- Speaker #0
Vous êtes à l'écoute du podcast du Petit Futé. Ensemble, nous parcourons la France et le monde avec une idée très simple. Vous montrer qu'un voyage peut être inoubliable, quel que soit votre budget. Riche ou fauché, même destination, deux façons de voyager. Et encore une fois, il n'y aura pas de gagnant aujourd'hui. Mais deux regards, deux rimes, deux expériences complémentaires. Cette fois, direction Marseille. Et Marseille, il suffit de parfois quelques minutes pour vous dire que ça nous saute aux yeux, aux oreilles, même au nez. Sur le vieux port, on a les mouettes qui semblent couvrir presque le bruit des moteurs. Il y a les mâts qui claquent, les terrasses, ça s'interpelle, l'iode qui arrive de la mer. Et au détour d'une rue, une cuisine qui nous envoie une bonne bouffée d'ail. Un peu plus tard, ce sera peut-être la Nice d'un pastis. Vraiment, ce n'est pas la ville où on cherche à parler doucement.
- Speaker #1
Et Marseille est solaire, brute, généreuse, parfois déroutante. Elle peut être très populaire à Noailles, créative au cours Julien, spectaculaire au bord des Calanques, très chic face à la mer et toujours fière de sa Méditerranée. Elle a plus de 2500 ans d'histoire, 111 quartiers et surtout une personnalité qui déborde largement des cartes postales.
- Speaker #0
Absolument Émilie ! Et cette fois, le tirage au sort a décidé de me rappeler que la vie est un peu dure. C'est moi qui serai fauché, toi qui as récupéré tout le budget pour le séjour.
- Speaker #1
Bonjour Stéphane, je voudrais remercier le hasard parce que je trouve là soudain qu'il est très compétent.
- Speaker #0
Profite parce que moi j'ai déjà commencé à regarder les prix des tickets de bus avec beaucoup d'émotion.
- Speaker #1
Et moi celui des chambres avec Vumer et on va très bien s'entendre.
- Speaker #0
On va donc découvrir la même Marseille mais pas toujours par les mêmes chemins. Moi ce sera transport, bonnes adresses accessibles, de la marche, des baignades, beaucoup de débrouilles. Bah Émilie tu vas pouvoir t'offrir... Les guides, les belles tables, les transferts, les vues qui font un peu oublier l'addition. Mais à Marseille, on va vite le voir. L'essentiel est souvent dehors. La lumière, la mer, les voies, les rencontres. Riche au Fauché, Marseille nous attend. Première scène marseillaise, la gare Saint-Charles. C'est l'une de ces gares où l'arrivée fait déjà partie de la visite. Parce que... On sort sur l'esplanade et la ville s'étale devant nous. Les toits descendent vers le centre. Là-bas, perché sur la colline, on a aussi Notre-Dame de la Gare qui surveille tout ce petit bonne, la fameuse bonne mère. Avant même d'avoir posé mon sac, j'ai déjà mon premier panorama et il est gratuit. Le budget est ravi.
- Speaker #1
Je descends aussi les grands escaliers monumentaux. Ils ont été inaugurés au début du XXe siècle. Il faut reconnaître qu'ils ont un certain sens de l'entrée en scène. Pendant que tu descends les escaliers avec ton sac, Moi. J'ai un chauffeur qui m'attend.
- Speaker #0
Bon, c'est vrai, je suis à pied. Mais Marseille, ça se découvre très bien comme ça. Parce qu'entre la gare, le vieux port, on a le décor qui change très vite avec les commerces, les cafés, la circulation, les passants et l'accent qui est très présent. Pour dormir, je reste cohérent avec ma nouvelle condition financière. Bon, je n'ai pas pris un hôtel perdu loin du centre. J'ai visé une chambre à petit prix, dans l'esprit du vertigo, avec ses dortoirs. Ce n'est pas le palace, c'est vrai. Mais je peux poser mon sac. repartir à pied. Bon, quand on voyage fauché, parfois l'adresse vaut mieux que le nombre d'étoiles.
- Speaker #1
Le hasard a été très généreux parce que je suis directement à l'intercontinentale Marseille, installée dans un bâtiment historique du XVIIIe siècle. Là, on change de registre. Volu majestueux, confort 5 étoiles et surtout, pour certaines chambres, une vue spectaculaire sur le Vieux-Port. J'ai choisi la vue, évidemment, et depuis la terrasse, la bonne mer est juste en face. C'est assez difficile de faire semblant d'être au blasé là.
- Speaker #0
Depuis mon dortoir, j'ai une vue magnifique sur le casier à Cadena, c'est un peu différent.
- Speaker #1
C'est plus conceptuel, une autre option pour celles et ceux qui veulent vraiment dormir avec la Méditerranée dans les yeux. Il y a les bords de mer au Catalan, l'hôtel est posé face à l'eau avec de grandes baies vitrées, une silhouette blanche contemporaine, deux piscines, un spa, la mer en fond d'écran permanent. Et dès l'arrivée, Marseille montre donc ses deux visages, moi la ville en grand angle depuis une belle chambre, et toi la ville au ras du trottoir. Et dans les deux cas, on a déjà compris une chose, ici, la mer n'est jamais très loin.
- Speaker #0
Le lendemain matin, priorité absolue, le petit déjeuner. Comme je suis fauché, je vais derrière l'Opéra à la boulangerie Exoise. Il y a une petite terrasse, des croissants, surtout des navettes. Ces biscuits provençaux qui font immédiatement entrer un parfum du sud dans la journée. J'ai pris un café, quelque chose à grignoter, je me suis installé dehors, autour de moi, les rideaux métalliques qui se lèvent, les scooters qui démarrent, le livreur qui discute avec un commerçant. Un peu comme s'il y avait commencé la conversation la veille, l'accent marseillais très présent qui met des virgules de partout, c'est vivant, sonore, un peu pressé, jamais anonyme. Bon, mon petit déjeuner, il n'a pas coûté grand-chose, j'ai déjà la ville complètement en spectacle. Emilie, toi, j'imagine que tu n'es pas assise à un coin de table derrière l'opéra.
- Speaker #1
Pas exactement, je suis à la Caravelle, au-dessus du Vieux-Port. Et si on a la chance de décrocher une place sur le petit balcon, on comprend tout de suite pourquoi l'adresse est là. C'est si recherché, les bateaux sont juste en dessous, Notre-Dame de la Garde domine l'horizon et la lumière du matin glisse sur l'eau.
- Speaker #0
T'as commandé quoi ?
- Speaker #1
Jus frais, café, oeufs et surtout beaucoup de temps, c'est le genre de petit déjeuner où on n'a aucune envie de regarder sa montre. On peut aussi choisir la Samaritaine, autre grand classique du Vieux-Port et dans les deux cas, ce que l'on achète vraiment, c'est une place aux premières.
- Speaker #0
C'est exactement ce que j'aime dans ce début de journée, toi tu... Tu payes pour t'offrir le port comme décor. Moi, après la boulangerie ex-soise, j'ai fini de prendre un café au café chez Debout. C'est une brûlerie fameuse pour son café. J'ai écouté les conversations. Marseille, elle ne se réveille pas en silence. Elle râle un peu, elle plaisante beaucoup, elle se raconte très vite. Et à ce jeu-là, le petit budget a même un avantage. On est immédiatement au milieu de tout le monde. Après le petit déjeuner, rendez-vous sur le vieux port. Bon, et là, pas besoin de chercher longtemps, le cœur de Marseille, il est sous nos yeux. L'ancien quai des Belges qui s'appelle aujourd'hui le quai de la Fraternité. Bon, mais tous les matins, c'est une scène très ancienne qui continue de s'y jouer. Il y a le marché aux poissons. J'y suis arrivé tôt, les étals étaient alignés près de l'ombrrière. Les poissons priaient encore de la pêche nocturne. Bon, et surtout, les poissonnières font le spectacle. Pou... Maquereau, sol, les loups des congres Le contenu des caisses change Mais la voix porte toujours aussi bien On discute, on interpelle, on commente Il y a les habitués bien sûr Qui savent exactement ce qu'ils veulent Les visiteurs aussi Qui photographient un peu tout En tout cas je ne dépense rien J'ai marché autour du port J'ai passé sous l'ombrière Elle est de Norman Foster J'ai regardé les navettes, les pêcheurs Les terrasses, les ferries Qui coupent Merci. Le bassin, c'est un des meilleurs bons plans de Marseille. Prendre le temps. Bon, et ici, la balade est gratuite. Bon, et le décor change toutes les cinq minutes.
- Speaker #1
De mon côté, Stéphane, j'ai choisi Oaenot, Marseille, pour une visite guidée privée. Et là, le vieux port devient beaucoup plus qu'un décor, qu'un beau décor. La guide Oriane me raconte comment Marseille s'est construite autour de lui, surtout comment la Méditerranée a façonné son identité. Et pendant des siècles, ce port a vu arriver des marchandises. mais aussi des populations, des langues, des cultures. Et tout à coup, cette ville métissée que l'on découvre aujourd'hui devient beaucoup plus facile à comprendre. Et puis, j'aime le privilège d'une visite privée. Je le cache pareil, on peut s'arrêter devant un détail, poser une question, se surquer sur une anecdote. L'ombrière, les quais, les deux rives du port, les forts à son entrée, je ne fais pas que les regarder, on me les raconte. Et mon luxe finalement, c'est d'avoir les clés de lecture.
- Speaker #0
En fait, t'as un peu payé pour voir ce que moi j'apprends en parlant avec une poissonnière.
- Speaker #1
Pas exactement, toi tu prends le pouls de Marseille et moi j'essaie de comprendre pourquoi il te bat comme ça.
- Speaker #0
Depuis le Vieux-Port, impossible d'ignorer celle qui veille sur Marseille, Notre-Dame de Lagarne, elle domine la ville. Bon et quand on est fauché, la bonne nouvelle c'est qu'on peut très bien monter sans faire souffrir davantage, sans portefeuille. L'option la plus raisonnable c'est le bus de ville depuis le Vieux-Port, on garde ses jambes pour la suite et on va arriver presque au sommet avec une grande dignité. j'étais à mon nid les derniers mètres à pied Et la vue s'ouvre d'un coup Marseille. Et là, immense, le vieux port, les toits, la corniche, les îles, la mer, les reliefs. On comprend aussi à quel point la ville est étendue. Ce panorama, bien sûr, il est gratuit, tout comme l'accès à la basilique. A l'intérieur, changement d'ambiance, les mosaïques, les ors, les couleurs et surtout ces maquettes de bateaux qui sont suspendues au plafond. Ce sont des cadeaux des marins reconnaissants. C'est à la fois magnifique. religieux, mais surtout profondément maritime. Cette bonne mer, c'est pas seulement un monument pour les visiteurs, c'est le repère affectif pour les Marseillais, et sa grande statue dorée, qui a été récemment restaurée, attrape la lumière, c'est un peu un phare posé sur la ville. Émilie, toi, tu es montée comment ?
- Speaker #1
En voiture avec ma guide. On m'a pris un VTC avec Oriane, je l'avoue. Mais mon luxe ici, ce n'est pas vraiment d'économiser mes mollets, c'est de découvrir ce que représente la bonne mer pour Marseille. Et le guide me raconte les ex-votos, les marins venus remercier la Vierge après avoir échappé au danger, les maquettes de bateaux, la construction de la basilique et ce lien, comme tu disais, presque affectif que les Marseillais entretiennent avec elle.
- Speaker #0
Et ça change un peu la visite ?
- Speaker #1
Complètement. Sur le belvédère tout autour de Notre-Dame-de-la-Garde, elle me montre les quartiers, le port, les îles, la corniche, les reliefs. Marseille n'est plus seulement un magnifique panorama, je comprends comment la ville s'est développée entre collines et Méditerranée. Et puis, avec une vie de privée, je peux m'attarder sur une histoire, poser des questions, prendre le temps. C'est cette profondeur-là que je m'offre. Et on a regardé la même mer, mais avec quelques histoires supplémentaires dans les bagages. On redescend vers le Pannier. C'est le plus vieux quartier de Marseille, là où les Grecs ont fondé Massalia, il y a environ 2600 ans. Et pendant longtemps, il a été un quartier très populaire, marqué notamment par l'immigration italienne, au point d'être surnommé « Petit Naples » . Aujourd'hui, il faut nuancer l'image, le panier est devenu très touristique. Et pour le Marseille populaire d'aujourd'hui, on ira plutôt vers Belle-Synthe ou Noailles. Ici, on vient surtout pour les ruelles, les escaliers, les façades, les ateliers et cette impression de village accroché au-dessus du port.
- Speaker #0
Moi, j'ai fait ce que mon budget préfère, je marche. Il y a une rue qui monte, l'autre qui descend, l'escalier qui coupe le trajet, le linge qui sèche encore à une fenêtre, le mur couvert de street art. Là, c'est vraiment sur une placette, c'est absolument magnifique. J'ai un peu accepté aussi de ne pas suivre le chemin le plus court. Le panier, vraiment, c'est la récompense à tous ceux qui se perdent. J'ai poussé jusqu'à la vieille charité. J'ai regardé les façades, les petites places, les boutiques. On peut passer ici des heures sans dépenser un euro, juste en observant les détails. C'est aussi peut-être le quartier idéal pour comprendre un trait marseillais. C'est une ville qui aime les détours.
- Speaker #1
Moi, je continue avec ma guide pour éviter justement de rater les détails. Et après la visite, je m'accorde un peu de shopping chez les créateurs. L'atelier Céladon rassemble des artisans autour de la céramique, de la mosaïque, du bijou et du design. Et chez CIL, on trouve de très belles illustrations de Marseille et de la région, sous forme de cartes ou d'affiches. Et c'est beaucoup plus personnel qu'un souvenir fabriqué à l'autre bout du monde.
- Speaker #0
Je reconnais que l'affiche est plus élégante que mon magnète Bonnemère qui clignote. En fait, nos deux expériences se croisent constamment. Émilie, toi, avec ton guide, tes achats aussi, le quartier. Moi, j'ai pris le temps, je n'ai plus laissé venir le panier à moi. Mais finalement, ni l'un ni l'autre, on doit tomber dans le cliché du vieux quartier populaire figé. Le panier a changé, il s'est embelli. Il s'est aussi, c'est le revers de la médaille, beaucoup touristifié.
- Speaker #1
Et oui, c'est cela aussi, découvrir une ville finalement, regarder ce qu'elle est aujourd'hui et pas seulement ce que les cartes postales racontent depuis 20 ans.
- Speaker #0
Dans le prolongement du panier, Marseille change brutalement d'époque. On passe des ruelles anciennes au grand front de mer culturel, réaménagées autour du Musème, du Fort Saint-Jean, de la Joliette. Et là, la ville expose très bien ses contrastes. On a 2600 ans d'histoire d'un côté, de l'architecture contemporaine. de l'autre. Alors pour moi, en version fauchée, le Musème, c'est vraiment la bonne affaire parce que même, je ne vais pas prendre de billets d'exposition, mais on a le bâtiment de Rue d'Irisciotti, on a le Fort Saint-Jean. Là, ça forme un immense parcours de promenade. On traverse les passerelles, on se balade dans les jardins, dans les courbes du fort. Là, j'ai pris de la hauteur sur la mer, sur le vieux port. Toute une partie de cette expérience est complètement gratuite et franchement, la vue depuis les murailles, vraiment, vaut la visite. Côté musée, alors c'est pas exactement à côté, mais j'ai noté trois refuges absolument précieux pour les petits budgets culturels. J'ai le musée d'histoire de Marseille, 2611 ans de la ville. On voit des vestiges du port antique. Il y a le musée Cantigny aussi pour l'art moderne, le musée des Beaux-Arts au Palais-Lanchon. Les collections permanentes des 16 munis municipaux sont gratuites. Autrement dit, à Marseille, on peut être fauché et culturellement très dépensé.
- Speaker #1
Moi, je fais l'inverse, je m'offre les expositions. et une visite approfondie du Nussem. Le guide remet tout en perspective, la Méditerranée, les échanges, les migrations, les cultures qui se croisent, et ensuite, je pousse jusqu'à Kosker Méditerranée. Là, on remonte beaucoup plus loin dans le temps. La grotte préhistorique, découverte sous la mer, a été reproduite carrément pour la visite. Avec ses peintures, ses gravures, ses empreintes de mains, on entre dans un module d'exploration et pendant un moment, le Marseille contemporain disparaît complètement. En sortant, il suffit de regarder vers la Joliette pour retrouver le XXIe siècle. Le projet Euroméditerranée transforme depuis des années tout ce front de mer. On a l'Edoque, la tour CMACJM, la Marseillaise, la Porte Bleue. Une nouvelle skyline s'est installée à quelques minutes du panier.
- Speaker #0
C'est presque un montage avant-après en grandeur nature. C'est une des choses que Marseille fait le mieux, mettre deux époques qui n'ont rien à voir dans le même champ de vision.
- Speaker #1
Après toute cette culture, il est temps de parler d'une autre religion locale, Stéphane. manger. Et là, Marseille est une bénédiction pour notre concept parce qu'on peut très bien se régaler avec quelques euros ou transformer le budget en grande expérience gastronomique.
- Speaker #0
Moi, je suis resté près du port et je vais chez Marseille Encorné. Alors, le principe est parfait pour mon budget. Ce sont des fritures à emporter qui sont servies dans Encorné. Donc, sardines, supions à l'ail, j'adore, calamars. panisse. On commande, on prend son cornet, puis on va manger un peu face au vieux port. Les doigts, bien sûr, sentent un peu l'ail. La serviette en papier est vite débordée, mais le bonheur est très bien organisé. Si on veut pousser l'immersion un peu plus loin, il y a un autre très bon plan, à Noailles, c'est chez Yassine. Là, on mange tunisien à petit prix. Notamment, il y a le couscous du vendredi. Ah, et une autre ambiance, la trattoria par Ténope dans le panier. Là, ça joue la carte napolitaine populaire. Marseille, c'est une ville où la Méditerranée entière finit, souvent par se retrouver à notre table.
- Speaker #1
Et pendant ce temps, moi je reste au Musème, mais je monte de quelques crans côté Addis. direction Bouillant, le restaurant installé sur le site et imaginé par Alexandre Mazia, chef triplement étoilé. Le décor garde la Méditerranée en ligne de mire, mais l'assiette devient beaucoup plus précise. On est dans une cuisine contemporaine avec le sud en fil conducteur et cette façon très marseillaise de ne jamais oublier qu'il y a un port juste devant. Et si on veut le grand classique, on réserve au Miramar sur le vieux port pour une bouillabaisse dans les règles de l'art. Là, on n'est plus dans le déjeuner sur le pouce, on prend le temps. On respecte le rituel du poisson, du bouillon, de la rouille. C'est un autre budget, mais aussi une autre manière de raconter Marseille par l'assiette.
- Speaker #0
On arrive maintenant à l'un des grands moments du séjour, les calanques. Et Marseille possède un luxe naturel assez insolent. On est à quelques kilomètres du centre. La ville s'efface, laisse place aux falaises blanches, aux pins, aux sentiers pierreux, à la mer d'un bleu presque irréel. Pour moi, la version fauchée, c'est aussi la version sportive. J'ai pris le bus jusqu'à Lubigny, puis je suis parti à pied vers Sugiton. Bon, il faut compter environ une heure de marche pour rejoindre la Calanque. Bon, davantage si, comme moi, on s'arrête régulièrement pour prétendre admirer le paysage, alors qu'il s'agissait de reprendre mon souffle. Mais en tout cas, le passage par le Belvédère, c'est magnifique. On domine les falaises, les criques, les blocs de roches, la mer, bien sûr. Puis on est des descents, les petits criques sauvages. Ma récompense, elle tient dans un sac à dos. J'ai pris de l'eau, un sandwich, serviette, maillot de bain. Pas de transat, pas de serveur, pas de musique. C'est tout simple. Juste le bruit des vagues, la sensation d'avoir mérité la baignade. Attention tout de même, parce qu'en haute saison, l'accès à Sugiton est réglementé. Il faut faire une réservation en ligne. Elle est gratuite. mais obligatoire. Ce n'est pas un détail parce qu'il faut vraiment l'anticiper. Et puis les autres options possibles, c'est d'aller à Sormiou, d'aller à Morgiou. Là, on est plutôt en partant par le secteur des Beaumettes. Dans tous les cas, il faut vérifier les conditions d'accès au massif avant de partir, surtout l'été. Émilie, moi, pendant que je transpire un peu sur les cailloux, toi, tu fais quoi ?
- Speaker #1
Je regarde les cailloux depuis la mer. J'ai opté pour un bateau avec skipper dans l'esprit des locations proposées à Marseille, semi-rigides ou vedettes. On quitte le port, la ville recule et les calanques se découvrent depuis l'eau. Sormiou, Morgiou, Sugiton et plus loin selon la formule. On voit la géologie autrement, les falaises tombent dans la mer et les petites criques semblent encore plus fragilées.
- Speaker #0
Moi j'étais un peu détesté au moment où il fallait que je remonte la pente à pied, c'était un peu dur.
- Speaker #1
Mais au final on a vu la même beauté, toi avec l'effort, moi avec le confort. Et c'est vrai, les calanques sont le grand égalisateur du jour. On peut arriver en sueur ou en bateau, mais devant cette masse de calcaire blanc qui... plonge dans le bleu. Personne n'a une meilleure mer que l'autre.
- Speaker #0
Après les calanques, on reste au bord de l'eau avec une mission beaucoup moins ambitieuse, ne rien faire. Et pour ça, Marseille possède une quantité réjouissante de bons petits points de mer. Ça devient presque des salons extérieurs. Moi, avec mon budget, j'ai choisi la plage des Catalans. On est très proche du centre. On peut aussi pousser jusqu'à Andournes et aller à Malmousque. On descend dans ce cas-là dans de petites ruelles entre les villas, les jardins. Le bruit de la ville s'éloigne. On arrive sur un petit port qui ressemble à une parenthèse. Ce béni d'ailleurs va continuer vers les rochers. Pas besoin de grands équipements, serviettes, eaux, livres. Un petit coin où poser ses sandales. Le guide de Marseille du Petit Futé le décrit comme un petit paradis caché. Et c'est vrai, on est là derrière les ruelles avec ses cabanons colorés, les jardins fleuris. Il y a une autre option très agréable, l'anse de mal dormé près de l'anse de la Fosse-Monnaie. Et si on aime marcher aussi, il y a la corniche Kennedy. Là, c'est une balade absolument... splendide. On est entre la Méditerranée qui est absolument magnifique et à perdre de vue.
- Speaker #1
Moi Stéphane, je vais au NAM sur la Cornichie. Là, je décide d'assumer complètement mon budget. Piscine, transat, cocktail et surtout aucune obligation de faire quoi que ce soit. Après les calanques, c'est assez délicieux de passer du mode randonnée au mode lézard.
- Speaker #0
Tu ne vas pas te baigner dans la mer ?
- Speaker #1
Si, mais quand j'en ai envie. Le luxe, tu vois, c'est justement de ne plus avoir à organiser la pause. Je pose mes affaires, je m'installe, je commande un verre et je profite du port de mer autrement. La Méditerranée reste là, mais avec quelques degrés de confort supplémentaires.
- Speaker #0
Et bon, moi aussi j'ai la Méditerranée et elle est gratuite. Alors certes, c'est vrai, sans transat ni cocktail qui arrive tout seul.
- Speaker #1
Tu vois, mon budget m'a permis de transformer l'après-midi en vraie parenthèse de détente. On ne peut pas acheter la Méditerranée, c'est vrai, mais on peut clairement choisir la façon dont on la sable.
- Speaker #0
On a beaucoup parlé du Marseille maritime, du Marseille patrimonial. pour maintenant entrer un peu dans son ventre, direction Noailles. Ici, on retrouve une ville plus populaire, plus dense, commerçante, aussi métissée. On a notamment le marché des Capucins. C'est un des meilleurs endroits pour sentir cette énergie. Alors, j'ai commencé par ce marché avec ses étals de fruits, de légumes qui débordent. Les prix restent très très doux. On a des odeurs d'épices qui arrivent des boutiques voisines. On ne sait pas très bien où finit le marché, où commence le quartier. En tout cas, j'entends plusieurs langues. Je sens le café, la coriandre, le cumin, les fruits mûrs, je laisse un peu la rue faire son travail. J'ai poussé jusqu'à la maison Empereur, elle date de 1827, sa création. Elle est considérée comme la plus vieille quincaillerie de France. Le mot quincaillerie, ça peut être un tout petit peu petit parce qu'on trouve tout, coucalerie, ustensiles de cuisine, droguerie, bricolage, des objets d'antan, une véritable caverne d'Ali Baba. J'entre pour regarder et je ressens en ayant découvert... 15 choses dont j'ignorais l'existence et tout ça à petit prix.
- Speaker #1
Et moi, j'ai choisi de découvrir Noailles avec Oriane d'Ouai Not Marseille qui propose justement les tours gourmandes dans le quartier. Là, mon budget m'offre un vrai raccourci vers la ville. On ne se contente pas de goûter, on parle des vagues d'immigration, des commerces familiaux, des recettes qui ont voyagé avant de devenir marseillaise. On entre dans des adresses devant lesquelles j'aurais peut-être passé mon chemin et on rencontre les commerçants, on comprend ce que l'on mange.
- Speaker #0
Donc toi, tu vis bassement Noël, tu le décodes en fait.
- Speaker #1
Exactement. Et une rue qui semblait simplement animée devient une histoire de famine, de voyage, de transmission. Et c'est ça que j'achète avec le guide aussi. Du contexte, du temps gagné, mais surtout une ville qui devient plus visible.
- Speaker #0
C'est vrai que moi, je compte un peu sur le hasard.
- Speaker #1
Et il faut dire que je suis le te réussi. Mais à Noël, je garde volontiers mon guide.
- Speaker #0
À Marseille, l'apéro n'est pas une transition entre la journée... et le dîner, c'est souvent une activité à part entière. Bon, ça peut aussi devenir complètement le programme de la soirée. Je suis monté vers le cours Julien et la plaine. Alors là, c'est vraiment du street art, des petites salles, des bars, des étudiants, des artistes, des habitants du quartier. Les terrasses aussi qui débordent. Mon adresse, c'est le Champ de Mars, un petit bistrot marseillais complètement hors du temps, parstice, 1,50€, des bières à petit prix, toute une galerie de personnages à rencontrer. J'ai commandé un jaune, j'écoute, on parle du quartier, du foot, de la musique, de la politique, parfois un peu de tout dans la même phrase, pour quelques euros. Là, je ne me sens pas visiteur, je me sens vraiment marseillais. Toi, pendant ce temps, Émilie, tu es où ?
- Speaker #1
Moi, je suis au bord de mer, face à la Méditerranée, et là, j'assume totalement mon rôle. L'hôtel, reconnaissable à sa silhouette blanche moderne, est posé devant l'immensité bleue. Je m'installe pour l'apéritif sur le toit terrasse, je commande un cocktail, deux croix grignotées et je regarde la lumière descendre sur la mer. Tout l'établissement est pensé autour de ce face-à-face avec la Méditerranée. Chambre ouverte par de grandes baies vitrées, piscine chauffée sur le toit, seconde piscine dans l'espace bien-être et spa minéral, eh oui. Même sans dormir ici, on sent que le luxe maison consiste à ne jamais perdre la mer de vue. Et après une journée de visite, ce confort-là, je peux dire que c'est partie du voyage.
- Speaker #0
C'est qu'avec tout le budget que tu as, tu paies bien plus cher que mon pastis.
- Speaker #1
Et oui, et je ne vais surtout pas faire semblant de le regretter. Le CRG, le cam, la cavité du verre, la mer qui occupe tout l'horizon. Je ne paie pas uniquement le coucher de soleil, je m'offre les meilleures conditions pour en profiter. Et franchement, ça change réellement le moment.
- Speaker #0
Je dois reconnaître que c'est que mon mur, couvert de street art magnifique pour autant, ça manque un peu d'horizon.
- Speaker #1
Mais ton apéro a l'énergie du quartier. Le moins, il a la vue, le service, le temps qui ralentit. C'est une autre option grand budget aussi, on a le capçan à l'intercontinental avec le vieux port et la bonne mer en décor. Marseille est très forte pour transformer un verre en carte postale.
- Speaker #0
À force de prolonger l'apéro, il faut bien finir par dîner et là aussi Marseille donne envie des deux côtés de la carte bancaire. Moi avec mon petit budget, je suis resté autour de la plaine et du cours Julien, je suis allé chez Gilda. Alors il y a quelques petites tables sur le trottoir, l'ambiance est animée, les assiettes qui arrivent sans cérémonie. Poupe, supion, gambas, petites fritures, pas mises bien sûr, ça sent l'ail à Provence. Bon c'est aussi ça sent la soirée qui n'a pas fini de rentrer très tôt. On va partager, commander aussi quelques choses encore qu'on a vues sur la table voisine. Des fritures parfois qui ont l'air très sédéisantes. Et puis autre arme petit budget, il n'y a pas peint de sérotis. Là on est toujours au cours Julien avec des chaussons de pâte à pizza frites farcies. C'est généreux, très efficace. C'est vrai que quand l'apéro a duré plus longtemps que prévu, ça cale bien. Émilie, j'imagine que toi, tu ne dînes pas en croquant un petit morceau de pâte frite.
- Speaker #1
Non, pas ce soir. Moi, je vais chez Ofo, au Vallon des Offres. Et là, le gros budget trouve l'un de ses meilleurs arguments. D'abord, le décor. Le petit port, les cabanons, les barques et l'eau à quelques mètres. Puis la cuisine de Colline Fauquier, chef étoilé dans l'ancien écrin de l'épuisette. Il faut réserver et assumer l'addition, ça c'est sûr. Les menus vont de 135 à 210 euros avec une formule du midi plus accessible. Mais ici justement, on vient chercher le grand moment gastronomique du séjour. Et la Méditerranée, elle va se couturer tout le repas. Produits marins, végétales, sauces, textures, couleurs, tout est travaillé avec vraiment beaucoup de précision. La chef, elle propose même une relecture gastronomique propre. de la bouillabaisse dans son menu identité. Tu vois, là, on reconnaît ce classique de la cuisine marseillaise, mais sa recette, elle est affinée et réinventée.
- Speaker #0
Bon, t'as pas payé seulement, finalement, pour avoir une belle nappe.
- Speaker #1
Ah non, je paie pour le travail d'une brigade, une succession de plats pensés comme un parcours des produits choisis, un service précis et un lieu qui transforme le dîner en un vrai souvenir. Et à ce niveau-là, le restaurant, il devient presque une visite à part entière.
- Speaker #0
Bon, pendant ce temps-là, moi, ma serviette en papier vient de capituler.
- Speaker #1
Ah, mais Marseille nourrit très bien nos deux appétits.
- Speaker #0
On pourrait raisonnablement aller se coucher, mais ce serait mal connaître Marseille. La ville change de rime la nuit, mais elle ne s'éteint pas vraiment. Bah moi, toujours fauché, bien sûr. Je file à la friche la Belle de Né. C'est une ancienne manufacture de tabac qui est devenue un immense complexe culturel. Avec des expos, des ateliers d'artistes, des spectacles, des espaces ouverts sur le quartier. L'été, on a même le toit terrasse qui devient un grand rendez-vous à ciel ouvert. musique, concerts, des jeunes Marseillais, des familles, des visiteurs. La vue est immense. Il y a une soirée vraiment qui est alternative, qui colle parfaitement à la ville. Bon, et si la programmation ne vous convient pas, on a aussi la Dame du Mont ou l'Intermédiaire. Ça, c'est deux bonnes solutions. On est autour de la plaine et c'est qu'en quelques rues, on a ce changement d'ambiance et tout peut se faire à pied. Toi, Émilie, ton gros budget, il t'amène où ?
- Speaker #1
Eh bien, il m'emmène au Cabanon de Paulette, sur la plage de l'Abricotier. Et je vais défendre mon choix parce que le luxe marseillais n'est pas toujours fait de marbre et de portier. Ici, le privilège, c'est les pieds dans le sable car le lieu est niché dans une crique et on a la possibilité de prolonger la soirée sans bouger. Je choisis une belle bouteille, on apporte des panises, des palourdes, du tartare de thon et la lumière tombe doucement sur l'eau.
- Speaker #0
Je note que même si t'es riche, tu finis dans un cabanon.
- Speaker #1
Oui, mais très bien installé et avec une excellente bouteille. C'est justement ce que j'aime. Un luxe très local, fondé sur l'emplacement, la qualité de ce qu'on mange et de ce qu'on boit et le temps qu'on s'autorise. Et on peut venir pour la plage, rester pour l'apéro et laisser la soirée s'installer.
- Speaker #0
C'est vrai que je reconnais que ton budget ne sert pas à t'isoler de Marseille en fait, il te permet d'en profiter plus longtemps.
- Speaker #1
Voilà, et si l'on veut plus festif et plus chic, le Sport Beach reste une autre option. Moi ce soir, je préfère le bruit des vagues dans l'obscurité et devant moi, les verres qui teintent.
- Speaker #0
La soirée se termine, bon enfin disons qu'à un moment donné, il faut bien qu'on se décide à rentrer. Bon et là le budget reprend un peu ses droits, je suis rentré à pied, c'est quand même plus raisonnable. Il y a aussi les transports nocturnes, bon j'aurais pu prendre le vélo en libre-service. Bon et c'est là que je me félicite un tout petit peu d'avoir choisi un hébergement central. Parce que bon, mon hostel n'a pas de voiturier, mais il a une qualité immense. Après une nuit, c'est qu'il n'est pas à 45 minutes de distance. En traversant Marseille, son centre, ça a un peu changé de sonorité. Les commerces ont fermé, certaines terrasses sont encore pleines. Le vieux port réfléchit toujours les lumières, la ville ralentit, mais ne s'excuse pas d'être resté éveillé.
- Speaker #1
De mon côté Stéphane, une voiture avec chauffeur me ramène à l'intercontinental Marseille. Et là, je ne vais pas minimiser le plaisir. Retrouver après une longue journée ce 5 étoiles installé dans l'ancien hôtel-lieu du 18e siècle, c'est une vraie parenthèse. La décoration mêle contemporain et trace de l'histoire du lieu. L'hôtel compte 194 chambres, donc 15 suites, 72 avec vue sur le vieux port et 33 avec terrasse privative. Ici, le séjour lui-même devient une expérience marseillaise. J'ouvre les rideaux, les façades sont éclairées, les bateaux deviennent de petites lumières et la bonne mer flotte au-dessus des toits. La chambre n'est plus seulement un endroit où dormir, là, elle prolonge encore Marseille.
- Speaker #0
Dis-moi, t'as une baignoire aussi ?
- Speaker #1
Je te confirme uniquement que j'ai une excellente salle de bain.
- Speaker #0
Bon, moi je suis épuisé, mais heureux. Cette journée fauchée m'a obligé d'être beaucoup dehors finalement, quasiment tout le temps. J'ai marché, j'ai pris le bus, j'ai beaucoup parlé avec les gens, mangé dans la rue, nagé dans la mer, bu le pastis dans le bistrot. Bon, j'ai pas eu beaucoup de consorts, mais j'ai eu beaucoup de Marseille.
- Speaker #1
Et moi, le budget m'a donné de la fluidité. Les guides m'ont fait gagner en compréhension. Le bateau m'a offert les calanques depuis la mer, les belles adresses m'ont permis de ralentir et le confort a évité que la fatigue décide à ma place. L'argent bien dépensé peut acheter du temps, de l'attention, des expériences impossibles à improviser.
- Speaker #0
Alors Marseille, riche ou fauchée ? Après tout ce qu'on vient de vivre, la réponse est évidente, les deux. Mais pas simplement parce que les deux budgets permettent de se débrouiller. En fait, c'est parce que ça fabrique réellement deux voyages passionnants. Avec un petit budget, j'ai découvert une ville... incroyablement accessible dès qu'on accepte de marcher, de prendre le bus, de passer du temps dehors. Le Vieux-Port, Notre-Dame-de-la-Garde, le Pannier, le Fort-Saint-Jean, tous ces musées municipaux, Noailles, les Beignades, la Corniche, une grande partie de Marseille se vit gratuitement ou pour très peu. Même les Calanques, ça peut devenir une immense J'aurai de voyage avec un simple ticket de bus, de bonnes chaussures, de l'eau et un sandwich. Mais surtout le petit puntier, placé au milieu de la ville. J'ai mangé un cornet de friture face au port, discuté au marché, pris l'apéro au Champ de Mars, partagé des assiettes chez Gildard. À Marseille, parler aux premiers venus, c'est souvent le meilleur moyen d'obtenir une histoire, un conseil ou alors une opinion très tanchée. Toi, Émilie, de ton côté, qu'est-ce que le gros budget t'a vraiment apporté ?
- Speaker #1
Alors, il m'a... Ou vers une autre Marseille. Une chambre avec vue à l'hôtel Dieu, c'est commencer et finir la journée avec le vieux port devant soi. Un guide privé transforme les pierres de la bonne mer, les rues du panier ou les commerces de Noailles en véritable histoire. Et le bateau donne au Calanque une autre échelle. Et chez Opho, la gastronomie qui montre comment une chef peut reprendre la bouillabaisse presque sacrée ici et la faire entrer dans un menu contemporain sans lui enlever son accent marseillais.
- Speaker #0
Bon, finalement, ton gros budget, ça ne sert pas juste à avoir un coussin plus épais.
- Speaker #1
Heureusement, car le budget, ça change aussi le rythme, le point de vue et parfois l'accès. Il permet de mieux choisir son heure, de se faire accompagner, de s'offrir une table, qui est une expérience en elle-même, ou de laisser une chambre devenir un vrai panorama. Et le luxe ici, c'est aussi la liberté de ralentir aux bons endroits.
- Speaker #0
Et c'est exactement l'idée de Riche ou Fauché. L'argent change vraiment le voyage, mais quand il est bien utilisé. De mon côté, en manquée, ça m'a rendu plus inventif, plus attentif à la rue. Ce sont deux manières de rendre le séjour plus intense. Pas une bonne, pas une mauvaise. Marseille d'ailleurs est parfaite pour ça. Anti-compagnier, futur risque vers euro-méditerranée, populaire à Noailles, sophistiquée dans ses hôtels face à la mer. Elle peut nous faire transpirer jusqu'à Sugiton le matin ou nous servir un dîner toilé au bord du port le soir. C'est absolument génial. Émilie, un dernier mot de riche ?
- Speaker #1
Alors oui, ne culpabilisez pas de vous offrir Marseille en grand. Une belle table face à l'eau, un bateau dans les calanques ou une chambre devant le Vieux-Port. Ici, ce n'est pas se couper de la ville, c'est parfois la regarder encore mieux.
- Speaker #0
Voilà, c'était Marseille dans Riche ou Fauché, le podcast du Petit Futé. Si cet épisode vous a donné envie de partir, abonnez-vous pour retrouver nos prochaines destinations. Pensez aussi à consulter le Petit Futé Marseille pour préparer vos visites, vos adresses, vos sorties, vos bons plans. On se retrouve très vite pour un nouveau voyage avec beaucoup ou peu d'argent, mais toujours avec la même curiosité.