Speaker #0Bonjour et bienvenue sur Parlons PMA, votre ressource autour du parcours de procréation médicalement assistée. Je suis Lisa Journiac et j'accompagne les femmes pendant leur parcours de PMA. Grâce à mon expérience dans ce domaine et mes compétences en coaching, j'ai pour mission de vous aider à mieux vivre vos essais bébés. Dans ce podcast, je vous propose des informations et des conseils à travers des témoignages de personnes ayant vécu ce parcours, d'interviews d'experts en fertilité et enfin... d'outils et réflexions que j'utilise durant mes accompagnements. Si tout cela vous intéresse, alors bienvenue. Et n'hésitez pas à vous abonner à ce podcast pour ne manquer aucun épisode. Et maintenant, c'est parti pour l'épisode du jour. Bonjour, bienvenue dans ce nouvel épisode de Parlons PMA. Aujourd'hui, je vais vous parler des choses qu'on oublie parfois de vous dire ou sur lesquelles vous n'êtes pas forcément informé avant de vous lancer dans un parcours de PMA. Avant de démarrer cet épisode, je vous rappelle que vous pouvez télécharger gratuitement mon guide de mes 6 conseils pour se préparer au transfert d'embryons. Vous trouverez le lien dans la description de cet épisode. Et je me scuse d'avance pour ma voix, au moment où j'enregistre cet épisode, au mois de janvier, je sors d'une extinction de voix et d'un gros rhume, donc j'espère que ça ne sera pas trop gênant pour votre écoute. Merci ! Lorsqu'on commence un parcours de PMA, le ou la gynécologue a souvent beaucoup d'informations médicales à te transmettre et parfois il y a des sujets qui sont moins médicaux, qui ne sont pas forcément abordés. C'est pour ça qu'aujourd'hui j'ai voulu faire un point sur les choses qu'on oublie souvent de te dire avant de commencer ton parcours de PMA. Alors toutes ces informations, c'est pas pour te faire peur mais c'est pour t'informer puisque je pense que lorsqu'on a des informations, on est mieux préparé à ce parcours. Donc la première chose... à laquelle je pense, c'est qu'on ne te dit pas toujours à quel point le traitement hormonal peut venir bousculer ton corps et ta tête. C'est vrai que les hormones ne font pas que stimuler les ovaires, elles peuvent aussi amplifier les émotions, on peut ressentir une fatigue qui est plus présente, une sensibilité à fleurs de peau, des sautes d'humeur parfois déroutantes. Tu peux aussi avoir l'impression de ne plus tout à fait te reconnaître, de trop réagir, alors qu'en réalité, ton corps fait juste ce qu'on lui demande de faire. Et ce qui est important, c'est que ce n'est pas une faiblesse, ce n'est pas un manque de contrôle ou un problème de caractère. C'est une réaction qui est physiologique, qui est normale, à un traitement qui est loin d'être anodin. Et c'est vrai que le savoir à l'avance, je trouve que ça permet de se juger un peu moins. et de se traiter avec un peu plus de douceur. Le fait de savoir que ces hormones peuvent avoir un impact sur toi, ça te permet aussi d'être mieux préparé et à certains moments te dire ok. Là, j'ai ces pensées, je suis très fatiguée, je me sens comme ci, je me sens comme ça et potentiellement ça peut être les hormones et c'est normal et c'est ok. Donc ça c'était la première information que j'avais envie de te donner aujourd'hui. Ensuite, Une deuxième information qui pour moi est super importante et c'est mon quotidien, personne ne te dit que c'est pas juste médical. Quand on parle de PMA, on parle de protocole, de traitement, d'examen, mais ce que personne ne te dit vraiment, c'est que la PMA, c'est surtout une épreuve mentale et émotionnelle. La PMA, ça prend beaucoup de place dans la tête. dans ton corps, dans ton énergie. Et si un jour tu te dis, je devrais mieux gérer, je suis trop sensible, rappelle-toi que ce n'est pas toi qui exagères, mais cette situation qui est lourde. Et vraiment, je pense qu'avant d'appréhender ce parcours, c'est important de se dire qu'il y a toute une partie médicale, mais que ce parcours a un impact fort émotionnellement parlant. Et c'est bien de le savoir parce que ça permet aussi de prendre le temps, de plutôt regarder ses émotions, de voir ce qu'on ressent, ce qui se passe dans notre tête et de savoir que ce parcours, il a un impact là-dessus. Et évidemment, si vous en ressentez le besoin, de mieux vous préparer à toutes ces étapes pour mieux comprendre toutes ces émotions et pouvoir traverser ce parcours de la manière la plus... sereine possible. Une autre chose qu'on ne dit pas toujours, c'est que les femmes qui passent par un parcours de PMA, elles changent. Parce que la PMA, finalement, ça va changer votre rapport à votre corps, au temps, aux autres. Et tu ne vas pas devenir quelqu'un d'autre, mais tu ne seras plus exactement la même non plus. Et ce changement, ce n'est ni une faiblesse, ni un échec. Mais c'est une adaptation forcée à quelque chose que tu n'as pas choisi. Par exemple, quand je parle du rapport aux autres, c'est que parfois dans ce parcours, il y a des moments où ça devient lourd et vous vous éloignez de certaines personnes. Et c'est vrai que ça crée un changement. Et ça peut être un changement qui ne va être que temporaire. Et voilà ! Ça a un impact et toi, tu vas changer dans une certaine mesure parce que tu vas t'adapter à cette situation et c'est normal et surtout, il ne faut pas culpabiliser. La quatrième chose, c'est que personne ne te dit que ce qui est le plus dur dans ce parcours, c'est l'attente. On pense souvent que le plus difficile, ce sont les piqûres ou les examens. Mais en fait... Très souvent, ce qui est super dur, c'est l'attente. L'attente de résultats d'examen, l'attente du test de grossesse, l'attente entre deux protocoles. Et il y a parfois des périodes où il ne se passe pas grand-chose. Et il y a parfois cette fatigue étrange où tu n'as rien fait, mais où tu es épuisé quand même aussi. Et franchement, l'attente, c'est une épreuve à part entière dans ce parcours. La cinquième chose. C'est souvent que personne ne te dit que la PMA effectivement augmente tes chances, mais que le premier transfert, il peut ne pas fonctionner et c'est normal et c'est ok, parce que la PMA, elle augmente clairement les chances, c'est pour ça que tu es là. Mais ce que personne ne te dit assez clairement, c'est que le premier transfert peut ne pas fonctionner et si ça arrive... Ça ne veut pas dire que ton corps a échoué, ça ne veut pas dire que la PMA ne va pas marcher pour toi, ça ne veut pas dire que tout est fichu, c'est quelque chose qui est fréquent, qui est normal, et surtout c'est pas un verdict. Un premier échec ne va pas prédire la suite, elle ne va pas définir ton corps, elle ne va pas définir ton avenir, et surtout c'est pas de ta faute. Et ça c'est super important, et surtout c'est important de le savoir parce que... Évidemment, sur le premier transfert, on a tout à fait le droit et intérêt d'y croire et d'avoir de l'espoir. Ça peut être ce premier embryon, ça peut être le champion, mais peut-être que ça peut être aussi un embryon qui n'a pas la capacité de s'implanter. Et dans ces cas-là, c'est OK, on va aller continuer et on va aller en chercher un autre champion. Mais si la première tentative... ne fonctionne pas, c'est quelque chose qui est courant et normal. Pour certaines femmes, ça fonctionne. Pour d'autres, ça ne fonctionne pas du premier coup, mais ça va fonctionner par la suite. Donc ne pas s'inquiéter dans ces cas-là. Et c'est quand même bien de le savoir pour ne pas non plus tomber de trop haut si on ne s'attendait pas à ça. Et une sixième chose, c'est que personne ne te... Dis que tu n'es pas obligé d'en parler, tu n'es pas obligé de tout expliquer, tu peux choisir à qui tu racontes ton parcours, tu peux garder certaines choses pour toi, et le silence ça peut être une protection aussi, et se protéger c'est pas être égoïste. Je pense à des femmes que j'ai accompagnées qui au début du parcours en parlaient un peu à tout le monde, et finalement... Les gens leur posaient beaucoup de questions et ça devenait très pesant. Donc finalement, par la suite, elles arrêtaient d'en parler pour être un peu plus tranquilles. Donc ça, c'est vraiment à vous de voir avec qui vous avez envie d'en parler, de sélectionner les personnes à qui vous avez envie d'en parler et peut-être de chercher autour de vous des personnes ressources, des personnes qui sont bienveillantes et qui vont... Vous posez peut-être des questions de temps en temps, mais ne pas être intrusif et toujours dans l'attente de savoir ce qu'il en est. Et si vous choisissez d'en parler, vous pouvez très bien aussi en parler, de dire, voilà, je suis dans ce processus, par contre, je préfère t'en parler moi et je préfère ne pas avoir de questions. Voilà, mais en tout cas... Il n'y a pas d'obligation d'en parler, d'en parler à tout le monde. C'est vraiment à vous de juger. Mais c'est le petit conseil de faire attention à ça. Des fois, on peut avoir envie d'en parler un peu partout. Et puis finalement, on se rend compte que non. Après, je sais que dans la majorité, ce n'est pas forcément toujours quelque chose qu'on a envie de partager au départ. Mais c'est vrai que ça peut arriver où on en a parlé à trop de personnes. Cela peut arriver qu'on en ait parlé à un peu plus de personnes qu'on aurait voulu, dû, sans vraiment s'en rendre compte. Et puis finalement, après, ça devient un peu lourd au quotidien, pendant les protocoles, d'avoir des questions. Et enfin, la septième chose, c'est que personne ne te dit que tu pourras continuer, même parfois quand tu n'as plus trop d'espoir. Ça peut arriver, en paiement, on parle beaucoup d'espoir. Comme s'il fallait y croire fort tous les jours. Parfois l'espoir, il est discret ou il est absent, parce qu'il y a des étapes du parcours qui peuvent être plus ou moins compliquées. Et ça ne va pas t'empêcher de continuer. Et surtout, ne pas avoir autant d'espoir sur une tentative par rapport à une autre, ou sur un transfert par rapport à une autre, et avoir plus de doutes. ça ne va pas impacter sur les chances de cette tentative d'aboutir à un test positif. Donc si tu te lances un peu dans une tentative un peu herculon, ce n'est pas grave, ça n'aura pas d'impact sur les résultats et l'important c'est de continuer d'avancer. Voilà, c'est la fin de cette chose que je voulais partager avec vous, qu'on ne vous dit pas. pas toujours avant de commencer un parcours de PMA. J'espère que ça ne vous a pas effrayé, ce n'est pas le but, le but c'était vraiment que vous ayez l'information pour pouvoir anticiper et ne pas vous retrouver face à des situations ou dans des situations inconfortables et peut-être que vous n'allez pas rencontrer toutes les choses dont je vous ai parlé aujourd'hui et tant mieux, mais au moins si vous vous retrouvez face à cette situation vous serez vous saurez. de quoi il s'agit. Et voilà, si tu es en parcours de PMA, je te souhaite bon courage et bonne chance pour ton parcours et je te souhaite que ton projet de bébé s'accomplisse le plus rapidement possible. Et si tu es déjà en parcours de PMA, peut-être que tu as pu te reconnaître dans certaines choses, situations dont j'ai parlé et j'espère que ça t'a fait du bien. En tout cas, je vous souhaite à toutes bonne chance et bon courage. Et je vous retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode de Parlons PMA. J'espère que cet épisode vous a plu. Si c'est le cas, n'hésitez pas à le partager autour de vous et à laisser une note ou un commentaire sur votre plateforme de code préféré. Et si vous avez des questions ou bien si vous souhaitez échanger avec moi, n'hésitez pas à m'écrire à info.lisajonia.coaching.com Vous retrouverez mon adresse mail dans la description de l'épisode. A bientôt !