Speaker #0Hello et bienvenue dans Passage, le podcast qui libère les filles et leur maman. Moi c'est Alexandra, maman de Rose, une petite tornade de presque 2 ans et demi, à l'énergie débordante et au caractère bien trempé. Et tu sais quoi ? Même si ce n'est pas toujours de tout repos, savoir sortir ses épines, c'est vraiment tout ce que je lui souhaite. Alors j'ai créé ce podcast pour moi et pour toutes les mamans qui veulent élever leur fille autrement. Pas sage, pas modèle, pas gentille à tout prix, mais confiante, libre d'être elle-même et bien dans leur basket. Des petites filles qui savent et sauront plus tard dire non, poser leurs limites, s'aimer telles qu'elles sont, qui n'auront pas peur d'essayer d'échouer et qui sauront se faire occuper. reconnaître à leur juste valeur. Alors ici, on va démonter les injonctions, les stéréotypes et tous ces vieux réflexes qu'on pensait normaux. Tu sais, les fameux « t'es pas belle quand tu fais la tête » . On va parler d'estime de soi, de confiance, de rapport au corps, aux émotions. On va parler de nos filles, mais aussi de nous. Parce qu'éduquer autrement, ça commence souvent par se libérer soi-même. Alors au fil des épisodes, je te partagerai des réflexions incarnées, des clés concrètes et des voix d'experts. Et surtout, une grande dose de soutien et de déculpabilisation. Parce que nous aussi, on mérite mieux Mieux qu'être sage. Alors, prête à bousculer les règles ? Hello et bienvenue dans ce nouvel épisode de podcast intitulé ma checklist de transmission, le rapport à soi. Puisque je vous avais expliqué dans un précédent épisode que j'ai créé une checklist de transmission, c'est-à-dire une liste de valeurs, de compétences, de repères que j'aimerais transmettre à ma fille. Et que cette liste finalement, elle s'est divisée en trois parties. Une partie qui a trait au rapport à soi, une partie qui a trait au rapport à l'autre et une partie qui a trait au rapport au monde. Donc aujourd'hui je voulais vous en dire un petit peu plus sur la partie en lien avec le rapport à soi. Je vous rappelle juste que l'idée c'est pas de créer une checklist de perfection et de chercher à... J'allais dire même créer des petites filles parfaites. Il n'y a rien qui va dans cette phrase justement, créer et parfaite. Mais c'est plutôt de voir ça comme une boussole en fait, un document. Enfin moi ça m'a surtout permis de déposer des choses que j'avais dans ma tête, que j'avais envie de lui transmettre. Et le fait de les déposer ça m'a... Ça m'a enlevé comme une charge un peu mentale que j'étais en train de me créer, de « Ah, ben, ce serait bien que je fasse ci, que je fasse ça, que je lui apprenne ci, que je lui transmette ça. » Et là, au moins, c'est posé, et je peux m'y référer quand j'ai besoin. Et voilà. Et ça m'a permis aussi de clarifier ce qui peut-être m'a manqué, moi, ce que je veux éviter de répéter, ce qui m'aide à agir aussi de manière... Enfin, et du coup, ça m'aide à agir de manière plus cohérente et intentionnelle au quotidien. Alors déjà, je voulais commencer par... pour raconter rappeler ce que c'est que le rapport à soi. Je pense qu'on peut le voir comme la relation qu'on entretient avec nous-mêmes, là où le rapport aux autres, dont on parlera en novembre, et le rapport au monde en décembre du coup, c'est le rapport qu'on entretient avec les autres ou avec le monde. Donc là c'est la relation qu'on entretient avec nous-mêmes, donc avec notre corps, notre personnalité, mais aussi nos émotions, nos pensées. Et finalement c'est aussi un peu, même beaucoup, la manière de nous rappeler. on se perçoit dont on se regarde dont on se parle dans sa tête et du coup aussi dont on se traite au quotidien et la question que je peux poser enfin que vous pouvez même vous posez vous même et qui je je pense résume bien tout ça, c'est est-ce que finalement on se traite comme sa pire ennemie, quand on relationne avec soi en fait, ou comme sa meilleure amie ? Est-ce qu'on se dévalorise, est-ce qu'on se rabaisse, ou est-ce qu'au contraire, on s'encourage ? Et j'allais même vous dire est-ce qu'on s'en sens, et je ne l'ai pas fait parce que je me suis dit, bon quand même, s'en senser c'est un peu fort. Ben non, justement, c'est ça l'idée. C'est est-ce qu'on arrive à s'en senser sans culpabilité ? Voilà. Et donc, c'est évidemment le socle sur lequel beaucoup de choses se construisent. L'estime de soi, la confiance en soi, la capacité que l'on a à poser ses limites, à oser faire des choses. Et chez les petites filles, c'est ça dont il y a des questions aujourd'hui, mais en fait, chez soi aussi, puisque vous savez que dans ce podcast, l'idée, c'est autant d'aider les petites filles à cultiver confiance en soi, estime de soi, etc., que les mamans. Et voilà, chez les petites filles, c'est vrai que ce socle, il est souvent fragilisé. Enfin, il est fragilisé très tôt, c'est ça que je veux dire. Je vous ai déjà partagé ces recherches qui montrent qu'entre 8 et 14 ans, leur confiance en elles chute de 30%, là où celle des garçons reste stable. Les études montrent aussi qu'elles apprennent très tôt à chercher la perfection, à faire plaisir, à être comme il faut, parfois au détriment de ce qu'elles ressentent vraiment. Dans cet épisode, je vais vous partager un petit peu plus en détail les différentes thématiques en lien avec le rapport à soi, et pour chaque thématique, par exemple les signes de soi, la confiance en soi, qu'est-ce que j'essaye d'éviter en termes de... d'attitude et en termes de phrases, ce que je peux dire à ma fille par exemple et qu'est-ce que au contraire j'essaye de mettre en place. Et vous retrouverez ma checklist en légende de ce podcast, il y a un lien qui vous mène vers ma checklist et un process sur comment créer la vote si vous avez envie de faire ce petit exercice. Mais avant d'aller plus loin, je voulais aussi faire un petit disclaimer. Donc ce serait vraiment, je pense, illusoire de penser qu'on pourrait transmettre un rapport à soi parfait à sa fille, qu'elle pourra cocher toutes les cases de la bienveillance intérieure, de la confiance, de l'amour de soi, etc. En tout cas, à 100% du temps. Et sans doute que, peut-être que c'est possible, moi en tout cas je le souhaite à ma fille, mais bon, ça nécessitera peut-être qu'elle aussi fasse un travail sur elle, malgré tout ce que moi j'aurais peut-être pu mettre en place, moi et mon compagnon. Et surtout, ce que je voulais dire aussi, c'est que ce n'est pas parce qu'on n'a pas un rapport à soi hyper solide, hyper apaisé, qu'on ne peut pas être heureuse ou accomplir de grandes choses. Et moi, c'est aussi quelque chose que finalement, je pourrais transmettre à ma fille, puisque comme je vous l'ai déjà partagé, moi j'estime qu'en termes d'estime de moi-même, je ne suis pas au top top. Hier encore, je faisais un exercice d'écriture où je me disais des choses pas très jolies vis-à-vis de moi, donc je sais qu'il y a une partie de moi qui continue à se juger, à se critiquer, à mal se parler. Mais pour autant, aujourd'hui, je fais des choses... Et je suis heureuse, en partie en tout cas. Mais voilà, ce que je voulais dire, c'est que parfois on agit, on crée, on s'engage, non pas parce qu'on s'aime, nous, profondément, mais parce qu'on est porté par autre chose. Ça peut être une envie de contribuer, une envie de protéger, d'aider, de transmettre, justement. En fait, l'amour de soi, je crois que c'est quand même... C'est pas toujours le moteur non plus. Parfois, ça peut être la colère, l'injustice, le désir... Juste le désir de deux sens. Évidemment, c'est bien quand c'est l'amour de soi. Mais voilà, c'est pas toujours le cas et c'est OK. Et aussi, parfois, ce n'est pas nous qui croyons en nous, ce sont les autres. Donc, évidemment que c'est chouette de transmettre la confiance en soi à sa fille. Mais voilà, il y a des fois aussi, c'est peut-être parce que nous, on va croire en elle, qu'elles vont aussi oser faire des choses. Ou parce que leurs amis vont croire en elle, etc. Donc, voilà, on peut ne pas toujours s'aimer, mais pour autant... Oser faire des choses et aussi être quand même heureuse parce qu'il y a autre chose qui nous remplit. Moi aujourd'hui, par exemple, ma fille me rend heureuse. Et pour autant, encore une fois, je sais qu'en termes de rapport à moi-même, j'ai une marge de progression importante. Mais voilà, il y a d'autres choses dans ma vie qui me rendent heureuse que de m'aimer. complètement telle que je suis. Je ne sais pas si je suis très claire, mais c'est important pour moi d'essayer d'amener cette nuance aussi. Mais néanmoins, avoir un rapport à soi qui est un peu abîmé, ça reste quand même souvent douloureux je trouve, ça abuse à petit feu, parce que se parler mal dans sa tête, se juger, se comparer, je trouve que ça finit quand même par peser lourd. Et c'est pour ça que moi j'ai envie de mettre de la conscience dessus, là dessus, surtout. toutes ces petites choses que je peux faire autrement, ou que mon compagnon peut faire autrement, ou qu'il y a deux, on peut faire autrement, pour aider ma fille à construire un rapport à soi qui est quand même plus soutenant, plus doux, et plus conscient. Parce qu'au fond, je pense aussi que parfois le simple fait de remarquer par exemple qu'on se parle mal, de se dire tiens là je suis dure avec moi, je pense que c'est déjà un pas énorme, parce que c'est vraiment déjà le début d'un autre dialogue intérieur. Alors, de quoi il s'agit plus précisément cette checklist de transmission et en particulier la partie rapport à soi ? Donc, la première sous-thématique pour moi qui est importante, c'est le soin, la confiance en soi et la sécurité intérieure. Donc, je vais prendre un petit peu de temps, même au risque de rallonger un peu ce podcast, de vraiment revenir sur la différence entre ces trois choses, parce que comme ça, ce sera plus facile à comprendre par la suite. Et puis, je trouve qu'en soi, c'est hyper important de savoir ça. donc la confiance en soi c'est Pour moi, la dimension de l'action, c'est comme ça que j'aime me le rappeler. La confiance en soi, c'est vraiment ce qu'on est capable de faire. Et c'est la petite voix intérieure qui dit, je peux essayer, je vais y arriver, et si je me trompe, si je n'y arrive pas, ce n'est pas grave. Et elle se construit surtout à travers l'expérience. Le fait d'essayer, d'échouer, de recommencer, de constater qu'on progresse. Et elle se manifeste par exemple quand une petite fille apprend à faire du vélo sans les petits trous, quand elle ose poser une question en classe, quand elle tente une nouvelle activité même si elle ne sait pas encore faire. C'est comme ça qu'elle se manifeste et qu'elle se construit surtout. L'estime de soi, c'est plutôt la dimension de la valeur. C'est ce qu'on pense de notre valeur. C'est la croyance profonde qu'on mérite. d'être aimée, même quand on se trompe, même quand on n'y arrive pas. Et ça va être important, parce que c'est ce qui va permettre à une petite fille de se dire « je suis importante, j'ai ma place, je vaux quelque chose » , sans devoir le prouver. Donc par exemple, ça se manifeste quand elle se félicite d'avoir essayé, même si ce n'était pas parfait. Ou quand elle ose dire ce qu'elle pense, même si tout le monde n'est pas d'accord. Ou quand elle se sent digne d'amour, même après une bêtise. Et enfin, la sécurité intérieure, on pourrait dire que c'est la dimension plutôt de l'être. Donc c'est encore plus profond, c'est cette sensation d'être en sécurité à l'intérieur de soi, même quand l'extérieur bouge. C'est un peu cette sensation que, quoi qu'il arrive, on va s'en sortir en fait. On va être capable, je ne sais pas, de traverser nos émotions, de rebondir, etc. Et en fait, elle se construit beaucoup à travers la relation d'attachement qu'on a avec nos parents, notre figure éducative, on va dire, principale. Et le fait, par exemple, qu'ils vont nous permettre... Par exemple, ils vont être... Ah, pardon. Elle se construit beaucoup à travers la relation d'attachement qu'on va construire avec ce qu'on appelle nos figures d'attachement, souvent c'est nos parents. Par exemple, quand un parent va nous autoriser à être en colère ou à se faire des choses, on va dire qu'il est en colère. ou à avoir des émotions, et qui va dire je suis là avec toi. Quand il nous apprend à respirer, à se recentrer après un gros chagrin, quand on sent qu'on peut se tromper sans perdre son amour. D'accord ? Ça c'est hyper important. Et si je devais résumer en fait, la confiance en soi c'est le je peux, les signes de soi c'est le je veux, et la sécurité intérieure c'est je suis en sécurité quoi qu'il arrive. Et vraiment les trois se nourrissent en fait ensemble, puisque quand on croit qu'on veut quelque chose, on va plus facilement oser agir. Et puis quand on agit, en plus on gagne en confiance. Et quand on se sent en sécurité, on nous agit aussi plus parce qu'on a l'espace pour essayer, pour échouer, pour recommencer. Alors comment on nourrit les signes de soin, la confiance en soi, la sécurité intérieure chez sa fille ? Déjà pour moi, ça veut vraiment dire de faire en sorte que Rose, elle s'aime profondément. Elle s'aime même quand elle fait une bêtise. elle s'aime même quand elle a conscience qu'elle a des défauts, même quand elle n'arrive pas à faire quelque chose. C'est aussi qu'elle a un rapport plutôt sain avec son corps, qu'elle le voit comme un allié, en tout cas qu'elle le critique le moins possible. Ça va être un peu difficile, mais il me semble, vu la société actuelle et comment on conditionne nos petites filles à vouloir être parfaites, notamment physiquement. Mais quand même, on va essayer. C'est qu'elle ose agir sans prouver, c'est à dire qu'elle ose agir parce qu'elle a envie d'agir, parce qu'elle a envie de faire quelque chose, que ça lui fait plaisir ou qu'elle veut peut-être progresser sur quelque chose, mais pour elle en fait, pas pour prouver quelque chose. Et qu'elle se sente libre d'être elle-même, de s'habiller comme elle veut, de crier si elle a envie de crier, de rigoler fort si elle a envie de rigoler fort. Alors crier si elle a envie de crier, évidemment, pas forcément partout. Mais vous voyez, ce que je veux dire en fait, c'est plutôt... Ouais, si elle fait un truc qui peut apparaître bizarre à un moment donné, mais qu'elle avait l'élan de faire ça, c'est ok. Donc par exemple, ça peut être de valoriser l'effort plus que le résultat. Soit parce que le résultat n'est pas là, justement, elle n'a pas réussi à faire quelque chose, mais on peut au moins lui dire que c'est super, déjà elle a essayé, qu'elle y a mis toute sa volonté, son énergie, son imagination. Et puis même quand le résultat est là, ça peut être chouette aussi de lui parler du process plus que du résultat. Donc c'est souvent cet exemple qu'on donne de ne pas forcément dire à son enfant qui nous montre son dessin, ah ouah, il est super beau, mais plutôt lui poser des questions sur, ah mais pourquoi tu as choisi telle couleur ou pourquoi tu as choisi de faire ça ? Voilà, vous voyez ? Aussi, ce qui est important, c'est de lui montrer un amour inconditionnel. Et ça, pour l'exemplifier, j'aime bien donner cet exemple où, quand notre enfant a fait une... une bêtise, ou il se trompe, ou il casse quelque chose, de lui dire que ce n'est pas grave, qu'on l'aime quand même. Moi, je dis souvent à Rose, je t'aime très fort, mais là, je dois quand même te dire que ça, ce n'est pas OK. Et puis, ça peut être aussi d'encourager les initiatives. Donc peut-être, quand elle a peur d'essayer quelque chose de nouveau, de lui dire, tu peux y aller à ton rythme. Moi, je crois en toi, en tout cas. Donc c'est pas du tout exhaustif, il y aurait plein d'autres choses, mais bon, c'est les choses qui me sont venues, que j'essaie en tout cas moi de pratiquer au quotidien. Et à l'inverse, ce qui va être hyper important pour cette catégorie-là, c'est d'éviter les critiques sur le physique, sur son physique, sur le sien évidemment, mais aussi sur le physique des autres. De la comparer aux autres, bien sûr, et aussi de lui mettre la pression à réussir. Donc voilà, par exemple, éviter des phrases comme « Regarde, ta copine, elle y arrive, elle » . Parfois, ce n'est pas facile. Moi, je me suis surprise dans ma tête à vouloir lui dire « Tu vois, ta copine Inès, elle est sage. » Ou lui dire « Faire un effort, ce n'est pas compliqué. » Parce que là, ça invalide ses difficultés. D'autres exemples, c'est peut-être « Tu es trop timide. » ou « Tu es trop brillant. » Ça, c'est un peu à force de dire, par exemple, à un enfant qui a tel ou tel trait de caractère, finalement, il peut finir par s'identifier. à ce trait de caractère et penser qu'il est timide, alors que peut-être qu'il est juste timide dans certaines situations. Et puis évidemment d'éviter de parler négativement de son propre corps devant elle. Par exemple de dire « j'ai les grosses, j'ai les testes de mes cuisses, j'ai une sale tête » . Parce que là, elle risque d'apprendre que le corps c'est un problème à corriger et pas justement un allié à habiter. Et des petites phrases que vous pouvez lui dire aussi pour nourrir l'estime de soi, ça peut être tu peux être fier de toi, j'aime passer du temps avec toi, ce n'est pas parce que tu t'es trompé que tu es nul, ce que tu penses compte. Pour nourrir la confiance en soi, ça peut être tu es capable d'y arriver, tu veux que je t'aide ou tu veux essayer seul ? Tu peux recommencer, je sais que tu vas y arriver, je te fais confiance, je crois en toi. Et pour nourrir la sécurité intérieure, c'est même quand tu es fâché, je t'aime. Tu peux me dire si tu n'as pas envie, je t'écouterai. Respire, on va trouver ensemble. Ou encore, tu as le droit de te tromper, je suis là. Donc, l'autre sous-thématique, c'est vraiment le discours interroge bien-vivant. Donc moi, j'ai vraiment envie que Rose, elle apprenne à bien se parler. Elle apprenne à bien se parler, en fait. Qu'elle soit, dans sa tête, un peu sa meilleure pote. Alors ça ne va pas être évident, mais voilà, je pense quand même qu'on peut faire quelque chose là-dessus, et notamment en modélisant un langage doux envers soi. Donc évidemment que si nous, devant elle, on se parle mal, par exemple parce qu'on a cassé un truc et on se dit « je suis vraiment nulle, j'ai encore cassé un truc » , ça ne va pas l'aider à elle-même à prendre, au contraire, à avoir plutôt un discours bienveillant dans sa tête, même quand elle fait des bêtises. Ça, c'est vraiment hyper important pour moi et je ne sais pas si vous avez conscience de la manière dont vous parlez. Ça peut être intéressant que vous, justement, vous preniez un petit pas de recul et que vous regardiez un petit peu au cours de votre journée comment vous vous parlez. mais si vous vous parlez mal je vous encourage à faire un travail par rapport à ça parce que c'est vraiment pas cool. Et puis surtout d'être vigilante à ce que c'est quelque chose que vous êtes en train de transmettre malgré vous à votre fille. Ensuite, il y a autre chose importante, c'est la connaissance de soi, le rapport à soi, c'est-à-dire aussi qu'elle sache identifier ses besoins, ses envies, ses forces, ses limites, ses qualités, ses défauts. Et donc ça, ça peut être de l'aider à nommer ses besoins, ses envies. De lui proposer des choix pour qu'elle apprenne justement à faire des choix en fonction de ce qu'elle, elle veut. Donc par exemple, moi je dis souvent à Rose, toi tu préfères quoi ? Qu'est-ce que tu veux toi ? T'as envie de jouer à quoi toi ? Voilà. Ensuite, il y a la régulation émotionnelle. Donc vraiment qu'elle apprenne à accueillir et gérer ses émotions et à calmer son système nerveux. Donc ça évidemment aujourd'hui elle est trop petite pour le faire par elle-même mais moi je pratique ce qu'on appelle la co-régulation émotionnelle. J'essaie de l'aider à réguler ses émotions en étant présente, en étant calme. Mais donc du coup c'est vraiment de lui dire que c'est ok aussi qu'elle a le droit d'être en colère, qu'elle a le droit de pleurer. Pas l'agrandir pour une émotion, pas essayer de la distraire systématiquement quand elle a une émotion. En par exemple lui donnant un truc à manger quoi. pour qu'elle apprenne qu'une émotion, c'est pas grave de ressentir une émotion, et que ça passe vite par soi-même, je ne sais pas si je peux le dire comme ça, quand simplement on accueille l'émotion. Ensuite, il y a aussi toute la partie sur le consentement à les limites. Donc c'est important pour moi que Rose apprenne à dire non, et surtout qu'elle comprenne qu'elle a toujours le droit de dire non concernant son corps. Donc ça c'est évidemment de ne pas forcer des bisous, des câlins. De lui dire par exemple tout simplement qu'elle a le droit de dire non. C'est pas grave si tu veux pas. Est-ce que tu es d'accord ? Est-ce que c'est ok ? Est-ce que je peux te faire un bisou pour être honnête ? aujourd'hui, j'en suis pas là, je lui fais des bisous quand j'ai envie de faire des bisous. Mais voilà, je me questionne, je me dis, mais peut-être qu'à un moment donné, quand elle va grandir, peut-être même déjà, ça serait mieux de lui demander si elle est OK que je lui fasse une attaque de bisous. Moi, j'appelle ça des attaques de bisous. J'avoue, je me questionne par rapport à ça. Donc si vous, vous avez une opinion, n'hésitez pas à me la partager. À partir de quand ? Parce que quand ils sont tout Au bébé, il me semble que je vais au contraire leur faire plein de bisous, c'est hyper sain pour eux. Mais voilà, à partir du moment où je me dis, moi, si là, d'un coup d'un seul, quelqu'un me faisait plein de bisous, même si c'était ma maman, est-ce que ça serait OK ? Donc voilà, en tout cas, se questionner aussi sur tout ça. Et puis, avant-dernière thématique, toujours en lien avec le rapport à soi, c'est l'autonomie et l'indépendance. Moi, par exemple, pour moi, ça veut vraiment dire que j'essaie de lui donner des responsabilités. Je la laisse essayer. Il se trouve que ma fille, elle veut faire tout toute seule, donc ce n'est pas très compliqué. Mais du coup, j'évite de faire à sa place, de lui dire qu'elle ne va pas y arriver. Parfois, je le fais. faire. Ça m'arrive encore de me dire... Je veux dire, mais là, c'est un peu compliqué, parce que quand elle veut faire les oeufs le matin, je lui fais déjà casser les oeufs, touiller les oeufs, mais maintenant, elle voudrait, elle-même, elle n'a même pas deux ans et demi, faire les oeufs brouiller. C'est un peu dangereux, quand même, c'est un peu chaud, tout ça, tout ça. Donc, voilà, j'en suis pas encore à l'étape de le laisser faire. Donc, ça m'arrive de lui dire, non, ça va être trop compliqué pour toi. Peut-être qu'il faudrait que je trouve une autre formule. Mais bon, en général, j'essaie quand même de la laisser faire par elle-même et de lui dire justement qu'elle peut le faire toute seule, qu'elle est sans doute capable de le faire toute seule, etc. Et enfin, derrière... dernière thématique que j'ai nommée, liberté d'évoluer, ça veut dire quoi pour moi ? Ça veut dire que elle a le droit d'essayer d'échouer, de changer et en fait, je veux vraiment qu'elle comprenne que c'est complètement ok, parce que c'est vraiment pas un truc qu'on leur apprend à l'école. Au contraire, rater à l'école, c'est une catastrophe, t'as zéro. C'est noté, c'est évalué, donc c'est jamais évalué dans un bon sens le fait de rater. Donc ça va être de valoriser ses essais, de normaliser l'échec, tout simplement. de montrer aussi ses propres échecs, ses propres changements de cap et de dédramatiser les erreurs. Mais j'espère surtout que ça vous a mieux compris ce que je voulais dire par le rapport à soi, qu'est-ce qui comptait pour moi, qu'est-ce qui était important pour moi. Et peut-être que là-dedans, il y a des choses qui vont résonner avec vous, avec votre propre expérience et avec ce que vous, du coup, vous avez envie de transmettre, ce sur quoi vous avez envie d'être vigilante. N'hésitez pas à prendre un petit peu de temps. Je sais que ça peut paraître intimidant comme exercice, mais à prendre un peu de temps pour poser tout ça sur un papier, parce que vous allez voir qu'après, une fois que c'est posé, vous allez vous sentir mieux, je pense. En tout cas, si c'est quelque chose qui vous trotte un peu dans la tête et qui devient presque une charge mentale. Et puis aussi, je rappelle, zéro pression. Vous faites ce que vous pouvez. Et encore une fois, vos filles, elles n'ont pas besoin de mère parfaite. Elles ont besoin de mère qui essaye aussi de prendre soin d'elles et qui mette un peu de conscience sur leur propre rapport à elles et sur ce qu'elles transmettent aussi à leurs filles, notamment sur cet aspect-là. Donc voilà. A bientôt pour un nouvel épisode ! C'est déjà la fin de cet épisode, j'espère qu'il t'a plu et surtout qu'il t'a donné envie de réveiller un petit grain de rébellion en toi et de révéler celui de ta fille. Si tu penses qu'il pourrait inspirer une autre maman autour de toi, partage-le lui, et si tu veux me donner un coup de pouce pour faire grandir cette démarche, tu peux laisser 5 étoiles et un petit mot doux, ça compte énormément. A très vite !