- Speaker #0
140 millions de chiffres d'affaires de commande, c'est un peu une success story.
- Speaker #1
J'ai cette soif de liberté et si je reste salarié, je vais me payer quelque chose. Il ne faut pas que tu regardes dans le rétro, tu regardes devant toi. Les gens étaient perdus un peu dans cet ingénieur. Économiquement parlant, un RH faisait plus d'économie, a diffusé son offre d'emploi à 200 euros sur Internet.
- Speaker #0
Intéressant vraiment l'évolution quand même du métier.
- Speaker #1
Le but c'était de créer un guichet unique.
- Speaker #0
Vous voulez en tout cas rester à la pointe de l'innovation.
- Speaker #1
C'est lui qui crée la richesse, donc ça ruisselle.
- Speaker #0
Bonjour à tous et à toutes, je suis ravie de vous accueillir pour un nouvel épisode de People Place. Et aujourd'hui, je reçois Olivier Letor, CEO d'Idezo. Bonjour Olivier.
- Speaker #1
Bonjour Maude.
- Speaker #0
Ça fait plus de 25 ans que tu évolues dans les RH et 18 ans que tu t'es lancé avec Idezo, on va y revenir, que tu as créé en 2007, donc ça date, ça date. Et aujourd'hui, c'est une belle, en tout cas une belle entreprise RH avec plus de 70 collaborateurs. 140 millions de chiffre d'affaires de commande. C'est un peu une success story.
- Speaker #1
Oui, mais je ne l'ai pas fait pour.
- Speaker #0
Puisque tu me disais, en effet, on reviendra sur comment tu t'y es pris. Et puis maintenant, depuis quelques temps, tu t'investis, tu te dédies aussi à l'investissement. Notamment, nous, on est très contents puisque tu as investi au Temple RH et donc de soutenir en tout cas l'entrepreneuriat RH. Et tu me disais aussi que tu étais un peu un geek avant l'heure. Et donc aujourd'hui, on te reçoit pour parler entrepreneuriat, transmission, RH. La première question qu'on avait envie d'aborder aujourd'hui, c'est qu'en France, ça prend à peu près six générations de passer d'un revenu modeste à un revenu moyen. Toi, tu te décris toi-même comme une anomalie statistique, puisque tu as grandi avec une mère concierge, avec un papa aussi dans le bâtiment. Est-ce que tu veux nous raconter un petit peu cette épopée jusqu'à Idozo ?
- Speaker #1
J'ai trois heures, c'est ça ?
- Speaker #0
Non, c'est rapide quand même.
- Speaker #1
Oui, j'ai eu la chance effectivement d'être élevé par des parents modestes, on va dire, dans un environnement effectivement modeste, puisque comme ma mère était concierge, on a vécu effectivement en HLM, mais c'était aussi une chance de diversité, puisque à l'époque, dans les années 70-80, on savait accueillir les gens, on savait... partagés, il y avait des Espagnols, il y avait des Portugais, etc. Donc ça, c'est peut-être mon petit côté diversité-inclusion que j'aime. Et rapidement, j'ai pu me permettre d'avoir l'éducation nationale qui était, à cette époque, je veux dire, la possibilité de nous promouvoir d'une classe à une autre. Et voilà, j'ai eu cette chance de pouvoir rapidement arriver dans le monde du travail.
- Speaker #0
Tu as fait quoi, par exemple ? Tu as fait un bac plutôt éco, plutôt math ? D'abord,
- Speaker #1
j'ai fini... J'ai d'abord eu un bac Science éco C'était un bac B à l'époque Je ne sais plus c'était en quelle année ça Ça devait être en 91 Et puis je me suis dit si j'allais en fac Et je voulais être avocat Donc tu as fait du droit du travail Pas du droit je suis allé 3 mois en fac Donc c'était plutôt le travers du droit Et rapidement je me suis dit En fait la fac c'est pas pour moi J'ai personne pour me motiver Et là du coup à l'époque il fallait faire le service militaire Donc j'ai fait un OK. J'ai prorogé mon service et là j'ai fait deux ans de service volontaire en fait. Et puis là j'ai rencontré ma femme et ma femme m'a dit « Non mais jamais j'épouserai un militaire pour être muté de caserne en caserne. » Donc du coup je me suis dit « J'ai tout juste un bac et si je reprendrais mes études en fait ? » Donc j'ai repris mes études, j'ai fait un BTS Action Co, alternance. Et là en n'ayant fait même pas un an de fac et deux ans d'armée, je peux dire que c'était...
- Speaker #0
Toutes les difficultés ?
- Speaker #1
Réécrire, se mettre à l'ordre du jour, etc. C'était un vrai challenge. Et puis, comment tu t'installes aussi avec ta femme ? Tu commences à vouloir avoir des enfants, puis déjà avoir un premier revenu. Et j'ai eu la chance, effectivement, de côtoyer la formation puisque j'étais dans un syndicat professionnel, le syndicat professionnel de la coiffure, en fait. Et ça, je l'ai fait de 1995 à 2000. Et en 2000, j'ai rapidement posté les Nofres NoPois, qui était un site... Je pensais postuler un cabinet de recrutement, en fait c'était un site emploi qui s'appelait Email Job à l'époque, qui a été racheté en 2004 par Monster. Et donc c'est là que je suis tombé dans le monde du recrutement. Par les job boards, oui. Sur les job boards, pour la partie média. Et rapidement j'ai basculé chez le concurrent qui s'appelait Quel Job ? Et là c'était une aventure extraordinaire chez Quel Job ?
- Speaker #0
Tu es resté combien de temps avec eux ?
- Speaker #1
Je suis resté trois ans.
- Speaker #0
Trois ans.
- Speaker #1
Voilà, on a fusionné effectivement avec Cadre Emploi. Et là je me suis dit... Le projet Figaro, il est bien, mais j'ai envie de ma liberté, j'ai envie de, pas d'entreprendre, mais j'ai envie de vivre de ma passion qui est la vente de job boards. Et si je crée une agence de communication spécialisée dans le média... que je détestais les agences de com à l'époque parce qu'elles étaient encore dans un modèle presse en fait elle préconisait de la presse plutôt que de préconiser le digital et moi je me suis dit tiens il ya une petite carte à jouer dans le digital dans le digital exactement ok et comment ça c'était
- Speaker #0
venu de se dire ok je me lance à mon compte je deviens entrepreneur sachant que dans ton modèle familial tu avais pas forcément de rôle modèle c'est cette question de liberté où tu t'es dit, je me lance, mais comment ça t'est venu tout ça ?
- Speaker #1
C'était une soif de liberté parce que je quitte un emploi où tu gagnes 5000 euros net, tu bascules dans le chômage où tu es à 2500 euros. Et en plus, avec ma femme, on a déjà quatre enfants, une maison ado, etc.
- Speaker #0
Coup de charge.
- Speaker #1
Mais là, tu ne te poses pas de questions parce que j'avais cette soif de liberté et ça a été effectivement un choix avec ma femme de se dire…
- Speaker #0
Tente l'aventure.
- Speaker #1
Voilà, j'ai besoin de toi. alors je suis pas du tout pas très patriarcale, mais ça a été, on le dit toujours, derrière chaque grand homme, il y a toujours une grande femme, mais ça a été un choix drôle, en fait, où moi, je me suis dit, je vais bosser, je vais bosser de ma passion, parce que j'ai cette soif de liberté, et si je reste salarié, je vais louper quelque chose, donc j'avais 33 ans, et je lui ai dit, toi, par contre, il va falloir que tu assumes l'éducation, les choses, etc. Et voilà, donc ça a été un pari fou qu'on a mené tous les deux.
- Speaker #0
C'est en fait une sorte de négociation que vous avez eue. Tu me donnes X nombre d'années.
- Speaker #1
Non, tu ne pars pas comme ça. Tu ne sais pas en fait. L'entrepreneuriat, c'est que tu découvres au fait à mesure. Tu n'es pas entrepreneur en fait.
- Speaker #0
Mais si je te dis que je n'arrive pas à assumer aussi la vie financière de la famille.
- Speaker #1
Tu n'as pas le choix là. Tu n'as vraiment pas le choix là. Il ne faut pas que tu regardes dans le rétro. Il faut que tu regardes devant toi. Et c'est ça qui me drive. C'est toujours regarder devant. Jamais regarder ce qui se passe derrière en fait.
- Speaker #0
Ok. Écoute, c'est intéressant, je trouve. C'est un pari à deux, tu vois. Moi aussi, je suis à mon compte et j'ai aussi ma compagne. Donc, c'est sûr que c'est des discussions qu'il faut avoir en mode, nous, on n'a pas d'enfants, on n'a pas quatre enfants. Donc, je pense que quand tu as des enfants, c'est encore doublement des discussions qui sont difficiles aussi à avoir et des prises de risques à deux. Parce qu'en effet, ça ne se fait pas solo. Ok, intéressant. Donc, finalement, ce qui est extrêmement intéressant, Avec toi Olivier, c'est qu'on a quand même l'historique des job boards d'il y a quand même 10-15 ans. 25 ans. 25 ans, donc c'est extrêmement riche. Moi je me souviens, tu vois, j'ai été diplômée en 2013 et c'était la folie Monster. Donc on recrutait sur Monster, je me suis en imprimé des piles de CV qu'on allait sourcer sur Monster et progressivement on entend parler de LinkedIn. Ah tu veux pas te connecter ? C'était un peu le truc super moderne des recruteurs à aller sur LinkedIn. Mais toi, comment tu as vécu alors un peu cet avènement des job boards et puis à un moment donné, LinkedIn qui arrive dans le jeu du recrutement ?
- Speaker #1
Déjà en 2007, il y avait vraiment trois leaders. On peut dire d'un côté, il y avait le groupe Figaro avec Quel Job et Cadre Emploi qui était le précurseur du métamoteur avec une pléthore d'offres d'emploi. Cadre Emploi qui était sur un segment exclusivement cadre. et puis après on avait Un petit nouveau qui s'appelait WestJob à l'époque, qui est aujourd'hui le groupe Hello Work, qui est énorme. Et puis, il y avait effectivement l'américain Monster qui était présent. Donc, il y avait déjà trois médias, entre guillemets. Mais en 2007, il y avait encore la presse. On communiquait encore sur WestFrançois.A, sur l'usine nouvelle, le groupe Test, etc. Donc, on était encore à élever...
- Speaker #0
Il y avait des annonces d'offres d'enfants.
- Speaker #1
C'était encore les petites annonces classées dans la presse. Donc, il n'y avait pas encore cet avènement. on a vraiment senti à partir de 2012 10 parce que économiquement parlant un RH faisait plus d'économies à diffuser son offre d'emploi à 200 euros sur internet plutôt que dépenser 7000 ou 15000 euros dans une parution presse en fait et on avait enfin des statistiques en termes de retour alors que la presse c'était juste un supposé nombre de
- Speaker #0
personnes qui allaient ouvrir ou pas le journal Donc toi tu as senti un carrefour une route qui s'ouvrait en se disant il y a beaucoup de presse, il y a le digital qui est en train de monter en puissance Merci. Et c'est là où toi, tu t'es dit, OK, il y a un truc à faire.
- Speaker #1
Il n'y a pas d'agence qui est spécialisée.
- Speaker #0
OK, pas d'agence.
- Speaker #1
Il n'y avait pas d'agence. Et puis, il y avait encore pléthore de sites spécialisés. Je me souviens très bien d'un client qui avait besoin de diffuser un poste dans la mode, cadre, dans l'Ouest. Donc, on lui faisait un plan de clom où on lui proposait effectivement pour 800 euros par annonce d'être présent sur cadre emploi, sur WestJob et sur FashionJob. Donc, il y avait énormément de sites spécialisés. Puis il y avait à l'époque... pas encore LinkedIn, il y avait encore Viadeo en fait. Ah oui,
- Speaker #0
j'ai trouvé. Je me suis dit que tu allais le mentionner. C'est vrai qu'il y avait Viadeo. Pendant combien de temps ? Viadeo, c'était en 2000, quoi, 2000 ?
- Speaker #1
Je ne sais même plus. Je pense qu'ils ont dû fermer. Ils ont été rachetés peut-être en 2015, 2017, quelque chose comme ça. mais nous dès 2012 en fait, et je me souviens très bien C'est un jeune cels chez moi qui est encore présent, qui s'appelle Romain Delrieux, qui m'a dit « il y a peut-être quelque chose à faire avec des Américains » . Je lui ai dit « mais rien du tout, le site n'est déjà même pas en français » . C'est une ? Oui, exactement. Mais dès 2012, on a commencé à discuter avec eux, puisqu'il y avait des cels qui commercialisaient depuis Dupin les solutions liquides. Donc oui, on a été visionnaire dans le sens où on s'est dit qu'on n'avait pas vu la chute de Viadeo et on n'avait pas... Vous n'aviez pas senti la chute de Viadeo ? Non. Après, connaissant le groupe Figaro, je sais qu'ils ont toujours eu de bons produits, mais ils ont toujours concentré sur le développement sur le cadre emploi.
- Speaker #0
Viadeo, c'était qui à la base ?
- Speaker #1
Viadeo, c'était dans les années avant 2000. C'était un groupement de cabinets de recrutement, le CISER, qui avait créé 36-15 codes cadre emploi.
- Speaker #0
Oui, je suis l'admible. Je me sens dépassée là.
- Speaker #1
Et voilà. Et donc, pendant longtemps, effectivement, le cadre emploi était un site créé par des cabinets pour des cabinets de recrutement. Et donc,
- Speaker #0
les cabinets ont créé Viadéo.
- Speaker #1
Non, Viadéo, pas du tout. Viadéo, pour la petite histoire, c'était des entrepreneurs qui voulaient communiquer entre eux. Donc, ça s'appelait... Avant Viadéo, c'était Viaduc. Et après, je ne sais plus ce que c'était. Donc, c'était simplement une technologie qui permettait effectivement à des investisseurs de retrouver entre eux. Et ils ont créé Viaduc, puis après, ils l'ont changé en l'appelant Viadeo. Et ça a été l'avènement, effectivement, des réseaux sociaux.
- Speaker #0
Professionnels. Oui. Ok, intéressant. Donc là, tu parlais, c'est l'historique de Cadre Emploi, c'est ça ? Oui.
- Speaker #1
Après, si tu veux remettre sur la table, 2015, ça a été aussi l'avènement d'un autre mastodonte qui est présent aujourd'hui, qui est Indeed, en fait. Oui. Qui, eux, sont arrivés dès 2015 en France.
- Speaker #0
Eux, c'est des Américains aussi ?
- Speaker #1
C'était des Texans, voilà, où maintenant, ils ont été rachetés par un groupe japonais lié au recrutement, Recruti. Mais à l'origine, effectivement, ils sont arrivés en France en 2015. Et aujourd'hui, on a effectivement un trio qui sont LinkedIn, Indeed et Hello Work.
- Speaker #0
Ils sont les trois job boards majeurs aujourd'hui pour diffuser des annonces. Tout à fait. Et donc, comment tu t'es... Donc là, toi, tu atterris dans ce... dans cet univers-là. Et là, tu dis, il y a une opportunité à prendre en mixant RH et digitalisation à l'époque. Comment tu as pu fédérer autour de cette... C'était une innovation quand même à l'époque, les services RH ?
- Speaker #1
C'était simplement... Les gens étaient perdus un peu dans cette jungle, la presse, le digital, pourquoi, etc.
- Speaker #0
D'acteurs.
- Speaker #1
Voilà, il y avait pas mal d'acteurs en fait. Et le but, c'était de créer un guichet unique où on pouvait effectivement... les conseiller gratuitement sur leur choix quant à la diffusion de leurs offres d'emploi. Donc ça, c'est ce qui m'a drive depuis le départ. Effectivement, c'est la préconisation des achats médias.
- Speaker #0
C'est-à-dire, je suis RH, j'ai besoin en effet de poster plusieurs annonces sur différents outils. En fait, Idezo aide à créer un plan de com' au niveau des offres d'emploi et vous achetez pour les RH les licences nécessaires. pour qu'elles puissent poster leur offre.
- Speaker #1
On leur préconise effectivement des solutions et après à eux de s'en servir.
- Speaker #0
Ok, très clair. Et donc finalement, raconte-nous un petit peu comment ça se matérialise en fait, ce système d'achat média qui est quand même quelque chose qui n'est pas forcément dans une routine pour les RH. C'est vrai qu'on a l'habitude toujours de faire un petit peu sa liste de courses, tu vois, sa liste de courses. Donc, est-ce que tu peux expliquer peut-être pour des néophytes qui n'ont pas l'habitude d'entendre parler d'achat média, peut-être les avantages que c'est et surtout, comment ça fonctionne pour elles ?
- Speaker #1
Nous, on part toujours du besoin client en fait. Donc, on a besoin de faire un audit de c'est quoi vos volumes, c'est quoi vos besoins, c'est là où vous manquez, c'est quoi votre plan actuel. Donc, bien souvent, on doit être force de proposition. Ils ne nous ont pas attendus quelques fois pour faire quelques achats médias. Mais nous, l'avantage, c'est qu'aujourd'hui, on est une trentaine de consultants sur toute la France, voire à l'international. Et on essaie de prendre de la hauteur avec eux sur la partie achats médias, mais pas que, je pense qu'on pourra revenir sur les nouveaux services qu'on a créés depuis cinq ans, mais sur quel est le support le plus pertinent en fonction de leurs attentes, leurs besoins. Et puis, c'est toujours pareil. Soit tu es un recruteur actif ou soit tu es un recruteur passif. Donc soit tu souhaites diffuser des offres, soit tu souhaites chasser. Et puis on intègre aussi la possibilité de venir conseiller au travers d'ATS, mais pas que. Parce qu'aujourd'hui, diffuser une annonce, ça ne suffit pas. Il faut parler de marque employeur, il faut parler d'onboarding, il faut parler de funnels de conversion. Donc aujourd'hui, maintenant, on intervient dans toute cette chaîne de valeur. Mais il y a toujours un driver qui est important. On reste toujours en veille permanente sur l'innovation. Là, on sort du salon Vivatech. On a mis huit solutions en avant pour intervenir aussi bien sur des chatbots, sur la création d'agents IA, etc. Donc c'est important, effectivement, d'aider les RH à se transformer. Parce que les méthodes de recrutement se transforment en fait. On en parlait tout à l'heure, on se profite de plus en plus d'être recruteur en fait.
- Speaker #0
Oui, et puis tu le dis très bien, aujourd'hui, ça ne sert plus, on ne peut plus faire du recrutement qu'avec les job boards. C'est un plus et on en parlait tout à l'heure avec Laetitia Sylvestre, que tu dois peut-être connaître, qui est responsable d'attractivité chez Saint-Gobain Distribution France. Et donc, c'est de se dire, il y a d'autres moyens, notamment les réseaux sociaux. LinkedIn, il y a aussi des outils qui permettent en effet de mieux recruter et de trouver les bonnes personnes. Donc, vous voulez en tout cas rester à la pointe de l'innovation en étant en veille constante sur cette nouvelle façon de recruter.
- Speaker #1
Oui, très intéressant parce qu'avec Laetitia, on avait créé un concept avec elle qui s'appelait… Ma vie m'a distri, en fait, où elle a été très précurseur et très élément moteur. C'est quand on avance de faille, oui. Exactement, pour communiquer sur TikTok, en fait. Et ça faisait à peine un an où on l'avait déjà fait initialement avec le réseau Systamu, où on cherchait effectivement des jeunes diplômés pour être des futurs bouchers. Voilà. Et donc ça, oui, aujourd'hui, les réseaux sociaux est un canal pour effectivement trouver du candidat intentionniste et le transformer en candidat. du moins du candidat passif à un candidat intentionniste.
- Speaker #0
Parce que vous vous occupez aussi de toute la partie sponsoring ads LinkedIn, ou pas du tout ? Ce n'est pas encore une partie que vous touchez dans la sponsorisation potentiellement d'annonces, de postes, etc.
- Speaker #1
Pour l'instant, ce qu'on fait sur LinkedIn, c'est essentiellement de l'optimisation. C'est-à-dire que c'est bien de vendre du LinkedIn, mais il faut que les gens le consomment. Donc moi, j'ai une équipe de CSM qui sont un peu en mode anti-gaspillage. C'est un peu dommage d'avoir 50 licences et qu'il n'y en ait que 12 d'exploités. Donc, à nous d'être les vilains petits canards et de dire à la RH, attention, les gens ne l'utilisent pas correctement parce que c'est de l'investissement, ça coûte très cher. Et parallèlement à ça, effectivement, il y a des modèles à la performance comme Indeed où aujourd'hui, ça devient de plus en plus technique. Donc, nous, on a une équipe de médias traders aujourd'hui qui font en lieu et place des clients et qui géreront effectivement directement les campagnes. Comme aujourd'hui, on peut le faire au travers de Google. Vous confiez votre budget à quelqu'un qui va vous faire de l'achat sur Google. Aujourd'hui, c'est exactement la même chose.
- Speaker #0
Sur la suite Meta, sur la suite LinkedIn, vous allez mettre un budget pour aller sponsoriser des offres ou des annonces.
- Speaker #1
Exactement. Et à la performance. L'avantage aujourd'hui, c'est que les job boards sont passés d'un modèle à la presse, issu de la presse qui est un modèle de moyens. en fait, on a un modèle de Aujourd'hui, je suis obligé de diffuser l'offre d'emploi, donc je dois la présenter. Aujourd'hui, un modèle de performance. Jusqu'à demain, peut-être un système de lead, de coût et on paiera au nombre de CPM. CPM au coup par clic. Tout à fait.
- Speaker #0
Intéressant. Intéressant vraiment l'évolution du métier qui devient de plus en plus dans le marketing. Parce que c'est des compétences, connaître une suite, investir. On a fait toutes ces questions de coût par clic, de budget. Comment optimiser avec l'image pour avoir un meilleur taux de clic ? Finalement, on est dans du marketing.
- Speaker #1
Exactement. Je ne crois pas que tu dis ça. Il faut faire passer. On passe de la com ou marketing RH. On doit créer des personnages, on doit identifier. Et tout ça aussi, adjoindre la marque employeur. Et des fois, il n'y a pas assez de budget qui sont mis sur la marque employeur. Parce qu'aujourd'hui, il faut attirer, il faut séduire. Parce que je reste persuadé que de toute façon... Les ressources humaines resteront, les hommes resteront une ressource précieuse. Et oui, on est dans la guerre des talents. D'ici 2030, il va y avoir chaque année 200 000 jeunes en moins qui arriveront sur le marché par rapport à des parents en retraite. Donc c'est pratiquement un million de postes à pourvoir, même si en ce moment, on se dit qu'il y a un peu plus d'inscrits au chômage.
- Speaker #0
Je crois qu'on va rentrer dans une période très faste en termes de recrutement. Voilà,
- Speaker #1
grave.
- Speaker #0
Tu as une génération qui va partir à la retraite, qui est en train de partir.
- Speaker #1
Il y a 900 000 personnes qui partent en retraite et c'est que 700 000 jeunes qui arrivent sur le marché.
- Speaker #0
Donc il y a un delta de 200 000 de postes non pervus qui vont aller chercher quelque part en tout cas.
- Speaker #1
Exactement. Et puis après, on ne parle pas des métiers qui vont se transformer. Il y avait une stat qui était hyper intéressante de la part de LinkedIn, c'est-à-dire que d'ici 2030…
- Speaker #0
Je crois que c'est 80 % des métiers qui n'existent pas encore.
- Speaker #1
C'est surtout les compétences en fait. la loi Le CV, vous allez tous pouvoir le jeter parce que demain, on va recruter en fonction des compétences des gens. Et on ne pourra pas cocher toutes les compétences. C'est-à-dire que d'ici 2030, vous ne garderez que 30% de vos compétences. Vous allez devoir vous former. Vous allez devoir effectivement en permanence mettre des modules de formation parce que les gens auront 70% des compétences, mais les 30% qui restent, soit c'est des métiers, etc. Vous n'allez pas pouvoir vous dire, je vais essayer de trouver le mouton à cinq pattes. Non, elle n'existe pas. Donc, il faut accepter de recevoir des gens qui n'ont que 70% des compétences que vous cherchez. À vous de les former, en fait.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. Et on voit quand même de plus en plus d'entreprises qui créent leur propre académie en interne, leur propre centre de formation en interne. Moi, un exemple que j'aime beaucoup, c'est La Poste, qui est quand même un floron national, où le courrier a baissé drastiquement. Ils ont quand même réussi à digitaliser La Poste, faire des services à l'aise comme la banque en ligne. à la personne avec la livraison de repas. Donc, ils ont quand même réussi, via leur mission qui est de créer du lien, à se renouveler dans un monde qui est quand même très mouvant et où, oui, c'est vrai qu'aujourd'hui, on ne reçoit plus de CV par la Poste, ou très peu. Ça peut être un très bon conseil pour des candidats.
- Speaker #1
On ne parle pas de la graphologie pour les plus anciens.
- Speaker #0
Mais c'est vrai que, bon, il y a quand même, tu vois, donc l'entreprise, quand même, la Poste a réussi grâce à la formation. Et c'est vraiment un vrai cas d'école très intéressant. Ils ont formé, je crois, plus de 1500 managers. Enfin, voilà, ils ont vraiment réussi à upscaler, on va dire en anglais, leurs salariés et rescaler leurs salariés. Et ça, c'est la clé. En fait, ce n'est pas juste licenciement, tout le monde est recrutant. C'est aussi accompagnement en interne des compétences, plus qu'un potentiel, plus que tel outil ou tel outil.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
OK. Génial. et donc toi Idozo c'est quoi un peu ton Ton rêve pour la fonction RH de demain avec la mission I2O ?
- Speaker #1
C'est que la fonction RH prenne la place qu'elle n'a pas, qu'elle a pu se saisir pendant le Covid en fait. Pendant le Covid, on a sorti les RH. Attention, tout le monde chez soi, comment on va faire, etc. Et on les a vite remis au placard et on leur a dit bon, c'est bien. Il y a juste eu un gain, c'est le télétravail. Mais rapidement, aujourd'hui... les RH n'ont plus mot à dire quelquefois. Or que je te dis qu'aujourd'hui, les ressources humaines, la fonction humaine a pourtant de l'importance aujourd'hui, notamment avec l'IA qui arrive. Donc il y a une opportunité de nouveau avec cette transformation IA, à ce que les RH reprennent le pouvoir, reprennent enfin la conscience qu'ils doivent travailler avec la com, avec le marketing, avec leur data. Et qu'il y a plein de solutions aujourd'hui qui leur permettent d'être plus intelligents. pouvoir aider à la localisation d'une usine et de se dire, ok, on va créer une usine, mais est-ce qu'on a les ressources aujourd'hui ? Est-ce qu'il y a le bassin d'emploi pour mettre cette usine-là ? Voilà, ça aujourd'hui, des job boards sont capables, comme Indy et Linkin, de dire, bah oui, il y a le potentiel humain, donc ne mettez pas cette usine à cet endroit-là parce qu'il n'y aura pas de ressources. Aujourd'hui, ça peut être un des critères pour une implantation en fait. Et donc les ressources humaines ont... un intérêt à jouer là-dedans auprès des COMEX, auprès des directions.
- Speaker #0
Et puis ce que tu partageais tout à l'heure, c'est aussi qu'il faut que les RH reprennent leur place pour aller défendre leur budget. C'est-à-dire que si demain on doit recruter 1500 personnes dans l'année et qu'on a un budget de 50 000 euros, il y a un problème quelque part en fait. Et c'est d'arriver à négocier ce budget pour pouvoir en effet avoir les moyens. Et ça, je pense que c'est dur en RH, c'est que parfois, on doit toujours bidouiller, faire avec pas grand-chose et d'avoir des moyens financiers pour accompagner la croissance de l'entreprise.
- Speaker #1
Mais il faut que les RH soient plus business partners avec tous les autres. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, tu me demandes de recruter 1500 personnes, mais ça va être quoi l'impact de ces 1500 personnes ? Ça va créer quelle valeur ? On n'a pas assez de data aujourd'hui. Donc, il y a...
- Speaker #0
Mais le voile sur ça, c'est que les RH, avant de mettre de l'IA, il va falloir qu'elles traitent leurs propres datas.
- Speaker #1
Tout à fait, la digitalisation.
- Speaker #0
Exactement. Et puis surtout, qu'elles s'en servent. Qu'elles s'en servent et qu'elles connaissent un peu plus leur taux de rétention. Un turnover, combien ça coûte ? C'est très rare dans une entreprise que les gens nous disent qu'on sait combien ça nous coûte une annonce. Et encore, on ne sait même pas parce qu'on est encore au début où on traite mal les candidatures. Combien de fois on croise des gens dans la rue en disant « Mais c'est quoi ton métier ? » « C'est de mettre en avant, faire de la publicité des offres d'emploi. » Déjà, un, c'est payant, je ne savais pas qu'une entreprise payait. Et puis deux, à chaque fois, ils vous disent « Mais moi, j'envoie toujours mon CV, je n'ai jamais de réponse en fait. » Donc là, il y a un peu un trou noir entre les RH où quelquefois ils sont débordés parce qu'ils reçoivent trop de candidatures. Et c'est un peu le reproche qu'on pourrait avoir aujourd'hui par rapport au digital. C'est que, ok, maintenant vous avez su amener de la quantité, maintenant il va falloir amener de la qualité.
- Speaker #1
Et c'est pour ça qu'on ne peut pas prendre le sujet de l'IA sans avoir traité ses propres données, la digitalisation. Donc si on veut en effet recruter et attirer pour recevoir des candidatures, il faut avoir un système, un SIRH ou un ATS qui soit d'aplomb pour en effet être capable d'absorber toutes ces candidatures-là et puis de les traiter. La marque employeur, c'est aussi la réputation. Donc, si on ne répond pas aux candidats, c'est sa marque employeur qu'on met aussi à défaut. Et pour te dire qu'il y a encore des grands groupes, pour avoir travaillé avec certains d'entre eux, qui encore reçoivent les candidatures par e-mail. Et donc, on est encore à un levier de digitalisation où il y a encore énormément de travail à faire au niveau des services RH. Parce que pas beaucoup de moyens.
- Speaker #0
Oui, mais ça, il faut aller le défendre. Oui. Il faut pouvoir le justifier. C'est surtout une digitalisation et faire travailler les systèmes entre eux. C'est vrai que nous, la dernière fois, on a convoqué une quinzaine d'ATS pour leur dire est-ce qu'il ne pourrait pas y avoir un dénominateur commun ? Est-ce que vous ne pourriez pas travailler sur un même langage ? Ou est-ce que vous ne pourriez pas travailler sur une même API ? Parce que bien souvent, c'est compliqué. Moi, j'appelle ça la plomberie.
- Speaker #1
On doit copier-coller 5 fois le numéro de carte vitale, le nom, le prénom, c'est horrible. Mais il n'y a que les ATS, c'est tous les outils, la mutuelle, les avantages, la prévoyance, c'est du copier-coller tout le temps.
- Speaker #0
Donc là, nous, on a créé un service déjà pour qu'entre le média, donner de la data et que ça rentre dans l'ATS et que ça soit la bonne attribution, etc. déjà il y a toute une plomberie à faire et nous moi j'ai créé effectivement un service technologique un lab en fait là dessus pour aider déjà nos clients à choisir le bon ATS etc parce que en France il y en a 150 ATS c'est énorme mais c'est surtout effectivement que entre le média, entre la data et entre ce qui arrive ça puisse communiquer après avec ton site carrière avec des choses comme ça donc il y a toute cette partie plomberie qui est déjà énorme Et après, comme tu dis, il y a l'intégration dans le ICRH, il y a les modules d'onboarding, il y a de plus en plus d'outils qui s'empilent en fait. Je ne te parle pas des outils métiers qui sont à côté.
- Speaker #1
Ça peut faire une stack qui est très hétérogène.
- Speaker #0
Quelquefois, on a des clients qui nous disent, mais ça m'intéresse cet outil-là. Mais vous savez, il y a une grande mutuelle à New York, de toute façon, il y a beaucoup de mutuelles à New York, mais elle m'a dit, mais c'était intéressant votre produit, mais on a déjà... 8 produits maison, à ce que quand les gens rentrent, connaissent, etc. Donc c'est compliqué. On parle beaucoup de la cooptation. La cooptation qui est pourtant un levier énorme.
- Speaker #1
Qui a du mal à faire sa place.
- Speaker #0
Qui a du mal à faire sa place, tout à fait. Parce que c'est un énième outil, c'est un énième chose.
- Speaker #1
C'est pas forcément un problème dur aujourd'hui. En effet, la cooptation c'est un vrai levier. Quand on voit Google qui est recruté à 30% grâce à la cooptation, c'est sûr que c'est un super levier. Mais c'est vrai que ce n'est pas un problème dur. On arrive quand même à recruter 100. donc c'est vrai que moi je suis d'accord c'est un vrai levier mais qui a du mal et comme tu dis c'est un autre outil encore intégré à sa stack et à un moment donné ça devient une machine à gaz après les RH se disent il faut que j'appelle le DSI je vais peut-être pas le déranger donc
- Speaker #0
les pauvres RH ils doivent être des communicants des marketeux des business partners des DSI ils ont beaucoup de fonctions et pendant ce temps-là il faut qu'il y ait la paix qu'il roule et qu'il n'y ait pas grève
- Speaker #1
C'est ça, c'est une mission. Mais je pense que, et c'est bien, moi je trouve que c'est génial parce qu'on arrive à un carrefour, je ne sais pas, est-ce que c'est une évolution, une innovation, est-ce que c'est l'IA qui ouvre des choses, je n'en sais rien. Mais où, en effet, il y a beaucoup de choses qui vont se passer en RH et tous ces sujets-là, reprendre le pouvoir, avoir... de leadership, d'influence dans les entreprises, qu'on entend de plus en plus cette fonction prendre le pouvoir aussi en interne, c'est aussi d'accompagner ces femmes et ces hommes à faire preuve de soft skills, d'assertivité, de négociation, de business partner, d'être à la table entre le directeur ou la directrice marketing, sales, etc. et qu'on parle à DRH vraiment comme un centre de profit et pas comme un centre de coût.
- Speaker #0
Exactement !
- Speaker #1
Donc si on revient un petit peu à... Donc ça, on a pas mal divergé là sur... Mais c'était intéressant, l'historique, parce qu'on a la chance de t'avoir et tu as quand même 15 ans d'expérience derrière toi sur ce 25 ans d'expérience. Je te rajeunis. 25 ans d'expérience sur tout ce qui est réseaux sociaux, job board. Mais aujourd'hui, si on revient à ton parcours d'entrepreneur avec I2O, puisque aujourd'hui, c'est ce que tu fais dans ton quotidien. tu drives une entreprise. Comment, quand tu regardes ces 12 ans derrière toi, tu me disais là aussi que ça fait vraiment 5 ans que tu sens qu'il y a vraiment une forte évolution. Comment tu as structuré un petit peu cette phase de croissance avec I2O ?
- Speaker #0
Moi, j'ai connu... On va dire qu'on est rendu à la troisième phase. J'ai connu une première phase de 2007 à 2019. Ou quand même 10 ans, 12 ans. 10 ans pour être rentable, tu vois. Ou en 2017, on avait les premiers résultats. Parce que j'ai toujours voulu investir dans l'homme, dans l'homme, dans l'homme. Les bénéfices que je faisais. Pendant 10 ans, j'étais le dernier salaire de la boîte en fait. Je ne faisais pas trop le dire à ma femme. Mais moi, j'ai toujours investi dans les hommes. J'ai toujours dit que c'est eux qui créent la richesse. Donc, comme dirait... Un fervent président, il faut que ça ruisselle. Donc moi, je suis plutôt dans ce sens-là.
- Speaker #1
Tu es plutôt un patron de gauche, toi.
- Speaker #0
Je suis plutôt un PDG, un patron de gauche. Ça, c'est important pour moi. Aujourd'hui, on est dans une boîte de conseil et la richesse, elle est faite au travers d'hommes. Et c'est normal de correctement les rémunérer. C'est un peu femme, oui. Tout à fait, oui. La parité est importante. Donc, il y a eu cette première phase, entre guillemets, où tu approuves et tu te dis... J'ai toujours été subjugué par ces startups qui lèvent des millions d'euros, qui imaginent, etc. Je me suis dit, moi, j'ai mis 12 ans, en fait, pour en arriver là. Et puis...
- Speaker #1
Vous étiez Dieu ou vous ne faisiez pas de chiffre d'affaires ? Non,
- Speaker #0
mais on était tranquille, en fait. On était vivant heureux, vivant caché. On faisait notre petit business. et puis j'avais un associé aussi qui ou Quand je l'ai remercié, en fait, parce que lui, il avait d'autres choses à faire dans sa vie, ça m'a permis peut-être moi de me libérer et d'être vraiment le patron à 100% de l'entreprise. Et là, j'ai de nouveau pris des risques à partir de 2020. Dès janvier 2020, je me suis dit, tiens, il faut qu'on régionalise. Parce que pour nous, la proximité, c'est une des valeurs. Rencontrer le client, rencontrer les gens qui sont là, connaître que chaque... consultant connaît son territoire en fait. Donc on a des gens sur toutes les villes de France. C'est important de connaître son bassin d'emploi quand on discute. Et donc là, j'ai pris un risque. Le Covid est arrivé. Ça nous a permis de nous reformer. Et puis après, on a vite ressorti. Dès mai 2020, on s'est dit on s'est transformé. On a enfin fait ce qu'on ne faisait pas. C'est-à-dire qu'on a refait un site, on s'est repositionné. On a lancé des services sur la partie marque employeur.
- Speaker #1
Il y a LinkedIn aussi qui a exposé en parallèle.
- Speaker #0
LinkedIn a exposé. Ça faisait déjà en 2020, 8 ans qu'on travaillait avec eux. Et c'est vrai que c'est devenu un média qui a pris beaucoup de place, beaucoup de budget. Parce qu'il fonctionnait, il fonctionne toujours très bien. Et donc là, on était dans une phase d'expansion de 2020 à 2024. Et là, tu te réveilles, tu dis en fait, t'es un leader de ton secteur. Mais ça veut dire quoi, leader ? Donc là, tu fais appel à des consultants externes et puis des gens qui ont vu des startups qui te disent, et là, ils te disent, mais vous savez, il faut peut-être ignorer vos petits clients, vous concentrer sur le grand. J'ai dit, ben non, nous, on s'est construit avec une diversité de comptes, en fait, et on va être un leader pour tous. Donc, ce qu'on apprend des méthodologies des grands, on va essayer de l'appliquer à tout le monde. Voilà, et on aime effectivement satisfaire l'ensemble de nos clients aujourd'hui.
- Speaker #1
ok Et donc, pour soutenir cette croissance, est-ce que vous, en interne, vous avez mis en place alors une fonction RH ? Oui. Donc, tu as une DRH ou un DRH ? Oui,
- Speaker #0
et j'aurais dû le faire plus tôt, en fait. J'ai attendu qu'on soit 35 ou 40.
- Speaker #1
Oui, ce n'est pas si mal quand même de commencer. Oui,
- Speaker #0
mais je pense que si j'ai un conseil là-dessus… Si j'ai un conseil entrepreneurial, en fait, c'est d'avoir un bon comptable, d'avoir un bon banquier, d'avoir un bon avocat juridique, etc. Et dès qu'on est 10 ou 15, c'est pas mal d'avoir quelqu'un au niveau de la fonction RH, parce qu'elle est arrivée et mettre des choses en place quand t'es 15 et mettre des choses en place quand t'es 35 ou 40, et rapidement on est monté jusqu'à plus de 70, et ben faut avoir quelqu'un qu'elle est insolide en fait. Et être un peu passe-partout, 4x4, etc. Aujourd'hui,
- Speaker #1
la fonction RH, c'est combien de personnes chez Idozo ?
- Speaker #0
On va dire que c'est une personne à temps complet et une autre personne qui aide. Parce que parallèlement à ça, moi, j'ai ouvert un poste sur la partie RSE. Donc, chez nous, il y a Mélanie qui s'occupe de la fonction RH. Et Elodie qui s'occupe de tout ce qui est la partie RSE, responsabilité sociale et environnementale. Parce qu'à l'époque, je me suis dit, bon, au niveau écologique, on ne va rien faire. Si on veut avoir de l'impact, soit je choisis d'emmener toutes mes équipes à aller à la plage et retirer tout le plastique, soit on utilise les ressources financières d'Idezo et on investit dans des entreprises à impact. Et dès 2021, en fait, je me suis lancé dans la partie Business Angel, en fait. Mais sous couvert d'Idezo, en fait, c'est Idezo qui a investi dans des startups à impact.
- Speaker #1
Pas RH, à impact.
- Speaker #0
À impact, voilà. On l'a d'abord fait, effectivement, dans de la green tech. On s'est orienté aussi un peu sur des choses RH, en fait. Je me suis beaucoup planté aujourd'hui. Tu sais quoi,
- Speaker #1
tu investis dans 20 boîtes et tu en as une qui…
- Speaker #0
Rien pour l'instant. Pour l'instant, je pense que mon comptable me dit que j'ai perdu 500 000 euros. Mais ce n'est pas grave, en fait. Ce n'est pas grave. On ne le fait pas pour ça. On le fait pour… Pour donner de l'impact. Et puis surtout, moi, en tant que chef d'entreprise, ça m'a permis, un, de mentorer et de transmettre, en fait. Et puis deux, aussi, là, je me suis inscrit il y a plus d'un an au Blast Club, il y a un an et demi, de regarder les pitches des autres, en fait, et de t'inspirer toi-même et de te challenger en permanence. C'est-à-dire, tiens, est-ce qu'il n'y a pas une bonne idée, un bon process, un bon truc qui permettrait de...
- Speaker #1
De trouver tel ou tel. OK, intéressant. Donc, tu as quand même... pour structurer ta croissance autour d'une fonction RH ? Et est-ce qu'elle s'occupe aussi de la partie recrutement ? Vous avez aussi des recruteurs et des recruteuses ? Non, non, non, elle s'occupe de la partie recrutement. Ah ouais ? Ouais, ouais, ouais. Bon, c'est peut-être le temps que tu débloques un petit budget pour elle. Ouais, ouais, ouais. Une deuxième personne.
- Speaker #0
Entre la formation, le recrutement, et en plus, c'est des... Comme on recrute maintenant sur la partie internationale, il faut parler anglais, il faut parler espagnol, il faut parler... Voilà, différentes langues. Et oui, c'est vrai que là, on entend...
- Speaker #1
Oui, on dit que c'est souvent un unirage pour 40-50 salariés.
- Speaker #0
D'accord. Eh bien, il faudra peut-être qu'on lui trouve quelqu'un d'autre à ce moment-là.
- Speaker #1
Voilà, Mélanie, si tu m'écoutes. Donc, ok, ça, c'est top. Et donc, c'est vrai que tu disais, il y a 12 ans, tu n'avais pas forcément d'ambition. Tu voulais gagner en liberté. Tu avais fait ce deal notamment avec ta femme pour prendre ce risque. Aujourd'hui, c'est quoi pour toi la notion de réussite autour d'Idezo ? Est-ce que tu es satisfait de là où tu es ? Où est-ce que tu as envie d'aller demain ? C'est quoi un peu les ambitions ?
- Speaker #0
L'ambition, tu ne l'as pas au départ quand tu entreprends. Moi, c'était plutôt une volonté de liberté et de vivre de la passion que j'avais sur la vente de job boards, en fait. Mais l'ambition, je l'ai côtoyée, j'ai touché du doigt quand effectivement... J'ai commencé à discuter avec LinkedIn, à voir le potentiel. Et ça, effectivement, ça m'a donné une ambition et de me dire, en fait, le marché, il n'est pas que français, il peut être à l'international. Et donc, en fait, l'ambition grandit en même temps que ta boîte grandit. Et même à un moment donné...
- Speaker #1
Tu as vu des opportunités s'ouvrir.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et finalement, LinkedIn, c'est quand même ton partenaire proche.
- Speaker #0
Oui, on peut le dire. Puis après, aujourd'hui, avec Indeed, avec Hello Work, etc., on a de beaux partenariats avec eux. Mais on doit aussi défendre les intérêts de nos clients. C'est compliqué. On est toujours des fois aussi entre le marteau et l'enclume, en fait.
- Speaker #1
De rester neutre et de ne pas influencer.
- Speaker #0
Exactement. Ce qui nous intéresse, c'est la réussite du recrutement. Ce n'est pas avec quel outil. Et donc, c'est pour ça qu'on a toujours... garder un regard sur ce qui peut se passer en termes d'innovation. Mais cette ambition, effectivement, aujourd'hui, on a envie de... Le marché français est très particulier sur le marché agence, en fait. C'est un marché très spécifique, qui n'existe que peut-être en Allemagne, mais pas du tout dans d'autres pays. Donc je me dis, il y a une place à prendre, en fait, au niveau Europe. On a effectivement la chance de toucher des grands groupes aujourd'hui. Quand on discute effectivement avec Stellantis, avec Michelin, etc., on s'aperçoit que, eux, leur problématique, elle n'est pas que franco-française, mais que les solutions sont mondiales. Et quelquefois, on doit réfléchir mondial, on doit la rapporter. Donc là, on a de grosses vérités en termes de développement. Donc on a déjà fait des POC qui marchent très bien, puisqu'aujourd'hui ça représente... 10% de nos tifs d'affaires, tout ce qui se passe en Belgique, en Suisse, en Espagne, au Portugal.
- Speaker #1
Donc là, en fait, vous commencez à acheter en Europe.
- Speaker #0
Déjà, on le fait. L'année dernière, on a eu... La BNP nous a confié, on avait gagné cet appel d'offres pour mutualiser l'ensemble de leurs achats dans le monde entier. Donc on a aujourd'hui des équipes internationales.
- Speaker #1
En fait, c'est même à un niveau monde. Oui,
- Speaker #0
tout à fait.
- Speaker #1
C'est la même personne.
- Speaker #0
Toujours. une problématique et il y a toujours possibilité effectivement d'optimiser et il y a des plateformes comme LinkedIn et Indeed qui peuvent répondre à des problématiques universelles dans chaque pays.
- Speaker #1
Donc maintenant l'ambition, elle est européenne voire mondiale demain ?
- Speaker #0
Oui, déjà on va laisser 3 ans en Europe et après on verra.
- Speaker #1
Tu t'imaginais ça quand tu as démarré ou pas du tout ?
- Speaker #0
Pas du tout.
- Speaker #1
Tu ne t'imaginais pas forcément ? Tu ne te projetais pas ?
- Speaker #0
Non, non, non. Et puis, à un moment donné…
- Speaker #1
Tu grandis avec ton marché aussi.
- Speaker #0
Il y a toujours quelque chose qui m'avait un peu surpris, en fait. C'est quand tu crées une boîte, que tu vas déposer ton cigarette, etc. Tu sais, ils te donnent le cigarette et ils te disent, l'entreprise morale que tu as créée durera 99 ans, en fait. Et là, tu dis, en fait, tu as créé quelque chose qui va te dépasser et que tu vas te retrouver un jour dans la tombe. Et moi, effectivement, je pars du principe aujourd'hui… même si je reste très présent, c'est qu'aujourd'hui, mon intérêt personnel ne doit plus faire obstacle à la personne morale qui est Idozo. Et c'est comme ça que je dis à mes collaborateurs, je dis aujourd'hui, on doit défendre l'intérêt collectif qui est la personne morale qui est Idozo aujourd'hui. Donc en fait,
- Speaker #1
sa boîte te dépasse toi en tant qu'entrepreneur aujourd'hui. Exactement, tout à fait. Et donc finalement, Ça vient de cette transmission, finalement. Donc, tu transmets ta boîte, entre guillemets, à Idozo, qui est cette personne morale, qui va resuiler sur tes salariés, en fait. Il y a une certaine transmission, on va dire, avec les personnes qui construisent Idozo au quotidien.
- Speaker #0
Ça, c'est un challenge, la transmission. Il faut déjà la préparer. Moi, j'ai 52 ans. Donc, on imagine déjà. Il y a déjà 3-4 ans que j'ai... associé des hommes clés au sein de ma société.
- Speaker #1
Des hommes et des femmes,
- Speaker #0
j'espère. Pas encore, pas encore, pas encore. Malheureusement, je ne suis pas terrible là-dessus.
- Speaker #1
C'est quoi les difficultés que vous avez au niveau parité dans l'entreprise ?
- Speaker #0
Je ne sais pas. Ça n'a pas été un choix. Je suis opportuniste, donc c'était des gens que je connaissais, en fait. Je ne me suis pas dit que je vais embaucher des hommes et des femmes pour avoir cette certaine parité. donc Mais on essaye de gommer ça. Donc, les gens qu'on n'a pas au COMEX, on les monte quand même au niveau Codire, en fait. On aime bien mettre des choses en place. Mais cette transmission, elle est importante. Déjà, moi, j'ai dit à mes enfants, je ne vous transmettrai pas la boîte, en fait. Je vous aiderai sur d'autres projets. Créez votre propre aventure. Mais j'ai envie que cette société, effectivement, elle perdure.
- Speaker #1
Tu n'as pas envie d'en faire une success story familiale ? Non, pas du tout. J'ai pas du tout envie de ça Ça fait pas partie de l'héritage que tu aurais donné à tes enfants Non ça c'est mon aventure C'est mon cinquième enfant
- Speaker #0
Et j'ai pas envie de le transmettre en fait J'ai pas envie que peut-être mon petit dernier arrive Et se fait dire je suis le fils à papa Ça m'intéresse pas Par contre avoir les fruits de la société Et l'aider comme j'ai commencé déjà A le faire avec mon fils aîné Où je l'ai aidé A construire sa boîte dans la production musicale Voilà ça c'est intéressant en fait Voilà Mais pas transmettre un héritage, ça ne m'intéresse pas. Et j'ai envie de la transmettre plutôt aux collaborateurs.
- Speaker #1
Et donc, les collaborateurs aujourd'hui, est-ce qu'ils peuvent prendre une part financière à l'entreprise ? C'est des choses que tu as mis en place ?
- Speaker #0
C'est un projet qu'on construit pour l'année 2026. C'est un souhait.
- Speaker #1
C'est un souhait, parce que c'est un peu la boucle. Mais on l'a déjà fait,
- Speaker #0
en fait. On avait trois hommes clés, il y a un troisième qui est parti. on a euh Aujourd'hui, un commercial, Jonathan, qui est passé directeur commercial, et on l'a associé dernièrement, et là, il va monter un peu plus au niveau du capital. Mais j'ai envie de transmettre à ce niveau-là, en fait. Et c'est de se dire, nous, maintenant qu'avons 45-50 ans, transmettons à des gens qui ont entre 35 et 40 ans. temps en fait, voilà. Et restons peut-être comme des vieux cons à 70 ans au bout de la table, on ne sait pas encore.
- Speaker #1
J'espère qu'en tout cas ce qui est intéressant c'est que tu transmets aussi d'une autre façon, comme tu vois tu investis aussi sur des entrepreneurs et des entrepreneuses qui veulent lancer des projets RH et donc ça aussi c'est une forme de transmission dans l'écosystème et ça fait du bien parce que d'avoir un peu un rôle de business angel si on peut utiliser le terme.
- Speaker #0
pour accompagner ça c'est un de mes projets effectivement de monter un fonds avec plusieurs plusieurs personnes de la fonction rach avec peut-être des banques et à d'avoir un fonds spécial hr tech ouais ça ça peut être hyper intéressant parce que voilà faut faut porter des projets faut les financer avoir de l'impact en fait aujourd'hui oui c'est ça et moi ce que j'ai toujours enfin les rach sont
- Speaker #1
au cœur des entreprises. Et si on veut un monde du travail qui soit plus vivable, plus inclusif, plus performant, ça ira, quoi qu'il arrive, par les RH, qui sont cette colonne vertébrale dans les entreprises.
- Speaker #0
C'est un peu pour ça que je suis allé au Blast Club. J'ai regardé un peu le Blast Club.
- Speaker #1
Le Shark Tech ?
- Speaker #0
En fait, il n'y a pas du tout d'Art Shark Tech. Quand j'ai eu Anthony Bourbon au téléphone, je lui ai dit, c'est génial, toi, tu es dans la partie nutrition, il y a Tipeee qui est sur la partie sport. Et eux, jusqu'après, ils n'avaient pas de femmes. Ils ont quand même rentré une femme dans ce qui est opinion leader chez eux. Et je lui dis, moi, j'ai envie de porter cette partie à Sheertech parce que c'est bien beau dans qui va être mon associé. J'ai un projet, j'ai du marketing, etc. Mais on ne parle jamais des hommes. Excuse-moi, il y a besoin des hommes. Et des femmes. Oui, oui. Des hommes et des femmes, des femmes et des hommes.
- Speaker #1
Contre à moi à chaque fois. Je vais te dire. Pourquoi c'est important ? Parce qu'en fait, je te taquine avec ça, parce que c'est important aussi d'avoir des femmes entrepreneuses. Et c'est encore aujourd'hui, je crois que c'est à peu près 16% de femmes entrepreneuses qui se lancent. Donc, c'est vrai que c'est une fonction, si on peut dire que l'entrepreneuriat, c'est une fonction, mais qui est beaucoup dominée par les hommes. Et donc, c'est vrai que... Et puis, je sais que tu es quand même très sensible sur ces sujets-là. donc c'est C'est aussi important de le dire pour créer aussi des vocations féminins sur l'entrepreneuriat. Je te taquine.
- Speaker #0
Vas-y, j'aime bien les challenges.
- Speaker #1
Tu disais que la HR Tech n'est pas forcément présente aujourd'hui dans l'entrepreneuriat. Non, pas du tout. Alors que finalement, il y a des belles opportunités. Oui,
- Speaker #0
comme tu disais, le marché du travail se modifie. avec l'arrivée de l'IA on voit des solutions qui permet aux RH de s'estirper de 30% de leurs tâches administratives et se concentrer sur ce qui est réellement leur valeur ajoutée, c'est de protéger, incarner, discuter, écouter sur l'homme. Il faut prendre l'IA comme une opportunité, pas comme une météorite qui va nous tomber sur le coin de la tête. Il faut être plutôt acteur que spectateur de ce qui va arriver. Et je pense que les RH ont un mot à dire. à eux, effectivement, de... de prendre ce pouvoir-là. Pour moi, ils ont loupé la période Covid. Il ne faut pas qu'ils loupent l'opportunité de l'IA. Parce qu'il faudra remettre l'homme au cœur des décisions. Dernièrement, je suis un peu attristé quand je vois que Microsoft a licencié 3% de son effectif monde parce qu'aujourd'hui, ils ont mis de l'IA à toutes les échelles.
- Speaker #1
C'est comme Workday,
- Speaker #0
par exemple. Or, derrière cette histoire-là, c'est 6000 personnes qui sont au chômage, avec des familles, avec des choses comme ça. Donc, c'est peut-être mon côté social, peut-être mon côté bêta là-dessus.
- Speaker #1
C'est ton côté entrepreneur de gauche ?
- Speaker #0
Je ne sais pas, faire de l'argent pour faire de l'argent et mettre les gens au chômage dans des situations inconfortables, alors que la boîte gagne de l'argent. Moi, j'adore Nvidia. Nvidia, ils ont rendu millionnaires leurs salariés. C'est ça,
- Speaker #1
partage de la richesse. C'est ça, c'est un partage de richesse. Après, c'est vrai qu'en France, On a la chance quand même d'avoir la participation et l'intéressement, que je trouve qu'il y a un modèle génial à mettre en place aussi dans les entreprises, où tu repartages quand même une partie du bénéfice de la boîte. Quand même, des fois, tu peux t'acheter une voiture, dans certaines boîtes, c'est quand même entre 10 et 15 cas par an. Et donc, quand même, c'est assez intéressant.
- Speaker #0
Mais prendre des parts dans la société et se défendre, aujourd'hui, je pense que c'est ce que les jeunes ont envie. On dit qu'il y a besoin de quêtes de sens, etc. Mais c'est toujours plus facile de se battre pour une boîte où tu as un bout, en fait, dans cette boîte-là.
- Speaker #1
Quand même, les grands groupes, tu vois, moi qui étais chez Safran, j'ai eu la chance, j'ai gagné un peu d'argent. Ce n'était pas énorme à l'époque, c'était dingue. Je crois que j'avais 300 euros d'action. Et puis, je ne sais pas, cinq ans après, je suis ressortie avec 1500 euros, quelque chose comme ça. Donc, tu as quand même des systèmes de participation aujourd'hui plutôt dans les grands groupes. Et je pense que c'est notamment aussi les boîtes cotées, ce qui est logique, où tu peux quand même prendre des parts, même, et j'étais apprentie à l'époque, tu vois. Et donc, c'est vrai que ça crée ce système. Moi, je pense qu'on peut aller plus loin.
- Speaker #0
Je pense que dans chaque société, on pourrait effectivement s'imaginer qu'il y a 10, 20% d'une société qui appartiennent aux collaborateurs.
- Speaker #1
C'est clair, oui. Tout à fait. On arrive progressivement à la fin de ce podcast. On a vu pas mal de choses autour de l'entrepreneuriat, autour aussi de cette histoire des job boards. Et aujourd'hui, LinkedIn qui est quand même l'outil dominant dans le recrutement aujourd'hui en France. Peut-être la dernière question que j'ai envie de te poser, c'est quelle figure de l'entrepreneuriat aujourd'hui tu admires de ton côté ? Tu t'y attendais à cette question ou pas ?
- Speaker #0
J'aime bien Big Gates parce que... pas pour ce qu'il a construit, mais c'est surtout en fait, je me souviens d'un journaliste un jour, il lui dit mais c'est quoi votre succès ? Et il lui tend son chèque, il lui dit, mettez le montant que vous voulez en fait. Et il dit, bah non, il fait une fois, deux fois, trois fois. Et il lui dit, en fait, c'est la différence entre vous et moi, c'est que moi, j'ai toujours saisi les opportunités qui me sont présentées. Même si tu fais des erreurs, il faut saisir chaque opportunité qui est chez toi en fait.
- Speaker #1
super inspirant merci merci Maud merci Olivier