- Speaker #0
Il faut savoir que les enfants, ils perçoivent les différences entre les genres dès 2-3 ans. Donc c'est hyper tôt, mais déjà à cet âge-là, ils identifient ce qui est fille d'un côté, ce qui est garçon de l'autre, à travers notamment les jouets qu'on a à disposition, les vêtements, l'observation aussi qu'ils font des adultes autour d'eux. Et c'est vers 4-5 ans qu'il se passe un truc très fascinant. On entre dans ce qu'on appelle le pic d'expression du genre, tu vois. C'est le moment où l'enfant, il va venir repérer le groupe auquel il appartient. Et il va chercher à s'y conformer. Et parfois de manière hyper rigide, tu vois. C'est-à-dire que si, par exemple, un garçon, il adorait son t-shirt rose, qu'il le mettait tous les jours, et bien soudainement, il peut refuser de le mettre, tu vois. Une petite fille qui n'a jamais regardé de film de princesse, va commencer à en réclamer. C'est pas parce qu'ils ont changé biologiquement, pardon, c'est parce qu'ils s'identifient à leur groupe et ils veulent donc adopter les codes, tu vois. Et c'est exactement à ce moment-là que le piège se referme sur les adultes, en fait. Parce qu'il y a beaucoup de parents notamment qui en déduisent que les comportements sont innés, ils sont biologiques, etc. Alors qu'en fait, ça veut juste dire que l'enfant, il est en train de se socialiser,
- Speaker #1
quoi. Moi c'est Alexandra, maman de Rose, une petite tornade de presque deux ans et demi, à l'énergie débordante et au caractère bien trempé. Et tu sais quoi ? Même si ce n'est pas toujours de tout repos, savoir sortir ses épines, c'est vraiment tout ce que je lui souhaite. Alors j'ai créé ce podcast pour moi et pour tous les gens qui me suivent. toutes les mamans qui veulent élever leur fille autrement. Pas sage, pas modèle, pas gentille à tout prix, mais confiante, libre d'être elle-même et bien dans leur basket. Des petites filles qui savent et sauront plus tard dire non, poser leurs limites, s'aimer telles qu'elles sont, qui n'auront pas peur d'essayer d'échouer et qui sauront se faire occuper. reconnaître à leur juste valeur. Alors ici, on va démonter les injonctions, les stéréotypes et tous ces vieux réflexes qu'on pensait normaux. Tu sais, les fameux « t'es pas belle quand tu fais la tête » . On va parler d'estime de soi, de confiance, de rapport au corps, aux émotions. On va parler de nos filles, mais aussi de nous. Parce qu'éduquer autrement, ça commence souvent par se libérer soi-même. Alors au fil des épisodes, je te partagerai des réflexions incarnées, des clés concrètes et des voix d'experts. Et surtout, une grande dose de soutien et de déculpabilisation. Parce que nous aussi, on mérite mieux. mieux qu'être sage. Alors, prête à bousculer les règles ? Hello Marion !
- Speaker #0
Hello !
- Speaker #1
Bienvenue sur le podcast Passage.
- Speaker #0
Merci, merci de m'accueillir.
- Speaker #1
Je suis trop contente de t'avoir aujourd'hui, parce que je vais te laisser te présenter dans un instant, mais moi j'avais envie un peu de t'appeler comme la reine de la répartie, parce que ça fait quand même partie de ton travail, c'est une grande partie de ton travail que de... d'enseigner aux adultes, aux enfants à avoir une meilleure répartie face aux remarques sexistes, aux stéréotypes de gens auxquels ils ou elles peuvent faire face. Et je me dis, en tant que maman, qui élève ma fille un peu différemment que j'ai pu être éduquée, j'ai, voilà, comme mes abonnés, pas mal de remarques de mes proches. Et je sais que ma fille va aussi être confrontée à toutes ces remarques sexistes, etc. Et donc, je me dis vraiment, la répartie, c'est un super pouvoir. Et donc, je suis trop contente de t'avoir aujourd'hui avec nous parce que c'est... Voilà, vraiment le cœur de ton travail. Et en plus, on va bien s'amuser parce qu'on a prévu un petit exercice où tu vas nous sortir tes meilleurs punchlines.
- Speaker #0
On va essayer.
- Speaker #1
Donc voilà, merci énormément d'être là. Je te laisse te présenter, puis après, on rentre dans le vif du sujet.
- Speaker #0
Bien sûr. Eh bien, moi, je suis Marion. Je tiens le compte Punchlinette depuis plus de 7 ans maintenant, même, je crois, 8 ans. Au début, ça partait d'une bonne intention qui était juste, comme tu disais, proposer des petites punchlines Pour répondre au sexisme ordinaire, tu vois, à toutes ces remarques auxquelles on peut se confronter dans la vie de tous les jours. Et ce projet, il est né parce que je donnais des sensibilisations dans les collèges et les lycées en Ile-de-France, sur les enjeux notamment de l'égalité femmes-hommes. Et je m'étais rendue compte qu'il n'y avait pas d'outil comme ça qui existait, tu vois, pour nourrir un peu la boîte à outils du langage, etc., pour les jeunes. Et c'est d'ailleurs pour ça que... Tu vois, j'avais adopté un tone of voice, enfin ce ton un peu sarcastique, un peu décalé, avec un langage assez jeune pour que les jeunes générations puissent s'y retrouver. Et petit à petit, le projet a évolué, moi j'ai aussi évolué, je suis devenue maman, enfin il y a eu plein de choses qui se sont passées dans ma vie, et je me suis spécialisée notamment sur tous ces enjeux de la communication interpersonnelle, mais aussi sur tous les sujets liés au sexisme ordinaire et à l'éducation sexuelle. et du coup j'ai arrivé je suis arrivée à donner cette rubrique au projet pour pouvoir pas seulement aider les adultes de demain mais aussi aider les parents aider les enfants à se confronter en fait à tous ces sujets là au quotidien et savoir en parler de manière sans cliché, sans tabou comme je dis d'habitude aux parents que j'accompagne donc voilà
- Speaker #1
Et tu fais ça de manière hyper généreuse, on en reparlera à la fin de l'interview, mais tu partages plein d'outils, notamment gratuits ou à des prix hyper accessibles. Je viens de découvrir que tu avais tout un guide gratuit avec plein de répartis justement. Donc voilà, on en reparlera à la fin, mais merci pour ton travail parce que tu le fais aussi de manière très généreuse. Alors déjà, essayons de comprendre ce que sont les stéréotypes de genre parce qu'il y a encore beaucoup de personnes qui pensent que les différences entre filles et garçons sont naturelles. Et l'autre jour, tu réagissais à un article que moi-même j'avais vu passer et heureusement que tu as réagi parce que c'était un média. que moi je suis, et d'habitude, je trouve leur contenu hyper pertinent, et donc qui expliquait que le cerveau des petits garçons était différent de celui des petites filles, et que ça pouvait expliquer certains comportements, et vraiment, sur le moment, je me suis dit, ah ouais, peut-être, finalement...
- Speaker #0
Ouais, on arrive à tout.
- Speaker #1
Et puis, heureusement, ensuite, tu es venue rétablir un petit peu la vérité. Donc, est-ce que tu peux nous dire, déjà, qu'est-ce qui relève vraiment de la biologie, si tant est qu'il y a quelque chose qui relève de la biologie, et qu'est-ce qui relève surtout de la socialisation ? Et ce qui relève de la socialisation, en fait,
- Speaker #0
à partir de quel âge ça a déjà un impact c'est à dire à partir de quel âge les stéréotypes arrivent tôt dans la vie des enfants c'est une très bonne question merci de la poser alors déjà pour commencer je pense qu'on a tous et toutes des idées reçues là dessus moi la première je pense avant de me former sur la question et en fait je pense c'est même pas je pense c'est qu'il faut distinguer deux choses qu'on mélange souvent il y a le sexe d'un côté et le genre tu parlais tout à l'heure de biologie et de socialisation c'est exactement ça Le sexe, tu vois, c'est quelque chose de biologique, c'est tout ce qui fait référence aux chromosomes, aux organes, aux hormones. Alors que le genre, lui, c'est une construction sociale, tu vois, ce sont toutes les attentes, les rôles ou les comportements qu'on va attendre ou qu'on va attribuer aux filles et aux garçons de part et d'autre, tu vois. Et en fait, c'est différent selon la culture dans laquelle on vit. Et la meilleure preuve que c'est une construction sociale, c'est que justement, tu vois, ces attentes, elles varient en fonction des époques, tu vois. Donc, ce n'est pas la biologie qui dicte. qu'une fille doit être douce ou sage, c'est la société vraiment qui transmet ça, et notamment à travers l'éducation qu'on va venir donner à nos enfants. Et sur la question du cerveau, tu en parlais tout à l'heure, les études qui concluent à ces différences significatives entre les cerveaux masculins d'une part et féminins d'autre part, elles sont hyper contestées scientifiquement quand on regarde de près. Et ce qu'on observe surtout, et c'est ce que je disais quand j'ai déconstruit le poste, c'est qu'on repère des cerveaux qui s'adaptent à l'environnement. Donc si on élève un enfant en lui répétant qu'il est fort ou qu'elle est sensible, le cerveau va intégrer ça. Et c'est ça qu'on appelle la plasticité cérébrale. C'est pas la biologie qui va créer le comportement, c'est vraiment le comportement qui est induit par la socialisation qui va finir par modifier le cerveau a posteriori.
- Speaker #1
On a quand même vraiment tendance à sous-estimer à partir de quel âge ça arrive. Toi, tu dirais que ça commence à avoir ses effets à partir de quel âge ?
- Speaker #0
Ouais, et ça, je pense que c'est une information qui est hyper capitale et tu vois, elle surprend beaucoup les parents quand je leur en parle dans les formations. C'est que dans un premier temps, il faut savoir que les enfants, ils perçoivent les différences entre les genres dès 2-3 ans. Donc c'est hyper tôt, mais déjà à cet âge-là, ils identifient ce qui est fille d'un côté, ce qui est garçon de l'autre, à travers notamment les jouets qu'on a à disposition, les vêtements, l'observation aussi qu'ils font des adultes autour d'eux. Et c'est vers 4-5 ans qu'il se passe un truc très fascinant. On entre dans ce qu'on appelle le pic d'expression du genre. C'est le moment où l'enfant va venir repérer le groupe auquel il appartient et il va chercher à s'y conformer. Et parfois de manière hyper rigide. C'est-à-dire que si par exemple un garçon, il adorait son t-shirt rose, qu'il le mettait tous les jours, soudainement il peut refuser de le mettre. Une petite fille qui n'a jamais regardé de film de princesse va commencer à en réclamer. C'est pas parce qu'ils ont changé biologiquement, pardon, c'est parce qu'ils s'identifient à leur groupe et ils veulent donc adopter les codes, tu vois. Et c'est exactement à ce moment-là que le piège, il se referme sur les adultes, en fait. Parce qu'il y a beaucoup de parents, notamment, qui en déduisent que les comportements sont innés, ils sont biologiques, etc., alors qu'en fait, ça veut juste dire que l'enfant, il est en train de se socialiser, quoi. Et ce qui est encore plus insidieux, tu vois, c'est que nous, les adultes, on alimente ce processus, tu vois, au quotidien. à travers notamment les biens conscients qu'on peut avoir ou à travers les attentes implicites. On a des automatismes mentaux qui se forment à partir de ces stéréotypes de genre que nous-mêmes on a intériorisés parce qu'on a été des enfants à un moment donné et qu'on a grandi avec ça. Mais par exemple, si je pense inconsciemment que ma fille est moins douée en maths parce que c'est une fille, moi je vais peut-être être moins à même de l'encourager dans cette matière. Et à force, elle va moins essayer, elle va moins persévérer. Et elle va finir par développer moins de compétences. Et ça, c'est ce qu'on appelle une prophétie autoréalisatrice, tu vois. Je crois que ça va arriver, donc... je fais des actions qui font que ça arrive, tout simplement. Et ce qui est important de comprendre, c'est qu'on a tous et toutes ces biais. Même moi, j'en ai encore. On n'est pas parfait. Ce n'est pas une question de mauvaise volonté non plus. C'est le résultat de tout ce qu'on a absorbé. Et la bonne nouvelle, c'est toujours ce que je dis aux adultes et aux parents, c'est qu'on peut en prendre conscience. Et une fois qu'on le fait, on peut déjà commencer à décrypter, puis à désamorcer. En fait,
- Speaker #1
quand je t'entends, je dis quand même... quand même deux forces contradicteurs en moi. Il y a celle qui se dit, bon, alors clairement, il faut que je commence tôt. Tu vois ? Il faut que je commence tôt. Il faut que je me prépare aussi à ce tournant des 4-5 ans. Qu'est-ce que je vais lui dire, etc. quand elle va vouloir commencer à s'habiller qu'en rose. Ma fille s'appelle Rose en plus. Et en même temps, un peu de découragement, tu vois, de me dire, oh là là, mais il faut pas recommencer. De toute façon, moi, je peux faire ça à la maison et c'est souvent une remarque que me font mes abonnés. C'est en gros, moi, je veux bien essayer à la maison, mais de toute façon, elles vont rencontrer ces stéréotypes à l'école, dans la société. Et ce que cherchait Alvin Moffi dans les stéréotypes, c'est quand même pas un peu une bataille perdue d'avance.
- Speaker #0
Non, pas du tout. Je vais te dire pourquoi. En fait, je vais utiliser une métaphore qui est hyper parlante, mais c'est pas parce que l'environnement est saturé de messages genrés qu'on doit baisser les bras, tu vois. Oui, les stéréotypes sont partout, mais c'est un peu comme la poussière ou les mauvaises herbes. Ça pousse partout, ça se met partout dans la maison, mais ça veut pas dire qu'on les laisse envahir le salon ou le jardin, quoi, tu vois. En fait, ce qu'on sait surtout, c'est que les enfants, ils désirent ou ils veulent que ce qu'ils connaissent. Donc, un enfant, il ne peut pas choisir, il ne peut pas imaginer quelque chose qu'on ne lui a jamais montré. Donc, le premier levier qu'on a en tant qu'adulte et en tant que parent, c'est justement d'élargir le champ des possibles. Je pense notamment à la diversification des jouets, des activités, des modèles, des vêtements qu'on peut leur proposer. Ce n'est pas en venant interdire ou imposer quelque chose, mais c'est plutôt en ouvrant des portes. Et ensuite, il y a un deuxième levier qu'on peut utiliser, c'est l'éducation émotionnelle. Je pense qu'on ne le répète pas assez, mais les filles et les garçons, ils ne sont pas élevés de la même façon sur ce plan-là. On va autoriser la colère chez les garçons, les larmes chez les filles, etc. Et parfois, même dès les premiers mois de vie. Donc en fait, le résultat à la fin, c'est que les garçons vont venir grandir avec une palette émotionnelle qui est hyper réduite et les filles avec une charge émotionnelle qui est énorme. Donc ça, ce n'est pas non plus perdu d'avance. C'est juste que nous, en tant qu'adultes, on va venir rééquilibrer la balance. Ça va passer par des mots simples, tu vois, pas dire à un garçon « ah, ne pleure pas » ou laisser exprimer la colère chez une fille, tu vois, sans lui dire que « ah, t'es pas jolie quand tu boudes » ou des choses comme ça. Et surtout par notre propre exemple, tu vois, si nous, en tant que parents, on ne pleure pas devant nos enfants ou on ne se met pas en colère ou on n'explique pas pourquoi, ben ça va être compliqué parce qu'en fait, on ne va pas réussir à leur montrer que toutes les émotions sont légitimes, tu vois, par exemple, notamment aux petites filles.
- Speaker #1
En fait, la métaphore que tu as partagée, elle me parle beaucoup. En fait, on ne va pas se laisser envahir par de mauvaises herbes, comme tu dis. Donc, on va y aller étape par étape et on va essayer de défricher tout ça. Et puis, en fait, je pense qu'il faut aussi faire confiance à nos filles. C'est-à-dire que nous, on entame un travail et ça va faire un peu, j'espère, effet boule de nez. C'est-à-dire que nos filles, elles vont forcément, à un moment donné, par elles-mêmes, continuer ce travail-là. Rassurez-vous, je ne vais pas tout porter sur mes épaules.
- Speaker #0
Je pense qu'il y a un truc, ça passe aussi, ça me vient en tête là, mais ça va passer par ce qu'on leur dit, ça va passer par ce qu'on leur montre aussi. Et je pense aux médias, les médias qui sont partout aussi dans l'environnement de nos enfants. On ne va pas supprimer un dessin animé, je pense notamment au Disney ou des choses comme ça, on ne va pas supprimer ça, ce n'est pas l'objectif. Mais par contre, on peut apprendre aux enfants à regarder avec un œil plus critique. On peut leur poser des questions, on peut leur demander, ah, si Blanche Neige, c'était un garçon ? Qu'est-ce que ça changerait ? Tu vois, des choses comme ça. Et ça, c'est déjà commencer à planter des graines. En fait, c'est vraiment dans la conversation qu'on va avoir avec nos enfants. Donc, on ne s'est pas perdu d'avance. Ça demande juste de la conscience et de la constance, tu vois, pas de la perfection.
- Speaker #1
Ok, trop bien. Alors, je le disais en intro, donc dans tout travail, tu accordes beaucoup d'importance au langage parce que tu expliques que beaucoup de stéréotypes passent par les mots que l'on utilise, parfois même sans s'en rendre compte. Et donc, tu encourages les adultes et les enfants à préparer des punchlines. Pour répondre à certaines remarques sexistes ou stéréotypes. Donc moi, j'ai demandé à mes abonnés de proposer des punchlines pour répondre à certaines phrases. Et je voudrais qu'ils nous disent ce que tu en penses, si tu les valides ou si tu ferais un peu différemment. Donc la première, c'était si on dit par exemple à notre fille, tu t'habilles comme un garçon, qu'est-ce qu'on pourrait lui apprendre à répondre ? Donc il y a une abonnée qui m'a dit, et alors ? Tu vois, simple, basique pour ceux qui ont la référence. Et alors, tout simplement. Ou alors... je m'habille comme ça me plaît et ma tenue ne me définit pas t'en penses quoi de ces deux réponses ? je les trouve super ah ouais ? j'en ai beaucoup je les trouve super je les trouve super je les trouve super je les trouve super je les trouve super je les trouve super je les trouve super je les trouve super je les trouve super je les trouve super
- Speaker #0
La phrase « tu t'habilles comme un garçon » , je ne la valide pas du tout, mais les punchlines, elles sont cool parce qu'en fait, ça met en valeur l'assertivité de l'enfant. Alors, je ne suis pas sûre que la deuxième, ça soit un vocabulaire que l'enfant ne définit pas. Ça me fait penser plutôt à une phrase d'adulte, mais c'est vrai que je pense qu'en tout cas, l'idée derrière, c'est d'enseigner que le vêtement, ça ne définit pas la personne. Donc, je m'habille comme je veux ou je m'habille comme un humain. Tu vois, ça déplace un peu le curseur et c'est bien, c'est utile. Ça fait pas référence au genre, tu vois. Ça rappelle que, bah ouais, les vêtements, ils ont aussi des fonctions, tu vois. Ils ont des couleurs, ils ont des matières. Donc, on peut faire référence à tout ça, tu vois. Nous, on est juste des porteurs, tu vois. On n'est pas un garçon.
- Speaker #1
Et tu vois, là, je regarde parce que j'ai de nouvelles réponses qui sont arrivées parce que j'ai fait ça avant l'interview. Il y a « Je préfère m'habiller comme un garçon que penser comme un ou une con ou conne. » Est-ce que ça a conseillé ça ?
- Speaker #0
Alors, je suis assez mitigée parce que... Dans mes réparties, je conseille toujours de ne pas utiliser l'insulte. Parce que, tu vois, moi, je conseille d'utiliser des formes d'humour. Donc, tu peux avoir l'ironie, le sarcasme, l'absurde, toutes ces catégories-là d'humour. C'est vrai que la ligne, elle est fine avec le sarcasme, notamment parce qu'il suffit d'un mot et tu peux directement passer dans l'attaque. Donc, c'est à utiliser avec modération. Mais des insultes, comme tu viens de le dire, con, conne et j'en passe, en général, là, ça te fait basculer de l'autre côté. Et autant qu'on en soufflait. la punchline. Donc, je conseille, tu peux utiliser le sarcasme mais pas utiliser les insultes, c'est mieux.
- Speaker #1
Ok. Alors, une autre phrase, le vernis, c'est pour les filles. Donc là, j'ai eu comme réponse et pour les garçons aussi, tout simplement. Oui. Une que je trouve assez drôle, c'est mon papa en met, lui.
- Speaker #0
Ah, j'adore.
- Speaker #1
Et le vernis, c'est pour tout le monde. Oui.
- Speaker #0
Alors là, j'ai deux petites punchlines qui me viennent en tête, même si celles de ta communauté sont super. Il y en a une que j'adore, c'est le vernis, c'est pour les ongles. Tu vois, ça ramène à la fonctionnalité du vernis, en fait. Et il y en a une autre qui fait plutôt appel à tout ce que j'expliquais au début du podcast, c'est-à-dire que les normes de genre, etc., elles sont mouvantes en fonction des cultures et des contextes et des époques. Et on peut répondre, ah bon, pourtant, les footballeurs brésiliens en portent aussi, et les rockeurs aussi, tu vois.
- Speaker #1
ce qui est vrai aussi donc et là je pense que c'est cool de donner des rôles modèles comme cela aux enfants qui disent ah oui c'est vrai des rockeurs des chanteurs des gens comme toi et moi en fait qui portent du vernis quoi et ça ça ouvre le champ des possibles donc c'est cool aussi quoi trop bien alors la prochaine c'est le foot c'est pour les garçons donc là j'ai eu qu'est-ce qui te fait dire ça il n'y a pas d'équipe de France féminine en foot ensuite j'ai eu il faut un pénis pour courir après un ballon non on se casse hein et pas besoin d'être un garçon pour savoir courir après un ballon.
- Speaker #0
C'est pas mal, c'est pas mal. Moi, une qui me vient en tête, c'est le foot, c'est pour ceux qui aiment le ballon ou ceux qui aiment jouer au ballon parce qu'encore une fois, on ramène au factuel. Et après, je pense qu'on peut aussi formuler des répartis avec des références communes. Tu vois, par exemple, je pense à Wendy Renard dans l'équipe de France féminine. On peut dire, ah bon, et alors, Wendy Renard, c'est qui ? Enfin, tu vois, genre... essayer un peu de semer le doute, c'est pas mal aussi.
- Speaker #1
Ouais, donc tu dis quand même de prendre des vraies références qui existent.
- Speaker #0
J'adore faire ça dans la répartie, et d'ailleurs, je pense que je conseille toujours de faire ça, parce que quand tu viens, quand tu alimentes un peu, tu vois ton dictionnaire d'expressions françaises, d'expressions populaires, de chansons, d'expressions tirées de films, de citations, etc., même des fois homonymes, synonymes, ou références, comme je viens de le citer. ça, ça te donne beaucoup plus d'éléments après pour créer des répartis. Parce que comme ça fait appel, tu vois, à des choses dont tout le monde connaît, le message, il est plus facilement passé, en fait.
- Speaker #1
Trop bien. Allez, une petite dernière pour la route. Donc, c'est une coupe de cheveux pour garçons. Pardon, c'est une coupe de cheveux de garçons. Donc, j'ai juste, j'en ai une réponse. C'est la coupe de cheveux que j'ai choisie.
- Speaker #0
Moi, j'aime bien, dans ce cas de figure, faire encore une fois appel aux références communes. Tu peux parler de Louis XVI, qui portait des boucles longues et des talons. J'aime bien aussi associer les deux. Donc, à voir comment formuler cette répartie-là. Mais ça peut être cool de mentionner, par exemple, des hommes qui ont eu les cheveux longs à un moment donné. Et si on veut revenir un peu dans le présent, on peut citer, par exemple, les chanteurs masculins ou les rappeurs masculins de nos jours qui se baladent avec la crinière jusqu'aux épaules. je pense à SCH, RILES et compagnie. Donc, tu peux formuler aussi des réparties à partir de cette culture populaire-là.
- Speaker #1
D'accord. Trop bien. Alors, il y a les stéréotypes de genre, puis il y a les injonctions du type « Sois sage, sois gentil » qu'on n'aime pas trop ici, dans ce podcast. Et moi, ce que j'ai remarqué, c'est que parfois, tu en décides d'arrêter de dire ces injonctions. Donc moi, vraiment, je ne veux plus dire à ma fille « Sois sage, sois gentil » . Mais le problème, c'est que je ne suis pas préparée à quoi dire à la place dans certaines situations. Par exemple, tu vois, j'ai quand même envie de lui dire... C'était plutôt mon conjoint, en fait, qui parfois, on va lui dire, tu seras sage avec maman. Parce que je ne sais pas, il s'en va quelques jours. Et je pense qu'il sait que c'est quelque chose que moi, je n'ai pas envie qu'on véhicule. Mais je pense qu'il ne sait pas quoi dire à la place, tu vois. Et moi, je me suis retrouvée dans une situation où je me dis, mais attends, qu'est-ce que je dis à la place ? Donc toi, ce que tu proposes, c'est préparer aussi des phrases de remplacement pour ces injonctions. Donc, est-ce que tu pourrais nous aider avec quelques exemples très concrets ? J'ai préparé quelques injonctions. Donc, j'ai par exemple, tiens-toi bien.
- Speaker #0
Ouais. Tiens-toi bien ? Qu'est-ce que ça veut dire exactement, tiens-toi bien ? C'est une question de posture à table. C'est vrai que là, je n'ai pas le contexte, mais en tout cas, si c'est le cas, tu peux dire rapproche-toi de la table. Si c'est dans un contexte social, tu peux dire on est chez quelqu'un, on fait attention aux affaires. Tu donnes du contexte, en fait. et je pense que le fait de nommer le comportement concret ça te permet de sortir du flou C'est pas une posture globale qui dit que son corps doit rester sous contrôle en permanence, genre je me tiens bien, je sais pas.
- Speaker #1
Ah ouais.
- Speaker #0
Je pense que c'est plus concret en tout cas de faire comme ça.
- Speaker #1
D'accord, trop bien. T'as une robe, tu vas pas grimper aux arbres quand même ?
- Speaker #0
Alors là, celle-là, je la retourne complètement, non. Effectivement, la solution c'est pas de l'empêcher de grimper aux arbres, c'est peut-être aussi de repenser la tenue, donc si elle veut grimper, elle grimpe. On peut lui mettre un short sous la robe, on choisit des vêtements dans lesquels elle peut bouger, etc. Donc si l'idée, c'est le vêtement en tout cas, on peut lui dire est-ce que tu es à l'aise, est-ce que tu as besoin d'aide ? Mais pas en tout cas la contrainte de monter aux arbres. Ce n'est pas la robe qui décide de ce qu'elle peut faire.
- Speaker #1
Ok. Alors les noeuds préférés, bien sûr, sois sage.
- Speaker #0
Alors celle-là, c'est hyper flou, c'est hyper genré. C'est vrai qu'on le dit beaucoup plus aux filles qu'aux garçons. Et derrière cette phrase, quand on y réfléchit, ce qu'on veut dire en réalité, c'est quelque chose de très concret. Donc autant le dire concrètement. Sois sage. À la place, tu peux dire par exemple, on va rentrer dans un endroit calme, j'ai besoin que tu parles doucement. Tu peux dire, oui, je sais que c'est long d'attendre, tu peux prendre un livre. Et ça rappelle la réponse que je te donnais pour le tiens-toi bien, c'est-à-dire nommer des choses concrètes, donner du contexte en fait, plutôt que des... des consignes ou des ordres flous. Et je pense que c'est un travail de longue haleine, mais remplacer ces injonctions vagues par des informations claires, ça évite de faire de la sagesse une qualité féminine.
- Speaker #1
Du coup, j'imagine que « Sois gentil » , c'est pareil, tu rentrerais dans le concret de ce que tu veux vraiment lui demander.
- Speaker #0
Oui, exactement. C'est le même problème avec cette phrase. C'est qu'avec cette phrase, on a la gentillesse qui vient comme obligation permanente. donc à la place tu peux dire par exemple tu peux partager si tu en as envie ou si tu veux pas faire ça t'as le droit de dire non même si c'est avec des gens de la famille en fait je pense qu'il faut apprendre aux filles qu'elles ont le droit de pas être gentilles sur commande et
- Speaker #1
ça ça leur apprend déjà à poser des limites et ça ça les protège ok trop bien merci beaucoup moi par contre j'avais un petit partage à te faire c'est que comme je l'ai dit on évite de dire à ma fille soit sage soit gentille Mais elle l'a quand même appris. Elle a quand même entendu ses injonctions ailleurs puisque l'autre jour, il y a les dix derniers jours, elle m'a répété plusieurs fois « Maman, t'as vu ? J'ai été sage, j'ai été gentille. » En plus, elle a dit les deux pour m'achever. Elle dit les deux dans la phrase. Elle dit « J'ai été sage, j'ai été gentille, j'ai pas pleuré. » Donc en parlant du fait que le matin, parce qu'elle est rentrée à l'école en janvier et tout au moins le janvier, elle pleurait le matin au moment de la séparation. Donc là, vous voulez dire ? Maman, j'ai été sage, j'ai été gentille, je ne vais pas pleurer. Donc là, elle a tout dit pour m'achever parce que moi, justement, j'essaie de lui apprendre que c'est OK de pleurer. Et donc, mon premier réflexe, ça a été vraiment de lui dire « Non mais Rose, tu sais, tu as le droit de pleurer. Et puis Rose, tu sais, tu as le droit de ne pas être sage et de ne pas être gentille. » Et ensuite, je me suis rendue compte que peut-être que je passais à côté du truc parce que je... En fait, pour être honnête, je ne sais pas si quand elle le dit, c'est parce qu'elle veut me montrer qu'elle est une gentille fille, tu vois, elle veut mon approbation. ou simplement elle était fière d'elle de ne pas avoir pleuré. Donc ma question pour toi c'est, toi comment tu répondrais dans ce cas de figure là ? Et grosso modo comment on peut peut-être accueillir la fierté de notre fille mais tout en lui rappelant qu'elle a le droit aussi d'être en colère, de pleurer, de ne pas toujours être sage ou gentil ?
- Speaker #0
Ouais, c'est hyper pertinent parce que moi aussi je le vis au quotidien, donc je veux aussi te répondre en tant que maman et pas seulement en tant que formatrice, tu vois. En fait, ce qu'elle fait ta fille dans ces moments-là, c'est qu'elle te montre qu'elle a compris ce qu'on attendait d'elle, tu vois, soit gentille, pas de larmes, etc. C'est exactement les étiquettes qu'on colle aux petites filles depuis la nuit des temps, quoi, tu vois. Et le fait qu'elle soit fière, c'est la preuve que le message, il est passé, en fait. Pas parce que toi, tu l'as dit explicitement, mais parce que c'est dans l'air. C'est partout autour d'elle, etc. Peut-être à l'école, à la famille, etc. Donc non, moi je te conseillerais de ne pas dévaloriser sa fierté. Jamais d'ailleurs, mais tu peux l'accueillir. Tu vois, tu peux lui dire je vois que t'es fière de toi, c'est super. Et après, l'idée en tant qu'adulte, c'est de réussir à déplacer doucement le curseur. Tu vois, pas sur ce qu'elle a été, c'est-à-dire sage ou gentil, mais plutôt sur ce qu'elle a fait. Tu vois, ce qu'elle a ressenti, ce qu'elle a traversé aussi. Peut-être que c'était compliqué, tu vois. Donc tu peux lui dire... Je vois que t'as géré une situation difficile et ça demande beaucoup de force, donc bravo, tu vois. Et puis, si l'occasion, elle se présente, alors peut-être pas forcément dans ce moment-là, plutôt dans un moment calme, tu vois, tu peux planter une graine. Tu peux lui rappeler effectivement ce que tu faisais, enfin, ce que tu fais déjà, d'ailleurs, je crois. C'est que pleurer, ça arrive à tout le monde. Moi aussi, à maman, ça lui arrive de pleurer. C'est pas être faible, c'est juste que c'est une émotion qui cherche à sortir. Tu vois, tu remets des mots sur... Peut-être comment fonctionnent les émotions dans le corps, etc. Et le fait de venir normaliser tes émotions devant elle, tu vois, si t'es triste, tu lui dis. Si t'es en colère, tu lui dis aussi. Là, ça va venir montrer comment toi, tu les gères. Tu vois ? Parce qu'une petite fille qui voit sa maman ou son parent exprimer ses émotions sans honte, ça lui apprend aussi que c'est permis, tu vois ? Et que ça ne la rend pas moins bien. Tu peux lui dire, « Maman, elle est moins belle quand elle pleure. » Ou des choses comme ça. Et ça lui apprend que, effectivement, sa valeur, elle ne dépend pas du fait d'être calme. Donc, l'objectif, c'est... c'est pas qu'elle arrête d'être fière, c'est qu'elle soit fière pour les bonnes raisons, tu vois, c'est pas parce qu'elle va s'effacer ou qu'elle va pleurer mais parce qu'elle sait au contraire peut-être affirmer tu vois. J'adore ça me donne envie qu'elle me le redise pour que je le redise dans la même réponse à chaque fois c'est ça vraiment la clé tu vois et c'est dur à faire parce que nos biais inconscients ils sont là ils nous grignotent le cerveau mais quand on a compris la solution c'est vraiment d'accueillir et déplacer Merci. accueillir et déplacer. Et c'est toujours la même chose, que ce soit pour des stéréotypes de genre, pour des normes de genre, si on arrive à faire ça, on a déjà tout gagné.
- Speaker #1
Trop bien. Ça demande un peu d'entraînement, mais on va s'entraîner. Tout à l'heure, tu as dit la phrase « tu n'es pas jolie quand tu boudes » . Je ne sais plus exactement dans quel contexte on l'a mentionné, mais moi, ça, c'est une phrase que j'ai entendue le premier jour d'école de ma fille, pas envers ma fille, c'était envers une autre petite fille que la maîtresse a dit ça parce qu'elle était en train de bouder. « Tu n'es pas jolie quand tu boudes » . Comment, toi, tu conseilles de réagir dans ces situations ? Alors, plutôt quand c'est ton enfant, mais même en tant qu'observatrice, il y a peut-être des choses que je dois faire avec ma fille. Mais en tout cas, est-ce que c'est d'intervenir directement auprès de l'adulte ou c'est plutôt d'en reparler à son enfant à la maison, ou les deux ? Est-ce que déjà, tu es confrontée à ça, toi ?
- Speaker #0
Alors, oui et non. Ma fille, elle est encore un peu petite, mais effectivement, je pense que j'y serai confrontée à un moment donné. Et cette phrase-là, tu vois, elle est tellement banalisée qu'on ne la remarque même plus, en fait. Alors que pourtant, si on y fait vraiment attention, elle est chargée de sens. Enfin, c'est énorme le sens qu'elle véhicule, quoi. En fait, ce que ça dit derrière, tu vois, c'est que ta valeur, c'est ton apparence. C'est ça le message, en fait. Et ton apparence, elle doit rester agréable aux yeux de tous. Et même toi, quand tu ne vas pas bien. Voilà, c'est ça le message, concrètement. Donc, alors, est-ce qu'on intervient sur le moment ou est-ce qu'on en reparle à la maison ? Les deux ne s'excluent pas. Mais ça dépend aussi du contexte, de ta relation peut-être aussi avec le maître ou la maîtresse et ce que tu te sens capable de faire, tu vois. Si tu interviens sur le moment, en tout cas si la remarque est adressée à ta fille, pas besoin de confrontation avec l'enseignant ou l'enseignante. Je pense qu'une phrase simple peut suffire à ramener et à donner du contexte. Tu vois, tu peux dire par exemple, nous chez nous, on essaie de ne pas lier l'apparence aux émotions. Tu vois, c'est pas une attaque, c'est juste une information. Et ça, ça va planter une graine, autant chez l'enseignant ou l'enseignante que chez l'enfant qui écoute. Mais dans tous les cas, effectivement, je te conseillerais de le reprendre à la maison parce que c'est ça qui va permettre à l'enfant de recevoir un autre message que celui qu'elle a reçu. Et tu peux juste lui dire, tu sais, quand tu boudes ou quand t'es triste ou en colère, ça te rend pas moins belle, ça te rend juste humaine. Tu vois, les émotions, elles ont le droit d'exister. Et tu reparles, tu vois, du sens des émotions et de ce qu'elles permettent de faire. ce moment à la maison c'est ce que j'appelle contrebalancer c'est que effectivement tu vas pas pouvoir contrôler tous les messages que ton enfant va recevoir dans la société ou en tout cas à l'extérieur à l'école les grands-parents les autres enfants aussi dans la cour de récré ils vont tous dire des choses que toi t'aurais peut-être pas dit à la maison ou que en tout cas tu refuses concrètement qu'elles entendent mais ce que tu peux faire c'est être le filet de sécurité, celui ou celle qui rattrape qui repose les bases Et qui rappelle vraiment ce qui compte derrière. Après, si ta fille te repose la question à la maison, mais alors pourquoi la maîtresse ou le maître, il a dit ça ? Sois honnête, tu vois, tu te mets à sa hauteur et tu lui dis, tu sais, parfois, il y a des adultes qui disent des choses sans réfléchir. La maîtresse ou le maître, ce n'est pas une mauvaise personne. Mais moi, cette phrase-là, je ne suis pas d'accord avec elle. Et ça, c'est lui apprendre qu'elle peut aussi questionner un adulte. Tu vois, elle peut aussi questionner ce que dit un adulte, y compris le maître ou la maîtresse. Et ça, c'est cool parce que c'est déjà une bonne piste pour lui apprendre à s'affirmer et à développer son esprit critique.
- Speaker #1
J'adore, c'est trop bien. Merci beaucoup. Ça va être tellement... Non, mais en fait, c'est fou parce qu'il suffit de t'entendre pour se dire, mais oui, ça fait sens et c'est la direction que je vais prendre. Après, comme on a dit, ça demande un peu d'entraînement. On va tracter,
- Speaker #0
c'est OK. On n'est pas parfaits.
- Speaker #1
Alors, tu as aussi commencé à évoquer le rôle des jouets. Et ça, j'ai quelques questions par rapport à ça. Déjà, est-ce que tu peux rappeler pourquoi c'est important de ne pas proposer uniquement des jouets genrés ? Parce que j'ai l'impression que parfois, on pense que c'est juste une question d'égalité entre garçons et filles. Alors que je crois que ce que tu vas nous montrer, c'est que c'est un petit peu plus que ça. Parce qu'à travers les jouets, on peut apprendre des compétences différentes. Je spoil un peu, mais voilà. Pourquoi c'est important pour toi de... j'ai suivi ta formation donc pourquoi c'est c'est important voilà de pas proposer uniquement des jeux genrés c'est à dire que des couper des barbies aux petites filles et puis que des jeux de construction et
- Speaker #0
de voitures aux petits garçons ouais ben en fait il faut peut-être dézoomer un peu sur le jouet et se rendre compte que c'est pas que de simples objets tu vois c'est des outils d'apprentissage et en général surtout dans les jeux d'imitation tu vois ça reflète la vie des adultes des adultes, tout simplement. Ça reproduit des dynamiques sociales, familiales. Ça accompagne l'enfant dans toutes les dimensions de son développement, que ce soit affectif, cognitif, social. C'est vrai qu'à travers les jeux, les enfants vont venir développer des compétences, comme tu le disais, mais aussi une vision où, en tout cas, ils vont venir comprendre ce qu'on attend de dans la société. Et quand les jouets sont très genrés, on ne va pas proposer la même palette d'expérience aux filles et aux garçons. C'est vrai que les filles, elles sont davantage orientées vers des jeux qui sont liés aux soins, à l'apparence, à la maison, alors que les garçons, eux, on les pousse plutôt vers tout ce qui est lié à l'exploration, à la construction ou à l'action. Or, si on y fait vraiment attention, un jeu de construction, il va venir développer la motricité fine, la logique spatiale, la capacité à résoudre des problèmes, alors qu'un jeu d'imitation, lui, il va plutôt venir travailler les habiletés sociales, tu vois, le langage, l'empathie, etc. C'est vrai que si on donne systématiquement l'un aux garçons et l'autre aux filles, on ne va tout simplement pas leur donner les mêmes accès aux mêmes compétences. Et ça, le problème, c'est qu'en fait, ça va avoir des conséquences réelles bien plus tard sur les choix notamment d'orientation, sur la confiance en soi dans certains domaines et sur la place aussi qu'on s'autorise à prendre, tout simplement dans certains métiers dans la société. Donc, comme je le disais déjà plus tôt, c'est qu'il faut aussi comprendre que les enfants... ou en tout cas leur désir, il ne tombe pas du ciel. C'est-à-dire qu'un enfant, il va désirer ce qu'il connaît. S'il voit chez ses amis ou dans les médias ou à la maison ou même dans les rayons des magasins, ou en tout cas si on ne lui montre jamais un jeu de construction, par exemple à une fille, elle ne va tout simplement pas le demander en fait, puisqu'elle ne le connaît pas. Donc ce n'est pas un manque d'intérêt naturel, c'est vraiment un manque d'opportunité.
- Speaker #1
Mais ce qui me vient là, j'avais comme question pour toi, comment on diversifie tout ce que... les jeux sont tout révolutionnés. Enfin, c'était des tips, parce que parfois, on le fait pas aussi parce qu'on sait pas par où commencer. Mais ce qui est bien aussi, c'est par rapport à ma fille... Tu vois, j'avais une copine qui lui avait acheté des petites voitures. Elle n'a quasiment jamais joué avec. On a quelques jeux de construction, elle n'y a quasiment jamais joué avec. Je sais qu'à l'école, parce que j'ai demandé à la maîtresse, elle joue avec des jeux un peu casse-tête, où il faut ouvrir les maisons avec des clés. Elle aime bien les trucs un peu comme ça. Mais sinon, elle joue beaucoup à la poupée. Des trucs qu'on qualifie d'univers de fille, malheureusement. Mais ma question, c'est... Tu vois, à un moment donné, je me suis dit, peut-être qu'en fait, c'est ce qu'elle aime. tu vas commencer à voir si en fait c'est juste qu'on l'a déjà trop formaté ou si c'est juste parce que personnellement moi c'est vrai que mais peut-être parce que j'ai été trop formatée j'aime pas les jouets de gueson je préfère ça se trouve elle aime ça et c'est ok mais du coup là ce qui me vient c'est quand même de revenir présenter différents choix je me dis bon bah peut-être réintroduire les voitures, voir si par hasard ça ne changerait pas. Puis moi, peut-être que je joue avec.
- Speaker #0
Je t'assure que moi, je me suis retrouvée confrontée au même problème que toi, alors que j'y fais hyper attention. Et je vais te donner des petites astuces. Mais effectivement, l'idée, ce n'est pas d'interdire certains jouets. Tu vois, si toi, tu as peur qu'elle soit trop dans le caire parce qu'elle joue trop à la poupée, etc. L'idée, ce n'est pas de venir lui interdire la poupée, mais c'est plutôt d'ouvrir le champ des possibles. Tu n'as pas besoin de vider sa chambre ni de lui interdire tel ou tel jouet. Vraiment, il faut venir élargir. Donc, la première chose que je conseille déjà, en tant que parent, dans les prémices du choix du jouet, c'est de s'affranchir de l'emballage. Un jouet, il va être vendu dans une boîte, parfois les roses, parfois les bleus, parfois il y a un petit garçon dessus, parfois c'est une petite fille. Ce n'est pas une règle. Ce qui compte vraiment, c'est ce que le jouet permet de faire. La motricité, la créativité, la logique, le langage, etc. un jeu de construction, peu importe sa couleur, il va développer les mêmes compétences que ce soit chez les filles ou chez les garçons. Et ensuite, la deuxième chose, c'est d'essayer de diversifier les couleurs. Ça peut sembler super anodin, on dirait que je suis designer, mais pas du tout. En fait, quand tu vas venir entourer un enfant uniquement de rose ou uniquement de bleu, tu vas lui envoyer un message qui est unique. Et ce message unique, il va définir ce qu'on attend de lui. Alors que quand tu vas venir introduire toute une palette de couleurs, du rouge, du jaune, du vert, ça lui montre qu'il y a de la liberté dans les jouets et dans le choix de ce avec quoi il joue. Et ça, ça va éviter de baliser un chemin avant même que lui ou elle, ils aient eu le temps de choisir. Et ça vaut aussi pour, tu vois, je vois beaucoup de chambres d'enfants ou en tout cas de choix de jouets qui sont hyper monochromes sur du blanc, du beige, etc. Et je pense que ça fait aussi écho à l'éducation Montessori, malheureusement. mais Je pense qu'il faut vraiment venir réintroduire toutes les palettes de couleurs dans tous les jouets pour éviter de genrer. Et le troisième type que j'adore, et je pense que ça répond davantage à ta question, c'est la rotation des jouets. Tu vois, en fait, moi, c'est ça qui vraiment a sauvé le fait que ma fille joue avec tel ou tel jouet, parce que comme toi, elle adorait jouer à la poupée. À la crèche, elle ne joue qu'avec le bébé, donc c'était vraiment que ça. et je me suis dit bah c'est pas Comment je peux faire pour qu'elle joue aussi avec tous ces jeux de construction magnétique qu'elle a, toutes ces petites voitures, etc. Et en fait, j'ai mis en place ce principe-là, la rotation des jouets, ce qui fait que je ne lui laisse pas tous les jouets accessibles en même temps. En fait, je vais les regrouper et je vais les alterner chaque semaine. Tu vois, donc tous les vendredis, c'est ma petite tâche ou la tâche de son père de venir changer les jouets qu'elle a à disposition sur son petit meuble. Ça, ça va éviter non seulement la surcharge, Mais ça va aussi permettre à l'enfant de se retrouver naturellement avec des jouets variés, sans que tu lui fasses une leçon de morale. Tu vois, ou sans que tu lui dises « Ah, mais t'as vu la voiture ? » Alors, il y a un enfant que tu vois, quand tu fais ça, l'enfant va pouvoir jouer avec des petits camions une semaine, et puis la semaine d'après, il va venir jouer avec une dînette. Il va finir par voir tous les univers possibles, sans que ce soit bizarre, ou en tout cas, ça va lui paraître normal. Et puis il y a aussi... Tu disais tout à l'heure, il faut peut-être que je joue avec les petites voitures. Il y a effectivement le comportement que nous, en tant qu'adultes ou parents, on va avoir avec ces jouets-là. Tu vois, les enfants, ils n'imitent que ce qu'ils voient. Donc, un papa qui joue avec une poupée avec sa fille, une maman qui construit un circuit de voiture ou de train avec son fils, ça, c'est des petits gestes qui vont envoyer des gros messages, comme je dis toujours. Et enfin, la dernière chose que je pense qu'il est important de dire, Merci. Un enfant veut jouer, ou en tout cas si une fille, par exemple, veut jouer avec un jouet qui est dans le rayon dédié au garçon, admettons, laisse-la choisir, tout simplement. Même si au final, elle finit par prendre des sandales roses de pailleté ou je ne sais quoi, au moins, elle aura su que le choix existait. Et ça, c'est déjà beaucoup, tu vois.
- Speaker #1
Ok. Et juste, quand tu fais la rotation de jouets, ta fille, elle ne te demande pas « Ah, mais maman, je veux ma poupée, elle est où ma poupée ? »
- Speaker #0
En fait, je pense que je fais un peu différemment, c'est-à-dire qu'il y a des jouets qui sont clés, que je sais qu'elle apprécie, parce que tu vois, typiquement, la poupée, ce n'est pas juste la poupée, c'est aussi le jouet avec lequel elle dort. Donc, je sais que je ne vais pas lui interdire. Il va toujours être dans un coin de la chambre, comme les déguisements, comme les livres, et il y a le bébé, tu vois, par exemple. Par contre, dans sa chambre, elle a un petit meuble. avec des tiroirs dans lesquels sont rangés tous les jouets. Et ce que je fais, en réalité, c'est que ce meuble-là, je mets des jouets à disposition chaque semaine dessus. Et donc, c'est ce meuble-là, en fait, que je vais changer. Et je l'ai fait ce matin. Donc, tu vois, c'est tout frais. Ou elle a eu un tas de jeux, par exemple, ce ne sont pas des jeux de société à son âge, mais c'est des premières initiations de jeux de société. Eh bien, en fait, sur son meuble, je vais venir changer les trois jouets qu'il y a. Et en fait, je me rends compte qu'en faisant ça, elle va jouer à ces jeux. Alors que si je les laisse sur la pile où ils sont tous empilés, elle ne va même pas les regarder. Et en fait, c'est juste ce switch-là qui va faire que, attends, il y a un nouveau jouet sur ma commode, je vais jouer avec ça. Et en fait, la poupée, elle ne va même pas la regarder. Même si je ne l'enlève pas, tu vois.
- Speaker #1
Trop bien. Ok, yes, carrément. Alors, dernier sujet, mais que j'avais vraiment envie d'aborder avec toi, même si on pourrait faire tout un épisode de Potlinks là-dessus. Ouais. Voilà, tous les... Tous les compliments ou les critiques, à l'inverse, que peuvent recevoir nos filles sur l'apparence. Moi, j'avais entendu très rapidement que les petites filles commencent à se soucier de leur apparence à partir de 3 ans. Mais ça me semblait très abstrait. Je me disais, je veux bien croire les stats, mais qu'est-ce que ça veut dire concrètement pour une petite fille de se soucier de son apparence, tu vois ? Et j'ai deux abonnés qui récemment m'ont partagé deux anecdotes qui m'ont marquées. Donc la première, c'est une petite fille qui, dès sa rentrée à l'école en France, donc vers 3 ans... a commencé à se soucier de ses vêtements parce que des garçons lui ont dit à elle et à d'autres petites filles qu'elles n'étaient pas belles. Donc en fait, du jour au lendemain, plutôt que de s'habiller comme elle voulait, sa maman a remarqué qu'elle étudiait vraiment la question pour essayer de trouver des vêtements qui la rendraient belle. Super. Et l'autre, c'est une petite fille qui ne voulait porter que des robes parce que tout le monde lui disait qu'elle était jolie. Donc c'est proche surtout, qu'elle était jolie quand elle mettait des robes. Donc je trouve que ça... Disons un peu, qu'est-ce que ça peut vouloir dire que les petites filles se soucient de leur apparence des 3 ans ? Comment est-ce que tu réagirais, toi, quand une petite fille commencerait, toi, à faire attention à son apparence ou quand elle reçoit des critiques du type « ta robe est moche, t'es pas belle » ? Parce qu'en l'occurrence, la première maman, là, elle était un peu désemparée.
- Speaker #0
En plus,
- Speaker #1
je pense que ça touche beaucoup les mamans. Moi, en tout cas, je pense que ça me toucherait beaucoup. Et que je pense qu'on peut se laisser un peu, encore une fois, un peu accablés, tu vois. Et puis surtout, on ne sait pas par quel bout prendre les choses. Donc, est-ce que tu peux nous aiguiller un petit peu là-dessus ?
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Alors, la première chose, déjà, ne pas paniquer. Je sais que c'est plus difficile à faire qu'à dire. Mais une petite fille qui fait attention à son apparence très tôt, ce n'est pas forcément un drame. C'est souvent le signe qu'elle cherche à appartenir à son groupe. Ça revient à ce que je disais tout à l'heure, tu sais. Je te parlais du pic d'expression de genre à 4-5 ans. Les enfants, ils entrent dans cette phase où ils veulent coller au code du genre, tu vois. Donc, mettre du vernis, vouloir mettre une robe de princesse, etc. Parfois, c'est juste ça. En tout cas, l'important, c'est de ne pas en faire un combat, mais de ne pas non plus en faire la seule chose qui compte. Et concrètement, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'on ne va pas suralimenter ce rapport à l'apparence. Si ta fille, par exemple, elle se regarde, tu vois, dans le miroir, ou si elle te demande si elle est belle, à battre. Je pense qu'il faut déjà éviter de répondre juste « oui, t'es magnifique » . À la place, tu peux dire « ah, t'as l'air contente de toi, ça se voit » . Tu sais ce que j'adore, moi ? Moi, j'adore comment t'es courageuse, comment t'es drôle, etc. Tu déplaces, encore une fois, le curseur, tu vois. L'idée, ce n'est pas de nier, mais c'est vraiment de déplacer le centre de la gravité, de l'apparence vers ce qu'elle est vraiment. Et effectivement, quand elle reçoit une critique à l'école ou dans un autre contexte, donc « ta robe est moche » , « t'es pas belle » , Donc, dans le cas de... de tes abonnés. Et là, c'est un moment clé parce qu'en fait, la réaction que nous, on va avoir en tant qu'adulte, c'est ça qui va lui apprendre quelque chose d'important. Et c'est ça qui va lui apprendre que la vie des autres sur son corps, c'est une information. Tu vois ? C'est pas une vérité. Et est-ce que cette information compte ? C'est toi qui va lui apprendre oui ou non. Donc la tentation, c'est vrai que c'est... On a tendance à vouloir contre-attaquer « Mais si, tu es très belle ! » Sauf que ça, ça confirme que la beauté, c'est l'enjeu. Donc, ce que tu peux faire à la place, c'est d'aider à repositionner, ou en tout cas, l'aider à se repositionner à elle, l'enfant, par rapport au regard extérieur. Tu peux lui dire « Et toi, est-ce que t'aimes ta robe ? » ou « Comment tu te sens dedans ? » C'est des questions qui lui apprennent que, en fait, ce qui est le plus important, c'est pas la vie des autres, c'est la vie qu'elle a d'elle-même. Et si elle est blessée, si elle est triste, ce qui est tout à fait normal, d'accord, chez un enfant aussi jeune, d'abord, tu vas venir valider l'émotion. Ben oui, c'est normal que ça te fasse mal quand quelqu'un dit quelque chose de méchant, tu vois. Tu minimises pas et tu dramatises pas non plus, mais surtout, tu vas l'aider à remettre en perspective. Et lui expliquer que ce que quelqu'un dit de son corps, ça dit surtout quelque chose sur lui. C'est peut-être lui qui n'est pas bien dans ses affaires ou dans ses vêtements. C'est peut-être lui ou elle qui ne se sent pas belle. Et ça ne veut rien dire sur ce que tu es ou ce à quoi tu ressens. Je sais que c'est un travail de longue haleine, mais effectivement, chaque réponse qu'on va nous donner en tant qu'adulte, c'est ça qui va construire la relation qu'elle aura avec son corps. Donc, c'est hyper important.
- Speaker #1
Et puis du coup, je me dis, il y a peut-être éventuellement l'idée à préparer une répartie. Merci. tu arrives à lui, déjà, bien lui faire comprendre que c'est son avis qui compte, la répartie va venir peut-être naturellement après. Et donc, c'est trop bien.
- Speaker #0
Oui, exactement.
- Speaker #1
Alors, en t'entendant, je me disais, mais il nous faut des bootcamps d'entraînantes. Moi, je me disais, bien, tu nous prends deux jours, tu nous mets dans des jeux de rôle, une petite fille qui dit ça, comment je réagis et tout.
- Speaker #0
Oui, ça pourrait être trop cool, en fait.
- Speaker #1
Voilà. tu partages déjà plein de choses donc je voulais aussi te laisser un peu la place pour nous donner un peu ton actualité je sais que tu as sorti un livre récemment il y a des formations accessibles aussi sur ton site est-ce que tu peux nous en dire un peu plus et puis juste je te tends un petit peu la perche comme on dit pour
- Speaker #0
nous lancer un bout de camp merci Pauline oui alors j'ai sorti en janvier un livre sur le nouveau programme éducation bien affective et relationnelle qui est dédié aux 9-11 ans C'est un livre qui est destiné aux enfants directement, mais c'est aussi un support pour les parents pour pouvoir introduire ces conversations à la maison. C'est disponible partout dans toutes les librairies en France. Je travaille actuellement sur un nouveau kit éducatif qui est le kit d'éducation à l'autodéfense féministe et qui devrait voir le jour à la fin du mois ou au début du mois prochain, je l'espère.
- Speaker #1
et l'objectif c'est vraiment juste parce que là on enregistre fin mars mais le podcast va sortir un petit peu plus tard donc ce sera fin avril début mai c'est ça ?
- Speaker #0
oui qui sortira fin avril début mai et effectivement l'idée c'est vraiment de venir outiller les adultes à réagir aux attitudes, aux remarques et aux comportements sexistes avec toute une palette d'outils pas seulement la répartie alors la répartie ça en fait partie mais pas que Merci. Il y a plein d'autres outils qui sont accessibles. Et donc, voilà, c'est vraiment essayer de venir outiller les adultes, en fait, à faire face à tout ça. Ok.
- Speaker #1
Merci énormément pour ton travail et j'ai hâte de voir ce que tu vas continuer à créer pour nous. Et vraiment... Merci, c'était passionnant et on sort avec plein d'astuces et surtout avec l'envie, la détermination. Justement, je te disais, est-ce que ce n'est pas une bataille perdue d'avance ? Là, non, on a envie d'aller combattre.
- Speaker #0
On y va.
- Speaker #1
On y va.
- Speaker #0
On met les gants. À bientôt. Merci.
- Speaker #1
C'est déjà la fin de cet épisode. J'espère qu'il t'a plu et surtout qu'il t'a donné envie de réveiller un petit grain de rébellion en toi et de révéler celui de ta fille. Si tu penses qu'il pourrait inspirer une autre maman autour de toi, partage-le lui. Et si tu veux me donner un coup de pouce pour faire grandir cette démarche, tu peux laisser 5 étoiles et un petit mot doux, ça compte énormément. A très vite !