
- Sandrine
Oui, ça va. Et puis, il n'y a rien de… C'est OK d'être comme ça, tu vois.
- Véronique
Oui, ce n'est pas un problème.
- Sandrine
Ce n'est pas un problème.
- Véronique
Ça peut être fatigant pour l'entourage quand même, ceux qui ne fonctionnent pas de cette façon-là.
- Sandrine
Oui, c'est fatigant parce qu'il peut y avoir de l'incompréhension, ce qui n'était pas mon cas. moi j'ai donc vraiment D'abord, je n'étais pas une slasheuse. Le slasheur, c'est celui qui fait multi-activité. Je ne suis pas dans la multi-activité. Je suis dans une activité qui m'amène en termes de réflexion sur les ramifications. C'est quand même la différence entre les profils slasheurs et ce que je suis profondément. Je ne m'amuse pas à faire des petits pois d'un côté. Ça, par contre, ça me prendrait beaucoup trop d'énergie personnellement. Mais dans le processus entrepreneurial, c'est vraiment quand tu as appris quelque chose, quand tu as résolu les difficultés, passé des étapes, tu as besoin du next step. Et ça, je crois que si on n'a pas ça, c'est peut-être difficile de devenir ou d'être entrepreneur. Mais ça, c'est un prisme et je n'ai pas la vérité absolue là-dessus, mais en tout cas, c'est quelque chose qui… que j'ai observé chez moi et que j'observe aussi chez les personnes que j'accompagne.
- Véronique
Tu as eu une première partie où tu étais beaucoup dans le fer, mais du coup, la formation, ça te donne peut-être un peu de recul par rapport à ce que tu avais fait ?
- Sandrine
Oui, oui. Puis, je me souviens de l'anecdote où je dois, donc en atelier service entreprise, et c'est ma sœur qui doit aller faire la formation. À l'époque, c'était des ingénieurs commerciaux. Et donc, c'est ma sœur qui doit le faire. Et la veille de la formation, Elle me dit, ben non, je n'y vais pas. Et là, je dis, ben pourquoi tu n'y vas pas ? Elle me dit, ben parce que je n'y vais pas. Et là, on a vendu, je veux dire. Et là, je lui dis, ben c'est pas grave, tu me donnes tes supports et je le fais.
- Véronique
Au pied levé, comme ça ?
- Sandrine
Oui, et ça a commencé comme ça, en fait. Et je prends son classeur, je potasse, et puis en même temps, je ne pars pas de zéro, puisque j'ai fait de l'animation commerciale. Le téléphone, je sais le décrocher, j'ai déjà fait ça, sauf que je ne l'avais pas formalisé. Le fait d'avoir un support, et puis j'ai fait la formation, et puis les retours se sont très bien passés. C'était attenant. Mais j'ai eu une très, très belle relation avec les commerciaux, les dirigeants, une collaboration qui a duré pas mal, pas mal de temps. Et c'est comme ça que je me suis lancée aussi, tu vois, par le... Je dirais, tu as des petits coups du destin comme ça qui font que... Bon, ben, t'es au pied du mur, t'as vendu, ben, tu y vas.
- Véronique
Oui. Tu honores ton...
- Sandrine
Ton engagement.
- Véronique
Ton engagement, oui.
- Sandrine
Tu vois, celle-là, je ne suis pas sûre de m'avoir déjà parlé.
- Véronique
Coaching, alors, à quel moment il entre dans ta vie ?
- Sandrine
Le coaching, il arrive justement dans cette phase-là où je rencontre mon mari et il voit que je m'ennuie. Et puis sur la formation, je trouvais ça assez frustrant.
- Véronique
À quel niveau ?
- Sandrine
La transmission est quelque chose d'intéressant, de passionnant. Mais ce qui m'intéressait, c'était la pérennité de ce savoir et de ses compétences. Et quand, au bout d'un certain temps, la formation a un effet boost sur ton public, et puis ça s'amenuise quand il n'y a pas de suivi. Ce n'est pas une transformation, c'est du transfert. et cette notion là je la sens et du coup je suis un peu frustrée là dessus, dire bon finalement tu fais du transfert mais il reste quoi un so what à la fin après un an, deux ans moi j'aimais bien avoir du suivi oui, on te parle toujours de ce moment là mais au final concrètement dans l'entreprise c'est assez pourrichou je trouvais ce qui restait donc frustration je fonctionne finalement à la frustration, c'est pas mal Oui. j'en parle, je me dis, mais tu es une frustrée en fait.
- Véronique
C'est ton moteur.
- Sandrine
Oui, certainement.
- Véronique
Alors, du coup ?
- Sandrine
Et du coup, mon mari me dit, à l'époque, en 2004, il y a les formations de coaching qui arrivent en France. Et je me souviens très bien, il achète des magazines. À l'époque, on avait l'Express, Challenge, ça. Il m'ouvre le magazine, il me dit, regarde, ça c'est pour toi. Je regarde, c'est coaching. C'était un mot pour moi. Le coach sportif, tu vois. Et encore, il était moins garisé qu'aujourd'hui.
- Véronique
Oui, exactement.
- Sandrine
Je me suis dit, mais qu'est-ce que c'est ? Donc, je le regarde. Je me suis dit, oui, mais ça serait du chouette. Ça a l'air vraiment très, très bien. En tout cas, la promesse est jolie, tu vois, d'aller accompagner des personnes dans leur transformation.
- Véronique
Transformation,
- Sandrine
là. Il y a le mot transformation. Et là, après quelques recherches, je signe avec une école canadienne de coaching le jour de mon anniversaire, le 14 janvier.
- Véronique
D'accord.
- Sandrine
Je signe. Voilà. Et je fais partie de la promo 1. de cette école de coaching canadienne. Et on part, voilà. Et finalement, je l'ai fait en deux ans, au lieu d'une année, puisqu'entre-temps, j'accouche de mon fils, n'est-ce pas ? J'ai fait mes gestations, mon fils. D'ailleurs, je l'écris dans mon mémoire. À ce moment-là, je fais deux gestations. Je me découvre et je me mets au monde, au sens propre du terme et au sens figuré du terme. Et là, je commence à accompagner. Mon premier client est un dirigeant, d'ailleurs.
- Véronique
Directement ?
- Sandrine
Directement, oui, d'une société d'édition.
- Véronique
D'accord.
- Sandrine
Oui, par le réseau. J'étais déjà dans un réseau entrepreneurial, tu sais.
- Véronique
D'accord.
- Sandrine
Donc, le réseau, je le dis, c'est important. C'est vrai qu'on dirait toujours qu'on part de zéro, mais on part rarement de zéro, tu vois. On a quand même tout un passé qui est là.
- Véronique
C'est important de le dire, ça, parce que je... Je le vois aussi dans mes accompagnements. C'est des choses qu'on occulte systématiquement.
- Sandrine
Oui, on a l'impression qu'on doit repartir de zéro sur quelque chose. Moi aussi, je le vois, les personnes, je les reconnecte. Tout ce qu'elles ont déjà fait.
- Véronique
Déjà fait, mais bien sûr.
- Sandrine
Et puis, tout ce qui existe, tout ce qui est là.
- Véronique
Tout ce qui fait notre personnalité aussi. Il n'y a pas que le travail. Il y a tout ce qui se passe dans notre vie qui nous donne aussi des apports.
- Sandrine
Tout à fait.
- Véronique
L'expérience de vie, quoi.
- Sandrine
expérience de vie. Et donc, à ce moment-là, je ne pars pas de zéro. Je reviens directement dirigeante. Mais oui, j'étais déjà dans ce milieu-là, en fait.
- Véronique
Oui, donc tu connais, oui. C'est familier.
- Sandrine
Voilà, ça m'est familier. Je sais leur parler, je sais... Alors moi, je ne suis pas dans les grands comptes. Je suis plutôt dans la petite entreprise, PME, TPE, tu vois. Oui,
- Véronique
mais bon, voilà, il faut tout gérer.
- Sandrine
Et voilà, c'est le multi-casquette et celui qui doit tout gérer.
- Véronique
Et tu aimes bien cette posture, cette nouvelle posture que tu as ?
- Sandrine
Eh, disons que... Je change tout. C'est-à-dire que là, tu passes de leader à celui qui sait, celui qui transmet, celui qui a le savoir, celui qui se met à côté, qui est dans une posture totalement différente, qui est à côté et qui accompagne. Aujourd'hui, j'ai appris à jongler avec les deux. C'est-à-dire à savoir être à côté de la personne et en même temps pouvoir... contribuer de son évolution au travers de ce que j'ai appris, au travers de mes expériences et de ceux de mes clients. Je sais bien jongler sur une posture de coach, celui qui ne sait pas mais qui va interroger la personne au travers d'une vraie méthode, d'une vraie compétence pour aller chercher ces ressources-là où elle en est et l'amener à avoir cette réflexion. et mindset émotionnel et de l'individu, en fait, vraiment sur elle-même, l'accompagner à trouver par elle-même et aussi avoir un apport extérieur au travers de savoir-faire et de savoir-être, quoi.
- Véronique
Mais c'est très important de savoir faire la distinction, justement, entre les deux et de savoir, de ce que j'entends, tu sais quand tu passes d'un mode coaching ou consultant ou mentor.
- Sandrine
Et même, je joue avec les casquettes. Et quand j'en parle, je dis, bon là, je me mets en mode, je sors de la posture de coach. Même si la personne… Oui,
- Véronique
il n'a pas la même posture, mais oui.
- Sandrine
Il n'empêche que, tu vois…
- Véronique
La posture, elle te change. C'est pas la même chose.
- Sandrine
Et toi, tu changes d'ancrage aussi, tu es différent. Et ça reste éthique. Parfait.
- Véronique
Parfait.
- Sandrine
Donc là, voilà, là, j'apprends ça. Et là, pour le coup, je suis vraiment dans la transformation, dans l'accompagnement à la transformation. Et quand à la fin des accompagnements, tu vois les résultats, parce que je reste quelqu'un de résultat dans l'entreprenariat, je reste. Dans le concret, j'ai toujours les pieds sur terre et la tête dans les étoiles, mais le principal, c'est l'ancrage. On peut avoir les deux et ça fonctionne plutôt très bien. Et là, comme on dit aujourd'hui, c'est le kiff. C'est extraordinaire.
- Véronique
Accompagner les transformations, c'est beau.
- Sandrine
Et je reste sur ce créneau-là jusqu'au moment où je m'associe avec deux personnes dans l'école de coaching. Si tu veux, on crée une association et je trouve deux personnes, c'est lié avec Athlène, absolument extraordinaire. On travaille ensemble. On vient coach pour le site Cadre Online, site de recherche d'emploi.
- Véronique
D'accord.
- Sandrine
Et on fait l'accompagnement. Oui, à l'époque, t'imagines ?
- Véronique
Ben oui, vous étiez les précurseurs, là.
- Sandrine
Oui, on faisait tout par téléphone. On était... Et on avait des clients, comme ça, qui arrivaient via le site et on les accompagnait dans leur transition pro. Là, pour le coup, vraiment, j'étais en posture de coach à fond, quoi. Et déjà, je donnais un petit peu des petites clés par rapport à ce que j'avais pu vivre moi en tant que, dans ma transition salariée pro. J'avais beaucoup de prudence. Et suite à ça, donc mon mari en parallèle crée une entreprise de décoration dans la pierre de Bourgogne. Il vend des éviers, des vasques, des receveurs de douche, des dallages via un site internet. Et c'était dans les années 2010 où en fait, avant d'avoir la production, il avait la communication.
- Véronique
Ok.
- Sandrine
Donc, il fait faire des illustrations via un illustrateur, et puis il les met en ligne, et puis il commence à vendre. Donc, il se rapproche de fournisseurs. Donc, il a vraiment un site. Tu te rends compte que des personnes vont acheter de la pierre de Bourgogne sans jamais l'avoir.
- Véronique
Sans jamais l'avoir, oui. C'est génial.
- Sandrine
Avec des commandes qui vont de 2 000 à 10 000 euros, comme ça, en ligne. Et petit à petit, ça se développe. Et moi, j'ai toujours l'activité de coaching, mais quand je vois le développement de son activité, là, tu sais, le côté entrepreneur de son nom qui fait… Ouh là là, mais ça se développe bien. Et un jour, il me montre les mails. Tu vois, il avait une liste de mails comme ça. Il dit, tu vois, tout ça, je le mets à la poubelle. Et ces mails, c'était des demandes entrantes. Des demandes. Oui. Et là, j'ai dit, mais ça, ce n'est pas possible. J'ai dit, mais pourquoi tu ne réponds pas ? Il me dit, parce que c'est trop vieux. Les personnes sont passées à autre chose. Il faut avoir de la réactivité quand on a la demande. Il me dit, mais je suis tout seul, je ne peux pas. Waouh ! Et à l'époque, tout seul, en deux, trois ans, il fait entre 300 et 400 000 euros tout seul, quoi. Tu vois, comme ça. Oui, oui.
- Véronique
D'accord. En se lançant comme ça.
- Sandrine
Oui, encore une fois, il ne part pas de zéro.
- Véronique
Oui, bien sûr.
- Sandrine
Il faut faire attention. Moi, je fais toujours attention. Oui,
- Véronique
c'est vrai, tu as raison.
- Sandrine
Je suis partie de rien, j'ai fait ça. Non, non, non. Ne nous laissons pas leurrer par ça. Parce qu'en plus, là, on parle d'argent surtout. Et ça fait miroiter, ça fait passer de zéro à tant de milliers. Ce n'est pas vrai. Moi, je n'y crois pas. Je crois qu'il y a des exceptions, mais ce n'est pas la règle. Donc, je ne veux pas rentrer là-dedans aussi. ils mettent toujours beaucoup de... de prudence sur ce qu'on annonce. Il y a un moment où son fournisseur en Bourgogne, son principal fournisseur, l'appelle. Là, on est en 2012. En juin 2012, il appelle Bruno en disant « Je vends l'usine. Est-ce que tu veux racheter ? » Et on s'associe pour racheter l'usine, en fait. Il y a une structure de vente en ligne. On rachète une usine.
- Véronique
Là, vous gérez tout le processus, quoi.
- Sandrine
Oui. la production de la vente on monte en Bourgogne quand je dis on monte parce que nous on est du sud ça doit s'entendre un petit peu voilà on reste ancré dans le sud et en même temps on rachète l'usine et quand on rachète l'usine moi je découvre en hall de gare en fait un truc un bordel sans nom et là il y a tout à faire il y a tout à refaire il y a ouais et en même temps c'est une entreprise qui fonctionne pas mal parce qu'il y a de la demande mais il y a toute l'organisation donc il y a de la structuration à faire Il y a un gros, gros travail de structuration, un gros travail au niveau des paiements, un travail de… il y a beaucoup de choses à faire. Et donc là, on part pour l'aventure, on s'associe pour le coup, là, véritablement, on prend des parts, on crée une société, on prend des parts, chacun, et on monte la structure. On a toujours une structure de commercialisation, de distribution et de production. On a vraiment trois structures distinctes. On monte, quand je dis on monte, on monte la structure, on monte en Bourgogne, on développe. Ça dure un peu plus de 5 ans et on revend. Et on revient dans le sud, chez nous. On avait toujours gardé notre maison. Et là, on devient, avec l'argent, si tu veux, qui est issu de cette entreprise-là, on prend une année sabbatique. Et au bout d'une année sabbatique, je crois, en tout cas, en ce qui me concerne, je l'ai identifié là, il y a l'ennui qui arrive.
- Véronique
Le retour.
- Sandrine
Le retour. Comme par hasard. Non, parce que quand on se rend compte, il y a des choses qui, quand on se raconte,
- Véronique
Oui, mais oui.
- Sandrine
Tout ce qui connecte.
- Véronique
Le fil rouge.
- Sandrine
Oui, et là, à nouveau, c'est génial une année sabbatique, ça fait du bien. Parce que vendre, franchement, acheter, vendre, là j'en parle rapidement.
- Véronique
Oui, puis bon, il y avait ton petit garçon aussi. Enfin, il y a tout ce qu'il y a à côté aussi à gérer, il n'y a pas que ça.
- Sandrine
Oui, il y a la famille. D'ailleurs, le petit garçon, lui, vit très très mal le changement.
- Véronique
Oui, aussi, il faut gérer ça.
- Sandrine
Oui, au niveau familial, le petit gars, lui, il vit ça très très mal. On leur a fait le coup quand même, une semaine avant la rentrée, on leur a dit « tu ne fais pas la rentrée ici, tu la fais en Bourgogne » . Oui, on n'a pas fait les choses dans les règles de l'art, on va dire. Et en même temps, ça fait partie de l'impulsion. Quand l'impulsion est là, et là pour le coup, quand on est en société avec mon mari, on a quand même la même façon de fonctionner. Il y a une opportunité, même si on ne fait pas n'importe quoi loin de là, mais quand il y a des opportunités comme ça qui se présentent, Soit tu les saisis, soit tu ne les saisis pas. Et là, en l'occurrence, on saisit.
- Véronique
Vous avez vraiment tous les deux l'esprit entrepreneurial.
- Sandrine
Oui.
- Véronique
Voilà, il y a une perche et là, c'est le moment, on y va.
- Sandrine
Mais oui, il y avait tout qui concordait.
- Véronique
Oui, et puis pas tête brûlée non plus. C'est que vous aviez identifié les critères qui faisaient que c'était une bonne opportunité pour vous à ce moment-là.
- Sandrine
Oui, c'était l'opportunité de maîtriser la production.
- Véronique
Oui.
- Sandrine
Il y a une société de distribution, même s'il faisait de la création, ne pas maîtriser la production. C'est un tambour.
- Véronique
Ah oui, clairement.
- Sandrine
C'est frustrant, être dans la dépendance.
- Véronique
Bien sûr.
- Sandrine
Voilà. Après, c'est notre chose, la délégation, la structuration. Mais voilà, en tout cas, c'était au moment où on en était là, ça devenait urgent de maîtriser tout le process et d'intégrer toutes les étapes de développement. entreprise et avoir la mainmise sur la production nous a permis aussi de nous distinguer, de mettre en place tout un process qualité, d'arriver à l'objectif zéro défaut. C'était une obsession. C'est ce qu'on a vendu.
- Véronique
C'est ce qui a aussi contribué à la valorisation de la nouvelle entreprise que vous aviez à ce moment-là.
- Sandrine
D'ailleurs, ils nous l'ont dit, les acheteurs nous ont dit, c'était un peu cher pour nous, mais après, on a compris ce qu'on avait acheté. Et tu sais, quand tu tiens ça en retour, tu te dis, bon ben...
- Véronique
C'est beau.
- Sandrine
C'est beau, oui. Un des associés venait de chez Lydie et nous avait dit, mais même chez nous, on n'a jamais vu de tel process, une telle organisation.
- Véronique
Oui. Ah oui,
- Sandrine
oui. Obsédé de... J'ai un mari qui est obsédé du process. Oui. Dans le bon sens du terme.
- Véronique
Oui, oui, oui. Mais il sait pourquoi il le fait.
- Sandrine
Il sait pourquoi il le fait. Et puis, il a un esprit comme ça. Il a... Tu sais...
- Véronique
L'amélioration continue. L'amélioration continue.
- Sandrine
Tout ça. Moi, plutôt le côté...
- Véronique
Clignot.
- Sandrine
côté client et relationnel relation humaine tu vois plutôt le côté coach en fait les deux moi je mets les deux à égalité dans une entreprise si tu n'as pas le process il y a un moment c'est dommage et si tu n'as pas le côté humain ça devient très dommage parce que là pour le coup tu n'avances pas alors
- Véronique
qu'est-ce qui sort de cette année Sabati qui a contribué quand même à recharger les batteries j'imagine oui
- Sandrine
Ouais ouais Et bien, il a l'impression que, ouais, en fait, on se cherche, on se dit, est-ce qu'on rachète, est-ce qu'on ne rachète pas, puis repartir dans le rachat, la reprise d'une entreprise, même s'il y a eu quelques pistes, ça n'aboutit pas. Et là, on se dit, en fait, ce qu'on va faire, c'est qu'on va investir dans des entreprises. Donc, on investit et on va faire de l'accompagnement. Donc, casquette Business Angel.
- Véronique
Et un peu plus que Business Angel, puisque pour certains, accompagnement d'accueil. Et là, on distingue, on fait de l'investissement direct Business Angel via des plateformes. Quand je dis Business Angel, c'est argent. Uniquement l'argent que tu places. D'accord,
- Sandrine
ok.
- Véronique
Pour faire simple, tu prêtes ton argent à des entreprises qui sont en développement. Tu les prêtes sur un projet de développement et de croissance.
- Sandrine
Est-ce qu'il y a des critères pour le choix de ces entreprises ? Oui. départ.
- Véronique
Oui, il y a des critères, bien sûr, c'est-à-dire que tu reçois, quand tu commences à t'intéresser, tu as un pléthore d'entrepreneurs qui créent, qui sont à différents stades de leur développement. Après, à toi de choisir, un, est-ce que ça correspond à tes valeurs au niveau du projet ? Et puis, je les mets en deux, mais je pourrais les mettre en un, le porteur de projet, quelles sont les valeurs qu'il porte ? Est-ce que tu as envie de soutenir ce projet-là ? Oui, non, comment ?
- Sandrine
Et alors, vos critères, vraiment, les trois critères non négociables pour vous, c'était quoi ?
- Véronique
Non négociables, tu as le premier, c'est que le porteur de projet, s'il n'est pas ouvert à l'écoute et à ce qu'on peut apporter en tant que business angel, ce n'est pas OK parce que du coup, il reste fermé. Alors, en même temps, c'est… pendant négatif du business angel, parce qu'on le dit, ils sont assez exigeants, des fois ils t'empiètent, alors on essaie de ne pas empiéter, parce que ce n'est pas le but non plus, c'est pas le but de prendre la place d'eux, mais d'être vraiment en soutien. Et là, Bruno est mentor à la French Tech, il a vraiment une posture de mentor, il sait bien faire ça, et d'ailleurs, il continue. Le but, ce n'est pas de prendre la place d'eux, mais d'avoir quelqu'un qui est à l'écoute et qui est ouvert. On a failli investir, ça reste quelque chose de marquant, tu vois, quelqu'un qui fait du recyclage dans des batteries. Tu sais, les batteries électriques, c'est excellent. On a besoin de ça. On a besoin de recyclage à ce niveau-là. Donc là, le projet, en termes de valeur et autres, tu te dis, là, c'est génial parce que de toute façon, on y va. Le développement fait qu'on passe. De toute façon, oui. On doit y aller. Par contre, le porteur de projet, ah, mais il était dans son idée, tout fermé. Là, tu ne peux pas. Nous, en tout cas. D'ailleurs, les business angels n'ont pas investi parce que Il restait dans son cadre fermé, avec lui-même, dans son entreprise, dans ses cadres de référence. Je disais, ben non, en fait. Parce que tu as d'autres possibilités, notamment à l'international, qui peuvent s'ouvrir. Et la voie qu'il prenait, en fait, et les chemins qu'il prenait, ben, le restait fermé. Et on ne va pas se leurrer, hein. Aujourd'hui, en termes financiers, tu as la banque qui est là pour t'aider, le Business Angel. Il est là aussi pour donner un boost. Il va investir dans ta boîte. L'objectif quand il fait ça, c'est que sa rentabilité soit supérieure au placement bancaire classique.
- Sandrine
Bien sûr.
- Véronique
Sinon, il prend du risque. Il a envie d'avoir un retour sur son investissement. Allez voir les business angels, ce n'est pas la panacée. Parce qu'il coûte cher. Sauf si, à un moment donné, il a mis le paquet, il t'a aidé. Et que là, il te permet de grandir.
- Sandrine
Oui, de grandir et puis d'accélérer, justement.
- Véronique
Et d'accélérer, c'est un accélérateur. Exactement, c'est un accélérateur. Donc, si tu ne le prends pas, si tu ne le prends que pour donner-moi ton argent, ça ira bien. En tout cas, dans la façon dont on le fait, ben non, ce n'est pas comme ça, quoi. Tu vois ?
- Sandrine
Et donc, ça, c'était le premier critère, les valeurs ?
- Véronique
Oui. Le projet. Est-ce que le projet correspond à... Si c'est un projet qui est rempli de... entre guillemets, de pollution et qui ne va pas au niveau environnemental, qui ne correspond pas à certains niveaux environnementaux. Tu as du mal ? Moi, j'ai du mal. On a investi dans des projets qui vont de la médecine, qui vont dans l'espace, qui vont dans des jeux. Tu vois ? Donc, il y a différents... Vraiment, c'est très hétéroclite. Et en même temps, ça te parle. Tu vois, le truc, c'est qu'il y a un sens là-derrière.
- Sandrine
D'accord.
- Véronique
Dans le sens qu'il peut tout à fait être de l'ordre du ludique, de l'ordre de la santé, de l'évolution telle que tu la perçois, en tout cas.
- Sandrine
J'imagine aussi, par rapport au projet que tu évoques, qui sont, comme tu le dis, hétéroclites, il doit y avoir aussi la personnalité du porteur de projet.
- Véronique
C'est ce que je te disais. Oui,
- Sandrine
c'est ça. Non, mais tu parlais de l'ouverture de cette personne, c'est-à-dire qu'elle est capable d'entendre que, peut-être que la voie qu'elle emprunte, elle pourrait peut-être s'élargir ou même évoquer des pistes qu'elle n'aurait pas envisagées par elle-même. Mais dans le projet, quand tu me parles du spatial, je me dis, waouh, c'est vraiment, le spectre est très large.
- Véronique
Oui, alors le spatial, ça vient dans un deuxième temps. Au départ, on part en investisseur direct et ensuite, tu n'as pas un investissement non plus qui est extensible. Voilà. Donc aujourd'hui, on concentre nos investissements sur le Blast Club d'Anthony Bourbon. On a fait partie des premiers à intégrer son aventure, on va dire. On l'a découvert par qu'il veut être mon associé sur M6, tout simplement, quand il a créé son entreprise, son fonds d'investissement. Voilà, on y est allé. Et aujourd'hui, c'est vrai qu'il nous permet d'accéder à des dossiers et des entreprises et des idées, tu vois, même. qu'on n'aurait peut-être pas accès. Et puis, avec aussi des montants d'investissement qui sont modulables et qui permettent d'aller dans beaucoup de petits projets, beaucoup de gros projets à petite échelle, tu vois, de diversifier. Après, là, on rentrerait plus dans la diversification ou pas du business angels. Oui,
- Sandrine
est-ce que tu mets tous tes œufs dans le même panier, soit dans un secteur ? J'ai l'impression que vous marchez quand même au coup de cœur aussi. Oui. Alors, j'ai juste une question en t'écoutant là. Je vois, tu vois, je commence à sentir le côté financier qui arrive. Et là, la question qui me vient, c'est mais d'où ça vient cette appétence que tu as pour justement l'aspect financier des choses ? Est-ce que tu as eu des parents ? Est-ce que tu as baigné dans une ambiance comme ça où le côté investissement, tout ça, tout le monde n'a pas cette appétence d'investir, tu vois ?
- Véronique
Oui, oui. Et là, tu vois, c'est là où en fait, il y a deux histoires dans ma vie. Il y a le côté investissement. J'ai eu une maman qui est toute seule à une époque. Elle empruntait d'un côté et elle plaçait de l'autre parce que les taux de placement étaient supérieurs aux taux d'emprunt.
- Sandrine
Donc, elle avait déjà ce côté ?
- Véronique
Ma mère, elle faisait ça. Elle m'a toujours expliqué que c'est comme ça qu'elle a gagné de l'argent à une époque. Et comme elle travaillait pas mal, on va dire, et qu'elle avait ce sens-là, elle l'a fait. Et puis, ça nous a permis de gagner. Parce que c'était un jeu de vase communiqué en fait. J'emprunte à temps et je place à temps. Il y a un delta et ce delta rentre dans ma bouche. Donc elle était super endettée. Donc il y avait déjà ce côté-là. Et elle nous l'a inculqué assez tôt. Tu vois, toute petite, je me souviens, mais très jeune. Connaître un budget de fonctionnement. Elle nous avait pris un émation. Elle a dit, voilà, pour vivre, je vous explique. Elle avait pris un tableur, elle avait pris toutes les dépenses, les entrées. Et c'était assez tôt. Mais quand on était étudiants, on a fait ça dans les détails. Elle dit, voilà, pour vivre en gros, pour être étudiant, ça coûte un SMIC. Et elle avait mis tous les postes et un scan face. Donc là, tu fais, bon, ok. Donc, en termes d'éducation financière, et je fais bien, j'utilise le terme d'éducation financière, j'étais plutôt bien outillée. Et un papa banquier aussi.
- Sandrine
Ah, ben d'accord.
- Véronique
Mais par contre, le papa, il nous parlait, lui, il ne parlait jamais de l'argent. Et puis, il y a le rapport à l'argent.
- Sandrine
Oui.
- Véronique
Et le rapport à l'argent, merci. qui a à voir avec l'éducation financière. Alors, d'aucuns diront qu'il vaut mieux avoir un bon rapport à l'argent pour faire du bon placement. On va être d'accord. Maintenant, moi, je connais des personnes qui ont beaucoup, beaucoup, beaucoup d'argent et qui ont un rapport à l'argent absolument catastrophique. Alors,
- Sandrine
qu'est-ce que tu mets derrière ça, ce terme de rapport à l'argent ?
- Véronique
C'est là où c'est intéressant. C'est le rapport à l'argent, c'est la projection que l'on va faire sur ce que l'argent va me permettre de faire ou d'être. À quoi va-t-il me permettre d'accéder ? Et ça va du matériel au social, à la posture sociale, à la position sociale. Et nous, on a été très marqués par ça. Mes parents arrivent de milieux ouvriers. Et donc, se sortir de ce milieu-là était un motif, une raison, une motivation pour aller gagner de l'argent. Tu gagnes en statut, en reconnaissance.
- Sandrine
Mais par l'argent.
- Véronique
à l'argent. Et dans mon livre, j'en parle. Je parle de l'histoire de ma maman notamment, moins de celle de mon papa, mais je parle de ce rapport à l'argent, à quel point il a été forgé et comment.
- Sandrine
Alors, tu ne nous avais pas dit que tu avais écrit un livre, mais donc merci d'en parler.
- Véronique
Alors en fait, là j'y suis.
- Sandrine
T'es en plein dedans là.
- Véronique
En pleine rédaction, la première partie est terminée. Sur justement, je parle des comportements de l'argent, leurs ressources, leurs origines. D'où viennent nos comportements à l'argent en fonction des différents profils que j'ai identifiés ? Et je fais part donc de ces histoires-là. Et en fait, le rapport à l'argent vient essentiellement de nos projections qui sont issues de notre histoire personnelle, familiale, de nos expériences, et parfois même bien au-delà de notre lignée transgénérationnelle. On parle beaucoup du transgénérationnel aujourd'hui. en matière d'argent, c'est très, très... d'actualité, c'est très révélateur. Donc je travaille cette dimension à la fois, si tu veux, parce que j'ai ce côté d'entrepreneur où je ne crée pas d'entreprise sans argent, à part qu'on peut créer ça,
- Sandrine
oui.
- Véronique
Par contre, l'objectif, c'est aussi d'en générer. Je ne dis pas d'en gagner beaucoup ou pas beaucoup, ça c'est un autre débat, mais une entreprise, si on n'est pas à l'aise avec la notion d'argent... on va avoir du mal à générer une activité économique, avec des règles économiques, qui n'exclut pas le respect de l'être humain. Oui, oui, c'est dynamique. On les met souvent en opposition, l'économique versus le social humain, on voit souvent la rentabilité au détriment de l'humain, c'est très vrai et ça peut être vrai à certains niveaux, ça l'est assez peu, je trouve, au niveau de la petite structure, moyenne structure, quoi que, je n'aime pas faire des généralités, mais voilà. En tout cas, ma façon de travailler, c'est de les mettre à égalité. Ce que j'observe, c'est que la façon dont on projette toutes nos peurs, nos croyances, nos comportements sur l'argent va vraiment conditionner notre vie d'entrepreneur. Comment tu arrives au monney profil ?
- Sandrine
C'est justement au moment où on vend l'entreprise, au moment où on écoute ses porteurs de projets parler et demander de l'argent. Là, je me dis qu'en fait, il y a quelque chose d'extraordinaire. C'est que certains projets ou porteurs de projets demandent beaucoup d'argent. J'ai cette anecdote qui est un peu caricaturale, mais quand même. Tu sais, des anciens cadres, ingénieurs de rocoteurs, qui arrivent avec des méga gros salaires, qui créent leur boîte. Et en fait, ils partent sur les mêmes niveaux de salaire. Donc, oui. Et puis, on va demander au business angel de financer. Là, tu n'es pas tout à fait d'accord avec le truc. Tu dis, coucou. Bon, tu vois, là, il y a une disproportion. Tu dis, tu n'es pas tout à fait d'accord. Ce n'est pas comme ça que ça marche. Ce n'est pas comme ça. Alors, dans certains milieux, mais pas dans le mien. Et puis, en même temps, on voit aussi des super projets où le porteur de projet va largement sous-estimer les besoins de son entreprise. Et quand je dis sous-estimer, c'est-à-dire que le gars ou la dame ou le monsieur te demande 100 000 euros, Et tu te dis, mais avec ça, tu ne tiens pas trois mois. Parce que ton activité, elle a besoin d'un fonds de roulement pour fonctionner. Elle a besoin de cet argent. Si tu ne lui donnes pas assez à manger au bout de deux mois, bébé, il a faim. Il y a un délai dans une création d'entreprise, c'est pour ça que tu crées. Il y a besoin d'apporter pour pouvoir gagner. C'est le principe de l'investissement. Je rapporte des fonds, j'investis et le retour, il peut être en décalé. Il est rarement là tout de suite.
- Véronique
Oui, c'est vrai.
- Sandrine
Cette notion-là, qui est la faute de l'ordre de la compétence, financière, ce décalage entre les entrées et les sorties, fait aussi vraiment référence à la façon dont la personne se positionne. Je ne vais pas demander beaucoup, je ne veux pas avoir de dette, tu vois, je ne veux pas... Et puis si ça se plante, et puis là, tu fais, oui, mais en fonctionnant comme ça, tu te fais un raquiri, mais pas à toi, à ton entreprise. Tu projettes dans ton entreprise tes propres...
- Véronique
On y arrive là, on arrive au cœur du sujet.
- Sandrine
On est au cœur du sujet, c'est-à-dire quand le créateur, mais c'est valable pour les créateurs, mais je te promets que c'est aussi valable pour les dirigeants qui sont là depuis longtemps, y compris pour des personnes qui vendent leur entreprise, où il y a cet effet de projection entre tout ce que moi je mets sur l'argent et puis mon business, en termes de valorisation et d'entreprise. Tu as des valos qui sont surestimés parce que c'est mon bébé, c'est moi qui les fais, c'est le plus beau et le plus merveilleux. Je vais le valoriser à temps. Ben non, en fait, elle n'en vaut pas tant. Et puis inversement, d'autres qui vont sous-valoriser. Là, je parle de valos d'entreprise, mais au-delà de ça, tu as la valeur, le prix de mes prestations, par exemple. Oui. Alors, Presta, tu as des personnes qui sous-évaluent totalement la valeur qu'ils apportent à leurs clients. Donc il y a une espèce de distorsion, on travaille beaucoup pour gagner, pas beaucoup, mais c'est normal.
- Véronique
Je comprends que tu observes ça, ces différences. Comment ça se passe la création de l'outil ?
- Sandrine
Au moment où je vois ça, ça connecte entre ma posture de coach, qui est axée sur l'individu, et puis mon côté entrepreneur. Et là, je me dis qu'en fait, il y a des liens. Mon cerveau se met à faire des liens. Et je vais regarder tout simplement sur Internet, est-ce qu'il existe quelque chose qui nous permette factuellement de faire les liens entre un côté, on va dire, plutôt développement personnel, l'individu, l'idée, comment il fonctionne, et l'aspect business. Mais je ne trouve pas. Ça n'existe pas. Tu as un business, tu as des coachs business, vraiment rentabilité, prix, il va faire 4 millions d'euros, je ne sais pas quoi. Et puis d'un côté, le développement personnel, alors gère ton stress, être en harmonie, tout ça. Et puis il n'y a rien entre les deux. Et pour moi, c'est tellement évident qu'il y a un lien entre les deux que... Je pose quelque chose. Et ce quelque chose, en fait, il y a quand même l'intervention de la Covid là au milieu. On évolue dans le temps, oui. On évolue dans le temps. Là, on est en 2020. Je vois qu'il y a quelque chose à faire. Je crée un site. Et au départ, je crée des ateliers. Grâce au Paul Pham, Paul Pham de la CPME 84 à Avignon, qui me demande d'animer un atelier sur la relation à l'argent. Tout converge à ce moment-là. Et là, je dis, ok, je vais le faire. Donc, j'anime. La Pouvie d'Arrive, je me retrouve avec 50 dames devant moi, en visio, je n'avais jamais fait de visio de ma vie, à animer cet atelier. Et cet atelier, il y a plein de retours très positifs. Les femmes me disent, en fait, tu nous parles de nous. Genre, avant tout, tu nous parles de nous.
- Véronique
Alors, quand elles te disent ça, c'est quoi exactement ? Quel type de retour ? Qu'est-ce qui fait qu'elles se disent, tu nous parles de nous ?
- Sandrine
Alors, en fait, si tu veux, je ne leur explique pas comment elles vont... valoriser et créer un prix. Elles n'en sont pas là. Mais au travers d'un petit test, déjà, en fonction de comment tu réagis face à telle situation, par exemple, je n'ose pas demander l'argent que l'on me doit. C'est quand même tout bête, mais va créer une entreprise si d'ores et déjà tu n'oses pas demander l'argent que l'on te doit. Et tu vois, au travers de ça, déjà, là, toi au niveau perso tu fonctionnes comme ça et au niveau tu loges avec tes clients oui alors je suis gênée c'est pas toi c'est la prestation tu vois c'est au travers de petites phrases comme ça toutes simples qui parlent d'elles et en même temps qui vont avoir directement un impact un impact oui sur leur activité professionnelle c'est ça et en fait elle me dit en fait tu parles pas de notre business tu parles de nous mais c'est effectivement ça tombe pile poil sur les problématiques que j'ai dans mon business d'accord oui alors il y en a une autre Ouais. Ceux qui sont tout le temps débordés, qui bossent comme des calus. Alors attention, je ne dis pas qu'en entrepreneuriat, tu tricotes, tu fais ça. Bien sûr que non. Non, non. Ça saurait. Saurait. Bien sûr que travailler, c'est la clé. Maintenant, quand tu passes ta vie à bosser presque 24 heures sur 24, à travailler tout le temps, et tu as un retour sur investissement dans lequel tu te sens frustré et pas à la hauteur de tes attentes, là, il y a un delta. sur lequel tu dis il y a quelque chose qui ne fonctionne pas au niveau de l'investissement personnel que tu fais et du retour sur investissement que tu as. Tu vois, jouer sur l'investissement. Donc là, tu ne parles pas argent en soi. L'argent, c'est la conséquence. C'est la conséquence, oui.
- Véronique
C'est ce qui est visible.
- Sandrine
Ce qui est visible. Donc en fait, l'outil que je crée à ce moment-là, c'est vraiment une visualisation crête. avec des curseurs, des couleurs sur lesquels comment je fonctionne en termes de comportement, de croyance, d'anxiété, de relation aux autres et comment directement en termes d'effet miroir, ça va impacter comment je me positionne moi en tant que dirigeant, la valorisation de mes prix, la gestion de mon temps, la stratégie d'entreprise, la valorisation d'entreprise, ma retraite et je crée un outil qui permet d'avoir des leviers sur... Voilà, tel point, voilà la conséquence opérationnelle et stratégique sur ton business. Il y a des liens, c'est un guéphile qui se tisse. Et si je travaille au niveau perso, automatiquement, je vais avoir des conséquences au niveau business. Et parfois, je pars du niveau business aussi, qui va impacter le côté personnel. Je ne me contente pas de voir qu'un côté et qu'une facette. Parce qu'en multifactoriel, on a... Plusieurs façons de rentrer dans de la matière. De l'ordre émotionnel, de l'ordre mindset, parce qu'on parle beaucoup de mindset, mais pas que, on est souvent sur le mental. L'émotionnel c'est important et le faire est important. Faire autrement. Et agir au niveau comportemental, au niveau de l'entreprise, va aussi avoir des conséquences au niveau de stress et autres. Donc, en fait, plutôt que d'avoir une seule clé d'entrée qui serait soit le business, soit le comportement, soit les croyants, mais en fait, tu as multi-clés.
- Véronique
Multi-entrées aussi.
- Sandrine
Multi-entrées. Moi, mon job, c'est vraiment d'aller actionner celle qui va fonctionner le plus facilement pour la personne. Et des fois, c'est marrant parce qu'elles arrivent, je pense notamment à certains... certaines personnes qui arrivent. Tu sais, je suis venue te voir plutôt pour le côté entrepreneur, business, machin. Et en fait, ben non, je me rends compte que ce n'était pas là. Est-ce que tu aurais un exemple à partager avec nous ? Ben oui, alors dans le livre, il y en a beaucoup. En fait, quand j'utilise un exemple, il est aussi l'illustration de beaucoup d'autres. Nous, on investit dans des entreprises et on rencontre à ce moment-là un entrepreneur qui veut investir aussi dans d'autres entreprises.
- Véronique
D'accord.
- Sandrine
Voir éventuellement en racheter. Bon. Mais à ce moment-là, il n'y arrive pas. Il ne sait pas comment faire parce que pour lui, il est au taquet et du temps qu'il consacre à son entreprise et du chiffre d'affaires qu'il réalise. Donc, il dit, je n'ai plus de place en fait, mais comment je peux passer donc ce plafond ? Pour le coup, on parle vraiment du plafond, tu vois. En fait, il venait me voir pour mon côté technique, bénéficier de l'expérience de business angel pour savoir comment on a fait pour justement passer ce cap. Et en fait, dans son monnaie profil, ce n'est pas du tout ça qui se passe. Parce que le côté technique, au demeurant, il le connaît déjà, il est déjà dans le bain, il connaît le technique. Sauf qu'il a l'impression que c'est le côté technique qui l'empêche de passer un cap. En réalité, ce qui l'empêche de passer un cap, c'est que dans la valo de ses prestations, il se limite. Pour lui, il n'a plus la possibilité de valoriser ce qu'il propose à ses clients. Parce qu'il est bloqué, parce que ce qu'il fait ne mérite pas plus. Ce n'est pas compliqué, tu sais, tu n'as pas 36 clés. Tu agis sur le prix, tu agis sur le temps, tu agis sur la sous-traitance. C'est bête comme chou. Une fois que tu comprends les rouages, quand je dis bête comme chou, ça veut dire que tu t'es informée et que tu as la connaissance et la compétence de comprendre les rouages. C'est dans ce sens que je trouve les choses simples. Quand tu as la compétence et les connaissances, tu les lis. Aujourd'hui, l'accès sur Internet est d'une facilité déconcertante.
- Véronique
Mais il faut identifier quoi chercher. Et c'est dans ça que c'est intéressant d'avoir un regard extérieur. Parce qu'effectivement, le constat, il l'a fait, mais comment je me sors de ça ? Tout en connaissant les trois leviers. C'est ça.
- Sandrine
Il connaît les rouages, mais il n'arrive pas à en sortir parce que la problématique, elle est ailleurs. Et quand on voit le ailleurs, et là, effectivement, on agit sur son business model, parce qu'on voit les croyances qu'il a, je ne peux pas valoriser plus pour des tas de bonnes raisons, parce que les gens qui font ça, c'est des voleurs, parce que voilà.
- Véronique
Ah, donc là arrivent les croyances.
- Sandrine
Toutes les croyances. Arrive le plafond de verre social, le milieu dans lequel il est. Il y a tout un tas de choses au niveau personnel et d'émotions aussi, émotionnellement.
- Véronique
Émotions qui sont liées, bien sûr.
- Sandrine
Rien d'aller titiller d'autres clés. Et quand on décortique, par exemple, le truc c'est que l'argent ne peut être lié qu'au travail.
- Véronique
Mais il veut investir.
- Sandrine
Il vient à un moment, effectivement, il est bloqué là-dedans. Donc on décorelle. On découvre elle. Et ça touche la valo. Donc, quand tu as touché la valo, un temps passé, ce n'est pas du temps que tu as passé, c'est ta prestation, ce sont tes connaissances, tes compétences. Et son client, derrière, il gagne combien sur la base de ses prestations ? Combien il arrive à générer de chiffres, de faire générer de chiffres, en l'occurrence, d'économie à ses clients ? Et là, quand on pose les chiffres, il dit, « Ah oui ! » Donc, il change de business model. Donc, en changeant de business model, il ne travaille pas plus. Par contre, il gagne plus. Tu vois ? Donc là, il y a un aspect de…
- Véronique
Et tout ça, ça se fait sur combien de temps ?
- Sandrine
L'espace-temps est de six mois. Et alors ça, c'était avant. Aujourd'hui, il peut se passer en un mois et demi, six mois ou neuf mois.
- Véronique
Alors, ça dépend de… de la vitesse de transformation de la personne.
- Sandrine
Ça dépend de où en est la personne à un moment donné. C'est-à-dire que tu as des personnes qui vont switcher, c'est qu'ils sont au bord, ils savent que c'est là. Tu sais quand tu as le mot, tu dis « le mot est au bout de la langue » , tu vois j'utilise cette expression-là. Dans la relation à l'argent, tu sens que c'est là. Moi je travaille avec pas mal de coachs, des dirigeants aussi qui ont déjà. travailler en développement personnel, qui ont déjà des techniques, ils se disent, mais c'est là, c'est OK, on peut faire un pushy, tu vois ? Oui, oui. C'est juste un déblocage, quelque chose à comprendre. Et après, il y a de l'avancée en autonomie. Ça, c'est aussi, c'est une possibilité aujourd'hui. Je ne l'ai pas fait beaucoup, mais par contre, parce que simplement, je le propose depuis le début de l'année. Et là, je l'ai fait notamment avec des femmes, et ça a super bien fonctionné. Mais je ne peux pas le faire avec... Il y a des personnes avec qui je vais dire non, parce qu'en fait, je vais te faire dépenser des sous. Si on fait ça, je vais te faire dépenser, parce que tu vas te retrouver avec des choses à régler toute seule, et ça ne va pas le faire. C'est écrit, quoi. Je veux dire, ne serait-ce qu'au travers des tests monnaie profil, tu le vois. En termes de conseils, quand on me demande quelle est la formule la mieux adaptée en termes de changement, je laisse toujours le choix. Mais s'il y en a une, même si l'investissement au démarrage est moins élevé, un investissement peut aussi rapidement devenir un vrai coût. Et ça, je le partage et je ne veux pas me répliquer de ça.
- Véronique
Toujours le retour des valeurs.
- Sandrine
En le sens le plus large du terme. Valeurs, pour moi, c'est éthique, c'est économique, c'est personnel, c'est de la culture. Donc, si toutes ces valeurs-là, je fais un chapitre d'ailleurs dans le livre sur les valeurs, quand tout ça est respecté, c'est OK. Et être au fait de ces valeurs, parce que tout le monde n'a pas conscience de quelles sont les vraies valeurs. Parce qu'il y a celles qu'on a intégrées, qu'on fait siennes, mais qui ne sont pas forcément les nôtres. C'est même des croyances.
- Véronique
Voilà.
- Sandrine
Celles que l'on croit, combien de fois on croit, oui j'ai ces valeurs, elles viennent d'où ? Elles viennent de l'éducation. En fait, ce n'est pas tes valeurs. Le but, c'est de repositionner sur ton essence. L'essence de la personne, c'est intrinsèquement. Là, on travaille après au niveau identitaire et parfois au niveau spirituel aussi. Ce n'est pas rare, honnêtement.
- Véronique
Ah là là, Sandrine, j'aurais plein de questions encore à te poser, mais je suis consciente aussi du temps qui passe. Tu as une actualité, donc je suis respectueuse de ça. Parce que j'aurais voulu savoir, voilà, en tant que femme, comment tu as géré, comment tu as concilié le métier d'entrepreneur et de femme, de mère de famille, etc. Mais ça peut faire aussi l'objet d'un autre épisode.
- Sandrine
C'est vrai que quand tu me connectes à quelque chose…
- Véronique
Ah oui, t'es passionnée, c'est passionnant aussi de t'écouter. Et j'ai bien aimé aussi le côté vraiment, toutes ces clés que tu donnes et la corrélation. justement que tu fais entre la personnalité, enfin ce qu'on est, la personne qu'on est, et justement la projection qu'on peut faire par rapport à notre entreprise. Ça, ça va parler beaucoup aux entrepreneurs qui nous écoutent et aux personnes qui ne le sont pas forcément, parce que le lien que tu fais pour les entrepreneurs, on peut le faire aussi dans notre vie quotidienne aussi, avec notre rapport à l'argent, la valeur qu'on se donne. les plafonds qu'on consommait et sans pouvoir surtout quand on constate que c'est un problème et que qu'on bute toujours sur les mêmes sujets donc les déblocages qu'on que tu peux initier grâce à ton outil je trouve ça vraiment très précieux alors pour terminer notre entretien est ce que tu as une actualité tu as commencé à parler de ton livre est ce qui est ce qui se passe pour toi dit alors c'est qui se passe donc j'accompagne toujours
- Sandrine
des coachs qui souhaitent intégrer la méthode monnaie profil, ça accompagne des entrepreneurs aussi plutôt locaux et des dirigeants sur le développement de leur activité au travers, toujours pareil de ce blocage ou de ce filtre de la relation à l'argent, qui n'est pas toujours un blocage d'ailleurs qui est un filtre c'est une porte d'entrée et au niveau vraiment actualité j'ai la chance d'être éditée par les éditions Viber, d'avoir été contactée par les éditions Viber pour écrire un livre où je décris justement, je reprends toute la base de nos comportements, de notre relation à l'argent, et je fais le lien avec le côté professionnel. Il y a vraiment du développement perso, parce que j'essaie d'apporter de la matière, aussi des choses que personnellement je n'ai jamais trouvées ailleurs. C'était important pour moi aussi.
- Véronique
Oui, c'est un vrai point.
- Sandrine
Et puis de faire le lien très factuel, avec des exemples très pratiques, très pratico-pratiques. Je veux dire, on est aussi vraiment les pieds sur terre là-dessus. Donc ça, c'est plus qu'un projet, puisque c'est en cours. On doit éditer donc janvier-février 2026, en impression. Puis il y a aussi un jeu qui est en train de se créer en co-construction avec l'idée qui vient d'une coach que j'ai accompagnée, qui a fait plusieurs fois son monnaie profil, avec laquelle on accroche véritablement en termes de personnes. et qui me reconnecte à une idée que j'avais quand j'étais étudiante sur un jeu. Et là, donc, on crée un jeu, je vous en dis peut-être pas plus aujourd'hui, mais qui... qui va mêler, pour une fois, développement personnel, argent, santé, voilà. On est sur ces actualités-là, en cours, et plein de motivation, et plein de belles choses à venir.
- Véronique
Ça donne envie, ça donne envie. Dis-nous où on peut te joindre, Sandrine. Alors,
- Sandrine
essentiellement, sur LinkedIn, dans mon profil, c'est sandrine.glazed.richi, il y a vraiment les deux. Mon site, monnaieprofile.com ou .fr, les deux fonctionnent.
- Véronique
Je mettrai les informations dans les notes de l'épisode.
- Sandrine
J'ai pas mal de publications sur lesquelles je partage des cas clients, des expériences et à la fois de la matière aussi sur la relation à l'argent. Et puis parfois, je parle un peu de moi aussi.
- Véronique
Oui, oui. J'ai lu ça. D'ailleurs, c'est par cet intermédiaire que nous sommes rencontrés avec grand plaisir. Alors, dis-moi, est-ce qu'il y a quelque chose que tu aurais voulu évoquer et qu'on n'a pas… dont on n'a pas parlé.
- Sandrine
En tout cas, j'ai partagé ce qui était là sur le moment, à partager. Moi, s'il y a des questions ou quoi que ce soit, je reste toujours très ouverte, je réponds. Si je ne réponds pas, c'est que je n'ai pas vu le message. Voilà, il ne faut pas hésiter à me relancer.
- Véronique
On a compris que la relation, l'ouverture, c'était vraiment des thématiques qui te parlent énormément. Et moi, je rajouterais aussi la générosité parce que merci déjà d'ailleurs. d'avoir pris sur ton temps et je sais que tu es très très très sollicité et prise pour différentes raisons. Et merci pour ton temps en tout cas. J'espère que ça va apporter beaucoup d'éléments, de compréhension et en tout cas d'informations. Tu as partagé une partie de ton parcours avec nous et c'est très précieux. Merci pour ta participation. Et puis je donne rendez-vous à nos auditrices et auditeurs. au cours d'un nouvel épisode de Parlons Introspection avec un autre expert ou une autre experte ou des épisodes en solo.
- Sandrine
Merci Véronique, merci beaucoup pour l'invitation.
- Véronique
Ah, je t'en prie, merci à toi. Le podcast paraît chaque jeudi matin avec des épisodes solo, des témoignages et d'autres voix d'expertes ou d'experts à découvrir au fil du temps. Si l'épisode vous a plu, abonnez-vous, laissez un commentaire ou mieux, partagez-le avec vos amis. C'est ce qui permet au podcast de rayonner. Et maintenant, vous pouvez reprendre en douceur vos activités.