Speaker #0Bienvenue dans un nouvel épisode de podcast créé pour les dirigeantes et dirigeants d'associations débordées qui veulent souffler un peu sans rien lâcher de leur engagement. Si vous dirigez une association et que vous avez souvent la tête sous l'eau, si vous passez votre temps à gérer le quotidien sans pouvoir développer les projets pour lesquels vous souhaitiez vous engager, alors ce podcast est fait pour vous. Je suis Lou, accompagnatrice et surtout dirigeante de plusieurs associations. Bienvenue sur le podcast Petit Asseau deviendra grande. Ici on parle... De la vie associative, de ses joies, de ses difficultés, je te partage des idées, des conseils pour structurer ton association et ainsi la gérer avec plus de sérénité, parce que personne ne devrait avoir à subir son engagement associatif. Au programme, conseils pratiques, retours d'expérience, outils concrets et une bonne dose de bienveillance. Allez, c'est parti ! Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue dans ce deuxième épisode de podcast consacré à la vie des associations. et de leurs dirigeants et dirigeantes. J'ai longtemps réfléchi Ausha du thème de cet épisode, et je me suis dit que l'épuisement des dirigeants d'associations était certainement le meilleur point de départ, pour la simple et bonne raison que c'est exactement le sujet qui m'a amené à créer Petit Assaut deviendra Grande, parce que moi aussi j'ai connu l'épuisement en tant que dirigeante d'associations. J'ai donc envie de partager dans ce podcast des conseils, des réflexions, pour aider celles et ceux qui en ressentent le boisson. Parce que ça paraît quand même surprenant quand on y pense, mais beaucoup de dirigeants et dirigeantes que je rencontre me racontent qu'ils rencontrent plus de stress dans la gestion de leur association que dans leur vie professionnelle. Et c'est clairement mon cas également. Dans cet épisode, je vais donc vous partager quelques conseils pour gagner en sérénité. Bien souvent, le point de départ de notre engagement associatif, c'est l'envie de partager avec d'autres personnes, de partager un engagement, des passions, des valeurs. et on a envie d'aider. Et tout cela sans rien attendre en retour, en tout cas pas de gratification financière. Mais souvent, c'est auprès d'une importante lassitude et fatigue mentale. D'où le turnover important que l'on rencontre dans les dirigeants d'associations. Voici donc une petite liste de conseils. L'idée n'est bien sûr pas de mettre tout en application demain, mais de t'apporter quelques pistes de réflexion, et je te laisse piocher dans cette liste ce qui te semble le plus pertinent pour toi. Alors mon premier conseil, c'est de clarifier son rôle, définir clairement ce qui est de sa responsabilité et ce qui ne l'est pas. Même si on est président, trésorier ou secrétaire d'une association à une autre, les missions, les tâches de chacun peuvent ne pas être du tout les mêmes. Donc ce qui me semble déjà important, c'est de bien déterminer en amont ce qui est de votre ressort et ce qui ne l'est pas. Et je dirais même que dans l'idéal, il faudrait pouvoir le faire pour... toutes les tâches de l'association. Finalement, créer une grande base de données dans laquelle on listerait toutes les tâches à faire et trouver quelqu'un associé à cette tâche à côté qui pourrait s'en occuper. Donc, premier conseil, bien clarifier son rôle, ce qui est de son ressort et ce qui ne l'est pas. Mon deuxième conseil, fixer des limites de temps. Déterminer des créneaux précis pour la gestion de l'association. Par exemple, vous y consacrez deux soirs par semaine et vous vous y tenez. Ou vous pouvez vous fixer une limite de durée que vous allez passer à gérer cette association. Moi, par exemple, depuis six mois, je mesure le temps que je passe dans la gestion des différentes associations. Pour l'instant, je ne me suis pas mis de limite. L'idée, c'est de faire un état des lieux. Donc, en fait, il y a plein d'outils qui servent à ça, Clockify ou d'autres. Et pour l'instant, moi, je mesure le temps que je passe chaque semaine sur chaque association. Et ça me permettra au bout d'un an de faire un bilan et de réajuster selon ce que je souhaite. Donc deuxième conseil, fixer des limites de temps. Troisième conseil, mettre en place des procédures simples. Par exemple, comment réaliser certaines tâches dans l'association, etc. Il y a plein de moyens de consigner ces procédures. Je ferai un épisode consacré à ça prochainement. Mais en tout cas, c'est très important de consigner tout ce que vous faites. comment c'est fait dans l'association, ça permet d'alléger sa charge mentale et de gagner du temps. Et surtout, de mieux déléguer. Donc, troisième conseil, mettre en place des procédures. Quatrième conseil, prioriser les actions. Distinguer de ce qui est vraiment essentiel, du secondaire. Tout ne mérite pas qu'on y passe autant de temps où tout n'est pas à faire dans la même priorité. Peut-être que refaire la charte graphique et le logo de votre association n'est finalement pas si prioritaire par rapport à la gestion d'autres tâches, d'autres projets qui viennent en ce moment. Donc, quatrième conseil, prioriser les actions. Cinquième conseil, déléguer. Et là, pour faciliter justement la délégation, je vous renvoie au troisième point sur la rédaction des procédures. Sinon, on tombe toujours dans le même processus de se dire « je vais le faire, ça ira plus vite que de demander à quelqu'un, de lui expliquer, etc. » Si vous avez déjà déterminé des procédures claires dans l'association, si vous les avez mises par écrit, c'est beaucoup plus facile, vous transférez cette fiche procédure finalement à la personne et vous lui demandez de faire… la demande de prise en charge de la formation de votre salarié. Si vous avez fait une procédure sur une demande de prise en charge auprès de l'AFDAS, vous allez voir, ça va être beaucoup plus facile pour la personne. Elle va trouver le site internet, elle va trouver les identifiants de connexion, elle va suivre les étapes comme une recette de cuisine et ça va permettre de gagner du temps. Donc si vous voulez déléguer, c'est important d'avoir rédigé les procédures en amont. Mais c'est quelque chose de très important. Il faut aussi... accepter quand on délègue que les personnes qui prennent les choses en place puissent ajouter aussi leur touche personnelle. Il faut trouver le bon compromis. J'en fais des procédures pour que ce soit unifié dans l'association, mais que chacun puisse s'y mettre un peu de sa touche personnelle et y trouve du plaisir. Donc mon cinquième conseil, déléguer. Sixième conseil, partager les missions. Je fais une petite différence entre déléguer et partager. De plus en plus de dirigeants se partagent certains postes. clés de l'association. Vous pouvez être en coprésidence, en cotrésorerie, par exemple, et notamment sur les postes qui prennent le plus de temps, on ne va pas se mentir. Et vous pouvez, par exemple, vous répartir les tâches entre vous. Vous êtes deux trésoriers, vous pouvez en avoir un. Soit vous faites, vous répartissez dans le temps. Moi, je pars un mois en vacances, est-ce que tu peux t'occuper de tout ? Et moi, je ferai pendant que tu seras parti en vacances, par exemple. Soit vous pouvez vous répartir les différentes tâches que comporte le poste de trésorier. Moi, par exemple, j'ai plus d'appétence pour les dossiers de subvention, c'est moi qui vais m'en occuper. Est-ce que tu peux faire le suivi des comptes au quotidien ou de manière hebdomadaire, affecter les factures, etc. Donc voilà, il y a plein de possibilités, mais ça peut être aussi une possibilité de vous partager les missions. Évidemment, ce qui est important, c'est de bien définir en amont la répartition des tâches pour ne pas que ce ne soit source de conflit. Autre conseil, et là, ce n'est pas facile pour moi, dire non quand c'est nécessaire. Refuser certains projets ou sollicitations qui ne servent pas directement les objectifs de l'association ou tout simplement parce que vous n'avez pas le temps, c'est aussi important de savoir le faire. Donc conseil, apprendre à dire non. Je sais que ce n'est pas facile, mais c'est important pour... votre sénéralité, votre bien-être et aussi pour la suite de l'association. Autre conseil, prendre soin de soi. Sommet, sport, alimentation, tout. Sans énergie personnelle, impossible d'être un bon dirigeant. C'est valable évidemment dans le travail, c'est valable pour tout. Et donc prendre soin de soi, c'est important. S'accorder des pauses. Il faut accepter de déconnecter totalement de l'association pendant quelques jours ou semaines. pour justement recharger les batteries. Soit vous pouvez couper les activités d'association pendant un mois l'été, par exemple, soit si ce n'est pas possible parce qu'il faut toujours qu'il y ait une permanence d'activité, il faut déléguer. Mais c'est important pour un dirigeant de savoir s'accorder des pauses pour revenir beaucoup plus en forme et plus serein. Avant-dernier conseil que je voulais vous partager, c'est d'appuyer sur une équipe. Pour cela, il faut impliquer le bureau, le conseil d'administration et ne pas porter seul toutes les décisions. Évidemment, c'est un côté beaucoup plus rapide, beaucoup plus pratique, beaucoup plus facile. Mais bien évidemment, c'est contre-productif sur le long terme parce qu'on s'épuise, on a besoin d'idées neuves, de son œuvre, d'avoir des contradictions avec d'autres personnes. Et puis, on a besoin de pouvoir s'appuyer, se répartir les tâches. Et ça, c'est vital pour la suite de votre association. Et enfin, dernier conseil. célébrer les réussites, prendre le temps de voir tout ce qui a été accompli plutôt que de courir vers la prochaine tâche. Et pour ça, c'est important de se fixer des objectifs, mais aussi de prendre le temps de faire des bilans. Ça peut être fait par exemple à travers votre projet associatif. Vous avez déterminé un projet pour quatre ans, et bien à la fin de ces quatre ans, vous vous étiez fixé des objectifs. Et c'est important de prendre le temps de regarder est-ce qu'on a atteint ses objectifs ? Si oui, tant mieux, on les célèbre. Et sinon, peut-être prendre le temps d'analyser pourquoi. Ça nous aidera aussi pour rédiger le projet associatif suivant. Voilà les 11 conseils que j'avais envie de partager avec vous aujourd'hui. Si vous en avez d'autres, n'hésitez pas à me les envoyer. D'une manière générale, il ne faut pas porter seul le poids d'une association, parce que le jour où vous n'êtes plus là, et bien sûr cela arrivera, l'association risque de se trouver en grande difficulté. Vous devez nous tout le savoir, les connaissances, le fonctionnement, et soit l'association peut être en péril et ne pas trouver quelqu'un pour reprendre, soit les successeurs vont perdre beaucoup de temps à s'emparer de l'association et de son fonctionnement, et cela risque de ne pas... être dans la continuité de ce que vous aviez proposé. Le bien-être du dirigeant ou de la dirigeante est la condition de survie de l'association. Conclusion, prenez soin de vous. Ce n'est pas être égoïste, c'est assurer la pérennité de son engagement. A très vite. Si tu as aimé cet épisode, n'hésite pas à le partager à d'autres dirigeants et dirigeantes qui pourraient être intéressés par ce sujet. Et si tu as vraiment apprécié cet épisode, alors tu peux mettre 5 étoiles sur ta plateforme d'écoute Ça aide le podcast à se faire connaître. Petit Asseau deviendra grande, un podcast à écouter, dans les transports, entre deux réunions ou au calme, pour recharger les batteries. Parce que oui, une Petit Asseau peut devenir grande, à condition de prendre soin de celles et ceux qui la font vivre. A très vite.