- Véronique
Bonjour à toutes et à tous, j'ai le grand plaisir de participer à l'événement caritatif mondial du Podcaston qui a lieu cette année du 15 au 21 mars 2025. Plus de 1600 épisodes sont diffusés la même semaine, créant une superbe vague d'impact et de sensibilisation. À cette occasion, vous aurez non pas un, mais deux épisodes exceptionnels pour évoquer l'association qui me tient à cœur, Femmes des Territoires. une association qui soutient l'entrepreneuriat des femmes en France. Vous découvrirez deux portraits des coordinatrices de l'antenne de Châtenay-Malabry qui partageront leur parcours et surtout leur rôle et ce que cette association leur apporte au quotidien. Je vous souhaite une très bonne écoute. Bienvenue dans Parlons Introspection, le podcast qui vous accompagne avec bienveillance dans vos transitions professionnelles ou personnelles. Je suis Véronique Milhomme, coach et numérologue. J'aide les femmes en quête d'alignement avec elles-mêmes à révéler leur potentiel grâce à mon coaching intuitif. Que vous soyez en reconversion, en réflexion sur votre direction professionnelle ou entrepreneuse en quête de sens, vous trouverez ici des outils de transformation personnelle pour avancer avec clarté et sérénité pour prendre vos décisions. Nous explorerons ensemble le cheminement intérieur, la prise de recul et des clés de connaissance de soi. inspirés par mes entretiens, épisodes en solo et différentes approches comme la numérologie stratégique, un outil cartésien puissant de connaissances de soi ou des livres inspirant comme les accords Toltec. À travers une introspection douce, chaque épisode vous offre des ressources concrètes pour aligner Ausha avec vos valeurs et transformer vos doutes en opportunités. Alors, prête à redonner du sens à votre parcours de vie ? C'est parti ! Bonjour et bienvenue à tous pour ce nouvel épisode de Parlons Introspection. Et aujourd'hui, j'accueille avec grand plaisir Elsa Kingue-Johnson. Bienvenue Elsa.
- Elsa
Merci, bonjour à tous et à toutes.
- Véronique
Alors, cet épisode est particulier puisqu'il entre dans le cadre du podcaston où nous allons évoquer, entre autres, l'association Femmes des Territoires. Mais avant cela, Elsa, peux-tu te présenter avec... tes propres mots et de la façon qui te convient.
- Elsa
Oui, bien sûr. Moi, c'est Elsa. J'aime bien me présenter en disant que je suis une boosteuse d'estime. Et au quotidien, j'accompagne les femmes hypersensibles à prendre conscience de leurs valeurs, à comprendre qui elles sont, à développer leur estime d'elles-mêmes, leur confiance en elles et à réguler leurs émotions. J'utilise deux outils principalement, qui sont le coaching et la sophrologie. Et je suis aussi autrice d'un podcast qui s'appelle Un chemin vers soi.
- Véronique
Est-ce que tu peux nous partager avec nous ton parcours professionnel, s'il te plaît ?
- Elsa
Oui, bien sûr. Alors, l'entreprenariat, en fait, pour moi, ça a toujours été quelque chose d'enfer en moi. J'ai toujours voulu être entrepreneur, étant petite, mais je ne savais pas quoi lancer, quoi faire. Je n'avais pas forcément de modèle autour de moi entrepreneur. Donc, j'ai mis ça un peu de côté et puis j'ai commencé une vie professionnelle, on va dire classique, avec le salariat. je me suis lancée du coup dans plusieurs postes associés au marketing, plutôt dans des grands groupes, dans des grosses boîtes. J'ai travaillé pas mal dans la banque en ligne. Et puis, à mes 30 ans, rupture amoureuse. Alors voilà, il y a ma vie privée, mais j'ai eu une grosse rupture amoureuse qui m'a fait remettre en cause plein de choses dans ma vie et notamment mon travail. Et à ce moment-là, je me suis reconnectée à mon envie, justement, d'entreprendre. Cette petite fille que j'étais, qui avait toujours voulu monter sa boîte, je me suis dit, j'ai 30 ans, je suis célibataire, je n'avais pas encore d'enfant à l'époque, c'est le moment de tester quelque chose, de lancer quelque chose. C'est maintenant ou jamais. Du coup, j'ai décidé de me lancer. Je ne savais pas trop dans quoi. Je me suis demandé, qu'est-ce qui était finalement dans mes compétences, qu'est-ce que j'aimais bien faire. Très vite, je me suis orientée plutôt dans le domaine de l'accompagnement. Donc, j'ai pensé créer une entreprise plutôt de conseil au départ, qui allait accompagner les jeunes à refaire leur CV, leur lettre de motivation et puis à préparer leurs entretiens, leurs premiers entretiens pour décrocher leur premier job. Étant marketeuse, j'ai fait un peu le truc classique de type de marché, type de la concurrence, etc. Et en fait, en faisant tout ça, j'ai découvert le monde du coaching. que je connaissais très vaguement, mais en fait j'en avais une fausse idée, puisque pour moi c'était quasiment du consulting, en fait, où on était expert. Et j'ai compris que finalement, le coaching, l'importance, c'était le rôle du coaching et du coach, c'était de mettre en lumière les compétences que la personne avait déjà à l'intérieur d'elle-même, d'aller chercher des réponses qu'elle avait déjà, qu'elle n'osait pas faire ressortir, et voilà, des choses qui étaient en fric. C'est-à-dire mettre vraiment, mettre la personne en lumière et faire rejaillir toutes ses forces, tous ses talents. Et cette idée-là m'a vraiment interpellée et m'a vraiment plu. Et c'est pour ça que j'ai décidé de me former dans une école de coaching. Et à la suite de ça, je me suis lancée officiellement dans l'entreprenariat tout en gardant mon poste salarié. Donc, j'étais ce qu'on appelle « slasheuse » . J'avais les deux activités en même temps. Et ensuite, en 2023, je me suis formée en plus à la sophrologie et j'ai quitté le monde du salariat pour me concentrer pleinement à l'entreprenariat et à mon entreprise.
- Véronique
Merci pour ce partage. Donc, si j'entends bien ce que tu nous as dit, on comprend bien qu'il y a eu un long cheminement, en fait, entre le moment où tu t'es dit oui pour reconnecter à ton rêve de petite fille d'être entrepreneuse sans savoir exactement ce que ça voulait dire. Et d'ailleurs, c'est ça que j'aimerais bien creuser avec toi, parce que qu'est-ce que tu mettais derrière ce mot d'entrepreneur ou d'entrepreneuse ?
- Elsa
Alors, la vision que j'en avais et ce qui m'attirait, c'était le côté « on est chef » , pour se dire très clairement. C'est vrai que c'est une idée qui, moi, m'avait inspirée. Déjà, même dans ma carrière professionnelle, j'avais cherché à avoir des responsabilités, à avoir une équipe, à manager. Il y avait ce côté-là qui était important pour moi et intéressant. Et aussi, une certaine liberté. On prend ses décisions, on choisit sur quoi on veut travailler, on choisit les clients qu'on veut avoir aussi. Et tout est orienté sur ce qui nous fait plaisir à nous finalement. Alors bien sûr, dans la réalité des faits, il y a un écart entre la vision idéaliste qu'on peut en avoir, surtout quand on est enfant, et la réalité concrète du terrain et des choses. Il y a de la liberté bien entendu, après il y a des choses qu'on est plus ou moins contraint de faire, si on veut bien se développer, il y a quand même des choses qui sont encadrées. Mais je le ressens quand même, pour moi en tout cas, vraiment cette liberté d'action. Cette liberté de choisir ses projets, de se dire je prends plutôt telle stratégie parce que ça me convient le mieux et pas telle autre stratégie parce qu'un chef quelconque en entreprise aurait pu nous dire il faut faire ça et c'est comme ça. Qu'on soit d'accord ou pas, ce qui m'est d'ailleurs arrivé en entreprise très clairement. Mais voilà, il y a vraiment cette idée de pouvoir être ma propre patronne, de pouvoir faire mes choix, avoir mes décisions et pouvoir aussi aider d'autres personnes à grandir. Et c'est cette idée-là dans le rôle de manager, d'être chef, comme je disais tout à l'heure, un peu pour rigoler. Mais c'est vraiment le côté d'avoir une certaine expertise, une certaine responsabilité et pouvoir aussi influer ça à d'autres personnes, les aider à grandir, à se développer, à se construire aussi professionnellement. Et du coup, moi, je voyais vraiment un entrepreneuriat comme ça. Parce que j'étais toute petite, je ne voyais pas entrepreneur, solo entrepreneur uniquement, en tout cas. J'avais envie d'avoir une équipe. Même si ce n'est pas le cas aujourd'hui encore, ça reste vraiment dans mes ambitions.
- Véronique
Oui, bon, tu as anticipé une question que j'allais te poser parce que justement, je voyais quand même le contraste entre le fait que tu disais que tu étais soit chef d'équipe ou responsable et le fait qu'aujourd'hui, tu es seule, en tout cas pour le moment, comme tu viens de le dire. Donc, voilà, tu as répondu à ma question.
- Elsa
Si je peux me permettre, j'ai juste à compléter ça parce que… Oui. En fait, je suis seule, mais pas tant que ça. Je suis seule dans mon entreprise, effectivement, mais il y a pas mal de personnes qui gravitent autour de moi et qui on échange. C'est le réseau, en fait. Les réseaux, alors il y en a tout un tas, mais justement, il y a un très beau réseau dont tu fais partie aussi. On s'est connus comme ça, c'est les réseaux femmes de territoire.
- Véronique
Tout à fait.
- Elsa
Même quand on est finalement seule, solo, entrepreneur, on a moyen de jamais être seule, d'être toujours entourée, d'avoir des gens avec qui partager, avec qui grandir, avec qui échanger. Bien sûr, ce n'est pas tout à fait comme des collègues dans le salarial qui prendraient à chaque fois, tous les jours, un café ensemble, etc. Mais il y a cette proximité quand même qu'on peut créer avec son réseau et on peut se sentir entouré finalement.
- Véronique
Alors justement, puisque tu l'évoques, est-ce que tu peux nous décrire concrètement en quoi ça consiste, cette proximité que tu décris au travers de Femmes des Territoires ?
- Elsa
C'est une association, en fait, un réseau d'entraide. un réseau d'entraide de femmes entrepreneurs qui a été créé par Marie-Éloi en 2019. Elle a créé d'abord ce qu'elle a appelé le réseau Femmes de Bretagne en 2014, qui était un réseau très géolocalisé dans cette région-là. Et il y a eu un tel succès qui permettait de mettre en relation justement des femmes entrepreneurs, notamment à leur début. Il y a eu un tel succès. qu'elle a décidé après, par la suite, d'élargir ce concept-là au niveau national et de créer Femmes des Territoires. Femmes des Territoires, du coup, est basé sur un fonctionnement associatif qui permet d'avoir un coût qui est très, très bas, très, très faible, en fait même dérisoire, j'ai envie de dire, par rapport à un réseau, entre guillemets, classique, pour le dire, qui est de 60 euros l'année.
- Véronique
Et avec une période d'essai.
- Elsa
Tout à fait, effectivement. Deux mois d'essai qui vous permettent de tester le réseau. Et en fait, à travers ce réseau, il y a plusieurs choses qui sont utiles. C'est un réseau qui est à la fois digital et physique, ce qui permet d'avoir des contacts avec des personnes, des entrepreneuses partout dans la France, mais aussi des entrepreneuses près de chez soi, se voir aussi en physique. De mon côté, moi je travaille principalement en ligne, donc le côté proximité physique m'intéressait beaucoup. Et justement, il y avait près de chez moi une antenne, je suis à Châtenay-Malabry dans le 92. Et il y a une antenne à Châtenay-Malabry qui est associée à cette association. Donc moi, je n'ai pas hésité et je me suis inscrite directement dès que j'ai su ça. Et cette proximité, elle permet de rencontrer aussi des personnes en physique. Donc moi, j'ai rencontré un certain nombre de personnes, d'entrepreneuses avec qui on a créé aussi des liens en les voyant en physique à travers cette antenne. Qu'est-ce que fait l'association ? Donc en digital, on a accès à des ateliers. Oui, et même des rencontres. Il y a des espèces de e-café où l'idée, c'est de se rencontrer entre entrepreneurs. Donc, c'est basé soit sur des rencontres classiques ou alors c'est des ateliers thématiques sur comment fixer ses primes, sur comment mieux prospecter, sur la confiance en soi, sur définir son persona. Enfin, il y a tout un tas de sujets hyper utiles pour les personnes, soit qui se lancent ou qui sont déjà lancées sur ces sujets-là, dont on peut avoir accès en ligne. On a aussi la possibilité de demander des coups de pouce, poser une question et puis le réseau va nous répondre. Toutes les femmes vont se mettre en action pour essayer d'apporter une réponse en fonction de leur expérience, de leur connaissance, de mettre en relation. On a fait à l'annuaire aussi, on peut aller chercher nous-mêmes des compétences particulières ou aller chercher des informations dont on aurait besoin. Il y a toute cette partie-là. Et puis, en physique, on peut faire justement des rencontres, Alors des rencontres informelles, des rencontres formelles avec eux. des déjeuners, des petits déjeuners et aussi des ateliers sur un peu les mêmes sujets mais du coup sur du physique. C'est vrai que ça permet cette proximité-là de rencontrer les gens en face à face. Et après, en plus, la période de Covid, c'est vrai que ça fait du bien d'être dans la vraie vie et pas être juste derrière un écran. Moi, j'ai vraiment besoin de ce contact aussi humain, de rencontrer les gens dans la vraie vie, en fait, parfois. Et ça fait vraiment, vraiment du bien.
- Véronique
Oui, je te rejoins là-dessus, d'autant qu'en plus du fait que c'est... Et ce réseau est quand même à destination des femmes. Ce ne sont pas les entrepreneurs, c'est vraiment que des femmes, d'où Femmes des Territoires. Et ce que je trouve aussi enrichissant, c'est que les personnes qui adhèrent sont de tous horizons. Donc, c'est aussi pour moi très enrichissant de savoir ce que font les autres, de connaître les projets et ce que j'apprécie beaucoup. dans ce réseau et dans cette association, c'est la bienveillance. Tout le monde est accueilli vraiment tel qu'elle est.
- Elsa
Parfait.
- Véronique
Je trouve qu'il n'y a pas de jugement qu'à partir de cette antenne, Stéphanie et toi, vous avez fait des émules qui ont essaimé un peu partout en Ile-de-France. Donc, bravo à vous. Et est-ce que tu peux nous parler au cas où ça pourrait intéresser certaines personnes ? Puisque d'adhérente, tu es passée à...
- Elsa
Co-coordinatrice Coco pour les intimes.
- Véronique
Pourquoi cette démarche ? Vous donnez du temps du coup. Tout à fait,
- Elsa
oui, c'est bénévole. Les co-coordinatrices sont bénévoles. En fait, au départ, je me suis du coup inscrite dans cette association pour moi, très clairement, pour être entourée, pour aller chercher aussi des ateliers, des compétences particulières, et puis pour ne pas me sentir seule. Donc, il y avait vraiment ce besoin de rompre avec la solitude. Déjà que j'étais bien, j'étais à l'aise dans le réseau, je me sentais un peu comme chez moi. Voilà, les personnes, j'ai eu un petit cocon qui est devenu un peu comme, on va dire, ma famille entrepreneuriale et je me sentais hyper bien. Et j'ai eu envie de donner plus. Moi, dans mes valeurs, j'ai beaucoup cette notion d'entraide, de partage, d'aider l'autre, de le rendre autonome. Le réseau, il m'a donné, il m'a apporté. Comment est-ce que je peux essayer de rendre ce que j'ai reçu et donner davantage et aider davantage les personnes ? En fait, il y avait ce fameux rôle de coordinatrice, qui est en fait une coordinatrice, c'est une personne qui aide à développer une antenne, qui organise les réunions, qui planifie les réunions, qui va chercher les experts qui vont pouvoir intervenir, qui est vraiment là pour fédérer le groupe physique. Donc là, en l'occurrence, Ausha Malabry. Quelques mois après que je sois arrivée dans l'antenne, j'étais assez convaincue. J'avais de bons rapports avec Stéphanie, Stéphanie Schaeffer, qui était la coordonnatrice de l'antenne et seule coordonnatrice à l'époque. Elle qui avait créé l'antenne. Il faut dire qu'elle a fait un travail vraiment formidable parce qu'elle n'a eu de rien, elle a tout lancé. Et voilà, ça demande énormément de travail. C'est un travail qui est bénévole, en parallèle, pour lequel elle développe aussi son entreprise. Donc, elle avait besoin de mains, de bras, de cerveau pour développer tout ça, pour se sentir aussi épaulée, soutenue et pour pouvoir proposer plus de choses. Et comme on s'entendait bien, elle m'a proposé de la rejoindre. Et moi, en fait, j'ai tout de suite adhéré parce que ça allait dans le sens de justement ma réflexion de comment je peux m'investir davantage, donner plus, prendre plus et aider finalement les femmes à se développer aussi. Donc, je n'ai pas hésité. Et puis, ça fait maintenant deux ans, un peu plus de deux ans qu'on est du coup co-coordinatrice sur cette antenne et qu'on œuvre à développer l'antenne et avoir à notre échelle un impact sur le développement des... des entrepreneuses de la région.
- Véronique
Comment tu vois l'entreprenariat ? Est-ce que tu as vu une évolution depuis que tu t'es lancée ? Est-ce que tu as un avis ? Tu ne pourrais pas en avoir, il n'y a pas de...
- Elsa
Oui, oui, bien sûr, j'ai un avis là-dessus. En fait, je suis un peu biaisée parce que maintenant, c'est vrai que ça fait quelques années que je suis dans le milieu, donc quand je côtoie plus d'entrepreneurs, ça, c'est sûr, mais j'ai quand même l'impression qu'il y a des choses qui changent tout doucement, mais il y a des choses qui changent. Il y a quand même... Un certain nombre de femmes qui osent se lancer, même s'il y en a encore tout un tas qui n'osent pas passer le cap, qui vont avoir un manque de confiance, manque de connaissances, manque de plein de choses, hésitent à faire ce pas-là de l'entrepreneuriat. Il y a quand même de plus en plus de personnes, et de femmes notamment, qui se disent « Et si j'essayais quand même ? » Quitte à le faire, un peu comme j'ai fait en side business, juste au moins pour tester, pour voir comment ça se passe. Mais il y a, dans les mentalités, j'ai l'impression un peu plus de personnes qui osent passer à l'action. Mais ce n'est pas encore suffisant. Et quand on regarde les stats, je ne les connais pas par cœur, donc je ne vais pas m'aventurer à les citer ici, mais les stats de femmes qui traitent des entreprises versus les hommes, on n'est pas du tout sur du 50-50. Il y a vraiment un gros déséquilibre. Mais ça a quand même progressé sur les dernières années. Et moi, en tout cas, je le sens. C'est un peu mieux, même si on n'est pas encore là. Après, il y a aussi de très flagrants, et qui fait que justement, il y a moins de femmes qui entreprennent. C'est qu'on a encore pas mal de croyances, d'injonctions aussi, qui ne sont pas forcément conscients, sur le rôle de la femme, sa position, sur ce qu'elle est capable de faire, pas capable de faire, la relation à l'argent, sur le fait de se vendre, entre guillemets. Tout un tas de choses qui peuvent freiner finalement, et le fait de se lancer, et le fait de bien réussir dans son business. Les femmes ont tendance, de manière générale, c'est un peu cliché, mais malheureusement, moi je le constate encore, elles ont tendance à jouer petit, en majorité. Donc quand elles lancent leur business, il y a tout le vocabulaire qui est souvent refait de ça aussi. On a tendance à dire on lance un petit business, on fait une petite offre, etc. Tous ces vocabulaires-là, on minimise très rapidement ce qu'on fait et puis on ne cherche pas beaucoup de revenus. Encore une fois, ce n'est pas la totalité des femmes, mais beaucoup d'entrepreneuses cherchent un SMIC peut-être. On est vraiment sur des revenus qui sont plus faibles alors qu'un homme directement, il va… Se dire, non, moi, je veux 5 000, 10 000, 15 000, 20 000, je veux le million. Et il va être assez à l'aise avec ça. Alors que nous, on va avoir plus de mal à parler d'argent, plus de mal à se dire, oui, on pourrait avoir telle ou telle somme. On va se contenter finalement de choses qui sont un peu en dessous de ce que les hommes demandent et souhaitent. Et en dessous de nos compétences aussi, de ce qu'on pourrait demander. Donc, j'ai vraiment ça. Je ne sais pas ce que toi, t'en penses, justement.
- Véronique
Je te rejoins là-dessus parce que dans ce que j'entendais, tu vois, au-delà de la somme, je te rejoins sur le fait de viser quand même, dès le départ, un salaire décent au-delà du SMIC. Bien sûr, au début, on sait très bien qu'on ne va pas forcément avoir exactement... Moi, ce que je vois dans les périodes de transition, c'est soit les personnes qui avaient un très bon salaire dans le salariat, et qui se disent exactement ce que tu as décrit. Moi, je veux, à partir de maintenant, utiliser mes compétences et les mettre au service de valeurs ou de choses qui me tiennent à cœur et donc être ma propre patronne, quelque part. Et donc, je souhaite avoir le même salaire que celui que j'avais lorsque j'étais en entreprise. Ce qu'on ne voit pas, c'est que la focalisation se fait sur un seul aspect des choses, c'est-à-dire nos compétences. et on ne pense pas qu'en se mettant à son compte, il y a d'autres casquettes qu'il faut ajouter à notre panoplie, à savoir celle de commerciale si on ne l'était pas avant, celle de marketeuse, savoir effectivement parler de soi et de son activité, se mettre en avant. Enfin, c'est vraiment des compétences qu'il faut acquérir, souvent avec une exigence très forte de résultats. que ça prend du temps d'acquérir de nouvelles compétences, sachant que dans l'entreprise, les personnes qui étaient soit commerciales ou au marketing ou au juridique ou à la compta, ces personnes, elles ont fait des formations pour arriver où elles sont dans l'entreprise. Ça, c'est vraiment un aspect qu'on occulte et que je vois, mais systématiquement avec les personnes que j'accompagne, c'est qu'on minimise. Cette phase de transition est donc d'acquisition de compétences en plus d'acquisition de... de connaissances sur le monde du travail, mais d'un point de vue entrepreneur. Parce que quand on est salarié, on a notre point de vue de salarié qui n'est pas le même que celui de l'entrepreneuriat. Voilà, donc je trouve qu'un réseau comme Femmes des Territoires est très utile pour au moins avoir ce vernis, au moins de connaissances, savoir où chercher. Parce que c'est une question que je vais te poser juste après. Mais souvent, je vois beaucoup de femmes qui se lancent sans avoir de personnes dans leur entourage qui naviguent dans le monde de l'entrepreneuriat. Alors, est-ce que toi, tu as été aidée quand tu t'es lancée avec, dans ton entourage, des personnes qui évoluaient dans le monde de l'entrepreneuriat ?
- Elsa
Non, non, pas du tout. Je n'avais pas de personnes qui étaient dans ma famille ou même dans mes amis qui étaient dans ce monde-là. Enfin, juste une fille. qui a été d'ailleurs, enfin, ça a été la fin de mon élément déclencheur. Mais on n'a jamais parlé finalement d'entrepreneuriat ensemble et je crois qu'elle ne sait même pas qu'elle fait partie de mes éléments déclencheurs. C'est une amie qui avait lancé une entreprise de traduction et en fait, elle avait mis sur les réseaux sociaux quelque chose comme quoi elle venait de toucher son premier chèque suite à une première prestation associée à ça, du coup. Et en fait, j'étais dans cette réflexion-là où je me disais, c'est le moment d'y aller, t'as 30 ans. Qu'est-ce que tu attends ? Etc. Et j'ai vu ça et je me suis dit, mais si elle, elle le fait, pourquoi pas moi ? Je crois qu'elle n'est même plus, qu'elle a fermé son entreprise depuis. Mais en tout cas, elle m'a permis de créer la même.
- Véronique
Là, j'aime beaucoup l'exemple que tu cites, parce que là, on est en plein dans le côté exemplarité, en fait. C'est quelqu'un que tu connais, s'est lancé, fait quelque chose que tu voudrais faire et tu te dis, pourquoi pas moi ? Donc, je trouve que c'est important, justement, pour toutes celles qui n'osent pas communiquer, qui n'osent pas se mettre en avant. Alors, on n'est pas obligé de dire que c'est se mettre en avant, mais au moins montrer que c'est possible. Oui. Je trouve que ça, c'est vraiment important parce que dans les stéréotypes ou les pensées limitantes que tu évoquais tout à l'heure, je pense qu'il y a aussi ce côté-là où... Effectivement, on a du mal à se projeter parce qu'on a peut-être encore peu d'exemples de personnes, de femmes qui réussissent ou de femmes qui se sont lancées dans un projet qui leur tient à cœur et qui en vivent. Donc oui, c'est important de le signaler et puis ça montre aussi ton cheminement parce que... Ce n'est pas juste du jour au lendemain, puisqu'on a bien vu qu'il y avait quand même, tu as mûri ton idée, tu l'as fait en parallèle de ton activité salariée. Et là, j'aimerais bien savoir pourquoi tu as focalisé sur, d'ailleurs tu l'as cité dans ta présentation, tu as dit que tu étais boosteuse d'estime. Alors, qu'est-ce que tu entends par là ?
- Elsa
L'estime de soi des femmes. hypersensible, c'est vraiment mon coeur de cible. Pourquoi les femmes hypersensibles ? Parce que je suis moi-même hypersensible et c'est vrai que j'ai un rapport à l'hypersensibilité qui était assez complexe et assez douloureux puisque au départ j'ai rejeté cette hypersensibilité. Au départ je ne savais pas ce que c'est, je ne savais pas ce que j'avais entre guillemets, j'avais juste l'impression d'être différente des autres, j'étais touchée par énormément de choses, j'avais l'impression que les autres ne ressentaient pas ce que moi je pouvais ressentir. Je me sentais vraiment à part, comme venant d'une autre planète. Et je ne savais pas trop quoi en faire, donc je me suis beaucoup suradaptée. J'ai vraiment mis des masques. Et j'ai essayé même de faire un peu le contraire de qui j'étais en étant, enfin en paraissant, parce que ce n'était pas du tout le cas, en paraissant très froide en fait. En me disant, il faut que je me protège, il ne faut pas qu'on me blesse. Donc voilà, je renvoyais cette idée, cette image parfois de personne froide, parce qu'en fait, je me barricadais tellement pour qu'on ne m'atteigne pas et pour que je ne souffre pas. À force de mettre des couches, j'essayais de ne plus rien laisser transparaître. J'ai fait mon chemin comme ça, ma vie. Avec le coaching, dans la formation de coaching, je me suis fait accompagner pour comprendre réellement ce qu'était le coaching et pour le vivre de l'intérieur. J'ai appris à savoir vraiment qui j'étais, à me comprendre davantage. J'ai eu la chance aussi d'être dans une promotion où il y avait d'autres personnes hypersensibles. qui connaissait cette caractéristique, qui l'avait déjà accepté et du coup on en a parlé et ça a débloqué en fait des choses que j'avais en moi puisque j'associais jusqu'à tard dans ma vie j'ai associé cette hypersensibilité finalement à quelque chose de négatif, à quelque chose qui me faisait souffrir j'avais fait une dépression étant plus jeune et pour moi c'était à cause de mon hypersensibilité que j'étais rentrée en dépression alors que pas du tout mais Pour moi, c'était un peu le mal et il fallait que je l'enlève, il fallait que je ne sois plus hypersensible, il fallait que je le guérisse. Même si on ne guérit pas l'hypersensibilité, ce n'est pas une maladie. Mais j'étais vraiment dans cette optique-là et du coup, en me faisant coacher, en échangeant avec d'autres hypersensibles, petit à petit, en faisant mon développement personnel, je me suis réconciliée avec cette caractéristique que j'ai appris à mieux comprendre et surtout à mieux me comprendre et à accepter que... j'étais comme ça, que c'était très bien et que plus je luttais, plus j'essayais de changer qui j'étais, plus je souffrais et plus j'acceptais en fait la personne que j'étais avec la sensibilité que j'avais et tout ce qui allait avec plus je me sentais alignée et bien et sereine en fait et que la clé elle n'était pas dans essayer d'être une autre personne que celle que je suis mais c'était dans justement embrasser la personne que je suis.
- Véronique
Et comment ça s'est fait ce cheminement là ? Parce que Merci. Tu as dit que tu as beaucoup échangé avec les personnes avec lesquelles tu étais en formation de coaching. Mais j'imagine que passer des années à rejeter une caractéristique qu'on a jusqu'à ensuite prendre connaissance du fait que ce n'est pas une maladie pour ensuite intégrer ces caractéristiques comme des forces quelque part. Comment ça se passe ? Comment on sait qu'on a intégré ?
- Elsa
Il y a plusieurs étapes, il y a des choses, je ne sais pas si c'est forcément linéaire, mais il y a plusieurs bouts qui se sont rajoutés petit à petit. Or déjà, c'est vrai que dès ado, j'ai été assez portée par le développement personnel. Or peut-être parce que j'avais un mal-être et je cherchais des réponses. Donc j'ai très tôt regardé des vidéos de développement personnel. J'étais allée par exemple voir une conférence, enfin un séminaire de David Laroche à l'époque, avant qu'il explose d'ailleurs. J'ai toujours été dans cette logique. J'avais déjà pris des formations. J'avais 18-19 ans. J'avais déjà pris des formations de développement personnel. Donc, je venais déjà un peu dedans. Mais il y avait des choses qui rentraient parfaites pour autant. Donc, à force de répétition, finalement, il y a des choses qui ont fait tilt. Quand j'ai rencontré ces personnes hypersensibles en formation et que j'ai vu, je pense à une notamment qui était plus âgée que moi, qui avait plus d'expérience. Et du coup, la manière dont elle en parlait, la manière dont... qu'elle décryptait les choses. En fait, elle m'a donné en un sens l'autorisation de « tu as le droit d'être toi-même et tu as le droit d'être hypersensible » et ce n'est pas négatif en fait. Donc ça, ça a commencé à mûrir en moi, à bouger. Et puis aussi, ce qui a fini de me convaincre en un sens, c'est que comme je travaillais sur le lancement de mon activité aussi en parallèle de mon entreprise, il fallait, voilà, enfin on disait « il faut définir ta cible, qui tu veux accompagner, etc. » Donc je me posais plein de questions. Et naturellement, je me suis dit, allons accompagner cette cible-là d'hypersensibles. Mais je n'étais pas tout à fait… Il y avait encore quelque chose qui avait besoin d'être guéri en un sens. Donc, je dansais sur un pied. Oui, je vais les accompagner, OK. Mais je ne suis pas encore sûre. Mais allez, on va tester. Je vais faire des entretiens avec eux. Et donc, j'ai essayé de contacter le plus possible de femmes hypersensibles. Et j'ai dû faire, je ne sais pas, à l'époque, une vingtaine. vingtaine d'entretiens téléphoniques du coup avec des femmes hypersensibles qui duraient parfois une heure, une heure et demie, voilà, parce qu'elles ont tendance à se livrer beaucoup, à parler beaucoup quand la connexion se fait. Et au bout d'un moment, je me suis dit, enfin ça m'est venu tout seul à l'esprit comme ça dans la tête, j'ai eu une phrase qui dit « Mais Elsa, en fait arrête de te mentir, t'es comme elle en fait » . Il y avait tellement de choses qui faisaient écho en moi, donc des anecdotes qu'elle me racontait par rapport à... ce qu'elle pouvait ressentir de situations particulières, des mots qui revenaient comme ça, se sentir comme un extraterrestre, éponge. Enfin voilà, il y avait des choses comme ça qui revenaient. Tu te disais, mais en fait, mais toi aussi, mais toi aussi. Mais arrête de lutter, mais t'es pareil en fait. Et c'est pas grave. Et puis t'es pas toute seule aussi. Le fait d'avoir en plus pendant un temps finalement assez court, ça a dû durer deux semaines à peu près, pendant deux semaines d'avoir...
- Speaker #0
plusieurs fois par semaine du coup des des femmes hypersensibles qui me racontait la même chose que moi enfin même si bien sûr il ya des différences mais voilà ça résonnait beaucoup je me suis dit en fait t'es pas toute seule il y a déjà ces 20 femmes qui sont comme toi et il y en a encore d'autres à qui tu n'as pas parlé donc il n'est pas tant une extra-deresse que ça et et en fait c'est ok et tu peux bien le vivre aussi et c'est ça en fait je pense qui a fini de de m'aider à sauter cette caractéristique
- Véronique
Tu vois, c'est encore le fil rouge. Moi, ce que j'entends aussi, c'est encore l'exemplarité, en fait. Le fait d'oser parler avec d'autres personnes, constater qu'il y a des points communs et le côté qui quand même supporte dans le groupe. D'avoir un endroit où on se sent assez libre de parler de ce qui nous touche. Je pense qu'il y avait quand même un cadre qui était là et qui favorisait les échanges. Donc, ce qu'on fait d'ailleurs en coaching, le cadre est très important justement pour favoriser la sécurité et le fait d'assurer un lien avec la personne que l'on accompagne, pour qu'elle se sente justement en sécurité et qu'elle puisse partager. Donc, boost d'estime, concrètement, ça veut dire quoi pour les personnes que tu accompagnes ?
- Speaker #0
Les personnes hypersensibles, qui ont du mal à accepter cette caractéristique, bien souvent, une fragilité d'estime de soi. Parce que du coup, comme elle ne se valide pas en tant que personne, en disant « je n'ai pas le droit d'être comme ça, je ne suis pas comme les autres, je suis différente, c'est mal, il faut que je change » , en fait, elle ne s'accepte pas, elle ne voit pas leurs valeurs. Et c'est pour ça que j'ai voulu travailler là-dessus, parce que pour moi, c'est le cœur de tout. Parfois, il y en a qui viennent me voir en disant « oui, j'ai du mal à gérer mes émotions » ou « je n'ai pas confiance en moi » . Or, ce n'est pas faux, oui, il y a ça. Mais à la base, à la source, finalement, souvent, c'est la faible estime de soi. Et parce qu'on a une faible estime de soi, potentiellement, on n'a pas confiance en soi. Et la question des émotions est souvent aussi liée à ça ou peut-être en plus. Mais il y a vraiment, dans quasiment toutes les personnes que j'ai accompagnées, qu'elles les formalisaient ou pas, en creusant, on se rend compte qu'il y a cette faiblesse. Et je trouve ça hyper dommage. Parce que moi, je suis convaincue que chaque personne a de la valeur. Et peu importe ce qu'elle a fait, peu importe les succès, qu'on peut appeler comme ça, les succès ou les échecs qu'elle a pu connaître. Mais vraiment, chaque personne a de la valeur et j'ai envie que tout le monde en soit conscient. Si chacun est conscient de sa valeur, on n'a pas à envier l'autre, on n'a pas à être jaloux de l'autre. Et si on n'est pas envieux, si on n'est pas jaloux, déjà, je pense que ça limiterait les conflits. C'est ma vision, mais souvent, quand il y a de la colère, il y a de la jalousie, toutes ces émotions-là peuvent entraîner des conflits si ce n'est pas bien appréhendé, si ce n'est pas bien régulé, tout ça. Et pour moi, le monde gagnerait à ce que, justement, on se comprenne plus soi. pour comprendre l'autre plus facilement. Donc, si on arrive à avoir la valeur où là, on est moins envieux peut-être de la situation de l'autre, on peut aller se développer aussi comme on le souhaite pour changer un peu les choses et acquérir par exemple des nouvelles compétences pour ressembler, comme tu disais tout à l'heure, exemplarité, ressembler à quelqu'un qui nous fait envie dans sa situation en tout cas, mais sans côté négatif en fait. Aider les femmes à développer leur estime d'elles-mêmes pour qu'elles puissent... vraiment se sentir à l'aise avec elle-même et avoir de bonnes relations avec les autres parce que ce lien là, enfin je fais aussi ce lien là entre plus j'ai d'estime pour moi plus j'ai des relations saines parce que je sais où est ma place, je sais dire non aussi ce qui n'est pas toujours facile notamment pour les femmes hypersensibles je sais poser mes limites en toute bienveillance avec la communication de violences notamment et ça permet voilà d'avoir des relations saines, de construire aussi des couples sains Il y a pas mal de choses aussi côté amoureux qui peuvent sortir de ça. Il y a des relations toxiques, la dépendance affective, etc. Et finalement, le fait de travailler, de nourrir son estime de soi, pour moi, j'ai l'impression que c'est quasiment la clé à tous les problèmes, mais un grand nombre de problèmes et de difficultés que peuvent rencontrer notamment ces femmes hypersensibles. Mais d'autres personnes aussi. Ça, c'est un problème qu'on peut connaître sans être hypersensible.
- Véronique
Et alors, du coup, quelle est... ta définition de l'estime de soi ?
- Speaker #0
L'estime de soi, pour moi, c'est très clair. C'est la valeur que l'on se donne à soi. À quel point j'estime que je suis importante ou pas. C'est comme... Alors, ça peut choquer mon exemple, mais moi, voilà, c'est ma façon de faire. Quand tu vas acheter, que ce soit un sac, un ordinateur, ou qu'importe, quelque chose de physique, tu peux comparer, en tout cas, un sac d'une marque avec un sac d'une autre marque. Tu vas les regarder et tu vas... Estimer qu'ils ont une valeur, que peut-être celui de la grande marque a plus de valeur que l'autre. Parce que pour toi, la marque, la manière dont elle est faite, il est fait, les fissures, les coutures, etc. c'est plus fin, c'est plus subtil, c'est plus joli. Et donc, tu vas dire, en fait, naturellement, ce sac, par exemple, de marque, il vaut plus cher. Et le sac qui n'est pas de marque, j'ai l'impression que, voilà, là, je regarde, il y a une couture qui est mal faite, la couleur, elle est bizarre, là, quand je gratte, la marque, elle part, etc. Tu vas attribuer une valeur qui est plus faible. Et en fait, l'estime de soi, nous, chaque personne, on s'attribue cette valeur, qui peut être chiffrée ou pas, qu'importe, en tout cas, une idée. qui peut être transférée en chiffres, de à quel point j'estime que j'ai de la valeur. Et on va se comparer à d'autres personnes en disant, telle personne, je l'admire, ok, potentiellement, il a plus de valeur que moi. Et on peut se dévaloriser, mettre l'autre sur un clé d'estal et se sentir inférieur. Mais je pense qu'on a toujours cette comparaison qu'on fait, qui n'est pas saine du tout, qu'il faudrait essayer de limiter au maximum, mais en se disant, j'ai une certaine valeur. Donc, soit on dit en termes de prix, ça peut être choquant, mais se dire, voilà, je vaux beaucoup, je sais que je suis importante. J'ai ce sentiment de savoir que je suis importante. Ou alors, au contraire, j'ai l'impression de ne pas valoir beaucoup et que les autres valent mieux que moi. Et je me compare toujours, si j'ai une faible estime de moi, je me compare toujours à d'autres personnes. J'ai l'impression que les autres sont toujours mieux, font mieux, ont plus de résultats. Et moi, je vais me dévaloriser. Et du coup, si j'ai une faible estime de moi, je vais avoir tendance à faire confiance. toujours aux autres et pas en ce que moi je ressens. Je vais avoir tendance à vouloir toujours aider l'autre, le mettre en avant, à moi me mettre en retrait et à ne pas me faire passer en priorité. Donc c'est vraiment, cette valeur se décline après, notamment en amour de soi, parce que l'amour de soi est une composante qui fait partie de l'estime de soi. Donc si on a de la valeur, si on a cette conviction qu'on a de la valeur, normalement on a aussi cet amour de soi, qui peut être plus ou moins grand, qu'on peut aussi aller nourrir, aller faire grandir. Mais c'est très lié finalement cette notion de à quel point je m'aime. L'amour de soi finalement c'est l'amour inconditionnel, à quel point on s'aime de manière inconditionnelle, même quand ça ne va pas, même quand on fait des choses, on connaît des échecs entre guillemets, ou des choses qui ne vont pas dans le sens qu'on voudrait, même quand parfois on a l'impression qu'on a été à côté de nos valeurs, qu'on a été méchant ou qu'on a déçu des personnes, etc. Même quand on est parfois un peu déçu de soi-même. L'idée, c'est de s'aimer. C'est de s'aimer de manière inconditionnelle, quoi qu'il se passe. Et cet amour de soi, il est essentiel et c'est un des piliers de l'estime de soi.
- Véronique
Merci pour toutes ces informations et ces exemples qui vont certainement aider nos auditrices et auditeurs à mieux comprendre ce qu'est l'estime de soi. On arrive à la fin de notre épisode, Elsa. Elsa, est-ce qu'il y a quelque chose que tu voudrais rajouter ?
- Speaker #0
Je vais rebondir sur ce qu'on disait tout à l'heure sur l'exemplarité sur le fait d'oser. C'est vrai que le terme « oser » , c'est un terme qui est très important pour moi. D'ailleurs, j'ai renommé récemment à mon entreprise, maintenant qui s'appelle « Ose et Réunion » . Et j'estime que, en fait, le fait d'oser, c'est finalement la base de plein de choses. Parfois, que ce soit pour se lancer dans l'entreprenariat ou pour même ne serait-ce que changer d'entreprise, avoir le courage d'oser parler à une personne. qu'on a mis. Il faut se courage, il faut oser. Et en fait, on se dit parfois, en fait, je ne peux pas maintenant, je n'ai pas la confiance. Ça fait mieux ce qu'on fait en soi. Je n'ai pas la confiance suffisante, je ne peux pas le faire, je ne peux pas me lancer, j'ai trop de peur. Mais ce qui est important d'avoir en tête, en tout cas, c'est ma vision des choses, c'est que finalement, déjà, il n'y a pas de bon moment, que ce soit pour investir ou pour faire la chose qu'on a envie, qui nous fait peur. Mais si tu ne le fais pas, tu risques de le regretter déjà. ça va rester à l'intérieur de toi, ça va continuer à grandir, à te pourrir, j'ai envie de dire, même un peu, si c'est quelque chose qui est important pour toi. Alors l'idée, c'est de sortir tout ça et de passer à l'action et de le faire. Parce que la peur, elle va seulement diminuer pendant que tu seras en action. Et plus tu vas faire l'action, par exemple, qui te fait peur, plus ta peur va diminuer. Mais si tu attends de te sentir hyper prête pour le faire, on n'est jamais vraiment hyper prêt. L'idée, c'est vraiment de se lancer. malgré la peur. Donc la confiance en soi, pour moi, c'est ça. Ce n'est pas le fait de ne pas avoir de doute, de ne pas avoir de crainte, de ne pas avoir de peur et d'être 100 % sûr que ça va bien se passer, mais c'est d'agir, d'oser du coup, d'agir, de passer à l'action malgré sa peur. Et c'est ce que j'aimerais que les personnes retiennent, retiennent de cet épisode notamment, c'est que si elles ont envie, alors si elles ne sont pas entrepreneuses, mais qu'elles ont envie au fond d'elles-mêmes de se lancer dans l'aventure d'un entrepreneuriat, mais qu'elles n'osent pas Voilà, qu'elles n'y arrivent pas, que ce soit un échec, que ce soit difficile, etc. Allez-y, osez, osez parce qu'il n'y a rien de plus beau. Et je dis souvent aussi que finalement, la peur, c'est un indicateur qu'il faut y aller. C'est un indicateur qu'il y a quelque chose qui vibre à l'intérieur de moi. Et si j'ai peur, c'est que j'ai envie de le faire. Sauf, bien sûr, si on se parle d'une peur où il y a un danger de mort. Mais sinon, si j'ai peur, c'est que j'ai envie de faire cette chose et que ça m'appelle. Donc, suit ton appel, en fait.
- Véronique
Et commence le plus petit pas possible pour aller vers cela. Écoute, merci pour cet enthousiasme.
- Speaker #0
Merci.
- Véronique
C'est un plaisir qui fait plaisir à entendre. Alors, dis-nous, où est-ce qu'on peut te joindre si on veut aller plus loin avec toi ?
- Speaker #0
Oui, alors, on peut nous retrouver sur mon podcast que j'évoquais tout à l'heure, Un chemin vers soi. Ou sinon, je suis présente également sur LinkedIn et sur Instagram. Pour l'instant, avec mon nom de famille, Elsa King-Johnson. Oui. Donc voilà, n'hésitez pas à regarder peut-être dans les notes de l'épisode pour l'écriture de mon nom, qui n'est pas forcément hyper simple. Et sinon, sur mon site internet, là c'est plus facile, c'est www.oserion.fr.
- Véronique
Ok. Et est-ce que tu as une actualité particulière en ce moment ?
- Speaker #0
Oui, j'ai un atelier que j'organise le 29 mars, c'est un samedi, à partir de 10h30. C'est un atelier de deux heures qui a lieu en ligne sur la thématique des émotions. L'atelier, c'est « Apprivoise tes émotions » . Si vous vous sentez un peu chahuté parfois par vos émotions, que c'est inconfortable et que vous souhaitez travailler sur tout ça pour pouvoir mieux les réguler et vous sentir plus sereine au quotidien, n'hésitez pas à vous inscrire à cet atelier.
- Véronique
Merci. Et puis pour terminer avec notre thématique du jour, qu'est-ce que tu veux apporter en plus pour l'association Femmes des Territoires ? Est-ce que tu as un désir particulier ?
- Speaker #0
Qu'on arrive à grandir le plus possible tout ensemble, en incluant… parce que l'association se développe très vite, c'est hyper positif. Et du coup, l'idée, c'est d'essayer de faire le pont, cette passerelle entre… les personnes qui débutent, qui sont vraiment au tout début de leur projet et celles qui sont déjà là, installées depuis quelques années, réussir à créer ces liens, ces connexions, parce qu'elles ne sont pas forcément au même niveau, donc c'est un peu plus challengeant, mais voilà, permettre à chacune de trouver ce qu'elle a besoin de trouver, donc du soutien, de l'entraide, et que chacune puisse, même en fonction de son niveau, se tirer vers le haut.
- Véronique
Parfait. Eh bien, écoute, merci pour ton intervention, Elsa, et puis, ben... toutes les auditrices et auditeurs qui nous ont écoutés. Nous vous remercions pour vos commentaires sur nos réseaux respectifs et puis dites-nous ce que vous avez pensé de cet épisode et puis d'ici là, portez-vous bien. À bientôt.
- Elsa
Si vous avez besoin d'aide dans vos périodes de doute, de transition ou de reconversion, je peux vous accompagner pour y voir plus clair, grâce à ma méthode spécifique et sur mesure pour vous. Utilisez la partie contact de mon site internet catalysons-vos-atouts.com Vous aimez Parlons Introspection ! le podcast qui vous rapproche de votre bien-être en douceur et vous souhaitez le soutenir ? Partagez-le avec trois de vos amis, collègues ou votre famille. Abonnez-vous sur votre plateforme d'écoute préférée pour être notifié des nouveaux épisodes. Donnez-lui une note 5 étoiles sur Apple Podcasts. Laissez un commentaire et vos impressions sur la chaîne YouTube Parlons Introspection. Je vous remercie chaleureusement pour votre fidélité et votre soutien. Et je vous dis à très vite !