Speaker #0Bonjour, je suis Stéphanie Barranco, bienvenue dans Paroles de Femmes, le podcast qui parle de femmes aux histoires extraordinaires. Dans ce podcast, je donne la parole à des femmes au destin peu banal pour qu'elles nous parlent d'elles, de leur parcours, de leurs espoirs, de leurs doutes, de leur vision de la femme d'aujourd'hui sur l'avenir. Puissent ces femmes vous inspirer, nous inspirer ? et inspirer nos générations futures. Elles se livrent aujourd'hui sans tabou, avec le cœur. Je vous laisse avec elles. Voici leurs histoires. Place à Parole de Femme, saison 2. Quatre adolescentes, un micro, Parole de Femme. met à leur disposition un espace de parole pour pouvoir débattre des sujets qui les intéressent en toute liberté de ton pour qu'elles puissent s'exprimer librement, le plus vrai possible et qu'elles puissent nous donner leur vision et leur lecture des choses, de la société et des sujets qui les touchent. Bienvenue dans cette série spéciale adolescente de Paroles de Femmes. Et aujourd'hui, je reçois donc quatre adolescentes. Je vais les laisser se présenter. Bonjour, je m'appelle Laurine et j'ai 16 ans. Bonjour, je m'appelle Zahina et j'ai 16 ans. Bonjour, je m'appelle Juliette et j'ai 16 ans. Bonjour, je m'appelle Naïma et j'ai 16 ans. Alors les filles, on va commencer ce Parole de Femme comme les autres. Et je vais vous demander de vous présenter les unes pour les autres, puisqu'en plus vous êtes quatre amies dans la vie. Juliette, tu dois donc présenter Zaina. Alors, si... Pardon. Donc, Juliette, je vais te demander de présenter Zaina. Et si Zaina était une couleur, une émotion et un artiste musical ? Alors, en couleur, j'ai mis le kaki. Parce que Zaina, elle aime bien le kaki. Elle s'appuie souvent au kaki et je ne sais pas si elle en représente bien. D'accord. En émotion... En fait, on n'avait pas trop d'idées. J'ai mis la joie parce que souvent, elle est joyeuse, elle est joviale, elle est souriante. Et en narcissique, j'ai mis Alia parce qu'elle aime trop. D'accord. Céline, ça te correspond ? Ça me correspond. Ça te correspond. D'accord. Tu as fait la même chose pour Juliette. Alors, Juliette ? Alors, Juliette, en couleur qui la représente le plus, j'ai mis le rouge parce que moi, quand je pense à Juliette, je pense à ses ongles rouges. Et émotion, j'ai mis la joie également, enfin, slash le rire, parce qu'elle rigole beaucoup, Juliette. Et en artiste, j'ai mis Partinex d'or. Ok. Et pourquoi Partinex d'or ? Quand je pense Juliette, je pense Juliette qui met Partinex d'or dans la voiture. D'accord. C'est des private jokes. Oui. Juliette, elle aime le rap. C'est pas du tout. C'est plus sur... Ça sera un prochain épisode. Comment différencier les différents types de musique. Parce qu'elles sont très très pointues. Laurine, toi tu vas présenter. Maïma. Comme couleur, j'ai mis le rouge parce qu'à une période elle mettait son nez rouge et ça leur faisait vendre bien. Après, en émotions, j'ai mis la joie. Et en artistes, j'ai mis Damso. Vu que tu avais une période où tu écoutais beaucoup Damso. D'accord. Ça correspond ? Oui. C'est plus la moi d'avant, mais oui. Ah. Il y a des moi qui évoluent. Et toi ? Et moi, pour le riz, en couleur, je vais dire le bleu. Parce que le riz, on aime beaucoup prendre en photo les paysages. Et même le bleu, je trouve que ça représente. Je ne sais pas comment expliquer, mais c'est une couleur, une belle couleur. Et en émotions, j'ai mis la joie aussi, parce que je trouve que c'est l'émotion qui nous représente toutes. En soi, on est joyeuses, notre groupe est joyeux, donc voilà. Et en artistes, j'ai mis Josman, parce qu'il a eu sa période de Josman, Lovine. Et parce qu'il est discret un peu, comme Lovine, il est réservé à Josman, donc ça m'a fait... ça m'a fait répondre bien. C'était compliqué pour vous les filles de faire ces portraits ? de vos amis ? un peu quand même pourquoi c'est compliqué et pourquoi ça l'est pas ? pourquoi ça l'est pas ? moi c'est pas compliqué parce que je sais pas c'est facile d'associer une personne à une image ou à quelque chose pour moi donc pour moi c'était pas compliqué d'accord pour vous Juliette c'était compliqué toi ? bah sans plus non ça va pourquoi c'était compliqué à la réussite ? parce que la couleur, l'émotion et un artiste je trouve que c'est C'est difficile à définir parce que... On ne peut pas être... Enfin si on peut être associé à table, mais ça ne fait pas notre personnalité. Je ne sais pas comment expliquer, mais moi j'ai eu du mal un peu. Parce qu'on se connaît, mais on ne sait pas que c'est des mots sur un ça. D'accord. Et même si on me demande les défauts de Zaina ou les qualités de l'homme, je ne sais pas trop comment les exprimer. Alors c'est quoi ? C'est de la p*** ? Non, c'est... Je ne sais pas. Alors non, pourquoi non ? Parce qu'on n'est pas publié contre nous. Non, on parle du tout et de rien. Vous parlez de tout et de rien, mais est-ce que vous parlez de sujets un peu plus profonds, plus intimes ? Est-ce que finalement… Oui, il n'y en aura vraiment du tout. Alors est-ce que par hasard, ça pourrait être aussi de vouloir faire plaisir à l'autre, donc de ne pas vouloir mettre quelque chose qui pourrait la froisser ou ne pas lui correspondre ? Non, parce qu'on a… passer les choses quand même. Vous êtes honnête. D'accord. Moi, je remarque qu'il y a un mot qui revient pour toutes. Tu l'as souligné, c'est la joie. Vous êtes des adolescentes joyeuses ? Oui. Vous souriez beaucoup. On rigole beaucoup. On rigole beaucoup. Vous rigolez beaucoup. Ce n'est pas forcément l'image qu'on a de l'adolescente, de l'adolescente, plutôt une adolescente. introvertie, sur son NAP, sur son téléphone portable. Vous, vous avez une double... Vous avez une double... double personnalité. Oui, on va dire ça. Tu disais dans un épisode précédent, Lorine, que vous étiez... que tu avais besoin de te reposer, que parfois tu étais fatiguée et que tu revendiquais le droit d'avoir ces temps de pause. Mais tu as aussi ce besoin d'être à... à plusieurs places. Moi, j'aime bien les deux. Oui, voilà. Et pourquoi ? Parce que j'ai besoin d'avoir un temps calme et un temps plus sociable. Parce que quand vous êtes entre vous, ça vous prend de l'énergie. Oui, oui. C'est vrai ? Non, quoi. On fait des tours entre nous, on reste en plus sur le téléphone quand même, on arrive à... Avoir des temps calmes. Mais c'est vrai que... Ça, c'est quand on reste... Ça, c'est quand on reste... Bon, on va en parler une fois. Oui, on va en parler une fois. Je sais, mais je... Est-ce que... Donc, vous avez 16 ans toutes. Oui. Oui. Comment vous vous voyez ? C'est-à-dire que... Quelle est la perception que vous avez de vous-même ? Est-ce que vous vous trouvez bien dans votre peau ? Est-ce que vous vous sentez en accord avec vous-même ? Est-ce que c'est compliqué ? Comment vous vous sentez aujourd'hui ? Comment vous vous sentez ? On enregistre ce podcast. Est-ce que vous vous trouvez jolie ? Est-ce que vous êtes bien dans votre peau aujourd'hui ? C'est compliqué, comme je dis, de se définir, de définir un peu les gens autour de nous. Surtout, nous-mêmes, c'est compliqué de poser des mots. Mais aujourd'hui, personnellement, je me sens sereine. On est dans un lieu... On côtoie souvent et à chaque fois qu'on y va, on passe des bons moments. Donc, c'est chaleureux, on va dire. D'accord. Pour toi, tu te sens sereine. Léna ? Moi, aujourd'hui, je n'ai pas non plus d'émotion spéciale. Je me sens bien, pas spécialement bonne. Enfin, je n'ai pas fait d'efforts, mais ce n'est pas quelque chose qui m'importe. On est entre nous, on est décontractés. C'est comme d'habitude. Enfin, je n'ai pas d'émotion particulière. Je suis bien. tu es bien, tu es quand même déjà à la base oui Lorine ? oui moi je me sens reposée c'est important pour toi cette notion quand même on sent qu'il y a quelque chose en toi il faut vraiment que tu puisses puiser de l'énergie quelque part quand même donc reposée, très bien et toi Juliette ? je me sens plus en normal j'ai pas d'émotion particulière tranquille d'accord Est-ce que parfois, alors aujourd'hui vous vous sentez bien, ça vous arrive de vous sentir mal ? Oui. Mal dans votre peau ? Non, pas mal dans ma peau, mais mal dans le moral. Le moral, oui, ça arrive. Il y a des baisses de moral un peu. Oui. Mais pas dans ma peau et en fait, dans mon cerveau. Oui. Moi non plus, personne. Jamais vous vous levez le matin en disant Je suis moche Je ne suis pas bien Je suis moche Je suis moche Je suis moche Si dans un jour, en mettant au sommeil, on a des boutons, on va se dire Ah, j'ai un bouton dans le vis. Je ne me dis pas que ça. Je me dis que je suis mal apprêtée, mais bon. C'est pas quelque chose qui m'appartient. On fera mieux le lendemain. C'est ça. D'accord. Je suis surprise de ces réponses-là. Vous avez un vrai détachement vis-à-vis de vous-même. Finalement, habillée, bien habillée, mal habillée, finalement, peu importe. On se sent mieux quand on est bien habillée. Soit on est mal habillée un jour, c'est pas très grave. On va être mal habillée, on va arriver au lycée, on va avoir une journée de cours et on va rentrer chez nous. Par contre, moi, quand je suis mal habillée, Au lycée, des fois, je me sens mal. Je me disais, oh là là, j'aurais mieux fait de me préparer. Mais après, je m'en fous. Mais c'est vrai que des fois, c'est mieux quand même de se sentir bien. Ma journée, après, elle passe doucement, j'ai l'impression. Vous avez eu, avant, pendant, comment ça se passe le rapport avec... Parce qu'on parle, là, dans cet épisode-là, des relations avec les autres. Mais pour avoir des relations saines avec les autres, il faut déjà être dans une relation de paix avec soi-même. La confiance en soi. La confiance en soi, s'accepter, s'aimer. Et du coup, comment vous arrivez ? Est-ce que vous y êtes ? Est-ce que vous êtes en apprentissage de ça ? Est-ce que vous vous êtes senti très très mal dans votre peau pendant un temps et que maintenant ça va mieux ? Parce que le corps change quand même entre... Une enfant et quand vous devenez une pré-ado, une ado, et là à 16 ans vous êtes dans l'adolescence, il y a tellement de changements à absorber. Comment vous avez vécu ces changements ou comment vous les vivez ? Comme vous l'avez dit, il faut avoir confiance en soi. Et moi je trouve aussi qu'avoir confiance en soi, c'est avoir un bon entourage. Parce que je sais que si j'avais fait... Enfin, je n'ai pas eu de travail à faire sur ça parce que j'ai toujours eu un peu confiance en moi. Mais c'est vrai que si j'avais pas eu un entourage comme mes copines, c'est vrai que quand on se complimente, on se soutient, c'est vrai que moi je trouve que l'entourage, il va plus influencer avant nous-mêmes. Je trouve que c'est d'abord l'entourage quand même. Parce que c'est dans l'entourage que nous rabaissons et que même si on n'a pas fait sans soi, on peut la perdre. Vous partagez toutes les mêmes opinions ? Oui. Mais vous vous êtes jamais mal sentie dans votre peau ? Depuis que vous vous vendissez, vous vous êtes... toujours hyper zen avec vous. Là, c'est des jours. C'est pas une période, c'est des jours vraiment on se dit, oh là là, mais pour l'instant, on n'a pas soin d'une période. D'accord. C'est plus des jours avec, des jours sans. Oui, c'est ça. L'évolution de votre corps, l'évolution des hormones, tout ça, ça ne vous a pas plus affecté que ça ? Non. Non. C'est ça, donc il y a quand même une vraie sérénité alors. Ouais, vous diriez la sérénité, ça vous correspond ? En fait, après réflexion, quand on regarde des photos de nous, avant, on se dit, ah ouais, franchement, j'étais pas super belle et tout, mais sur le moment, ça allait, on se sentait pas mal. Ouais, on était bien sur le même. On a parlé de ça il y a un peu plus. C'est vrai, vous en avez parlé ? Oui, oui. D'accord. Comment ça se fait que vous en avez parlé ? On s'est envoyé des photos de nous avant. Et on se disait, c'est vrai qu'on a changé quand même nos visages, etc. Mais parce qu'on a pas pris la troisième, on a pas pris plus. Parce que la troisième, on a pu trop changer. Vous parliez de votre image ? C'est-à-dire ? C'est-à-dire votre façon de vous habiller, votre façon de vous maquiller. Est-ce que ça, c'est des sujets qui vous intéressent ? Oui, c'est toujours quand même bien d'être belle, d'être bien apprêtée. Mais il y a des jours, justement, il y a des jours où on ne sera pas bien apprêtée. Mais on peut être belle sans être bien apprêtée ? Oui. C'est un oui convaincu ou c'est un oui peu... Oui, c'est un oui... Ça dépend, être belle, oui, physiquement, oui, on peut être belle, sans forcément se maquiller. Et comment je peux dire s'habiller négligée, ça, je ne sais pas. D'accord, donc tu fais une différence entre être négligée, pas faire forcément des formes, mais plutôt en mode ultra naturel, et être... Bien apprêté. Oui. Et là, dans le cas 2 et 3, on peut être jolie. Oui. Oui. Et toi, Laurine, t'en penses quoi de tout ça ? Oui, je suis d'accord. On se sent mieux quand on est bien apprêté, bien habillé, bien maquillé que quand on est au naturel et moins bien habillé que d'habitude. On peut être belle sans le maquillage ? Oui. Oui. Oui. Oui, on se maquille beaucoup. Moi je fais des gros maquillages. Je m'en souviens, je maquille beaucoup, je maquille beaucoup. Parce que j'aime bien. Mais je sais que des fois, je viens sans maquillage au lycée, enfin vraiment, il y en a, je sais qu'elles se maquillent pour cacher leurs défauts, parce qu'elles sont pas bien dans leur peau, mais moi c'est vraiment parce que j'aime bien. Mais je peux très bien venir me maquiller du jour au lendemain, j'ai pas de complexe par rapport à ça. Tu pourrais le laisser sans le ponctuer au jardin ? Je le fais quand je le fais. Des fois des gens vont me le donner le matin, j'aime bien componer, me dire ça va être une bonne journée aujourd'hui, alors que des fois des gens disent c'est bon j'y vais comme ça. Oui voilà, du coup après ce jour-là, on s'en fout. Après c'est pas forcément comment on est habillé ou si on n'est pas maquillé qui importe. C'est des poussées. Oui, voilà. J'ai une belle, aujourd'hui, j'ai envie de faire un écran, on se dit, on est bien comme ça, puis je vais aller comme ça. Donc, voilà, tout ce qui est par exemple, c'est bien. Je fais des vêtements, je fais des montrées, je fais des vêtements, je fais des vêtements, je fais des vêtements, etc. C'est important, la mode ? Vous êtes sensible à la mode des filles ? Oui. Oui. Oui. Comment vous deux trouvez vos inspirations pour la mode ? Les réseaux. Les réseaux. Les réseaux, nos goûts aussi, ça influence nos goûts. Après, c'est vrai que la mode, c'est grâce aux réseaux. Parce que nous, on a eu une transition avec la mode. Là, par exemple, c'est la mode des années 90 qui revient. Alors que si on avait pas eu les réseaux, je pense qu'on serait pas habillés comme ça. C'est pas vraiment comme ça. Donc, nous, on a pu lancer les réseaux. Oui, mais ils sont en plus non plus, parce qu'on est comme une touche un peu dans nos tenues. On ne suit pas tout à la lettre. Oui, on a pas le propre goût. On s'inspire. C'est ça, on s'inspire. Ça vous prend du temps ? Non. Non. Des fois, j'aime bien passer du temps et tout, je regarde mes inspirations sur Pinterest, mais je ne passe pas du temps spécialement en plus que ça. Oui, c'est pas vrai. Et justement, dans quelle mesure vous diriez que le regard des autres les amis, la famille et donc les réseaux, vous influencent la manière dont vous vous voyez. Je veux dire, si par exemple, est-ce que vous vous comparez à des filles que vous voyez sur les réseaux ou à des copines en disant Ah ben, elle est mieux que moi, elle a plus ça comme ça, et moi je ne suis pas comme ci, moi je ne suis pas comme ça. Est-ce qu'il y a ce phénomène de comparaison ? Plus maintenant, bien sûr. Eh bien oui. parce que j'étais la seule mutissime de ma primaire. Et du coup, je complique ça un peu sur ça, on va dire. Mais maintenant, on est dans une société, elle est beaucoup plus ouverte, beaucoup plus acceptée. Même sur les réseaux aussi, des fois, justement, on voit des filtres, mais des fois, il y a des infirmières qui sont sans maquillage, qui leur donnent confiance. Donc, il y a ces deux aspects-là. Et je trouve que c'est un truc le plus facile de s'accepter maintenant que quand on est plus jeune. C'est plus à la primaire collège. Un collier, c'est beaucoup plus ouvert. Tu as envie de faire mettre des tenues, un peu plus extra, la droite, etc. On peut. Alors qu'au collège, c'est plus restreint. Mais on va plus s'éduquer, je trouve. Oui, mais moi, je voulais dire aussi que sur les réseaux, c'est pas forcément de la comparaison, mais quand on voit des filles super belles et tout, ça peut être un modèle et on peut se dire que, ah oui, je veux bien avoir la même coiffure ou le même habit, par exemple. Mais c'est pas forcément de la comparaison, c'est juste que... ça peut être un modèle, un exemple. D'accord. Vous pensez quoi, justement, alors, aujourd'hui, on a quand même, on est sorti du diktat de la maigre, mais on va quand même vers une vraie acceptation. Je ne suis pas d'accord. Non, ça continue. Sur les réseaux, ça continue, les critiques, si on est en surpoids ou... ou en nos visites, ça continue. C'est juste les marques qui sont affiliées avec des femmes plus morts, plus jures, mais c'est juste pour voir les images de les gens maintenant, alors qu'ils en soient mal carres. Ça va évoluer. C'est pour se donner une image de bonne marque de mode qui fait des tailles pour tout le monde, alors qu'au fond... Le critère, c'est d'être mince quand même. Mais il y a quand même des influenceuses aujourd'hui qui sont très très fortes. Je pense à Vionnie Grossa, par exemple. Oui, que vous ne connaissez pas, mais c'est justement une influenceuse XXL et qui s'assume complètement dans sa carrière. Des restaurants, oui. Oui. Elle est super critique de Fous Malade. Oui, elle se fait critiquer, mais elle s'assume, elle est quand même là, elle est droite dans ses lases. Oui, mais après, elle n'est pas... L'obésité est morbide. Pas morbide, mais c'est dangereux, quoi. Oui, c'est dangereux, mais elle peut être une part, ce n'est pas un combat. Mais elle dit que même si on n'est pas dans un 38, on peut aussi s'assumer et être jolie. Est-ce que c'est ça ? Ça, c'est bien, ça peut être. On ne parle pas d'effectivement, après, sur le plan médical, c'est un autre débat. Et ni moi, ni personne, c'est à mesure que cette table se met de ça, donc on ne peut pas en juger. Mais je pense que l'acceptation, en fait, c'est bien. Mais après, des fois, c'est bien, mais après, il y a des limites quand même. Parce que là, il y a d'autres femmes, par exemple, qui peuvent être en danger. Au niveau santé, ça ne peut pas être bon pour elles. Elles vont voir des vidéos comme ça, elles vont se dire, ah, c'est bon, ce n'est pas grave, tout va bien, je peux être comme ça, ça va et tout. Si je me sens bien dans mon corps, c'est bon. Alors qu'en soi, non, ça peut avoir beaucoup de problèmes au niveau santé quand on est obèse. Oui, je m'en prends. Et justement, un truc par rapport à ça, hier, je regardais un truc sur ça. Et justement, je trouve que c'est bien, ça peut être une communauté, ils appellent ça le body positive sur les réseaux. Et moi, je trouve que ça peut être bien, ça peut être une communauté dans laquelle ils se retrouvent, surtout qu'elles sont un peu discriminées sur les réseaux. Sauf que, comme Juliette l'a dit, des fois, ces communautés, elles se renferment entre elles et elles commencent à créer une autre communauté. qui excluent justement les gens qui essayent de prendre soin de leur santé parce que justement au bout d'un moment ça peut quand même devenir un peu limite pour la santé mais le bautisme positif ça peut être aussi dangereux parce qu'il y en a qui se renferment dans ça et qui disent que oui c'est super bien du coup d'être en bain non pas en obédité c'est plus size large oui c'est ça Oui, plus size. Et du coup, il y en a qui rejettent les plus maigres et qui disent qu'elles ne font pas partie de la communauté alors qu'elles prennent juste soin de leur santé. Mais ça peut être positif comme négatif, moi, je trouve. Oui, en fait, du coup, on est dans des... Finalement, ce que vous dites, c'est que ça peut créer des clans. Oui. Donc, du coup, on n'est plus dans l'acceptation de l'autre. Oui, c'est ça. On est dans l'athlétique de l'autre. Oui. Oui, oui. Et ça, ça vous... Entre vous, entre vous, pas entre vous quatre, mais vous le voyez, dans votre vie de tous les jours, potentiellement, ces jalousies ou ces clans qui peuvent se former... Oui, il y en a beaucoup qui ont dit... les filles qui ont le vent plat, etc. Et ça peut devenir nocif parce que du coup, elles vont commencer à complexer. Ça peut partir en... C'est un peu l'étape ultime. C'est vrai que c'est... Surtout à notre âge, on est dans le système. vient dans l'épisode précédent, avec les réseaux sociaux, comme Zahida l'a dit, ils vont se sentir mal, ils vont voir qu'ils sont en dépression, etc. Enfin, ils vont encore voir qu'ils sont en dépression parce qu'ils complètent, alors qu'ils ne l'ont pas du tout. Et du coup, c'est dangereux. Ça peut être positif, mais quand même négatif. Il faut faire attention. Oui. Comment on trouve les limites ? Ça, c'est pas à chacun. Ça doit s'imposer. Il y en a qui n'arrivent pas à poser des limites. qui finissent par atteindre des points graves. Vous y pensez ? Est-ce qu'entre vous, vous êtes des points de vigilance ? C'est-à-dire quand il y en a une qui peut basculer, qui pourrait basculer même si ça ne vous arrive pas, elle est peut-être dans le même entourage. Mais est-ce que vous sauriez la présence d'esprit si l'une d'entre vous, vous la voyez partir d'un côté ou de l'autre, d'arriver à... Tout à l'heure, tu disais, nous, on se dit les choses dans notre groupe. Est-ce que vous pensez que vous auriez le courage ? Parce que c'est le courage. Oui, oui, oui. Oui, si, si, si, si. On s'en rend compte quand même. Vous vous en rendrez compte ? Oui. D'accord. Je pense que c'est déjà arrivé quand nos connaissances, on en disait. Parce que si on avait une ex-amie qui, des fois, qui ne prétendait pas manger et de vomir. Oui. Il faut faire attention, quoi. Oui. On le disait aussi d'arrêter. Vous êtes en plus, vous avez une manière de vous positionner qui est parfois, quand on est sur un regard extérieur, qui peut paraître dure. entre vous. Vous avez une manière de vous parler parfois, de vous chombrer tout le temps. Oui, des moments, on a la sensation qu'en fait, ça peut être un peu... C'est notre humour. Ça va être toujours. Oui, on le confirme. C'est notre chat. Mais ça commence à toucher. On arrête ça. On va bien se calmer aussi, surtout. Oui, il ne s'en dépassent pas les limites. Oui, on ne parle pas comme ça aux gens qu'on connaît. En mode, je sais qu'entre nous, ça ne nous touche pas, que c'est pour rire, mais après, on ne va pas aller m'appeler des gens qu'on ne connaît pas. Je voudrais qu'on aborde un peu. L'amour dans tout ça. Non, l'amitié, parce que j'aime l'amitié. Non, blague à part les filles. Les relations entre les filles et les garçons à vos âges. Et puis la manière aussi dont les filles, est-ce que vous réfléchissez à votre posture par rapport aux garçons ? Est-ce que finalement, vous avez... Est-ce que vous avez des amis garçons ? Oui, oui. Oui, c'est vrai. Il y en a un peu plus que... Il y en a un peu plus, hein. 3, 4 max. C'est bon, on a la 4e. C'est déjà pas mal. Oui. Alors, c'est des garçons. Comment vous avez réussi à nouer des relations d'amitié, pas d'ambiguïté ? Comment vous avez réussi à vous apprivoiser les uns et les autres ? Parce que vous êtes quand même... Enfin, les filles et les garçons, on est quand même super différents. Donc, est-ce que ça, vous avez... Je ne sais pas, ça s'est fait naturellement ? Oui, naturellement. C'est des gens avec qui on peut rigoler. C'est l'humour qui nous a... Oui, c'est vrai. Mais je trouve, ça dépend après. Mais les vrais amis garçons, on les rencontre pas. plutôt au collège, etc. Parce qu'on m'a dit qu'on a grandi ensemble et on sait qu'il n'y aura rien. Alors que je trouve au lycée, c'est plus complexe quand tu deviens amie avec un garçon. Parce que tu, je ne sais pas, tu ne connais pas son intérêt. Oui, voilà. Alors qu'au collège, ce n'était pas pareil. On n'avait pas cet état d'esprit. Et puis après aussi, cas spécial, mais nos amis garçons, ils étaient déjà en ambiguïté avec d'autres copines à nous. Du coup, il n'y avait pas eu de... Enfin, en tout cas, personnellement, il n'y a pas eu de questionnement, parce qu'ils en savaient très bien qu'il n'y aurait rien. Enfin, on est ensemble, on était juste amis, il n'y avait pas de problème. Et puis personne ne nous disait... Ils disaient, ah, vous êtes ensemble et tout, parce qu'ils étaient déjà avec d'autres amis à nous. Et quand on parle justement de filles de garçons, vous pensez qu'il y a des attentes différentes aujourd'hui ? Oui, on en a même. Vous sentez cette différence là ? Oui. Oui. Enfin c'est… Ou généralement, les garçons ils veulent plus avoir des relations amoureuses et amicales. Oui. Ça dépend. Et justement alors, forte de cette… de cette remarque. Est-ce que vous modulez votre comportement ? Est-ce que vous devez apprendre à adapter votre comportement pour ne pas être par exemple trop tactile, ou votre façon de vous habiller pour ne pas qu'il y ait d'ambiguïté ? Est-ce que c'est des choses auxquelles vous pensez ? Non. Moi, je pense qu'il faut plus en discuter avec la personne pour être sûr. Pour discuter et de savoir, mettre les choses au clair si la personne veut de l'ambiguïté ou de l'amitié, et après, bah... C'est bon. Oui, mais par exemple, tu ne le vois pas tout le temps. Ça peut être quelqu'un dans la rue. Tu vois ce que je veux dire ? Ça peut être un garçon, pas forcément un de tes amis. Ça peut être un garçon plus croissant. Moi, je ne suis pas une fille, je ne sais pas ce qu'on connaît. Oui. D'accord. Donc, jamais vous adaptez votre comportement. Il n'y a pas de danger que vous le soyez. Et puis, s'il veut aller avec nous, voilà. Si vous ne voulez pas, voilà. C'est dommage. Tant pis. Vous avez sacrément confiance en vous, les filles. C'est vrai, pourquoi on change la vie de nos filles ? Ça n'a aucun sens. Pourquoi on change les habitudes pour quelqu'un qu'on ne connaît même pas, qu'on croise dans la rue une fois ? C'est une question que je pose. Je partage cette opinion-là, mais je voulais connaître la vôtre. Mais c'est vrai qu'il y a certaines filles qui pensent pas avec ses pieds, elles aiment bien... C'est vraiment attirant, l'attention. Vous trouvez que c'est facile d'avoir l'amitié ? Vous trouvez que c'est facile de... L'amitié à vos âges ? 16 ans, 15, 16, 17 ans, c'est facile ? Ou est-ce que même entre filles, parfois, ça peut être compliqué ? Bah, nos amis, on sait qu'il y en a, c'est un peu compliqué. On sait qu'il y en a, il y a des filles entre elles qui sont brouilles, mais de nous, de nos expériences personnelles, en soi, nos copines même qu'on s'est faites l'année dernière ou cette année, il y a eu le même problème. Entre nous, il n'y a pas de problème. Oui, mais je pense que maintenant, on aura, du coup, dans notre groupe, déjà, on aura du mal à retrouver d'autres personnes parce que... Si on est sociable, on pourra toujours avoir des amis comme ça, mais jamais autant proche qu'on l'est nous, entre nous. Je trouve que ça, ça se crée au collège, etc. Oui, et la transition au collège-lycée, elle a permis de faire un tri dans les amis, de savoir avec qui on est, de s'entendre. Ce n'est pas plus facile de se faire des amis au lycée qu'au collège. Au collège, je ne sais pas, les gens étaient... Pas plus sociable, mais je sais pas, c'était plus facile. Je sais pas comment expliquer que c'était plus facile de se faire des amis au collège que j'ai ici. Mais je sais pas expliquer comment. C'est clair, mais c'était trop galèrement difficile. C'était vraiment une question de classe et tout. Forcément, on devenait avec les gens de notre classe, alors que là, on n'est jamais dans notre classe. Il y avait moins de complexes au collège. Tout le monde parlait entre eux. Il n'y avait pas de jugement directement. Enfin, c'était un truc quand même. Mais bon, je pense qu'on s'en foutait un peu. Donc là, tu t'en fous pas ? Moi, personnellement, oui. Si, moi j'aurais plus du mal à aller parler à quelqu'un, maintenant. Non, pas moi. Non, c'est pas que j'ai du mal, c'est... je sais pas, moi j'ai l'impression que c'est les autres, justement. C'est pas du mal, c'est pas du mal. Moi j'ai du mal parce que je me dis que là, il y a... Ouais, c'est ça. Parce qu'en soi je pourrais le faire, mais c'est vrai que les... Ouais. Les juges aussi, on sait pas, on va pas savoir. Ouais, je sais pas, moi j'ai l'impression qu'ils sont un peu fermés comme au lycée. C'est comme si... Oui ? Tu sais, tout le monde a déjà son groupe d'amis de base, y'a personne qui me sous-voit, y'a personne qui m'en dit, enfin on a déjà son ami, enfin... en fait on se fait des amis de classe moi personnellement je me suis fait des copines de classe voilà c'est ça si l'année dernière on se fait des copines et tout mais c'est pas pareil que notre premier groupe de potes même si on se fait des copines à côté mais on travaille toujours avec nos premiers amis du coup c'est pas pareil ces amis là justement est-ce que vous voyez une différence entre se faire des amis garçons et se faire des amis filles ou est-ce que pour vous c'est se faire des amis point C'est faire des amis. C'est faire des amis. On a tous la faculté de se faire avec les filles, mais moi je trouve que c'est faire des amis. C'est ça. C'est horrible aussi. Mais on aurait plus du mal à parler à un garçon qu'une fille. Ce serait un bon malus. Les gens penseraient peut-être que ce serait bizarre. Oui, c'est ça. C'est pour ça. Donc voilà. Vous voyez, quand on vous pose la question directement, Et en fait, quand vous réfléchissez, on revient quand même sur... Ça serait un peu bizarre l'ambiguïté. Donc, c'est le regard des autres, ça juge ? Non, c'est le regard de la personne aussi. Non, mais si on devient amis mutuellement, oui. Mais alors si nous, on va vers un garçon, le garçon va dire que c'est bizarre. Ouais. Mais nous, si on devient amis mutuellement, il n'y a pas de problème. Ouais, mais actuellement, c'est plus simple de se faire des amis filles que des amis garçons. Ouais, parce que justement, il n'y a pas besoin d'aller déjà travailler cette... pseudo ambiguïté il ya une barrière au moins un franchir non pas trop moi je suis pas C'est quand même certainement. Bah non, mais de mon expérience, en fait, je ne me suis fait pas trop d'admigration depuis le collège. Bah c'est ça. Enfin en fait, deux, trois en classe avec qui je rigolais et que je rigole, mais il n'y a jamais eu de problème de question d'ambiguïté et tout ça. Enfin on a juste commencé à rigoler ensemble et puis on continue de rigoler ensemble. Mais c'est des amis de classe, tu n'as jamais approfondi. Si tu as le lien, après... Viens, on va manger ensemble, tu ne pourras pas me dire ça. Même si on a envie de proposer, on va quand même se retenir. Ça peut paraître bizarre. Voilà, c'est là où je veux en venir. Vous mettez le doigt sur quelque chose. Vous, parfois, quand même, donc, vous modulez sans vous en rendre vraiment compte de votre comportement, puisque tu viens de dire Parfois, on a envie de proposer à un garçon, mais enfin, quand même, on ne fait pas parce que ça pourrait paraître bizarre. Quand même, tu as bien une modification de ton comportement à ce moment-là. Oui, je sens que ma spontanéité, vous allez lui demander, etc. Donc, il y a bien quelque chose qui vous… Vous voyez ce qui plaque ? Oui. Donc, il y a bien une modification à un moment donné de votre spontanéité. Donc, il y a forcément… C'est parce qu'il y a une réflexion, même si elle n'est pas forcément consciente, qui s'est faite en une fraction de seconde de dire Ah ben non, qu'est-ce qu'il va penser de moi ? Mince. Qu'est-ce que les autres vont penser de moi si je vais lui demander ? Ou alors, si par exemple, il est déjà avec une fille, je ne peux pas aller manger avec lui parce qu'il est avec quelqu'un. Ah oui, ça marche aussi. Ça, c'est quelque chose que je lui entends régulièrement. Alors que finalement, il n'y a pas de mal à aller déjeuner en temps de midi dans une cafétéria. Oui. Mais ça c'est des choses qui vous retiennent quand même. Oui. Et pourquoi ? Pourquoi il ne pourrait pas avoir ce qu'on va dire entre guillemets pour sa topine, sa barbie, etc. ? Mais je ne sais pas. Parce que maintenant, dès qu'on... De nouveau, si une fille parle à un garçon, c'est directement... Oui, voilà, comme on est au-dessus. Ah, les deux, on a dit qu'on allait manger ensemble, on est ensemble, genre c'est ça. Alors que... Pas du tout. Ouais, donc il y a quand même bien une difficulté, malgré tout, à se positionner. C'est surtout les autres qui ont fait commentaire. Oui, les autres. Parce que, par exemple, on va dire que les gens ont mangé ensemble, on va dire, ah, les deux sont ensemble, on ne va pas forcément se tirer soin. en couple, etc. Enfin, on ne va pas... Alors qu'il y en a, ils aiment bien, on te met à inventer des rumeurs, dire c'est bon, ils sont ensemble. Vous diriez que c'est du coup qu'il y a une certaine pression sociale qui peut contraindre vos relations amicales ? Ça peut, oui. Même nos comportements, des fois, on se dit il ne faut pas qu'on fasse ça. Bon, nous, au moyen, des fois, on se dit il ne faut pas qu'on fasse ça, mais les gens, ils vont avancer, quoi. Et dans ce cas-là, c'est quoi la réflexion entre vous toutes ? Il y en a une qui dit, oh là là, si on fait ça, qu'est-ce qu'ils vont penser de nous ? Oui. Il y en a qui veulent faire et d'autres qui vont dire, arrêtez. En fait, le ballon, au final, on finit par faire les trucs. Il y en a qui sont bien. Et les rêves ? D'accord. Donc, ils ont peut-être moins peur du regard du jugement ? Oui. C'est ça, en fait, toi qui t'animes ? Tu n'as pas peur du regard des autres ? Ça dépend. Enfin, non, c'est même pas ça dépend. Si, en fait, ça dépend. Mais franchement, je m'en fous. Je vais regarder une autre. Ça dépend dans quelle situation. Mais au lycée, c'était pas quelle personne aussi. Si, en classe. Regarde, on se sent pas bien dans la classe. Du coup, on a peur de... Mais il y a une différence entre j'ai peur du regard des gens et la gêne et la honte, en fait. Tu ferais quoi comme différence ? En classe, je vais pas faire... En classe, je vois qu'ils sont assez réservés. Du coup, je ne vais pas essayer de faire une blague, parce que sinon, ça va me mettre de la honte, ça va me mettre de la gêne. Alors que dans les couloirs, la personne, je ne suis pas enfermée avec elle, et elle ne me connaît pas. Du coup, je m'en fous un peu. Je peux lui faire une blague, et ça ne va pas me déranger. Alors qu'en classe, je ne sais pas, ils sont trop bizarres. Donc, il y a quand même une notion de jugement. Oui. Il faut quand même, tu veux bien te respecter, mais quand même, il faut faire attention quand même aux codes sociaux. Je regarde en fait. C'est vrai que je... Tu as l'impression. Oui. Oui, donc tu adaptes ton comportement. Oui, c'est ça, je m'adapte. D'accord. Il y a beaucoup de codes de nos jours. Pour des ados, il y a beaucoup de codes dans les relations sociales. Bon, les arrêtons-nous. Qui ? Nous. Si vous les inculquez, c'est code. La socialité, c'est tout le monde, entre nous, dans notre groupe, etc. Maintenant, les potes, on ne saurait pas les expliquer. C'est d'instinct. C'est d'instinct ? Oui. C'est de la socialisation, ce qu'on a vu en Est-Ouest, du coup. C'est pas en Est-Ouest. Il y a aussi une chose, quand on a votre âge, qui m'intéresse, c'est comment vous faites ? comment vous avez fait ou comment vous pensez faire pour trouver votre place au sein d'un groupe c'est pas simple parce que ça veut dire qu'il faut s'assumer, s'accepter s'assumer et affronter le regard des autres en fait l'instruction va être soi-même quoi en fait nous on a tous trois ce problème on peut déjà créer du coup on sait qu'on a notre place dans notre groupe on sait dans un groupe ça peut être par exemple lorsque tu arrives en classe tu vois une nouvelle... Tu arrives dans un groupe serbe, mais pas forcément un groupe d'amitié, un groupe social. On va se maintenir, c'est vrai qu'on ne va pas... On ne veut pas être... Moi, je peux se stabiliser si la personne en face de moi, elle a l'air plus ouverte. Et après, le cas de scolaire, c'est pas pareil. Moi, c'est partout. Si la personne en face de moi, elle a l'air plus ouverte, je serais plus apte à se stabiliser, à faire des blagues ou des complexés. être décomplexée, même si je ne la connais pas forcément la personne. Franchement, dans ma classe, ça ne me gêne pas, ça ne me dérange pas. Je parle à tout le monde, ça ne me met pas en problème. Tu sens l'influence du groupe sur toi ? ou pas du tout donc toi tu as la sensation d'être toi même ouais mais en fait c'est pas le groupe c'est tout le monde et à part un peu dans la classe enfin on a un groupe enfin je sais pas comment expliquer mais moi avec mes copines de classe on est 4 et il y a pas une influence de groupe parce qu'en soit on est on est dans une attitude de classe on va pas crier dans la cour enfin on est en cours quand même mais du coup on rigole on se raconte des trucs et tout mais On ne sait pas les mêmes amitiés que... Et dans votre groupe à vous, là, vous quatre, vous êtes quoi votre groupe ? Vous êtes combien dans votre groupe, dans votre noyau ? Vous direz-nous que vous êtes combien ? Six. Six. Ah, alors là, on a une discordance. Alors, combien vous seriez ? Cinq ? Six. Cinq et demi. Non ? Cinq et demi. Cinq et demi. Cinq et demi. Est-ce que chacune, et je voudrais que vous me répondiez chacune les unes après les autres, est-ce que dans ce groupe-là constitué, vous diriez que vous avez l'impression d'avoir trouvé votre place dans votre groupe d'amis ? Est-ce que vous êtes bien dans votre groupe ? Oui, Oui. Vous vous sentez respectée, aimée ? Oui. En fait, on se comprend toutes. Oui, c'est ça. On est vraiment... Donc, on a toutes... On s'estime toutes pareilles. Oui, c'est ça. Comme les grands groupes. Les relations, elles ne sont pas... On ne pense pas aux jeunes, etc. Oui, il n'y a pas de soucis. On est quatre au lycée. En bref, on peut plus... Enfin, oui. Mais au lycée, on est tout le temps à quatre quasiment et on sait qu'il n'y a pas trop de lèvres. Et est-ce que vous pensez, alors dans votre groupe, ou plus général pour les ados, on va élargir un tout petit peu, est-ce que vous pensez qu'on peut vraiment être soi-même tout en étant accepté dans un groupe ? Ou est-ce qu'il faut faire des compromis ou justement se conformer ? Est-ce que vous pensez qu'aujourd'hui, on peut être soi et être accepté dans un groupe qui n'est pas notre exemple, vous déménager ? et vous arrivez dans un nouveau groupe, est-ce que vous pensez pouvoir rester vous-même ou est-ce que vous pensez qu'un moment ou un autre, il faudra faire un compromis et malheureusement, ça doit finir. Ça dépend si on arrive à retrouver des amis comme on a maintenant. Oui, c'est ça. Ça serait super bien. Après, c'est sûr qu'au début, on a besoin un peu de s'adapter. Oui, ça date. De pouvoir comprendre leur personnalité, leur discrète, entre guillemets. Enfin, pas directement pour observer. Oui, voilà, observer. Et après, au fur et à mesure, avec le temps, on peut voir comment ils réagissent à notre comportement, on va dire. Et la pression du groupe ? Alors là, j'entends la pression du groupe, la pression d'une catégorie. sur vous, j'entends par là le phénomène des puffs il y a plein de choses l'alcool, comment vous vous positionnez par rapport à tout ça, est-ce que ça vous est déjà arrivé qu'on vous dise c'est bon, c'est rien tu peux fumer, c'est pas très grave regarde, on fume tous, c'est ce qu'on appelle la pression d'un groupe, ou vas-y bois, c'est pas grave, on boit tous ou si tu bois pas, t'es nul, tu fais plus partie de notre groupe, est-ce que ça est... Est-ce que vous avez été confrontée à ce genre de gens ? Vous connaissez peut-être des gens qui l'ont été ? Être forcée, non. Être forcée, non. Mais j'ai l'impression que c'est, entre guillemets, une norme. Ils sont un peu tous en train de fumer, de boire de l'alcool. Et j'ai un groupe en tête. J'ai l'impression que si tu ne bois pas, tu n'es pas cool, tu n'es pas dans le groupe et tout. Tu n'es pas dans le truc. Et ça, vous, comment vous vous positionnez par rapport à ça ? Donc vous, ça ne vous est pas arrivé encore, ce genre de problème ? Non, sinon on n'a jamais forcé. Oui, c'est ça. Les amis qui font ça, ils ne forcent pas parce qu'ils savent très bien que nous, on ne fait pas ça. Ça leur convient, enfin, ils s'en foutent de toute façon qu'on ne fasse pas. Ça n'empêche pas la vie de ces gens-là. Mais dans leur groupe à eux, dans leur groupe à eux, il y a un peu du... pas du jugement, mais enfin, ils sont un peu... Il y en a, ils sont amis pour l'image aussi. Oui, pour les caméras. Et c'est ça, justement, la pression sociale, et on revient sur cette pression sociale, finalement. Mais aussi, dans ce groupe, il y en a certaines personnes, ils ne sont pas tous amis entre eux. Il y a des personnes en commun qui font qu'ils sont dans le même groupe, mais ils ne sont pas tous soudés entre eux. Après, ce n'est pas possible, ils sont trop nombreux. Pour avoir un bon groupe où on peut être nous à 100%, il faut être moins de 10%. Oui, et encore plus. C'est un peu fake alors tout ça. Oui, c'est extrêmement fake. Il y en a qui sont vraiment amis à la base, mais après il y en a qui sont rajoutés dans les groupes. Et ceux qui ont été rajoutés, eux... Après c'est bien aussi des fois de changer un peu de groupe, mais c'est vrai que c'est dans l'hypocrisie un peu. Oui, oui. Il faut se faire... Oui. Je trouve que c'est... Quand on va être immature... Enfin, à notre âge, c'est... Je sais pas comment m'expliquer. C'est un peu nocif de faire ça à notre âge parce qu'on grandit pas dans un environnement un peu sans ça. Alors que plus tard, quand on va être plus grand, quand on va, par exemple, aller une fois chez une personne, une fois chez une autre personne, ça va être normal, entre guillemets, dans le sens où on est plus libre. Après, c'est des groupes d'amis. C'est compliqué. Je sais pas comment m'expliquer. Est-ce que vous avez l'impression, est-ce que vous diriez que votre groupe, votre petit cercle à vous, vous protège ? Est-ce que vous vous sentez finalement plus fortes ensemble ? Est-ce que vous vous sentez protégées ? On sait que si on a un problème avec quelqu'un, on va se défendre entre nous. On sait que si on a un problème, dans tous les cas, on pourra compter sur nous. Si on s'embrouille avec quelqu'un, dans tous les cas, il y aura nous. On ne pourra pas se retrouver seule. Oui, c'est ça. Et pour faire le lien avec l'épisode précédent, vous vous imaginez comment dans dix ans ? Tout ensemble, oui. Tout ensemble ? Ça va être toujours à lui quand même. Oui, peut-être qu'on va prendre des distances d'apprendre pour les études. Oui, ça peut être compliqué. On va quand même... Toujours rire ensemble. On va essayer de se retrouver, garder le lien. Même là, on a une qui manque et on réussit toujours à garder le lien, à essayer de se voir, etc. Chacune après l'autre, j'aimerais qu'on arrive bientôt à la fin de cet épisode. Chacune après l'autre, j'aimerais que vous me disiez si vous avez l'impression, chacune, d'avoir un rôle dans le groupe. Dans votre groupe à vous, je ne sais pas, ça peut être... Je peux même vous les voyez parce qu'elles sourient. Qu'est-ce que vous auriez comme rôle ? Je ne sais pas, il y a peut-être une... Une machine pour... Non, pas... Non, il n'y a pas de... Ah ben, on est tous pareils, du coup, et les cinq clowns du groupe... C'est ça, les clowns du groupe, du coup, c'est ça. On a le chien qui prend le vide. Non, ouais, en fait, c'est un des rôles en soi. En fait, c'est qu'il y a tous les rôles. Oui, c'est ça. On a tous les rôles, en fait. Ah ouais, je vais être... Vraiment, j'ai l'impression sur une base super égalitaire. Ah bah, t'es complémentaire. Ouais, ouais, c'est vrai. Non, mais t'es complémentaire si on est vraiment pareil. En fait, sur l'élection, tu peux pas être en élection, mais... Si. Ok. Je vais vous demander pour terminer, je vais vous demander en un mot, si vous deviez vous décrire en un mot. Non, non, non, vous. Ah tiens, c'est une bonne idée. Allez, si vous aviez un mot pour décrire votre groupe. On est fusionnels. Ok. Énergiques. Oui. Conviviales. Comment on dit ? On dirait une fratrie. On a dit ? Je ne sais pas comment on a commencé. Oui, vous êtes un agressif pour ça. Une fratrie. Une fratrie. Une fratrie, c'est ça. Comme une sororité. Une sororité, oui. D'accord. Et moi, je qualifierais de joyeuse et authentique. Oui, aussi. Merci. Une sororité. Est-ce que vous avez quelque chose à rajouter sur ce sujet ? Est-ce que vous vous sentez bien dans votre vie, les filles ? Oui. Pardon d'être soigneuse. Il y a des fois que c'est plus dur que d'autres ? Il y a des jours avec, des jours sans, mais... On n'en passe pas, elle ne nous dit pas. Mais globalement, est-ce que vous diriez que vous êtes heureuse ? Oui. Est-ce que vous vous sentez bien dans votre âge, bien dans votre vie ? Oui. Heureusement qu'on est toutes ensemble aussi. Sinon, avoir un cercle d'amis comme ça, c'est bien. Sinon, on se comprend aussi. Et puis on est tout le temps ensemble. Les week-ends, on ne se voit pas toutes, mais on sort quasiment tous les week-ends. Vous ne voyez pas tout le monde, mais on se voit quand même. Ça fait l'impression qu'aussi le fait d'être, même quand vous ne vous voyez pas toutes, vous êtes tout le temps connectés. On est sur Facebook, on est dans la même place. Et c'est pas pour autant, quand on est tout ensemble, il n'y a vraiment pas de duo. Ça ne s'affiche pas. Après des fois il y en a deux qui sont plus folles que d'autres, d'autres qui sont plus fiches. Ça change rien, c'est mieux ça. C'est vraiment un verre de chien, c'est vraiment du lourd. Mais du coup, par rapport par exemple à mon époque, vous avez l'impression que c'est plus facile d'être... Vous n'êtes plus connecté, vous partagez presque à l'instant T les choses, les drôleries, les peines, les trucs. Vous vous rendez compte quand même qu'il y a une interaction qui est beaucoup plus rapide ? Oui. D'accord. Bon, écoutez, merci à vous quatre pour ces discussions. C'est authentique, c'est des vrais points de vue avec tout votre contenu et votre pudeur. Il faudrait parler des heures avec vous. Merci pour vous livrer de manière aussi naturelle sur un sujet qui, à mon sens, a trouvé sa place dans un... Dans un groupe, ce n'est pas simple. Trouver sa place avec les garçons, ce n'est pas simple non plus. Et on a une pression en tant que femme, malgré tout, qui est là, qu'on banalise un peu. Donc bravo pour être qui vous êtes. Merci. Vous continuez comme ça. Merci. Avec ce naturel. Et c'est vrai qu'on sent qu'il n'y a vraiment pas de malice entre vous. Et c'est plutôt super agréable de vous voir. Vous ne les voyez pas, mais alors elles fondent aussi. Elle rit tout en chêne, enfin on sent qu'elle va être anticipée. Merci à vous de vous être prêtés au micro de Parole de Femme pour cette série spéciale adolescente. Et moi je vous dis à très bientôt. Merci.