- Speaker #0
Je m'appelle David Legrand, je suis donc le directeur de l'expertise animale au sein de la SPA. Je suis à la SPA depuis 22 ans.
- Speaker #1
Fabien, j'ai bientôt 50 ans, je suis chef d'équipe du Refuge de Val-et-Rargue depuis 2 ans.
- Speaker #2
Je suis Fanny Buisson, vétérinaire au dispensaire d'Orléans depuis 11 ans.
- Speaker #3
Je m'appelle Joël, je vais avoir 66 ans et je suis bénévole et enquêtrice à... Poulainville depuis 2018.
- Speaker #4
Pierre Cassière, 34 ans, j'exerce la profession de policier municipal depuis 6 ans à Millon, dans l'Aveyron, et bénévole du coup à la SPA depuis, je crois, de tête, 2022.
- Speaker #5
Moi je m'appelle Charlène, j'ai 36 ans, je suis agent animalier au refuge de Carper depuis 12 ans.
- Speaker #6
Je m'appelle Jean Touillet, j'ai 58 ans, je suis à la SPA depuis 30 ans.
- Speaker #7
Je m'appelle Mathilde, j'ai 28 ans et moi j'ai adopté deux Ausha et un chien à la SPA.
- Speaker #8
Moi je m'appelle Chloé, je suis agent animalier au refuge de Quimper.
- Speaker #9
Les grandes balades, les promenades engagées et instructives de la SPA.
- Speaker #10
Aujourd'hui, vous allez découvrir neuf histoires. David, Fabien, Fanny, Joël, Pierre, Charlène, Jean-Luc. Mathilde et Chloé. Vous allez découvrir leurs émotions, leurs combats. Ils sont celles et ceux qui incarnent ce message. Hashtag nous sommes la SPA. Installez-vous confortablement pour ce nouvel épisode exceptionnel au moment où la SPA fête ses 180 ans. C'était le 2 décembre 2025. 180 ans d'engagement, 180 ans de combat menés au service des animaux en détresse. Une longévité qui fait d'elle une véritable institution de la société française, ancrée... partout en région, au cœur des foyers, et porté par des milliers de personnes mobilisées depuis des générations. Alors à l'occasion de cette date historique, nous avons voulu donner la parole à celles et ceux qui font la SPA au quotidien. Parce qu'être la SPA, ce n'est pas seulement une mission, c'est une conviction, un geste, une voix, et qu'il existe mille façons d'être la SPA. On vous emmène au cœur de 180 ans d'humanité, de solidarité. et d'amour des animaux en commençant avec David, directeur de l'expertise animale au sein de la SPA et créateur du grand refuge de Père Vancher que nous avions visité le 17 mai dernier.
- Speaker #0
Je suis arrivé à la SPA parce que c'était un rêve d'enfant et puis un jour je suis devenu jeune bénévole dans une SPA dans l'Oise à Compiègne et puis un jour on m'a dit David si tu veux il y a un poste de salarié, agent animalier, qui est dispo pour l'été. Donc ça c'est il y a 22 ans maintenant et je leur ai dit tout de suite oui puisque j'étais jeune étudiant. A la suite de ça, 22 ans après, je suis encore parmi la SPA puisque je ne l'ai jamais quitté depuis. J'ai évidemment commencé par agent animalier. J'avais vraiment ce souhait de gravir ces différents postes au fur et à mesure de ma carrière finalement à la SPA. Puis un jour je suis devenu chef d'équipe, puis je suis passé au poste de responsable quelques mois plus tard. Puis j'ai eu ce bonheur où on m'a proposé d'aller créer le grand refuge pour les équidés en Normandie. A la suite de ça, on m'a proposé de prendre la région nord de la SPA à l'époque, elle s'appelait comme ça. Puis j'ai eu en intérim une deuxième région qui était le Grand Ouest pour finalement avoir envie de ne plus manager. J'avais envie d'être vraiment avec les animaux, avec le travail pour les animaux et donc je suis devenu expert. de la protection animale, aux côtés de la directrice de l'époque, pour finalement, quelques années après, devenir le directeur de l'expertise animale. Mon poste, il est évidemment stratégique. Par son nom, on voit bien qu'on travaille pour les animaux, avec les animaux. Moi, j'ai un besoin d'être sur le terrain, donc je fais partie de ces personnes qui sont plus sur le terrain, avec les équipes, à faire grandir les équipes, à mettre les process en place, que... finalement, être dans un bureau. Certains rigolent quand ils me disent qu'il y a de la poussière sur mon bureau, puisque je suis plus souvent parmi les équipes, j'aime avoir mes bottes, aller sur les saisies. C'est ça le concret, c'est ça la protection animale. Et c'est comme ça qu'on peut faire grandir tout le monde. Et moi-même, je me nourris de ces moments extraordinaires sur le terrain, parce que même si on vit la maltraitance quand on est sur le terrain, c'est ce qui nous fait grandir, c'est ce qui nous fait vivre. Et c'est aussi tous ces bons moments après qu'on vit sur le terrain qui fait qu'on poursuit et qu'on ne baisse jamais les bras. C'est une confiance inouïe que la SPA m'a donnée, puisqu'on m'a dit, voici un lieu, fais-en ce que tu veux, mais ça doit être le bonheur des équidés. Et j'ai mis trois ans quand même à arriver à créer ce refuge. Toutes ces personnes formidables autour pour le créer, ça restera vraiment un moment magique. Et quand on voit ce qu'il est devenu aujourd'hui et le nombre d'animaux qu'on peut y accueillir et sauver, c'est extraordinaire. Donc je pense que ça restera la plus belle chose que j'aurais faite à la SPA.
- Speaker #10
Voilà que s'avance à notre micro un être lumineux, que vous avez peut-être déjà vu si vous traînez sur les réseaux sociaux du refuge de Valerargue, dans le Gard, ou Fabien, c'est son prénom, mais régulièrement en avant et avec une énergie remarquable, les animaux disponibles à l'adoption. Ils portent des grandes lunettes bleues et claires, retenez cette information, c'est important.
- Speaker #1
J'ai démarré à la SPA en tant que bénévole. J'étais à l'époque juriste en banque. Voilà, ça faisait 20 ans que je travaillais en banque et j'avais besoin d'apporter quelque chose à ma personne, à faire vibrer mon cœur. Et les chiens, c'était une évidence. Donc j'ai postulé pour être bénévole au refuge de Gennevilliers, en région parisienne. J'ai été bénévole 4 ans là-bas. Et un beau jour, quand une collègue, Olivia, qui était à l'époque agent animalier à Gennevilliers, m'a demandé d'aller remplir un arrosoir d'eau, pour remplir une gamelle d'eau. J'ai eu une vibration qui est passée, qui est montée ici. Je me dis qu'est-ce qui se passe ? C'était comme une vibration de bonheur qui est remontée. Et je me dis il y a quelque chose de bizarre là, qu'est-ce qui m'arrive ? Je n'ai pas ce sentiment-là quand je suis sur mes dossiers de droit à la banque et que je travaille mes réclamations clientèles. Ça m'a fait énormément, énormément, énormément cogiter. Et les années ont passé et j'ai la chance d'avoir un conjoint qui s'est reconverti à multiples reprises, qui a toujours osé entreprendre et relever des défis. Et du coup un bon jour je me suis dit mais il faut que je m'en aille quoi. Il faut que je tente et qu'on me... comme agent animalier. J'avais 45 ans, mais j'avais cette chance d'être intégré depuis 4 ans à l'équipe de Gennevilliers, de m'entendre avec les bénévoles, les salariés et d'être plutôt apprécié au sein de l'équipe. Du coup, on a accepté de m'offrir ma chance. Donc, j'ai pris un congé de reconversion à la banque. Un jour, en pleine réunion, je me suis dit, il faut que je me barre, ça y est. Le lendemain, j'ai vu mes responsables. J'aurais dit, je demande un congé de reconversion. Carole m'a proposé un CDD en remplacement de 10 jours en tant qu'agent animalier, mi-janvier 2021. Ça s'est super bien passé, j'étais heureux comme tout. Ils avaient un peu d'appréhension parce que le refuge de Gennevilliers, l'ancien refuge, était assez bas de hauteur. Donc tes box étaient très bas, tu étais obligé de te courber. Et puis je fais 1m85, donc ils avaient peur pour mon dos. Mais je me suis éclaté, j'ai adoré ça. J'avais le smile comme ça dès que j'étais en box avec les chiens. Et du coup, après, on m'a proposé un CDI. Et j'ai démarré en tant qu'agent animalier en février 2021. J'ai exercé pendant deux ans et demi à Gennevilliers en tant qu'agent animalier en chenille. Et j'ai ensuite eu l'envie de découvrir, pas l'envers du décor, mais ce qui se passait dans les bureaux. Quand j'étais agent animalier, j'avais envie d'être une petite souris pour voir ce que faisaient mes responsables et chefs d'équipe. Et du coup, j'ai postulé pour être chef d'équipe et j'ai eu cette chance d'être embauché dans le Gard et je suis maintenant chef d'équipe à Valerargues. En fait, ça a été un changement de vie incroyable et je ne l'ai jamais regretté. J'avais très peur au début parce que forcément, je perdais beaucoup en rémunération par rapport à mon activité de juriste. Mais je savais que c'était le chemin qui m'était destiné et qu'il fallait que j'ouvre la porte qu'on me proposait de franchir. Et je l'ai ouverte et je n'ai jamais eu un quelconque regret. Ça n'est que de le bonheur de vivre sa passion, de pouvoir vivre de sa passion. C'est quelque chose d'extraordinaire. En tant que chef d'équipe, je dois assurer la cohésion d'équipe. La répartition des tâches au sein de l'équipe entre les agents animaliers qui se répartissent chez nous, qui sont polyvalents, contrairement à mon ancien refuge. Nos agents animaliers au refuge travaillent à la fois en chenille et en châterie. Et donc, je dois assurer une cohésion d'équipe, assurer l'organisation de l'activité, mettre en avant aussi énormément le refuge pour développer sa visibilité. Quand je suis arrivé à Val-et-Rare, les réseaux étaient peu développés, donc j'ai essayé de les développer un maximum. Et donc, ces lunettes m'y ont aidé. Puisque grâce aux lunettes que j'ai achetées peu de temps avant mon embauche, c'est vrai qu'on me reconnaît, on me parle des vidéos que je peux faire sur les réseaux. Et puis, j'organise aussi des partenariats avec des municipalités, avec des associations pour l'insertion des adultes handicapés ou pour les jeunes défavorisés parfois qu'on fait venir au refuge. Voilà, on organise aussi des événements en partenariat avec des librairies. On essaye de développer aussi un peu la visibilité sur la ville de Nîmes parce que... On est un peu plus éloigné de la ville de Nîmes que d'Alès ou d'Uzès, donc on a organisé ça avec le club jeune. Ce qui est très beau, je trouve, dans mon travail de chef d'équipe, c'est que tu gardes vraiment une relation très forte. avec les animaux. Je suis amené à être sur le terrain aussi pour soutenir l'équipe, pour aller les aider, notamment les week-ends quand je travaille sur un week-end sur deux. Et du coup, tu connais tes animaux, tu connais les chiens du refuge, tu connais les Ausha du refuge. Et j'ai ce plaisir aussi de les prendre avec moi au bureau parce que ça leur apporte un moment aussi de grand réconfort et de sociabilité aussi. Quand tu travailles en refuge, tu... Tu as l'impression de grimper sur une montagne russe et de vivre des hauts et des bas parfois toute la journée. Tu démarres ta journée, tu vas être heureux, tu retrouves l'équipe, tu retrouves tes loulous. Tu vas avoir un moment, un abandon difficile ou parfois un retour d'adoption, alors que tu croyais dans la famille à qui tu avais placé l'animal. Et puis l'instant d'après, tu vas avoir un moment merveilleux que tu vas vivre avec un animal. Deux heures plus tard, tu en trouves un malade qu'il faut soigner, donc ça t'inquiète à nouveau. C'est toujours des hauts et des bas. Il faut apprendre à les gérer. à s'appuyer sur l'équipe. Moi, je forme un très bon binôme avec Anne-Caroline et on s'appuie beaucoup, c'est important. Et ce qui est aussi essentiel, je vais te parler d'un moment très difficile, ma première réquisition judiciaire. On est intervenu sur un dossier assez grave. On est intervenu dans un appartement, un squat, qui était dans un état, un vrai cafarnaum en fait. Une déchetterie. Les chiens, heureusement, il y avait un dégât des eaux, donc arrivaient à boire grâce à l'eau, croupis qui étaient au sol. Et on est arrivé, des chiens ont dévalé des escaliers pour courir vers nous parce qu'on les sauvait. Et malheureusement, on a trouvé un petit chiot qui était en train de mourir entre deux coussins de canapé. Et il a fallu visiter, visiter tout l'appartement et arriver en Ausha l'étage. Elle a ouvert une porte. Elle m'a dit je ne peux pas rentrer Fabien, je ne vais pas avoir la force de rentrer. Et quand on est rentré, on a découvert, je vais le dire, mais huit cadavres de chiots en putréfaction. et ça a été un moment qui a été extrêmement extrêmement... extrêmement difficile à vivre parce qu'il a fallu on a sauvé des chiots, des chiens on a sauvé la maman mais on en a perdu beaucoup puis on a dû vivre ça et ça ça a été un choc a posteriori à vivre j'aurais peut-être dû appeler la cellule d'écoute psychologique je ne l'ai pas fait et ce qui est dingue c'est que tu vas voir on va raccrocher l'histoire des lunettes parce que je me retrouvais une semaine après dans une fête de village il y a un petit garçon qui s'approche avec sa maman et qui me salue Merci. Et ce petit garçon, il me regarde comme ça. Il s'appelait Milo, comme mon premier chien. C'est drôle parce qu'il s'appelait Milo comme mon premier loulou. Puis il me regarde avec des yeux comme ça. Et sa maman me dit, il vous a reconnu parce qu'on vous suit sur les réseaux. Il était tout ému de venir vous saluer. Et donc, il me salue, je l'embrasse et tout. Je lui dis, il faudra que tu viennes nous voir au refuge. Et il s'éloigne. Et c'était une semaine après cet événement tragique qu'on avait vécu. tragique et heureux parce qu'il y a des chiens qui ont été sauvés, mais tragiques aussi. Et quand cet enfant s'est éloigné, j'ai tout lâché. Je me suis mis à fondre en larmes. Et c'est ce petit gamin de 6 ans qui, sans s'en rendre compte, parce qu'il est venu m'aborder, m'a permis d'évacuer ce que je n'avais pas réussi à évacuer depuis une semaine. Et tout simplement parce qu'il a dégagé dans son regard et dans sa manière de me voir, c'était magnifique. Je me suis dit, il voit l'espoir. Il voit tout ce qu'on fait à côté. Il est pour les animaux. Et ça a été un moment extrêmement fort. Et je remercierai toujours ce petit garçon et sa maman parce que ça a été... Ça a été ma bouée de secours à ce moment-là.
- Speaker #10
Fanny est une délicate vétérinaire au dispensaire de la SPA d'Orléans. Elle a la voix douce, vous allez l'entendre, et l'amour des animaux chevillé au corps. Elle est venue nous parler de l'engagement à l'origine de son métier et de l'importance du lien humain dans son quotidien.
- Speaker #2
Mon parcours est assez divers. Au départ, j'ai travaillé en rural en faisant du coup... des vaches, des chevaux, des cochons, des poules. Et puis, au fur et à mesure des mutations de mon conjoint que j'ai suivi, mon parcours a évolué. J'ai travaillé en canine, chien et chat. Et puis, le hasard fait que je suis tombée sur le dispensaire de la SPA. C'était censé être provisoire pour moi. Et puis finalement, je suis encore là. Un dispensaire, c'est un cabinet vétérinaire qui reçoit les animaux des personnes démunies, donc sous condition de ressources pour éviter aux gens d'avoir à abandonner leurs animaux quand ils sont face à des difficultés temporaires. Donc être utile pour rendre les gens plus heureux, c'est quand même top. Parce que le rapport au propriétaire est différent. Quand ils viennent, ce n'est pas seulement les animaux qui sont en détresse, c'est aussi leur propriétaire. dimension là où on a besoin aussi de prendre du temps pour échanger avec eux, pour les rassurer, leur dire qu'on est là pour les aider, pour prendre soin de leur animal. Le rythme est différent parce qu'on n'a pas les mêmes choses à gérer, on n'a pas les mêmes moyens également, donc c'est les premiers soins. Les choses plus compliquées qui demandent une surveillance plus accrue. Les réalisements en dispensaire, c'est tout aussi fatigant, mais ce n'est pas la même usure. C'est une usure plutôt morale, psychologique. C'est sûr, il y a la fatigue parce qu'on veut recevoir le plus de gens possible. Donc, les consultations s'enchaînent, les chirurgies également. Mais ce n'est pas du tout le même exercice. Les points positifs, c'est du coup la satisfaction. d'avoir aidé les animaux et leurs propriétaires pour eux quand ils traversent une période difficile. On a beaucoup de personnes qui vivent seules avec leurs animaux et qui n'ont pas forcément de famille proche autour et qui n'ont pas du tout de famille. Quand ils viennent nous voir, tous les ans, c'est un rituel super important pour eux. Pas seulement pour la vaccination de leur animal, mais c'est aussi un moment pour eux. L'occasion d'être entendue, ce qui n'est pas simple pour nous non plus à gérer parce que ce n'est pas entièrement notre rôle. Mais voilà, on prend une ou deux minutes pour prendre des nouvelles de la personne quand on ausculte son animal. On a eu dernièrement une jeune fille qui était vraiment paniquée, qui nous a appelé en disant c'est urgent, je veux un rendez-vous pour mon chat. Il a un gros problème, il a une boule qui pousse sous le ventre, ça m'inquiète. On l'a prise en charge rapidement et il s'avère que son chat n'avait rien de grave. Il avait juste une tétine. Et donc, elle a appris que les mâles aussi avaient des seins, comme les hommes. Et donc, elle nous a remercié mille fois parce que ça faisait une semaine qu'elle ne dormait pas, parce qu'elle avait peur que son chat ait un cancer et elle s'est sentie ridicule. Mais on n'est pas là pour... pour juger les gens et donc c'était bien qu'on ait pu la rassurer parce que sans moyens, elle serait restée avec son angoisse.
- Speaker #10
Après Fanny, voilà Pierre, policier municipal dans le civil et également bénévole dans un refuge de l'Aveyron depuis trois ans. Il nous raconte la volonté de faire quelque chose de bien, c'est comme ça qu'il le dit, ça paraît évident mais c'est important.
- Speaker #4
Moi j'ai toujours été très proche des animaux, moi j'ai grandi avec des animaux, mon père était chasseur. qui n'a pas toujours été facile avec ces animaux, clairement. Et c'est un truc qui m'avait toujours un peu crispé quand j'étais gamin. Et je m'étais dit, moi la chasse, j'ai toujours détesté ça. J'ai accompagné mon père à la chasse, mais j'ai jamais aimé ça. Je pense que je suis allé trois fois dans ma vie, et trois fois c'était horrible, parce qu'il a tiré sur les animaux. Je trouvais ça vraiment affreux. Et j'aimais pas comment il traitait ses chiens. C'est toujours d'ailleurs un sujet de tension et de discussion. Non, j'ai pas envie de devenir comme mon père. Moi j'aime les animaux et j'ai envie de les traiter comme il se doit. Moi ça m'a traumatisé quand j'étais gamin. Avec toutes ces histoires-là, avec tout avec quoi j'ai grandi, il fallait que je fasse quelque chose de positif en fait, de bien. Et du coup, bénévole SPA. Ça paraît évident pour moi, mais... Mon premier jour à la SPA, quand tu rentres dans le couloir où tu as tous les chiens qui sont dans les boxes, où là tu prends... Tu prends vraiment conscience du truc. Tu fais, wow, ok, bon, et tu les trouves tous mignons, et t'as trop envie de faire des trucs positifs pour eux, et puis en fait, ça te touche au cœur, ça te prend au cœur tout de suite. Une personne normalement constituée, tu rentres là-dedans, tu fais, ouais, il faut aider pour faire quelque chose. Moi, j'aime bien rendre service aux salariés, donc je fais beaucoup l'accueil, l'accueil téléphonique, l'accueil des gens. Ça les soulage, mine de rien, un maximum. En fait, moi, je suis là plus pour les aider, eux, pour qu'ils puissent s'occuper de faire le reste. Mais je ne m'attache pas trop à un truc de châterie ou de chien et tout ça. Je suis plus dans le côté relationnel, accueil, public. Et ça me va très bien, parce que comme je dis, ça les soulage en fait. Du coup, ils prennent plus le temps aussi de faire d'autres choses pour les animaux. Donc c'est ma façon à moi de les aider, c'est de cette manière-là. Le bénévolat de la SPA m'a amené à ce que je fais maintenant en spécialiste, en fait, policier municipal de la maltraitance animale. C'est ça qui m'a amené à créer ce partenariat qu'on a avec la SPA de Millon. qui n'existaient pas en fait auparavant, enfin en termes de maltraitance je parle. Comme je vous dis, moi le premier jour en tant que bénévole, ça m'a fait un déclic quand je suis rentré dans le couloir, et ça m'a fait un déclic sur ce que je devais faire en fait. en tant que bénévole, mais en tant que policier municipal. Qu'est-ce que je peux apporter ? Depuis janvier 2023, on a un vrai partenariat avec la SPR locale, où tous les signalements de maltraitance, je les reçois et en fait je les traite. Je les traite tous. Tout ce qui se passe sur la commune de Millau, je les traite. Il a fallu un peu expliquer, parce que tout le monde n'est pas sensible à la cause animale, déjà. Alors du coup, j'ai expliqué à mon chef de service. J'expliquais à mon chef de service, qui n'a pas été contre au départ, mais qui était un peu dans l'inconnu comme beaucoup de personnes. En fait, j'ai monté un projet que je lui ai présenté pour lui vendre le truc. C'est vachement intéressant de créer un partenariat solide avec la SPA pour s'occuper de tous les cas de maltraitance qu'on a sur la commune. Après, j'ai vu l'élu responsable bien-être animal qui a approuvé à 100%. Et la mère de Mio, du coup, qui a validé le projet parce qu'elle a trouvé que c'était intéressant aussi. Après, mes collègues, c'est un peu différent. Il y a des gens qui sont sensibles à la cause animale, d'autres moins. Il y en a qui trouvent que ce n'est pas une priorité. Moi, j'estime que le vivant, quoi que le vivant, que ce soit des hommes ou des animaux, c'est une priorité. Pour moi, je n'ai pas de hiérarchie entre animaux et humains. Et en fait, moi, je pense que j'arrivais à trouver un équilibre entre bénévole et SPA. où je viens vraiment en tant que bénévole, et pas en tant que policier municipal du coup. Et mon métier de policier municipal, où du coup je suis amené à être en contact avec eux pratiquement toutes les semaines en fait. Donc du coup j'arrive à jongler quand même entre les deux. Même en tant que policier municipal, c'est peut-être un peu con ce que je vais dire, mais je suis salarié de la mairie, mais en fait j'ai l'impression que j'aide la SPR en fait d'une certaine manière, à ma manière aussi en tant que policier municipal. Bénévole ou même salarié SPR, je pense que c'est le métier en vocation comme policier municipal, gendarme. pompiers etc c'est du service public en fait c'est du service à la personne là c'est du service du col animal mais c'est la même chose si l'asper a été reconnu d'utilité publique par napoléon 3 je crois si je veux pas dire de bêtise j'ai plus la date par contre c'est que déjà à l'époque ils avaient bien compris que c'était un truc qui était vachement important quoi donc oui c'est c'est une vocation c'est moi j'étais gendarme au départ avant d'être policier municipal donc je sais ce que c'est l'engagement je sais ce que c'est avoir entre guillemets un métier passion Et donc je pense que bénévole, c'est une passion aussi. Là, on parle beaucoup de bénévolat, d'engagement. Les salariés, il ne faut pas les oublier. Je sais qu'on ne les oublie pas, mais c'est pour juste dire un mot par rapport à ça. Les salariés font un travail formidable, vraiment. Ils font un travail de terrain qui demande beaucoup d'engagement, beaucoup d'énergie physique et mentale aussi. Je pense que les gens oublient un petit peu le truc de... Les salariés, toute l'année, ils s'occupent des animaux. Ils les voient arriver, ils les voient partir. Des fois, ils les voient partir. pas forcément pas adoptés, des fois ils décèdent et ça c'est pas facile je sais pas si les gens s'imaginent du poids que ça peut avoir aux salariés c'est des gens vraiment engagés vraiment volontaires et vraiment qui prennent ça avec passion parce que tu pourrais pas faire ce métier autrement je pense, c'est pas possible sans ces gens là c'est impossible impossible
- Speaker #10
Joël adore les enquêtes ça se sent et vous allez l'entendre depuis sa retraite C'est que sa génère a décidé de donner son temps à la SPA de Poulainville, dans la Somme, d'une manière un peu particulière, en devenant enquêtrice bénévole.
- Speaker #3
Je suis en retraite depuis un bon moment, donc je voulais trouver une association. Et les animaux, ça faisait longtemps que je voulais m'occuper d'animaux. Donc j'ai franchi la porte de Poulainville et puis j'ai pris les deux casquettes en même temps, c'est-à-dire bénévole et enquêtrice. En fait, c'est des personnes qui font des signalements. En fait, c'est diffusé par région. Et nous, on se rend avec un binôme sur le lieu de l'enquête. Pour moi, c'est que du bonheur parce qu'on est au contact des animaux. On rencontre des gens. On apprend. plein de choses. Pour moi, c'est bénéfique. Je ne pourrais plus m'en passer. C'est trop bien, en fait. Et au niveau des enquêtes, les signalements, parfois, on arrange les situations, on peut améliorer. Après, ma foi, si on arrive à sauver des animaux par des sessions, des choses comme ça, c'est que du bonheur aussi. Moi, j'ai besoin de connaître des choses, de rencontrer des gens, de discuter. Et puis en plus, les animaux, c'est un plus. On leur apporte, mais eux nous apportent aussi beaucoup de choses. Il y a tout âge. Là, moi, je vois dans les bénévoles, oui, bien sûr, il y a des retraités, il y a des gens qui sont actifs encore actuellement. Il y a plein de profils différents. Dans ma famille, je peux parler de mes missions, mais attention, pas... pas des enquêtes parce que ça c'est normalement c'est on n'a pas en parler donc savent que je fais des enquêtes mais ne savent pas ce que ce qui s'y passe et tous et voilà c'est dans le normalement c'est dans la charte On ne doit pas divulguer en fait, parce qu'on contacte des gens, il y a des adresses, tout ça, donc tout ça, ça doit rester anonyme. Sinon après le bénévolat, bien sûr on peut en parler, on peut en parler de contact avec les animaux, bien sûr que si j'ai un petit coup de cœur, je vais en parler, notamment à mon mari et puis à mes enfants. Parce qu'on a toujours, on les aime tous, mais il y a toujours un petit animal avant l'adoption qui va nous frapper. P qui est trop mignon, qui est attachant. Et puis voilà quoi. Et on le laisse partir volontiers. Et puis on a d'autres coups de cœur ensuite. J'aime bien être sur le terrain. Il y a tellement de belles histoires. On a réussi à avoir des sessions de deux chiens. Et après, quand ils s'en vont à l'adoption, pour nous, j'en ai la chair de poule avec d'en parler. C'est trop beau. Puis après, on a des nouvelles. Donc, moi, depuis sept ans, j'en ai sorti, je ne sais pas combien, je ne les compte pas, mais à chaque fois, c'est bien, on est heureux, en fait.
- Speaker #10
pas vous présenter brièvement Jean-Luc de passage devant notre micro avant d'aller recevoir une récompense pour son engagement à travers les années.
- Speaker #6
Je suis agent immédiat je m'occupe de les animaux, tout ça. Parce que j'aime bien les animaux, c'est pour ça. Là, c'est plus les abandons, les chiens qui reviennent, ou alors les gens qui ne veulent plus du chien à cause de divorce, ou à raison de problèmes de santé, tout ça. Je suis content quand les chiens partent du refuge. Et j'aime bien aussi travailler les chiens qui ont des problèmes, qui sont à récif. Là, je suis là, c'est pour ma remise de médaille de 30 ans à l'ESPA. Ça veut dire que je travaille bien au sein de l'ESPA, tout ça. Mon fils est super content, ma fille. Puis j'ai même aidé à ma petite-fille, tout ça.
- Speaker #10
Entrons encore un peu plus dans ces différents corps de métier qui font l'ASPA avec Charlène et Chloé, agents animaliers dans un refuge de Bretagne. Les agents animaliers sont la pointe de flèche de la protection animale, en contact direct avec les bêtes dans les refuges, et souvent source d'innovation, force de proposition quant à l'amélioration de leurs conditions de vie. C'est de deux de ces idées dont elles sont venues nous parler, Charlène d'abord et Chloé ensuite.
- Speaker #5
J'ai élaboré au sein du refuge un parcours sensoriel. Je me suis inspirée de ce qu'on peut faire pour les enfants. Et je me suis dit pourquoi pas faire la même chose pour les toutous. notamment les toutous sensibles, les toutous qui ont besoin de reprendre confiance en eux. Et notamment pour des chiots, j'avais le souvenir d'avoir eu des chiots en réquisition judiciaire, donc ils ne peuvent pas aller en promenade. Et je me suis dit, les pauvres, on ne peut pas les laisser sans aucune découverte, donc des découvertes sensorielles qui va des pattes jusqu'aux odeurs. Et du coup, je me suis dit, il faut qu'on trouve une solution, en tout cas pour ces chiens qui doivent rester enfermés en boxe parfois de nombreux mois avant qu'il y ait une décision judiciaire. Et en fait on l'a aussi proposé à des adoptants. Les adoptants qui par exemple vont aller adopter un chien qui va être timide, qui a un peu de bagage derrière lui, et on leur ouvre le parcours sensoriel pour justement essayer de créer un lien de confiance avec le chien qu'ils vont adopter. Le début du parcours c'est une arche avec des bouchons, et ensuite on va avoir une déclinaison de 4 bacs, où dedans il va y avoir de la tôle en plastique ondulée, des copeaux de bois, des écorces de bois, et éventuellement du sable et des boîtes avec des odeurs différentes. Je suis convaincue que ce type d'initiative doit être porté, je pense, au bon vouloir des refuges. Mais en tout cas, il faut mettre des choses en place pour ces chiens qui, parfois, ne peuvent pas aller en balade. Là, j'ai parlé des chiots et j'ai parlé des chiens timides, mais il y a aussi des chiens qui vont être un peu plus handicapés, on va dire, qui ne peuvent pas faire de grosses balades ou des choses comme ça. Au moins, avoir au sein du refuge un espace qui leur est dédié et même proposé aux adoptants, pour moi, c'est quelque chose qui a... À valoriser, oui. J'espère aussi pouvoir le transmettre, enfin je dis « je » parce que là c'est moi qui parle, mais j'espère qu'en tout cas au sein du Refuge, on pourra transmettre toutes ces idées, toutes ces envies, cette passion en fait qui nous anime, moi et mes collègues, à pouvoir le transmettre du coup à une génération future, donc notamment là par le Club Jeunes, pouvoir les accompagner en fait et leur expliquer surtout qu'ils peuvent aussi eux trouver des,
- Speaker #8
apporter en tout cas de nouvelles idées. j'ai inventé quelque chose au refuge C'était un jour où on s'est rendu compte qu'on avait des petits habitants au niveau de Ausha. Et donc, du coup, il était temps de refaire les antiparasitaires. Sauf qu'au refuge de Quimper, on a fait le choix de garder énormément de Ausha craintifs pour pouvoir les socialiser. et les mettre à l'adoption. Bien évidemment, ces Ausha craintifs ne sont pas forcément faciles à manipuler et donc à mettre une pipette antipus ou donner un cachet. Donc là, il y avait plus d'une vingtaine de Ausha, clairement, à mettre une pipette antipus à ce moment-là. Et à force de réfléchir pendant la journée, j'ai fini par prendre un bâton. J'ai pris une pipette antipus que j'ai scotché au bout. Et en fait, j'ai fait un appel d'air avec... une aiguille et en fait, avec le fait qu'on ait une distance avec le bâton, j'ai pu appliquer la pipette en sécurité sur le chat sans qu'il ait trop peur et que moi, en même temps, je sois en sécurité. Et donc, j'ai nommé cette innovation le CHAP, donc chat antiparasitaire.
- Speaker #10
Le dernier maillon de la chaîne, mais aussi le plus important, eh bien, ce sont les adoptants. Parce qu'adopter un animal, c'est être un acteur de la SPA, acteur de ses 180 ans d'engagement. Mathilde a 28 ans et elle a adopté un chien et deux Ausha à la SPA. Elle nous parle d'eux, d'elle et d'une relation qui se tisse entre deux êtres qui apprennent à se connaître.
- Speaker #7
Ce qui fait que je me suis dirigée vers la SPA plutôt qu'autre part. En fait, pour les Ausha, ça ne s'est même pas tellement posé. Je ne me suis même pas tellement posé la question. Pour moi, c'était évident d'aller adopter mes Ausha en refuge. Je suis allée à la SPA de Jeannevilliers pour le premier et Chamarande pour la deuxième. Quand est venu le moment où on s'est senti prêt pour adopter un chien, on s'est naturellement dirigé vers la SPA, parce qu'avec Ausha ça se passait très bien et on s'est dit qu'il n'y avait pas de raison. Et on s'est dit aussi que c'était la possibilité de donner sa chance à un animal qui avait un passé pas forcément chouette, que c'était la possibilité aussi de sauver cet animal, d'en accueillir finalement un autre sur le refuge au sein duquel on libère une place. Donc pour nous ça nous paraissait évident qu'on aurait un animal qui correspondrait à nos besoins. Et en plus, ça permettrait d'aider la cause animale, entre guillemets. Nous, on n'avait pas d'animaux chez nous. Et étonnamment, c'est ce dont je me suis aperçue. La SPA, c'était quelque chose qui a toujours été dans nos vies, sans que pourtant, vraiment, on ait un attachement particulier à la cause animale dans ma famille. Je pense qu'en fait, c'est une asso qui est tellement historique pour les Français et qui est tellement partout. En fait, on est sensibilisés à la SPA depuis qu'on est petit, sans s'en rendre compte, via, je pense, des pubs, des affiches, plein de choses. Ce qui fait que c'était super naturel, sans pour autant qu'on ait une famille particulièrement investie dans la cause animale. Quand on arrive en refuge, il y a plein de chiens et on ne sait pas du tout lesquels vont correspondre à nos besoins, à nos modes de vie. Enfin non, pas à nos besoins, mais plutôt à nos modes de vie. Est-ce qu'on va correspondre à leurs besoins ? C'est vraiment plutôt dans ce sens-là. Et du coup, c'est assez impressionnant de voir tous ces chiens qu'on a tous envie potentiellement de prendre et auxquels finalement on ne peut pas tous répondre parce qu'on n'a pas du tout les cadres de vie adaptés pour tous. Donc déjà, ça a été vraiment une discussion avec des agents animaliers en amont qui se sont renseignés sur notre cadre de vie, sur notre expérience avec les animaux aussi. C'était notre premier chien. Donc se poser aussi la question de prendre un chien qu'il faut potentiellement accompagner dans une rééducation, mais en tout cas accompagner, réhabituer à des choses, des stimuli de la ville ou tout ça. Et voilà, pour un premier chien, on ne savait pas trop si on en était capable. Donc eux nous ont vraiment orientés. et alors... La rencontre vraiment avec Romy, ça s'est fait parce que Romy, c'est une chienne qui vient du Graal, qui est une association qui récupère des animaux de laboratoire. Et donc Romy, quand on l'a récupérée, elle était toute petite. Elle arrivait au refuge à deux mois et demi, nous on l'a récupérée à trois mois. Et c'était un bébé tout mignon, du coup, qui ne connaissait absolument rien à l'extérieur, qui ne savait pas marcher en laisse, qui était un bébé, honnêtement vraiment un bébé. Elle était toute mignonne et c'est vrai que ça a été assez naturel. Après, forcément, il y a un temps d'adaptation. Quand on ramène un chat chez soi, au début, ça fait beaucoup de dégâts, beaucoup plus qu'un chat. Donc, les premières semaines ont été fatigantes. Mais la relation se tisse aussi petit à petit. Et je pense que c'est un peu ce qu'on a tendance à oublier. C'est qu'en fait, la rencontre avec un animal, il y a un moment. Mais en fait, c'est surtout quelque chose qui se construit dans la durée parce que les premiers jours, on ne se connaît pas. Évidemment qu'on ne s'aime pas au premier regard et que ce n'est pas très simple au début. Et en fait, c'est vraiment une relation qui se construit. Et après, nous, ça s'est fait quand même assez vite. Mais c'est vrai qu'au début, pour nous, on est des inconnus. Pour lui aussi, c'est un inconnu. Donc, comment on construit notre relation petit à petit ? C'est tout ça à réfléchir, je pense, aussi avant une adoption et se préparer aussi au fait que ce ne sera pas l'amour tout de suite, mais ça va se développer comme dans n'importe quelle relation. Le chien, ça transforme tout le quotidien. Donc c'est une organisation, c'est ce qu'on disait surtout au début. Et en fait, c'est surtout, je trouve vraiment un bonheur quotidien parce que c'est un petit être qui est toujours là, pour lequel on est toujours là et qui est toujours là pour nous. Il y a vraiment une confiance réciproque. Et je trouve, c'est un peu bête ce que je vais dire, mais je trouve que finalement, la routine qu'on met en place pour notre animal, elle nous fait du bien à nous. Typiquement, un chien, ça va être sortir, ça va être aussi un moment décompressé, sortir la tête de ce qu'on fait, sortir la tête du travail, sortir avec son chien. Et ça fait du bien, en fait. Ça permet de vraiment prendre soin de nous. je ne suis pas une personne âgée Et pour les personnes âgées, on voit bien aussi que ça peut vraiment les sortir de la solitude. Donc je pense qu'avoir un animal, c'est bien pour lui et c'est bien pour nous. Et ça, pour le coup, c'est vraiment important. C'est tout un ajustement au début, mais pour vraiment des bénéfices durables. Pour le coup, c'est vraiment ce qui m'a marquée, moi, pour l'adoption de mon premier chat, puisqu'il avait passé deux mois en refuge. Il était arrivé dans un très mauvais état. Donc on sait bien qu'en fait, la SPA a fait un travail énorme avant. Enfin, nous, je sais qu'il l'avait aidé à prendre 2 kilos. Enfin, quand on l'a récupéré, vraiment, c'était... C'était un chat adoptable, donc on se rend bien compte qu'on est en bout de chaîne. Néanmoins, on se rend aussi compte que finalement, déjà, mon premier chat, c'était une adoption SOS. Donc les adoptions SOS à la SPA, c'est les adoptions pour les animaux plus fragiles. Donc il y a ce côté où vraiment, on sauve un animal et pour le coup, les agents animaliers nous le disent aussi. C'est que voilà, c'est un animal un peu particulier que vous sauvez, qui est là depuis peut-être un peu plus longtemps que les autres. Donc il y a vraiment cette notion de sauve-châche de cet animal-là. et il y a surtout, et je pense que c'est ce qui est assez marquant c'est que quand on arrive dans un refuge Tout est toujours plein. C'est très rare qu'un refuge ne soit pas plein. Et on se rend bien compte que finalement, la place qu'on libère, c'est une place qu'on libère pour un autre animal. Donc finalement, évidemment, on n'est pas à la place des agents animaliers, on n'en fait pas autant. Mais on se dit qu'on contribue quand même à notre échelle et que finalement, sans les adoptions, on ne libère pas de place. Et du coup, la machine se grippe un peu.
- Speaker #9
Les grandes balades, les promenades engagées et instructives de la SPA.
- Speaker #10
Merci à toutes et à tous d'avoir écouté cet épisode exceptionnel consacré aux 180 ans de la SPA. Alors ne partez pas tout de suite, ils ont une dernière surprise pour vous, eux, nos invités, qui ont partagé leurs histoires, leurs émotions, leurs combats, et qui incarnent, chacun à leur manière, ce que signifie vraiment être SPA. Cette histoire, ce sont des femmes et des hommes qui se lèvent tous les jours pour les animaux, ce sont des mains tendues. Des regards qui rassurent, des équipes soudées dans l'adversité. Et ce sont aussi toutes celles et ceux qui relaient, qui donnent, qui adoptent, qui s'indignent et qui refusent de rester spectateurs. En écoutant ces témoignages, une chose apparaît clairement, il y a mille façons d'être la SPA. Et si la SPA célèbre aujourd'hui ses 180 ans, c'est grâce à toutes ses manières d'agir, ses parcours, ses convictions réunies autour d'un seul objectif, protéger les animaux et défendre ceux qui n'ont pas de voix. Alors oui, la SPA, c'est vous. La SPA, c'est nous. Nous sommes tous la SPA. Merci de nous avoir accompagnés dans ce moment fort et merci pour votre engagement, quel qu'il soit. Continuons ensemble de faire avancer la cause animale. On vous laisse sur quelques derniers mots de nos invités du jour et sur ce que leur inspire cet anniversaire exceptionnel. La SPA, 180 ans d'engagement. Merci.
- Speaker #5
J'espère vraiment être là pour les 200. Alors, je ne serais peut-être pas une super belle agent animale, mais j'aurais mal au dos. Mais tant pis.
- Speaker #3
Je disais que le club jeune, c'est l'avenir, c'est la relève en fait. C'est eux qui vont poursuivre ce que nous on fait en fait. J'espère qu'après les 18 ans, ils choisiront d'être bénévoles. Et puis voilà, bel avenir.
- Speaker #8
Et bon anniversaire à la SPA.
- Speaker #1
Et je souhaite vraiment que la SPA soit reconnue dans ses missions et continue à évoluer pour le bien-être de ses animaux, le bien-être de ses équipes.
- Speaker #2
Je peux souhaiter que la médecine solidaire intéresse de plus en plus les vétérinaires et qu'elle ne se base pas seulement sur l'action de la SPA et que ça fasse des émules.
- Speaker #7
Oui, 180 ans, ça amène à s'interroger plus globalement sur la condition animale et l'évolution de la condition animale en 180 ans. Puisqu'il y avait besoin de la SPA il y a 180 ans, il y en a besoin aujourd'hui. Je trouve que ça amène à s'interroger plus largement sur la manière dont sont pris en compte les animaux dans la société. Finalement, depuis 180 ans, les missions s'étendent, la SPA se développe, elle se renforce, elle sauve toujours plein d'animaux. Est-ce qu'à un moment, je ne sais pas, la mission sera moins indispensable ? On espère.