- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode des podcasts Petit Pas Verts pour les assistantes maternelles. Pour ce podcast numéro 2 de la deuxième saison, c'est moi Julien qui vous retrouve et je prends la suite d'Amandine avec laquelle j'ai eu le plaisir d'animer la première saison. Et j'ai aussi le plaisir aujourd'hui d'accueillir Aline Almanca. Bonjour Aline !
- Speaker #1
Bonjour Julien.
- Speaker #0
Donc tu es éco-infirmière ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
Qu'est-ce que c'est une éco-infirmière ?
- Speaker #1
Alors, une éco-infirmière, c'est une professionnelle de santé qui est formée à la santé environnementale, donc à l'Institut de formation en santé environnementale par Philippe Perrin. J'ai été formée en 2021 et par la suite, j'ai intégré une coopérative qui s'appelle COP-Alpha, qui est une coopérative de l'économie sociale et solidaire. Et au sein de cette coopérative, j'ai intégré un groupe, donc l'équipe CAP Santé Environnement, CAP SE, avec trois autres professionnels. Donc Maxime Bonamy et Elodie Boulanger. Donc à nous quatre, nous sommes sur trois départements de Nouvelle-Aquitaine et nous proposons nos actions de formation et d'accompagnement sur l'ensemble de la Nouvelle-Aquitaine.
- Speaker #0
Vous êtes financée par l'Agence régionale de santé sur un certain nombre de vos activités, si j'ai bien compris. Vous êtes toutes, tous des infirmiers ou des infirmières qui avaient fait des formations en santé environnement en plus, c'est ça ?
- Speaker #1
Alors effectivement, nos actions sont majoritairement financées par l'Agence régionale de santé. En fait, nous sommes trois infirmières de formation initiale. Maxime, quant à lui, est plutôt dans l'agroalimentaire. Et nous accompagnons principalement les professionnels de santé de la petite enfance et les jeunes en collège et lycée professionnel. Donc là, plutôt avec une casquette auprès de la région Nouvelle-Aquitaine également.
- Speaker #0
On est très heureux de t'avoir avec nous puisque pour les assistantes maternelles, Nous sommes avec quelqu'un qui a de l'expérience.
- Speaker #1
Oui, merci pour cette invitation, Julien.
- Speaker #0
Donc, avec Cap Santé Environnement, vous accompagnez des assistantes maternelles autour du changement de comportement ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Nous proposons notamment le programme MAMSEN, qui a déjà eu lieu en Dordogne et en Gironde en 2021-2023. Et donc, il s'agit d'un programme d'accompagnement qui est en visio, donc en distanciel, et qui permet de faire des échanges inter-MAMS. C'est pour une dizaine, douzaine de participantes, avec des ateliers thématiques, avec un accompagnement individualisé pour chacune des mâmes et avec un réseau social d'échange et de communication pour pouvoir progresser pas à pas, petit à petit et puis à son rythme. On a vraiment à cœur d'accompagner les assistantes maternelles progressivement à leur rythme et en fonction de leur connaissance actuelle, de leurs compétences actuelles et de ce qu'elles savent.
- Speaker #0
Donc au-delà des connaissances et des compétences assistantes maternelles, vous travaillez aussi d'autres choses pour leur permettre d'aller vers un changement, d'expérimenter, s'y approprier ?
- Speaker #1
Oui, effectivement, tout ça, comme je le disais, ça se fait vraiment par étapes. Il y a tout un processus de changement qui se met en place quand l'on souhaite mettre une nouvelle habitude dans notre quotidien. Donc tu vois, il est tout d'abord important d'avoir connaissance d'une source de pollution telle que les perturbateurs endocriniens dans les cosmétiques, pour pouvoir ensuite... se rendre compte de peut-être ce qui se joue pour moi, pour ma santé, celle de mon entourage, des enfants que j'accueille chez moi si je suis assistante maternelle. Et puis vraiment trouver son envie, sa motivation pour ensuite pouvoir se préparer à l'action. Trouver des sources d'informations, de renseignements, peut-être faire des tests, échanger autour de soi et vraiment passer à l'action progressivement, faire des essais, de nouveaux essais, des refus éventuellement. Ça fait partie du changement. Et puis, progressivement, pas à pas, aller vers une nouvelle habitude au quotidien.
- Speaker #0
Donc, ça veut dire que même si j'ai la volonté de changer, ça n'est pas forcément si simple et très automatique. Nous ne sommes pas des robots. C'est bien de se le rappeler. Ça fait du bien. On devrait peut-être se le rappeler un petit peu plus souvent. Et donc, pour un changement d'habitude, il faut du temps. Mais est-ce qu'il y a un temps moyen ? Comment ça fonctionne ? Qu'est-ce qu'on sait par rapport à ça ?
- Speaker #1
Alors, les études montrent qu'il faut en moyenne 3 à 4 ans pour qu'une nouvelle habitude se mette en place et que ce soit quelque chose d'automatique. Peut-être comme quelque chose, voilà, comme se lever le matin, aller se brosser les dents pour certains, prendre une douche ou appuyer sur le bouton de la cafetière, que sais-je. Voilà, donc il faut un certain temps parce que tout ça demande une acquisition, encore une fois, de connaissances. Ensuite, des essais. Voilà, donc il y a des habitudes qui peuvent être assez rapides. Je vais penser peut-être à le fait d'aérer le soir avant d'aller se coucher, une fois qu'on sait que c'est peut-être... presque plus bénéfique d'aller le faire le soir pour pouvoir dormir dans un environnement plus sain où l'air a été renouvelé, il suffit peut-être d'avoir simplement cette connaissance pour se dire « Ah bah oui, tiens, je vais le faire pendant que je suis en train de cuisiner, c'est assez rapide, ça ne me coûte rien en temps, en énergie, etc. » Et il y a peut-être des personnes qui vont aller assez rapidement vers cette habitude-là ou une autre. Et il y en a d'autres qui peuvent être beaucoup plus longues. Je pense par exemple au sujet assez délicat des couches lavables.
- Speaker #0
Ok, le sujet, oui, lourd.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Donc les couches lavables, là, pour le coup, ce sont des habitudes qui sont très peu répandues à l'heure actuelle. Donc là, il y a vraiment tout un tas de connaissances à avoir autour de ça. Donc avoir le matériel, l'avoir testé, il en existe maintenant beaucoup. Peu de gens les utilisent. Donc auprès de qui on va prendre des informations ? Comment on va l'utiliser ? Est-ce qu'on va réussir à faire le bon nettoyage ? La bonne routine, comme on dit ? Voilà, donc tout ça, tu vois, ça va mettre beaucoup plus de temps peut-être que simplement une aération à un instant T.
- Speaker #0
Une amélioration aussi sur laquelle on a déjà une base puisqu'on a l'habitude d'adhérer à sa chambre le matin. Donc déjà, il y a une base et puis qu'il y a peut-être moins d'application sur la vie globale et l'organisation globale quotidienne. Ok, particulièrement intéressant. Et c'est l'occasion de rappeler aussi que sur les couches lavables, d'ailleurs, l'Agence régionale de santé n'est pas complètement pour le tout couche lavable puisque ça peut dépendre de comment c'est fait en termes d'hygiène. Là, ce que tu nous amènes, c'est que ça peut être aussi quelque chose qui est impactant socialement et qui a, dans ces cas-là, pas forcément les bénéfices escomptés, parce que si socialement, il y a un poids qui est trop lourd, on s'y perd dans l'intérêt de la thématique. Écoute, c'est vraiment très éclairant. Et donc, sachant que nous avons bien compris que le temps, bien qu'important, n'est pas le seul enjeu, et que le changement est quelque chose de prospectif, est-ce qu'il y a des étapes ? clés dans le changement d'habitude ? Comment ça se passe ?
- Speaker #1
Alors oui, tout à fait. C'est un processus à part entière. Il y a plusieurs étapes. Tout d'abord, comme on disait, la prise de conscience, la prise de connaissance, avoir des informations sur le sujet. Si je prends l'exemple des perturbateurs endocriniens dans les cosmétiques ou les produits d'hygiène, ça passe d'abord par une communication à ce sujet. C'est qu'une fois que je vais pouvoir avoir ces informations, je vais ensuite trouver ma motivation et mon envie. Finalement, quel est l'intérêt ? que je vais avoir à faire un nouveau changement dans mon quotidien. Que ce soit pour moi, ma propre santé, celle de mon entourage ou encore celle des enfants que j'accueille. Et puis ensuite, va pouvoir se dérouler toutes les autres étapes. Trouver de l'information, des informations qui soient fiables, qui soient documentées, étayées, où il y a eu peut-être des données scientifiques. Et puis ensuite, pouvoir échanger, expérimenter, passer à l'action. Donc tu vois, on a les différentes étapes, découvertes. préparation, passage à l'action. On essaye, il y a parfois des erreurs, il faut réessayer, et puis progressivement, la nouvelle habitude, à force de répétition, va s'ancrer et va devenir quelque chose d'assez automatique.
- Speaker #0
Donc c'est pas forcément quelque chose de linéaire, c'est ça ?
- Speaker #1
Non, pas forcément. Ça dépend vraiment des personnes, et puis du changement qu'on a aussi décidé de mettre en place, selon le niveau de difficulté potentiellement qu'on s'est mis en place, si c'est quelque chose de tout à fait réalisable là, à l'instant T, ou est-ce que finalement je rencontre d'autres difficultés autour ? Peut-être... Comme on a pu évoquer rapidement, les enjeux sociaux, sociétaux, l'influence de la famille, des préjugés qu'on peut avoir autour de nous.
- Speaker #0
Notre culture qui est très ancrée.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et changer, ça veut dire aussi bousculer un petit peu l'environnement social direct, se mettre en difficulté par rapport à ça.
- Speaker #1
Oui, confronter les avis finalement, tu vois, confronter les avis, les opinions et puis pouvoir se positionner et se faire son propre avis. Et pouvoir du coup essayer, je parlais aussi des rechutes. Alors, ça peut paraître très négatif. Toutefois, les rechutes font vraiment partie d'un processus d'apprentissage et donc de changement de comportement. Et pour exemple, tu vois, on a les enfants, typiquement, quand ils apprennent à marcher, on le voit bien, on l'observe, ils y vont déjà progressivement. Donc, d'abord à quatre pattes, tranquillement. Ensuite, ils apprennent à se mettre debout, ils se rassoient, ils se relèvent. Et puis, ils tombent. Ils tombent et puis c'est ok, en fait, on accompagne les enfants. à faire ça dans ce processus. Finalement, il faut se dire qu'à l'âge adulte, on a aussi cette bienveillance à avoir envers nous-mêmes. Et ça, c'est vraiment quelque chose de très, très important, parce qu'une rechute n'est pas quelque chose de négatif à proprement parler. Ça fait partie de l'étape. Et puis finalement, on a essayé. Donc, il y a une valorisation à avoir. On a essayé de mettre en place quelque chose. Ça a fonctionné ? Oui, non. Pour quelles raisons ça n'a pas fonctionné ? Et comment je peux ajuster, m'adapter ? Ou est-ce que j'ai besoin de faire une pause là tout de suite et puis d'y revenir plus tard, le temps de reprendre des connaissances, des informations ? Voilà, tu vois, c'est vraiment quelque chose d'assez...
- Speaker #0
Est-ce que ça veut dire que l'objectif n'était pas forcément le bon aussi ?
- Speaker #1
Peut-être, ça peut être ça aussi. Ça peut être, je disais, se mettre la barre peut-être un peu haut ou pas. Donc peut-être aller vers quelque chose. En tout cas, au début, il est important de vraiment poser ses actions. en y allant finalement vers celle qui nous semble le plus atteignable. Tu vois, aller vers des thématiques qui nous sont aussi peut-être plus faciles. Peut-être qu'il y en a qui sont plus à l'aise avec les produits de salle de bain et qui vont réussir à faire des sélections assez rapidement et qui sont peut-être moins confortables autour de la cuisine. Donc tu vois, c'est peut-être aller vers des domaines qui nous parlent aussi davantage avant de se mettre la barre très haute et d'aller faire des changements.
- Speaker #0
Et donc plutôt que de s'isoler avec sa difficulté, puisqu'on peut vite se trouver dans un endroit un peu nulle dans notre difficulté. Il vaudrait mieux ouvrir les questions, ces interrogations, en faire part pour les assistantes maternelles. Avec qui est-ce qu'elles peuvent échanger là-dessus ?
- Speaker #1
Oui, alors tu as raison, tu mets l'accent sur un point important. C'est ce qui fait aussi la richesse des groupes, des groupes d'accompagnement. Tu vois, dans les programmes qu'on peut proposer, comme le programme MAMSEN par exemple, le fait d'accompagner plusieurs personnes, plusieurs MAMS ensemble, Il y a les personnalités qui se révèlent aussi, donc il y a des personnes qui sont beaucoup plus à l'aise à l'oral, qui vont oser poser des questions, d'autres peut-être un peu moins. Et nos compétences aussi en tant que formateur et formatrice, c'est de justement alterner les temps lors des ateliers, des temps plus collectifs en grand groupe, plus en individuel, sur des réflexions autour de quiz, autour de ce genre de choses. Donc on vient aussi vers de la pédagogie pour accompagner les adultes, comme on le fait pour les enfants. Mais voilà, c'est important déjà d'être très indulgent envers soi-même. Et puis, effectivement, d'oser poser des questions quand on se le sent. Mais que ce soit en grand groupe ou plutôt en petit groupe, dans des groupes de pairs, après les ateliers, avant les ateliers. C'est aussi le rôle que peut avoir l'accompagnement individuel, où les réseaux sociaux d'échange et d'entraide. Chacun va pouvoir y trouver un petit peu son... sa place et puis ses ressources. L'important dans le changement de comportement, c'est aussi de venir activer ses ressources personnelles et d'aller piocher ce qui, moi, me parle à l'instant T avec qui je suis aujourd'hui, avec mes émotions, mes sensations. Nous sommes des êtres sensibles, dotés de tout un tas d'émotions et de sensations. C'est ce qui nous diffère aussi peut-être.
- Speaker #0
Donc c'est là-dessus qu'il faut s'appuyer finalement.
- Speaker #1
Oui, complètement. Et puis vraiment accueillir tout ça. Ça, c'est très, très important. Maintenant, on le met un peu plus en lumière dans l'accompagnement des enfants. Mais vraiment, pour nous, on a eu une éducation qui était un peu différente. Mais vraiment, aujourd'hui, il y a un accent qui est mis sur ça, sur accueillir ses émotions. Qu'est-ce qui m'inconforte et pourquoi le corps nous dit des choses ?
- Speaker #0
Tu dis même pour le jeune enfant, c'est ça. Et donc, s'inspirer de ce qui se fait pour le jeune enfant, qui parle particulièrement aux assistantes maternelles, c'est un petit peu la même chose de ce qui doit nous être utile pour nous aussi, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
on peut aussi beaucoup plus s'inspirer de ce qu'on fait avec eux et donc tu disais personnel, les ressources personnelles mais pas isolées des autres parce que le personnel on pourrait facilement un peu se réduire à ce point là, c'est le personnel dans le collectif ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait, oui,
- Speaker #0
bien entendu et pour renforcer cet aspect là sur le plan personnel l'assistante maternelle peut être assez débordée, très chargée un nombre d'heures importants dans le quotidien euh... Quelle astuce tu pourrais donner par rapport à ça ?
- Speaker #1
Alors, effectivement, les assistantes maternelles ont des plannings qui sont vraiment très chargés. Ce qui est important, ça va être de vraiment mettre l'accent sur les choses qui me semblent particulièrement atteignables aujourd'hui. Je reviens là-dessus. Déjà, qu'est-ce que je fais déjà ? Et valoriser ça. Le partager avec les autres, si elles le souhaitent aussi, ou si les personnes autour de moi émettent des difficultés par rapport à ce que moi j'arrive à faire aujourd'hui. Et vraiment se saisir de ce que font les autres. mais... prendre, voilà, vraiment, moi, aujourd'hui, là, ce qui me semble facile, c'est plutôt faire le tri dans mes produits ménages et j'en ai trop. Ça me libérerait, en plus, l'esprit d'en avoir beaucoup moins et de faire les choses un petit peu différemment. Donc, voilà, vraiment s'orienter vers ce qui nous semble le plus cohérent.
- Speaker #0
Et ça peut paraître un peu scolaire, mais moi, il m'éteirait parfois de passer par une liste ou un truc qui marche quand même encore mieux pour moi, c'est une feuille partagée en quatre avec ce que je voudrais faire, ce qui m'est facile, ce qui m'est difficile. et comment je pourrais m'y prendre, voir un petit slogan de motivation. Ça peut paraître un peu hard comme ça, mais essayez. Parfois, ça peut être une piste ou ça peut débloquer autre chose. J'en profite pour le glisser. Écoute, je te remercie particulièrement pour ces éléments. Ce que je retiendrai, c'est l'aspect plaisir, pouvoir jouer sur le plaisir de changement. Et pour aller plus loin, j'ai une question plutôt qu'une question d'assistante maternelle précise. Une question récurrente que tu as pu remarquer comme moi, c'est dans un lieu d'activité qui est le lieu de vie familiale aussi pour la plupart qui sont à la maison. Comment faire comprendre ou peut-être, je ne sais pas, accepter les changements pour les autres membres du foyer ?
- Speaker #1
Alors oui, effectivement, tu as mis le doigt sur déjà la partie plaisir, la partie envie. Faire changer les autres, c'est quelque chose de très difficile. il est beaucoup plus pertinent de... de faire des changements pour soi-même, parce que finalement, c'est une fois qu'on se sent confortable, à l'aise, et que ça va rayonner autour de nous. Les autres vont avoir envie de changer. Ça marche difficilement d'imposer le changement aux autres. On évite les disputes conjugales et les disputes avec les adolescents ou autres.
- Speaker #0
Oui, il n'y a plus à perdre qu'à gagner. Il faut aussi garder un climat local, familial, particulièrement propice. C'est ce qu'il y a de plus important.
- Speaker #1
C'est ça, c'est très important. Donc, ça peut être de mettre des petites choses à disposition. Tu vois, je ne sais pas, je pense à un pain de savon à disposition dans la salle de bain, dans la douche. Peut-être que les autres peuvent avoir la curiosité finalement de venir tester. Voilà, mais sans imposer, sans vraiment le changer par rapport au gel douche habituel, tu vois. Donc, on met à disposition à côté et puis chacun s'en saisit au moment où il est prêt. Et là, tu vois, on rentre vraiment dans cette acceptation de moi, j'étais prête à faire ce changement aujourd'hui. Autour de moi, ils n'ont pas eu les informations.
- Speaker #0
L'expérience est proposée. Et puis du coup, ça peut être un sujet à l'échange aussi.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
C'est assez parlant. Et pour soutenir ou pour initier le changement, voici un exemple d'outil passant par l'écrit, simple, en complément de ce qu'on a vu tout à l'heure avec la feuille partagée en quatre, ce que je veux faire, ce qui est mon objectif, ce qui est facile pour moi, ce qui est difficile, et c'est important aussi de pouvoir verbaliser ce qui est difficile, pour aller vers... Comment m'y prendre ? Même un petit slogan pour soutenir mon changement. En complément de ça, lister déjà, par exemple, sur les produits d'entretien, quels sont les produits d'entretien que j'utilise, ce que je pourrais changer, comment m'y prendre, mais aussi ce que je fais déjà, et pouvoir revenir sur cette liste, avoir ces éléments-là pour les regarder de temps en temps, ça, c'est vraiment porteur. Et il y a une démarche qui fonctionne particulièrement bien, quelle que soit la thématique, c'est de quoi... J'ai réellement besoin comme produit, mais ça pourrait être comme jouet, comme pratique autour du jeune enfant, ce que je peux améliorer, ce que je pourrais avoir comme outil, comme objet, comme produit d'entretien, comme jouet tout à fait vertueux ou plus adapté et voir ce que je peux faire moi-même. Avoir cette logique-là, voilà des choses qui peuvent vraiment soutenir l'action et... avec cette capacité à y revenir puisqu'on garde ces éléments-là, ces listes, et on peut aussi échanger comme tu le disais tout à l'heure, avec d'autres, et les inviter à faire le même exercice.
- Speaker #1
Oui, tout à fait, et puis c'est ça qui va aussi permettre de pouvoir durer sur le long terme, finalement. Ça va être ce genre de petit outil personnel qui va nous permettre de progresser pas à pas, régulièrement, et puis finalement, de faire en sorte de... La nouvelle habitude devienne quelque chose dont on n'a plus besoin de penser et quelque chose qui devient machinal finalement, tu vois, comme on disait tout à l'heure, penser à faire son café le matin en se levant ou toute autre habitude qu'on fait en place et qui ne demande plus d'énergie cérébrale, qui ne demande plus d'énergie cognitive.
- Speaker #0
Même corporelle, parce que j'ai l'impression que parfois le changement c'est même corporel, c'est habituationnel dans les mouvements, on l'a vu dans certaines pratiques.
- Speaker #1
Oui, exactement. Et puis, toutes les émotions sont inscrites aussi au niveau du corps. Ça aussi, c'est quelque chose d'important à souligner. En tout cas, un point aussi essentiel que tu as dit, c'est vraiment venir mettre l'accent sur les réussites, régulièrement les réussites, pour éviter de tomber dans l'effet inverse et de ne voir finalement que les échecs.
- Speaker #0
Merci beaucoup pour le plaisir de cet échange qui va bien avec le plaisir de changer et d'aller de l'avant.
- Speaker #1
Merci pour cette invitation, Julien. Musique